Quand Ron Paul, membre du Congrès, mettait le feu au poulailler républicain

Dans cet article paru dans Le Quebecois Libre le 10 juin 2007, et passé relativement inaperçu en France, Mathieu Bréard décrivait les savoureux débats sur FoxNews et MSNBC entre Ron Paul, ex-candidat à l’investiture républicaine pour les élections présidentielles de 2008, et Rudolph Giuliani, maire de New York au moment des attentats du 11/09. Rappelons que Ron Paul, Républicain radicalement anti-guerre, a plusieurs fois affirmé que "le gouvernement [des USA] est déterminé à instaurer la loi martiale" et qu’il a été écarté de la course [à l’investiture] en raison d’un black-out total des medias.

Ron Paul

Article de Mathieu Bréard pour Le Québecois Libre

Orwell a dit un jour que dans un moment de duperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. À défaut d’être élu, Ron Paul, candidat à la présidence américaine de 2008, pourra se vanter d’avoir touché la corde sensible de ses collègues républicains. Si lors des récents débats sur FoxNews et MSNBC, tous s’attendaient simplement à discuter du nombre de soldats à envoyer en renfort en Irak, ils se sont plutôt retrouvés bien malgré eux face à un miroir.

Un exercice d’introspection qui fut déstabilisant surtout pour Rudolph Giuliani, cet ancien maire de New York qui souhaite capitaliser sur les attentats terroristes du 11 septembre 2001 pour entretenir son image de fervent patriote aux yeux de l’électorat. Ainsi, il n’était pas question pour lui de se laisser écorcher et quoi de mieux que l’utilisation d’une rhétorique simpliste et manichéenne pour bien faire passer son message: les ennemis de l’Amérique, dit-il, envient notre liberté, notre richesse, ils s’attaquent à nos valeurs et à notre mode de vie. S’il semblait y avoir consensus sur le plateau derrière cette affirmation, Ron Paul en a très vite condamné l’ambiguïté et la pauvreté théorique.

          Non! réplique-t-il. On nous attaque surtout parce que l’État américain mène depuis plusieurs décennies des politiques interventionnistes ininterrompues au Moyen-Orient. Il est grand temps de prendre du recul et de se livrer à une réflexion plus approfondie sur les conséquences de nos actions. De tenir compte de cette mise en garde de l’ancien président George Washington (1789-1797) aux générations futures: notre première règle de conduite devant les nations étrangères doit être de favoriser nos relations commerciales et d’éviter de nous immiscer dans leurs affaires internes. Des alliances politiques permanentes et des tractations militaires avec n’importe quelle région du monde représentent un danger potentiel.

          Ron Paul, de réputation, ne mâche pas ses mots. Il a vivement condamné le rapport de la Commission d’enquête sur les événements du 11 septembre 2001, véritable mascarade politique où l’on a gaspillé temps et argent simplement pour dévoiler des faits déjà bien connus et éclipser le reste. Les services de renseignements, CIA, FBI et NSA, malgré une bureaucratie déjà écrasante et des budgets de dépenses colossaux, ont failli à la tâche. Comble du ridicule, des fonctionnaires sont venus réclamer le plus sérieusement du monde davantage de fonds et exiger des programmes de surveillance et de contrôle supplémentaires. On a à peine discuté, voire même effleuré, la possibilité que trop de gouvernement pouvait être au coeur du problème, que l’arrogance interventionniste des États-Unis avait peut-être atteint un point de non-retour.

 
Prenons en considération quelques faits:
1. L’appui de l’administration Reagan et Bush père au régime de Saddam Hussein. Notons que Hussein est resté le même criminel sanglant du début des années 1980, alors qu’il était un allié fidèle jusqu’à ce qu’il ne tombe plus dans les bonnes grâces des stratèges de la Maison Blanche. Entre-temps, différentes composantes d’armes conventionnelles, chimiques et bactériologiques lui ont été offertes à rabais(1). D’ailleurs, à ce jour, l’État américain continue d’entretenir des liens étroits avec le Pakistan, l’Arabie Saoudite et beaucoup d’autres dictateurs de la région, dont le Colonel Mouammar Kadhafi en Libye. Une réalité qui soulève de multiples questions sur cet engagement contradictoire envers la démocratie alors que sa propre politique étrangère ne la défend même pas.
 
2. Plus de dix années de sanctions économiques ont contribué à la mort des milliers d’enfants irakiens, privés d’eau potable et d’installations sanitaires adéquates(2). Ce genre de méthode douteuse ne touche que très rarement le régime politique en place. Les deux dernières économies communistes au monde, Cuba et la Corée du Nord, font l’objet de sanctions depuis des décennies. La douleur et le ressentiment qu’elles engendrent peuvent inciter les citoyens à chercher la vengeance contre l’agresseur. Elles ouvrent la porte à des représailles contre des civils américains.

