Encore un faux complot « terroriste» 

A présent, cela tient d’une exaspérante banalité. Un complot terroriste effrayant est annoncé. On nous révèle ensuite que les suspects font partie d’un groupe de malheureux bons à rien, de vulgaires brutes n’ayant absolument pas le moindre lien avec un groupe terroriste quelconque; peu importe Al Qaida. Finalement, la dernière pièce du puzzle : le complot tout entier a été préparé par un voyou du gouvernement, un agent provocateur.

J’ai déjà vu ce film.

Dans ce cas, les présumés criminels — Onta Williams, James Cromitie, David Williams et Laguerre Payen — étaient des ratés, des délinquants, des drogués. Ils ne font pas partie d’Al Qaida. Sans l’aide de l’agent qui les a piégés, ils n’auraient même jamais rêvé de commettre des violences politiques, ils n’auraient même pas su où trouver des explosifs ou encore un missile Stinger. Cela n’a pas empêché les procureurs d’agir comme s’ils avaient capturé Oussama ben Laden lui-même. Comme l’a relevé le Los Angeles Times :

Les procureurs ont nommé ceci le dernier-né des complots terroristes locaux après le 11-Septembre.

Jeudi, Eric Snyder, adjoint du Procureur, a dit à la Cour : "Il est difficile d’envisager plus effrayant complot." Il a décrit les quatre suspects comme "empressés de tuer des Juifs."

En fait, il est difficile d’imaginer complot plus stupide, si peu efficace et si peu important. Les quatre ratés ont été piégés par un ignoble agent du FBI qui attendait de trouver ce qu’il cherchait aux abords de la mosquée, au nord de New York. Voici le compte-rendu du New York Times :

Salahuddin Mustafa Muhammad, l’imam de la mosquée, où les autorités affirment que l’informateur privé a d’abord rencontré les hommes, a dit qu’aucun d’eux n’était actif à la mosquée. …

Mr. Cromitie était là en juin dernier, il a rencontré un étranger.

Il ne pouvait savoir que le chemin de l’étranger vers la mosquée avait commencé en 2002, lorsqu’il fut arrêté suite à des accusations fédérales pour usurpation d’identité. Condamné à 5 ans de mise en liberté surveillée, il devint informateur privé pour le compte du F.B.I. Selon Mr. Muhammad, il a commencé à se montrer à la mosquée de Newburg vers 2007.

Le comportement de l’étranger a éveillé les soupçons de l’imam. Il avait invité d’autres fidèles à des repas et avait parlé de violence et du jihad, C’est pourquoi l’imam dit qu’il l’évitait.

"Il semblait louche" dit Mr Muhammed. Les membres "pensaient qu’il s’agissait d’un agent du gouvernement."

Mr Muhammad dit que les membres de sa congrégation lui avaient rapporté que l’homme qu’il pensait être l’informateur avait finalement offert à l’un d’entre eux une somme d’argent conséquente pour qu’il rejoigne son "équipe."

Donc une brute répugnante, l’écume aux lèvres, retient des gens à la mosquée, leur parlant de violence et du jihad ? C’est l’application de la loi ? Imaginez que quelqu’un se comporte ainsi dans une église locale ou dans une synagogue. L’imam dit que les gens "pensaient que c’était un agent du gouvernement."

En s’attaquant à ces ratés, dont aucun ne semblait être musulman, l’informateur privé a organisé l’acquisition d’un missile Stinger hors-service pour abattre des avions militaires et a échafaudé un vaste plan pour attaquer un centre juif dans le Bronx.

Cela devient encore plus pathétique :

Parmi les quatre suspects, le seul à avoir éveillé les soupçons est Payen, un natif haïtien qui fréquentait la mosquée de Newburgh. Son aspect négligé et son comportement étrange dérangeaient les autres membres, dit l’assistant de l’imam, Hamid Rashada.

Lorsque Payen apparut devant la Cour, l’avocat de la défense, Marilyn Reader, le décrivit comme étant intellectuellement perturbé et sous médicaments pour schizophrénie. L’Associated Press dit que lorsqu’on lui demanda s’il comprenait la procédure inquisitoire, Payen répliqua : "Plus ou moins."

Malgré les affirmations pompeuses du maire de New York Bloomberg et celles d’autres politiciens, dont l’élu Peter King, toute cette histoire est bidon. Les quatre ratés ont peut-être été enclins à la violence, ils ont peut-être entretenu une vive tension antisémite. Mais il semble que l’informateur ait attisé leurs tendances à la violence et leur haine contre les Juifs, qu’il ait fomenté un complot, qu’il les ait stimulés, qu’il ait facilité leur recherche d’armes, puis qu’il les ait fait tomber. Pour être certain de faire les gros titres, l’ignoble informateur a affirmé qu’il représentait un groupe d’extrémistes pakistanais, le Jaish-e Muhammad, une organisation terroriste de bonne foi. Evidemment, lui ne l’était pas.

Il est écoeurant et scandaleux que le F.B.I envoie des provocateurs dans les mosquées.

Les gros titres alimentent la grande peur que Dick Cheney tente d’attiser. Cette histoire nourrit le conte de la "patrie" attaquée. Elle ne l’est pas. Comme je l’ai déjà écrit depuis le 11/9- aucun Américain n’a reçu de coup de poing dans le nez par un musulman en colère. Complot après complot — la destruction du pont de Brooklyn ! les attentats dans le métro de New York ! l’effondrement de la Tour Sears ! l’attentat contre l’immeuble Prudential à Newark ! — ont prouvé qu’il s’agissait d’une totale absurdité.
 

Par Robert Dreyfus, le 22/05/09 pour The Nation
Traduction apetimedia pour ReOpenNews

Oussama ben Elvis

Toutes les preuves suggèrent qu’Elvis Presley est aujourd’hui plus vivant qu’Oussama Ben Laden. Mais allez raconter cela à la CIA et à tous les autres qui se fourvoient dans la guerre contre le terrorisme.

Sept ans après la dernière apparition avérée d’Oussama Ben Laden vivant, il y a plus de preuves qu’Elvis [Presley] est toujours parmi nous. Par conséquent, on peut se demander si le paradigme Oussama Ben Laden, deus ex machina du terrorisme, et al-Qaïda, prototype du terrorisme, ne sont pas les produits de notre imagination exacerbée, et si l’investissement dans ce paradigme n’a pas empêché les organismes de la sécurité nationale de réfléchir sérieusement aux causes de nos problèmes. Alors, portons un nouveau regard sur les fondamentaux.

Mort ou Vif ?

Les preuves, négatives par elles-mêmes, portent à conclure qu’Oussama est mort depuis longtemps. Depuis octobre 2001, lorsque Tayseer Alouni de la chaîne Al-Jazeera l’a interviewé, aucune personnalité crédible n’a affirmé l’avoir rencontré – pas même après de multiples périples, guidés par des intermédiaires. Les enregistrements audio et vidéo, soi-disant d’Oussama, n’ont jamais convaincu les observateurs impartiaux. Le type ne ressemble pas à Oussama. Des vidéos le montrent avec un nez aquilin sémite, tandis que d’autres le montrent avec un nez plus court et plus large. À côté de cela, les différences de coloration et le style de barbe sont une moindre affaire. 

Les enregistrements audio d’Oussama ne semblent pas non plus provenir d’Oussama. En 2007, l’Institut Suisse d’Intelligence Artificielle, Dalle Molle, qui pratique la reconnaissance vocale pour la sécurité bancaire, a comparé les voix de 15 enregistrements incontestables d’Oussama avec 15 autres voix postérieurement attribuées à Oussama, auxquelles ont été ajoutées 2 autres voix appartenant à des orateurs arabes natifs qui s’étaient entraînés à l’imiter et lisaient ses textes. Tous les enregistrements supposés d’Oussama (outre un cas ambigu) différaient clairement les uns des autres, tout comme des enregistrements authentiques. Par contraste, la CIA trouvait tous les enregistrements authentiques. Il est difficile de concevoir quelle méthodologie a pu soutenir cette conclusion.

De même en 2007, le professeur Bruce Lawrence qui dirigeait le programme d’étude religieuse à Duke University a affirmé dans un livre sur les messages d’Oussama que leur ton de plus en plus laïc était incompatible avec le wahhabisme d’Oussama. Lawrence a aussi noté que dans une vidéo de décembre 2001 (que beaucoup tiennent pour preuve de sa responsabilité dans le 11-Septembre) le personnage d’Oussama porte des bagues en or – attitude décidément non-wahhabite. Il y écrit aussi avec la mauvaise main. Lawrence en conclut que les messages sont des faux, et même grossiers. La CIA les a tous jugé bons.

Surtout, alors que ceux qui personnifient Elvis imitent au moins son style, " You ain’t nutin’ but a hound dawg " (Tu n’est qu’un chien de chasse), le vocable des cassettes d’Oussama diffère substantiellement de ce que le vrai Oussama avait l’habitude de dire, et surtout sur les sujets les plus importants. Le 16 septembre 2001, sur Al Jazeera, Oussama a dit du 11-Septembre : "Je précise que je n’ai pas accompli cet acte qui semble avoir été effectué par des individus ayant leur propre motivation." De nouveau en octobre, dans une interview avec Tayseer Alouni, il a limité sa connexion au 11-Septembre à l’idéologie: «S’ils veulent dire, ou si vous voulez dire, que ce lien est le résultat de notre propre incitation, alors c’est vrai. Nous avons incité… " Mais dans ce qu’on appelle « la confession vidéo" que la CIA a trouvée en décembre, le personnage d’Oussama agit comme le chef du complot. Le fait que la vidéo ait été réalisée sans véritable motif propre, sinon peut-être pour être découverte par les Américains, aurait dû soulever la suspicion. Sa substance, la célébration de l’affirmation de la responsabilité dans le 11-Septembre qu’Oussama avait dénigrée, aurait dû également peser contre l’authenticité de cette vidéo. Pourquoi aurait-il attendu, pour s’accuser lui-même, que les forces américaines et alliées aient sécurisé l’Afghanistan? Mais la CIA a agi comme si elle avait pris Oussama la main dans le sac.

La CIA aurait également dû prendre au sérieux les rumeurs de la mort d’Oussama. Le 26 décembre 2001, Fox News a interrogé une source  talibane qui a déclaré avoir assisté aux funérailles d’Oussama avec 30 autres collaborateurs. La cause de la mort, a-t-il dit, était une  infection pulmonaire. Le New York Times du 11 juillet 2002 a rapporté que selon un consensus largement répandu au Pakistan, Oussama aurait succombé l’année précédente à une néphrite (maladie du rein) de longue durée. Ensuite, Benazir Bhutto – plus que tout autre connectée aux  sources d’information venant de la frontière afghano-pakistanaise – a mentionné avec désinvolture, dans une interview à la BBC, qu’Oussama avait été assassiné par ses associés. Le meurtre est aussi probable que la mort naturelle. L’adjoint d’Oussama, Ayman al-Zawahiri, est lui-même connu pour avoir tué son propre prédécesseur, Abdullah Azzam, le premier mentor d’Oussama. En outre, et parce que la capture d’Oussama par les Américains aurait mis en danger tous ceux qui lui avaient été associés ainsi que tous les services de renseignement ayant travaillé avec lui, tous avaient un intérêt à sa mort.

Oussama nouveau, Oussama Réel

Nous ne savons pas ce qui est arrivé à Oussama. Mais quel que soit ce qui s’est passé, le gars authentique, celui qui paraissait et qui parlait comme un enfant saoudien gâté transformé en idéologue, n’est plus. Celui qui apparaît maintenant dans les enregistrements est différent : il est devenu le maître du monde de la terreur, doté d’inexplicables influences. En bref, les enregistrements d’Oussama réalisés après novembre 2001 lui font prétendre à beaucoup plus de puissance qu’il n’en a jamais revendiquée et encore moins exercée.

