Enquête indépendante sur les conditions d’envoi des troupes britanniques en Irak

2009 marquera le retrait de la majorité des troupes britanniques d’Irak. Désormais, on se demande dans quelles conditions Tony Blair a envoyé les contingents et quelles sont les incidences d’une telle décision. Pour répondre à ces deux points, une enquête indépendante du gouvernement a été ouverte ce lundi 15 juin 2009. Initialement, par mesure de sécurité, les débats devaient se tenir à huis clos. Une polémique nationale éclate à ce sujet.


 

 


 

Brown promet une enquête indépendante sur la guerre en Irak

France 24, Lundi 15 juin 2009

Le Premier ministre Gordon Brown a annoncé l’ouverture prochaine d’une enquête "indépendante" d’un an sur la participation britannique à la guerre en Irak, qui couvrira une période allant de 2001 à nos jours.

AFP - Le Premier ministre Gordon Brown a annoncé lundi l’ouverture prochaine d’une enquête "indépendante" sur la participation britannique à la guerre en Irak, pour faire la lumière sur l’une des pages les plus controversées de l’histoire récente du Royaume-Uni.
  
Mais ses audiences se tiendront à huis clos et ses conclusions ne seront pas publiées avant un an, a-t-il immédiatement précisé, provoquant la colère de l’opposition et des militants pacifistes.
  
Cette enquête "sans précédent" portera sur une large période allant de 2001 à juillet 2009, date à laquelle la quasi-totalité des soldats britanniques auront quitté le sol irakien six ans après le début du conflit, a indiqué le Premier ministre. Elle débutera "aussi tôt que possible" après le 31 juillet.
  
L’objectif n’en sera pas de "désigner des responsables" mais de préciser les conditions dans lesquelles Tony Blair a engagé les troupes britanniques aux côtés de l’armée américaine de George Bush en Irak en 2003, et les conséquences de cette décision.
  
"Cette enquête est essentielle pour qu’en tirant les leçons (de cette guerre), nous renforcions la bonne santé de notre démocratie, de notre diplomatie et de notre armée", a déclaré le chef du gouvernement devant la chambre des Communes.
  
Contrairement à ce que réclamaient l’opposition et de nombreuses familles de soldats, l’enquête se tiendra à huis clos pour raisons de "sécurité nationale". Un rapport sera publié à l’issue -à l’exception des passages les plus sensibles pour la sécurité nationale- mais pas avant un an, a prévenu le Premier ministre.
  
Les conclusions de l’enquête ne seront donc publiées qu’après les prochaines élections législatives, prévues au plus tard en juin 2010.
  
Le responsable de l’opposition conservatrice David Cameron, donné largement favori par tous les sondages, y a immédiatement vu une manoeuvre délibérée visant à repousser au-delà du prochain scrutin d’éventuelles "conclusions inopportunes" pour le Premier ministre.
  
Ce dernier, affaibli par des démissions en cascade de ministres après le scandale des notes de frais et une déroute électorale début juin, s’emploie depuis plusieurs jours à rétablir son autorité par une série d’annonces.
  
"La Grande-Bretagne n’a pas besoin d’une enquête secrète conduite par une poignée de dignitaires triés sur le volet par le Premier ministre", s’est insurgé Nick Clegg, chef des Libéraux-démocrates, deuxième parti d’opposition.     Devant le Parlement, des manifestants se sont rassemblés pour exprimer leur colère.
  
"Nous sommes ici aujourd’hui parce qu’ils viennent d’annoncer que l’enquête sera menée en secret, ce qui est selon moi une insulte à la démocratie dans ce pays", a commenté Ben Beach, un étudiant de 19 ans.
  
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement britannique est soupçonné de vouloir étouffer les éléments les plus controversés de son engagement en Irak.
  
En février dernier, il avait opposé son veto à une décision de justice l’obligeant à publier les minutes de réunions cruciales au cours desquelle Tony Blair et ses ministres avaient décidé d’entrer en guerre contre l’Irak en 2003, sans le feu vert des Nations Unies et malgré l’opposition farouche d’une majorité de Britanniques.
  
Tirant un nouveau bilan de la contribution britannique, M. Brown a relevé que quelque 120.000 soldats de Sa Majesté ont servi en Irak pendant le conflit.
  
Il s’est dit "extrêmement fier" de cette mission dont la partie militaire s’est achevée le mois dernier. Seuls une centaine d’entre eux resteront en Irak au-delà de fin juillet, dans le cadre d’un accord signé début juin entre Londres et Bagdad.
  
Depuis mars 2003, 179 soldats britanniques ont trouvé la mort en Irak.
 


A écouter : Londres, enquête indépendante sur la guerre d’Irak / RSR.ch

Les contradictions du 11/9 : la Mitsubishi et les bagages de Mohammed Atta

La base de l’histoire officielle du 11/9 repose sur l’affirmation selon laquelle les quatre avions qui se sont écrasés ce jour-là avaient été détournés par une bande de pirates de l’air d’al-Qaïda menée par Mohammed Atta. Rien n’est jamais venu étayer cette affirmation. Mais différentes sortes de preuves ont été présentées, dont la plus importante aurait été trouvée dans les bagages d’Atta après les attentats. Les soupçons portant sur les détournements d’avions par Atta et ses confrères musulmans auraient été confirmés par les objets trouvés dans les bagages. Comme l’a écrit Joel Achenbach dans un article du Washington Post le 16 septembre 2001 :

On pense qu’Atta a piloté le vol 11 d’American Airlines, le premier à frapper le World Trade Center. Une lettre écrite par Atta, trouvée dans ses bagages à l’aéroport de Logan, Boston, disait qu’il projetait de se suicider; devenant martyr, il irait au paradis. On y trouva également un passeport saoudien, un permis de conduire international, des vidéos pour apprendre à voler sur des Boeing ainsi que les horaires des prières islamiques. ("’Vous ne pouvez imaginer’ un pirate de l’air à côté de chez vous.")

Clairement, cette découverte a été très utile pour accuser Atta et al-Qaïda.

Mais pourquoi les bagages d’Atta ont-ils pu être découverts ? Selon Achenbach :"Les officiels pensent qu’Atta et (Abdul) Alomari ont loué une voiture à Boston, sont allés jusqu’à Portland dans le Maine où ils ont retenu une chambre au Confort-Inn… Puis, le mardi matin, ils ont pris un vol court de Boston à Portland, changeant pour le vol 11."

Mais pourquoi les bagages d’Atta n’étaient-ils pas dans le vol 11 ? L’équipe de communication du 11/9 suggéra qu’il y avait un lien étroit et affirma : "Le crochet par Portland a failli empêcher Atta et Omari de prendre le vol 11 de Boston. En fait, les bagages qu’ils ont fait enregistrer à Portland n’ont pu être embarqués." (Equipe de communication N° 16, 16 juin 2004). Cependant, lorsque le rapport de la Commission d’enquête parut le mois suivant, cette suggestion n’y figurait pas. En réalité, la Commission, après avoir dit que "Atta et Omari étaient arrivés à Boston à 6:45," ajouta que "le vol 11 d’American Airlines devait décoller à 7:45" (Rapport de la Commission d’enquête du 11/9 (henceforth 9/11CR), 1-2).

S’il restait presque une heure pour transférer les bagages, pourquoi les a-t-on oubliés ? On peut supposer que l’équipe au sol a été négligente. Cependant, American Airline dit que "Atta fut le seul passager parmi les 81 à bord du vol 11 dont les bagages ne furent pas embarqués." (Paul Sperry, WorldNetDaily.com, 11 septembre 2002).

Il y avait un mystère encore plus grand : pourquoi Atta, s’il était déjà à Boston le 10 septembre, a-t-il fait le voyage pour Portland et y a-t-il passé la nuit, ce qui impliquait le vol de correspondance à l’aube ? Si le vol de correspondance avait été retardé d’une heure, Atta et al-Omari auraient raté la correspondance. Il n’y aurait eu que trois pirates de l’air à s’emparer du vol 11. De plus, on prétend qu’Atta était le pilote désigné pour ce vol et le meneur de toute l’opération qu’il aurait dû abandonner après des années de préparation.

On n’a jamais expliqué pourquoi il aurait fait un voyage si risqué. Un an après les attentats, le Directeur du FBI, Robert Muller, témoignant devant la Commission d’enquête parlementaire sur le 11/9, a dit : "La veille des attaques, Mohammed Atta[...] est passé prendre Abdul Aziz[...] et ils sont allés jusqu’à Portland, Maine. Ils sont arrivés à l’hôtel Confort Inn au sud de Portland[...] La raison de ceci demeure confuse. ("Déclaration pour le procès-verbal", Commission d’enquête parlementaire, 26 sept. 2002)

Deux ans après, la Commission du 11/9 écrivait :" Aucune preuve physique, documentée ou analytique ne fournit d’explication convaincante sur la raison du voyage d’Atta et d’Omari de Boston à Portland, Maine le matin du 10 septembre, juste pour retourner à Logan par le vol 5930 le matin du 11 septembre" (9/11CR 451n1).

C’est pourquoi deux mystères subsistent. Pourquoi Atta aurait-il pris le risque d’aller jusqu’à Portland ? Et pourquoi ses bagages n’ont-ils pas été embarqués sur le vol 11 ? Mon livre 9/11 Contradictions parle de contradictions, non de mystères. Cependant, les clés de ces mystères peuvent être trouvées en explorant une contradiction à part entière : le fait que le déplacement d’Atta à Portland contredit les récits parus dans la presse les premiers jours suivant le 11/9.

L’histoire originale : Boston et les Bukharis

Selon le compte-rendu officiel comme nous l’avons vu, Atta a conduit une Nissan Altima bleue jusqu’à Portland, puis a pris un vol de Portland jusqu’à l’aéroport de Boston le matin du 11 septembre, où les objets incriminés furent retrouvés dans ses bagages plus tard dans la journée. Pourtant, durant les premiers jours suivant le 11/9, l’histoire était très différente.

Le 12 septembre, une information de CNN dissociait Atta des hommes qui avaient pris le vol de Portland à Bosto :

Une source au sein des forces de maintien de l’ordre affirme que deux des présumés pirates de l’air [...] sont des frères qui vivaient (à Vero Beach en Floride)[...] L’un deux s’appelle Adnan Bukhari. Nous avons une photo de lui[...] Vivait également à Vero Beach le frère de Bukhari, Ameer[...] Les sources au sein des forces de maintien de l’ordre[...] disent à CNN que l’on croit que les frères Bukhari ont pris l’un des deux vols pour Boston[...] On peut également vous dire que la voiture saisie à Portland, Maine, selon les représentants des forces de maintien de l’ordre, a été louée à l’aéroport de Logan à Boston et a été conduite jusqu’à Portland, Maine. Actuellement, la police de l’état du Maine confirme que deux des présumés pirates de l’air étaient sur un vol U.S. hors de (l’aéroport de Portland.) [...] Le FBI s’intéresse également à deux autres pirates de l’air suspects[...], Mohammed Atta et Marwan Yusef Alshehhi." (" l’Amérique attaquée : comment cela a t-il été possible ?" Bien que la journaliste Susan Candiotti ait parlé de "l’aéroport de Logan", l’information qu’elle avait reçue devait faire référence à l’aéroport de Portland, d’où partaient les vols U.S., et sur lequel la police d’Etat du Maine aurait dû avoir des renseignements.)

Une autre information de CNN rapporta que le même jour, les objets incriminés avaient été trouvés dans une voiture à l’aéroport de Boston, et tandis qu’on parlait de la Nissan trouvée à l’aéroport de Portland, on ne fit pas le lien avec Atta :

Les représentants des forces de maintien de l’ordre ont confirmé qu’une voiture avait été saisie à l’aéroport international de Logan à Boston et que des objets suspects avaient été trouvés. Le Boston Herald dit que des manuels d’entraînement au vol en langue arabe se trouvaient dans la voiture.[...] Entre-temps, à Portland, Maine, la police dit que deux individus qui ont pris l’avion à Boston faisaient l’objet d’une enquête[...] Les autorités du Maine dirent qu’une voiture…une Nissan Altima argentée immatriculée dans le Maine[...] a été saisie à l’aéroport de Portland mardi soir. ("les Etats-Unis disent avoir identifié les pirates de l’air")

Le lendemain, le 13 septembre, CNN désigna les Bukhari comme étant les loueurs de la Nissan, et affirma que la voiture trouvée à Boston, désormais identifiée comme étant une Mitsubishi, avait été louée par Atta :

Deux des hommes étaient frères,[...] Adnan Bukhari et Ameer Abbas Bukhari[...] Ils ont tous deux loué une voiture, une Nissan Altima bleu argenté, chez un loueur de voitures Alamo à l’aéroport Logan de Boston, puis ils sont allés jusqu’à un aéroport à Portland, Maine, où ils ont pris le vol 5930 d’US Airways à 6h mardi pour retourner sur Boston[...]. Une Mitsubishi sedan saisie à l’aéroport de Logan a été louée par (Mohammed) Atta, disent les sources. La voiture contenait des objets, dont des manuels de vol écrits en arabe, que les sources au sein des forces de maintien de l’ordre ont jugés "utiles" à l’enquête. ("Deux frères parmi les pirates")

Une autre information de CNN rapporte ce même jour que les représentants des forces de maintien de l’ordre sont remontés jusqu’aux frères Bukhari grâce à des documents en rapport avec la Nissan. ("Hijack Suspect Detained, cooperating with FBI" – des pirates de l’air suspects en détention coopérent avec le FBI)

Surgit un problème

Cependant, ce même jour (le 13 septembre), CNN a rectifié ("Les Fédéraux pensent avoir identifié des pirates de l’air."), insistant sur le fait qu’aucun des Bukhari n’était mort lors du 11/9 : Ameer était mort l’année précédente et Adnan était toujours en vie. CNN avait présenté ses excuses pour cette "désinformation", basée sur une information émanant de différentes sources au sein des forces de maintien de l’ordre.

Cependant, cette découverte ne mena pas tout de suite à une modification totale de l’histoire. Par exemple, le jour suivant (le 14 septembre), CNN rapportait : "une Mitsuishi Sedan (qu’Atta avait) louée a été trouvée à l’aéroport de Logan à Boston. Des documents en langue arabe ont été trouvés dans la voiture." (Mike Fish, "Il se peut que l’école de pilotage Fla. ait entraîné les pirates de l’air.")

L’émergence de l’histoire finale

Ce même jour pourtant, l’histoire commença à changer de façon radicale. Un rapport de l’Associated Press se référant aux "deux suspects dans les attentats terroristes du World Trade Center", avança :

l’un des deux suspects à bord d’un vol à Portland était Mohammed Atta, 33 ans… La Nissan Altima de 2001 utilisée par les hommes venait de la même société de location qu’une autre voiture utilisée par d’autres suspects qui contenait des objets incriminés lorsqu’elle fut saisie à l’aéroport de Logan à Boston.

Arrivés dans le Maine, les suspects ont passé la nuit au Confort Inn dans le sud de Portland avant d’embarquer dans l’avion le matin suivant. ("Rapport de la Police locale de Portland")

Subitement, la Nissan Altima avait été conduite à Portland par Atta et son compagnon qui avait pris un vol retour pour Boston le matin suivant. Mais la transition, qui serait adoptée comme la version acceptée, n’était pas encore complète. Les objets incriminés avaient toujours été trouvés dans une voiture de location laissée à Logan… bien qu’on dise désormais que cette voiture avait été louée par un "suspect supplémentaire" sans nom, et non par Atta.

La transition complète fut réalisée le 16 septembre, dans l’article du Washington Post mentionné ci-dessus et rédigé par Joel Achenbach, qui mentionnait les preuves trouvées dans les bagages d’Atta.

Cette nouvelle version fut étoffée par divers détails, dont la preuve physique qu’Atta et al-Omari s’étaient rendus à Portland la nuit précédant les attentats. Un article relatait :

Le mardi (4 octobre), le FBI a révélé une chronologie détaillée indiquant que deux des pirates de l’air suspectés des attaques du 11 septembre contre le World Trade Center ont passé leurs dernières heures dans le haut Portland[...] Après avoir réservé une chambre dans un motel, Atta et Alomari ont été vus[...] entre 20 et 21 heures [...] à Pizza Hut; à 20.31, ils étaient filmés par une vidéo devant un distributeur automatique de billets de la KeyBank, et filmés à nouveau à 20.41 h au Fast Green ATM (distributeur de billets) près de la Pizzeria Uno[...] A [...]21:22 h, Atta a été filmé au Wal-Mart à Scarborough. ("La nuit avant la terreur," Portland Press Herald, 5 octobre 2001)

Les mystères et la contradiction

Cette nouvelle version résolvait un problème induit par la découverte que les Bukhari n’étaient pas morts le 11/9… comment expliquer pourquoi une voiture laissée à l’aéroport de Portland aurait pu mener les autorités jusqu’à deux des pirates de l’air. Pourtant, cette solution nimba de mystère la raison qui aurait poussé Atta à faire ce voyage, sans compter la difficulté pour expliquer les objets suspects à l’aéroport de Logan, un fait bien rapporté. Ce dernier problème a été résolu en disant qu’ils avaient été trouvés dans les bagages d’Atta, lesquels n’avaient pas été embarqués dans le vol 11. Mais cette solution créa en retour un mystère : pourquoi les bagages n’avaient-ils pas été embarqués ? Le principal souci avec cette nouvelle version est tout bonnement dû au fait qu’il s’agit d’une nouvelle version, en totale contradiction avec ce que les autorités avaient dit les premiers jours.

Le Congrès et la Presse doivent demander pourquoi cette contradiction existe et pourquoi la Commission sur le 11/9 l’a ignorée.
 

Par le Professeur. David Ray Griffin

Source : Global Research, 9 Mai 2008 The Canadian
Traduction pa apetimedia pour ReOpenNews
 


Note : Cet essai est une version abrégée du chapitre 16 de Les contradictions du 11/9, lettre ouverte au Congrès et à la Presse"du Dr Griffin : (Northampton ; Olive Branch, mars 2008).

Autoriser les auteurs allégués du 11/9 à plaider coupable, puis les condamner à mort sans procès, serait l’obstruction absolue à la justice

Le dictateur fantoche ne laissera pas les médias parler au prisonnier américain capturé lorsque son avion s’est écrasé.

Le dictateur affirme que le prisonnier a avoué un horrible meurtre et a plaidé coupable.

Ainsi, annonce le dictateur, il n’y aura pas de procès, juste une condamnation à mort. D’ailleurs, le prisonnier est chrétien, et le dictateur prétend que, conformément à ses croyances religieuses, le détenu aspire au martyre.

Est-ce que le reste du monde trouverait cela juste ?

Bien sûr que non. De plus, l’opinion mondiale pourrait même supposer que le prisonnier est innocent des accusations de meurtre, surtout s’il s’avère qu’il a avoué sous d’horribles tortures.

C’est exactement la situation dans laquelle on se trouve avec les prisonniers de Guantanamo en général.

Comme le rapporte le New York Times :

"L’administration Obama envisage une modification de la loi relative aux commissions militaires de la prison de Guantanamo Bay, à Cuba, qui pourrait défricher le terrain pour que les détenus exposés à la peine de mort plaident coupables sans réel procès.

Cette disposition permettrait aux procureurs militaires d’éviter d’exposer les détails des techniques brutales d’interrogatoire. Elle permettrait également aux cinq détenus accusés des attentats du 11-Septembre de réaliser leur objectif déclaré : plaider coupable pour atteindre ce qu’ils nomment le martyre."

Raw Story précise :

"Cette option concernerait essentiellement un groupe de détenus accusés d’avoir planifié les attentats terroristes du 11 septembre 2001."

Il ne s’agit pas simplement là d’un subterfuge pour dissimuler le fait que ces prisonniers ont été sauvagement torturés.

C’est aussi un moyen de les faire taire définitivement, de sorte qu’ils ne pourront jamais dire quel fut leur rôle dans les attentats, qui les a aidés, ni comment ils ont pu convaincre la plus grande puissance militaire que le monde ait jamais connu d’annuler les protocoles standards de la défense aérienne le 11/9.

L’innocence importe-t-elle ?

Souvenez vous, la plupart de ceux qui sont détenus et torturés à Guantanamo sont réellement innocents.

Selon NBC News :

  • Une grande partie du Rapport de la Commission sur le 11/9 a été établie d’après les témoignages de gens torturés.
  • Au moins quatre des personnes dont les interrogatoires figurent dans le Rapport de la Commission sur le 11/9 ont affirmé avoir donné des informations aux interrogateurs pour cesser d’être « torturés. »
  • L’un des principaux informateurs de la Commission a été torturé jusqu’à ce qu’il accepte de signer une confession qu’il n’a même pas été autorisé à lire.
  • La Commission sur le 11/9 doute elle-même de la véracité des aveux sous la torture, mais pourtant n’en dit rien.

De son propre aveu, le « cerveau » du 11/9 a également confessé des crimes qu’il n’a pu commettre. Il a dit plus tard avoir fourni nombre de fausses informations aux interrogateurs, leur racontant ce que, selon lui, ils voulaient entendre afin de faire cesser la torture. Nous savons aussi qu’il a été durement torturé dans le but express de lui extorquer de fausses informations sur le 11/9- plus précisément, que l’Irak avait quelque chose à voir dans tout cela.