3. En mai 2003, le président George W. Bush a ordonné une offensive militaire inconstitutionnelle contre l’Irak, alors que ce pays n’a jamais attaqué ni même menacé le territoire des États-Unis, ou fait ouvertement une déclaration de guerre. Ni la population irakienne et le Parti Baas n’ont été complices des attentats terroristes du 11 septembre(3). Les allégations à cet effet ne sont que des rumeurs, des demi-vérités et des théories qui restent à être prouvées. Dans cette guerre, l’État américain est l’agresseur et non la victime. Le berceau de la civilisation est maintenant un amas de ruines, des milliers de civils innocents ont été injustement tués, sans parler de tous les militaires américains qui sont tombés au combat. On commence à peine à mesurer les conséquences très graves de cette guerre et de ses débordements dans toute la région. Les coûts pour le Trésor américain sont à ce point importants qu’ils nécessitent des emprunts.

4. On poste des troupes militaires en permanence sur les terres islamiques en sachant fort bien tout l’impact négatif que cela peut avoir sur une majorité de musulmans. Des milliards de dollars en impôts sont dépensés annuellement pour maintenir un vaste réseau de bases militaires à l’étranger(4). En 1962, l’installation à Cuba d’une rampe de lancement de missiles soviétiques, à quelques kilomètres des côtes de la Floride, fut largement suffisante pour susciter une vague d’inquiétude sans précédent chez les Américains. Il n’y a donc absolument rien d’étonnant de voir l’État iranien chercher dans le nucléaire un moyen de dissuasion efficace pour contrer l’arrogance de Washington à ses frontières. Le président Mahmoud Ahmadinejad a compris, à l’instar de la Corée du Nord, que le nucléaire offre un ultime moyen de se prémunir contre une invasion.

5. La mise en place des tribunaux militaires. La constitution des États-Unis et le principe de l’habeas corpus(5) ont été suspendus alors qu’ils protègent les individus contre les emprisonnements illégaux. Le président dispose d’un pouvoir excessif en regard de sa fonction pour déterminer qui représente « l’ennemi », qui doit être enfermé, et ce qui est ou pas de la torture ou de l’abus. Dans les couloirs sombres de la prison de Guantanamo à Cuba, des centaines de prisonniers sont détenus pour une période indéterminée sans même avoir eu droit à un avocat et à un procès équitable. Les actes de torture physique et de manipulation psychologique y sont fréquents. Comme le soulignent plusieurs anciens haut placés du département d’État, dont William Rogers, le droit constitutionnel ne doit pas être bafoué, mais bien défendu. Il ne faut pas adopter les mêmes méthodes barbares que ceux que nous dénonçons.

6. Le soutien diplomatique, financier et militaire accordé sans réserve à l’État d’Israël. Dans un article du London Review of Books intitulé: « The Israel Lobby », le professeur John Mearsheimer de l’Université de Chicago et Stephen Walt du Harvard Kennedy School expliquent l’influence négative du lobby pro-Israël sur les intérêts domestiques et internationaux des États-Unis. On est plutôt timide à condamner les affronts d’Israël envers les droits de l’homme et tous les principes de liberté défendus par l’Occident. Cette forme d’immunité accentue non seulement l’antisémitisme dans le monde, mais paradoxalement, fait en sorte qu’on colle cette même étiquette à tous ceux et celles qui, dans le milieu journalistique, osent écrire des éditoriaux défavorables ou plus critiques envers les agissements de Tel-Aviv

 
Honnêtement, qui peut encore douter que toutes les politiques susmentionnées engendrent l’indignation et la colère des populations locales? Comment ne pas saisir que ces actes d’agressions répétés donnent des munitions supplémentaires aux extrémistes pour mieux manipuler la conscience populaire, faire avancer leur cause et appeler à la révolte armée? Faites-vous bombarder quotidiennement, soyez témoin de la destruction de votre environnement, de la mort de vos enfants, et affirmez que cela ne va pas modifier votre façon de voir les choses! Quand on n’a plus rien à perdre, la mort devient bien banale, écrivait l’auteur marocain Tahar Ben Jelloun. Imaginons un instant, comme le souligne Ron Paul, que la Chine adopte une attitude similaire à l’égard des États-Unis en s’installant dans le Golfe du Mexique. Ses habitants n’en seraient-ils pas irrités? Poser la question, c’est y répondre.