Le véritable Oussama ben Laden, comme le vrai réseau Al-Qaïda qu’il a présidé, n’a jamais été aussi important que les rapports des services secrets arabes (Arabie saoudite en particulier) ont pu conduire la CIA à le penser. Le rôle (tardif) d’Oussama fut d’apporter un peu d’argent à la résistance anti-soviétique en Afghanistan. Les combattants arabes en général et particulièrement ceux amenés par Oussama, combattaient peu et mal. En temps de guerre, un afghan vaut de nombreux Arabes. En 1990, Oussama a affirmé au régent saoudien Abdullah que ses moudjahidines pourraient arrêter l’invasion du royaume par Saddam [Hussein]. Quand Abdullah l’a écarté en faveur d’une armée d’un demi-million de soldats US, Oussama s’est transformé en dissident et a dû se réfugier au Soudan, où il est resté jusqu’en 1996, fomentant des complots anti-saoudiens stériles, jusqu’à être obligé de se déplacer avec sa triste bande jusqu’en Afghanistan.

Il y a une bonne raison pour que ni Oussama ni Al-Qaïda n’apparaissent sur les écrans des renseignements US avant 1998. Ils n’avaient rien fait de remarquable. Après les attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades américaines en Afrique, et surtout après que le directeur de la CIA George Tenet eut imputé la responsabilité du 11-Septembre à Oussama par le célèbre "jeu, set et match", la CIA l’a décrit comme le moteur du terrorisme. Elle a refusé d’envisager la possibilité que les associés d’Oussama pourraient avoir eu recours à lui et à son organisation comme à un pavillon de complaisance. Quand les forces américaines pénétrèrent en Afghanistan en 2001, la CIA informa Time et Newsweek qu’elle s’attendait à y trouver le quartier général "high-tech" à partir duquel Oussama contrôlait ses activités terroristes dans 50 pays. Il n’existait pas. En novembre 2008, sans base factuelle et contrairement à la raison, la CIA a continué à le décrire, lui et son organisation, comme «le plus évident et le plus réel danger pour les États-Unis." La CIA n’a pas essayé d’expliquer comment cela pouvait être possible, elle a dit qu’Oussama s’était "largement isolé du fonctionnement quotidien de l’organisation qu’il dirige personnellement." Quelle organisation?

L’Axiome et sa négation

Pourquoi une telle focalisation sur une organisation qui n’a jamais été importante, dont la plupart des associés connus ont été depuis longtemps tués ou capturés, et dont la CIA n’essaye même pas de faire la liste des actifs? L’explication officielle de la CIA, qu’Al-Qaïda a produit des "métastases" par la diffusion de son expertise, est une métaphore vide de sens. Mais, conformément à celle-ci, le gouvernement américain a accepté l’auto-désignation d’"Al-Qaïda" par les personnes qui luttent pour les intérêts sunnites et baasiste en Irak, et a épinglé le label à titre gratuit sur divers hauts profils terroristes tout en reconnaissant que leurs liens avec Oussama & Co étaient tout au plus affectifs. Mais pourquoi une telle gymnastique face à l’incontestable manque de consistance d’Oussama? Parce qu’en se concentrant sur Al-Qaïda et Oussama, on confirme un axiome de la CIA datant de la guerre froide, un axiome validé pendant les années Reagan et qui porte la politique américaine depuis 1993, à savoir : le terrorisme est l’oeuvre de «voyous isolés et de groupes" qui fonctionnent en dépit de toute autorité étatique. Selon cet axiome, des gens comme Oussama forment des cercles autour des services de renseignement des États arabes, tout comme pendant la guerre froide, des terroristes venus d’Europe de l’Est pour poser des bombes en Allemagne et en Italie, et pour tirer sur le pape Jean-Paul II, agissaient soi-disant en dépit des renseignements bulgares, en dépit de la STASI d’Allemagne de l’Est, et en dépit du KGB. Cet axiome est cher à beaucoup au sein du gouvernement des États-Unis, car il conduit logiquement à travailler avec les pays d’où viennent les terroristes plutôt qu’à les traiter comme des ennemis.

Et si le terrorisme était (comme l’a dit Thomas Friedman) « ce que  les États laissent se produire ou aident à se produire » ? Et si, dans le monde réel, les services de renseignement infiltrés (les professionnels) utilisaient les terroristes amateurs plutôt que l’inverse ? Que peut-on conclure logiquement du fait que les groupes terroristes qui font parler d’eux sur la planète Terre, comme le Hamas, le Hezbollah, l’OLP ou les FARC de Colombie, sont des extensions de, respectivement, l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Égypte, et le Venezuela? C’est la négation de l’axiome favori de l’administration américaine. Cela signifie que lorsque George W. Bush ou Barack Obama parlent de l’Amérique comme étant "en guerre" contre "l’extrémisme" ou les "extrémistes", ils sont stupides ou bien agissent stupidement en évitant d’envisager le fait dérangeant que de nombreux gouvernements font la guerre indirectement.

Bref, l’insistance sur la supposée maîtrise d’Oussama sur Al-Qaïda, et l’assimilation d’Al-Qaïda au terrorisme, sont la politique officielle des États-Unis parce qu’elle évite les questions sur le rôle des États, et il est possible de traiter de bellicistes tous ceux qui posent de telles questions. La non-pertinence de facto d’Oussama après sept ans a toutefois nui à la légitimité intellectuelle de cette politique. Combien de temps encore des présidents ou des directeurs de la CIA pourront-ils agiter les spectres d’Oussama et d’Al-Qaïda avant que les populations n’en rient ?

Un château de carte intellectuel.

Remettre en cause la pertinence d’Oussama dans l’origine du terrorisme actuel conduit naturellement à se demander s’il l’a jamais été, et qui pourrait l’être plus que lui. Ce qui revient rapidement à constater combien sont fragiles les fondations sur lesquelles reposent les axiomes du gouvernement américain au sujet de la «guerre contre le terrorisme". Imaginez : nous savons que Khalid Sheikh Mohammed (KSM) a planifié et exécuté le 11-Septembre. Mais il n’existe aucun fait indépendant en faveur de cette affirmation que KSM a agi sous la direction d’Oussama et sous sa supervision. Au contraire, nous savons avec certitude que l’expertise pour le 11-Septembre  et son financement provenaient du propre groupe de KSM (le gouvernement américain a accepté, mais à ma connaissance pas vérifié, que le cœur du groupe est de la famille biologique des Baloutches). Ce groupe a mené les  attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades américaines en Afrique et tout autre acte pour lequel Al-Qaïda s’est fait connaître. Le groupe de KSM comprenait les auteurs de l’attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993, dont Abdul Rahman Yasin, qui venait d’Iraq et y est retourné et y a disparu, ainsi que Ramzi Youssef, le cerveau de cet attentat, qui est venu aux États-Unis depuis l’Irak avec un passeport irakien et qui était surnommé par ses collègues à New-York "Rashid l’irakien." Ce groupe avait planifié l’explosion d’avions de ligne US au-dessus du Pacifique en 1995. Les principaux membres ne sont pas arabes. Ils n’ont pas de lien avec la religion (et celui qu’ils affichent désormais n’est pas convaincant). Ils ne sont pas des créatures d’Oussama. Ce n’est qu’en 1996 que ce groupe a rejoint le groupe d’Oussama, qui ne comptait pas, et lui a donné de l’importance.

Dans la vie comme en mathématiques, dans une équation vous devez juger de la fonction d’une variable en la factorisant et en regardant si l’équation fonctionne toujours. Factorisons Oussama : le constat est que le 11-Septembre arrive encore. Factorisons aussi Al-Qaïda : peut-être que le 11-Septembre arrive encore. Les autres attentats à la bombe se passent assurément sans lui. Mais si on factorise le groupe KSM : il n’y a plus de 11-Septembre, et Al-Qaïda n’est plus le groupe mondialement réputé qu’il est devenu.

Qui, précisément, sont KSM et ses neveux réputés ? C’est une question intéressante dont on ne connaît pas la réponse, et l’on n’est pas près de la découvrir. Ramzi Youssef a été condamné à la prison à vie pour l’attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993 après un procès qui s’est focalisé sur sa culpabilité et qui a fait abstraction de ses associations. Si nos tribunaux militaires adhèrent au "plaider-coupable" de KSM, on échappera à tout procès. Dans l’autre cas, le type de procès qui aura lieu devant le tribunal aura pour particularité de prouver sa culpabilité plutôt que de tenter de faire toute la vérité. Cela n’intègrera pas des contre-interrogatoires de témoins, la mise au jour de preuves et d’éléments de preuve, et l’exploration d’autres explications des événements. Normalement, les véritables procès instruisent tous les aspects des dossiers. Avons-nous besoin de ce genre de choses, étant donné que KSM a avoué ? Oui. Ne faisons pas la confusion entre les aveux et la vérité, notamment les aveux dans lesquels les prisonniers confirment les préjugés de nos agences.

L’excuse pour limiter le contrôle public des preuves procède de la prétendue nécessité de protéger les sources de renseignement. Mais d’après mon expérience, et celle d’autres personnes qui ont eu la charge de sonder cette assertion, c’est que, presque toujours, elle  masque l’incompétence de nos agences de renseignement et des intérêts bureaucratiques. Quoi qu’il en soit, l’intérêt du public dans la compréhension de ce qui est advenu devrait l’emporter sur tous les autres.

Comprendre le passé, prévoir l’avenir

Se focaliser sur Oussama ben Elvis est dangereux pour la sécurité de l’Amérique précisément parce qu’il continue de substituer dans notre subconscient collectif le mythe doux du terrorisme comme l’œuvre de voyous romantiques, à la dure réalité selon laquelle cela peut se produire uniquement parce que certains États veulent que cela se produise ou  le laissent se produire. KSM et compagnie peuvent ne pas avoir commencé leur carrière comme des agents de renseignement irakiens, ou ils ont pu quitter les Irakiens et travailler pour d’autres, ou peut-être ont-ils travaillé pour eux-mêmes. Mais ils sont sûrement un organisme à part entière. Comme tels, ils correspondent beaucoup mieux à la description qu’a faite Oussama des responsables du 11-Septembre : "des individus ayant leur propre motivation" qu’ils ne correspondent à celle de la CIA : des "instruments d’Oussama".

Plus important encore, se concentrer sur Al-Qaïda et Oussama déforme notre compréhension de ce qui se passe en Afghanistan. Ces derniers jours, les forces talibanes sur le terrain semblent les mieux payées et les mieux armées de toutes les forces de la région, à l’exception des forces américaines. Est-ce qu’on peut sérieusement suggérer qu’Oussama ou al-Zawahiri apportent l’équipement, l’argent, ou la motivation ? De telles sommes d’argent ne peuvent venir que de pays super-riches, d’Arabie saoudite ou du Golfe. Le matériel ne peut venir que par l’entremise de courtiers qui travaillent aux services d’ États, et il ne peut atteindre les zones de combat du Pakistan qu’avec l’aval des autorités pakistanaises. En outre, la motivation pour des combats à grande échelle dans les zones pashtounes ne peut naître que dans le cadre de l’identité pashtoune. De fait, envoyer des troupes en Afghanistan pour lutter contre des pashtouns financés par les Saoudiens, soutenus par les Pakistanais et pourvus  d’équipements achetés dans le monde entier, avec pour objectif de "construire une nation afghane" capable d’empêcher Oussama et Al-Qaïda de mettre le bazar dans le monde à partir de leurs grottes, est une construction intellectuelle auto-suffisante de garçon de course.

Autorité intellectuelle

La CIA avance sur les mêmes bases pour considérer Oussama comme la terreur du monde ("jeu, set et match") en 2001, ou pour vérifier la présence d’armes de destruction massive en Iraq en 2003, (façon "dunk" de  basket-ball), ou comme en 2007 pour déterminer que l’Iran a arrêté son programme d’armes nucléaires. Mutatis mutandis, c’est aussi sur ces bases que la CIA a établi en 1962 que les Soviétiques n’installeraient pas de missiles à Cuba, que la CIA était certaine de 1963 à 1978 que l’URSS n’allait pas construire de rampe de missiles avant que cette construction ne saute aux yeux, qu’elle a convaincu Bush père que l’Union soviétique n’allait pas s’écrouler et qu’il devait contribuer à la soutenir, qu’elle a assuré le gouvernement des États-Unis en 1990 que l’Irak n’allait pas envahir le Koweït et, en 1996, que ni l’Inde ni le Pakistan n’effectueraient des essais de leurs armes nucléaires. Dans tous ces cas, et d’innombrables autres, la CIA a fourni au gouvernement américain et aux médias des bases faisant foi, qui niaient les réalités dans lesquelles l’Amérique évoluait.

