BBC News: L’évolution d’une théorie du complot

Dans un article paru le 4 juillet 2008, BBC News fait le point sur l’état actuel du Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre. Malgré l’usage du vocabulaire abusif des pro-VO, avec des termes comme conspirationistes ou théorie du complot, ce texte a néanmoins le mérite de témoigner de l’ampleur qu’a pris le Mouvement en Europe comme aux Etats-Unis, en revenant sur son histoire et sur les principaux éléments relevés par les "Truthers".

Article paru sur BBC News le 4 juillet 2008

Il n’y a pas que les Tours Jumelles qui se sont effondrées le 11 Septembre. Une 3ème tour du World Trade Center (WTC), qui n’avait pas été frappée par des avions, s’est également écroulée. Alors qu’un rapport exposant les résultats d’une enquête sur la Tour 7 est sur le point d’être publié, Mike Rudin examine comment cette théorie du complot a pris une telle ampleur.

Le 11/9 est la théorie du complot de l’ère de l’internet.

Tapez « 9/11 conspiracy » (conspiration du 11/9) dans Google et vous obtiendrez 7,9 millions de résultats… Tapez « 9/11 truth » (vérité sur le 11/9) et ce sera plus de 22 millions.

Aux Etats-Unis, des sondages ont traduit les doutes largement répandus au sein de la population américaine. En 2006, un sondage New York Times/CBS News a démontré que 53% des personnes interrogées pensaient que l’administration Bush…

Un grand nombre d’Americains se demandent ce qui s’est vraiment passé le 11 Septembre

Au Royaume-Uni, une enquête menée par GfkNOP en 2006 pour l’émission télévisée de la BBC The Conspiracy Files (Les Dossiers du Complot) a mis en évidence que 16% des personnes interrogées pensaient qu’il existait une « conspiration plus vaste dans laquelle serait impliqué le gouvernement américain. »

Cet été sera un moment clé pour les sceptiques de l’explication officielle des évènements qui se sont déroulés le 11 septembre 2001, pour ce soi-disant « 9/11 Truth Movement » (« Mouvement pour la Vérité sur le 11/09 »).

Quasiment 7 ans après les terribles événements de ce jour de septembre, les autorités américaines sont sur le point de publier le rapport final sur la 3ème tour qui s’est également écroulée le 11/9. Contrairement aux Tours Jumelles, ce gratte-ciel de 47 étages et d’une hauteur de 186 mètres n’avait pas été frappé par un avion.

Ainsi, la Tour 7 est devenue un élément clé pour des « Truthers » comme Dylan Avery, le réalisateur du film sur le 11/9 diffusé sur internet, Loose Change.

« Le Mouvement pour la Vérité se focalise énormément sur le bâtiment 7, et beaucoup de gens ont, à juste titre, de graves soupçons sur ce qui s’est réellement passé ce jour-là, » dit-il.

Avery précise que des locataires inhabituels étaient hébergés dans la Tour 7 : La CIA, les Services Secrets, le Pentagone et surtout le bureau de la Gestion des Situations d’Urgence (Office of Emergency Management), l’agence qui était justement chargée de gérer des désastres ou des attentats terroristes à New York. Et certains pensent que la Tour 7 est l’endroit où le complot du 11/9 a été fomenté.

L’explication officielle est que de simples incendies ont été à l’origine de l’effondrement de la Tour 7. Ceci en ferait le premier et unique gratte-ciel au monde à s’écrouler à la suite d’incendies.

Mais malgré cela, la totalité des milliers de tonnes d’acier du bâtiment a été embarquée et fondue.

La façon dont les organismes officiels ont enquêté sur la Tour 7 a conduit certaines personnes à penser qu’ils cachent quelque chose. Sa destruction n’est jamais mentionnée dans le Rapport Officiel de la Commission du 11/9.

Une enquête de l’Agence Fédérale de la Gestion des Situations d’Urgence (Federal Emergency Management Agency) a affirmé que le bâtiment s’était écroulé en raison de violents incendies qui auraient duré des heures entières, nourris par des milliers de litres de gazole stockés dans la tour pour l’alimentation des générateurs de secours. Mais le rapport a stipulé que « la probabilité d’une telle situation était faible » et qu’il fallait des études complémentaires. C’était en mai 2002.

La tâche est aujourd’hui confiée à l’Institut National des Standards et de la Technologie (NIST - National Institute of Standards and Technology) situé sur un vaste campus près de Washington DC. Cela fait plus de 2 ans et demi que les scientifiques y étudient la Tour 7.

Il est évident que les chercheurs ont été critiqués sous prétexte qu’ils seraient lents et même qu’ils auraient peur de publier (leurs travaux). Mais Shyam Sunder, chef des investigations au NIST et chargé de l’enquête sur le WTC, explique que 2 ans et demi est la durée habituelle d’une enquête sur un accident d’avion. Il ajoute que ce n’est que depuis ces dernières années qu’il a reçu des critiques de la part du Mouvement pour la Vérité.

Graphique montrant la position du WTC7

« Ce n’est qu’à la toute fin 2005 que ce groupe a commencé à se faire entendre et qu’on a commencé à les voir à quelques-unes de nos réunions. Mais pendant longtemps ils n’étaient même pas présents. Ce n’est pas vraiment le retard qui les a motivés, ils se sont tout simplement réveillés un beau jour avec l’idée qu’ici se trouvait un problème qu’ils devaient gérer.  »

Une grande remise en question.

En avril 2005, les 1000 premiers DVD de Loose Change de Dylan Avery ont été gravés. Sa production n’a coûté que 2000 dollars. Ce fut un moment critique pour le développement du mouvement. Les producteurs de Loose Change affirment que plus de cent millions de personnes l’ont visionné. Steven Jones, ancien professeur à l’Université de Brigham Young, qui est devenu la première voix académique du mouvement, avait regardé une vidéo de l’effondrement de la Tour 7 pour la première fois au printemps 2005. Mais quand il le fit, le physicien qu’il était fut déconcerté. La conversion de l’architecte américain, Richard Gage eut lieu en 2006 quand, au volant de sa voiture, il écoutait une station de radio indépendante en train d’interviewer le théologien David Ray Griffin. « Il fallait que je remette tout en question et que je fasse des recherches. Et plus je découvrais, plus j’étais perturbé et je me suis rendu compte que ce que je cherchais c’était… les architectes et les ingénieurs. »

Constatant que ces derniers n’étaient pas encore vraiment entrés dans la bataille, Gage décida qu’il lui fallait agir. [NdT - Voir la vidéo de l’interview de Richard Gage traduite et sous-titrée par ReOpen911]

« Ça m’est venu comme ça, il fallait que je fonde une organisation nommée « Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11/9 » (Architects and Engineers for 9/11 Truth). »

 

Les polémiques se calmeront-elles un jour  ?

Le cinquième anniversaire du 11/9 fut un moment énorme pour les « truthers ». Sous le feu des projecteurs des médias, les manifestations se sont intensifiées, des sites web ont vu le jour et des films ont proliféré sur internet.

Avec la publicité, sont arrivés aussi les « déboulonneurs » (debunkers) qui mettaient les « truthers » à l’épreuve à chaque étape.

Après Loose Change il y a eu le site web Screw Loose Change (Que Loose Change aille se faire foutre). Et puis le film internet 9/11 Mysteries (Les Mystères du 11/9) a été suivi par Screw 9/11 Mysteries (Que les Mystères du 11/9 aillent se faire foutre).

Les scissions de la conspiration.

Et les « truthers » ont riposté. Quand le magazine américain de technologie Popular Mechanics a sorti un livre intitulé Debunking 9/11 Myths (La démysitification des Mythes du 11/9) il a été contredit par un livre de David Ray Griffin intitulé Debunking 9/11 Debunking (La Démystification de la Démystification du 11/9).

Avec le temps, la portée du complot présumé a pris de l’ampleur, mettant en cause non seulement des sections de l’administration Bush et les services secrets, mais aussi les pompiers, la police, les premiers secours, des enquêteurs officiels, des experts, le propriétaire des bâtiments (WTC) et les médias et puis, ah oui ! même la BBC.

Et, avec le temps, des scissions sont apparues au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11/9.

Des soi-disant « Pas-d’avionistes » croient que des avions de ligne ne se sont pas vraiment écrasés contre les Tours Jumelles, contre le Pentagone ou dans un champ en Pennsylvanie. Certains soutiennent que des lasers envoyés depuis l’espace ont été utilisés.

Les « Avionistes » croient que des avions ont effectivement été employés mais affirment que l’effondrement des tours du WTC ne peut véritablement être expliqué que par des démolitions contrôlées.

Selon le Mouvement pour la Vérité sur le 11.09, Georges Bush cache quelquechose

Et puis il y a les LIHOPs et les MIHOPs. La plupart des « Truthers » sont des MIHOPs- ils croient que le gouvernement a « fait en sorte que ça arrive » (Made It Happen On Purpose), en élaborant et orchestrant les attentats du 11/09.

Mais les LIHOPs soutiennent que le gouvernement n’a fait que « laisser sciemment les évènements se produire » (Let It Happen On Purpose) pour lui permettre de justifier les guerres en Afghanistan et en Irak et pour appliquer des mesures de répression des libertés civiles à l’intérieur de son propre pays.

C’est dans cette atmosphère fébrile que le rapport officiel final sur le 11/9 fait son apparition.