          Apparemment ébranlé par les répliques de Ron Paul, Rudolph Giuliani n’a trouvé rien de mieux à dire que de prétendre que son interlocuteur était contre l’Amérique et qu’il devait présenter des excuses. Voilà l’erreur de jugement classique, grotesque, digne du novice. M. Paul blâme la politique étrangère du gouvernement américain et le gouffre profond dans lequel il a plongé le pays. Tout comme les pères fondateurs(6), il comprend que le gouvernement fédéral et la population sont deux groupes bien distincts. Et c’est précisément pour défendre ce principe que le Bill of Rights protège chaque citoyen contre les empiétements et les abus de l’État. Voilà ce qui à l’origine distingue cette nation du reste du monde.

          Malheureusement, cette spécificité n’est plus appliquée. Les droits sont maintenant bafoués et les libertés individuelles, si chères au rêve américain, s’effritent au fur et à mesure que cette croisade interventionniste se perpétue à l’étranger(7). Sur un fond de paranoïa excessive, l’heure est aux soupçons, à la réglementation abusive, et à la fermeture des frontières. Les politiciens à Washington étant de fins manipulateurs utilisent toutes sortes de stratagèmes pour convaincre le citoyen de sacrifier à chaque jour une partie plus grande de sa liberté en retour d’une sécurité hypothétique. À ce rythme, que restera-t-il dans quelques années?

Ainsi, à peine le débat était-il terminé entre les candidats du Parti républicain, que déjà certaines langues sales réclamaient que Ron Paul soit muselé. L’homme dérange l’establishment, mais suscite surtout un enthousiasme grandissant au sein de la population. Sans doute parce qu’il propose de renouer avec les idéaux perdus de la véritable République américaine. 
 
1. Le registre des sociétés, mis au point a partir des dossiers du Middle East Data Project, regroupe des informations sur plus de deux cents sociétés impliquées dans la livraison à l’Irak de technologie militaire avancée. Cette étude a été réalisée par Mednews dont le directeur à Paris est Kenneth Timmerman.
2. Le 12 mai 1996, Madeleine Albright, lors d’une entrevue avec Lesley Stahl à 60 minutes, avait déclaré que la mort d’enfants irakiens était un sacrifice nécessaire pour contenir Saddam Hussein. Ramzi Yousef, l’un des terroristes responsables des attentats de 1993 contre le World Trade Center, a déclaré que ce régime de sanctions avait motivé cette attaque. Il en va de même pour Richard Reid, qui a essayé de faire sauter une avion de ligne avec des explosifs dissimulés dans ses chaussures.

3. Saddam Hussein était un laïciste, alors que les membres d’Al Qaeda sont des musulmans fondamentalistes ayant des idées radicalement opposées.
D’ailleurs les kamikazes du 11 septembre étaient en majorité originaires de l’Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis, des alliés des États-Unis. Une étude intitulée « Overview of the Enemy », démontre qu’Oussama Ben Laden a cherché à créer des liens avec l’Irak au milieu des années 1990, mais sans succès. Lui-même n’était pas très chaud à l’idée de conclure une entente avec un régime laïque.
4. Il est toujours stupéfiant de voir des gens s’offusquer de la hausse d’une petite taxe scolaire ou encore de considérer l’impôt comme un vol alors qu’ils cautionnent un tel appareil étatique qui draine autant de ressources financières, humaines et matérielles.
5. Habeas corpus est une procédure légale qui amène un juge à se prononcer sur le caractère légal ou non de la détention d’une personne et, le cas échéant, à ordonner sa libération.
6. Le président prête serment de sauvegarder, de protéger et de défendre la constitution des États-Unis. Une engagement qui, avouons-le, ressemble maintenant à une véritable farce.
7. Une guerre signifie que plus de pouvoirs seront donnés à l’État. Ces pouvoirs additionnels ont toujours été dans l’histoire contemporaine synonymes de perte de libertés individuelles. La grande majorité des mesures adoptées que l’on dit « temporaires » deviennent avec le temps permanentes et ouvrent la porte à de dangereux précédents dans une multitude de domaines
 

Un présumé pirate avait réservé pour des vols après le 11/9

WTCLes documents stupéfiants du FBI contredisent le Rapport de la Commission du 11/9, tandis qu’un vétéran de la CIA, Robert Baer, appelle à une réouverture de l’enquête

Paul Joseph Watson
Prison Planet
Jeudi 28 février 2008

Des documents stupéfiants, récemment publiés par le FBI et obtenus par le Freedom Of Information Act, montrent que le présumé pirate Hamza Al-Ghamdi avait réservé pour des vols vers San Fransisco et Riyadh, ce qui laisse supposer qu’il ne savait rien de ce qui l’attendait à bord du Vol 175 de United Airlines, qui a frappé la Tour Sud du WTC.