La force de jugement de la CIA, son autorité, ont toujours été à l’intersection de ses préjugés et de ceux de la classe dirigeante de l’Amérique. Lorsque vous dites aux gens ce qu’ils veulent entendre, vous n’avez pas à être trop prudent sur les lieux, les faits et les conclusions. Notre problème, en bref, n’est pas tant la mentalité de la CIA que la réticence des personnels du gouvernement et du "public attentif" à exercer la maîtrise intellectuelle voulue à propos des affaires internationales. Oussama ben Laden pourrait, faute de mieux, tenir le rôle de nouveau point de départ.
 

Par Angelo M. Codevilla pour l’édition de mars du magazine The American Spectator
Traduction par Pascal pour ReOpenNews



A propos de l’auteur : Angelo M. Codevilla est ancien officier du service Étranger au Département d’État, spécialisé dans les opérations de renseignement en l’Europe de l’Ouest. Il a été membre du groupe de transition du Département d’État lors de l’élection du Président Ronald Reagan et principal auteur du rapport du groupe sur le renseignement. Il est ancien membre du personnel du Comité du renseignement du Sénat américain s’occupant de la surveillance des services de renseignement de 1977 à 1985. Ancien officier de la Marine, il est actuellement vice-président de l’U.S. Army War College Board of Visitors.

Preuves scientifiques concernant les attaques à l’anthrax

Durant l’été 2008, le FBI avait annoncé qu’il avait, suite à l’une des plus grandes enquêtes qu’il eut menées à ce jour, démasqué le "tueur à l’anthrax". Le responsable désigné du chaos des jours qui suivirent les attentats du 11 Septembre était Bruce Ivins, un employé du laboratoire gouvernemental de Fort Detrick. Mais, alors qu’il était sur le point d’être officiellement mis en accusation, le scientifique s’était apparamement suicidé. Une mort qui, alors, paraissait bien opportune puisqu’elle permettait au FBI de classer l’affaire et d’en attribuer toute la responsabilité à Ivins, malgré les doutes qui subsitaient, notamment dans la communauté scientifique.

Rappelons que parmi les destinataires des lettres à l’Anthrax en octobre 2001 figuraient entre autres les deux sénateurs démocrates Daschle et Leahy qui, à l’époque, affichaient ouvertement leur opposition au PATRIOT Act, lois liberticides votées dans la précipitation, alors que le monde était encore sous le choc des attentats du 11-Septembre. De fait, les attaques à l’Anthrax semblent étroitement liées aux événements du 11/9, et la mort de Bruce Ivins semblait sonner le glas des interrogations pourtant nombreuses qu’elles posent encore.

Par exemple, pourquoi la Maison Blanche a-t-elle fait prendre à ses employés un antibiotique nommé Cipro le jour même du 11/09, soit une semaine avant les premiers envois de lettres contaminées ? Pourquoi le FBI a-t-il fait aveuglement confiance lors de cette enquête, au laboratoire gouvernemental – c’est à dire dépendant du Pentagone – de Fort Detrick, alors que l’empreinte génétique du type de charbon utilisé pour les attaques conduisait directement à leurs travaux ? Autant de questions posées Francis A. Boyle, auteur du livre "Guerre biologique et Terrorisme" et qui restent sans réponses.

Alors que l’affaire de l’anthrax semblait enterrée, des scientifiques viennent de démontrer, à l’occasion d’un congrès, de quelle manière le FBI a établi ses preuves pour porter ses accusations. Ces nouvelles révélations, publiées dans The Scientist, viennent confirmer que la responsabilité de Ivins était, contrairement à ce que prétendait le FBI, loin d’être prouvée.


 


Des preuves capitales ont été révélées sur les attaques à l’anthrax de 2001 aux Etats-Unis.

Des preuves capitales ont été révélées sur les attaques à l’anthrax de 2001 aux Etats-Unis. Au préalable, le FBI avait empêché les scientifiques impliqués de parler publiquement de leurs découvertes afin que cela n’interfère pas avec les procédures judiciaires. Mais, après le suicide du principal suspect Bruce Ivins, l’affaire s’est éteinte et le FBI a levé plusieurs restrictions. Cette semaine, certains scientifiques impliqués ont révélé les résultats de leurs analyses lors d’un congrès scientifique à Baltimore, Maryland.

Ils montrent comment le FBI est remonté à la source des spores utilisés dans les attaques : un seul flacon provenant d’un laboratoire gouvernemental américain. Mais on n’explique pas pourquoi le FBI a fait d’Ivins le principal suspect – il travaillait à l’Institut de Recherches Médicales de l’armée des Etats-Unis pour les maladies infectieuses (USAMRIID).

Fin 2001, des enveloppes contenant des spores desséchées d’anthrax furent expédiées à plusieurs sièges de médias et ainsi qu’à des politiciens américains, faisant cinq morts. Plus tard, cette même année, Paul Keim, de la Northern University of Arizona à Flagstaff, identifia la bactérie de l’anthrax utilisée pour les attaques comme étant une souche appartenant à ‘Ames’ de l’armée américaine. Puis le FBI obtint 1072 échantillons d’anthrax de 18 laboratoires connus pour détenir la souche ‘Ames’ et demanda à plusieurs groupes de recherches, y compris celui de Keim, de comparer leurs génomes avec celui de la souche utilisée dans les attaques. On espérait découvrir des mutations qui aurait désigné un laboratoire comme étant à la source.

Mais, lors de la conférence de Baltimore, Keim et ses collègues ont dit que les rapports initiaux sur les mutations utiles qui avait été trouvées étaient fallacieux. Keim a déclaré que les séquences complètes du génome ne révélaient "aucune différence génétique". Au lieu de cela, ont affirmé les chercheurs, les indices clé provenaient d’une heureuse découverte. Un technicien, également de l’USAMRIID, avait remarqué des tâches inhabituelles sur certaines des spores en culture provenant des attaques; il entreprit une nouvelle culture de celles-ci uniquement. Keim et ses collègues séquencèrent leurs génomes et trouvèrent 10 mutations différentes de la séquence habituelle d’ "Ames". Ces spores ne constituant qu’une fraction du total, ces mutations "minoritaires" n’avaient pas été vues au départ au départ.

Puis l’équipe développa des tests ultra-sensibles pour rechercher, parmi les 1072 échantillons, quatre de ces mutations. Huit échantillons furent trouvés. L’un d’eux provenait d’un flacon portant l’étiquette RMR-1029 dont Ivins était responsable à l’USAMRIID. Les sept autres étaient des cultures à partir de ce flacon et un seul de ceux-ci ne se trouvait pas à l’ USAMRIID. Donc, alors que ces découvertes montraient que les spores de l’attaque provenaient d’une de ces cultures, le FBI est allé plus loin, concluant qu’elles provenaient directement du flacon PRM-1029.

Autre question : comment les agresseurs ont-ils transformé la bouillie aqueuse du flacon de spores en une fine poudre sèche (trouvée) dans les lettres ?

Joseph Michael du laboratoire national Sandia à Albuquerque, Nouveau-Mexique, avait utilisé un microscope électronique spécial pour montrer que 75% des spores des attaques avaient intégré du silicium à leurs enveloppes durant leur croissance (voir image). Comme les spores prélevées après les attaques dans le flacon RMR-1029 n’avaient pas de silicium dans leurs enveloppes, et que les sept autres concordances génétiques n’en contenaient pas non plus, ou en moindre pourcentage, une nouvelle culture des spores de l’attaque avait du être effectuée avant qu’elles ne soient expédiées par la poste.

Au cours de ce processus, elles ont du se débarasser de leurs enveloppes, se multiplier, puis se retransformer en spores. Le niveau d’expertise de Ivin était-il nécessaire pour transformer ces spores recultivées en poudre sèche? "Ce que j’entends, c’est que les spores dans les lettres n’avaient rien de spécial. Il n’aurait pas fallu beaucoup de temps, ni beaucoup d’équipement pour les produire," a déclaré Kleim. Les images de Michael montrent que l’anthrax des attaques contenait des grumeaux de spores, contrairement aux poudres produites professionnellement.

Le FBI pourrait détenir des preuves attestant que Ivin est le lien entre RMR-1029 et les enveloppes, bien qu’avec des procès civils en instance, intentés par les familles de Ivin et des victimes, le bureau ne les révélera pas de sitôt. Pour l’instant les chercheurs disent que leurs études attribuent la provenance des spores mais qu’elles ne désignent pas l’agresseur.


Par Debora MacKenzie, le 27 février 2009, pour The New Scientist (Numéro du magazine 2697)

Traduction : Perry pour ReopenNews

Le Pentagone officialise l’importance de la « guerre irrégulière» 

Cette semaine, le Pentagone a approuvé une directive majeure qui place la mission des militaires pour la guerre irrégulière – ces campagnes de lutte anti-insurrectionnelles et anti-terroristes toujours plus fréquentes, bien souvent conduites avec l’aide de partenaires étrangers, parfois clandestinement, et dont l’emploi tend à se généraliser – au même niveau que la guerre conventionnelle.

La directive, signée lundi par le Secrétaire délégué à la Défense Gordon England, est une composante d’une restructuration plus générale du rôle des militaires, alors que la menace de combats de grande envergure contre les armées d’autres nations s’est atténuée et que d’obscurs acteurs non gouvernementaux, tels que les terroristes qui s’en prennent aux populations civiles, ont créé de nouveaux dangers.

« Les États-Unis ont une supériorité considérable en termes d’armement conventionnel… et de plus en plus d’adversaires ont compris qu’il vaut mieux nous affronter de manière asymétrique », a déclaré Michale G. Vickers, le Secrétaire assistant à la Défense pour les Opérations spéciales et conflits de faible intensité et les Forces interdépendantes, qui est l’un des principaux auteurs de cette directive.

Conçue pour institutionnaliser les leçons apprises par l’armée -souvent douloureusement- en Afghanistan et en Irak depuis 2001, cette directive a pour but de préparer les militaires aux conflits futurs les plus probables, et d’éviter le genre d’erreurs commises lors de la période qui a suivi la guerre du Vietnam, lorsque des compétences anti-insurrectionnelles chèrement acquises ont été totalement perdues.

Le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a opéré un lobbying sans relâche pour arriver à ses fins.

« Voyez où nos forces ont été envoyées pour prendre part à des engagements durant les 40 et quelques dernières années: au Vietnam, au Liban, à Grenade, à Panama, en Somalie, à Haïti, en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, dans la Corne de l’Afrique et ailleurs, » a déclaré R.Gates dans un discours récent à l’université de la Défense nationale. « En fait, la première guerre du Golfe est un cas isolé de conflit plus ou moins conventionnel, au milieu de plus de deux générations d’engagement militaire constant ».

R.Gates a prévenu que dans un futur proche, les plus grandes menaces pour les États-Unis ne seraient pas les agressions par d’autres pays, mais viendraient plutôt de groupes d’insurrections ou terroristes dans des États faibles ou défaillants. « Nous ne pouvons pas nous permettre de nous défiler du fait qu’ils ne se conforment pas à notre notion de "l’American way of war" » a-t-il déclaré.

La nouvelle directive de 12 pages stipule que la guerre irrégulière est « stratégiquement aussi importante que la guerre conventionnelle. »

Définie comme « une lutte violente entre des acteurs étatiques et non étatiques pour la légitimité et l’influence sur la(les) population(s) concernée(s), » la guerre irrégulière « privilégie les approches indirectes et asymétriques…afin d’éroder la puissance de l’adversaire, son influence et sa volonté, » explique la directive.

Une des idées maitresses en est que les troupes étatsuniennes seront moins souvent amenées à combattre directement, et davantage à aider des forces étrangères de sécurité ou militaires à augmenter leurs capacités.

En effet, Vickers explique que selon lui, le principal moyen pour que le Pentagone conduise ses opérations de guerre irrégulière sera un réseau mondial -déjà en cours d’implémentation- constitué de militaires étatsuniens ou étrangers et d’autres personnes du gouvernement, dans une multitude de pays avec lesquels les États-Unis ne sont pas en guerre. Le réseau est conçu pour conduire des opérations de contre-terrorisme "en continu". La directive nécessite aussi que le Pentagone développe des capacités pour entreprendre des campagnes irrégulières de grande envergure, telles que celles en Irak ou en Afghanistan.