Le Comité des Services Armés du Sénat a effectivement constaté que tout le programme de torture des États-Unis était axé sur des techniques visant spécifiquement l’extorsion de faux aveux (voir également ceci).

Ceci serait sans précédent.

Rappelez-vous, autoriser de plaider coupable ne saurait suivre le modèle standard des procédures criminelles ou même militaires. Normalement, les procureurs lors de procès militaires, sont généralement tenus de prouver la culpabilité, même contre les membres de l’armée qui veulent plaider coupable.

Habituellement, dans les procès criminels américains, le juge doit s’assurer que l’accusé comprend qu’il plaide coupable, qu’il a la capacité de comprendre ce que cela signifie, et qu’il en accepte les conséquences. Mais certains des prisonniers ont été torturés jusqu’à en devenir littéralement fous; ils ne peuvent comprendre pourquoi ils plaident coupable ou même ce que signifie la peine de mort.

Obstruction à la justice

De plus, le gouvernement a fait obstruction à la justice à chaque étape de l’enquête sur le 11/9. Des membres de la Commission sur le 11/9 eux-mêmes l’affirment :

  • Le coprésident de la Commission a déclaré que la CIA (et probablement la Maison-Blanche) « a fait obstruction à notre enquête. »

En fait, ils ont dit que les membres de la Commission du 11/9 savaient que les responsables militaires déformaient les faits devant la Commission, et celle-ci a envisagé de porter des accusations criminelles pour de telles fausses déclarations.

  • Le principal conseiller juridique de la Commission sur le 11/9 (John Farmer), qui a dirigé le personnel de l’enquête, a déclaré : « À un certain niveau du gouvernement, à un moment donné… il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé.  » Il a également déclaré " J’ai été choqué de voir à quel point la vérité diffère de la façon dont elle a été décrite… Les enregistrements parlent d’une histoire radicalement différente de ce qu’on nous raconte, ainsi qu’au public depuis deux ans… Ce n’est pas vrai. "

En fait, les séances de torture sur les présumés suspects du 11/9 ont été enregistrées sur bande vidéo, mais la CIA a illégalement détruit ces bandes, de sorte que l’ampleur de la torture et les véritables paroles des prisonniers ne seront jamais connues (voir également ceci).

A présent, permettre d’exécuter ces prisonniers sans procès serait l’ultime obstruction à la justice. Ce serait comme tuer le chrétien américain capturé et le mettre à mort sur la base supposée de ses « aveux » et de son prétendu désir de devenir un martyr chrétien.

L’analogie serait vraiment plus proche de la situation actuelle si le meurtre, dans le pays du dictateur fantoche, était suspect (si, par exemple, le dictateur avait reçu plusieurs avertissements disant que la vie de la victime était en danger, mais qu’on ne lui ait fourni aucune protection), et si le dictateur avait utilisé le meurtre comme principal prétexte pour supprimer toute liberté dans son pays et pour lancer plusieurs guerres contre d’autres nations qu’il voulait envahir depuis longtemps.

Evidemment, le monde insisterait pour que le détenu obtienne un procès équitable, à la fois pour établir son innocence ou sa culpabilité et pour voir si la rationalité du dictateur concernant les déclarations de guerre et l’anéantissement des droits de son peuple était honnête.

Le « sale problème » que la proposition de loi tente d’éliminer ne concerne pas simplement la torture des prisonniers. Il y a également le fait que le gouvernement n’a aucune véritable preuve de la version qu’il donne des événements du 11/9.
 

Publié sur le washingtonsblog.com, le 6 juin 2009
Traduction libre
Alterinfo.net, revue par apetimedia et Stéphane Barthe pour ReOpenNews

L’administration Bush a intimidé les témoins lors des auditions de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre

En remettant en cause le fonctionnement autoritaire de l’Administration Bush et en souhaitant plus de transparence dans l’exercice du pouvoir, l’Administration Obama a ouvert une boîte de Pandore. De nombreux documents jusqu’ici secrets sont déclassifiés. Parmi eux, des notes internes de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre. Celle que nous publions aujourd’hui atteste que des pressions ont été exercées sur les fonctionnaires et militaires ayant comparu devant la commission afin qu’ils ne répondent pas aux questions relatives au rôle et à la réaction de l’Administration face aux attentats.


 
JPEG - 25.1 ko
Les membres de la Commission « d’enquête » sur les attentats du 11-Septembre.

On savait que la Commission d’enquête du les attentats du 11-Septembre était une mise en scène visant à valider la version gouvernementale des attentats en se substituant à une enquête judiciaire ou parlementaire. Après d’interminables tergiversations, le président Bush avait nommé lui-même une commission indépendante du Congrès qui n’avait pas manqué de l’innocenter de toute erreur ou culpabilité dans cette tragédie. Devant la colère des familles de victimes, M. Bush avait d’abord confié la présidence de cette commission au docteur Henry Kissinger [1] assisté de George J. Mitchell. Puis devant le tollé suscité par ces nominations, il les avaient remplacés par un ancien administrateur de la National Endowment for Democracy (NED), le républicain Thomas Kean, assisté par le démocrate Lee Hamilton [2]. Cependant, comme l’a montré Philip Shenon, journaliste au New York Times, le travail de la commission était en réalité encadré par son directeur exécutif, Philip Zelikow, en étroite collaboration avec Condoleezza Rice et Karl Rove [3]. M. Zelikow s’est attaché à écarter tous les témoins incontrôlables. Le schéma détaillé du rapport et les conclusions qu’il devait établir avaient été rédigés avant même que ne commencent les auditions. Le document que nous publions aujourd’hui atteste de la surprise des personnels de la commission devant les pressions exercées sur les fonctionnaires et militaires auditionnés pour qu’ils ne livrent aucune information qui s’écarte de ce schéma. Il va de soi que les recommandations des personnels de la commission pour plus de transparence n’ont jamais été prises en compte par les commissaires. [4].

Document

Circulation limitée aux membres de la commission

A : Dan Marcus et Steve Dunne
De : Kevin Scheid, Col. Lorry Fenner et Gordon Lederman
Date : 2 octobre 2003
Objet : Intimidation des témoins par les représentants de l’Exécutif

Au cours des entretiens de l’équipe 2 et d’autres, nous avons observé trois tendances concernant les représentants (« surveillants ») du Pouvoir exécutif présents [5].

En premier lieu, ce qui manque aux agences c’est une définition commune de la fonction des surveillants durant les entretiens. Les différents point de vue des agences incluent : (1) les surveillants comme représentants des agences, devant s’assurer que le personnel de la commission se conforme à l’accord entre l’Exécutif et la commission concernant l’étendue concrète de l’enquête menée par la commission ; (2) les surveillants en tant que participants aux entretiens, répondant aux questions adressées aux témoins ; (3) les surveillants en tant que rapporteurs des agences, rendant compte auprès de leur agence respective des directions prises par l’enquête de la commission et des réponses des témoins au mot près ; (4) les surveillants en tant que conseillers, pouvant être consultés par les témoins durant les entretiens ; et (5) les surveillants en tant que greffiers d’actes précis survenus lors des entretiens, comme par exemple la transmission de documents soumis par les témoins au personnel de la commission. Nous suggérons que Dan Levin [6] formule une définition commune du rôle de la présence des surveillants aux entretiens.

En second lieu, les surveillants ont parfois répondu aux questions adressées aux témoins. Il est important pour notre enquête que nous puissions déterminer non seulement comment la communauté du renseignement est censée fonctionner dans le cadre de sa politique et de ses procédures, mais également comment celle-ci fonctionne réellement. Lorsque nous avons souhaité entendre des témoins au sujet de certains rôles et responsabilités au sein de la communauté du renseignement, les surveillants ont préempté les réponses des témoins en se référant à la politique et à la procédure formelles. En conséquence, les témoins n’ont pas répondu à nos questions et nous nous sommes trouvés dans l’impossibilité de comprendre le fonctionnement réel de la communauté du renseignement et la vision des témoins de leur rôle et responsabilités.

Troisièmement, les surveillants ont adopté des postures physiques et une attitude qui, selon nous, intimident les témoins afin qu’ils ne donnent pas de réponse complète et sincère à nos questions. Les surveillants se sont la plupart du temps installés à côté des témoins et face au personnel de la commission, suggérant aux témoins qu’ils sont également des participants à l’entretien et qu’ils ont le même statut que ces derniers. De plus, les surveillants prennent note au mot près des déclarations des témoins, ce qui d’après nous suggère aux témoins la possibilité que leurs supérieurs examinent ultérieurement leur témoignage et puissent les sanctionner. Nous pensons que l’impact global du comportement des surveillants, intentionnellement ou non, est d’intimider les témoins et de faire obstruction à des réponses exhaustives et sincères. En outre, la prise de note exacte par les surveillants facilite, pour les agences, la tâche consistant à informer les futurs témoins de la direction prise par l’enquête de la commission et permet aux agences de préparer les futurs témoins de façon explicite ou implicite.

Nous vous demandons de soulever la question de l’attitude des surveillants auprès du Pouvoir exécutif afin de faire en sorte qu’ils n’agissent plus ainsi à l’avenir. L’énoncé de principes ci-joint sera peut-être utile afin de définir le rôle et l’attitude des surveillants. Nous vous sommes par avance reconnaissants pour votre aide. Merci.

Principes encadrant les représentants de l’Exécutif participant aux entretiens menés par la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis

(1) Le but de la présence de représentants de l’Exécutif (« surveillants ») lors des entretiens est de s’assurer que les questions du personnel de la commission se limitent au champ d’investigation négocié entre l’administration et la commission. Si un surveillant estime qu’une question outrepasse cet accord, alors le surveillant doit immédiatement émettre une objection.

(2) Un seul surveillant pourra participer à l’entretien même si le témoin a occupé des fonctions dans plusieurs agences. Le personnel de la commission est susceptible d’entendre un tel témoin au sujet de ses activités dans n’importe laquelle de ces agences. L’Exécutif devra préciser avant chaque entretien si le témoin a occupé des fonctions dans plus d’une agence et devra décider quelle agence dépêchera un surveillant pour participer à l’entretien.

(3) L’ambassadeur ou l’adjoint au chef de mission désignera le surveillant pour les consultations entre le personnel de la commission et les représentants de gouvernements étrangers hors des États-Unis. Le département d’État désignera le surveillant pour toute consultation de ce type sur le territoire des États-Unis. Le personnel de la commission pourra solliciter d’autres représentants de l’Exécutif afin qu’ils participent à ces consultations.

(4) Les anciens employés du Pouvoir exécutif pourront choisir de solliciter un surveillant délégué par l’Exécutif afin qu’il participe à leur entretien.

(5) Le personnel de la commission annoncera le début de l’entretien à l’heure prévue sans attendre un surveillant tardif.

(6) Les surveillants ne répondront pas aux questions adressées aux témoins. Un surveillant souhaitant fournir des informations au personnel de la commission pourra le faire par écrit à l’issue de l’entretien.

(7) Les surveillants garderont « profil bas » pendant l’entretien, par exemple en s’installant derrière les témoins de façon à ce que ces derniers ne les voient pas. Dans tous les cas, les surveillants prendront place selon les instructions du personnel de la commission.

(8) Les surveillants ne prendront pas note mot pour mot des entretiens, ce dont le personnel de la commission informera les témoins.

(9) Si un témoin souhaite consulter le surveillant, alors ce témoin doit demander une suspension temporaire de l’entretien.

(10) Si un surveillant enfreint une quelconque disposition parmi celles énoncées ci-dessus, alors le personnel de la commission pourra suspendre et reprogrammer l’entretien, de même il pourra interdire à ce surveillant de participer à tout entretien futur.

Documents joints

(Format Acrobat – Cliquez sur le document pour télécharger) (PDF – 615.7 ko)

Publié sur le réseau Voltaire (http://www.voltairenet.org/article159916.html)
Traduction : Réseau Voltaire

 


Références :

[1] « Le retour d’Henry Kissinger », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 novembre 2002.

[2] Henry Kissinger est aujourd’hui l’un des trois principaux conseillers informels du président Obama. John Mitchell est envoyé spécial du président Obama au Proche-Orient. Tandis que Lee Hamilton est président du Conseil pour la Sécurité de la patrie. Le nom de Thomas Kean est évoqué pour présider une commission d’enquête sur l’usage de la torture par l’administration Bush.

[3] The Commission : The Uncensored History of the 9/11 Investigation, par Phillip Shennon, Twelwe éd., 464 pp., 2008.

[4] Pour une analyse des Omissions et manipulations de la Commission d’enquête, on se reportera au livre éponyme du professeur David Ray Griffin.

[5] NdT. Le terme original « minder » est trivial et ambigu. Il peut être traduit en général par « ange gardien » et désigne ici les agents chargés d’accompagner les fonctionnaires et militaires cités à comparaître devant la commission. Cependant on ne sait s’ils assistent les témoins pour que ceux-ci ne fassent pas des déclarations qui se retournent contre eux ou pour qu’ils ne fassent pas de déclarations qui se retournent contre l’agence qui les emploie. Pour rendre compte de cette ambigüité, nous avons choisi de traduire « minder » par le mot, également ambigu, de « surveillant ».

[6] Daniel Levin était à l’époque assistant de l’Attorney general des États-Unis. il dirigeait le bureau chargé de formuler la doctrine légale de l’Administration. Il s’est illustré, en 2004, en autorisant le waterboarding (forme améliorée du supplice de la baignoire) pourvu qu’il soit pratiqué sous certaines conditions.

Deux infos confirment le doute sur le 11 Septembre 2001 (LaTéléLibre.fr)

9-11: SUJET TABOU EN FRANCE!

Un spécialiste danois en nano-chimie (1), vient de publier un article scientifique démontrant la présence d’explosifs dans les décombres du World Trade Center (2). De l’autre coté de l’Atlantique, John Farmer, l’ancien conseiller juridique de la Commission sur le 9/11 a affirmé en prélude à la sortie de son livre qu’« à un certain niveau du gouvernement, (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé » (3) .

Ces deux informations ne seront probablement pas transmises par les médias français. Dans notre pays, remettre en question la version officielle du 11 septembre n’est plus permis, sans doute parce que beaucoup ont dit n’importe quoi sur la question. Pour que les choses soient claires, La Télé Libre ne croit pas aux théories du complot. La Télé Libre ne « croit » pas tout court. La Télé Libre cherche à informer, et comme beaucoup dans le monde, elle doute que toute la vérité sur les attentats soit consignée dans le document The 9-11 Commission Report (rapport de la commission sur les attentats du 11/09/01).

Un sondage New-York Times-CBS révélait déjà en 2006 que seuls 16% des américains croyaient dans la version officielle…

Niels H. Harrit est professeur de chimie à l’université de Copenhague au Danemark. Dans un article publié le vendredi 3 avril dans The Open Chemical Physics Journal, il décrit la présence de résidus actifs d’un explosif appelé nano-thermite dans des poussières issues du WTC. Cet article, écrit en collaboration avec huit chercheurs, représente 18 mois de travail. Les conclusions sont troublantes. Une grande quantité de cet explosif, entre 10 et 100 tonnes, était semble-t-il présente, répartie dans les tours 1, 2 et 7 du World Trade Center, avant les attaques. Pour le Dr. Harrit et ses collaborateurs, seule l’utilisation de cet explosif peut être à l’origine des effondrements successifs et non les impacts des deux avions détournés par les pirates de l’air. Les éléments découverts par Niels H. Harrit et ses collègues ne figurent pas dans le rapport de la Commission sur les attentats du 11/09. L’article intitulé « Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe » a été publié il y a un peu plus de deux semaines, et n’a donc pas encore fait grand bruit. L’article scientifique est disponible dans son intégralité ici : http://www.bentham.org/open/tocpj/openaccess2.htm

Depuis plusieurs années, ce n’est pas tant les évènements du 11 septembre qui portent à débat que la version officielle de ces évènements. Consignée par une Commission dans un rapport de près 600 pages, aujourd’hui également disponibles en bande dessinée, cette version officielle est contestée par les membres du 9/11 Truth Movement à travers le monde. Leur nombre grandi de jour en jour et  des associations de spécialiste (ingénieurs, architectes, pilotes, vétérans, pompiers, hommes politiques, avocats, etc .) en faveur d’une nouvelle investigation voient régulièrement le jour. Si cet ensemble de personnes met en doute la véracité des faits décrits dans le rapport officiel, ce sont aujourd’hui certains membres de la commission qui en critiquent le travail et les résultats.

C’est le cas de John Farmer, l’ancien conseiller juridique de la Commission sur le 11/09. Il a annoncé la sortie de son livre The Ground Truth: The Story Behind America’s Defense, on 9/11 (La vérité bâillonnée : L’intrigue du 11/9 derrière la défense de l’Amérique) à paraître le 12 mai au États-Unis. Dans ce livre, il ne sera pas question de chercher ou de trouver de nouveaux coupables ou responsables. Il ne sera donc pas non plus question d’alimenter une quelconque théorie du complot. Il s’agit de faits. John Farmer part d’un constat : « A un certain niveau du gouvernement, à un moment (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé. » Pour lui, certains organismes gouvernementaux n’ont pas tout dit ou ont carrément menti. C’est le cas par exemple du NORAD (North American Aerospace Defense Command) dont la mission est la surveillance de l’espace aérien nord-américain. Cet organisme n’avait pas, à l’époque de l’enquête, mis toutes les informations dont il disposait à la disposition des enquêteurs. M. Farmer estime que les travaux sont donc biaisés et servent à établir une fausse impression de vérité. Ces commentaires émanant d’un proche conseiller de la Commission, il est difficile de ne pas en tenir compte lorsque l’on se penche sur la véracité des thèses que contient le document final.

En France, l’association reopen911.fr, fer de lance du mouvement pour la vérité sur le 11/9 continue de se mobiliser. Elle est parvenue à organiser la distribution du film “Loose Change Final Cut” en version française. Le DVD du film est distribué chez les marchands de journaux de l’hexagone avec le Hors Série numéro 5 du magazine Les Grands Mystères de l’Histoire. Le documentaire qui déchaîne les passions depuis sa première version qui date d’avril 2005 est aujourd’hui en vente dans sa dernière mouture. Toujours autant de questions, toujours aussi peu de réponses, et toujours ce doute qui gagne les spectateurs tout au long des 2h10 de ce film qui ne demande qu’une chose : une nouvelle enquête pour que la vérité soit établie.

Sans cette enquête, les “conspirationnistes” de tous poil pourront prospérer en propageant ce qu’ils présentent comme des certitudes.

Antoine Sanchez pour LaTéléLibre.fr

Les liens/références et le gras sur certains passages de l’article ont été ajoutés par ReOpenNews


Références :

(1) Intervention du professeur Niels H. Harrit sur la télévision danoise

(2) Une nouvelle étude scientifique confirme la présence de thermite dans la poussière du WTC

(3) Un avocat de la Commission sur le 11 septembre déclare : le gouvernement a accepté de mentir

Ce que la science nous apprend sur l’effondrement des tours du WTC

Après la récente publication dans la très sérieuse revue scientifique "Open Chemical Physics Journal" d’un article écrit par neuf chercheurs internationaux démontrant la présence de matériau explosif de type nano-thermite dans les poussières du World Trace Center, l’un des coauteurs, Niels Harrit, fut interviewé sur la chaîne danoise TV2. En voici la vidéo sous-titrée en français, ainsi que sa transcription.

 

 

Des chercheurs internationaux ont trouvé des traces d’explosifs dans les ruines du World Trade Center. Un nouvel article conclut que l’impact des 2 avions détournés n’a pas causé les effondrements en 2001.

DES EXPLOSIFS DANS LES TOURS

Nous revenons sur le 11/9 – l’attaque majeure à New York. Apparemment, l’impact des 2 avions n’a pas causé l’effondrement des tours, c’est ce que conclut un article scientifique publié récemment. Des chercheurs ont trouvé un explosif dans les débris, de la nano-thermite, qui ne pouvait pas venir des avions. Ils croient que plusieurs tonnes d’explosifs ont été préalablement placées dans les buildings.