Les documents consistent en 300 pages de la chronologie du Federal Bureau of Investigation (lien PDF) qui fut utilisée par la Commission, mais non rendue publique jusqu’à présent.

La Commission a omis de mentionner dans son Rapport final que Al-Ghamdi avait réservé sur plusieurs vols programmés après le 11/9, dont un autre vol le jour même des attentats.

Ce fait soulève clairement des doutes au sujet de la connaissance qu’avait le supposé pirate de la nature suicidaire de la mission, et on peut même se demander s’il était bien à bord de ce vol.

Citant les "informations passagers de UA" page 228 sous l’entrée relative à "H AlGhamdi", la chronologie du FBI dit : "Prochain vol. Prévu au départ de l’Aéroport International de Los Angeles à destination de l’Aéroport International de San Francisco, UA 7950", indique Raw Story (extrait ci-dessous).

Al-Ghamdi avait également réservé pour un vol le 20 septembre 2001, de Casablance au Maroc vers Riyadh en Arabie Saoudite, ainsi que le 29 septembre, de Riyadh vers Damman, Arabie Saoudite.

Les documents de la chronologie du FBI contredisent également plusieurs autres détails du Rapport de la Commission, notamment les déplacements des supposés pirates du Vol 77 Nawaf al-Hazmi et Khalid al-Mihdhar.

Le chercheur Paul Thompson pense que la Commission a gardé pour elle ces renseignements pour protéger ses liens aves des officiels saoudiens haut-placés.

Il indique le nom d’un employé connu d’un sous-traitant de la défense saoudienne, Omar al-Bayoumi, qui vivait au même endroit, indique Raw Story.

"Nous savons que c’est Bayoumi", dit Thompson, "car après le 11/9 le gouvernement finlandais a publié par erreur une liste de suspects, classifiée par le FBI, qui indiquait que Bayoumi vivait au n° 152 de Parkwood Apartments". Cette information est disponible ici.

"Mais ce qui est également important, c’est que cela suggère fortement que les pirates avaient déjà un réseau de soutien en Califormie du Sud avant leur arrivée", poursuit Thompson.

"Selon la version officielle, les pirates ont erré sans but pendant deux semaines dans L.A. avant de tomber par hasard sur Bayoumi dans un restaurant [selon Bayoumi]", continue Thompson. "Lequel est un incroyable bon Samaritain qui les emmène à San Diego, paye leur loyer, etc."

"Mais par la chronologie du FBI on sait maintenant que les pirates ont commencé à vivre chez Bayoumi le 15 janvier - le jour même de leur arrivée", dit Thompson. "Donc manifestement il les a rencontrés à l’aéroport et s’est occupé d’eux dès leurs premières heures sur le territoire américain. C’est énorme, car le FBI maintient à ce jour que le pirates n’ont jamais eu aucun complice aux États-Unis".


Le supposé Hamza Al-Ghamdi apparaît dans sa "vidéo du martyr",
qui d’une façon intéressante ne fut publiée qu’en septembre 2006,
donc postérieur au 11/9, comme ses projets de vols.

Robert Baer, ancien officier de la CIA pendant 20 ans, qui a déjà soutenu que le 11/9 ressemblait par bien des aspects à un complot intérieur, a déclaré à Raw Story que les nouveaux développements exigeaient une réouverture de l’enquête.

"Il y a assez de contradictions et de questions sans réponse dans le Rapport de la Commission, et sous une administration juste, l’enquête sur le 11/9 devrait être réouverte", écrit Baer.

"Sachant que les preuves principales ont été obtenues sous la torture, pour moi ce qui s’est passé le 11/9 n’est pas entièrement clair", a t-il conclu.

Raw Story donne davantage de détails sur la façon dont les documents éclairent le rôle des autorités saoudiennes et leur complicité dans les attentats.

Ces nouvelles révélations constituent les développements sur le 11/9 les plus stupéfiants depuis plusieurs mois, et vont certainement provoquer une tempête de nouveaux doutes vis-à-vis de la déliquescente version officielle du gouvernement.

Pourquoi détruire les bandes vidéo du 9-11 ?