On saura cet été si le rapport du NIST est parvenu à répondre aux multiples questions soulevées ou s’il rencontrera le même destin que la Commission Warren chargée d’enquêter sur l’assassinat du Président américain John F. Kennedy et qui, en définitive, n’a fait qu’alimenter les théories du complot.

 

Traduit de l’anglais par Kate G. et Stéphane Barthe pour ReOpen911

La Libre Belgique : “Pourquoi le WTC 7 s’est-il effondré ?”

Par Ch. Ly.pour La Libre Belgique, le 26/06/2008

On a peu parlé, lors du 11 septembre 2001, du troisième gratte-ciel qui s’effondra. Dans l’attente du rapport officiel du NIST, certains évoquent un complot…

Vidéo: Démolition du 11 septembre

wtc7Près de sept ans après le 11 septembre 2001, des questions troublantes demeurent sur ces attentats qui firent près de 3 000 morts à New York, à Washington et à Shanksville, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis.

Certaines interrogations ont été rapidement balayées par des témoignages et expertises de première main, tout en continuant à fleurir sur des sites Internet conspirationnistes. Personne ne semble ainsi se demander, sur ces sites, où est passé le Boeing 77 d’American Airlines si celui-ci ne s’est pas écrasé sur le Pentagone.

Mais d’autres interrogations restent en suspens. La Commission d’enquête parlementaire américaine d’août 2004 n’a pas répondu à toutes les questions que pose l’opinion publique aux Etats-Unis. Du coup, de nombreuses associations se sont créées, dont "le mouvement pour la vérité sur le 11/9". Ils se définissent comme des "Truthers", des chercheurs de vérité. Il y a parmi eux des scientifiques reconnus comme Steven Jones.

La thèse de la démolition

L’un des plus grands mystères - d’un point de vue technique - est l’effondrement du WTC 7, le "Salomon Brothers", un immeuble de 47 étages qui s’effondra à la verticale sept heures après la chute de la deuxième tour.

Un ingénieur belge, de formation agronome et par ailleurs conseiller Ecolo à Chaumont-Gistoux, Jean-Luc Guilmot, et l’eurodéputé italien Giulietti Chiesa, ex-correspondant de l’"Unita" et de "La Stampa" à Moscou, ne croient pas à la thèse d’un effondrement par incendie.

Au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bruxelles, ils ont repris et défendu la thèse d’une "démolition contrôlée". Opérée par qui ? Ils ne l’ont pas dit hier. Mais il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’ils partagent la thèse que ces attentats ont été mis sur pied par l’ultradroite américaine qui aurait voulu, par une action spectaculaire, multiplier le budget du Pentagone et lancer une guerre en Irak, en Afghanistan, voire en Iran. Dans des vidéos, Ben Laden a pourtant revendiqué à plusieurs reprises les attentats du 11 septembre.

Leur démarche, cependant, se veut scientifique. "Jamais un gratte-ciel à structure en acier et en béton ne s’est effondré sous l’emprise du feu, fut-il majeur", a dit Jean-Luc Guilmot, qui s’était déjà fait entendre en 2006 sur les risques engendrés par les ondes de la téléphonie mobile. "Le bâtiment est tombé en 6,5 secondes. Les colonnes d’acier n’ont quasiment offert aucune résistance à la chute". Par ailleurs, disent-ils, une centaine de témoins affirme avoir entendu des explosions. Enfin, on a retrouvé dans les décombres des traces de thermate, une variante militaire du thermite qui est utilisé par les démolisseurs pour détruire des immeubles à structure d’acier. Ce dispositif, s’il a bien existé, n’a pas pu être installé rapidement dans la journée du 11 septembre.

Pour ne rien gâcher, le bâtiment abritait des organismes très sensibles de l’Etat américain, dont l’antenne de la CIA à New York, des archives de la SEC (Security and Exchange Commission) et des bureaux du Département de la Défense. "Puisqu’al Qaeda n’avait pas accès à ce bâtiment sécurisé, qui a participé à ce complot ?", demande Jean-Luc Guilmot, qui a fait un long exposé mercredi devant deux journalistes. "Si 20 pc de ce que vous dites est vrai, on aurait dû avoir une armée de journalistes demandant pourquoi la Commission n’a pas fait son travail. Toute la presse mondiale a accepté la version officielle", a renchéri l’eurodéputé italien Chiesa.

Un rapport cet été

Dans un rapport préliminaire, le National Institute of Standards and Technology (NIST), une agence fédérale, a établi que la tour du WTC 7 s’était effondrée à partir d’une défaillance dans une colonne centrale située non loin du 13è étage. Mais son rapport final, plusieurs fois reporté, n’est attendu que cet été.

Le web abonde de sites mettant en cause l’interprétation officielle sur les attentats du 11 septembre. Le site www.hoaxbuster.com aide à y voir plus clair.

Démolition du 11 septembre (ceci n’est pas une source officielle)

Japan Times : Un législateur expose au monde les doutes sur le 11/9

Par JOHN SPIRI, envoyé Spécial du The Japan Times
The Japan Times, Le 17 juin 2008

Dans un article du journal The Guardian datant de septembre 2003, Michael Meacher, ministre de l’Environnement sous Tony Blair de mai 1997 à juin 2003, a choqué l’establishment en qualifiant la guerre contre le terrorisme de "bidon". Allant encore plus loin dans la controverse, il a insinué que le gouvernement américain avait laissé le 11 Septembre se produire, voire avait joué un rôle dans la destruction provoquée ce jour- là. Outre Meacher, quelques politiciens ont publiquement remis en question le récit officiel américain sur le 11/9 –jusqu’au membre de la Diet Yukihisa Fujita.

En janvier 2008, Fujita, membre du Parti Démocrate japonais, a demandé au Parlement japonais et au Premier Ministre Yasuo Fukuda d’ expliquer les trous béants dans l’histoire officielle du 11/9 que plusieurs groupes –parmi lesquels le "911 Truth Movement" (le mouvement pour la vérité sur le 11/9)- déclarent avoir découverts.

Fujita

Fujita, accompagné d’un nombre croissant de personnes- au nombre desquelles des politiciens européens et américains- mène une action visant à ouvrir une enquête indépendante et approfondie sur ce qui s’est passé le 11 septembre 2001.

« Il y a 3 ou 4 ans, j’ai vu quelques vidéos sur Internet comme Loose Change et 911 In Plane Site et j’ai commencé à poser des questions » a déclaré Fujita dans une interview, « mais je ne pouvais toujours pas croire que cela avait été fait par quelqu’un d’autre qu’Al-Qaida ».

« L’année dernière, j’ai regardé d’autres vidéos et lu des ouvrages écrits par le professeur David Ray Griffin (un professeur émérite de philosophie des religions et de théologie à l’Université de Claremont qui a écrit le plus connu des ouvrage du mouvement pour la Vérité, Le nouveau Pearl Harbor) à propos de choses comme l’effondrement du World Trade Center n°7. Ce bâtiment, qui n’a jamais été percuté par un avion, s’est effondré tout droit. Entre les vidéos montrant la manière dont il est tombé, et les nombreux rapports faisant état d’explosions, beaucoup sont convaincus que le bâtiment a été démoli. »

La présentation de Fujita devant la Diet et Fukuda s’est focalisée sur un autre aspect du 11/9 que quelques-uns, de par le monde, trouvent maintenant extrêmement suspect : le crash sur le Pentagone.

« Je ne pense pas qu’un 767 ait pu frapper le Pentagone » estime Fujita. « Il n’y a aucune preuve de l’avion lui-même. Quasiment aucun élément identifiable n’a été retrouvé sur la pelouse ou à l’intérieur. L’histoire officielle dit que l’avion s’est entièrement désintégré, mais les moteurs, en particulier, étaient très solides (deux moteurs à turbines en acier et titane de 6 tonnes). Et les dégâts infligés au bâtiment sont bien plus petits que la taille du supposé avion. Les déclarations officielles ne collent pas avec les faits »

Alors que certains considèrent cette déclaration comme “insensée” et que d’autres cataloguent les détracteurs de l’histoire officielle du 11/9 comme « des théoriciens de la conspiration« , Fujita a des soutiens impressionnants. L’un d’eux, l’ancien Général de division Albert Stubblebine, qui était le général en chef de la Sécurité et des services de renseignement de l’armée américaine jusqu’en 1984, est cité dans le site web Patriots Question 911 pour la déclaration suivante : « Je regarde le trou dans le Pentagone et je regarde la taille de l’avion qui est censé avoir frappé le Pentagone. Et je dis : ‘ L’avion ne cadre pas avec ce trou’.»

« Donc, qu’est-ce qui a frappé le Pentagone? Qu’est-ce qui l’a frappé? Où est-ce que c’est ? Que se passe-t-il? »

Fujita demande avec insistance à l’administration Bush de mettre fin à la polémique, en montrant tout simplement les vidéos de l’avion frappant le Pentagone. Au lieu de cela, seules quelques images de mauvaise qualité ont été révélées au public. Plus déconcertant, de nombreuses vidéos prises par les entreprises environnantes ont été confisquées par le FBI immédiatement après l’explosion du Pentagone.

Le crash de Pennsylvanie, comme l’explosion du Pentagone, n’a pratiquement produit aucun élément reconnaissable de l’avion sur le site du crash. A la place, des débris de petite taille ont été retrouvés jusqu’à 10km de là. L’histoire officielle — à savoir que l’avion s’est vaporisé lorsqu’il a frappé le sol — ne colle pas avec les preuves laissées par tous les autres crashs d’avion dans l’histoire de l’aviation.