Journaliste : « Niels Harrit, vous et 8 autres chercheurs concluez dans cet article que c’est de la nano-thermite qui a causé l’effondrement des buildings. Qu’est-ce que la nano-thermite ? »

Harrit : « Nous avons trouvé de la nano-thermite dans la poussière du WTC. Nous ne disons pas que seule la nano-thermite fut utilisée. La thermite date de 1893. C’est un mélange d’aluminium et de poudre de rouille, qui réagit en causant une chaleur intense. La réaction atteint une température de 2500°C. Cela peut être utilisé pour souder ou pour faire fondre de l’acier. La nanotechnologie rend les choses plus petites. Donc, dans la nano-thermite, cette poudre de 1893 est réduite en d’infimes portions, parfaitement dosées. Lorsqu’elles réagissent, une chaleur intense se développe beaucoup plus vite. Des additifs peuvent être mélangés à la nano-thermite pour dégager une intense chaleur, ou servir d’explosif extrêmement puissant. Elle contient plus d’énergie que la dynamite, et peut être utilisée comme carburant pour une fusée. »

Journaliste : « J’ai cherché nano-thermite sur Google, et très peu a été écrit sur le sujet. Est-ce une substance connue des scientifiques ? Ou est-ce tellement nouveau que les scientifiques en connaissent à peine l’existence ? » 

Harrit : « C’est une appellation générique pour les substances hautement énergétiques. Si les chercheurs civils (comme moi) ne sont pas familiers avec celles-ci, c’est sans doute parce qu’ils ne travaillent pas beaucoup avec des explosifs. Quant aux scientifiques militaires, il faudrait leur demander. Je ne sais pas dans quelle mesure ils maîtrisent la nanotechnologie. » 

Journaliste : « Donc vous avez trouvé cette substance dans le WTC, pourquoi pensez-vous qu’elle a causé l’effondrement ? »

Harrit : « Eh bien, c’est un explosif. Quelle autre raison expliquerait sa présence ? »

Journaliste : « Vous pensez que la chaleur intense a fait fondre la structure d’acier qui supportait les bâtiments, et a causé leur effondrement total ? » 

Harrit : « Je ne peux pas le dire précisément, puisque cette substance peut servir les deux objectifs. Elle peut exploser et déchiqueter les matières, et elle peut les faire fondre. Les deux effets ont probablement été utilisés, selon moi. Du métal fondu s’échappe de la tour sud plusieurs minutes avant la chute. Cela indique que la structure tout entière fut affaiblie à l’avance. Ensuite, les explosifs classiques entrent en jeu. La séquence de l’effondrement en soi doit alors être parfaitement réglée, du haut jusqu’en bas. »

Journaliste : « De quelles quantités parle-t-on ? »

Harrit : « Beaucoup. Il n’y avait que 2 avions, et 3 gratte-ciel se sont effondrés. Nous savons en gros combien de poussière fut produite. Les images montrent des quantités énormes, tout fut pulvérisé, sauf l’acier. Et on sait aussi combien nous avons trouvé de thermite qui n’avait pas réagi. Cette matière qui n’a pas réagi pour une raison ou une autre, c’est le ‘loaded gun’, (la preuve). On parle ici en tonnes. Plus de 10 tonnes, peut-être 100. »

Journaliste : « Plus de 10 tonnes, peut-être 100 tonnes, dans les 3 gratte-ciel ? Et ces substances ne sont pas normalement présentes dans de tels buildings ? »

Harrit : « Non, non, non, non ! Ces matériaux sont extrêmement avancés. »

Journaliste : « Comment placez-vous un tel matériau dans un gratte-ciel, à tous les étages ? »

Harrit : « Comment vous l’y apportez ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « Par palettes. Si je devais transporter de telles quantités, j’utiliserais des palettes. Prenez un camion et apportez-les sur des palettes. » 

Journaliste : « Pourquoi ne l’a-t-on pas découvert avant ? »

Harrit : « Par qui ? »

Journaliste : « L’entretien, par exemple. Si vous déplacez 10 à 100 tonnes de nano-thermite, et que vous le placez à tous les étages. Je suis juste surpris que personne n’ait rien vu. »

Harrit : « En tant que journaliste, vous devriez poser cette question à la société responsable de la sécurité du WTC. »

Journaliste : « Donc vous ne doutez pas un instant que cette matière était présente ? »

Harrit : « Vous ne pouvez pas ignorer la recherche scientifique. Nous avons trouvé de la thermite qui n’a pas réagi. »

Journaliste : « Quelles réactions votre article a-t-il causées dans le monde ? C’est tout à fait nouveau pour moi. »

Harrit : « Oui, bien sûr. Ça n’a été publié que vendredi dernier. Il est trop tôt pour le dire. Mais l’article n’est peut-être pas aussi révolutionnaire que vous le pensez. Des centaines de milliers de gens dans le monde savent depuis longtemps que les 3 bâtiments ont été démolis. C’est une évidence. Notre recherche n’est que le dernier clou sur le cercueil. Ce n’est pas le ‘smoking-gun’, c’est le ‘loaded-gun’. Chaque jour, des milliers de gens réalisent que le WTC a été démoli. On n’arrêtera pas cela. »

Journaliste : « Pourquoi personne n’a découvert plus tôt qu’il y avait de la nano-thermite dans les buildings ? Presque 10 ans ont passé. »

Harrit : « Vous voulez dire dans les poussières ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « C’est par chance que quelqu’un a regardé la poussière au microscope. Ce sont de minuscules fragments rouges. Les plus gros ont une taille de 1 mm, et peuvent être vus à l’œil nu. Mais vous avez besoin d’un microscope pour voir la grande majorité. C’est par chance que quelqu’un les a découverts il y a deux ans. Il a fallu 18 mois pour préparer l’article scientifique auquel vous vous référez. C’est un article très élaboré basé sur une recherche minutieuse. »

Journaliste : « Vous avez travaillé sur le sujet pendant des années, parce que ça n’avait pas de sens pour vous ? »

Harrit : « Oui, plus de 2 ans en fait. Tout a commencé quand j’ai vu l’effondrement du bâtiment 7, le 3e gratte-ciel. Il s’est effondré 7 heures après les Tours Jumelles. Et il n’y avait que deux avions. Lorsque vous voyez un building de 47 étages, haut de 180 m, s’effondrer en 6,5 secondes, et que vous êtes scientifique, vous dites : « Quoi ? ».  J’ai dû le regarder encore… et encore. J’ai poussé le bouton 10 fois, et ma bouche s’ouvrait de plus en plus. D’abord, je n’avais jamais entendu parler de ce bâtiment auparavant. Et il n’y avait pas de raison pour un tel effondrement, tout droit vers le bas, (zoups) en 6,5 secondes. Je n’ai pas eu de paix depuis ce jour. »

Journaliste : « Depuis le 11/9 il y a eu des spéculations, et des théories du complot. Que dites-vous aux téléspectateurs qui entendent parler de votre recherche pour la première fois et disent, ‘Nous avons déjà entendu tout ça, il y a beaucoup de théories du complot.’ Que diriez-vous pour les convaincre que ceci est différent ? »

Harrit : « Je pense qu’il n’y a qu’une seule théorie du complot qui vaut la peine d’être mentionnée, c’est celle des 19 pirates de l’air. Je crois que les spectateurs doivent se poser la question, quelle preuve ont-ils vue qui soutient la théorie officielle du complot. Quelqu’un a-t-il vu des preuves, j’aimerais les entendre. Personne n’a été officiellement été poursuivi. Personne n’est recherché. Notre travail devrait mener à l’ouverture d’une enquête criminelle appropriée sur les attaques terroristes du 11 Septembre. Parce qu’il n’y en a jamais eue. Nous l’attendons toujours. Nous espérons que nos résultats seront utilisés comme preuve technique quand ce jour viendra. »

Journaliste : « Niels Harrit, c’est fascinant, merci d’être venu. »

Harrit : « Ce fut un plaisir. »
 


Notes: (*) Lire notre précédente ReOpenNews "Une nouvelle étude scientifique confirme la présence de thermite dans la poussière du WTC"

Un avocat de la Commission sur le 11 septembre déclare : le gouvernement a accepté de mentir

L’avocat-conseil de la Commission sur le 11 Septembre – John Farmer – déclare que le gouvernement a accepté de ne pas dire la vérité sur le 11/9, faisant écho aux affirmations des autres membres de cette même commission, qui ont conclu que le Pentagone était impliqué dans une tromperie délibérée concernant leur réponse aux attaques.

John Farmer

Farmer a fait office d’avocat-conseil pour la Commission sur le 11 Septembre (connue officiellement sous le nom de « Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis »), et est également un ancien procureur général du New Jersey.

Le livre de Farmer sur son expérience au service de la Commission est intitulé : "The Ground Truth : The Story Behind America’s Defense on 9/11", et doit paraître demain. Il dévoile comment "le public a été sérieusement trompé concernant ce qui s’était produit le matin des attaques", et Farmer lui-même déclare que "à certains niveaux du gouvernement, à un certain moment… il y avait un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui s’est passé."

Seuls les plus naïfs discuteraient du fait qu’un accord pour ne pas dire la vérité est un accord pour mentir. La position de Farmer est que le gouvernement a accepté de créer une version officielle mensongère sur les événements afin de dissimuler la véritable histoire derrière le 11 Septembre.

L’éditeur du livre, Houghton Mifflin Harcourt, déclare que "Farmer établit sans aucun doute possible que la version officielle n’est pas seulement partiellement fausse, mais sert à créer une fausse impression d’ordre et de sécurité."

En août 2006, le Washington Post signala que "quelques membres de l’équipe de la Commission sur le 11 Septembre ont conclu que la première histoire décrivant la façon dont le Pentagone avait réagi aux attaques terroristes pourrait faire partie d’un effort délibéré pour induire en erreur la commission et la population, plutôt que le reflet du "nuage d’événements" de ce jour-là, selon les sources impliquées dans le débat."

Le rapport révéla comment la commission constituée de 10 membres suspectait fortement une dissimulation, à tel point qu’ils envisageaient de signaler le problème au Département de la Justice pour solliciter une enquête criminelle.

"Nous n’avons à ce jour aucune idée de la raison pour laquelle le NORAD (le North American Aerospace Command) nous a dit ce qu’il nous a dit", a déclaré Thomas H. Kean, l’ancien gouverneur républicain du New Jersey, qui dirigeait la commission. "C’était si loin de la vérité… c’est une de ces absurdités qui n’a jamais été résolue."

Farmer lui-même est cité dans l’article du Washington Post, déclarant : "J’étais choqué de constater à quel point la vérité était différente de la façon dont elle était décriteles cassettes du NORAD (défense aérienne) racontaient une histoire radicalement différente de ce qui nous avait été expliqué, et au public également, pendant deux ans… Ce n’est pas la vérité."

Comme nous l’avons également signalé en août 2006, les quelques portions des enregistrements du 11 Septembre fait par le NORAD, qui était présentées dans un article de Vanity Fair, apportent peu de réponses aux questions des personnes sceptiques concernant l’inefficacité des défenses aériennes du 11 Septembre, et augmentent au contraire l’impression d’incompatibilité entre la version officielle des événements et ce qui est réellement connu pour s’être produit ce jour-là.

Ne nous y trompons pas, Farmer ne dit pas que le 11 Septembre était un "inside-job" [coup monté de l'intérieur - NDT], mais le témoignage de Farmer, ajouté à ceux de ses collègues de la commission, mène à la conclusion que, peu importe ce qui s’est réellement passé le 11 Septembre, l’histoire officielle donnée à la population ce jour-là et qui demeure la version officielle des autorités encore aujourd’hui, est un mensonge - d’après ceux-là mêmes qui furent désignés par le gouvernement pour enquêter sur cette affaire. Ceci est un fait qu’aucun "debunker" ou apologiste du gouvernement ne pourra jamais légitimement nier.
 

Par Paul Joseph Watson pour Prison Planet.com, le 14 avril 2009

 

La CIA révèle détenir 3000 pages de documents concernant des enregistrements d’interrogatoires détruits

Vendredi, l’Agence Centrale de Renseignement a fait savoir qu’elle détient 3000 résumés, transcriptions, reconstructions et notes concernant 92 enregistrements vidéo d’interrogatoires détruits par la CIA, ainsi que l’a révélé vendredi soir l’Union des Libertés Civiles Américaines.

Cependant, l’Agence dit qu’elle ne les rendrait pas publics ou qu’elle ne les donnerait pas aux groupes de droit civil. La révélation a été faite lors d’un procès.

La CIA dit avoir brûlé les enregistrements pour protéger l’identité des agents impliqués dans les interrogatoires. Leur destruction s’est produite alors qu’un juge fédéral cherchait des informations venant des magistrats de l’administration Bush à propos du membre supposé d’Al Qaïda, Abu Zubaydah.

La CIA a aussi refusé de révéler publiquement l’identité des témoins qui auraient pu voir les enregistrements ou les auraient détenus avant leur destruction.

"Le gouvernement retient encore une fois inutilement des informations sur ces enregistrements hors de l’accès public, bien que les méthodes de torture de la CIA soient bien connues ". Amrit Singh, avocat au sein de l’ACLU (NdT Union des Libertés Civiles Américaines) a déclaré dans un communiqué : "La révélation complète des méthodes illégales d’interrogatoire de la CIA est attendue depuis déjà trop longtemps et l’Agence doit être tenue pour responsable de son dédain des lois."

La CIA n’a pas pu être jointe pour donner sa version.

Il n’est peut-être pas surprenant que l’information soit sortie tard vendredi et ait été envoyée par l’ACLU à 18h44, heure de l’Est des Etats-Unis. Les organisations et les agences gouvernementales communiquent souvent des informations dommageables le vendredi soir, parce que les journaux américains se vendent moins le samedi.

Ce vendredi, d’autres publications de l’ACLU ont suivi. En décembre 2007, l’ACLU a présenté une motion visant à tenir la CIA responsable de la destruction des enregistrements en violation d’un ordre de la cour demandant à la CIA de fournir ou d’identifier tous les enregistrements demandés par l’ACLU. Cette motion est toujours en instance.

La dernière affirmation de la CIA est venue en réponse à un ordre de la cour datant du 20 août 2008 émis dans le contexte du non-respect de la motion. Cet ordre demandait à l’Agence de fournir "une liste des résumés, transcriptions et notes concernant les documents détruits et certaines reconstructions du contenu des enregistrements vidéo" ainsi qu’une liste des témoins qui auraient vu les vidéos ou les auraient détenues avant leur destruction. La CIA fournira ces listes à la cour pour un rapport filmé le 26 mars 2009.

Auparavant, la CIA avait reconnu avoir détruit les 92 enregistrements des interrogatoires. Les enregistrements, qui pour certains montrent des suspects soumis à des méthodes d’interrogatoire extrêmement dures, auraient pu être identifiés et traités par l’ACLU en réponse à sa demande d’informations sur le traitement et les interrogatoires des détenus dans les prisons américaines en vertu de la Loi pour la Liberté de l’Information. Les enregistrements ont aussi été refusés à la Commission sur le 11 Septembre, nommée par l’ancien président Bush et le Congrès, qui a formellement demandé que la CIA transmette les transcriptions et les enregistrements documentant l’interrogatoire des prisonniers de la CIA.

La lettre du gouvernement au juge de la cour américaine, Alvin K. Hellerstein, du district sud de New York, est disponible en ligne ici.

La motion de l’ACLU qui a essuyé un refus, et les documents légaux apparentés, sont disponibles en ligne ici.
 

Par John Byrne pour RawStory, le 20 mars 2009

Traduction temceln pour ReOpenNews

Analyse Média 911 : Secret et sécurité nationale

Analyse Media 911 est un site sur le 11 Septembre rédigé par un journaliste canadien. Il se veut "d’abord et avant tout une référence fiable et aisément accessible pour quiconque désire s’informer sur les nombreux points méconnus, anomalies et faits entourant les attaques terroristes du 11 septembre 2001". Résultat d’une "recherche personnelle, basée sur deux années complètes d’analyse de sources médiatiques crédibles et vérifiables", cet "ouvrage" constitue une très excellente synthèse des informations disponibles sur le sujet.

Après une précédente news reproduisant le chapitre consacré à Shanksville, nous continuons à vous proposer au fil des jours des extraits de l’ouvrage. Aujourd’hui, il s’agit d’un passage du chapitre Secret et sécurité nationale analysant l’usage abusif par l’administration Bush du "secret national" pour dissimuler certaines vérités sur le 11/9.
 


Examinons un instant de quelle manière l’administration Bush utilisa l’excuse du ‘secret national’ lors de diverses situations, évitant ainsi de rendre publics certains faits. Par exemple, voyons d’abord l’opinion des dirigeants de la commission d’enquête eux-mêmes à ce sujet, tel qu’ici rapporté par le Post-Intelligencer de Seattle, le 15 mai 2004.

« Trop de documents de routine du gouvernement portent la mention ˝secret˝, affirment les leaders de la commission sur le 11 septembre, ce qui empêche les gens du public d’apprendre l’existence de tous les avertissements et informations dont ils pourraient avoir besoin pour se protéger.

Thomas Kean, président de la commission, a déclaré que la plupart des documents secrets qu’il avait observés dans le cadre des investigations sur la tragédie du 11 septembre 2001 étaient constitués de ouï-dire ou d’informations disponibles ailleurs publiquement, et n’étaient pas, par conséquent, de véritables secrets. [...]»

Cette déclaration d’apparence anodine en surface de la part du président de la commission d’enquête sur le 11 septembre recèle pourtant une importance capitale lorsqu’on y réfléchit un brin. Le fait que Thomas Kean déclare ni plus ni moins que des rumeurs et informations entourant les événements du 11 septembre sont tenues secrètes devrait déjà suffire à sonner quelques cloches… Mais voyons la suite du même article.

« ˝Le trois quarts de ce que j’ai lu et qui était classé confidentiel n’aurait pas dû l’être˝, a dit l’ancien gouverneur républicain du New Jersey.

[...] Lee Hamilton, vice-président de la commission, a affirmé avoir déjà conclu que le gouvernement devait résoudre ce problème d’usage abusif du sceau du secret.

˝Nous avons un sérieux problème de surclassification˝, a dit Hamilton, un ancien représentant démocrate de l’Indiana au Congrès.

[...] Kean se rappelle avoir visionné un document classé confidentiel sous l’oeil attentif d’un agent du FBI assigné à la supervision des membres du comité d’enquête. Après avoir lu le document, Kean dit avoir questionné l’agent du FBI pour savoir pourquoi le document était classé confidentiel, puisqu’il ne contenait aucune information qu’il n’avait apprise en lisant les journaux.

˝Oui, mais vous ne saviez pas que c’était vrai˝, lui avait répondu l’agent. » M5

Pourquoi voudrait-on classer confidentielles certaines informations rapportées par les journaux relatives au 11 septembre, surtout si celles-ci sont véritablement fondées? Il serait probablement par ailleurs étonnant d’apprendre quelle proportion d’informations citées dans cet ouvrage [Ndlr : l'ouvrage dont est extrait le présent article] se retrouve affublée du sceau du secret national.

Enchaînons avec un article paru plus récemment dans l’USA Today, daté du 15 mars 2007, qui confirme le phénomène.

« Plus d’un million de pages de documents gouvernementaux historiques – l’équivalent d’une pile [de papier] plus haute que le Capitole des États-Unis – ont été retirées de la vue du public depuis les attentats terroristes de septembre 2001, selon un rapport obtenu par l’Associated Press. Certains des documents datent de plus d’un siècle. [...]

L’administration des archives a commencé à retirer la documentation en novembre 2001 après que le Département de la Justice ait ordonné aux agences d’être plus prudentes en rendant publics les documents gouvernementaux. L’agence a retiré environ 1,1 million de pages, selon des rapports de développement mensuel partiellement édités et examinés par l’AP. Les rapports ont été obtenus par le biais d’une requête sous le libre accès à l’information. [...]

Après les attaques du 11 septembre 2001, l’administration des archives a signé un pacte secret avec le Pentagone et la CIA pour permettre aux responsables du service de renseignements de réviser et retirer des dizaines de milliers de pages du domaine public s’ils considèrent que celles-ci ont été rendues publiques trop rapidement. [...]» W71

En d’autres mots, les attaques du 11 septembre servirent notamment de prétexte pour permettre aux responsables des services de renseignements américains de hausser d’un cran la portée de leur autorité en matière de classification de documents.

Cependant, alors que la surclassification de documents est une chose qui mérite d’être surveillée de près, le non-respect du libre-cours d’une enquête publique en est une autre, fort différente. Et, dès les premiers mois d’existence de la commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre, l’entrave au bon fonctionnement de celle-ci débuta. Voyons d’abord ce que rapportait le Guardian britannique le 10 juillet 2003.

« Le comité américain chargé d’enquêter sur les attaques terroristes du 11 septembre a accusé hier le Pentagone et le Département de la Justice d’entraver l’enquête et a affirmé que les témoins étaient intimidés.

La commission fédérale d’enquête a été nommée par la Maison Blanche il y a huit mois alors que celle-ci se trouvait sous une pression intense de la part du Congrès, qui désirait que les allégations selon lesquelles la CIA, le FBI et le Pentagone auraient pu faire plus pour prévenir les attaques d’Al Qaeda en 2001 soient examinées. [...]

L’investigation a été retardée par le retrait de son directeur initial, Henry Kissinger, pour des raisons de conflits d’intérêt, et dû à des difficultés de financement. Le comité biparti affirme maintenant que son travail a été bloqué par la bureaucratie.

Tim Roemer, ancien représentant au Congrès et membre de la commission, a déclaré hier ‘Nous ne recevons pas le type de coopération que nous devrions. Nous avons besoin qu’un flot constant d’informations nous parvienne… Plutôt, nous recevons [l’information] au compte-gouttes.’

Dans une déclaration, le comité a affirmé que le manque de coopération de la part du Pentagone était ‘particulièrement sérieux’.

Le directeur de l’enquête, Thomas Kean, a critiqué le Département de la Justice pour son insistance à ce que les responsables des renseignements qui témoignent soient accompagnés par des ‘surveillants’ de leur agence.

Je crois que la commission est unanime qu’il s’agit d’intimidation que d’avoir quelqu’un assis derrière vous en permanence, pour qui vous travaillez ou qui travaille pour la même agence que vous’, a-t-il dit. [...]