 

Par Paul Craig Roberts, le 3 février 2008

Contrairement aux deux présidents de la Commission du 9-11, Thomas Kean et Lee Hamilton, beaucoup d’Étasuniens se contentent de son rapport. Max Cleland, un sénateur membre de la Commission du 9-11 qui a démissionné, n’était lui non plus pas satisfait. Il a raconté au Boston Globe (13 novembre 2003) : « Cette enquête est maintenant compromise. » Même Louis Freeh, ancien directeur du FBI, a écrit dans le Wall Street Journal (17 novembre 2005) qu’il y a des inexactitudes dans le rapport de la commission et des « questions qui ont besoin de réponses. »

Kean et Hamilton ont tout deux déclaré publiquement à deux reprises, une fois en 2006 dans leur livre, Sans précédent : L’histoire interne de la Commission du 9-11, et de nouveau le 2 janvier 2008 dans le New York Times, qu’il y a des inexactitudes dans le rapport, et des questions sans réponse ou avec des réponses insatisfaisantes.

Le deuxième jour de cette nouvelle année, Kean et Hamilton ont accusé la CIA d’obstruction à leur enquête : « Ce que nous savons, c’est que les fonctionnaires ont décidé de ne pas informer un organisme légalement constitué, créé par le Congrès et le Président, pour enquêter sur l’une des plus grandes tragédies que ce pays ait affrontée. Nous appelons ça de l’obstruction. »

Dans leur livre, Kean et Hamilton ont écrit qu’ils ont été dans l’impossibilité d’avoir « accès aux détenus témoins vedettes, qui étaient les seules sources possibles d’informations internes sur le complot du 9-11. »

Les seules informations permises à la commission, sur ce que les interrogatoires ont appris des meneurs présumés du complot, tels que Khalid Cheikh Mohammed, sont venues de sources de « troisième main. » La commission n’a pas été autorisée à questionner les prétendus comploteurs en détention, ni même à rencontrer ceux qui les avaient interrogés. En conséquence, écrivent Kean et Hamilton, « Nous n’avions aucun moyen d’évaluer la crédibilité des informations des détenus, » celle fournies des mains d’un parti tiers. « Comment pouvions-nous dire si quelqu’un comme Khalid Cheikh Mohammed nous disait la vérité ? »

Le fait que les bandes vidéo des interrogatoires existaient a été caché à la Commission du 9-11.

Les bandes vidéo ont été détruites depuis. La destruction de ces vidéos est devenu un problème à cause de l’implication de la Maison Blanche dans la décision de les détruire, et on pense qu’elles ont été détruites parce qu’elles révèlent les méthodes de torture que l’administration Bush nie utiliser.

Selon le Président Bush, les États-Unis ne pratique pas la torture, même si lui et son Ministère de la Justice (sic) font valoir le droit à torturer.

La torture est une diversion ? La Commission du 9-11 n’a été chargée d’enquêter ni sur les méthodes d’interrogatoire, ni sur le traitement des détenus. Cette commission a été chargée d’enquêter sur la participation d’Al-Qaïda, aux attentats du 9-11, et d’identifier les auteurs de cet acte terroriste. Il n’y a aucune raison de refuser à la commission les preuves vidéo des aveux impliquant Al-Qaida et Oussama ben Laden.

La preuve vidéo a-t-elle été refusée à la Commission du 9-11 parce que les auteurs présumés du complot n’ont ni avoué, ni impliqué Al-Qaïda, ni mis en cause Ben Laden ? Quelqu’un pense-t-il sérieusement que la preuve de la confession n’aurait pas été révélée ? Des preuves qui auraient évité ce qui est devenu une énorme industrie de chercheurs de vérité sur le 9-11, qui implique un grand nombre de gens hautement crédible.

L’administration Bush n’avait aucune raison de redouter la question de la torture. Les notes de service du Ministère de la Justice en ont légalisé l’usage, et le Congrès a adopté une loi, signée par le Président Bush, qui protège rétroactivement les interrogateurs étasuniens qui ont torturé des détenus. La Loi sur les Commissions Militaires, adoptée en septembre 2006 et signée par Bush en octobre 2006, dépouille les détenus des protections des Conventions de Genève : « Aucun combattant ennemi étranger hors-la-loi, soumis à procès par une commission militaire en vertu du présent acte, ne peut invoquer les Conventions de Genève comme source de droits. » D’autres dispositions de la loi privent les détenus des procès rapides, des protections contre la torture, et de l’auto-incrimination. La loi comporte une disposition qui protège les tortionnaires rétroactivement contre des poursuites pour crimes de guerre.

L’administration Bush a habilement tiré parti des affirmations de torture pour transformer la destruction des bandes vidéo par la CIA en « une histoire de torture. » Il est beaucoup plus probable que les bandes aient été détruites parce qu’elles révèlent l’absence d’aveux sur le complot. Comme le demandent Kean et Hamilton, sans preuve, comment connaissons-nous la vérité ? Tout ce que nous avons, c’est la parole de l’administration, qui nous a raconté que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive et qui nous dit, tout en s’asseyant sur le rapport du NIE, qui concluait que l’Iran avait mis fin à son programme d’armement en 2003, que l’Iran a un programme d’armes nucléaires en cours et est près d’avoir une arme nucléaire.