Les crashs d’avion, a expliqué Fujita, laissent toujours des fragments d’avion qui peuvent être identifiés par le numéro de série de l’avion, mais ce n’est pas le cas pour les avions qui se sont écrasés le 11/9. Etrangement, le gouvernement américain est parvenu à trouver des passeports et des échantillons ADN des individus tués, mais aucune partie identifiable de l’avion. Dans un article sur Internet intitulé Physics 911, le Colonel George Nelson, un vétéran avec 34 ans de service dans l’US Air Force, constate : "Il semble … que toutes les preuves potentielles aient été délibérément dissimulées au public."

Fujita s’est largement basé sur la masse de vidéos et de textes publiés dans des livres ou sur Internet, dont le site Patriots Question 911, dans lequel des centaines d’objections sont portées à l’encontre de l’histoire officielle par des officiels de haut rang de l’armée, des services de renseignement et du gouvernement, ainsi que des pilotes, des ingénieurs, des architectes, des pompiers et d’autres encore.

Même si peu de Japonais se sont intéressés à cette affaire, quelques personnalités, en plus de Fujita, ont contesté la version du gouvernement américain, comme Akira Dojimaru, un écrivain japonais qui habite en Espagne. Dans son livre écrit en japonais L‘Anatomie des Effondrements du WTC : Incohérences dans le Compte Rendu du gouvernement américain, il se sert de photos, de dessins et de plans des bâtiments du WTC pour soutenir sa thèse: la manière dont les tours 1 et 2 se sont effondrées ne pouvait pas être expliquée par l’impact des avions et les incendies qui ont suivi. « Et même si c’était concevable qu’elles se soient effondrées à cause des dommages subis ce jour-là » écrivit Dojimaru dans un courriel, « elles ne se seraient jamais écroulées horizontalement et elles auraient projeté des poutres en acier et du béton broyé bien plus loin que 100 mètres. »

Pour Fujita, ce sont les recherches méticuleuses de Dojimaru conjuguées aux sites susmentionnés qui l’ont convaincu que la version officielle n’était rien d’autre qu’un château de cartes.

Un livre que Fujita ne trouva point convaincant fut le Rapport Officiel de la Commission du 11/9.

Le chef de la commission du 11/9 est un proche collaborateur de Condoleezza Rice (Secrétaire d’Etat des Etats-Unis) et de Dick Cheney (Vice président) . Un membre de la Commission (le Sénateur Max Cleland) a démissionné en disant que la Maison Blanche n’avait pas donné accès à suffisamment d’informations. »

Dans l’émission radiophonique Democracy Now du mois de mars, Cleland est même allé jusqu’à dire que « cette administration (Maison Blanche) veut dissimuler (les faits en rapport avec le 11/9). »

Plus récemment, un article du mois de janvier dans le New York Times a cité Thomas Kean, président de la Commission du 11/9, qui affirmait : « la CIA a détruit les enregistrements vidéo des interrogatoires des agents d’al Qaïda, » avant de conclure : "cela avait entravé notre enquête. »

A l’image de Fujita, Karen Johnson, une sénatrice républicaine conservatrice de l’état d’Arizona, a exprimé publiquement ses propres doutes à propos du 11/9 devant le sénat américain. Comme Fujita, Johnson, inspirée par Blair Gadsby -qui a démarré le 27 mai une grève de la faim pour attirer l’attention sur le mouvement pour la Vérité sur le 11/9- exhorte les hommes politiques à mener une enquête exhaustive et indépendante.

Fujita, qui avait travaillé pendant plus de 20 ans pour le MRA (ONG pour la résolution des conflits internationaux) ainsi que pour l’AAR, l’association japonaise d’aide et de secours humanitaire, est devenu une sorte de célébrité des causes mondiales depuis ses extraordinaires questionnements devant la Diet. En février 2008, il a participé à une conférence au Parlement Européen dirigée par l’eurodéputé Guilietto Chiesa qui exigeait la création d’une commission d’enquête indépendante sur le 11/9. Lors de son séjour en Europe, il a rencontré les représentants d’ ONG de 11 pays européens pour parler du 11/9.

Un mois plus tard, Fujita a tenu un discours lors d’une conférence de l’association "Truth Now" (la Vérité Maintenant) à Sydney, en Australie. L’un des sujets clés de ces deux conférences fut le documentaire italien ZERO, dont la sortie marquera la première échappée du message du mouvement du 11/9 hors du monde cybernétique pour passer dans des lieux publics. Fujita a déjà exprimé ses doutes sur le 11/9 à l’occasion de deux émissions radiophoniques, animées l’une par le candidat républicain à la présidentielle Ron Paul et l’autre par Alex Jones d’infowars.com.

Il fait aussi des vagues au Japon. Fujita a été le sujet d’un article du 2 mars titré « Comment gérer ses doutes concernant le 11/9 » écrit par le critique renommé Takao Iwami dans l’hebdomadaire Sunday Mainichi. Le 26 mars, il a fait également la une du magazine Spa! dont le titre principal était « Une conférence européenne examine les doutes concernant le 11/9 ».

Cependant, tout le monde n’est pas enchanté par les questionnements audacieux de Fujita.

« Une personne a manifesté une grande colère à mon encontre » précise Fujita « et une autre (personne japonaise) m’a menacé de mort. D’autres m’ont conseillé de faire très attention. »

« Mais la grande majorité, » raconte Fujita « environ 95 % - m’ont été favorables.»

« Un homme m’a dit, ‘Vous êtes un vrai samourai.’ Un autre a fait le voyage depuis Okayama situé dans l’ouest du Japon pour me remercier personnellement. Et de la part des autre membres du Parlement, je n’ai reçu que des mots d’encouragement et de soutien. »

Pendant son séjour en Europe, Fujita a rencontré l’ex-membre du Parlement Britannique Meacher qui avait osé remettre en question la version officielle quand celle-ci était encore considérée comme parole d’Evangile. Le temps qui passe, la guerre en Irak et des vidéos très bien documentées sur Internet encouragent beaucoup de gens, y compris des hommes politiques, à sortir du cybermonde pour exprimer leur doutes dans des journaux, des magazines, des théâtres et surtout dans des assemblées gouvernementales.

« Aujourd’hui Blair est parti, et Bush va bientôt le suivre » dit Meacher à Fujita, « Notre heure arrive. »

Financial Times : La vérité est ailleurs (seconde partie)

NDLR : Avertissement.

Nous présentons ci-dessous la seconde partie du long article que le Financial Times a publié dans la foulée d’un premier article sur l’effondrement du WTC7. La première partie de ce second article se trouve ici.

Les liens et commentaires ont été ajoutés par ReOpen911 News. Il nous est en effet apparu nécessaire de commenter ce second article, car si à première vue, il peut sembler équilibré et juste, il n’est pas dénué d’attaques impartiales et infondées contre ce que l’auteur appelle le « mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » (reprenant là du reste, une dénomination communément acceptée). De même, les demi-vérités ou les raccourcis auxquels se livrent l’auteur ne nous apparaissent pas factuels mais plutôt, par moment comme une tentative de décrédibiliser la communauté des sceptiques dans son ensemble aux yeux du grand public. Cependant, et malgré ces défauts, les deux articles du Financial Times nous ont semblé intéressants, car ils témoignent d’une (relative mais certaine) ouverture d’esprit que nous aimerions voir adoptée par nos médias.

Précisons encore que nous ne nions pas, ici à ReOpen911, que certaines théories circulant sur l’Internet relèvent de la plus pure invraisemblance, et rivalisent ainsi avec le mythe connu sous le nom de version officielle, et que nous appelons pour notre part, la version la plus irrationnelle, la moins plausible des 3 théories du complot. Notre but est d’aider les internautes francophones à faire le tri dans l’information (ou la désinformation) sur le sujet du 11 Septembre et du terrorisme sous faux pavillon en gardant un esprit critique, sans préjugé bien sûr, mais en prenant soin de ne pas tout avaler et relayer !

Précisons enfin que l’association ReOpen911 n’a pas peur d’un débat ni des discussions qu’elle appelle d’ailleurs de ses vœux…


La vérité est ailleurs (seconde partie)

[Ce titre, référence à la série télévisée X-files, ne nous semble pas le plus approprié pour traiter d’un sujet aussi sérieux que le 11/9. En fait c’est un moyen pour l’auteur de ridiculiser d’emblée les questionnements du mouvement pour la Vérité sur le 11/9 en les associant à des théories du complot qui tiennent de la fiction populaire.]

de Peter Barber pour le Financial Times
Publié : le 7 juin 2008
http://www.ft.com/cms/s/0/8d66e778-3128-11dd-ab22-000077b07658.html

Si le « mouvement pour la vérité sur le 11/9 » est en train de mener une sorte de guerre asymétrique contre les sources officielles d’information, il se livre aussi à une guerre contre lui-même. Alors que le mouvement évolue vers le statut de groupe activiste international, il reconnaît que s’il veut convaincre l’américain moyen, il doit se distancer de ses composantes extrêmes. À une époque, c’était les MIHOPS contre les LIHOPS. Ces factions, telles des espèces guerrières sorties tout droit d’un roman de H.G. Wells, sont respectivement ceux qui croient que le gouvernement « Made It Happen On Purpose » (thèse du Déclenchement délibéré) et ceux qui croient qu’il « Let It Happen On Purpose » (thèse du Laisser-faire délibéré). Les MIHOPS sont de plus en plus nombreux.