L’objectif de ce réseau est ambitieux, a déclaré Vickers dans un discours récent: « il s’agit de créer une présence permanente contre nos adversaires…et de les étouffer avec le temps. »

La directive « devrait avoir un gros impact sur les ressources aussi bien que sur la planification militaire », a déclaré Vickers.

« En particulier, la guerre irrégulière nécessitant plus de main-d’œuvre, elle va certainement drainer davantage de ressources dédiées aux compétences telles que l’apprentissage des langues ou le conseil aux militaires étrangers dans l’entraînement des corps de l’armée de Terre et de la Marine » dit-il.

La directive soutient aussi une croissance continue dans les forces d’Opérations spéciales — des troupes d’élite telles que les Bérets verts de l’armée, capables de travailler en partenariat avec des forces étrangères, et des agents spécialisés en « affaires civiles » qui participent à la construction de la Nation. [Nation-building – NdT]

Du fait que la guerre irrégulière sera vraisemblablement menée par les forces des Opérations spéciales, la directive demande au Commandement des Opérations spéciales étatsuniennes basé à Tampa, de « développer les capacités d’étendre l’accès des USA aux régions qui leur sont interdites et aux zones troubles en opérant avec ou au travers de forces indigènes étrangères, ou bien en menant des opérations de faible visibilité. »

En termes d’équipement, la directive soutient « l’accroissement du renseignement, des capacités d’espionnage et de surveillance, ainsi que celui des moyens aériens permettant de mener cette guerre irrégulière, » dit Vickers.

Par Ann Scott Tyson, rédactrice au Washington Post, le 4 décembre 2008
Traduction de Perry pour ReOpenNews


Note de ReOpenNews : Lire aussi l’article paru sur la RTBF le 4 décembre 2008, ainsi que celui du Times of India du 5 décembre 2008

Un mystérieux avion blanc au-dessus de la Maison-Blanche le 11 Septembre

Saurons-nous un jour quel était ce mystérieux avion blanc de type Boeing 747 qui a survolé Washington aux alentours de 10h du matin le 11 septembre 2001 ? Les images de l’époque, prises par CNN, montrent certaines particularités faisant penser au fameux "Doomsday Plane", l’avion de la "Fin du Monde" prévu pour servir de centre mobile de commandement de l’armée américaine, en cas d’attaque nucléaire.

 

Les journalistes ont mené eux-mêmes l’enquête et relevé les détails caractéristiques de cet avion, ceux qui le distinguent d’un 747 normal. Pourtant, comme on le voit dans la vidéo, la Commission d’Enquête sur le 11/09 a décidé que cela n’avait rien à voir avec les événements du Pentagone. Son Président s’entête à nier l’évidence. Comme le rappelle le député européen Giulietto Chiesa dans son interview à l’émission Le Storie

Giulietto Chiesa : "L’important, c’est par exemple que personne ne nous ait dit qu’au moment précis où ce soi-disant avion percutait le Pentagone,un autre avion blanc survolait la Maison-Blanche, un quadrimoteur nommé "doomsdays plane", le fameux avion "de la fin du monde", avec lequel le Pentagone peut commander la défense en cas d’attaque nucléaire. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la CNN, qui a diffusé 6 ans après les images de cet avion survolant la Maison-Blanche. Et CNN ajoute ne pas comprendre comment le Président de la Commission peut déclarer 6 ans après les faits :"Oui, nous en avons entendu parler…"

On peut ne pas être convaincu par le trou dans le mur du Pentagone, par l’effondrement des trois Tours du World Trade Center, par les restes du 4e avion à Shanksville, mais comment peut-on se satisfaire de ce silence des autorités américaines sur un point aussi crucial ? Comment Lee Hamilton peut-il balayer ces faits de son petit rire moqueur, sans apporter le moindre argument, en tentant de ridiculiser ceux qui veulent simplement savoir ?

Au nom des victimes du 11/9 et de celles des guerres illégales qui s’en sont suivies en Irak et en Afghanistan, n’a-t-on pas enfin le droit de connaître la vérité, sept ans après la tragédie ?

Informez-vous et signez la pétition pour une nouvelle enquête sur le 11 Septembre.

GéantVert pour ReOpen911

 

Des Exercices militaires ont-ils facilité l’attaque du 11 Septembre sur le Pentagone ?

Depuis le 11 Septembre, de nombreux auteurs et chercheurs ont attiré l’attention sur les exercices effectués ou préparés par les militaires américains ou des agences gouvernementales lors des attentats du 11 Septembre. Ces exercices portent des noms tels que Vigilant Guardian, Global Guardian, Timely Alert II et Tripod et la question s’est posée de savoir quelle connexion aurait pu exister ce matin-là entre les exercices et les événements du monde réel.[1] Par Matthew Everett pour 911Truth.org

Un bombardier B2 pendant les operations Global Guardian

Des exercices accomplis avant le 11 Septembre et ayant souvent une ressemblance étrange avec les attentats avaient déjà attiré l’attention. Par exemple, peu après le 11 Septembre, le New Yorker rapportait que « durant ces dernières années, le gouvernement a régulièrement planifié et simulé des attentats terroristes, y compris des scénarios faisant intervenir le piratage de plusieurs avions ».[2] USA Today relatait que « pendant les deux années précédant les attentats du 11 Septembre, le commandement de la Défense Aérospatiale Nord Américaine a effectué des exercices simulant … des avions de ligne détournés et employés comme armes en s’écrasant sur des cibles afin de causer une catastrophe collective. Une des cibles considérées était le World Trade Center".[3]

Comme je vais le démontrer dans cet article, des exercices ont aussi eu lieu, dont la ressemblance avec l’attentat du Pentagone est à vous glacer le sang. Je vais examiner des indices qui suggèrent que le Pentagone avait prévu un tel exercice d’entraînement pour le matin même du 11 Septembre. Je finirai en examinant brièvement les implications possibles de ces exercices en étudiant notamment s’ils pourraient avoir aidé à faciliter l’attaque sur le Pentagone.

EXERCICES ANTÉRIEURS AU 11 SEPTEMBRE BASÉS SUR UN AVION S’ECRASANT SUR LE PENTAGONE

Après le 11 Septembre, des membres de l’Administration Bush ont proclamé que personne n’avait auparavant envisagé le type d’attentats qui ont eu lieu ce jour-là. Par exemple, Condoleezza Rice a dit: « Je ne pense pas que qui que ce soit aurait pu prévoir que ces gens prendraient un avion pour l’envoyer s’écraser sur le World Trade Center, en prendrait un autre pour l’écraser sur le Pentagone; qu’ils essaieraient d’employer un avion comme un missile, un avion piraté comme un missile. » [4] Cependant ces affirmations étaient totalement fausses. En plus de l’exercice impliquant le crash simulé d’un avion sur le World Trade Center, il y a eu durant les 12 mois précédant le 11 Septembre au moins trois exercices basés sur un avion frappant le Pentagone.

Le premier de ceux-ci a eu lieu vers la fin du mois d’octobre 2000. Dans la salle de conférence du Bureau du Secrétaire de la Défense, des stratèges militaires ont simulé un exercice «  catastrophe » au Pentagone qui avait pour thème la collision d’un avion commercial sur le Pentagone, avec 341 victimes. Cet exercice a été décrit pour la première fois dans un journal militaire au cours d’un reportage au sujet duquel le Daily Mirror déclara par la suite qu’il se « lit comme un rapport de ce qui s’est effectivement produit le 11 Septembre. » [5]

Un exercice similaire s’est déroulé en mai 2001. Comme l’a rapporté plus tard le journal U.S. Medicine, la réponse du Département de la Défense aux attentats du 11 Septembre « a été aidée par le fait que le personnel du département médical avait pratiqué un exercice de simulation en mai 2001 avec un avion de ligne 757 s’écrasant sur le Pentagone ». [6] Les cliniques DiLorenzo Tricare Health Clinic et Air Force Flight Medicine Clinic, toutes deux situées dans le Pentagone, y ont participé. Les docteurs James Geiling et John Baxter ont déclaré par la suite que ces exercices les avaient bien préparés à répondre à l’attentat du Pentagone le 11 Septembre.[7]

Se rapportant vraisemblablement aux deux exercices décrits ci-dessus, le lieutenant-colonel John Felicio, commandant adjoint pour l’administration de la DiLorenzo Tricare Health Clinic a dit: « La grâce salvatrice de nos efforts [du 11 Septembre] furent les deux exercices MASCALS (acronyme pour Mass-Casualty, soit dommages massifs, autrement dit, une catastrophe produisant des victimes en surnombre – NdT) que nous avions effectués auparavant avec la hiérarchie et le personnel de la clinique. Vous savez que c’était presque surnaturel. Le scénario que nous avions pour ces MASCALS était très similaire à ce qui s’est effectivement produit. Notre scénario pour les deux MASCALS, était un avion qui s’écrasait dans la cour du Pentagone. » [8]

Le troisième exercice s’est déroulé en août 2001, seulement un mois avant le 11 Septembre. C’était un autre exercice de MASCAL, toujours au Pentagone, et qui impliquait une évacuation du bâtiment. Selon le général Lance Lord, commandant du Centre de commandement de l’espace aérien, « le scénario pour cet exercice comprenait un avion percutant le bâtiment. »[9]

UN EXERCICE D’AVION DANS LE PENTAGONE ETAIT-IL PROGRAMME POUR LE 11 SEPTEMBRE?

On peut voir que les exercices d’entraînement du Pentagone avant le 11 Septembre faisaient souvent appel à des simulations de « crash » d’avions sur le bâtiment. Mais est-ce qu’un autre exercice semblable aurait pu être programmé pour le matin du 11 Septembre? Divers indices montrent que cela a pu être le cas. L’existence d’un tel exercice n’a jamais été annoncée explicitement, sans doute parce qu’il a été classé « secret-défense ». En fait, prétendument en raison d’un « état d’urgence nationale » décrété par le Président Bush en réponse aux attentats du 11 Septembre, le Secrétaire adjoint à la Défense d’alors, Paul Wolfowitz, a publié une note explicative à l’adresse des hauts fonctionnaires du Département de la Défense (DoD) en octobre 2001, demandant un niveau de secret particulièrement élevé. Il a demandé instamment que les employés du DoD, aussi bien que les personnes d’autres organisations le soutenant, se montrent très prudents en discutant d’informations liées au travail du DoD, indépendamment de leurs fonctions : « Ne tenez aucune conversation liée au travail dans des espaces communs, des lieux publics, dans les transports ou sur des circuits électroniques non sécurisés. Les informations classifiées ne peuvent être discutées que dans les espaces autorisés et avec des personnes ayant un besoin spécifique et le niveau de sécurité adéquat. Les informations non secrètes pourraient de même nécessiter une protection parce qu’elles peuvent souvent être exploitées pour révéler des conclusions délicates. Une grande partie de l’information que nous employons pour conduire les opérations du DoD est trop sensible pour être divulguée au public. En cas de doute, ne révélez ou ne discutez d’informations officielles qu’avec d’autres membres du personnel du DoD. »[10]

En dépit du secret, la combinaison des indices que je résume ci-dessous suggère qu’un exercice d’entraînement devait avoir lieu le 11 Septembre, basé sur un avion s’écrasant sur le Pentagone :

i) Le capitaine Charles Leidig junior avait assuré des fonctions de suppléant au Centre de commandement du Directorat J3 seulement deux mois avant le 11 Septembre. En août 2001, il avait accédé au rang de « sentinelle », en tant que directeur adjoint pour les Opérations au Centre National du Commandement Militaire (NMCC), qui se trouve au Pentagone. La veille du 11 Septembre, le Général de brigade W. Montague Winfield, directeur adjoint pour les opérations au NMCC, a demandé que Leidig effectue une partie de son service le 11 Septembre. Ainsi, entre 8:30 et environ 10:30 ce matin (c’est-à-dire pendant pratiquement toute la durée des attentats), un officier de remplacement était responsable de tenir une "Conférence sur Evénement Important" (par la suite promue au rang de "Conférence sur Menace Aérienne") en réponse aux attentats en train de se produire. [11] Rien d’autre n’a été dit pour expliquer comment ou pourquoi cette situation s’est produite. Mais la raison aurait-elle pu être (ou au moins l’excuse donnée) que Leidig avait besoin d’acquérir de l’expérience comme directeur-adjoint pour les opérations en assumant ce rôle pendant un exercice d’entraînement ?