Mais Steven Push, qui a perdu sa femme le 11 septembre et qui représente les familles de victimes, a déclaré ‘Je crois qu’il y a de l’obstruction en cours [dans les procédures].’

Il a ajouté ‘Ça commence à ressembler à une forme de cover-up.’ » W234

Et puisque les familles des victimes sont possiblement les plus susceptibles d’être choquées par le manque de coopération de la part des paliers gouvernementaux avec la commission d’enquête, portons ensuite notre attention sur cet article de l’AP (Associated Press), daté du 13 novembre 2003.

« Des parents de personnes ayant péri dans les attaques du 11 septembre affirment que la commission fédérale a accepté trop de conditions pour parvenir à une entente avec la Maison Blanche sur l’accès à des documents contenant des renseignements secrets.

Le ˝Family Steering Committee˝, un groupe formé de membres de familles des victimes qui supervise le travail de la commission indépendante, a critiqué l’entente annoncée tard mercredi. Sous cette entente, seulement certains des dix commissaires seront autorisés à examiner les documents classés confidentiels, et leurs notes seront sujettes à l’inspection de la Maison Blanche.

˝Les dix commissaires devraient avoir libre accès, complet et sans entraves à toute la documentation˝, déclarait le groupe jeudi en appelant à ce que soit rendue publique ˝en entier et par écrit l’entente finale et officielle˝.

Ni les commissaires ni la Maison Blanche n’ont révélé les termes de l’entente, quoique des sources familières avec la commission d’enquête en aient décrit quelques modalités. [...]

Le président de la commission, l’ancien gouverneur du New Jersey Thomas Kean, a défendu l’entente.

˝La chose la plus importante pour moi est qu’il n’y aura aucun document qui ne sera pas vu par un membre de la commission, et ces documents seront utilisés pour guider notre rapport˝, a dit Kean.

Deux commissaires, un ancien représentant de l’Indiana, Tim Roemer, et l’ancien sénateur de la Georgie, Max Cleland, ont critiqué l’entente après son annonce, déclarant qu’elle posait des restrictions injustifiées au travail de la commission. [...]» M2

Comment un comité d’investigation peut-il établir un portrait authentique et uniforme des attentats avec cet arrangement selon lequel seulement certains membres ont accès à certains documents? N’est-ce pas là l’équivalent, lors d’un procès pour meurtre, de présenter certaines preuves à certains membres du jury, et certaines autres preuves à différents jurés? Pour quelle raison le gouvernement d’un pays victime d’une attaque terroriste aussi horrible voudrait-il entraver ainsi le travail de ses propres enquêteurs? L’administration américaine ne devrait-elle pas, au contraire, être la première à vouloir faire toute la lumière sur ce dossier dans le but d’exposer les coupables au grand jour?

Observons maintenant cet article du Washington Post paru le 31 janvier 2004, moins de trois mois plus tard.

« La Maison Blanche, déjà aux prises avec un débat public concernant l’échéance de la commission d’enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre, refuse de fournir à ce comité des notes sur les documents d’un exposé présidentiel prises par certains de ses propres membres, ont déclaré des responsables cette semaine.

L’impasse a incité la commission de dix membres à envisager l’émission de subpoenas pour obtenir ces notes et accentue les relations amères entre l’administration Bush et le panel biparti, selon des sources familières avec le sujet. L’inaccessibilité des documents signifierait que l’information qu’ils contiennent ne pourrait pas être incluse dans le rapport final sur les attaques, ont affirmé plusieurs responsables.

˝Nous avons des discussions sur ce sujet pratiquement à chaque heure, ou au moins à chaque jour˝, a dit le vice-président de la commission, Lee H. Hamilton, un ancien démocrate de l’Indiana, membre du Congrès. ˝Nous défendons tous nos droits pour obtenir l’accès dont nous avons besoin. … Il s’agit d’un élément prioritaire que nous devons résoudre, et nous travaillons pour le résoudre.˝

Ce désaccord est le plus récent obstacle qu’a rencontré la Commission nationale sur les attentats terroristes contre les États-Unis, pressée par le temps pour compléter son travail avant l’échéance du 27 mai après des mois de lutte pour accéder à des documents du gouvernement. La commission a demandé que l’échéance soit repoussée d’au moins deux mois, mais la Maison Blanche ainsi que des leaders républicains au Congrès s’opposent à l’idée. [...]

Le dernier conflit découle d’une entente convenue en novembre permettant à une équipe de quatre membres de la commission d’examiner des documents hautement confidentiels connus sous le nom d’exposés présidentiels quotidiens (PDB), incluant un mémo controversé d’août 2001 qui discutait de la possibilité de détournements d’avions de ligne par des terroristes d’Al Qaeda. L’entente permettait à l’équipe – formée de trois membres de la commission et du directeur exécutif Philip D. Zelikow – de prendre des notes à partir de ces documents qui pourraient être ensuite fournies au reste de la commission, mais seulement après que la Maison Blanche ait donné son autorisation.

L’équipe a complété son travail depuis plusieurs semaines mais a été incapable de parvenir à un accord avec la Maison Blanche sur la façon de partager ses résumés avec les sept membres de la commission qui ne sont pas au courant du contenu des documents, ont dit des responsables.

L’impasse a incité les membres de la commission à discuter de l’émission de subpoenas pour obtenir les résumés ou les fichiers complets des exposés présidentiels quotidiens, ont affirmé plusieurs sources.

Un membre démocrate de la commission, Timothy J. Roemer, ancien député du Congrès de l’Indiana, a dit que ˝le procédé labyrinthique et tortueux établi par la Maison Blanche est bloqué. Si ce n’est pas résolu au cours des prochains jours, je crois que nous devrons poursuivre d’autres options.˝ [...]

Après des mois de délais l’automne dernier, la commission a émis des subpoenas pour obtenir des documents du Pentagone, de l’Administration Fédérale de l’Aviation et de la ville de New York pour éventuellement parvenir à des ententes dans les trois cas. Le comité avait également menacé la Maison Blanche d’un subpoena à propos des PDB, mais avait accepté un compromis parce que les responsables avaient dit ne pas vouloir s’embourber dans une bataille judiciaire.

La Maison Blanche avait indiqué à ce moment qu’elle considérait déclarer les documents PDB comme étant protégés par le privilège exécutif et qu’ils ne seraient pas matière à révision par des parties externes. » M11

Ainsi, après s’être opposée pendant plus d’un an à la création d’une commission d’enquête, l’administration Bush refusait ensuite d’ouvrir ses livres à celle-ci et de faire preuve de transparence.

Poursuivons avec un extrait d’article publié par l’agence de presse Reuters le 26 octobre 2003, traitant précisément de ces obstacles rencontrés à l’automne par la commission.

« Le dirigeant de la commission fédérale enquêtant sur les attaques du 11 septembre 2001 affirme que la Maison Blanche refuse de leur fournir des documents contenant des renseignements hautement confidentiels et qu’il est prêt à émettre un subpoena s’ils ne peuvent pas les obtenir d’ici les prochaines semaines, selon un rapport.

Thomas Kean, président de la commission nationale bipartie sur les attaques terroristes contre les États-Unis, a dit qu’il pensait aussi que la commission serait bientôt forcée d’émettre des subpoenas pour d’autres agences du secteur exécutif, a rapporté le New York Times dans son édition de dimanche. [...]

Plus tôt ce mois-ci, la commission a voté pour envoyer un subpoena à l’Administration Fédérale d’Aviation après avoir conclu que l’agence retenait des documents reliés aux attaques.

˝Tout document ayant rapport avec cette investigation ne peut être hors de notre portée˝, a dit Kean, l’ancien gouverneur républicain du New Jersey. [...]» M10

Signalons au passage que le directeur exécutif de la commission d’enquête, Philip Zelikow, entretenait au moment même de l’investigation officielle des liens directs avec la Maison Blanche. Cette nouvelle, qui ne fut révélée publiquement qu’en février 2008, compromet à son tour l’intégrité déjà douteuse du processus d’investigation. Rappelons que Zelikow, à titre de directeur exécutif, figurait parmi les quatre seules personnes ayant accès aux documents confidentiels lors de l’enquête.

Voici d’ailleurs un extrait d’article publié par CNN le 3 février 2008.

« Le directeur exécutif de la commission sur le 11 septembre avait des liens plus étroits avec la Maison Blanche que ce qui a été divulgué précédemment et a tenté d’influencer le rapport final d’une manière telle que le personnel [de la commission] percevait fréquemment comme limitant la responsabilité de l’administration Bush, révèle un nouveau livre.

Philip Zelikow, un ami de la conseillère à la sécurité nationale de l’époque, Condoleezza Rice, a discuté avec elle à plusieurs reprises durant l’investigation de vingt mois, qui a [entre autres] examiné son rôle de près dans l’évaluation de la menace d’Al Qaeda.

Il a également échangé de fréquents appels avec la Maison Blanche, dont au moins quatre provenant de Karl Rove, le conseiller politique en chef de Bush à l’époque.

À une occasion, le directeur exécutif de la commission a tenté de pousser la formulation d’un rapport préliminaire suggérant un lien plus important entre le chef d’Al Qaeda, Oussama Ben Laden, et l’Irak, ce qui concordait avec les prétentions de la Maison Blanche, mais pas avec le point de vue du personnel de la commission, selon ‘La Commission : L’histoire non-censurée de l’enquête sur le 11 septembre’ de Philip Shenon.

Shenon, journaliste au New York Times, affirme que Zelikow a tenté d’intimider le personnel [de la commission] pour éviter des découvertes dommageables pour le président Bush – qui cherchait à ce moment à se faire ré-élire – et pour Rice. [...]

Contacté par l’AP [Associated Press], Zelikow a présenté une déclaration de 131 pages incluant l’information qu’il affirme avoir fournie pour le livre. Dans celle-ci, Zelikow reconnaît avoir discuté avec Rove et Rice pendant le travail de la commission malgré son engagement général à ne pas le faire. Mais il affirme que les conversations n’ont jamais traité de politique.

La Maison Blanche n’avait pas de commentaires dans l’immédiat, dimanche. [...]

Le livre semble soulever de nouvelles questions concernant l’indépendance de la commission bipartie, qui fut créée en 2002 pour enquêter sur les faux-pas du gouvernement qui ont mené aux attaques du 11 septembre. [...]» W190

Ainsi, le directeur exécutif de la commission d’enquête reconnaît avoir eu plusieurs conversations avec la Maison Blanche pendant l’investigation. Mais bien entendu, jamais le sujet du 11 septembre ou de l’enquête elle-même n’aurait été abordé…

À ce propos, examinons de quelle manière John Lehman, commissaire sur la commission, tentait d’atténuer les apparences de conflit d’intérêt entre Philip Zelikow et la Maison Blanche. L’extrait suivant est tiré d’une entrevue téléphonique avec Lehman, diffusée le 3 février 2008 dans le cadre de l’émission NewsLive de MSNBC.

« [...] ‘Nous avions intentionnellement assemblé un personnel basé sur des gens qui avaient, en un sens, des conflits d’intérêts. Plusieurs d’entre eux avaient travaillé pour l’administration Clinton à des postes assez élevés; d’autres ont servi sous l’administration Bush. Nous avions besoin de ces personnes pour nous frayer un chemin à travers le marasme et l’importante quantité d’informations. Alors tout le personnel présentait jusqu’à un certain point un conflit d’intérêts, mais nous étions confiants que Philip [Zelikow] – et nous sommes au courant du moindre détail contenu dans le livre de Shenon – nous étions confiants qu’il était un académicien très indépendant et qu’il pouvait maintenir son indépendance. [...]’ » W191

En termes plus simples, inutile de s’en faire avec les apparences de conflits d’intérêts entre Philip Zelikow et la Maison Blanche puisque chacun des membres de la commission d’enquête possédait également ses propres conflits d’intérêts. Très rassurant.

Et, question de se rassurer un peu plus, ajoutons que plus du quart des informations contenues dans le rapport de la commission sur le 11 septembre fut obtenu par le biais d’interrogations controversées par la CIA de présumés membres d’Al Qaeda. Il est important de savoir que lors de ces séances, la CIA utilisa des ‘techniques interrogatoires rehaussées’, expression signifiant que les individus interrogés furent assujettis à des abus mental et physique, qu’ils furent exposés à des chaleurs et à des froids extrêmes, qu’ils furent privés de sommeil et/ou qu’ils furent soumis à des simulations de noyade jusqu’à ce que les interrogateurs les aient considérés coopératifs.

En d’autres mots, ils furent torturés. Pourtant, tel que le suggère la logique, un prisonnier maltraité risque fort d’avouer n’importe quoi pour mettre un terme à un supplice prolongé.

Observons cet extrait d’article paru sur NBC News le 30 janvier 2008.

« La commission sur le 11 septembre soupçonnait que l’information critique qu’elle a utilisée dans son rapport historique était le fruit de rudes interrogatoires de membres d’Al Qaeda – des interrogatoires que plusieurs critiques caractérisent comme étant de la torture. Pourtant, le personnel de la commission n’a jamais questionné l’agence sur ses techniques d’interrogation et a même ordonné une deuxième ronde d’interrogations pour poser de nouvelles questions plus spécifiques aux mêmes détenus, a appris NBC News. [...]

L’analyse démontre qu’une importante portion de ce qui fut rapporté [dans le rapport de la commission] à propos de la planification et de l’exécution des attaques terroristes contre New York et Washington provenait des interrogations de membres importants d’Al Qaeda. Chacun d’entre eux avait été sujet aux ‘techniques interrogatoires rehaussées’. Certains ont même été soumis au ‘waterboarding’, la plus controversée des techniques lors de laquelle la noyade est simulée.

L’analyse de NBC News révèle que plus du quart de toutes les notes en bas de page dans le rapport sur le 11 septembre réfèrent à des interrogations par la CIA de membres d’Al Qaeda qui furent assujettis aux techniques interrogatoires maintenant controversées. En fait, l’information dérivée de ces séances d’interrogation se retrouve au coeur des chapitres les plus cruciaux du rapport, ceux qui portent sur la planification et l’exécution des attaques. [...]

Au moins quatre des membres [d’Al Qaeda] dont les interrogatoires figurent dans le rapport de la commission ont déclaré qu’ils avaient fourni à leurs interrogateurs des informations capitales afin de mettre un terme à leur ‘torture’. [...]

Selon des responsables haut placés des services de renseignements américains, toujours actifs ou retraités, les agents [d’Al Qaeda] cités par la commission furent soumis aux méthodes les plus rudes de la CIA, les ‘techniques d’interrogation rehaussées’. Ces techniques incluent l’abus physique et mental, l’exposition à des chaleurs et à des froids extrêmes, la privation de sommeil ainsi que la simulation de noyade. [...]

Un ancien responsable haut placé des services de renseignements américains affirme que la commission n’a jamais exprimé d’inquiétudes à propos des techniques [d’interrogation] et a même exigé la nouvelle série [d’interrogations].

Souvenons-nous’, a dit le responsable aux renseignements, ‘La commission avait accès aux rapports de renseignements qui provenaient des interrogations. Cela ne les satisfaisait pas. Ils ont exigé un accès personnel direct aux détenus et l’administration [Bush] leur a tout simplement refusé.’ [...]

Le personnel de la commission interviewé par NBC News ne contredit pas l’affirmation du responsable selon laquelle ils n’ont posé aucune question sur les techniques d’interrogation. [...]

La première requête de la commission pour avoir accès aux détenus est venue tôt en 2004, environ au même moment que le scandale d’Abu Ghraib faisait surface. Dans ce scandale, les interrogateurs militaires de la prison la plus célèbre de Bagdad étaient accusés de torturer des prisonniers de basse sécurité. [...]

[Michael Ratner, président du Centre des Droits constitutionnels] soutient que ‘si [la commission] soupçonnait qu’il pouvait y avoir de la torture, ils auraient dû réaliser que selon la loi, les informations obtenues sous la torture ne sont pas fiables, en partie à cause de la possibilité d’une fausse confession… au strict minimum, ils auraient dû ajouter une mise en garde à toutes ces références.’ [...]

Quatorze des détenus les plus importants ont eu leur audience préliminaire ce printemps devant le Tribunal de Révision du Statut des Combattants au Pentagone. [...]

Quatre d’entre eux ont affirmé avoir fourni des informations simplement pour faire cesser la torture. Quoique les détails ont été édités dans toutes les dépositions des détenus, le tribunal a permis dans un cas l’inclusion d’une lettre écrite par le père d’un des détenus, qui décrit ce qu’il affirme être la torture de son fils par les américains.

Dans cette lettre incluse dans le registre, Ali Khan prétend que son fils, Majid, a subi une torture prolongée avant ainsi qu’après les séances d’interrogation.

Les américains le torturaient à coups de huit heures à la fois, l’attachant solidement à une petite chaise dans des positions désagréables jusqu’à ce que ses mains, ses pieds et son esprit s’engourdissent.’ [...]

Quand il n’était pas interrogé, les américains plaçaient Majid dans une petite cellule sans aucune lumière, trop étroite pour qu’il puisse s’étendre ou s’asseoir avec les jambes étirées. Il devait se tapir. L’endroit grouillait aussi de moustiques. Cette torture n’a pris fin que lorsque Majid a accepté de signer une déclaration qu’il ne fut même pas autorisé à lire. Mais [la torture] a ensuite repris lorsque Majid fut incapable d’identifier certaines rues et certains quartiers de Karachi [Pakistan] qui lui étaient inconnus.’ [...]

Ironiquement, deux anciens membres de la commission ont noté que le rapport final de la commission recommande essentiellement que les États-Unis encouragent de mettre fin à la torture. [...]» W196

Ainsi donc, selon la loi, les informations obtenues sous la torture ne sont pas fiables, mais plus du quart du rapport officiel est pourtant constitué de celles-ci, et ce au cœur même des chapitres les plus importants. Voilà qui permet à nouveau d’évaluer la crédibilité de la commission d’enquête sur le 11 septembre. Non seulement ce rapport fut-il élaboré en se basant sur des informations obtenues suite à la torture de prisonniers, mais nous apprenons également que même si les membres de cette commission soupçonnaient que les techniques d’interrogations des détenus ne suivaient pas les règles conventionnelles, jamais ils ne posèrent de questions à ce sujet.

La question reste donc à savoir si la simulation de noyade, l’exposition à des températures extrêmes et autres sévices représentent effectivement de la torture. Pour répondre à cette question, qui de mieux placée que la Haute Commissaire des Droits Humains aux Nations Unies? L’extrait suivant est tiré de l’agence de presse Reuters, 8 février 2008.

« La technique d’interrogation controversée connue sous le nom de ‘waterboarding’ et utilisée par les États-Unis représente de la torture, a déclaré vendredi la directrice des Droits Humains aux Nations Unies.‘Je n’aurais aucun problème à dire que cette pratique tombe sous l’interdiction de la torture’, a affirmé Louise Arbour, Haute Commissaire des Droits Humains aux Nations Unies, lors d’une conférence de presse à Mexico City. [...]» W199

La version officielle des attentats du 11 septembre ne pouvait-elle donc pas être corroborée autrement qu’en torturant les détenus?
 


Références : http://analysemedia911.blogspot.com/2008/11/rfrences.html

M2 – Victims’ families rip 9/11 secrecy deal (Associated Press – 13 novembre 2003)
M5 – 9/11 Panel says too many documents are being stamped secret (Seattle Post-Intelligencer/Scripps Howard News Service –
15 mai 2004)
M10 – Bush administration witholding evidence from Sept.11 investigation (Reuters – 26 octobre 2003)
M11 – White House seizes notes from 9/11 commission (Washington Post – 31 janvier 2004)
W71 – AP : 1M archived pages removed post-9/11 (USA Today – 15 mars 2007)
W190 – Book: Head of 9/11 panel had friends in White House (CNN – 3 février 2008)
W191 – John Lehman reacts to Philip Shenon’s new book (MSNBC NewsLive – 3 février 2008)
W196 – 9/11 Commission controversy (NBC News – 30 janvier 2008)
W199 – Waterboarding should be prosecuted as torture: U.N. (Reuters – 8 février 2008) 

Dans Newsweek : la Commission du 11-Septembre et la torture

Au Congrès [américain], les démocrates réclament la création d’une commission pour enquêter sur la légalité des méthodes de lutte antiterroriste de l’administration Bush — et tout spécialement sur l’usage de techniques brutales d’interrogatoire.

Le centre de détention Camp VI à Guantanamo (Reuters)  

Le comité américain bi-partisan qui a enquêté sur les attaques terroristes a été largement salué. Son rapport final serait-il fondé sur des informations sujettes à caution ?

À la chambre, la majorité démocrate aujourd’hui au pouvoir réclame la création d’une commission bipartisane façon "11-septembre" pour enquêter sur la légalité des méthodes de lutte antiterroriste de l’administration Bush — et tout spécialement sur l’usage de techniques brutales d’interrogatoire.
De notoriété publique, le président Obama n’est pas très enclin à accepter. Mais les arguments en faveur d’une commission "pour la vérité" ont été renforcés par la récente révélation de la destruction par la CIA de 92 enregistrements vidéo des interrogatoires et de la mise au secret de suspects membres d’Al Qaeda. Une dizaine d’entre eux révèle l’utilisation de méthodes d’interrogatoires "améliorées", qui selon les organisations de droits de l’homme s’apparentent à de la torture.
La chambre a décidé que la référence évidente pour une telle enquête serait la commission du 11-septembre, un comité bipartisan et indépendant, dont les conclusions sur les attentats furent louées pour leur rigueur.