La genèse de tout ceci remonte à la rupture qui a suivi la première vraie tentative d’apporter de la crédibilité documentée aux sceptiques du 11/9. En 2005, Steven Jones fut invité par James Fetzer, un professeur à la faculté de Philosophie de l’université du Minnesota et l’auteur d’une vingtaine de livres sur la philosophie de la science et de l’intelligence artificielle, à fonder un groupe appelé « Erudits pour la Vérité sur le 11/9 » [Erudit est le terme exact pour « scholar » mais serait mieux compris/traduit en français par « universitaire » ; Scholars for 9/11 Truth]. Fetzer enseigne la pensée critique et incarne parfaitement l’exemple de son sujet. Cela fait plus d’une décennie qu’il fait campagne pour prouver que le film de Zapruder est une supercherie perpétrée par les mêmes services de renseignement gouvernementaux qui ont orchestré l’assassinat de JFK.

Mais en l’espace d’une année, Jones avait déjà écrit à tous les autres membres du groupe « Erudits pour la Vérité sur le 11/9 » disant que lui et d’autres ne voulaient plus être associés à Fetzer qui, d’après ces rebelles, les exposait au ridicule. Fetzer avait soutenu une théorie de Judy Wood, un ex-professeur adjoint en ingénierie mécanique à l’université de Clemson, qui pense que les Tours Jumelles ont été détruites grâce à une arme à « énergie dirigée » [directed energy weapon] développée par le gouvernement US dans le contexte du programme « Guerre des Étoiles » . Cette théorie a déclenché une ruée vers un nouveau groupe : « Erudits pour la Vérité et la Justice » [Scholars for 9/11 Truth & Justice] dirigé justement par Jones. Confondre les deux groupes serait comme prendre Le Front du Peuple de Judée des Monty Python pour un véritable mouvement juif : c’était une rupture doctrinale majeure.

Fetzer est de l’avis que toute enquête sérieuse sur les événements du 11/9 devrait examiner toutes les possibilités. Les supporters de la thèse de l’« énergie dirigée » se pointent régulièrement aux conférences « La Vérité sur le 11/9 » pour chahuter ce que les fans des Monty Pythons appelleraient sans doute les adeptes séparatistes de la « théorie de la Thermite ». Parmi les partisans de la « théorie Guerre des Étoiles », on trouve Morgan Reynolds, peut-être le premier membre important du gouvernement américain à déclarer que le 11/9 était un complot [un coup monté de l’intérieur]. Au moment des attentats, Reynolds était conseiller économique en chef au ministère américain du Travail.

À leur tour, certains des supporters de la thèse Guerre des Étoiles accusent les partisans de l’hypothèse Thermite d’être des complices du gouvernement. L’un d’entre eux, sur le site CheckTheEvidence.com affirme que la dénonciation des thèses Guerre des Étoiles par Jones est en réalité un cheval de Troie ; il précise qu’auparavant Jones travaillait à Los Alamos où sont menées des recherches sur les armes à « énergie dirigée ». Ce type de raisonnement éclabousse aussi Norman Mineta qui, le jour du 11 Septembre 2001, tenait le poste de ministre américain du Transport. Mineta fut l’homme qui immobilisa tous les avions civils et commerciaux ce matin-là. Mais il fut aussi à une époque vice-président de Lockheed Martin, un membre fondateur de la Directed Energy Professional Society [Société Professionnelle de l’Energie Dirigée] … Dans cette région la plus reculée de la blogosphère personne n’est jamais à plus de six degrés de séparation du coeur du complot. [Parlez de « région reculée » pour désigner les innombrables sites webs consacrés au 11 Septembre relèvent d’un parti pris… lui-même fort éloigné de la réalité ; il n’est quasiment pas un site important qui n’héberge pas au moins une discussion sur le sujet dans un de ses forums]

Jones a effectivement fait des recherches après son doctorat au Complexe de Physique de Los Alamos Meson pour l’université du Wyoming, mais affirme qu’elles étaient pacifiques et sans rapport avec des armes. Il dit que ces thèses tirées par les cheveux, y compris celles des « aucun avion » [sur le WTC] nuisent au mouvement. « D’abord, elles découragent ceux qui essayent d’effectuer des travaux sérieux, ensuite les membres du groupe ont tendance à être très revendicatifs et à crier leurs critiques sur tous les toits » dit-il. « Plus grave encore, c’est que nous essayons d’avoir une approche réellement basée sur des preuves concrètes et nous nous retrouvons mis dans le même panier que ces gens-là ; le résultat étant que nous sommes tous rejetés en masse. » [comme le fait cet article serait-on tenté d’ajouter]

Deux jours avant la conférence de Jones à Los Angeles, Fetzer, son collègue d’autrefois lançait sa propre campagne à l’autre bout du pays. Après avoir discouru devant les « Etudiants pour la Vérité du 11/9 » à New Hampshire, Fetzer s’est dirigé vers le siège de la respectabilité académique, l’université de Yale. En préparant notre rencontre j’ai regardé le DVD d’un symposium qu’il avait organisé l’année dernière dans sa ville natale de Madison, au Wisconsin. La star de ce show était Alfred Lambremont Webre, l’un des juges du tribunal alternatif des Crimes de Guerres à Kuala Lumpur de l’ex-premier ministre Malaisien Mahathir Mohamad et co-auteur du Traité de Préservation de l’Espace. Il lance ce qui pourrait être la phrase d’ouverture la plus monumentale dans l’histoire des séminaires municipaux. « Mes concitoyens … le 11/9 était une opération « sous fausse bannière » menée par une organisation spécialisée dans le racket des crimes de guerres en vue de fournir un prétexte pour le bombardement à l’uranium appauvri, à la fois génocide et écocide, de l’Asie centrale, de l’Afghanistan et de l’Irak pour pouvoir s’emparer des vastes réserves de pétrole et d’uranium ; pour instaurer à l’échelle mondiale un système d’état sécuritaire basé sur la terreur et … pour mettre en œuvre la phase finale d’une politique de dépeuplement planétaire. » Deux autres opérations « sous fausse bannière » sont en route, il explique. La première est la guerre contre les astéroïdes et la seconde est « la guerre contre les extraterrestres diaboliques ».

En entendant ces propos, on peut être envahi par le frisson de la révélation ou bien sombrer dans la conviction que la personne au micro est en proie à une espèce de dépression nerveuse. En l’espace de 30 minutes, Webre a su incorporer au complot du 11/9 la société secrète Skull & Bones société de l’université de Yale - (ou « la Fraternité de la Mort » comme il l’appelle), le Council on Foreign Relations –(think tank néo-conservateur), les Rothschilds, la Reine d’Angleterre et la ville de Londres. Je me demandais comment ces nombreuses conspirations pouvaient coexister sans que les fils de ce vaste tissu de mensonges se dénouent et se défassent.

La réponse, bien sûr, est qu’il n’y a qu’une seule et unique conspiration. Pearl Harbor, l’exploration lunaire, JFK, le 11/9, les Illuminati, les Black Helicopters, Skull & Bones, les chemtrails : des facettes du même démon. Le complot remonte tout en haut de l’échelle et jusqu’au tout début de l’humanité. On pourrait finir par s’imaginer que strictement tout le monde est dans le coup ; sauf toi - ce qui veut dire du coup que pour toi c’est fini. Et tandis que j’écoutais, je n’attendais qu’une seule chose ; qu’il prononce Le Mot. Et voilà qu’inévitablement Webre a tout ramené à « l’organisation internationale néo-Sioniste. »

J’ai sondé Fetzer à ce propos dans un café en face de Yale, QG de la Fraternité de la Mort : comment arrive-t-il à contrôler le contenu du discours de ses "érudits" ? « Il me paraît évident qu’il faut prendre en considération toute les possibilités », explique-t-il. « On n’a le droit d’en exclure aucune car en avançant dans l’enquête et en éliminant des hypothèses il se pourrait que l’on en élimine la bonne en en s’étant jamais autorisé à la prendre en considération ».

La conférence de Fetzer, ce soir-là, ne s’est pas bien passée. Un étudiant de Yale en avait fait la pub sur Facebook Events, mais apparemment ses collègues ont été peu enclins à ajouter leurs noms aux yeux de tout le monde, probablement par peur d’être ridiculisés. Seulement 6 d’entre eux se présentent. Quand il devient clair que Fetzer est en train d’incriminer une arme de type Guerre des Étoiles les deux jeunes gens assis à côté de moi commencent à faire défiler distraitement des messages sur leur portable. Dans les dix minutes qui suivirent, ils étaient partis.