Et la cassette vidéo où Ben Laden accepte la responsabilité des attentats du 9-11 ? Tout indique que cette bande est un faux. Le Ben Laden de « la confession vidéo » du 9 novembre 2001 ne ressemble en rien au Ben Laden de la dernière vidéo confirmée de décembre 2001.

Récemment, le journal italien, Corriere Della Sera, a annoncé que l’ancien président d’Italie, Francesco Cossiga, a dit que le renseignement italien avait conclu que la confession vidéo de Ben Laden était un faux.

Dans le Washington Post en ligne du 1er février 1999, William Arkin décrivait une technologie de morphing de la voix [interpolation des changements avec le vieillissement, NDT], mise au point par le laboratoire de Los Alamos du gouvernement. Arkin a rapporté que le morphing numérique, incluant l’apparence, « venue avec l’âge, est disponible pour servir dans les opérations psychologiques. »

La journaliste d’investigation Kristina Borjesson nous rappelle que, « six jours après le 9-11, CNN a signalé que Ben Laden avait envoyé à Al-Jazira une déclaration qui démentait son implication. » Elle nous rappelle aussi que le FBI a dit qu’il n’avait aucune preuve solide de la responsabilité de Ben Laden dans le 9-11. Le FBI recherche Osama pour les attentats contre les ambassades étasuniennes de Tanzanie et du Kenya en 1998, pas pour le 9-11. Borjesson signale aussi que, dans la « confession vidéo, » Ben Laden se révèle écrivant de la main droite, mais il est connu être gaucher.

Si le Ben Laden de la « confession vidéo » est en fait un faux, comme il paraît l’être, pourquoi courir le risque de créer ce genre de vidéo si la CIA a celles des aveux des présumés participants d’Al-Qaïda au complot du 9-11 ?

Pourquoi détruire ces pièces à conviction, surtout après que la torture ait reçu l’aval du Ministère de la Justice et du Congrès des États-Unis ?

 

Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.

 

Original : http://www.vdare.com/roberts/080203_tapes.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

 

Editions reopen911 : Réponse de D.R. Griffin à Lee Hamilton

voici le tout dernier dossier reopen911 en date :

Interview de D.R. Griffin : sa réponse à Lee Hamilton

Émission de CBC canada le 9 septembre 2006

Interview de D.R. Griffin : sa réponse à Lee HamiltonPar David Ray Griffin, théologien, auteur de « The New Pearl Harbor : questions gênantes à l’administration Bush sur le 11 Septembre ».

Deux semaines après Lee Hamilton (voir interview ci-dessous), David Ray Griffin répond à celui-ci sur les attentats du 11 Septembre, les invraisemblances de la commission et annonce son dernier ouvrage “Debunking 9/11 debunking” traduit en français sous le titre « La faillite des médias » (éd. Demi-lune, août 2007).

Pour rappel,

l’Interview surréaliste de Lee Hamilton, Vice-Président de la Commission

Émission de CBC canada le 21 août 2006

HamiltonInterview surréaliste de Lee Hamilton, vice-président de la Commission d’enquête, le 21 août 2006 sur CBC Canada, à l’occasion de la sortie de son livre : « Without Precedent: The Inside Story of the 9/11 Commission »
« Je ne sais pas…» « je ne m’en souviens pas…» sont les leitmotivs qui ponctuent cette conversation.
Si les questions qui lui sont posées sont pourtant directes et précises, … ses réponses le sont beaucoup moins !

Les autres dossiers : http://www.reopen911.info/dossiers.html

Un espion à la Société générale ? Oui, mais pas dans la finance !

Un article de Morice pour Agoravox sur le scandale qui frappe la société Générale. Quel rapport avec le 11 septembre, me direz-vous? Découvrez-le en lisant l’article…


Mais c’est qu’il y a du beau monde à la tête de la Société générale… on se doutait bien que le positionnement de la banque française n’était pas très clair vis-à-vis du courtier évincé. Les dernières déclarations de ce dernier indiquent bien semble-t-il qu’il est l’arbre qui cache la forêt. L’homme aurait certes dérivé de ses attributions de départ, mais sans que la banque ne le laisse complètement isolé. L’enquête dira exactement quelle est la part de l’un et quelle est la part de l’autre. Le président du conseil d’administration, Daniel Bouton est bien sur la sellette.