Ayant couvert les travaux de la commission du début à la fin, puis écrit une histoire de l’enquête, je me demande si le congrès saisit l’ironie qu’il y aurait à mettre en place une "commission du 11 septembre" bis pour traiter de cette question. D’anciens enquêteurs de la commission ont admis devant moi l’an dernier que le comité fut, sur la question de la torture, particulièrement myope.
Tout au long des années 2003 et 2004, la commission semble avoir ignoré de sérieux indices suggérant que la reconstitution du complot et l’historique d’Al Qaeda reposaient en très large part sur des renseignements obtenus par la torture, ou des techniques qui en sont proches.

Le comité n’a pas émis de protestation publique au sujet des méthodes d’interrogatoire de la CIA, en dépit d’informations parues dans la presse de l’époque et attestant de la brutalité de ces méthodes. Mieux, afin d’obtenir des réponses à ses questions, la commission a requis en 2004 de la CIA une nouvelle tournée d’interrogatoires.
Tout ceci jette un voile sur la crédibilité du rapport final de la commission. Dans les cercles du renseignement, on n’accorde que peu de crédit aux témoignages recueillis sous la torture. Les études démontrent que les gens diront n’importe quoi si on les menace d’une douleur physique intense.

Et pourtant, il est très possible que les suspects membres d’Al Qaeda, seules sources d’information pour de longs passages du rapport de la commission, aient été soumis à des techniques d’interrogatoire "améliorées", ou menacés de leur emploi, du fait même de la commission pour le 11-septembre.
Bien que la CIA affirme qu’elle a mis fin à l’utilisation du "waterboarding" (ou simulacre de noyade) dès le début de 2003, l’agence a continué de faire usage de méthodes "améliorées", utilisant la douleur, la privation de sommeil et l’isolation sur de longues périodes — qui ont toutes été qualifiées de torture. La CIA maintient que les méthodes utilisées étaient légales et approuvées par la Maison Blanche.

J’aurais bien voulu savoir tout cela avant la parution de mon livre, en janvier 2008. Quelques jours à peine avant sa publication, la CIA admettait en public pour la première fois son utilisation du "waterboarding" sur des détenus d’Al Qaeda. Une révélation incroyable. Avant 2001, les Etats-Unis condamnaient le "waterboarding" comme une forme de torture, et l’avaient poursuivi en tant que crime de guerre.
La CIA maintient que trois hommes seulement ont été soumis au "waterboarding": Khaled Cheikh Mohammed, l’architecte des attaques du 11 septembre ; Abou Zoubaidah, chef des opérations d’Al Qaeda, et Abd al-Rahim al-Nashiri, initiateur de l’attentat contre le USS Cole.
Le rapport, dans deux chapitres importants, cite à plusieurs reprises des informations tirées des interrogatoires de deux des trois hommes, KCM et Abou Zoubaidah, concernant la préparation et l’exécution des attentats, et l’histoire d’Al Qaeda.
Dans le rapport, les renvois en bas de page signalent les informations obtenues de détenus interrogés par la CIA. Une analyse menée par NBC News montre que plus d’un quart des renvois en bas de page — 441 sur quelque 1 700 — concernent des détenus qui ont été soumis au programme d’interrogatoires "améliorés" de la CIA, dont le trio ayant subi le "waterboarding".

Les membres de la commission déclarent avoir pressé à plusieurs reprises la Maison Blanche de Bush et la CIA de leur accorder un accès direct aux prisonniers, essuyant les refus de l’administration. La commission a donc transmis ses questions à la CIA, dont les interrogateurs se sont chargés de les poser, de la part du comité.
Jamais le rapport de la commission ne suggère que des techniques d’interrogatoires brutales aient pu être utilisées pour obtenir des informations, déclarant que le comité n’avait eu "aucun contrôle" sur la façon dont la CIA avait mené à bien sa tâche. Les auteurs déclarent également avoir cherché à corroborer les informations obtenues avec "des documents et des déclarations d’autres sources".
Mais comment la commission aurait-elle pu corroborer des informations connues d’une poignée d’individus, membres d’une organisation terroriste aux ramifications obscures, dont la plupart sont morts ou en fuite ?

L’ancien sénateur Bob Kerrey du Nebraska, un démocrate ayant siégé dans la commission, m’avait soufflé l’an dernier avoir longtemps craint que l’enquête ne repose en trop grande partie sur des déclarations faites sous la contrainte de prisonniers d’Al Qaeda. Considérant que le scénario des attentats tel qu’il fut établi par la commission était fiable, il y avait selon lui "des raisons de penser qu’on s’est trompé sur certains détails" concernant le complot du 11 septembre et Al Qaeda.
Kerrey m’avait dit qu’il faudrait peut-être une "commission permanente sur le 11 septembre" pour élucider les dernières zones d’ombres concernant les attentats. Ceux qui réclament aujourd’hui d’autres commissions du même genre devraient méditer ses paroles.
 

Par Philip Shenon, article paru sur le site du NouvelObs

Cet article a été publié dans l’hebdomadaire Newsweek daté du 23 mars. Traduction française de David Korn
 

Conflit d’intérêt majeur à la Commission d’enquête sur le 11 Septembre

Voici un article paru en 2004, mais qui nous semble toujours aussi pertinent, à l’heure où le Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre est la cible de pratiquement tous les grands médias hexagonaux, y compris sur l’Internet.
Il serait sans doute judicieux que les journalistes français s’intéressent au cas du président de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre, M. Thomas Kean, et de ses accointances avec les milieux d’affaires du pétrole. Rappelons que le rapport de cette Commission du Sénat américain qui officialisa la "version gouvernementale" des événements du 11/9, qualifie la question du financement des attentats de point "secondaire".

Thomas Kean

Par Michel Chossudovsky, le 23 juillet 2004

Peu de gens savent que le partenaire d’Unocal dans le consortium CentGas touchant le pipeline transafghan, la pétrolière saoudienne Delta Oil, appartient aux clans ben Mahfouz et Al-Amoudi qui seraient liés à Oussama ben Laden d’al-Qaïda.

D’après le témoignage rendu en 1998 au Sénat par l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, la jeune soeur du puissant homme d’affaires Khalid ben Mahfouz est mariée à Oussama ben Laden.

Ben Mahfouz est soupçonné d’avoir canalisé des millions de dollars vers le réseau al-Qaïda. Par «pure coïncidence», voici que l’ancien gouverneur du New Jersey, Thomas Kean, l’homme que le président Bush a choisi pour diriger la Commission d’enquête sur le 11 Septembre, a lui aussi des liens d’affaires avec ben Mahfouz et Al-Amoudi.

Thomas Kean est directeur (et actionnaire) d’Amerada Hess Corporation qui participe à la coentreprise Delta-Hess avec Delta Oil d’Arabie saoudite, laquelle appartient aux clans ben Mahfouz et Al-Amoudi. Delta-Hess a été créée en 1998 pour la mise en valeur et la prospection de champs pétrolifères dans la région de la mer Caspienne. En Azerbaïdjan, Delta-Hess a une participation de 2,72 % dans la société Azeri-Chirag-Gunashli et une autre de 20 % dans la société Garabaghki-Hursangi. Elle détient aussi des actions dans le pipeline Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC).

Selon Energy Compass du 15 novembre 2002, « une aura de mystère entoure Delta-Hess, enregistrée aux îles Caïmans. Hess n’est pas pressée de révéler les conditions de l’alliance car elles revêtent, affirme-t-elle, un caractère confidentiel. Un porte-parole de la société estime que rien ne l’oblige à rendre ces conditions publiques. »

Par pur hasard, l’ancien gouverneur du New Jersey fait en outre partie du Conseil des relations étrangères avec un autre membre en vue du conseil d’administration d’Amerada Hess, l’ancien secrétaire au Trésor Nicholas Brady. Autrement dit, la saoudienne Delta Oil, l’un des pôles de l’alliance Delta-Hess, est contrôlée en partie par Khalid ben Mafhouz, beau-frère de ben Laden.

Et non seulement l’ex-gouverneur Thomas Kean siège au conseil d’administration d’une compagnie qui fait affaire avec Khalid ben Mahfouz, mais il dirige la Commission d’enquête sur le 11 Septembre qui est chargée d’enquêter sur le beau-frère de Khalid, Oussama ben Laden.

Henry Kissinger était en conflit d’intérêts et il a démissionné ! Le vice-président de la Commission, l’ancien sénateur George Mitchell du Maine, a démissionné lui aussi pour la même raison.

On pourrait penser que le fait d’avoir des liens commerciaux avec le beau-frère et présumé bailleur de fonds de l’«Ennemi numéro un» constitue un véritable «conflit d’intérêts», surtout pour qui a le mandat, dans le cadre des travaux de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre, d’enquêter sur l’«Ennemi numéro un».

Et les médias inféodés à la grande entreprise d’applaudir. Sans mentionner ses liens d’affaires saoudiens, ils font l’éloge de Thomas Kean, « un homme d’une probité exceptionnelle et d’une grande force intellectuelle ». Pour le Baltimore Sun, « rien ne prouve qu’il soit en conflit d’intérêts » (26 décembre 2002). De quelles autres preuves aurait-on encore besoin !

Signalons de plus que Thomas Kean est coprésident du Projet de sécurité intérieure (Homeland Security Project) sous les auspices de la Fondation Century. À ce titre, Kean a joué un rôle essentiel dans la mise au point des recommandations de la fondation, lesquelles ont inspiré la loi américaine créant le Bureau de la sécurité intérieure.

La connexion saoudienne

Thomas Kean, décrit comme un «républicain modéré», n’est pas le seul à entretenir des liens d’affaires avec des Saoudiens. Nombre de documents montrent que d’autres personnalités du Parti républicain, y compris la famille Bush, ont transigé avec des membres de la famille ben Laden. (Voir le dossier du Centre de recherche sur la mondialisation au sujet des tractations financières de George W. Bush.)

Il semble en outre que les responsables de Delta (membre du consortium d’Unocal touchant le pipeline transafghan) aient joué un rôle crucial lors des négociations avec les Talibans. Par ailleurs, Enron, la géante énergétique de fâcheuse mémoire et dont l’ex-PDG, Ken Lay, était un proche de la famille Bush, avait conclu un marché intéressant en vue d’entreprendre une étude de faisabilité pour le compte du consortium Unocal-Delta. Enron Corporation s’était également vu confier, de concert avec Delta, le soin de négocier avec le gouvernement taliban le projet de pipeline.

Un dossier solidement monté par Wayne Madsen montre que George W. Bush a aussi transigé avec le beau-frère d’Oussama, Khalid ben Mafhouz, lorsqu’il était dans le commerce du pétrole au Texas. George W. Bush et Khalid ben Mahfouz ont tous deux été impliqués dans le scandale de la Bank of Commerce and Credit International (BCCI) :

« Des observateurs établissent d’autres liens entre Bush et Mahfouz dans le cadre d’investissements dans le groupe Carlyle, une société de placement américaine gérée par un conseil d’administration dont l’ex-président George Bush a déjà fait partie. Bush fils [George W.] a détenu des actions dans une filiale du groupe Carlyle, la compagnie Caterair, entre 1990 et 1994. Et Carlyle figure parmi les principaux bailleurs de fonds de la campagne électorale de Bush. Au conseil d’administration de Carlyle se trouve Sami Baarma, directeur de l’institution financière pakistanaise Prime Commercial Bank dont le siège social est à Lahore et qui appartient à Mahfouz.» (Voir Maggie Mulvihill, Jonathan Wells et Jack Meyers : «Slick deals; the White House connection; Saudi ‘agents’ close Bush Friends », Boston Herald, 11 décembre 2001.)

Dans la foulée du 11 Septembre

Khalid ben Mahfouz a été prudemment exclu («pure coïncidence» encore) de l’enquête menée par le Trésor américain dans la foulée du 11 Septembre et qui a débouché sur le gel des avoirs financiers de quelque 150 entreprises, organismes de charité et individus d’Arabie saoudite soupçonnés de financer le terrorisme. D’après Scotland on Sunday, l’enquête a révélé qu’un organisme «de charité» saoudien, Blessed Relief, aurait servi de paravent pour financer Oussama ben Laden :

« Des hommes d’affaires saoudiens auraient transféré des millions de dollars à ben Laden par l’entremise de cet organisme. L’un des magnats saoudiens ainsi soupçonné est justement Khalid ben Mahfouz, propriétaire de la National Commercial Bank avec laquelle la famille royale saoudienne fait affaire. Les autorités américaines et britanniques ont également enquêté sur Mohammed Hussein Al-Amoudi, autre milliardaire saoudien qui aurait pu avoir des liens financiers avec ben Laden. Al-Amoudi, qui contrôle un vaste réseau de compagnies engagées dans la construction, les mines, les banques et le pétrole, a nié à son tour toute relation avec ben Laden. Ses avocats de Washington ont déclaré qu’il était définitivement opposé au terrorisme et qu’il n’était au courant d’aucuns transferts d’argent à ben Laden par des entreprises saoudiennes. »

Toujours selon cette source d’information, « Al-Amoudi et ben Mahfouz ont tous deux été épargnés par le département du Trésor américain. Il n’existe aucune preuve contre eux ni, encore, contre le gouvernement lui-même. Mais l’attention braquée sur l’Arabie saoudite depuis le 11 Septembre a suscité des questions fondamentales concernant ses dirigeants. » (Scotland on Sunday, 11 août 2002)

La poursuite des familles des victimes du 11 Septembre

Une dépêche nous apprend que Thomas Kean – au contraire d’Henry Kissinger – a été choisi pour diriger la Commission d’enquête sur le 11 Septembre en raison de « ses bons rapports avec les familles des victimes du 11 Septembre, élément important pour la Maison-Blanche qui faisait l’objet de critiques de plus en plus vives de la part de ces familles ». (Scripps Howard News Service, 17 décembre 2002)

Mais l’ironie du sort veut que la poursuite d’un billion de dollars entamée en août dernier par les familles des victimes des attentats du 11 Septembre cite deux partenaires commerciaux de Thomas Kean dans la coentreprise Delta-Hess parmi les accusés, soit Khalid ben Mahfouz (beau-frère d’Oussama ben Laden) et Mohammed Hussein Al-Amoudi. Les deux sont étiquetés dans la poursuite en tant que présumés «financiers» d’al-Qaïda. Que va donc en faire Thomas Kean dans le contexte de la Commission d’enquête ?

Le mystère entourant le bombardement des ambassades en 1998

Le témoignage de l’ex-directeur de la CIA, James Woolsey, confirme que la société pharmaceutique soudanaise qui a été bombardée en 1998 sur ordre du président Clinton appartenait à Salah Idris, associé commercial et protégé de Khalid ben Mahfouz. Il s’agissait de représailles pour le bombardement de deux ambassades des États-Unis en Afrique, attribué à al-Qaïda.

Le conglomérat Mahfouz, propriétaire de la plus grande banque d’Arabie saoudite, la National Commercial Bank, s’apprêtait à injecter de l’argent dans le projet du pipeline transafghan. (Pour plus de détails, voir le chapitre VI de Guerre et mondialisation par Michel Chossudovsky.) Delta-Hess était aussi en 1998 sur le point de se lancer dans la prospection et la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières du bassin de la mer Caspienne.

On se demande bien pourquoi l’administration Clinton aurait ordonné de bombarder une usine qui était dirigée par un partenaire commercial d’Unocal et d’Amerada-Hess !

[Traduction l'aut' journal]
 


 
Notes ReOpenNews : Sur le travail de Commission d’Enquête sur le 11 Septembre, lisez les ouvrages de David Ray Griffin parus aux édition Demi-Lune :

 

Des sénateurs veulent ouvrir une enquête sur les dérives judiciaires de l’administration Bush dans sa «guerre contre le terrorisme»

Alors que George W. Bush s’apprête à prononcer une série de dix discours au Canada, en Europe et en Asie le mois prochain, l’ancien président pourrait bien voir la quiétude de sa récente retraite menacée. La commission des Affaires judiciaires du Sénat, composée de démocrates et de républicains, examine ce 4 mars les moyens d’ouvrir une enquête sur les dérives judiciaires constatées pendant les deux mandats du 43e président américain, dans le cadre de sa «guerre contre le terrorisme». «Nous ne devons pas avoir peur de découvrir ce que nous avons fait», a estimé son président, le démocrate Patrick Leahy. Le 9 février dernier, il avait déjà annoncé son intention de mettre en place une telle commission indépendante sur le modèle des «commissions vérité et réconciliation», mises en place en Afrique du Sud après l’apartheid. «Rien n’a fait plus de dégâts à la stature et à l’autorité morale de l’Amérique que la révélation que, ces huit dernières années, nous avons abandonné notre engagement historique pour les droits de l’homme, en outrepassant la loi», a-t-il argué.

Le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy.
Le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy.

Même si la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ne soutient pas ce projet, le sénateur démocrate n’est pas seul dans ce combat : d’une part, environ deux-tiers des Américains y sont favorables ; d’autre part, des associations de défense des droits de l’homme et des parlementaires multiplient les appels à l’ouverture d’une telle enquête. Tous ont en ligne de mire, les écoutes téléphoniques illégales, le recours à la torture dans des interrogatoires antiterroristes ou encore le limogeage politique de neuf procureurs en 2006.

«Lire la page avant de la tourner»

Mais ce n’est pas tout : Patrick Leahy entend également s’attaquer au programme de transfert de détenus pour des interrogatoires menés par la CIA, aux mauvais traitements à la prison d’Abou Ghraïb en Irak, et à la destruction de documents ou à la rédaction de notes internes justifiant ces dérives, et notamment le recours à la torture depuis le 11-Septembre. Même si Barack Obama n’a jamais caché sa désapprobation vis-à-vis des méthodes pratiquées par son prédécesseur, sa position semble toutefois plus tempérée, le président redoutant de s’attirer les foudres du camp républicain. Interrogé il y a trois semaines sur l’éventualité d’une commission d’enquête, il avait déclaré : «ma position générale est de dire : (…) tournons la page». «Mais je pense aussi que personne n’est au dessus des lois», avait-il ajouté. «Nous devons lire la page avant de la tourner», a répondu mercredi Patrick Leahy, précisant être en contact avec la Maison-Blanche sur ce point. Pour lui, l’enquête de la commission devra dépasser «la question de savoir si des crimes ont été commis» et se pencher sur «les erreurs» qui ont été commises «de manière à ne pas les reproduire».

Julie Connan (lefigaro.fr) avec AFP
 


Note ReOpen911 :

Pour mémoire, le sénateur démocrate Leahy est celui qui, avec son homologue Tom Daschle, avait reçu une lettre à l’anthrax peu après le 11 Septembre. Tous les deux étaient les plus véhéments opposants au USA PATRIOT Act…
Vous trouverez plus de détails sur l’anthrax dans le livre Guerre biologique et terrorisme de Francis A. Boyle, dont l’auteur avait compris 7 ans avant le FBI que cet anthrax ne pouvait provenir que du laboratoire militaire de l’USAMRIID Fort Detrick.

 

Il est possible de soutenir Patrick Leahy dans sa procédure d’enquête sur les malversations de l’administration Bush,en signant la pétition en ligne sur son site BushTruthCommission.com (voir traduction ci-dessous)

Soutenez la commission vérité et réconciliation

Plus de 62 000 signatures pour l’instant … continuez à nous soutenir!

J’ai proposé l’idée d’une commission vérité et réconciliation pour enquêter sur les abus commis sous l’administration Bush-Cheney – de manière à ne pas les reproduire. Ces abus peuvent inclure l’utilisation de la torture, la mise en place d’écoutes téléphoniques illégales, la pratique d’extraditions extraordinaires, et l’outrepassement des lois par l’Exécutif. S’il vous plait signez cette pétition en ligne incitant le Congrès à se pencher sur l’établissement d’une commission vérité et réconciliation pour enquêter sur les abus de l’Administration Bush-Cheney.

Merci,


Patrick Leahy Sénateur des Etats-Unis

Mon intervention du 8 février à l’université de Georgetown :

 

Texte de la pétition :

Je sous-signé me joins au Sénateur Patrick Leahy’s pour réclamer l’établissement d’une commission vérité et réconciliation, afin d’enquêter sur les abus constitutionnels de l’administration Bush-Cheney de manière à ne pas les reproduire. Ces abus peuvent inclure l’utilisation de la torture, la mise en place d’écoutes téléphoniques illégales, la pratique d’extraditions extraordinaires, et l’outrepassement des lois par l’Exécutif.

Une commission vérité et réconciliation devrait s’attacher à trouver des réponses nous permettant de développer une compréhension commune des échecs survenus dans le passé récent. Plutôt qu’une vengeance, nous avons besoin d’une enquête impartiale sur ce qui s’est réellement passé. La meilleure manière d’aller de l’avant est d’obtenir la vérité et découvrir ce qui s’est passé — de manière à s’assurer que cela ne se reproduise pas.