"Les Américains sont très doués pour l’élaboration de tels scénarios."
Lewis Lapham, journaliste

La conclusion de la Commission d’enquête sur le 11/9 – c’est-à-dire la version officielle - est que les attentats de 2001 ont pu se produire parce que ceux qui étaient chargés de protéger l’Amérique se sont montrés incapables de concevoir pleinement la menace ; d’après la phrase évocatrice de son auteur [Il est notable de constater que M. Barber utilise le singulier, alors que le rapport est censé être un travail collectif, celui de la Commission dans son ensemble, rapport avec lequel certains commissaires eux-mêmes ont tenu à prendre leurs distances. Pense-t-il à M. Philip Zelikow, un proche de Condoleezza Rice et de la Maison Blanche qui fut le directeur exécutif du rapport ?], ils ont été frappé par "un échec de l’imagination". Après avoir épluché l’Internet à la recherche de la Vérité sur le 11/9, il me semble pourtant que l’imagination américaine se porte bien. « Les Américains sont très doués pour l’élaboration de tels scénarios » raconte Lewis Lapham l’ex-éditeur du magazine Harper’s et un éminent critique de l’administration Bush post-11 Septembre. « Nous sommes ouverts à toutes sortes de théories magiques », dit-il citant la fascination pérenne que suscite l’assassinat de JFK. « On est doué aussi pour la création de religions. » Lapham pense que la thèse qui soutient que le 11/9 était un coup monté de l’intérieur s’inscrit logiquement dans cette longue tradition mais reflète aussi le cynisme de certains Américains envers leur gouvernement. [Que dire du cynisme de l’administration Bush, dont les conséquences sur la vie de millions de personnes sont autrement plus prégnantes ?] Il n’accepte ni que l’administration Bush ait pu être l’auteur de ces événements ni qu’elle ait pu les laisser advenir. [Cela est pourtant une quasi certitude à ce stade ! Lire à ce sujet l’ouvrage de David Ray Griffin, 11 Septembre, La Faillite des médias] Cependant il pense qu’une nouvelle enquête serait de rigueur. En 2004, Harper’s a publié un article cinglant accusant la Commission du 11/9 de tentative de camouflage ainsi que de tromperie et de fraude pour avoir minimisé les preuves que des avertissements sur l’existence d’une menace d’al-Qaïda ont étés ignorés. De telles lacunes créent un terrain fertile pour le développement de théories alternatives, s’indigne Lapham.

Ceci rappelle les tonalités de la Commission Warren qui enquêtait sur l’assassinat du Président Kennedy et qui au final n’a servi qu’à amplifier la méfiance du peuple. Mais si on a déjà eu affaire à des mouvements tels « la Vérité sur le 11/9 », celui-ci représente aussi quelque chose de nouveau. « Avec l’assassinat de Kennedy, peu de temps après l’événement des gens de tous les milieux se posaient des questions relativement pertinentes par rapport à ce qui s’était réellement passé » raconte Mark Fenster, professeur de droit à l’université de Floride et auteur de Conspiracy theories: Secrecy and Power in American Culture [les Théories du complot : Les Secrets et le Pouvoir dans la culture américaine]. « Mais alors qu’à cette époque, c’était une réponse plutôt généralisée et amorphe, le degré d’organisation aujourd’hui - politiquement parlant et à travers les médias alternatifs – est beaucoup plus frappant que par le passé. »

Fenster pense que le mouvement pour « la Vérité sur le 11/9 » est en quelque sorte une réponse américaine classique à un événement à la fois surprenant et traumatisant. [Il est amusant de noter que ceci est en totale contradiction avec la première vague d’attaques contre le « mouvement » en France : en effet, on se souvient que les sceptiques de la théorie officielle du complot avaient été massivement critiqués pour leur « anti-américanisme » primaire. Voilà que maintenant, nous sommes présentés par la presse anglo-saxonne comme la quintessence d’une Amérique classique, apte à voir des complots partout ! ] Mais il représente aussi un changement d’étape dans son utilisation de la technologie des télécommunications. « L’une des choses les plus intéressantes, particulièrement quand le mouvement était encore à ses débuts, fut que malgré le fait que ces groupes locaux soient nombreux à organiser des manifs dans différentes villes… ils étaient en mesure de coopérer et de créer un mouvement national et international » raconte-t-il. « En revanche, savoir si de ce fait plus de gens croient vraiment dans ces théories du complot est une question totalement différente. »

Fenster pense que les quelques sondages publiés sur ce sujet, plutôt que de trahir la profondeur d’une quelconque suspicion à propos du 11/9, démontrent une diminution généralisée de confiance dans l’administration Bush. [C’est là non un fait, mais l’interprétation d’un sondage par cet homme présenté comme un adversaire déclaré du « mouvement pour la vérité » ; le fait est le sondage lui-même.] L’auteur de l’un des sites web des plus rigoureux qui vise le déboulonnage des théories de la conspiration, Debunking911.com, Fenster précise que le sondage Zogby le plus récent sur les attitudes envers le 11/9 a montré que seulement 4,6 % des Américains pensent que l’administration Bush a fait exploser les Tours Jumelles. « Si on compte le nombre de visites sur les sites web concernés, on constate que depuis l’existence de Debunking911 les sites des conspirationnistes ont moins la côte » explique-t-il par email. « Je crois qu’ils avaient juste besoin que quelqu’un comble les trous laissés par ces théoriciens du complot dans leurs histoires de conspiration pour que leur nombre diminue. » [Retour au mode de pensée qui tourne en rond : comme l’ont fait remarquer avec pertinence les professeurs Ganser et Griffin, la version officielle est elle-même une théorie du complot. Est-il vraiment nécessaire d’ajouter que les complots existent, tout simplement ? Les documents déclassifiés de l’Opération Northwoods traduits en français et prochainement mis en ligne par ReOpen911 sont la preuve historique de ce que l’armée US a déjà mis sur pied une conspiration contre ses propres ressortissants, et que cette conspiration est restée secrète pendant plus de 35 ans]

Le mouvement pour « la Vérité sur le 11/9 » n’est peut-être qu’une réaction prévisible dans les derniers jours sombres d’une administration impopulaire qui n’offre aucune issue visible à une guerre qui coûte chère. Saura-t-il garder son élan après le départ de ce gouvernement, l’avenir nous le dira. En attendant, certains critiques de gauche accusent les membres du mouvement d’aider ces mêmes dirigeants qu’ils ont si furieusement mis en cause. [Bien évidemment, la réalité est ici exactement à l’inverse de ce qui est écrit : les seules personnes qui ont demandé et initié des procédures d’impeachment –dont la plus récente en date provient du député Dennis Kucinich- sont également celles qui demandent une nouvelle enquête et ont exprimé les doutes les plus forts quant à la version officielle. Mais dans quels médias français a-t-il jamais été fait mention de telles procédures ?] « Ils ridiculisent les vrais mouvements de droits civiques en associant leurs absurdités avec des sujets critiques d’une réelle importance et en envoyant à une chasse à la licorne un grand nombre de personnes qui devraient avoir plus de jugeote » fulmine George Monbiot, écrivain et activiste britannique. [La précédente phrase atteignait pourtant le paroxysme de la mauvaise foi… seulement pour être surclassée par cette déclaration véritablement abjecte : il est invraisemblable de lire, dans un article qui s’efforce de ridiculiser un mouvement citoyen mondial et responsable, Monbiot accuser les « truthers » de ridiculiser un mouvement anti-guerre. Qu’on se souvienne de l’article écrit par Monbiot, dans lequel il considérait les gens qui partout dans le monde se posent de légitimes questions sur la véritable nature du terrorisme comme « atteints d’un virus… qui décervelle les gens et en fait des idiots bafouillants » « There is a virus sweeping the world. It infects opponents of the Bush government, sucks their brains out through their eyes and turns them into gibbering idiots ». Quelle classe et surtout quel respect et quelle ouverture d’esprit par rapport à des personnes qui après s’être informés, ce qu’il a manifestement oublié de faire, arrivent à des conclusions qui l’effraient… ] Monbiot se fait huer régulièrement lors d’événements publics par des « Truthers » depuis qu’ils les a accusés, dans le journal The Guardian d’avoir saboté les véritables mouvements d’opposition politique. Son premier article sur les « Truthers » a déclenché un nombre quasi-record de réponses -777- sur le site web du journal Comment is Free (répondre c’est gratuit) dont une bonne partie accuse Monbiot de faire partie du complot. [En seulement 2 jours… et l’immense majorité des commentaires provient de citoyens sensés qui avancent des arguments qui ne le sont pas moins, et ne portent pas ce type d’accusations contre Monbiot ; prenez le temps et jugez par vous-même]

« C’est très intéressant de constater » dit-il, « comment, particulièrement aux Etats-Unis, le mouvement anti-guerre a été largement remplacé un peu partout par le mouvement pour "la Vérité sur le 11/9". Pourtant on a désespérément besoin d’un mouvement anti-guerre actif car il y a beaucoup de comptes à rendre. » [Contresens historique et sémantique total, doublé de l’aveuglement de ce journaliste qui n’a pas compris que les « Truthers » SONT les militants pacifistes dont ils cherchent l’existence]

Peter Barber est le rédacteur en chef adjoint de la section « Commentaires » du Financial Times
Copyright The Financial Times Limited 2008


On peut légitimement se demander s’il vaut le temps et l’effort de répondre à de tels articles : nous pensons que sur le long terme, cela n’est pas totalement inutile… Toutefois, nous ne nous faisons guère d’illusions, et pouvons comprendre la réaction de personnes comme Mme E. Woodworth dont voici la réponse à ce même article : http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9287

Financial Times : La vérité est ailleurs (première partie)

NDLR : Avertissement.

Le long article qui suit a été publié dans le Financial Times dans la foulée d’un premier article sur l’effondrement du WTC7.

Les liens et commentaires ont été ajoutés par ReOpen911 News. Il nous est en effet apparu nécessaire de commenter ce second article, car si à première vue, il peut sembler équilibré et juste, il n’est pas dénué d’attaques impartiales et infondées contre ce que l’auteur appelle le « mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » (reprenant là du reste, une dénomination communément acceptée). De même, les demi-vérités ou les raccourcis auxquels se livrent l’auteur ne nous apparaissent pas factuels mais plutôt, par moment comme une tentative de décrédibiliser la communauté des sceptiques dans son ensemble aux yeux du grand public. Cependant, et malgré ces défauts, les deux articles du Financial Times nous ont semblé intéressants, car ils témoignent d’une (relative mais certaine) ouverture d’esprit que nous aimerions voir adoptée par nos médias.