ii) Les rapports de certains membres de l’équipe médicale du Pentagone suggèrent qu’ils se préparaient pour un exercice MASCAL (victimes en surnombre) le matin du 11 Septembre. Par exemple le Sergent Matthew Rosenberg, un médecin à la clinique DiLorenzo Tricare Health Clinic, raconte : « Nous avions pratiquement complété notre plan MASCAL. ? Croyez-le ou pas, le jour avant l’incident j’étais justement au téléphone avec le FBI et nous nous interrogions sur ‘’qui a le commandement si ceci doit se produire, qui a la juridiction médicale, qui fait ceci, qui fait cela’’ et on en a parlé encore et encore, et cela m’a beaucoup aidé. Et alors le lendemain, pendant l’incident, je l’ai vu en personne. Il était là dehors pour l’incident ce jour-là. » [12] Selon le major Lorie A. Brown, infirmière en chef au DiLorenzo Tricare Health Clinic le matin du 11 Septembre, « Nous avions alors notre équipement MASCAL hors des zones de stockage pour cause d’inventaire. Ainsi, il y a eu beaucoup de pièces qui se sont mises en place et tout a très bien marché ce jour-là. C’était simplement fortuit. C’était vraiment étonnant la manière dont les choses se sont produites. » [13]
Comme je l’ai décrit ci-dessus trois exercices du Pentagone comprenaient la simulation d’un crash d’avion sur le bâtiment. Et tôt le matin du 11 Septembre, Matthew Rosenberg était censé être « en bas dans le corridor 8 » du Pentagone, « satisfait d’avoir droit à une heure entière pour étudier un nouveau plan d’urgence de désastre médical basé sur le scénario improbable d’un avion s’écrasant à cet endroit. »[14]. Était-il en train d’étudier la préparation d’un exercice devant avoir lieu plus tard le même jour ?

iii) Au moins deux bases de l’armée situées à proximité du Pentagone effectuaient des entraînements le matin du 11 Septembre, sur le thème d’attaques terroristes ou de chutes d’avions. Au Fort Belvoir, à une vingtaine de kilomètres au sud du Pentagone, elles effectuaient un exercice de contrôle de garnison avec pour but de « tester la sécurité de la base en cas d’attaque terroriste. »[15] Au Centre éducatif de Fort Myer, une base de l’armée située à 2,5 km au nord-ouest du Pentagone, les sapeurs-pompiers suivaient ce qui a été décrit comme une « leçon de rafraîchissement sur les accidents d’avion » et un « cours d’une semaine sur la lutte contre le feu sur les terrains d’aviation. » [16]

Selon le major Don Arias, le dirigeant des affaires publiques du NORAD, « c’est une pratique courante quand nous avons des exercices que d’en tirer un profit maximum. Ainsi parfois nous avons plusieurs organisations qui participent au même exercice pour des raisons différentes. » [17] Cet exercice antiterroriste au Fort Belvoir aurait-il pu être programmé pour faire partie d’un exercice plus important au Pentagone voisin, et cette « leçon de rafraîchissement pour les accidents d’avion » au Fort Myer aurait-elle pu avoir été programmée comme une partie d’un exercice impliquant un avion s’écrasant sur le Pentagone? Après tout, c’est bien le Département du Feu de Fort Myer qui est responsable des opérations de la caserne de pompiers à l’héliport du Pentagone, juste à 50 m de l’endroit où le bâtiment a été percuté le 11 Septembre. [18]

LA SIGNIFICATION DES EXERCICES D’ENTRAÎNEMENT

Quelle est la signification de ces exercices d’entraînement ? Est-ce seulement par coïncidence qu’au moins trois exercices ont été effectués l’année du 11 Septembre, basés sur le scénario d’un avion s’écrasant sur le Pentagone? Si un autre exercice d’avion sur le Pentagone était prévu pour le 11 Septembre, est-ce seulement une autre coïncidence encore plus grande ?

Plusieurs auteurs ont suggéré un rôle plus sinistre joué par les exercices d’entraînement similaires aux événements du monde réel. Ils croient que de tels exercices se produisant pendant ou avant un attentat peuvent indiquer qu’un groupe criminel à l’intérieur du gouvernement ou de l’armée en est responsable. Selon l’auteur Webster Tarpley: « Les exercices du personnel ou de la hiérarchie sont parfaits pour un réseau incontrôlé qui est forcé de mener ses opérations en utilisant les mêmes communications et les mêmes ordinateurs que d’autres officiers qui ne sont pas nécessairement partie prenante dans l’opération illégale, le Coup d’État ou la provocation, selon ce qu’il en est. Un officier putschiste [c'est-à-dire un officier incontrôlé] peut très bien être en train de travailler à une console à côté d’un autre officier qui n’est pas sur le coup, et qui pourrait en effet s’y opposer s’il était au courant. Le comportement du putschiste est suspect : que diable peut-il bien faire ? L’officier loyal jette un coup d’œil et questionne le putschiste à ce propos. Le putschiste mentionne une manœuvre du personnel pour lequel il fait des préparatifs. L’officier loyal en conclut que les activités du putschiste font partie d’une manœuvre militaire reconnue officiellement, et ses soupçons sont apaisés. Le putschiste peut même expliquer que la participation à l’exercice du personnel nécessite une autorisation à un niveau de sécurité spécial dont l’officier loyal ne dispose pas. La conversation se termine, et le putschiste peut continuer son travail de traître » [19]

Paul Joseph Watson et Alex Jones ont écrit : « L’exercice remplit plusieurs buts différents. Il sert de couverture pour que de petits groupes compartimentés de terroristes gouvernementaux puissent mener à bien leurs opérations sans que le plus grand service de sécurité se rende compte de ce qu’ils font, et d’une manière plus importante, s’ils se font prendre pendant ou après l’attentat avec n’importe quel fait compromettant, il leur suffit de prétendre qu’ils ne faisaient que participer à un exercice. » [20]

Clairement, les exercices de crash d’avion sur le Pentagone, et la possibilité que d’autres exercices similaires aient été programmés pour le 11 Septembre, soulèvent de sérieuses questions. Vu leur similitude avec les attaques réelles, la question de savoir s’ils ont sournoisement rempli les objectifs malveillants décrits ci-dessus doit être approfondie. Pourtant, le rapport de la Commission sur le 11 Septembre ne mentionne pas les trois exercices du Pentagone d’avant le 11 Septembre, et omet de considérer la possibilité d’un exercice similaire ayant lieu le jour même du 11 Septembre. C’est une preuve de plus que, cinq ans après l’événement, nous avons encore grand besoin d’une enquête sérieuse sur les attentats du 11 Septembre.

=== Fin  ===

Matthew Everett a écrit deux articles importants au sujet de la complicité du gouvernement des U.S.A. dans les événements du 11 Septembre pour le Journal of Psychohistory, et a aussi contribué à la Chronologie Complète du 11 Septembre [de Paul Thompson – NdT].

Traduction de Perry pour ReOpenNews


NOTES
[1] For a comprehensive list of 9/11-related training exercises, including those taking place on September 11 itself, see the "Military Exercises Up to 9/11" page of Paul Thompson’s Complete 911 Timeline:
 
[2] "September 11, 2001." The New Yorker, September 24, 2001.
 
[3] Steven Komarow and Tom Squitieri, "NORAD had drills of jets as weapons." USA Today, April 18, 2004.
 
[4] "National Security Advisor Holds Press Briefing." Office of the Press Secretary, May 16, 2002.
 
[5] Dennis Ryan, "Contingency Planning: Pentagon MASCAL Exercise Simulates Scenarios in Preparing for Emergencies." MDW News Service, November 3, 2000.
http://www.mdw.army.mil/content/anmviewer.asp?a=290; Andy Lines, "Pentagon Chiefs Planned for Jet Attack." Daily Mirror, May 24, 2002.
 
[6] "Crisis Response Puts Agencies On Path To Better Coordination." U.S. Medicine, January 2002.
 
[7] Matt Mientka, "Pentagon Medics Trained For Strike." U.S. Medicine, October 2001.
 
[8] Soldiers to the Rescue: The Medical Response to the Pentagon Attack. Washington, D.C.: Office of Medical History, September 2004, p. 18.
 
[9] Gen. Lance Lord, "A year ago, a lifetime ago." The Beam, September 13, 2002.
 
[10]Paul Wolfowitz, Memorandum for Secretaries of the Military Departments, et al., "Operations Security Throughout the Department of Defense." Department of Defense, October 18, 2001.
 
[11] "Statement of Capt. Charles J. Leidig, Jr. Commandant of Midshipmen United States Naval Academy Before the National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States." June 17, 2004.
http://www.9-11commission.gov/hearings/hearing12/leidig_statement.pdf; National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States, Twelfth Public Hearing, June 17, 2004.
 
[12] Soldiers to the Rescue: The Medical Response to the Pentagon Attack, p. 39.
 
[13] Ibid., p. 7.
 
[14] David Maraniss, "September 11, 2001: Steve Miller Ate a Scone, Sheila Moody Did Paperwork, Edmund Glazer Boarded a Plane: Portrait of a Day That Began in Routine and Ended in Ashes." Washington Post, September 16, 2001.
 
[15] Chuck Hagee, "An Engineer’s Expertise Joins a Firefighter’s Nightmare." The Connection Newspapers, September 5, 2002.
 
[16] Alan Wallace, "A Fire Fighter’s Story." First Due News, April 17, 2003.
http://web.archive.org/web/20030417074321/http://www.oapff.com/first-due.htm; Spc. Jennifer Lilly and Chris Walz, "Local heroes: FMMC fire department reflects on attacks." Pentagram, November 2, 2001.
http://www.dcmilitary.com/army/pentagram/6_44/local_news/11746-1.html; Michael J. Ward, "Attack on the Pentagon: The initial fire & EMS response." JEMS, April 2002.
 
[17] Quoted in Michael C. Ruppert, Crossing the Rubicon: The Decline of the American Empire at the End of the Age of Oil. Gabriola Island: New Society Publishers, 2004, p. 367.
 
[18] "After-Action Report on the Response to the September 11 Terrorist Attack on the Pentagon." Arlington County, July 2002, p. A-20.
http://www.arlingtonva.us/departments/Fire/edu/about/FireEduAboutAfterReport.aspx; Stephen Murphy, "ARFF Crews Respond to the Front Line at Pentagon." NFPA Journal, November 1, 2001.
 
[19] Webster Griffin Tarpley, 9/11 Synthetic Terror: Made in USA. Joshua Tree: Progressive Press, 2005, pp. 204-205.
 
[20] Paul Joseph Watson and Alex Jones, "London Underground Bombing ‘Exercises’ Took Place at Same Time as Real Attack: Culpability cover scenario echoes 9/11 wargames." Prison Planet, July 13, 2005.

USA : le budget militaire coûte plus cher que le plan de sauvetage de Paulson

par Manlio Dinucci pour Il Manifesto

« Trois jours après son approbation, le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars, qui aurait dû calmer le système financier mondial, apparaît comme un caillou jeté dans une mer en pleine tempête ». Cette conclusion inconfortable, tirée du New York Times d’hier (6 octobre 2008, NDT) n’est pas étonnante. Pour comprendre quelles sont les dimensions et implications de la bulle spéculative qui a explosé dans le système financier mondial, il suffit de penser que dans les Bourses de New York et Paris, gérées par le groupe financier Nyse Euronext, opèrent 4000 sociétés dont les actions ont gonflé (souvent à travers des mécanismes spéculatifs) jusqu’à une valeur totale de plus de 50.000 milliards de dollars, équivalente à la valeur de tous les biens et services produits annuellement sur tout le globe.

Source ArmsUnderControl.org

Le « plan de sauvetage » lancé aux États-Unis avec un décaissement massif d’argent public démontre que, contrairement à ce que certains soutiennent, la mondialisation ne comporte pas la disparition des états, lesquels continuent à jouer un rôle important de soutien de leurs élites respectives économiques et financières et de leurs groupes multinationaux. Bien que détenant encore la plus grande économie du monde, les États-Unis sont en train de perdre du terrain par rapport à l’Union européenne, au Japon et à la Chine. D’où la nécessité de soutenir leurs propres intérêts par la force militaire, pour maintenir leur suprématie.