Signé : [Votre nom]

Une coalition internationale d’hommes politiques veut la vérité sur le 11 Septembre.

Après la mobilisation purement new-yorkaise née l’été dernier et connue sous le nom de New York City 9/11 Ballot Initiative, dont le but est de se donner les moyens référendaires de demander une nouvelle enquête sur le 11-Septembre, voilà que des hommes politiques de plusieurs pays différents montent au créneau et rassemblent leurs efforts avec cet objectif nouveau : alerter des hommes politiques de tous horizons pour qu’ils les rejoignent en signant la pétition demandant une véritable enquête indépendante sur les événements du 11/9. Verrons-nous y apparaître des noms français ?


par Pino Cabras pour Megachip le 15 février 2009

Peu de parlementaires dans le monde ont critiqué de façon ferme la version officielle sur les événements du 11 Septembre. Pourtant, ces quelques personnalités politiques, venant de partis et de nations différentes, ont trouvé le moyen de se coordonner pour renforcer leur action et rouvrir l’enquête sur les méga-attentats du 11/9, pierre angulaire de ce nouveau siècle et de ses guerres.

Les assemblées électives – dans leur approche des campagnes de violence des années 2000 – n’ont pas mis en place des enquêtes comparables à celles que l’Italie a connues voici quelques décennies. On comprenait alors la complexité des phénomènes et on cherchait par conséquent à fouiller dans les complicités de l’État conditionnées par la « Stratégie de la tension » (A ce sujet, lire l’ouvrage de Daniele Ganser : Les armées secrètes de l’OTAN, NdT).

Les commissions parlementaires italiennes, même si elles ne constituaient pas un tribunal capable d’apporter une vérité juridique et de « rendre la justice », étaient malgré tout en mesure de barrer la route aux velléités du pouvoir de faire porter la faute à quelque bouc émissaire. Des mouvements importants, de nombreux journaux et hommes politiques de premier plan créaient ainsi une conscience collective extrêmement forte. La recherche de la vérité sur le terrorisme se faisait sur un terrain éthique et politique de première importance, et était ressentie comme telle par une large portion de l’opinion publique, des médias et des forces politiques.

Ces dernières années, au contraire, c’est la ligne « Rumsfeld » qui l’a emporté. Les députés se sont réfugiés derrière les mots d’ordre imposés par la version officielle sur le 11/9, qui n’est autre que celle de l’Administration Bush-Cheney et de ses officines de propagande.
Et pourtant, dans bien des assemblées et articles de presse, des voix importantes se sont élevées obstinément pour défendre avec force la nécessité d’une nouvelle enquête. Le réseau à travers lequel ces voix se coordonnent désormais s’appelle « Political Leaders for 9/11 Truth », autrement dit « Les leaders politiques pour la vérité sur le 11-Septembre. »
Le premier noyau de parlementaires ou ex-parlementaires de cette coalition comprend, parmi ses fondateurs, les personnalités suivantes :

Berit Ås, ex-parlementaire, Norvège Andreas von Bülow, ex-ministre de la Défense, Allemagne Giulietto Chiesa, euro-député, Italie
Yukihisa Fujita, membre de la Chambre des Conseillers du Parlement national, Japon Dan Hamburg, ex-membre du Congrès, État de Californie, USA Tadashi Inuzuka, membre de la Chambre des Conseillers du Parlement national, Japon
Karen S. Johnson, ex-sénatrice, État de l’Arizona, USA Paul Lannoye, ex-euro-député, Belgique Cynthia McKinney, ex-membre du Congrès, État de Géorgie, USA
Michael Meacher, ex-ministre de l’Environnement, Grande-Bretagne Jesse Ventura, ex-gouverneur de l’État du Minnsota, USA

L’ouverture d’un site Web qui présentera les objectifs de ce groupe est imminente. En attendant, vous pouvez lire ci-dessous, sa « carte d’identité » et la pétition qu’il a lancée pour une nouvelle enquête.

Political Leaders for 9/11 Truth
E-mail : pl911truth@frontiernet.net

Des chercheurs et des professionnels de différentes catégories – parmi lesquelles des architectes, des chimistes, des ingénieurs, des pompiers, des agents du Renseignement, des avocats, des militaires de carrière, des philosophes, des physiciens et des pilotes d’avion – ont fait part ouvertement des différences criantes entre la version officielle des attentats du 11/9 et leur compréhension des faits en tant que chercheurs indépendants.
Ils ont établi au-delà de tout doute raisonnable, que la version officielle sur le 11/9 est un mensonge, et que par conséquent, les « enquêtes » officielles ont été de réelles opérations de camouflage.
Pourtant, à ce jour, aucune réponse n’est venue des leaders politiques de Washington, ni d’ailleurs d’aucune capitale dans le monde. Notre organisation « Political Leaders for 9/11 Truth » (les leaders politiques pour la vérité sur le 11-Septembre) a été créée dans le but d’exiger une telle réponse.

Nous sommes convaincus que la vérité sur le 11/9 doit être révélée maintenant – pas dans 50 ans, dans une note de bas de page d’un livre d’histoire – de manière à pouvoir changer les politiques fondées sur l’interprétation des attaques du 11/9 de la part de l’Administration Bush-Cheney.
Nous appelons donc à une nouvelle enquête indépendante sur le 11/9, qui prenne en compte les éléments de preuve documentés par des chercheurs indépendants, jusqu’ici ignorés par les gouvernements et les mass-médias.
Par « enquête indépendante », nous entendons en particulier, indépendante des administrations américaines au pouvoir avant et pendant les attentats du 11/9, et qui pourraient avoir quelque chose à cacher.

Comme démontré par Philip Shenon du New York Times dans son livre « The Commission », la Commission sur le 11/9 avait pour directeur exécutif Philip Zelikow, lequel était un proche de l’Administration Bush. Le National Institute of Standards and Technology (NIST), qui a rendu son rapport officiel sur la destruction du World Trade Center, est en fait une agence du Ministère du Commerce américain, ce qui signifie que la rédaction de ce rapport a été faite par une agence de l’Administration Bush-Cheney.

Si vous exercez actuellement – ou avez exercé – des fonctions politiques aux États-Unis ou dans tout autre pays, nous vous invitons à signer la pétition mentionnée ci-dessous (notez bien que le fait de participer à Political Leaders for 9/11 Truth signifie simplement, signer cette pétition, rien d’autre ne vous sera demandé, même si par la suite, des actions pour diffuser la vérité sur le 11/9 seront naturellement encouragées)

Vous pouvez indiquer votre disponibilité à signer la pétition en envoyant un email à l’adresse pl911truth@frontiernet.net ou bien par lettre postale à Political Leaders for 9/11 Truth, P.O. Box 2289, Show Low, AZ 85902 U.S.A.
Nous vous demandons d’indiquer précisément votre nom, vos fonctions politiques, ou toute autre information que vous voudriez voir mentionnée).

PÉTITION

CONSIDÉRANT que l’interprétation officielle des attentats du 11-Septembre de la part de l’Administration Bush-Cheney a eu des conséquences radicales, en grande partie négatives, pour les États-Unis et dans le monde entier ;

CONSIDÉRANT que les enquêtes officielles sur ces attaques effectuées jusqu’à maintenant ont été dirigées par des personnes étroitement liées à l’Administration Bush-Cheney, ou de surcroit employées par elle ;

CONSIDÉRANT que les conclusions des dites enquêtes diffèrent radicalement de celles auxquelles sont parvenus des chercheurs indépendants, ayant des expériences professionnelles diverses ;

CONSIDÉRANT que les organisations de chercheurs comme «Firefighters for 9/11 Truth, Lawyers for 9/11 Truth, Pilots for 9/11 Truth, Scholars for 9/11 Truth and Justice, and Veterans for 9/11 Truth » ont demandé une nouvelle enquête, véritablement indépendante ;

CONSIDÉRANT que nous pensons que suffisamment de temps ait été laissé aux leaders politiques pour qu’ils prêtent attention à ces appels ;

POUR TOUTES CES RAISONS, les soussignés membres de « Political Leaders for 9/11 Truth », demandent que le gouvernement des États-Unis d’Amérique autorise une nouvelle enquête, véritablement indépendante, pour déterminer ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001.

Traduction de Christophe.T pour ReOpenNews

 


Notes de ReOpenNews : Lire aussi les témoignages de "Plus de 750 personnalités internationales remettent en cause le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 septembre", (traduction française par Vigli.org)

Beverly Eckert est décédée dans l’accident d’avion de Buffalo

Beverly Eckert, veuve d’une victime du 11 Septembre, a péri dans le crash de l’avion à Buffalo jeudi soir. Après avoir mystérieusement disparu des écrans radar, le Vol 3407 de Continental Airlines s’est écrasé, apparemment en flammes, sur une maison dans l’État de New York, faisant 50 morts – les 49 personnes à bord plus une victime au sol – dans l’un des accidents les plus meurtriers de l’histoire récente de l’aviation aux États-Unis. Beverly Eckert se rendait à Buffalo pour commémorer ce qui aurait dû être le 58e anniversaire de son mari Sean Rooney, décédé dans l’attentat contre le World Trade Center.

En 2003, Beverly Eckert avait refusé l’indemnité de 1,8 millions de dollars que lui proposait le gouvernement en échange de l’abandon de toute poursuite ("Mon silence ne peut pas être acheté"). Elle était devenue membre du "9/11 Family Steering Committee", un mouvement de familles de victimes du 11 Septembre (dont faisaient partie les "Jersey Girls"), qui avait réclamé et obtenu la création en 2004 de la Commission d’enquête sur le 11/9, malgré la résistance de l’administration Bush (1).

Beverly avait suivi de près le travail de la Commission sur le 11/9 en tant qu’observatrice et, plus tard, avait fortement critiqué son rapport final (2) :

Les familles des victimes du 11 Septembre sont furieuses de ce qu’elles appellent les manquements de la Commission sur le 9/11 à enquêter sur un désastre qui a coûté la vie à 2700 personnes. "Aujourd’hui c’était de la blague," a dit Beverly Eckert, veuve, en parlant de la deuxième journée d’audience où on a vu un paquet bien emballé présenté par les officiels de la ville sur les attentats du World Trade Center.
(Article dans le New York Post "Kin Fury Boils Ovrer" le 20 avril 2004)

Depuis, sans être pour autant membre du Mouvement pour la Vérité sur le 11/9, elle n’avait cessé de faire ses propres recherches sur les attentats et de réclamer justice pour les familles de victimes. C’est au titre de représentante de ces familles qu’elle avait été reçue par Obama la semaine dernière. "Elle était devenue une infatigable porte-parole de ces familles dont les vies ont changé à tout jamais un jour de septembre", a déclaré le président lors d’un discours à la Maison-Blanche. "Je prie pour que sa famille trouve paix et réconfort dans les jours difficiles qui s’annoncent"

Merci à Beverly Eckret pour son courage et son engagement.

 


(1) Le combat du groupe de familles de victimes pour l’ouverture d’une enquête indépendante sur le 11/9 est retracé dans le DVD "911 Press for Truth" disponible en VOSTF.

(2) La liste des questions du 911 family Steering Committee avec l’évaluation des réponses données par la commission est consultable ici :
http://911pressfortruth.com/Family_Steering_Cmte_review_of_Report.pdf

L’ancien président américain Jimmy Carter soutient la demande d’une nouvelle enquête sur le 11 septembre.

L’ancien président américain Jimmy Carter est devenu la plus récente, et sûrement la plus importante personnalité américaine, à se déclarer en faveur d’une nouvelle enquête sur les attentats du 11 Septembre.

Le mouvement "We Are Change Ohio" (un mouvement en faveur de la paix et de la justice sociale) était présent lors d’une séance de signatures d’un livre par l’ancien président, dans la ville de Chicago. Malgré les efforts du personnel des services de sécurité pour empêcher les enregistrements audio, un militant a quand même réussi à enregistrer les paroles de l’ancien président.

Quelqu’un a demandé Jimmy Carter "Je me demandais si vous souhaitez soutenir les familles des victimes qui veulent une nouvelle enquête sur les évenements du 11 septembre."

Ce à quoi, l’ancien président a répondu : « Oui, je n’ai rien à voir avec cela mais certainement je… Ce serait une bonne idée ".

Regardez la vidéo ci-dessous :

En Octobre 2004, Carter avait déclaré au journal londonien The Guardian que le président Bush avait tiré parti des attaques du 11 Septembre et que la presse n’avait pas réagi à cela et n’avait pas cherché à approfondir.

"La raison fondamentale, c’est que notre pays a connu, le 11 Septembre, une attaque soudaine et terriblement choquante … et George Bush s’est montré très habile à exploiter cette attaque et il est devenu, dans la conscience de nombreux Américains, à la fois un héros et le commandant en chef de la lutte contre une menace globale contre les Etats-Unis " confie Carter.

« Il a joué cette carte à maintes reprises, et dans une certaine mesure il a réussi. Mais je pense que cette heure de gloire est maintenant finie " a-t-il ajouté.

Carter avait mis en évidence à l’époque le caractère antipatriotique des actions menée par Bush.

Il a également reproché fermement aux médias leur lâcheté de ne pas poser de véritables questions au sujet de la «guerre contre le terrorisme».

" La presse a été intimidée, parce qu’ils ne voulaient pas paraître antipatriotiques. Il y a eu un gros manque d’investigation journalistique. En fait, il est très difficile de trouver quelque média aux États-Unis qui ait fait preuve d’objectivité et de justesse, et surtout de critique lorsque cela se montrait nécessaire » a déclaré Carter.

Le soutien récemment exprimé de Jimmy Carter en faveur d’une nouvelle enquête sur le 11 Septembre a déjà été repris par d’innombrables personnalités, politiques ou non, au cours de ces dernières années.

L’ancien gouverneur du Minnesota Jesse Ventura, l’ancien président italien Francesco Cossiga, le député britannique Michael Meacher, Yukihisa Fujita, membre du principal parti d’opposition japonais, l’ancien sous-secrétaire à la Défense allemand Andreas von Buelow, Willie Nelson, icône de la musique, et même la candidate à la vice-présidence US Sarah Palin ont tous exprimé leur soutien à une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre 2001.

Paul Joseph Watson pour Prison Planet.com, January 30, 2009.

 


Note de ReOpenNews : Nous sommes loin de partager l’enthousiasme de WAC Ohio et de Prison Planet pour cette déclaration de Jimmy Carter. La réponse de l’ancien président est en effet ambiguë. Le militant de WAC lui a demandé s’il soutenait les familles des victimes dans leur demande de rouvrir une enquête sur le 11/9 sans lui faire part de la nécessité de faire la lumière sur ce qui s’est vraiment passé ce jour-là. Carter, sans doute occupé à dédicacer un livre, a choisi une réponse de circonstances ne prouvant en aucun cas qu’il partage les questionnements du Mouvement pour la Vérité sur le 11/9.

Obama déclare vouloir mettre fin au règne du « secret» 

Cet article publié dans l’hebdomadaire américain NewsWeek le 24 janvier et repris par Le NouvelObs, revient sur la volonté de Barack Obama de déclassifier de nombreuses archives confidentielles. Sera-t-elle réellement suivie d’effets ?

Nous avons vu en novembre 2008, lors du sondage des "meilleures idées" organisé par Change.org – site Web de soutien à Barack Obama – que l’idée de rouvrir l’enquête sur le 11 Septembre avait été censurée car ne représentant pas un "projet pour l’avenir". Le point de vue de ReOpen911 sur l’article qui suit pourrait se résumer à ceci : "Assez de secrets, assez de promesses, allez jusqu’au bout de ce que vous dites, et rendez publics les documents sur le 11-Septembre toujours séquestrés par le FBI, rouvrez l’enquête sur le 11/9."

Barack Obama

Par Jonathan Alter pour Newsweek, traduction de David Korn

Si Obama veut voir sa politique adoptée, il faut imposer des pénalités aux officiels qui refusent de rendre leurs documents publics.

"Il règne depuis trop longtemps dans cette ville une manie du secret". Ces mots du Président Obama furent les plus importants du premier jour de son mandat. Obama signa ensuite des ordres exécutifs destinés à rééquilibrer la balance en faveur d’une plus grande transparence gouvernementale. La charge de la preuve pèsera désormais, du moins en théorie, sur celui qui veut rendre l’information confidentielle, et non sur celui qui désire la rendre publique. Commencer par un geste de cette importance est remarquable de la part d’Obama. Il remet en question par cet acte non seulement l’attitude d’un George W. Bush et d’un Dick Cheney, mais surtout un réflexe bureaucratique solidement ancré. Lorsqu’on connaît la valeur accordée par Obama à la discipline et au contrôle, qui sait s’il ne renouera pas avec ces bonnes vieilles habitudes ? On le saura un jour.

Thomas Jefferson affirmait que "l’information est la monnaie de la démocratie", et pour des générations, l’Amérique – en temps de paix – a observé ce principe. Considérant, à l’instar du Secrétaire d’État (l’équivalent US des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, NdT) Henry Stimson, qu’un "gentleman ne lit pas le courrier d’un autre gentleman", le pays ne s’était pas encore doté avant la seconde guerre mondiale d’un service de renseignement. Puis vinrent les législations Atomic Energy Act de 1946 et National Security Act de 1947, qui affirmaient en substance que certaines informations, toujours plus nombreuses, étaient "confidentielles par nature". En conséquence, aucune procédure formelle n’était prévue pour déterminer si telle ou telle information devait être classée ou non – il suffisait d’un bureaucrate tout-puissant, armé d’un gros tampon.

La Guerre Froide a engendré un climat de crainte pour la sécurité nationale, que l’on considère aujourd’hui comme normal. De temps en temps, les valeurs de transparence refont surface, avant d’être écrasées par la peur. Signée par le président Johnson en 1966, la loi Freedom of Information Act et les efforts de déclassification entrepris par les présidents Johnson et Carter ont été sévèrement entravés par Bush après le 11-Septembre. Et pour protéger les anciens présidents, (y compris, comme par hasard, son père et lui-même), Bush accorda aux ex-présidents le pouvoir de garder secrètes leurs archives après la fin de leur mandat. Cette mise à bas du concept même d’honnêteté historique a également été inversée par le décret Obama.

Le paraphe qu’Obama a apposé sur son décret ne va pas transformer la bureaucratie comme par magie. Chacune des agences de l’exécutif est affectée de cette maladie du secret. Le département des archives de la sécurité nationale de l’université George Washington, qui est allé en justice pour obtenir l’accès à 5 millions de courriers électroniques de l’administration Bush, décerne chaque année le "Rosemary Award", ainsi nommé en référence à la secrétaire du Président Nixon, Rose Mary Woods, fameuse pour avoir effacé 18 minutes et demie d’un enregistrement d’une importance cruciale concernant l’affaire du Watergate. Le prix est attribué à l’agence qui met le plus de mauvaise volonté à répondre à une requête dite "FOIA" (Freedom Of Information Act). L’an dernier, c’était le Département du Trésor qui l’emportait, grâce à son étonnante faculté à redoubler d’efforts pour entraver la diffusion d’informations. Espérons qu’il embrasse le changement, sans quoi on ne saura jamais exactement comment les 700 milliards de dollars du plan gouvernemental de sauvetage des banques ont été dépensés en quelques mois.
Les gens raisonnables sont d’accord pour dire que les détails vitaux concernant la sécurité nationale (telles que les sources et les méthodes permettant de recueillir des renseignements) doivent être tenus secrets. Mais selon la commission sur le 11 Septembre, 75 % des informations concernant Oussama Ben Laden et qui furent classées secrètes n’auraient pas dû l’être, et selon certaines estimations, 90 % de ce qui est classé secret pourrait être demain publié sur Internet sans affecter la sécurité nationale.

Elle en bénéficierait, au contraire. Feu le sénateur Patrick Moynihan affirmait que le secret n’est pas simplement antidémocratique, mais tout bonnement stupide. Il entrave le processus qui conduit aux bonnes décisions, car on ne peut débattre à grande échelle de ce qui est dissimulé. Ce qui par définition réduit l’éventail des choix. Moynihan écrivait que le secret, plus que l’information vantée par Jefferson, était devenue la monnaie du gouvernement, tant les différentes agences en amassent autant que possible. Ceci créé une rareté qui fait du secret un "actif organisationnel", qui s’échange sur un marché fermé réservé aux officiels, avec les mêmes conséquences néfastes que dans n’importe quel marché fermé.

Il y a aussi des facteurs culturels. Gérer des informations confidentielles permet au fonctionnaire de se sentir important, comme si le sacrifice consenti en acceptant un travail moins bien payé était partiellement compensé par le “frisson” (en français dans le texte, NdT) qu’on éprouve en manipulant des secrets. Des fonctionnaires qui craignent d’autre part, s’ils s’aventuraient du côté de la transparence et de la déclassification, d’être sévèrement réprimandés par le chef. Si la nouvelle politique d’Obama arrive à s’imposer, ces mêmes fonctionnaires devront craindre des pénalités pour n’avoir pas déclassifiés et immédiatement rendus publics leurs documents.
Bien des agences gouvernementales utilisent encore des ordinateurs datant des années quatre-vingt, et les archives présidentielles auraient bien besoin aussi d’une mise à jour du matériel informatique. Thomas Blanton, qui travaille aux Archives de la Sécurité nationale, confiait que le staff de George H.W.Bush avait produit quelques centaines de milliers de courriers électroniques. Celui de Bill Clinton environ 32 millions, et l’équipe de George W. Bush plus de 100 millions. Noyés sous les données, les historiens devront faire usage de savantes recherches par mot-clé s’ils veulent retrouver quoi que ce soit d’intéressant.