Précisons encore que nous ne nions pas, ici à ReOpen911, que certaines théories circulant sur l’Internet relèvent de la plus pure invraisemblance, et rivalisent ainsi avec le mythe connu sous le nom de version officielle, et que nous appelons pour notre part, la version la plus irrationnelle, la moins plausible des 3 théories du complot. Notre but est d’aider les internautes francophones à faire le tri dans l’information (ou la désinformation) sur le sujet du 11 Septembre et du terrorisme sous faux pavillon en gardant un esprit critique, sans préjugé bien sûr, mais en prenant soin de ne pas tout avaler et relayer !


La vérité est ailleurs (première partie)

[Ce titre, référence à la série télévisée X-files, ne nous semble pas le plus approprié pour traiter d’un sujet aussi sérieux que le 11/9. En fait c’est un moyen pour l’auteur de ridiculiser d’emblée les questionnements du mouvement pour la Vérité sur le 11/9 en les associant à des théories du complot qui tiennent de la fiction populaire.]

de Peter Barber pour le Financial Times
Publié : le 7 juin, 2008
http://www.ft.com/cms/s/0/8d66e778-3128-11dd-ab22-000077b07658.html

Quand Cynthia McKinney prononce les mots de Martin Luther King Jr., ils résonnent dans l’église avec parfois les mêmes intonations que celles de King lui-même. « Il est un moment », déclare l’ex-membre du Congrès américain de l’État de Georgie, « où le silence devient trahison. » La congrégation lui renvoie des cris d’approbation. M. King parlait de la guerre que menait l’Amérique au Vietnam. Plus de 40 ans après, devant les bancs bondés de l’église Immanuel Presbyterian à Los Angeles, Mme McKinney parle de la guerre que le gouvernement américain mène contre son propre peuple. La phase de choc et d’incrédulité de ce conflit, nous a-t-on expliqué un peu plus tôt, a débuté le 11 septembre 2001 quand l’administration Bush a lancé des attaques contre les villes de New York et de Washington D.C., ou au moins, les a laissé advenir.

D’après un vote à main levée cet après-midi du mois de février, plusieurs centaines de personnes dans l’église immaculée prennent tout cela pour argent comptant. Certains sont venus vêtus de T-shirts nous informant que le « 9/11 was an inside job ! » [Le 11/9 est un coup monté de l’intérieur]. Un des participants porte un badge « Examinez vos hypothèses ! » Un bon nombre a acheté les DVD en vente au foyer, la plupart affichant des photographies des Tours Jumelles en train de cracher de grandes quantités de fumée. Ils étaient tous venus pour écouter le message du mouvement « Architectes, Ingénieurs et Scientifiques pour la Vérité sur le 11/9 » l’un des dizaines de groupes qui oeuvrent partout à travers les Etats-Unis pour nous persuader que tout ce que nous croyons savoir sur les événements du 11/9 est faux.

« Il y a une tour en Espagne qui a brûlé pendant 24 heures. Elle ne s’est jamais effondrée. »
Marion Cotillard, actrice

L’hiver dernier des banderoles « Enquêtez sur le 11/9 » semblaient pousser partout, comme des champignons. Bill Clinton s’est fait chahuter par des « Truthers » [des activistes pour la vérité] à Denver lorsqu’il faisait campagne pour sa femme. Des « Truthers » ont manifesté à l’occasion des Academy Awards à Los Angeles malgré le fait que Marion Cotillard, gagnante de l’Oscar de la Meilleure Actrice était censée, d’après certains, être l’une des leurs. Remarque elle, elle est française. Les passionnés de littérature dans ce pays ont propulsé tout en haut de la liste des meilleures ventes L’Effroyable Imposture de Thierry Meyssan qui soutient que le 11/9 était un complot gouvernemental en vue de justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan et pour pouvoir augmenter les dépenses militaires.

La star de la musique country Willie Nelson n’est certainement pas française pourtant une semaine à peu près avant les Oscars, il a qualifié de naïve la notion selon laquelle l’implosion des Tours Jumelles ait pu être causée par l’impact violent des avions. Au même moment, le Parlement Européen projetait le documentaire italien ZeroGore Vidal avec les Italiens Dario Fo, auteur dramatique [et Prix Nobel de Littérature 1997] et Giulietto Chiesa, membre du Parlement Européen, accusent le gouvernement des Etats-Unis et non Al-Qaida d’être derrière les attentats du 11/9. Le mois suivant un membre du Parlement japonais M. Yukihisa Fujita lors d’un séminaire à Sydney a émis ses propres doutes concernant la version officielle. Bref, une saison bien remplie pour le « mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ».

Les événements du 11/9 ont été immortalisés par des milliers d’images allant de photos professionnelles bien léchées jusqu’aux images chopées tant bien que mal par les caméscopes des amateurs. Chaque volute de fumée, chaque gerbe d’étincelles sont décortiquées par une armée de sceptiques connue collectivement sous le nom de « mouvement pour la vérité sur le 11/9 ». Ils pensent que la clé du mystère est cachée quelque part dans les clichés, tout comme certains croient que des indices se trouvent dans le film de M. Zapruder qui a immortalisé l’instant même de l’assassinat de John F. Kennedy. Rallié contre eux est un groupe plus restreint de bloggeurs rivaux qui s’est donné comme mission le déboulonnage de ce qu’ils estiment être de dangereuses théories du complot.

« Si jamais il existait une cause légitime de destitution, ce serait le 11/9 »
Gore Vidal, écrivain

Manifestement les « Truthers » arrivent à exercer une certaine influence sur nous tous. En 2006, un sondage du New York Times/CBS News a révélé que seulement 16 % des Américains sondés croyaient que l’administration Bush racontait la vérité à propos du 11/9. Plus que la moitié pensait qu’elle « cachait quelque chose ». Ce n’est pas la même chose que de croire que le gouvernement a pu carrément lancer les attaques mais un sondage Scripps-Howard et de l’université de l’Ohio, effectué la même année, a démontré que plus d’un tiers des personnes interviewées soupçonnaient des agents fédéraux d’avoir collaboré aux attentats ou alors qu’ils n’avaient rien fait pour les empêcher et permettre ainsi aux Etats-Unis de partir en guerre. [Il est amusant ou révélateur que M. Barber ne soit pas informé – ou ne préfère pas parler - d’un sondage plus récent puisqu’il date de l’année dernière… ]

Les « Truthers » se félicitent d’avoir le vent en poupe. La foule dans l’Eglise Immanuel Presbytarian semblait électrifiée. Tandis que des hauts parleurs beuglaient du rap revendicatif, des images de manifestants exigeant l’ouverture d’une nouvelle enquête défilaient sur un écran vidéo géant. Les symboles et la rhétorique sont empruntés à la lutte pour les droits civiques mais les « Truthers » sont un groupe éclectique qui inclut les anti-Bush, des libéraux anti-guerre et des extrémistes anti-gouvernement. Un jeune homme avec un T-shirt « Votez Ron Paul » trottinait partout à travers le hall, nous filmant en train de nous asseoir sur des bancs en bois.

Le premier en scène fut Richard Gage, un architecte de San Francisco qui a fondé le mouvement « Architectes, Ingénieurs et Scientifiques pour la Vérité sur le 11/9 » qui selon lui rassemble actuellement 379 membres professionnels [en fait, le groupe compte maintenant 400 membres professionnels à la date de la mise en ligne de cet article]. Gage nous raconte que l’effondrement des Tours Jumelles n’a pas pu être causé uniquement par la force de la gravité, l’impact des avions de ligne et les incendies initiés par le kérosène [contenus dans ces derniers] – la température de ces incendies n’aurait pas été assez élevée pour ramollir suffisamment l’acier. Derrière lui, sur l’écran vidéo dominait la tour sud du WTC. D’énormes quantités de fumée s’échappaient des étages supérieurs. Un silence respectueux régnait dans l’assistance suivie par des exclamations étouffées quand la tour parut se dissoudre devant nos yeux.

Bien que j’aie pu revoir ces images maintes fois, je n’avais apparemment jamais pleinement compris ce que je voyais. La destruction des Tours Jumelles ainsi que l’effondrement des 47 étages du bâtiment WTC7 qui se trouvait à proximité présentaient toutes les caractéristiques d’une démolition contrôlée, selon Gage. « Ils sont tous tombés à la verticale, quasiment à la vitesse de la chute libre, directement dans leurs propres empreintes [= fondations]. Les bâtiments dotés de structures en acier ne s’étaient jamais effondrés à cause d’incendies auparavant. Ce jour-là, il y en a eu 3, dont un, le bâtiment 7, n’avait même pas été frappé par un avion.»

Gage qui s’était monté le bourrichon jusqu’à en être fébrile a exhorté son auditoire à se prendre en main et de se faire entendre. « Un pays est en jeu ! » Puis il a accueilli sur scène Steven Jones, la star de la soirée. Un physicien timide à la voix douce, Jones est le Saint Patron du mouvement et semble pouvoir offrir aux « Truthers » ce dont ils ont désespérément besoin : une crédibilité scientifique.