Ceci implique une dépense militaire croissante.Tandis que l’attention mondiale était concentrée sur le « plan de sauvetage », un fait est passé quasiment inaperçu : le Congrès des États-Unis a approuvé à une écrasante majorité bipartisane, pour l’année fiscale 2009 (qui commence le 1er octobre 2008), une dépense militaire de 612 milliards de dollars. Celle-ci comprend le budget du Pentagone, en augmentation de 74% depuis que l’Administration Bush est entrée en fonction en 2001, et 70 milliards de dollars pour les guerres en Irak et Afghanistan. Mais ça n’est pas tout. Le budget du Pentagone atteindra à coup sûr ou dépassera, au cours de l’année fiscale, le chiffre de 515 milliards de dollars requis par l’Administration Bush, et les 70 milliards pour les guerres ne sont qu’un acompte. Il faut ajouter à cela 10 milliards pour les armes nucléaires (portés au budget du Département de l’Énergie), et au moins 50 milliards pour le « programme national d’Intelligence » (intelligence est le nom qu’on donne aux services secrets, cela n’implique pas forcément que les autres services en soient dépourvus, NdT) et d’autres autres postes qui portent le total de la dépense militaire annuelle des États-Unis bien au-delà du « plan de sauvetage ».

Cette colossale dépense militaire, équivalente à environ la moitié de la dépense mondiale, est payée avec l’argent public. Elle contribue ainsi de façon non négligeable à accroître le déficit du budget fédéral, estimé à 407 milliards de dollars pour l’année fiscale 2009. Le déficit, à son tour, accroît la dette publique. Une autre nouvelle passée inaperçue, tout comme l’approbation du budget militaire, du fait de l’attention portée au « plan de sauvetage », est le fait que la dette publique étasunienne a dépassé les 10.000 milliards de dollars, équivalents à plus de 70% du PIB. Depuis que l’Administration Bush est entrée en fonction en 2001, cette dette a augmenté de plus de 70%. Un véritable record.

Qui paie tout ça ? Dans les médias on ne parle que des investisseurs qui sont en train de perdre de l’argent suite à la crise financière. En revanche on ne parle pas des conséquences dans les couches les plus défavorisées de la population étasunienne, aggravées par les coupes croissantes dans les dépenses sociales. C’est ainsi qu’est aussi passée inaperçue, tout comme les dépenses militaires et le super-déficit, la nouvelle que les citoyens étasuniens obligés d’avoir donc recours aux "food stamps" (bons pour la fourniture de nourriture) ont augmenté en trois mois de 28 à 29 millions de personnes. Ils peuvent se consoler en pensant que les USA dépensent chaque mois 16 milliards de dollars pour les guerres en Irak et en Afghanistan. Ce qui, souligne le Pentagone, permet de « capturer ou tuer les terroristes qui menacent les États-Unis, leur peuple et leurs intérêts dans le monde ».

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio pour Mondialisation.ca

Le FBI empêche des agents de révéler la vérité sur Le 11 Septembre sur PBS

Publié sur Planète non-violence, le dimanche 5 octobre 2008

Les défaillances des agences américaines de renseignement avant le 11 Septembre ont généralement été attribuées à des blocages bureaucratiques – "échec de transmission de données " – amplifiés par les rivalités au sein de ces agences, et entre elles. Au fil du temps et des révélations, il apparaît que ces "défaillances " auraient été volontairement orchestrées.

Le FBI a empêché deux de ces agents vétérans du contre-terrorisme de rendre publiques leurs accusations selon lesquelles la CIA avait délibérément refusé de révéler des renseignements cruciaux avant les attaques du 11 Septembre 2001.

Les agents spéciaux du FBI, Mark Rossini et Douglas Miller ont demandé l’autorisation de participer à un documentaire télévisuel public à venir, prévu pour être diffusé en janvier, sur les rivalités qui existaient entre la CIA et le FBI et la NSA (Agence de Sécurité Nationale) avant le 11 Septembre. Le programme est un sous-produit de "The Shadow Factory: The Ultra-Secret NSA from 9/11 to the Eavesdropping on America", un reportage d’investigation du renommé James Bamford, qui devrait sortir bientôt.

Le FBI a refusé d’autoriser Rossini et Miller à participer au livre ou au documentaire de PBS "NOVA", qui est aussi écrit et produit par Bamford, prétextant que le FBI "ne veut pas réveiller de vieux conflits avec la CIA" selon de multiples sources fiables.

Bamford, contacté par téléphone, a dit qu’il ne pouvait pas faire de commentaire, car son éditeur avait prévu le lancement de son nouveau livre aux environs du 10 octobre. Bamford, qui est l’auteur de deux livres explosifs sur la NSA a également dit qu’il n’avait pas, par principe, pour habitude de discuter sur ses négociations pour des interviews avec des agences de renseignement.

Les défaillances du renseignement avant le 11 Septembre ont généralement été attribuées à des blocages bureaucratiques – "échec de transmission de données " – amplifiés par les rivalités au sein des agences de renseignement.

Mais Rossini et Miller, qui avaient été assignés au Centre de Contre-Terrorisme (CTC) de la CIA pendant la période précédant le 11 Septembre, sont prêts à expliquer devant les caméras comment la CIA les a empêchés de partager des informations cruciales avec les quartiers généraux du FBI – et a plus tard fait pression sur eux pour qu’ils ne disent pas la vérité aux enquêteurs.

La première accusation n’est pas totalement nouvelle, ayant été rapportée entre autres par l’écrivain Lauwrence Wright dans son livre de 2006, " The Looming Tower: Al Qaeda and the Road to 9/11".

Mais ce qui est nouveau c’est que Rossini et Miller – qui occupent toujours des postes sensibles au sein du FBI, et sont identifiés ici pour la première fois – sont prêts à affirmer publiquement que, sous la pression de la CIA, ils ont dissimulé toute la vérité à l’Inspecteur Général (IG) du Département de la Justice, qui a étudié en 2004 la façon dont le FBI avait utilisé les renseignements de la période pré-11 Septembre.

"Il y a eu des pressions pour ne pas dévoiler ce qui s’était réellement passé" selon des sources proches de l’enquête du IG.

On dit qu’en particulier Rossini s’est senti menacé par la CIA d’être poursuivi pour violation de l’Intelligence Identities Protection Act s’il disait aux enquêteurs de l’IG ce qui s’était réellement passé au sein du CTC.

Les officiers de la CIA se trouvaient dans la pièce lorsque lui et Miller, ainsi qu’un officier sympathisant de la CIA, ont été questionnés. Les enquêteurs de l’IG leur ont montré des copies de rapports de renseignement du CTC et des emails.

Mais les agents du FBI ont soudain été incapables de se souvenir des détails sur qui avait dit quoi, ou qui avait rapporté quoi et à qui, sur la question de la présence de deux agents d’al-Qaïda aux États-Unis avant les attaques du 11 Septembre. Les enquêteurs du IG ont eu des soupçons.

En effet, leur rapport, qui utilisait des pseudonymes pour les agents de la CIA et du FBI interviewés – Rosini et Miller étaient appelés "Malcom et " Dwight", et un analyste de la CIA "Eric" – faisait allusion à une opération de dissimulation.

"Quand nous avons interviewé tous les individus impliqués dans le CIR (Current Intelligence Report – Rapport Actuel du Renseignement – NdT), ils ont affirmé ne se souvenir de rien à ce sujet", disait-il.

L’IG se concentrait sur ce que la CIA avait dissimulé concernant les déplacements des deux agents d’al Qaïda, Nawaf al-Hazmi et Khalid al Mihdhar, de la Malaisie aux USA début 2000.

"Dwight a dit à l’OIG qu’il ne se souvenait pas avoir eu connaissance d’une information concernant Mihdhar, qu’il ne se souvenait pas avoir rédigé le CIR, ne se rappelait pas s’il avait rédigé le CIR de sa propre initiative ou sur ordre de son superviseur, et ne se souvenait pas de discussions sur les raisons de retarder l’achèvement et la distribution du CIR. Malcom a dit qu’il ne se souvenait pas avoir surveillé le trafic téléphonique ou toute information concernant Hazmi et Mihdhar. Eric a dit à l’OIG qu’il ne se souvenait pas du CIR."

Par conséquent, Rossini et Miller n’ont pas été appelés à témoigner par la Commission du 11 Septembre pour dire ce qu’ils savaient, bien que certaines sources aient indiqué qu’ils le feraient bien volontiers. En revanche, ils se sont expliqués lors d’une enquête interne du FBI, qui reste sous le sceau du secret.

Des sources qui ont une connaissance directe de l’enquête interne au FBI disent que les agents ont fourni au Bureau des versions inaltérées de leur expérience au CTC. Cela inclut des ordres qu’ils ont reçus du vice-directeur du Centre de l’époque, Tom Wilshire, leur demandant de dissimuler au FBI des renseignements sur les déplacements des agents d’al-Qaïda dans le pays.

Quand les agents du FBI ont demandé la permission de raconter la même histoire à la télévision, le FBI a d’abord accepté, puis s’est rétracté au dernier moment, selon deux sources impliquées dans les délibérations, avec pour seule explication qu’ils ne voulaient pas risquer de provoquer la colère de la CIA.

Le porte-parole principal du FBI, l’assistant du directeur John Miller, ne s’est pas directement occupé du problème. Mais il a dit que le FBI n’avait pas donné la permission que l’on cite les agents dans différents rapports sur le 11 Septembre pour des raisons de sécurité et des préoccupations en lien avec la vie privée.

"Ces questions ont été examinées attentivement par plusieurs agences indépendantes et des commissions" a-t-il dit via un email mercredi. "Il a été décidé que les deux employés du FBI ne seraient pas nommés dans ces rapports parce qu’ils continuent à occuper des positions sensibles au FBI de même que par souci des problèmes posés par le Private Act concernant l’actuel et l’ancien personnel."

L’Agent Douglas Miller a dit qu’il n’avait pas de "réponse rationnelle" pour expliquer le fait que la CIA ait bloqué le partage d’information avec le bureau (FBI), et en particulier un rapport d’une telle ampleur sur des agents d’al-Qaïda opérant aux États-Unis. Il a émis l’hypothèse selon laquelle les officiers de la CIA au CTC appréciaient peu qu’on empiète sur leur territoire.

Un porte-parole de la CIA, Paul Gimigliano, a ridiculisé de telles allégations.

" J’ai toute raison – toute raison- de croire que c’est totalement incorrect" a-t-il dit lors d’une brève interview téléphonique. " Non seulement la Commission du 11/9 s’est penchée en détail sur la question, mais l’ancien directeur (de la CIA – NdT) George Tenet, a largement écrit sur ce sujet dans son livre."

Mais l’Inspecteur général du Département de la Justice a contredit les affirmations de Tenet selon lesquelles la CIA avait partagé ses renseignements sur les agents d’al-Qaïda avec le FBI en temps voulu.

Selon le rapport de l’IG, "Nous avons étudié le fait que cette information avait été transmise par la CIA au FBI et sur la base de preuves. Nous avons conclu que tandis que la CIA a passé au FBI certaines informations concernant Mihdhar, elle n’a pas en même temps transmis l’information concernant son visa aux USA".

"Nous avons conclu que cela n’a pas été révélé au FBI avant fin août 2001 juste avant les attaques terroristes du 11 Septembre."

Une autre source du renseignement a dit que la CIA craignait que si les quartiers généraux du FBI apprenaient l’arrivée des suspects aux USA, ils essaieraient de les arrêter – et flanquerait en l’air une opération sensible de la CIA pour infiltrer al-Qaïda.

La CIA croyait que Mihdhar et Hazmi complotaient pour préparer une attaque en dehors des États-Unis et ne voulait pas que le FBI s’en mêle.

"Ils ont dit que cela n’avait rien à voir avec le FBI, que la prochaine attaque serait en Asie du Sud," a dit une source ayant connaissance des détails. " Ils ont dit ce n’est pas votre affaire".

Rossini et d’autres agents du FBI étaient furieux selon une source fiable. Le FBI est responsable des enquêtes concernant les complots intérieurs.