Internet offre de nouvelles opportunités de faire de la transparence une énorme machine à économiser de l’argent. Lorsqu’il était sénateur, Obama avait fait approuver une législation surnommée "Google pour le gouvernement", qui requiert la publication sur Internet d’une brève description de tout contrat fédéral. Il doit à présent aller plus loin et imposer la publication sous forme de fichiers PDF de tous les contrats passés avec le secteur privé. Il faut ignorer les glapissements des entreprises qui se nourrissent au biberon du gouvernement fédéral : lorsque leurs concurrents prendront connaissance de ces contrats, ils s’empresseront de convaincre le gouvernement qu’ils peuvent faire mieux et pour moins cher.

À la maison Blanche, Obama et les journalistes débattent déjà ce que qui est légitimement confidentiel. Le fait que le deuxième serment présidentiel n’ait pas été retransmis ne constitue pas un coup fatal porté à la république. Mais la transparence exige que l’on se débarrasse d’inexplicables traditions washingtoniennes, telles que d’utiliser l’expression "sources haut placées dans le gouvernement" pour parler des officiels parlant "hors micro", alors que tout le monde connaît leur identité (lors de sa première conférence de presse, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibb a par inadvertance cité le nom de l’un d’entre eux, le juriste de la Maison Blanche Greg Craig). Le président a le droit aux entretiens privés, mais au nom de la transparence, il ne devrait pas trop se formaliser des inévitables fuites. Et il n’y a pas à s’irriter, comme la semaine dernière, quand les journalistes sautent sur chaque opportunité de poser une question délicate.
Les récits de secrets et d’espionnage sont depuis longtemps un domaine apprécié de la geste Washingtonienne. La transparence, c’était bon pour les gogos. Mais voilà qu’un nouveau président ultrabranché déclare qu’il est temps de "rendre le gouvernement aussi honnête et transparent qu’il se doit". Il aurait pu ajouter ces quelques mots de Pat Moynihan : "le secret, c’est bon pour les losers".


Notes : Lire aussi les articles sur le fameux "sondage" organisé par Change.org en novembre 2008

Analyse Media 911

Analyse Media 911 est un site sur le 11 Septembre rédigé par un journaliste canadien. Il se veut "d’abord et avant tout une référence fiable et aisément accessible pour quiconque désire s’informer sur les nombreux points méconnus, anomalies et faits entourant les attaques terroristes du 11 septembre 2001". Résultat d’une "recherche personnelle, basée sur deux années complètes d’analyse de sources médiatiques crédibles et vérifiables", cet "ouvrage" constitue une très  bonne synthèse des informations disponibles sur le sujet. Nous reproduisons ci-dessous un chapitre du site appelé "note personnelle de l’auteur" qui est un vibrant appel à la recherche de la Vérité


Je me permettrai d’abord de partager avec vous une expérience personnelle dont la pertinence à cet ouvrage m’apparaît manifeste. À l’été 2002, suite à des études collégiales en journalisme puis en arts et lettres, j’ai saisi l’occasion enrichissante de remplacer un journaliste dans un quotidien local québécois pendant la période des vacances estivales. Étant assigné aux sujets les plus variés, j’eus l’opportunité privilégiée d’observer de première main le fonctionnement interne d’une salle de nouvelles.

Je me rappelle plus particulièrement l’anecdote que voici. Un jour, un collègue m’approcha, un communiqué de presse portant la mention ‘Pour parution immédiate’ à la main. Il désirait que j’écrive un bref article sur ce sujet. Ma réaction fut spontanée : je désirais confirmer les informations contenues dans le communiqué pour m’assurer de la validité de celles-ci. Du tac au tac, mon collègue rétorqua ‘Inutile de confirmer quoi que ce soit, ce communiqué provient du gouvernement. Tout ce que tu dois faire, c’est de reformuler légèrement ce qui s’y trouve.’ Étonné, j’avais alors obtempéré en songeant, ‘Tiens, c’est plus simple que je ne le croyais.’

Quoique la signification de cette expérience m’échappât sur le moment, j’en saisis finalement toute la portée en cours d’écriture de cette synthèse : les communiqués gouvernementaux jouissent d’une certaine forme de sauf-conduit leur évitant d’être soumis à une vérification préalable à leur publication. Résultat, les lecteurs de journaux – ainsi que les téléspectateurs et les auditeurs de radio, par extension – reçoivent à leur insu des informations qui ne sont pas toujours dûment vérifiées par les médias. Selon l’étendue de cette pratique, un puissant outil de désinformation peut potentiellement s’en dégager.

Parallèlement, la couverture médiatique des attentats du 11 septembre m’apparait tout aussi inédaquate de par le mutisme entretenu jusqu’ici envers le questionnement rationnel et justifié que devraient susciter les innombrables irrégularités entourant ces événements déterminants. En effet, d’un point de vue sociétaire, j’estime fondamental que la population puisse compter sur ses médias pour l’informer de telles anomalies. Mais apparemment, nous attendrons encore longtemps si nous continuons de miser uniquement sur ceux-ci. Voilà d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai désiré partager ces informations le plus objectivement possible.

Étant néanmoins conscient que mon opinion aura transpiré à maintes reprises de par la seule nature de cet ouvrage, je me permettrai ici de me prononcer sans aucun détour : je suis d’avis que la version officielle sur les attentats du 11 septembre est fausse.

Ceci dit, j’ai tenté tant bien que mal de n’imposer au lecteur aucune théorie alternative sur ces terribles événements. Je me suis plutôt efforcé d’exposer les faits et de les superposer à la version officielle. Libre à chacun par la suite de juger de la crédibilité et de la vraisemblance de celle-ci. D’une manière générale, je considère qu’une telle approche favorise le questionnement chez les individus. Et c’est précisément le but recherché par cet essai : faire réfléchir les gens.

Il existe après tout amplement de points d’échanges constructifs pour nous permettre de s’interroger sur la version officielle. Il suffit de penser aux plans d’attaque sur l’Irak et l’Afghanistan, ébauchés bien avant les attentats de septembre 2001. Il me vient également en tête le Building 7, cet édifice de 47 étages abritant différentes agences secrètes qui s’écroula sur lui-même sans avoir été frappé par un avion; ceci fut ensuite suivi d’un black-out médiatique presque total.

Considérons aussi le délai de 441 jours écoulé avant l’ouverture d’une enquête publique ‘indépendante’, mise sur pied par la Maison Blanche et constituée exclusivement de politiciens américains présentant presque tous des conflits d’intérêts, après que le président Bush se soit obstinément opposé à la création de celle-ci. Tenons également compte des nombreuses déclarations ridicules de cette même commission d’enquête, qui affirma entre autres qu’il était peu important de connaître l’origine de l’argent utilisé pour financer les attentats. Réalisons que plus du quart du rapport final de la commission est basé sur des interrogations de détenus ayant été torturés.

Souvenons-nous de plus que les tours du World Trade Center se sont écroulées sur elles-mêmes pratiquement à la vitesse d’une chute libre, sans que les étages inférieurs pourtant intacts n’aient offert de résistance notable. Prenons conscience que les incendies ne peuvent expliquer la présence d’acier fondu dans les décombres, plusieurs semaines après les événements. Gardons en tête l’existence d’importants pics d’activité sismique enregistrés au tout début de l’effondrement des tours, ceux-ci étant équivalents à plus de 20 fois l’amplitude des vagues sismiques provoquées par la chute subséquente des débris.

Tenons compte des dizaines de témoignages d’individus très crédibles, pourtant ignorés par la commission d’enquête, qui rapportèrent des explosions et des flashs au World Trade Center. Songeons ensuite au fait qu’une importante quantité d’or fut retrouvée dans un tunnel de livraison, près d’un camion et hors de ses voûtes, sans qu’aucun cadavre ne soit découvert à proximité. Et n’oublions pas que sur les huit boîtes noires normalement indestructibles, seulement trois furent retrouvées et utilisées, alors que divers passeports et cartes d’identité de présumés terroristes survécurent aux mêmes conditions.

Considérons aussi l’absence de congédiements et les nombreuses promotions qui suivirent les échecs de prévention des agences de renseignements, ainsi que la dérogation inhabituelle aux protocoles de défense aérienne malgré la pluie d’avertissements précédant les attaques. Souvenons-nous de tous ces exercices militaires suspects tenus au matin du 11 septembre, dont l’un simulait comme par hasard l’écrasement d’un avion contre un édifice gouvernemental tout près de Washington. Retenons de surcroît qu’aucun avion-chasseur n’était assigné ce matin-là à la base aérienne Andrews, chargée de protéger la capitale des États-Unis.

Gardons en mémoire que les dommages au Pentagone semblaient loin de correspondre à ceux qu’auraient dû laisser un Boeing, et qu’aucune image présentant clairement ce qui a réellement percuté l’édifice n’a encore été rendue publique. De plus, remarquons que le rapport de la commission d’enquête omettait de mentionner le témoignage du ministre américain des Transports, qui affirmait que le personnel au PEOC avait tenu un décompte de la distance entre le vol 77 et Washington jusqu’à ce que celui-ci s’écrase sur le Pentagone, le rapport officiel déclarant plutôt qu’aucun avertissement ne fut reçu à propos de ce vol. Réalisons également la complexité des manoeuvres exécutées par le soi-disant terroriste aux commandes du vol 77 deux semaines après que celui-ci ait été jugé inapte à piloter un Cessna.

Puis, songeons au fait que les investigations sur Oussama Ben Laden – et sur sa famille – furent bloquées par les administrations Bush et Clinton avant les attentats, alors même qu’il s’agissait de l’un des hommes les plus recherchés de la planète. Souvenons-nous que dans les jours suivant les attaques, plusieurs membres de sa parenté furent prestement évacués du pays par les services secrets américains, sans être d’abord interrogés et malgré l’interdiction de vol fédérale. N’oublions pas qu’Oussama Ben Laden travaillait au profit de la CIA lors de l’invasion soviétique de l’Afghanistan dans les années 80, et que sa famille a entretenu des liens étroits avec la famille Bush pendant des années. Rappelons-nous ensuite le manque de réaction du président américain lorsqu’il fut informé que les États-Unis étaient sous attaque.

Demandons-nous pourquoi plusieurs des présumés terroristes étaient toujours vivants après le 11 septembre, le FBI continuant malgré tout de les désigner en tant que coupables. Gardons en mémoire que plusieurs d’entre eux avaient été identifiés par les services de renseignements américains plus d’un an avant les attentats, et que deux de ceux-ci ont même habité avec un agent du FBI.
Retenons par ailleurs que des débris du vol 93 ont été retrouvés jusqu’à huit milles à la ronde alors qu’aucune trace de l’avion lui-même n’a subsisté sur le site d’écrasement. Souvenons-nous que des témoins ont entendu un missile à Shanksville ce matin-là, et que d’autres ont rapporté avoir aperçu des flammes dans le ciel.

Soulignons de plus l’absence de dénouement, plus de six ans plus tard, dans les investigations sur les mouvements d’actions boursières inhabituels et sur les millions de dollars brusquement acheminés à travers les ordinateurs du World Trade Center au moment précis des attaques. N’oublions pas toutes ces preuves détruites, notamment les dossiers d’Able Danger sur les terroristes, les énormes piles de documents à l’ambassade d’Arabie Saoudite, la cassette de déclarations des contrôleurs aériens, ainsi que l’acier du World Trade Center qui fut recyclé avec empressement sans être analysé.

Constatons maintenant l’illogisme de la relation entre les États-Unis et le Pakistan suite aux attentats malgré l’implication de l’ISI dans le financement des attaques. Gardons en mémoire qu’un certain général pakistanais, chef des services des renseignements, a effectué un transfert de 100 000$ vers Mohammed Atta, tête dirigeante des terroristes, et déjeunait ensuite avec les dirigeants des comités de renseignements américains à Washington pendant que les avions percutaient les tours. Sans oublier que le frère d’Oussama Ben Laden se trouvait, de son côté, en compagnie de George H.W. Bush au même moment.

Mais en fait, la première raison de questionner la version officielle réside probablement dans l’ensemble de son inconsistance. Voilà ce qui m’empêche personnellement de lui accorder la moindre crédibilité. La narration d’une telle histoire, saturée d’autant de coïncidences et enchevêtrée de contradictions majeures, frise à mon avis le ridicule et révèle l’improbabilité des événements tels que décrits par le gouvernement.

Et le plus triste, ultimement, est cette utilisation abusive par nos dirigeants de la menace terroriste pour éroder peu à peu nos libertés civiles. Je m’aperçois que les peuples, naïfs ou mal informés, consentent aveuglément à l’abandon de leurs droits et libertés. Je constate que tout au cours de l’histoire, des individus en position de pouvoir ont cherché à dominer le monde. Pourquoi serait-ce différent de nos jours?

Ce qui me rassure toutefois, c’est qu’à chaque occasion par le passé, les peuples réussirent à puiser suffisamment de courage et d’énergie pour combattre et vaincre la tyrannie de leur époque. Aujourd’hui, ce même combat semble nous revenir. D’ailleurs, je ne m’étonne guère qu’après tant d’années de complaisance et de luxe relatifs en Occident, antithèses certaines de la misère et de la pauvreté du reste du monde, nous nous retrouvions aux prises avec une telle situation. La richesse et le confort pourraient-ils nous avoir collectivement engourdis à ce point ?

Dans cet ordre d’idées, je m’interroge désormais à savoir quelle sera votre propre réaction, vous qui venez d’être exposés à toutes ces informations. Ceux qui estiment comme moi que la version officielle du 11 septembre est fausse pourront certes se dire qu’il s’agit d’une situation au-delà de leur contrôle, en tant que simple individu de la masse, et qu’ils ne peuvent rien y changer. Ceci ne reviendrait-il toutefois pas à une soumission silencieuse?

Exprimer son désaccord envers la version officielle peut pourtant se manifester sous diverses formes, sans nécessairement monter aux armes ou le crier sur les toits, réactions que je désapprouverais d’ailleurs. Mais un simple commentaire bien placé lors d’une discussion appropriée, par exemple, recommandant poliment à un autre de s’informer à ce propos constitue déjà un pas vers l’anéantissement du mythe populaire. Et c’est sur chacun de ces pas, si petits soient-ils, que nous devons nous rabattre pour parvenir à ébranler les fondations vulnérables et erronées de la guerre contre la terreur.

Car cette guerre regrettable recèle un effet dévastateur sur la psyché collective globale, nous encourageant entre autres de manière insidieuse à se méfier des étrangers d’allégeance islamique tout particulièrement, ainsi qu’à entretenir une crainte qu’en tout temps, une menace latente plane sur notre planète. ‘Et si les terroristes se dotaient d’une bombe nucléaire ?’, s’inquiète-t-on plus ou moins consciemment. ‘Sacrifions vite nos droits pour plus de sécurité !’, scande alors le peuple sans déceler la moindre machination.

J’entends encore certains leaders politiques canadiens déclarer que la population ne craint pas suffisamment la menace terroriste. Bien entendu, en instaurant tranquillement la peur au sein de la nation, le gouvernement fait germer en nous un sentiment appelé à éclore sous forme d’un besoin de protection. Ce besoin de protection justifie ensuite des lois plus strictes, plus puissantes, entraînant la perte de droits et libertés civils – prétendument dans le but d’établir des mesures de contrôle plus efficaces pour contrer ce même terrorisme – et aboutit finalement en des pouvoirs accrus vers une société totalitaire.

Je serai honnête : de tristes pensées me traversent parfois l’esprit. Après tous les efforts de nos ancêtres et prédécesseurs, pourrions-nous faire partie de la génération qui échouera finalement à contrer les plans de domination globale de certains élitistes avides de pouvoir? Face à une éventualité aussi sombre qu’angoissante, je préfère m’armer d’optimisme malgré qu’il m’apparaisse plus qu’urgent de réagir collectivement. En effet, l’heure n’est plus à la l’individualisme quasi dogmatique pour la société occidentale.

Et tout bien considéré, le rôle des individus qui se sentent interpellés par la cause du 11 septembre s’avère relativement simple : lorsque l’opportunité se présente, il suffit de sensibiliser les gens en mentionnant la nécessité d’une nouvelle enquête internationale, réellement indépendante cette fois-ci, et de s’opposer à la perte de nos droits et libertés civils sous le prétexte d’une guerre contre la terreur. Et ceux qui désireraient pousser leur implication plus loin peuvent également considérer de contacter leurs médias locaux, leur faire parvenir de la documentation crédible sur le sujet et les questionner de manière civilisée sur le mutisme dont ils font preuve.

À ce titre, je soumettais en août 2007 une version préliminaire du présent ouvrage à Louis-Éric Allard, directeur de l’information du quotidien La Tribune, à Sherbrooke (Québec), dans le but d’obtenir ses commentaires sur le sujet. Étrangement, M. Allard évita ensuite pendant plus de deux mois mes nombreux appels et ne fit suite à aucun message. En novembre de la même année, je me résignai finalement à discuter avec sa secrétaire personnelle, qui me répéta alors obstinément qu’elle me retournerait le document, sans toutefois accepter de répondre à mes questions. Malgré mon insistance, elle refusa à cinq reprises de seulement m’indiquer si quelqu’un avait feuilleté le document. Je suis d’avis que devant une pression plus soutenue de la part du public, les médias ne pourraient réagir ainsi indéfiniment.

C’est pourquoi je me permets cet appel du coeur : trouvons au fond de nous le courage et la force d’exposer de quelle manière nos gouvernements nous manipulent en prétextant la lutte contre la terreur. Les gouvernements québécois et canadien doivent cesser de perpétuer la stratégie de domination globale des Américains. Ne nous leurrons pas : notre gouvernement est parfaitement au courant des informations contenues dans cet ouvrage. Seulement, il est plus que probable que le statu quo perdurera jusqu’à ce que la population exige un changement.

Contrairement aux époques où les hommes n’avaient d’autres choix que de livrer des batailles meurtrières aux armées des tyrans qui les menaçaient, il nous est maintenant beaucoup plus aisé de fracasser, par le pouvoir du savoir et sans la moindre effusion de sang, l’illusion créée par les véritables terroristes, ceux qui cherchent à embrouiller nos esprits.

Réalisons que de toute évidence, une partie de la solution réside dans la solidarité des peuples de la Terre plutôt que dans la division de ceux-ci, division précisément recherchée par les artisans de la guerre contre la terreur. Diviser pour régner… Une technique pourtant vieille comme le monde !

J’exhorte enfin chaque personne qui partage les mêmes convictions que moi au sujet du 11 septembre à réagir de façon civilisée et réfléchie envers cette situation délicate. Soyons conscients que propager nos vues d’une manière radicale ou inappropriée risquerait malheureusement d’entraîner certaines conséquences indésirables.

Je préconise personnellement une attitude positive et pacifique en tout temps. Il m’apparaît sage et bien avisé de chercher à vivre plus que jamais en harmonie avec soi-même et son environnement, au coeur de la tempête tout particulièrement. Car quiconque parvient à une telle maîtrise de soi dans ce contexte convoitera alors la liberté véritable, destinée à tous.

D.C. sur Analyse Media 911

La ville de New York se mobilise pour la Vérité sur le 11 septembre 2001

Alors que les institutions politiques américaines font la sourde oreille sur le besoin d’une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 – pourtant désormais réclamée par plus de 70 millions d’Américains en âge de voter – et que les médias traditionnels occultent toute tentative de remise en question de la version officielle, le salut pourrait bien venir d’une très sérieuse et prometteuse campagne citoyenne menée dans la ville de New York. Cette campagne, appelée le « NYC 9/11 Ballot Initiative », a pour mission de donner aux électeurs new-yorkais le pouvoir de mandater par référendum une commission citoyenne disposant de pouvoirs d’assignation pour mener une enquête exhaustive, transparente et non partisane sur les attentats du 11 Septembre.

 

Si rien ne prouve à ce jour un quelconque laisser-faire ou une complicité des autorités américaines dans les attentats du 11 septembre 2001, il est désormais indéniable – au regard du nombre alarmant d’incohérences et d’inexactitudes de l’histoire officielle et des centaines de questions cruciales laissées sans réponse par la Commission d’enquête – que nous sommes très loin de connaître toute la vérité sur cette tragédie. De l’aveu même de Thomas Keane et Lee Hamilton, respectivement président et vice-président de la Commission, l’enquête « était vouée à l’échec ». L’un des membres de cette commission, le sénateur Max Cleland, ira jusqu’à qualifier l’enquête de « scandale national » et accuser Bush de vouloir masquer les faits [1].

La Commission fit en effet l’objet d’obstructions répétées de la part de la Maison Blanche, parmi lesquelles le fait de se voir refuser l’accès à certains documents cruciaux, de se voir interdire de procéder à des interrogatoires des prétendus comploteurs en détention, ou de ne pas être habilitée à désigner les éventuels responsables de la débâcle du 11 septembre. Pas une seule personne n’a d’ailleurs jamais été sanctionnée ou démise de ses fonctions pour les incompétences grossières dont nous avons été témoins ce jour-là !