 

Ce soir, on apprend que c’est pire encore, car la débandade bancaire à laquelle il a participé, en se fourvoyant à un point faramineux dans l’aventure des subprimes américaines, lui a peut-être été soufflée par des membres de son propre conseil d’administration, qui l’auraient poussé à faire monter les prix, à faire fructifier au maximum ses dividendes, pour mieux se retirer avant que ça ne retombe. En le faisant au bon moment, à savoir juste après avoir été prévenu de la chute imminente, ce qu’on appelle en clair un délit d’initié. Tout le monde avait déjà remarqué l’intérêt que M. Bouton portait aux usagers de sa banque. La lettre d’excuse qu’il a rédigée ses derniers jours, en effet, n’était pas adressée à ses clients, mais… aux seuls actionnaires. A la Société générale, ce n’est pas le client qui est roi : c’est l’actionnaire.

Or, certains de ceux-ci ont décidé de se révolter, trouvant aujourd’hui la dévaluation de leur action un peu raide. Ce soir, ils ont une autre raison de vouloir le faire : l’un des membres d’administration de la banque a retiré vite fait bien fait la bagatelle de 85 744 953 d’euros le 9 janvier dernier, soit une vingtaine de jours avant que l’action ne chute réellement, et dix jours après que la banque ait découvert officiellement la malversation. Un timing parfait, car le cours est déjà en train de s’effondrer. Mieux ou pire encore : l’homme n’est pas un inconnu. Il n’est pas Français non plus… il est… Américain, s’appelle Robert A. Day et présente un pedigree intéressant. A faire pâlir n’importe quel petit actionnaire. Car l’homme, sans avoir de double vie, jouait au milieu même de la Société générale, un autre rôle. Un rôle étonnant…

Né en 1943, Robert A. Day, de son vrai nom Robert Addison Day, est le petit-fils d’un foreur de pétrole, William Myron Keck, fondateur de Superior Oil, revendu 5,7 milliards de dollars à Mobil (devenu Exxon en 1984). Il est pour sa part le dirigeant milliardaire de Trust Company of the West, qu’il dirige avec Robert D. Beyer, supporter sans honte de Mitt Romney et de Catherine Harris, qui pour nous n’est pas une totale inconnue, puisqu’elle fut en 2000 la calamiteuse secrétaire de l’Etat de Floride, restée célèbre pour ses malversations électorales et le fiasco du décompte des voix à la main qui l’avait suivi. Pendant ses 22 premiers mois de travail, elle a passé son temps à voyager de par le monde entier, dépensant 106 millions de dollars en tickets d’avion. Nommée seconde de liste sur la liste Geb Bush de Floride, c’est elle qui supervise l’élection de 2000 : le conflit d’intérêt est évident ! Pour ne rien gâcher, c’est une fervente membre de la Coral Ridge Presbyterian Church, et combat bien sûr l’avortement… Elle a bien entendu soutenu la guerre en Irak, en sachant pertinemment que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive, une chose avouée par elle à la télévision.

A. Day, lui, n’est pas en reste : en 2000, il était entré dans le club huppé des meilleurs donateurs de la campagne de W. Bush avec plus de 100 000 dollars, culminant à 176,275 dollars de contribution. A la table d’administration de sa compagnie, Trust Company of the West, il est vrai siégeait Henri Kissinger. L’homme étant malin, ça ne l’empêchait pas d’inviter à la même époque le secrétaire d’Etat de Clinton, Warren Christopher, sur son yacht personnel. Républicain bien droitier, il est également membre d’un club hyper select, le Alfalfa Club, dont a fait partie Prescott Bush, le grand-père pro-nazi de W. Bush. L’activité essentielle du club consiste à célébrer la mémoire du général Lee, le général confédéré (sudiste) qui avait bien fini par se rendre en avril 1865.

Pour Forbes, Addison Day est un client sérieux : il "vaut" 1,3 milliard de dollars et culmine au 297e rang sur les 400 plus riches Américains. Au même rang que Donald J Schneider, l’homme aux 48 000 camions qui sillonnent chaque jour les Etats-Unis. Une fortune qui vient… de France : TCW a laissé en 2001 à la Société générale 70 % de ses parts, vendues pour 2,5 milliards de dollars : la revente récente de ses actions Société générale indique davantage encore la panique engendrée par la situation de la banque française majoritaire dans son entreprise ou les parts qui lui appartiennent encore ! Ses investissements en participation sont variés, dans les secteurs de pointe, mais aussi chez Diebold, où il possède 4,32 % de parts. Bref, notre homme, qui n’en est pas à sa première action, loin s’en faut, s’est débarrassé d’un bon lot, au bon moment. A un tarif défiant toute concurrence : 38 % de plus que le court actuel, soient 900 000 actions à 95,27 euros.