"Ils sont ici" a protesté Rossini auprès de ses patrons du CTC. "Cela concerne le FBI".

Le rapport de l’IG a critiqué Douglas Miller ("Dwight") pour avoir tenu compte des objections de la CIA et ne pas avoir envoyé son rapport crucial sur Mihdhar aux quartiers généraux du FBI.

Mais Miller, qui a l’époque occupait un rang relativement bas de GS-12, a dit aux enquêteurs que cela était impensable pour lui de violer les ordres de ses supérieurs du CTC. Il aurait été renvoyé, "renvoyé à la maison" leur a-t-il dit.

"Miller serait heureux d’accorder aux responsables de la CIA le bénéfice du doute dans une interview télévisée", a-t-il dit à des amis, concédant qu’ils avaient peut-être de bonnes raisons dont il n’avait pas connaissance.

Il a décrit le CTC comme un endroit rempli de professionnels dévoués qui étaient " des travailleurs professionnels de l’Amérique avec de bas salaires, payés sur une base horaire" tout le temps sous pression se consacrant à essayer de détecter des complots terroristes.

Mais sauf si le FBI revient sur sa décision, il devra garder cette histoire pour lui-même.

Jeff Stein 01/10/08 – www.cqpolitics.com

Introduction Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Information complémentaire

Sur le fait d’avoir eu connaissance du plan d’attaque du WTC avant le 11 Septembre, un livre "Prior Knowledge of 9/11" ( voir site http://www.eventson911.com) offre des réponses détaillées à la question de savoir pourquoi la CIA a délibérément gardé une information capitale : en janvier 2000, elle avait travaillé conjointement avec le gouvernement malaisien pour photographier lors d’une réunion à Kuala Lumpur, les terroristes malaisiens connus, Khalid al Midhar, Nawaz al Hazmi, Tawfiq bin Attash ( Khallad) qui y participaient pour comploter sur les attaques de l’USS Cole et du 11 Septembre .

Dans sa conclusion, le livre de Bamford affirme que la CIA a travaillé, avec des agents des quartiers généraux du FBI qu’ils avaient assujettis, pour faire obstruction à l’enquête sur l’attaque du USS Cole, attentat lié aux attaques du 11 Septembre. Ils savaient tous qu’en agissant de sorte que cette enquête n’aboutisse pas, ils fermaient d’une certaine façon les yeux sur ce que complotaient ces agents d’al-Qaïda présents aux États-Unis. Donc, la responsabilité des attentats du 11/9 incombe pour partie directement à certains membres de la CIA et du FBI qui ont délibérément fait échouer les enquêtes qui auraient empêché ces attaques de se produire et aurait sauvé la vie de 3000 Américains.

Dossier Anthrax: Le FBI voudrait bien le clore !

Le FBI assure avoir attrapé le tueur. Mais tant de preuves ont été négligées ou mal traitées que beaucoup d’experts ont toujours des doutes.

Par Christopher Ketcham, le 25 août 2008 , Issue Copyright © 2008 The American Conservative

Le Dossier Anthrax

Sept ans après que les attaques d’anthrax ont entraîné la fermeture temporaire du Congrès, semé la panique dans tout le pays, tué 5 personnes, rendu malade 17 autres et permis aux propagandistes néo-conservateurs de blâmer indifféremment al-Qaida et Saddam Hussein, le FBI proclame tenir son homme. Mais l’histoire officielle ne colle pas vraiment avec les faits. N’importe quelle analyse raisonnable des preuves suggère que les mêmes puissants intérêts qui auraient pu bénéficier du prolongement de l’enquête, trouvent autant d’avantages dans une fin en queue de poisson. Cela ne signifie pas que le tueur ait été attrapé.

Ce qui est certain c’est que les lettres à l’anthrax n’étaient pas l’oeuvre d’islamistes ou d’Irakiens. Les attaques ont été commises par quelqu’un de haut placé ayant accès aux stocks gouvernementaux US de cette bactérie mortelle. Le point de départ de l’enquête a longtemps été l’Institut de recherche médicale des maladies infectieuses de l’armée de Terre des Etats-Unis (U.S. Army Medical Research Institute of Infectious Diseases – USAMRIID) à Fort Detrick dans le Maryland. Mais le nom de ce laboratoire n’a réapparu que récemment dans cette affaire, où le FBI semble avoir perdu beaucoup de temps.

La première semaine d’août, la presse populaire s’est reprise au jeu en rapportant le suicide apparent du scientifique de l’USAMRIID, Bruce E. Ivins, tenu pour seul responsable des lettres à l’anthrax. L’agence de presse américaine Associated Press (AP) indique que Ivins, dont on dit qu’il s’est donné la mort le 29 juillet par une overdose de Tylenol mélangé à de la codéine, « était l’un des plus éminents scientifiques gouvernementaux faisant des recherches sur les vaccins et les remèdes contre l’exposition à l’anthrax.» Selon AP, «il était brillant mais dérangé». Son avocat, Paul Kemp, dit qu’Ivins avait passé un certain nombre de tests au détecteur de mensonges et que le jury qui devait décider de sa mise en accusation en avait encore pour des semaines à rendre son acte d’accusation. Quelques jours après sa mort, le FBI annonçait qu’il allait mettre fin à l’enquête «Amerithrax». «Le dossier Anthrax est bouclé» claironnait le Daily News le 4 août.

En avril, on avait appris que le FBI se concentrait sur pas moins de 4 suspects. Fox News les identifia comme «un ancien commandant adjoint», sans doute de l’US Army, «un scientifique leader sur l’anthrax», et «un microbiologiste». Le quatrième suspect n’était pas décrit. Maintenant, le FBI est «confiant dans le fait que le Dr Ivins était la seule personne responsable de ces attaques», selon les affirmations du procureur général du District of Columbia {la capitale fédérale}.

Ces annonces sur Ivins ont suivi de près une autre, beaucoup plus discrète le 27 juin concernant un autre suspect, Steven Hatfill, également chercheur sur l’anthrax au USAMRIID. L’annonce portait sur la fin de son procès gagné contre le FBI, condamnant celui-ci à une amende d’un montant de 5.8 millions de dollar au motif que ce suspect avait été accusé à tort. Hatfill avait été poursuivi et harcelé par les enquêteurs pendant trois longues années, sa carrière et sa réputation ruinées.

Steven Hatfill

Ivins a été soumis au même traitement que Hatfill. Selon AP, il s’est plaint à des amis que les agents le traquaient lui et sa famille. Ils offrirent à son fils 2,5 millions de dollars et «une voiture de sport de son choix» pour qu’il trahisse son propre père. Ils approchèrent sa fille hospitalisée pour qu’elle fournisse des preuves contre lui en remplissant sa chambre d’hôpital avec des images de victimes de l’anthrax, et en lui disant: « c’est ton père qui a fait ça». W. Russell Byrne, le superviseur de Ivins à l’USAMRIID raconta à AP que Ivins, 62 ans, avait été émotionnellement affecté par le comportement du FBI : «Une personne dit l’avoir vu pleurer, assis à son bureau

Francis Boyle, un professeur de droit de l’université de l’Illinois qui rédigea la loi sur les armes biologiques antiterroristes (Biological Weapons Anti-Terrorism Act) de 1989, signée par le Président George H.W. Bush, et qui conseilla le FBI lors des enquêtes préliminaires sur les lettres à l’anthrax est d’accord avec plusieurs autres experts en armes biologiques américains —parmi lesquels Jonathan King, professeur de biologie moléculaire au MIT, et Barbara Rosenberg, qui étudia la guerre biologique à la Fédération Scientifique Américaine (1). Boyle donna très tôt l’alerte sur le fait que les spores recueillies provenaient probablement de travaux de recherche américaine vraisemblablement classifiés. Il fournit au FBI la liste des scientifiques, des sous-traitants et des laboratoires qui avaient travaillé sur des projets liés à l’anthrax. Il reste sceptique sur le fait que Ivins soit le seul tueur. «Les Feds poursuivaient avec Ivins la même stratégie qu’ils avaient menée contre Hatfill, le persécutant jusqu’à ce qu’il craque: Hatfill tint bon, Ivins non. Les morts ne parlent pas.» (2)

Boyle dit de Ivins qu’il ne colle pas au personnage. «Il paraît difficile qu’il ait eu la connaissance technologique nécessaire à la production de super armes à l’anthrax, réalisées à partir d’aérosols, de couches de silice et de charges électrostatiques.» Jeffrey Adamovicz, qui dirigea la division bactériologique à Fort Detrick en 2003 et 2004, déclara à McClatchy que l’anthrax envoyé par courrier au sénateur démocrate Tom Daschle était «si concentré, si consistant et si pur que j’affirmerais que Bruce ne pouvait pas avoir participé à ce travail». (3) Faisant suite à la publication du FBI concernant Ivins, le New York Times affirme dans un éditorial qu’«il n’existe pas de preuve directe de sa culpabilité» et dénonce le «manque de charges solides et incontestables.» Le Washington Post parle d’un dossier «éminemment circonstanciel». Les enquêteurs ne sont pas parvenus à localiser Ivins dans le New Jersey autour des dates de septembre et d’octobre 2001, lorsque les lettres auraient été envoyées depuis la région de Princeton. Ils ont passé au peigne fin sa résidence, son coffre, plusieurs voitures, les outils dans son laboratoire, son bureau, mais n’ont trouvé aucune trace de bacille du charbon correspondant génétiquement aux bactéries présentes dans les lettres. En revanche, certains éléments de preuve, tous de circonstance et aucun attesté médicalement, sont carrément risibles. Ivins a un temps possédé une boîte aux lettres sous un faux nom, où il recevait des magazines pornographiques. Il a été un moment «obsédé» par une sororité de Princeton en raison d’une ancienne romance de collégien insatisfaite, et la boîte de Princeton d’où une des lettres est originaire était située à moins de 100 mètres d’un lieu de stockage utilisé par cette sororité; la dernière visite de Ivins dans c’est endroit date de 27 ans. C’était un buveur. Il a fait des déclarations homicides lors d’une réunion d’un groupe de soutien sur la santé mentale. Il a écrit des lettres décousues au rédacteur en chef de son journal local. Mais comment tout ceci aurait pu amener Bruce Ivins à tuer d’autres Américains avec des armes biologiques : ce n’est pas clairement établi.

De plus, ses anciens collègues ont à maintes reprises déclaré aux médias que, à leur connaissance, Ivins ne savait pas transformer l’anthrax en arme bactériologique. C’était un spécialiste en vaccins, mais pas en armes. Une hypothèse veut qu’Ivins ait secrètement caché ses compétences en armes à ses collègues de travail. Mais alors comment aurait-il acquis ces compétences? Peut-être au cours de conversations banales avec ses collègues de Fort Detrick ? Pourtant, il n’y a pas la moindre indication que, durant ses années à Fort Detrick, Ivins ait, ne serait-ce qu’une fois, interrogé ses collègues scientifiques à propos des techniques d’armement bactériologiques. Ce qui n’est pas non plus très clair, c’est pourquoi Ivins – un démocrate attitré – aurait réservé aux seuls sénateurs Patrick Leahy et Tom Daschle (deux démocrates influents) l’envoi des lettres meurtrières. Fait intéressant, ces deux sénateurs ont joué un rôle crucial pour faire obstacle au vote du PATRIOT Act. La première vague de lettres à l’anthrax, envoyée le 18 septembre 2001, ciblait les principaux médias, la deuxième série, postée le 9 octobre, visait elle le Congrès. Le 25 octobre dans la panique générale, la loi est adoptée. Pourtant, il semble improbable qu’un savant fou puisse se spécialiser dans de telles activités politiques ciblées où il ne bénéficierait pas personnellement des répercussions. En revanche, beaucoup d’autres personnes ont, elles, bénéficié des ces répercussions.

«Sans les attaques à l’anthrax, le 11 septembre aurait pu être perçu comme un cas isolé» peut-on lire sur le salon (site web) de Glenn Greenwald. «C’est vraiment l’anthrax qui a exacerbé la peur et créé le climat qui domina dans ce pays lors des années suivantes… , et qui a donné l’impression que l’ordre social lui-même était véritablement menacé par le radicalisme islamique.»