Le vice-président Lee Hamilton nous promet encore près d’un siècle de recherches avant d’éventuellement aboutir à la vérité. L’humanité est-elle vraiment condamnée à attendre le siècle prochain avant que la vérité puisse être établie et la justice rendue sur l’événement fondateur du siècle présent ?

Le fait que les institutions politiques américaines – dont le Congrès à majorité démocrate – fassent la sourde oreille sur le besoin d’une nouvelle enquête et que les médias traditionnels occultent toute remise en question sérieuse de la version officielle n’incite assurément pas à l’optimisme.

Toutefois, le salut pourrait bien venir du « NYC 9/11 Ballot Initiative », une très sérieuse initiative populaire new-yorkaise lancée en février dernier. Sa mission : obtenir par pétition l’organisation d’un référendum local – circonscrit à la ville de New York – sur la création d’une commission d’enquête citoyenne disposant de pouvoirs d’assignation pour mener une enquête exhaustive, transparente et non partisane sur les attentats du 11 Septembre. Il s’agira d’une commission composée de citoyens d’un très haut calibre incluant hommes politiques, scientifiques, juristes et membres de familles de victime.

Si l’issue de cette initiative populaire est incertaine, il n’en demeure pas moins qu’elle constitue à ce jour l’action la plus avancée et la plus prometteuse en faveur d’une nouvelle et « véritable » enquête sur les attentats du 11/9, et ceci pour cinq raisons que nous explicitons dans le présent article.

 

1. Le soutien de familles de victime, source de légitimité

Le « NYC 9/11 Ballot Initiative » bénéficie du soutien d’un nombre non négligeable de familles de victimes, au premier rang desquelles la veuve Lorie Van Auken, l’une des désormais célèbres « Jersey Girls » [2], qui a accepté de siéger à la Commission d’enquête citoyenne si celle-ci voit le jour. Dans un discours de soutien au « NYC 9/11 Ballot Initiative », elle affirma : « La raison pour laquelle nous avons besoin d’une enquête sur le 11 Septembre est que nous n’en avons jamais véritablement eue. Les membres de familles de victime qui étaient impliqués dans la Commission avaient en fait plus de questions après que la Commission eut finalisé son enquête qu’ils n’en avaient avant qu’elle ne la commence. Nous avons besoin d’une véritable enquête [...] qui passe au crible tous les éléments de preuve, où que ceux-ci mènent, et les gens qui ont manqué à leur devoir devraient être tenus pour responsable ».

Lorie Van Auken

Parmi les soutiens de familles de victime, citons également Donna Marsh O’Connor (perte d’une fille Vanessa), Bill Doyle (perte d’un fils) et Bob McIlvaine (perte d’un fils), tous trois porte-parole du « NYC 9/11 Ballot Initiative ».

Donna Marsh O’Connor Bill Doyle
« Ce gouvernement […] n’a autorisé personne à poser les vraies questions sur le 11/9 […]. Nous demandons une nouvelle enquête » (conférence de presse retransmise sur la chaîne CSPAN) « Je ne crois pas en l’histoire du gouvernement.  Le rapport de la Commission d’enquête est très loin de la vérité. Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’une nouvelle investigation […] »

Regardez l’interview saisissante de Bob McIlvaine en faveur du « NYC 9/11 Ballot Initiative » par la chaîne de télévision indépendante « Free speech TV » :

 

Au total à ce jour, une dizaine de membres de familles de victime s’est publiquement ralliée à la campagne du « NYC 9/11 Ballot Initiative ».  A contrario, pas une seule famille endeuillée en ce jour fatidique du 11 Septembre ne s’est encore élevée contre ce projet. D’aucuns pourront se demander pourquoi la très grande majorité des 2,974 familles de victime ne s’est pas encore publiquement positionnée sur cette question.

Un premier élément d’explication tient au fait que la campagne – totalement occultée par les grands médias – reste probablement encore inconnue d’un grand nombre de familles de victime ; comme l’indique le fait qu’à ce jour ce ne sont pas une dizaine mais 87 membres de familles de victimes qui ont publiquement contesté la version officielle des attentats du 11 septembre ou signé une pétition en faveur d’une nouvelle enquête sur ces attentats [3]. À l’image des ralliements récents de Chris Burke (qui perdit son frère) et de Tom Ruggiero (qui perdit son beau-père), nous devrions donc nous attendre à ce que bien d’autres membres de familles de victime viennent gonfler les rangs des soutiens du « NYC 9/11 Ballot Initiative » d’ici à son terme.

Un deuxième élément d’explication tiendrait au fait que les familles de victime qui ont accepté l’indemnisation proposée par le gouvernement ($1,8 million par ayant droit en moyenne) auraient en échange perdu le droit de dire ce qu’elles pensent ou savent sur les attentats du 11 septembre. C’est ce qu’affirment un certain nombre de membres de familles de victime, parmi lesquels Ellen Mariani qui perdit son mari : « Je fais partie de ces 75 familles qui n’ont pas souscrit au Fonds d’indemnisation pour les victimes du 11 Septembre. J’ai décidé de garder mon droit à dire ce que je pense. Je ne veux pas de cet argent ; je veux juste des réponses », ou encore Allen Rosenzweig qui perdit son frère : « Contrairement à la femme de mon frère, je n’ai pas reçu d’argent pour garder le silence et je n’ai pas d’autre but que de connaître la vérité ».

Ellen Mariani

Malgré ces obstacles, le ralliement progressif de familles de victime au « NYC 9/11 Ballot Initiative » confère à ce dernier une légitimité précieuse et incontestable auprès de l’opinion new-yorkaise.

 

2. L’appui de personnalités politiques et celui d’officiers militaires et du renseignement, gages de crédibilité et de visibilité

D’éminentes personnalités politiques soutiennent le « NYC 9/11 Ballot Initiative » parmi lesquelles l’ex-gouverneur du Minnesota Jesse Ventura, la sénatrice républicaine Karen Johnson, l’ex-sénateur républicain Lincoln Chafee, et trois candidats aux élections présidentielles américaines 2008 : l’ex-sénateur démocrate Mike Gravel, l’ex-député « verte » Cynthia McKinney, l’indépendant Ralph Nader.

Nombre d’entre eux font bien plus qu’apporter leur soutien, ils se mobilisent activement. Le 11 septembre dernier, la candidate "verte" Cynthia McKinney fit un discours émouvant et engagé en faveur du "NYC Ballot Initiative" lors d’une conférence de presse (voir son discours sous-titré par Reopen911). L’ex-sénateur Mike Gravel en fit de même lors d’une précédente conférence de presse donnée le 17 juin 2008. Quant à la sénatrice Karen Johnson, elle donna un speech sur le besoin d’une nouvelle enquête dans un meeting de campagne du « NYC 9/11 ballot initiative » qui s’est tenu le 28 mai 2008.

L’ex-sénateur Mike Gravel

La mobilisation de personnalités politiques est d’une importance cruciale pour asseoir la crédibilité de la campagne et obtenir une « certaine » visibilité médiatique, source de notoriété accrue auprès des New-Yorkais. Alors que les grands médias américains persistent dans l’autocensure, saluons les articles sérieux et objectifs des journaux The VillageVoice et The Villager sur la conférence de presse que donna Mike Gravel le 17 juin dernier, et l’interview du même Mike Gravel par la journaliste Amy Goodman dans l’émission d’information indépendante Democracy Now !

 

Nombre d’officiers militaires et du renseignement se sont également ralliés à la campagne du « NYC 9/11 ballot initiative », parmi lesquels l’ex-directeur du Bureau des Affaires étrangères et politiques de la CIA William Christison, le lieutenant colonel retraité de l’U.S. Air Force Karen Karen Kwiatkowski, l’ex-agent du FBI Colleen Rowley, l’analyste retraité de la CIA Ray McGovern, l’analyste retraité de la NSA et ex-officier du renseignement dans l’US Navy Wayne Madsen et l’ex-analyste militaire Daniel Ellsberg.

William Christison Karen Kwiatkowski

« Une grande partie de l’histoire officielle du Gouvernement U.S. sur le 11 septembre 2001 est très vraisemblablement mensongère » 

 

« Le meurtre de près de 3000 personnes […] demeure largement inexpliqué.  Cette pétition pour mettre en place une enquête indépendante sur le 11/9 […] est un pas crucial vers la vérité et la justice […] »

 

3. Un cadre législatif précis et favorable

La campagne s’inscrit dans un cadre législatif qui, dans l’Etat de New York, lui est particulièrement favorable. En effet, dans cet Etat, le référendum d’initiative populaire est un droit civique (alors qu’il n’existe pas dans 26 Etats d’Amérique) et il a un caractère décisionnel.

Toute proposition de référendum d’initiative citoyenne requiert pour la ville de New York la signature d’au moins 30.000 résidents new-yorkais inscrits sur les listes électorales pour pouvoir être soumise au Conseil de la Ville de New York (ce qui représente à peu près 1% du nombre total d’électeurs inscrits). Avec 15.000 signatures de plus – soit un total de 45.000 signatures –, le Conseil de la Ville est tenu de donner une suite favorable à la proposition, sous réserve que les 45.000 signatures soient valides (i.e. qu’elles soient exemptes de doublons et toutes bien le fait de résidents new-yorkais inscrits sur les listes électorales). Si ce nombre est atteint, la règle de droit #37 de l’Etat de New York stipule en effet que le Conseil de la Ville « est tenu d’adopter [la proposition d’initiative populaire] telle quelle ou bien de la soumettre telle quelle au verdict populaire»Toujours selon cette même règle de droit #37, si le Conseil de la Ville opte pour un référendum, celui-ci devra se tenir « lors de la prochaine élection générale ayant lieu au moins 60 jours après la délibération du Conseil de la Ville » et si la proposition « reçoit le vote affirmatif de la majorité des électeurs […], elle devient effective ». 

Le pouvoir éxecutif local – à savoir le Maire de la ville de New York – peut-il bloquer l’initiative ? Selon les organisateurs du « NYC 9/11 ballot initiative », il n’en serait rien : tout juste pourrait-il éventuellement user de son pouvoir pour essayer de retarder le référendum mais en aucun cas serait-il habilité à bloquer ou à s’opposer au verdict des urnes.

 

4. Des résultats probants et très encourageants

La pétition fut lancée en février 2008 avec comme objectif initial de recueillir le nombre requis de signatures d’ici à début septembre 2008 afin que le référendum puisse se tenir le jour des élections présidentielles américaines du 4 novembre dernier.

  

Début septembre 2008, la campagne avait recueilli 30.000 signatures d’électeurs new-yorkais, soit le minimum requis pour soumettre la proposition au Conseil de la ville de New York … une véritable performance compte tenu du fait que la campagne ne bénéficia d’aucune couverture médiatique majeure !

La décision fut toutefois prise de reporter la soumission de la pétition pour les élections municipales de Novembre 2009 et de poursuivre d’ici là le recueil de signatures, « avec l’objectif d’atteindre 100.000 signatures » pour prémunir l’opération contre les risques d’invalidation de signatures et maximiser ses chances de succès.

 

5. Une opinion publique new-yorkaise favorable à une nouvelle enquête

Le révérend Frank Morales, pasteur de l‘église St.Mark à New York et soutien actif du « NYC 9/11 Ballot Initiative », a tenu les propos suivants dans une conférence de presse donnée en Juin 2008 : « Nous sommes convaincus que les habitants de la ville de New York voteront pour une nouvelle enquête, pour la simple et bonne raison que nous n’en avons pas eue ».

Une enquête d’opinion réalisée par Zogby International en août 2004 semble lui donner raison. Ce sondage révéla en effet, avec une marge d’erreur de 3,5 points, que 66% des New-Yorkais voulaient une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 et qu’ils étaient près de 50% (49,3%) à penser que des membres du gouvernement « avaient eu une connaissance préalable des attentats et qu’ils avaient délibérément décidé de ne pas agir ».

Si l’on se fie à ce sondage, le seul à ce jour portant strictement sur la population new-yorkaise, la probabilité que la proposition soit approuvée par référendum est très forte.

 

L’association Reopen911 appelle tous les « truthers » à soutenir cette importante et prometteuse initiative. Si vous avez des amis ou de la famille à New York, informez-les de l’existence du « NYC 9/11 Ballot Initiative » et encouragez-les à signer la pétition téléchargeable sur le site officiel. Vous pouvez également apporter une contribution financière à cette campagne entièrement financée par les dons de citoyens.

« C’est peut-être notre dernière chance d’obtenir une enquête sérieuse »
(L’ex-sénateur démocrate Mike Gravel lors d’une conférence de presse en juin 2008)
 

par Christo pour ReOpenNews 

 


Notes:

[1] Max Cleland démissionna de la Comission en décembre 2003.

[2] Les « Jersey Girls » menèrent une farouche bataille pour obtenir la création de la Commission d’enquête contre l’avis de la Maison Blanche ! Ce n’est qu’au bout de 441 jours, sous la pression médiatisée des « Jersey Girls », que l’Administration Bush donna finalement son accord pour la mise en place de cette Commission. A contrario, les enquêtes sur l’attaque de Pearl Harbor, l’assassinat de JFK ou encore l’explosion de la navette Challenger ont toutes commencé en moins d’une semaine.

[3] La pétition pour une nouvelle enquête criminelle sur le 11/9 (signée à date par 52 membres de familles de victime) et la pétition pour le « NYC Ballot Initiative »

 

A propos de deux attaques

Avant même que ne disparaisse l’odeur de poudre brûlée de l’hôtel Taj Mahal à Mumbai (Bombay), les Etats-Unis donnaient déjà leurs instructions à l’Inde. Il ne fallait pas rater le coche et il fallait attaquer le Pakistan, pour la simple raison que la totalité des hommes armés des assauts terroristes survenus dans cette ville étaient apparemment venus par bateau du Pakistan voisin. Des responsables US, dont la ministre des Affaires Etrangères Condoleezza Rice, appellent l’Inde à s’engager à mener une enquête « transparente » et « approfondie » sur ces attaques afin de déterminer qui en étaient les responsables.

Quelle différence avec la réaction du gouvernement US américain aux attaques du 11-Septembre aux Etats-Unis !

Au lieu d’une enquête « transparente », nous avons eu droit à des séances secrètes des comités de renseignement au Congrès, des interviews de fonctionnaires aux postes clefs, du président Bush et du vice-président Cheney, réalisées à huis clos par la Commission sur le 11/9, et bien entendu, l’arrestation secrète de milliers de musulmans vivant aux Etats-Unis, dont beaucoup furent détenus des mois durant et tenus au secret sans chef d’accusation à leur encontre, parfois victimes de tortures et souvent déportés avec de fortes de chances d’être – à nouveau – arrêtés, torturés voire mis à mort.

Au lieu d’établir calmement ce qui s’était passé et qui étaient les responsables, l’administration Bush a regroupé des Saoudiens membres de la famille Ben Laden, et d’autres qui avaient des liens avec le régime d’Arabie Saoudite, pays d’où venaient la plupart de ceux qu’on a déclaré impliqués dans le détournement des quatre avions utilisés lors des attaques, et elle les a renvoyés chez eux par avion sans même essayer de les interroger.

Et puis, là aussi sur la base seulement d’un minimum de preuves, les Etats-Unis lancèrent dans les jours qui suivirent une guerre totale contre l’Afghanistan, dans le but de chasser et de détruire le gouvernement taliban. Peu après cette agression, l’administration Bush/Cheney déplaça son attention et lança une guerre totale encore plus grande contre l’Iraq, une nation qui n’avait pas le moindre rapport avec les attaques contre le Pentagone et le World Trade Center.

Voilà ce qui a tenu lieu de transparence et de réponse mesurée.

Nous avons là encore un exemple de la façon dont les Etats-Unis s’attendent à voir un certain type de comportement adopté chez les autres dans le reste du monde alors qu’ils en adoptent un autre pour eux-mêmes.

On dirait que nous, les US Américains, nous n’avons pas à agir de manière rationnelle, nous n’avons pas à prendre en ligne de compte les conséquences de nos actes, nous n’avons pas à obéir aux lois internationales, et nous n’avons pas à écouter les avis des autres. Si les Nations-Unies refusent de soutenir un de nos plans visant à attaquer et à renverser le gouvernement d’une nation souveraine, on aura qu’à le faire tous seuls. Mais les autres pays ne peuvent pas se permettre de se conduire de cette manière.

 

Il est une autre différence entre l’Inde et les Etats-Unis qui a émergé au travers de cette dernière atrocité. Après les attaques de Mumbai, le ministre indien de la sécurité a démissionné en reconnaissant que son ministère avait commis la faute de n’avoir pas détecté le risque d’une attaque qui était en préparation depuis six mois, et de n’avoir pas empêché des morts innombrables faute de préparation adéquate des forces de polices et des soldats en vue d’éventualités de ce type (la police et les soldats n’étaient pas munis des fusils pour snipers et à plan de visée optique qui leur auraient permis d’atteindre et de tuer certains des dix terroristes avec un minimum de risques pour leurs otages).

Personne n’a démissionné pour les multiples ratés qui ont conduit aux attaques du 11/9 et leur ont permis de se passer (certes, le directeur de la CIA George Tenet a reçu un poste moins important, mais seulement après avoir réçu les éloges du président Bush et avoir reçu une Médaille Présidentielle de la Liberté !). Personne n’a démissionné pour les ratés du renseignement, personne n’a démissionné pour les ratés de la défense aérienne, personne n’a démissionné pour les ratés de l’enquête, personne n’a démissionné pour les mensonges qui ont servi de base à l’attaque contre l’Afghanistan et à la guerre contre l’Irak. En fait, aucune responsabilité n’a été reconnue aux Etats-Unis pour la plus grande catastrophe qui a touché la sécurité du pays depuis Pearl Harbor. Alors qu’en Inde, il n’a fallu que quelques jours avant que le principal responsable de la sécurité au gouvernement ne démissionne de son poste après avoir été en disgrâce aux yeux du public.

Espérons que des esprits plus sensés l’emporteront quand il sera question de traiter avec le Pakistan, au fur et à mesure que l’histoire de cette dernière action terroriste sera dévoilée.

Et espérons que les US Américains demanderont à ce que l’on rende honnêtement des comptes sur ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 et que ceux qui sont coupables d’avoir permis à ces événements de se produire et d’avoir envoyé leur pays à l’aventure dans un jihad au Moyen-Orient, à la fois inutile, sanglant et apparemment au bout du compte sans fin, seront dénoncés et forcés de payer pour leur incompétence et leurs crimes.

A cet égard, les medias privés établis nous aideraient bien en adoptant pour le 11-9 la même approche sceptique et curieuse de tout savoir qu’ils semblent avoir adoptée sur la tragédie indienne. Au lendemain des attaques de Mumbai, des journalistes célèbres mettent ouvertement en doute les sources gouvernementales et les experts en terrorisme quant à savoir qui était derrière les assaillants, jusqu’au point de laisser penser, comme l’a fait mardi Brian Jenkins de la Rand Corporation sur NPR (NdT : une radio publique), qu’il n’est pas inenvisageable d’imaginer que le gouvernement pakistanais les ait orchestrées (bien qu’il pensât que cela était l’explication la moins probable), ou que des « éléments voyous » des services secrets pakistanais aient pu être derrière celles-ci.

Quand on en arrive au 11-9, de telles hypothèses ne sont pas admises dans nos médias établis, malgré des faits avérés qu’il y ait eu, au moins, quelques connaissances préalables sur cette attaque, à la fois au sein de la communauté du renseignement US américaine et au sein du Mossad israélien (quelques jours avant les attaques, quelqu’un a misé de l’argent contre les actions des deux compagnies aériennes touchées par les détournements, et contre celles de deux grandes banques d’investissements dont les bureaux étaient dans les tours, et ce via la banque d’investissement Alex Brown dont le PDG est récemment devenu le n°3 de la CIA ; et des individus qui observaient les attaques en les filmant furent arrêtés par les policiers de New Jersey et plus tard libérés, sur intervention du ministère des Affaires Etrangères, après avoir été identifiés comme étant des agents du Mossad).  

 

Par Dave Lindorff, le 2 décembre 2008

Article original : http://www.thiscantbehappening.net/?q=node/239 (Les deux derniers paragraphes étant absent de : http://www.counterpunch.org/lindorff12022008.html)      

Traduction par Sacha Sher.

 

DAVE LINDORFF est un journaliste et chroniqueur basé à Philadelphie. Son dernier livre est Plaidoyer en faveur d’un impeachment (St. Martin’s Press, 2006, maintenant disponible en édition de poche). Son travail peut être lu sur www.thiscantbehappening.net. Il avait découvert que les boîtes noires des avions écrasés à New York avaient bien été retrouvées contrairement aux affirmations officielles. Journaliste d’investigation depuis 34 ans, c’est un chroniqueur régulier pour CounterPunch, et il écrit aussi fréquemment pour Extra! et Salon magazine, ainsi que pour Businessweek, The Nation et Treasury&Risk Magazine. Avant cela, il a écrit notamment pour Rolling Stone, Mother Jones, Village Voice, Forbes, The London Observer et le journal australien National Times. C’est également un artiste : http://www.myspace.com/davelindorff.