A-t-il été prévenu ? Le conseil d’administration de la Société générale, où il siège, était-il au courant ? Les petits actionnaires ou les clients savent-ils que la banque est dirigée par quelqu’un qui soutient financièrement l’épopée de toute la famille Bush depuis le début ? Et plus encore ? Car, et c’est nettement plus grave, l’homme est aussi membre depuis 2001 du President’s Foreign Intelligence Advisory Board (ou Piffiab), créé en 1956 par Eisenhower, un groupe de patrons de divers horizons offrant leurs services dans le domaine de… l’espionnage et les services secrets, pas moins. Comme le disent ces statuts : "The President’s Foreign Intelligence Advisory Board (PFIAB) provides advice to the President concerning the quality and adequacy of intelligence collection, of analysis and estimates, of counterintelligence, and of other intelligence activities. The PFIAB, through its Intelligence Oversight Board, also advises the President on the legality of foreign intelligence activities".

Son président jusqu’en 2004, Brent Scowcroft, par exemple, était membre de Qualcomm et de Global and Power Pipelines, une division d’Enron… or il est intervenu à plusieurs reprises dans le conseil sur la stratégie à tenir au Moyen-Orient ! Accédant aux secrets d’Etat avec les 15 autres membres, il pouvait donc aussi dans l’autre sens en faire bénéficier ses propres sociétés ! Notre homme du jour, Arisson Day, y croisait par exemple tous les deux mois pendant 2 jours Philip Zelikow, l’âme damnée, celui qui a affirmé ceci : ”Why would Iraq attack America or use nuclear weapons against us ? I’ll tell you what I think the real threat (is) and actually has been since 1990 — it’s the threat against Israel”, à savoir qu’il reliait l’attaque de l’Irak à la défense d’Israël. Comme le dit l’article "Known in intelligence circles as ”Piffy-ab”, the board is supposed to evaluate the nation’s intelligence agencies and probe any mistakes they make."...

C’est le bureau du Piffiab, influencé par Zelikow, qui a complaisamment insisté sur les armes de destruction massives (inexistantes) de Saddam, excuse retenue très tôt par W. Bush car le groupe a l’oreille directe du président : "The PFIAB reports directly to the President, and provides recommendations for actions to improve and enhance the performance of intelligence efforts". Comme par hasard aussi, c’est Zelikow qui a conduit l’enquête sur les attentats du World Trade Center ! Et en a conclu ce qu’on sait. C’est lui qui avait rappelé un jour qu’un événement comme le WTC pourrait jouer le même rôle qu’un nouveau Pearl Harbour dans l’opinion publique…

La Société générale a donc hébergé au sein de son conseil d’administration quelqu’un qui a exercé une influence directe sur la conduite du monde et de la guerre en Irak sans qu’on ne s’en aperçoive le moins du monde. Un homme obligé de faire des rapports tous les deux mois, et qui rencontrait régulièrement le président des Etats-Unis, et certainement pas pour lui parler design de guichet ou nouveau logo de la Société générale qu’il fréquentait et fréquente encore. On est fort tenté ce soir de savoir ce que la DGSE pense du cas de figure, de cet industriel jouant les contre-espions aux Etats-Unis, à la tête d’une des plus grandes banques françaises, via son conseil d’administration…

Un espion siégeait bien à la Société générale, finalement, mais ce n’est pas le trader visé, et il n’a que fort peu à voir avec le secteur bancaire…

Crédit photo : Forbes


 

 

Sur P. Zelikow

P. Zelikow a été un des responsables de la commission d’enquête sur le 11/9, qui a pris soin d’enterrer un certain nombre de faits troublants, par exemple sur la destruction du building 7, ou se trouvaient tout un tas d’archives financières de l’IRS (service fiscaux US), des sièges sociaux de banques, et des services secrets US spécialisés dans le cyber crime est les fraudes financières…

P. Zelikow est un proche de Condoleezza Rice, et a été membre du conseil national de sécurité lors de la première administration Bush. Il est proche des milieux juifs américains, dont P. Wolfowitz, et possède la double nationalité US et israélienne.

Sur Robert A Day

Il a aussi croisé Alan Greenspan, de la Federal Reserve au Foreign intelligence Adv. Board. La société qu’il dirige, TCW, est une filiale de la société générale (asset managment)… Il ne peut donc pas être considéré comme externe à cette entreprise ! Un autre membre de TCW, le DG, avait rejoint le conseil exécutif de la société générale en 2001. Il s’agit de Marc Stern, lui même ancien directeur de Qualcomm. C’est aussi un fervent supporteur de GW Bush.