Jones est devenu une figure culte chez les « Truthers » en 2006 quand il a été mis en préretraite forcée par l’université Brigham Young pour avoir donné des conférences publiques au sujet de son article « Pourquoi les bâtiments du WTC se sont-ils réellement effondrés ? » qu’il avait publié sur le site web du département de physique de la Fac. Jones démontrait que les tours avait été démolies par des charges à découpes installées de haut en bas des immeubles et employant vraisemblablement un produit incendiaire appelé Thermite. La faculté des Sciences physiques et mathématiques ainsi que celle de l’Ingénierie structurelle de l’université suivies par l’administration l’ont désavoué.

De fait, Jones n’a rien d’un idiot. Il a publié plus de 50 articles scientifiques notamment des rapports d’études sur la fusion nucléaire froide dans des journaux scientifiques tels le Scientific American et Nature. [Attention : il ne s’agit en rien des travaux de Pons et Fleischmann très décriés dans la communauté scientifique, mais d’une autre théorie dont la pertinence est à juger à l’aune des parutions précitées.] Il a inventé une cuisinière qui marche à l’énergie solaire et en a offert des prototypes à des familles pauvres dans le Tiers Monde. Jones nous raconte que d’après lui des études en laboratoire effectuées sur la poussière provenant de « Ground Zero » révèleront des résidus d’une réaction de type thermite.

Dés la fin du séminaire, Jones est immédiatement submergé par les membres de son auditoire qui lui demandent de poser pour des photos souvenirs tout en partageant leur propres versions, non seulement à propos du complot du 11/9, mais également sur de nombreux autres conspirations comme la présence au-dessus de nos têtes des « chemtrails », (des produits mortellement toxiques déversés par des avions non identifiés dans le cadre d’un programme secret de dépeuplement.) Voici l’univers qu’habite désormais Jones - rien à voir avec une faculté de physique dans l’Utah. Plus tard, au téléphone, je lui demande s’il regrette parfois d’avoir publié cet article fatidique : « Pas de regrets. Il m’est arrivé de penser à Galilée. Il lui est arrivé pire que moi, il me semble. »

Jones représente un cas typique des chercheurs du 11/9 dans le mesure où le sujet a pris le pas sur sa vie professionnelle. En suivant la côte ouest vers le sud jusqu’à Santa Barbara, on trouve un autre des experts clairvoyants et emblématiques du mouvement. Sur la plage d’Isla Vista, un des endroits où l’immobilier est parmi les plus chers du pays, habite David Ray Griffin, professeur de théologie à la retraite. Tandis que ses chiens grattent frénétiquement à la porte, Griffin m’explique que la première religion de l’Amérique n’est point le christianisme mais plutôt le nationalisme. [qui se cache derrière l’idée selon laquelle] « Les autres pays commettent d’horribles atrocités. Nos dirigeants en seraient incapables. Et c’est justement cette croyance qui a été jusqu’ici l’obstacle empêchant le peuple américain d’examiner les preuves, puisqu’ils savent par avance que c’est une idée totalement ridicule. »

« Il est clair que les autorités américaines n’ont rien fait pour prévenir les événements du 11/9. »
Micheal Meacher, homme politique britannique

Griffin estime désormais que les preuves du contraire sont irréfutables. Jusqu’en 2002, il s’affairait loin des rancœurs de la polémique publique à écrire des livres philosophiques quelque peu obscurs et à enseigner la philosophie des religions à l’Ecole de Théologie de Claremont. Mais l’objet de ses recherches a brusquement changé depuis une conférence donnée par un confrère théologien britannique qui mettait en cause la version officielle du 11/9. Deux ans plus tard, Griffin publiait Le Nouveau Pearl Harbor qui s’ouvre sur une préface de Michael Meacher, membre du Parlement Britannique [et ministre de l’Environnement de 1997 jusqu’à sa démission en 2003, suite à la décision de Blair d’envahir l’Irak, une omission notable de la part du journaliste], un livre devenu la référence incontournable du « mouvement pour la vérité sur le 11/9 ». Il en a écrit beaucoup d’autres dont un qui détaille les omissions et manipulations perpétrées par la Commission d’enquête dont le rapport officiel, dit-il, incarne un exemple parfait pour illustrer l’expression « théorie du complot ». « Ils sont partis de la conclusion qu’al-Qaida était responsable et n’ont même pas réfléchi à l’explication alternative que c’était peut-être un complot interne. »

Griffin fut consultant pour l’écriture du script de Loose Change Final Cut, un phénomène sur l’Internet qui a déclenché l’explosion actuelle de DVD à petit budget sur le 11/9. « 10 millions »- D’après Vanity Fair - c’est le nombre de fois que la version précédente avait été visionnée sur Google Video. En 2002, muni seulement d’un ordinateur portable et des logiciels fixes de production vidéo, Dylan Avery, 18 ans [22 selon l’article précédemment cité], résident de Onconta, New York, s’est mis à tourner un film de fiction dans lequel lui et ses amis devaient découvrir que le 11/9 fut orchestré par le gouvernement. À un moment donné pendant ses recherches, Avery a eu une illumination du genre : « Putain, mec, c’est pour de vrai ce bordel ! » et depuis Loose Change a intégré le domaine du documentaire agit-prop. Loose Change Final Cut nous fait part d’une nouvelle allégation audacieuse : Les tours étaient bourrées d’amiante mortelle qui aurait coûté des milliards [de dollars] à nettoyer. « Si on détruit les immeubles » explique Griffin, « non seulement on n’est pas obligé de payer pour les faire nettoyer, mais en plus quelqu’un va récolter des milliards de dollars grâce aux assurances. » [Ceci est une manœuvre journalistique digne de Marianne, à laquelle on ne s’attend pas de la part du Financial Times : certes, les dédommagements reçus par Silverstein Properties dépassent les 4 milliards de dollars, mais réduire les arguments de M. Griffin à ce simple constat tient de la plus complète désinformation.]

Le 11/9 comme magouille aux assurances ? [Même remarque que précédemment : ce procédé éditorial est réellement scandaleux de la part d’un journaliste : M. Griffin a écrit plusieurs livres, dont 3 traduits en français, totalisant des milliers de pages et presqu’autant d’informations sur le sujet. La fraude aux assurances n’est certainement pas l’argument qu’il aurait mis en avant dans sa conversation avec ce journaliste, mais il n’aura pas cherché à éluder la question de celui-ci. La mention de sa réponse est essentiellement un reflet, non du travail et des opinions de M. Griffin, mais bien du travail du journaliste lui-même, qui reste à la surface de la problématique et dont on ne peut que se demander s’il a même lu un seul livre de M. Griffin.] Et voilà qu’on élargit un tant soit peu le cercle des conspirateurs. Griffin propose donc une autre explication possible : l’impact psychologique. « Il y a eu ces explosions énormes qui ressemblaient assez à une explosion nucléaire » raconte-t-il, « Cela a toujours été la terreur profonde de l’Amérique. Dans la période précédant la guerre d’Irak, c’était précisément de cela que parlaient [les autorités gouvernementales]– on ne peut pas attendre de se retrouver devant un champignon nucléaire. »

Griffin nous propose encore une autre spéculation [M. Griffin ne « spécule » pas, il analyse et raisonne à partir de faits ; nous invitons les lecteurs à prendre connaissance de son exemplaire manière de travailler, celle d’un véritable intellectuel, en lisant ses livres, ou en visionnant Le Mythe et la réalité une conférence sous-titrée en français] ; cette fois-ci, c’est une question qui crée la polémique même parmi les sceptiques du 11/9 : Qu’est-ce qui a frappé le Pentagone ? Thierry Meyssan a été le premier à affirmer que ce n’était pas le vol AA77 – un avion d’American Airlines de type 757 avec 64 passagers à bord - mais un missile de croisière qui a défoncé la façade ouest du Pentagone à 9h37 du matin le 11 Septembre. Depuis de nombreux sites webs ont repris cette thèse insistant sur le manque évident de débris d’avion sur la pelouse du Pentagone et sur la petite taille du trou occasionné par l’engin qui n’aurait jamais pu laisser passer la grande envergure d’un Boeing 757. Russ Wittenberg, un capitaine de l’armée de l’Air américaine aujourd’hui à la retraite et membre des « Pilotes pour la Vérité sur le 11/9 » nous assure qu’aucun pilote inexpérimenté n’aurait pu réaliser la manœuvre qu’Hani Hanjour, conspirateur d’al-Qaida, est sensé avoir brillamment exécutée ce matin-là d’après les conclusions de la Commission d’enquête sur le 11/9 : un virage à 330 degrés, une descente de 670 mètres suivie par une plongée à vitesse maximum se terminant par une trajectoire au ras du sol enfonçant le Boeing droit dans le Pentagone à 850 kilomètres/heure. On va la baptiser « la théorie de l’avion magique » : Les sceptiques croient que, tout comme la balle qui a tué Kennedy semble avoir défié les lois de la physique, l’avion qui a ainsi frappé le Pentagone ne ressemble à aucun autre avion existant.

Et tout comme la Nasa a été obligée de contrer des accusations selon lesquelles les expéditions lunaires auraient été des mises en scène, ces affirmations, ainsi que bien d’autres, ont forcé le gouvernement des Etats-Unis à rentrer dans le business du « déboulonnage ». [On se demande pourquoi cette analogie avec la lune apparaît ici, dans un article spécifiquement consacré au 11 Septembre ! Bien sûr, certains sceptiques émettent également des doutes sur l’authenticité de certains clichés de la NASA, voire sur le fait que l’homme ait jamais marché sur la lune ; mais la plupart des gens qui s’intéressent aux contradictions et aux invraisemblances de la version officielle sur les attentats du 11/9, dont l’association ReOpen911, refusent catégoriquement ce genre d’amalgames qui ne cherchent visiblement qu’à occulter les vraies questions sur le sujet]. Son site web « Identifying Misinformation » (l’Identification des renseignements inexacts) déclare que les débris provenant du vol AA77 ont effectivement été retrouvés tout comme les restes des passagers et de l’équipage. Beaucoup de témoins ont vu l’avion arriver et plusieurs passagers ont appelé leurs familles et leurs amis en signalant que leur avion avait été détourné. [À ce propos, l’association ReOpen911, contrairement à tous ceux qui refusent d’entendre les arguments de pilotes, d’officiers de l’armée US ou d’anciens des services de renseignement ou du gouvernement US, n’a pas de "religion" sur la question de savoir si oui ou non un avion s’est réellement écrasé sur le Pentagone. Nous tentons de comprendre en réunissant les arguments « pour et contre », mais sommes convaincus que seule une nouvelle enquête, avec tous les pouvoirs judiciaires requis pourra peut-être apporter des réponses à ces questions. Pour résumer, certains éléments semblent invalider totalement cette possibilité, alors que d’autres – comme ceux que cite l’article – semblent lui donner crédit. Toutefois, quel crédit apporter à des témoignages visuels dont plusieurs sont totalement et physiquement impossibles : on pense ici au témoin cité par Cockburn dans l’article repris par Le Monde Diplomatique, qui affirmait avoir vu les « visages terrifiés » des passagers aux hublots (sic). Ce qui est une totale foutaise, l’avion volant à plus de 230 m/s !]

Il existe encore un autre problème évident : si c’est un missile qui a frappé le Pentagone, qu’est-ce qui est arrivé au vol AA77 ? « Il y a eu la rumeur qu’un avion s’était écrasé sur la frontière entre l’Ohio et le Kentucky qui au début avait été pris très au sérieux par les autorités fédérales de l’aviation. » raconte Griffin. « Plus tard ils ont nié l’histoire. » Mais Griffin affirme que la seule indication que le vol AA77 était encore dans le ciel après cet instant-là est un prétendu appel téléphonique de Barbara Olsen (sic) à [son époux] Ted Olson, l’adjoint du ministre de la Justice. [Au sujet de cet appel, M. Griffin fait référence à la déposition du FBI lors du procès de M. Moussaoui ; selon le FBI, ces appels n’ont tout simplement pas abouti ! Ils n’ont pas besoin d’être explicités par M. Griffin, mais bien par M. Ted Olson… Voir ici]

Alors comment Griffin explique-t-il ce coup de téléphone ? « Ted Olsen est en collaboration avec l’administration Bush » dit-il. Une autre explication possible serait la technologie du « voice-morphing » [la reproduction précise et synthétique des voix]. Ce qui expliquerait aussi la vague d’appels téléphoniques provenant du vol UA93 de United Airlines qui, à en croire la version officielle, s’est écrasé dans un champ en Pennsylvanie suite à la révolte des passagers contre les pirates de l’air.

Il n’y a pas que les adeptes de la version officielle qui roulent des yeux en entendant de telles hypothèses. Ils placent Griffin dans le camp des « Aucun avion », du moins par rapport à l’attaque contre le Pentagone. Les « Aucun avion » enragent les autres « Truthers » qui les accusent d’avoir saboté la crédibilité du mouvement. L’affirmation qu’aucun avion n’a frappé le Pentagone est, disent-ils, un cheval de Troie, de la désinformation qui sert la cause des conspirateurs. Certains d’entre eux, comme l’ex-agent du MI5, David Shayler - ont même proclamé qu’aucun avion, mais des missiles masqués par une technologie ultra perfectionnée de camouflage ont frappé les Tours Jumelles. À titre d’information, Shayler a déclaré l’année dernière qu’il était le Messie. [À titre de complément d’information, il n’est pas inutile de préciser que les nombreuses attaques et pressions d’ordre psychologique violentes à l’encontre de M. Shayler ne sont sans nul doute pas sans lien avec son étonnante déclaration, dont nous ignorons le contexte : a-t-il été mal cité ? Faisait-il une plaisanterie douteuse ? A-t-il été victime d’un passage à vide, d’un dérapage ? A-t-il tout simplement "pété un câble" ?… Nous tenons également à préciser que s’il existe réellement des personnes qui sont convaincues que les tours du WTC n’ont pas été percutées par des avions de ligne, et nous avons même rencontré l’un de leurs porte-parole, l’association ReOpen911 ne souhaite pas être associée à un tel discours. Encore une fois, ces personnes sont ultra-minoritaires au sein de ce que l’auteur de l’article nomme le mouvement pour la Vérité sur le 11/9 : pourquoi ne le dit-il pas, et au contraire laisse-t-il entendre que ces gens sont très nombreux ?]

Fin de la première partie de l’article…
A suivre !

Un animateur radio appelle au meurtre d’un militant anti-guerre

Par Nick Langewis pour The Raw Story, le 15 juin 2008 

Michael ReaganMichael Reagan, animateur d’une émission de radio et fils de l’ancien président Ronald Reagan, pourrait faire l’objet d’une enquête du FBI après avoir appelé au meurtre de Mark Dice, militant anti- guerre et fondateur d’un office de surveillance des médias sur les ondes, The Resistance.
Dans le programme du 10 juin de son émission Radio America diffusée à l’échelle nationale, Reagan a traité Dice et d’autres membres du Mouvement pour la vérité sur le 11/9 de “traîtres”  après avoir appris qu’ils envoyaient aux troupes en Irak des lettres, des documents déclassifiés et des DVD qui, disent-ils, montrent l’implication du gouvernement dans les attaques du World Trade Center en 2001.

Cette action fait partie de l’opération "informer les soldats" menée par The Resistance.

“Je ne veux pas que les soldats qui risquent leur vie en Irak soient utilisés comme des pions dans la création du Nouvel Ordre Mondial » a dit Dice dans un récent communiqué de presse. “Je connais personnellement des Marines qui pensent que le 11/9 était un coup monté de l’intérieur, et ils me disent que beaucoup de Marines soupçonnent que c’est le cas mais ils n’osent pas en parler publiquement de peur d’être punis”
“Nous devons trouver les personnes qui font ça,” a dit Reagan, “les faire sortir et les abattre, vraiment. Trouver les personnes qui envoient ces lettres…pour démoraliser les troupes…ce sont des traîtres à ce pays…et les descendre. Vous avez un problème avec ça? Faites-vous une raison. Mais quiconque fait ça ne mérite pas de vivre. Vous les traitez de traîtres–c’est ce qu’ils sont–et vous les abattez. Je paierai pour les balles.”

“Pourquoi ne pas faire sortir Mark Dice,” a continué Reagan “et le placer au milieu d’un champ de tir ? Attachez-le à un poteau, ne bandez pas ses yeux, et allez-y à fond,  amusez-vous avec Mark Dice.”

"Maintenant nous savons où sont allés les sympathisants de Ron Paul,” a raillé un autre animateur.

Dimanche, Dice a annoncé sur son site web qu’il avait reçu des excuses personnelles de Reagan et qu’il serait invité dans l’émission de Reagan du lundi 16 juin à 15h30 heure locale pour recevoir des excuses publiques. 

"Bien que je comprenne que des divergences d’opinions politiques peuvent conduire à des mots vifs, les déclarations de Reagan sont totalement inacceptables, indignes d’un Américain, et extrêmement dangereuses,” a dit Dice. “Reagan a élevé la haine et la rhétorique dirigées contre ceux qui désapprouvent cette guerre à un niveau jamais atteint. Il doit être licencié immédiatement et aucune station de radio ou chaîne de télévision ne devrait faire entendre de nouveau sa voix ou montrer son visage.

"Malgré les excuses de Reagan,” a continué Dice, “la boîte de Pandore a été ouverte et ne pourra jamais être refermée. Les ramifications de ses menaces et suggestions sont énormes et effrayantes. A une époque où quelques clics sur un clavier suffisent à retrouver l’adresse de quelqu’un, les commentaires de Reagan ouvrent la porte au harcèlement, au vandalisme et pire encore. Toute menace sera immédiatement communiquée au FBI et les actions légales appropriées seront prises”

Ci-dessous un extrait de l’émission de Reagan du 10 juin, tel qu’il a été posté sur Youtube :

Karen Johnson rend hommage à Blair Gadsby et apporte son soutien au mouvement pour la vérité sur le 11/9 devant le sénat d’Arizona.

Jour 16 : Alors que Blair Gadsby a entamé sa troisième semaine de grève de la faim, le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain refuse toujours de lui accorder un entretien pour discuter avec lui et en présence de la presse nationale des évènements du 11/9.

La sénatrice de l’état d’Arizona Karen Johnson soutient l’action du professeur depuis les premiers jours (elle a adressé une lettre à McCain, lui demandant de rencontrer Gadsby). Hier, le 10 juin 20008, Johnson est allée encore plus loin en prononçant un discours historique sur le 11/9 devant le sénat de son état.

S’appuyant sur les études réalisées par les architectes et ingénieurs du mouvement pour la vérité, la sénatrice a exigé une nouvelle enquête indépendante sur le 11/9. Elle a imploré les politiques remettant en question la version gouvernementale des attentats d’oser exprimer publiquement leurs doutes. Le di