Le 28 octobre [2001, NdT], ABC avait rapporté que, «quatre sources bien informées et indépendantes ont déclaré à ABC News que les premiers tests sur le bacille du charbon par l’armée américaine à Fort Detrick, au Maryland, avaient détecté des traces de bentonite (mélange de silice et d’aluminium)», la bentonite étant une caractéristique du programme d’armement biologique irakien. En 2007, ABC a admis qu’aucune trace de bentonite n’a jamais été détectée, mais a refusé de révéler ses sources. A l’époque Peter Jennings avait déclaré: «Certains vont rapidement se servir de cela comme d’une preuve flagrante

Les acolytes de l’administration (Bush) ne s’en sont pas privé. Les deux acolytes William Kristol et Robert Kagan (4) se sont plaints : « Que faut-il de plus au FBI et à la CIA pour conclure ? Un aveu signé de Saddam? » Le Wall Street Journal était du même avis «le principal fournisseur suspect doit être l’Irak», «Le gouvernement doit faire tout son possible pour détruire la menace du bacille du charbon à sa source : l’État qui la parraine.» Laurie Mylroie ajoute dans la National Review: «Les renseignements iraquiens étaient intimement impliqués dans les attaques du 11 Septembre, l’anthrax d’origine militaire envoyée aux sénateurs Daschle et Leahy venait presque certainement d’un laboratoire irakien.» Longtemps après, jusqu’à fin 2007, et alors qu’il était devenu évident que l’anthrax avait été fait à la maison (NdT: aux USA), des médias comme Fox News continuèrent d’insister sur le lien avec le Moyen-Orient.

Ceux qui prônaient la guerre en Irak et qui cherchaient à accélérer l’agenda de l’administration sur la sécurité intérieure avaient de bonnes raisons pour empêcher une conclusion rapide du dossier, surtout celle au sujet du cas délicat impliquant une source américaine. Que ce soit par suggestion ou à la suite de sa propre incompétence, le FBI se montra complaisant.

Dès le mois de novembre 2001, le New York Times signalait que les «faux pas» du FBI avait «entravé l’enquête.» En effet, dès le début, le FBI a été en possession d’une pièce maîtresse de l’affaire qu’il a, semble-t-il, ignoré.

Parmi les premiers suspects à entrer dans le collimateur du FBI on trouve Ayaad Assaad, un ex-biologiste de l’USAMRIID d’origine égyptienne. Il est apparu sur l’écran radar à cause d’une lettre anonyme envoyée au Bureau et l’identifiant comme appartenant à une cellule terroriste peut-être liée aux attaques à l’anthrax. Pourtant, selon le Hartford Courant, le FBI n’a pas cherché à retrouver l’auteur de la lettre, «en dépit de son calendrier curieux, à savoir quelques jours avant que l’existence de lettres contaminées à l’anthrax ne soit connue

Assaad a été rapidement mis hors de cause par les enquêteurs du FBI, et la question a achoppé rapidement, bien que cette lettre aurait pu fournir le meilleur élément de preuve dans cette affaire. Elle a été envoyée avant l’arrivée des lettres à l’anthrax ce qui laisse suggérer une connaissance préalable des attentats, et dans un langage similaire aux lettres mortelles. En outre, elle démontre une connaissance intime des activités de l’USAMRIID, ce qui suggère qu’elle provenait du cercle fermé des chercheurs de Fort Detrick, un groupe relativement restreint ayant l’accès à l’expertise des armes à l’anthrax.

Le FBI a refusé de mettre une copie de cette lettre à disposition du public ou même d’en donner une à Assaad lui-même. Il partagea cependant son contenu avec Don Foster, un professeur du Vassar College , expert reconnu en jargon judiciaire, qui s’est rendu célèbre par ses recherches sur les auteurs anonymes, notamment en reconnaissant Joe Klein derrière Primary Colours (Les couleurs primaires), et qui a aidé à attraper le poseur de bombe des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. Après avoir lu un reportage dans un journal, il demanda une copie de la lettre puis, à la suite de son examen, d’autres documents écrits par «quelque 40 employés d’USAMRIID.» Foster «trouva des écrits d’une employée féminine qui semblaient coller parfaitement» selon un article dont il était lui-même l’auteur, publié dans l’édition d’octobre 2003 de Vanity Fair. Quand il a soumis cette idée apparemment cruciale à l’attention de la task force anthrax du FBI, le bureau a refusé de le suivre. Selon Foster, les agents senior du FBI n’avaient même jamais entendu parler de la lettre sur Assaad. (Pour mémoire, Foster n’est pas une source irréprochable. Il s’est écarté de son domaine d’expertise professionnelle et a publié des preuves non circonstanciées dans Vanity Fair, mettant fortement en cause Hatfill ; celui-ci a poursuivi le magazine en justice et l’affaire s’est réglée selon des termes non révélés.) (NdT: Foster s’était au préalable fourvoyé sur la piste islamique en affirmant que l’auteur des lettres n’écrivait pas habituellement de gauche à droite et ne maîtrisait pas les abréviations anglaises, avant de changer de direction et de se contredire en pointant la piste scientifique US).

«L’auteur des lettres savait clairement tout sur moi : ma formation en agents chimiques et biologiques, mon accréditation de sécurité, à quel étage je travaille, que j’ai deux fils, le train que je prends pour aller travailler et où je vis» confia Assaad à la journaliste Laura Rozen. Comme il a été presque immédiatement blanchi, le fait de tenter de l’accuser à tort n’a servi à rien, sauf peut-être à assouvir une hostilité personnelle. À ce propos, Assaad suggéra au FBI de questionner deux de ses collègues de l’USAMRIID susceptibles d’avoir une rancune contre lui : Marian Rippy et Philip Zack, lesquels quelques années auparavant avaient été réprimandés pour avoir envoyé à Assaad un poème raciste. Bien que la vidéo du Hartford Courant ait apporté la preuve que Zack faisait des visites en dehors des horaires de bureau dans les laboratoires où étaient entreposés des agents pathogènes, il n’existe aucun dossier montrant que le FBI ait jamais enquêté sur lui ou sur Rippy, une collègue avec qui il vivait une liaison extra-conjugale.

Les défaillances du FBI ne s’arrêtent pas là. L’anthrax utilisé dans les attentats terroristes a été identifié comme étant similaire à une des souches conservées aux laboratoires de Ames, dans l’Iowa. La base de données Ames, entretenue et sous la responsabilité de l’Iowa State University, est une collection de cultures de quelque 100 flacons recueillis depuis 1928. Elle conserve la liste complète des entités, des organismes et des laboratoires ayant fait l’acquisition de souches d’anthrax. Lorsque les chercheurs, par peur que les terroristes ne pénètrent dans le laboratoire, ont proposé de détruire les cultures d’anthrax, le FBI n’a pas fait d’objection. «Ce fut une étonnante décision» m’a raconté Francis Boyle. «Ils auraient dû les conserver comme preuve. Il s’agissait de la piste qui menait vers celui ou ceux qui avait accès au développement de la super-souche qui a frappé Daschle et Leahy.»

Les questions sur la base de données de Ames pointent sur une préoccupation plus grande encore : où donc ont pu être produites les lettres à l’anthrax selon un procédé tellement sophistiqué ? Si le FBI a la conviction que le tueur à l’anthrax travaillait à Fort Detrick (des nouvelles techniques ADN ayant permis opportunément d’associer les spores à ce laboratoire), alors la lettre au sujet d’Assaad est une pièce maîtresse qui innocente Ivins. À tout le moins, il faudrait expliquer ce fait plutôt que l’ignorer.

Une autre possibilité est que les attaques ne soient pas du tout originaires de l’USAMRIID, et que le FBI a une fois de plus accusé un innocent. Ironie du sort, c’est Ivins qui avec d’autres enquêteurs, avait d’abord été chargé par le FBI d’analyser le bacille du charbon dans les lettres. Le Dr Gerry Andrews, un professeur de microbiologie de l’université du Wyoming et ancien collègue de Ivins à Fort. Detrick, a écrit dans le New York Times : «Quand l’équipe d’Ivins a analysé la poudre, elle a constaté qu’il s’agissait d’une arme à l’anthrax dont la qualité de préparation des spores était étonnamment raffinée, à un point jamais vu avant par le personnel à Fort Detrick.» Certes, Andrews a un intérêt à exonérer son ancien laboratoire de tout soupçon, mais il poursuit avec une allégation étonnante: «Il est extrêmement improbable que ce type de préparation ait jamais pu être produite à Fort Detrick, et certainement pas au niveau de qualité trouvée dans cette enveloppe

Si les scientifiques de Fort Detrick n’ont pas la capacité de produire ce type de bacille du charbon, qui l’a fait ? Boyle suggère une réponse dans son livre : Guerre biologique et terrorisme. (5) Il allègue que la recherche de preuves basées sur les spores de la maladie du charbon, si elle était correctement menée, «conduirait directement au programme secret de guerre biologique officiellement parrainé par le gouvernement des Etats-Unis, programme illégal et criminel violant l’Anti-Terrorism Act de 1989 sur les armes bactériologiques.» On pourrait facilement classer cette analyse dans la théorie du complot, si une autre source tout autant réputée, le New York Times, n’avait publié une analyse similaire le 4 septembre 2001 : « Les États-Unis ont lancé un programme secret de recherches sur les armes biologiques qui selon les dire de certains fonctionnaires expérimente les limites du traité mondial interdisant ces armes. … Au début de cette année, l’administration a dit que le Pentagone avait des plans pour créer génétiquement une variante potentiellement plus puissante de la bactérie qui cause la maladie du charbon.»

Boyle suggère quelques pistes : le Pentagone, la CIA, ou peut-être les scientifiques du secteur privé agissant en vertu d’un contrat secret avec le gouvernement. Selon la BBC, dans un rapport datant de 2002, la CIA aurait en effet enquêté sur des «méthodes d’envoi postal de l’anthrax, qui seraient devenues totalement hors de contrôle.» «L’affirmation choquante» avance la BBC, «est que l’un des membres clés de l’opération ait pu prélever, raffiner et finalement poster des armes "anthraxées" de qualité.» Boyle émet la théorie que l’enquête du FBI a été volontairement sabotée pour opérer une dissimulation. Il fait valoir que le processus juridique découlant d’une enquête approfondie «mènerait un tribunal de droit pénal à impliquer directement le gouvernement des États-Unis, ses organismes, ses fonctionnaires et ses agents, pour conduite illégale et criminelle de recherches sur la guerre biologique.»

Mais si un tel programme existe, pourquoi une personne qui lui est associée s’exposerait à des envois de lettres de charbon brut ? Peut-être pour le plus vieux motif au monde : l’argent. À la suite de la terreur postale, le financement de la guerre biologique au titre de la rubrique "biodéfense" a reçu un important coup de fouet. Par un vote de 99 contre 0, en 2004 ,le Sénat a adopté la loi BioShield (bio-Bouclier) qui alloue jusqu’à 22 milliards de dollars pour la guerre biologique civile, et pour la "défense" un financement réparti sur 2001-2005 de 5,6 milliards de dollars jusqu’à 2014, «afin d’acheter et de stocker les vaccins et les médicaments pour lutter contre la maladie du charbon, la variole et d’autres agents potentiels de bioterrorisme.» Les critiques affirment que BioShield est une forme déguisée de planification de guerre biologique offensive.

Ce type de recherches pourrait revenir à un prix bien plus élevé que les milliards acquis grâce à l’aval du Congrès. «Les programmes de bioterrorisme vont très probablement générer de nouveaux risques pour la santé publique, au lieu de fournir des protections supplémentaires» déclare le professeur Jonathan King, microbiologiste au MIT. Des programmes tels que BioShield «vont également générer un réseau de petites et grandes entreprises qui tenteront d’en tirer profit

Hillel W. Cohen, professeur associé d’épidémiologie et de santé publique au Albert Einstein College of Medicine, offre une évaluation similaire. «Avant 2001, certains d’entre nous décrivaient le bioterrorisme comme une menace exagérée en terme de santé publique» dit Cohen. «Personne n’avait jamais succombé au bioterrorisme, et nous nous alarmions que la prolifération des laboratoires d’étude de l’anthrax et autres agents biologiques fût une terrible erreur, détournant l’argent réellement nécessaire pour la santé et multipliant dangereusement le nombre de personnes y ayant accès. Après les lettres à l’anthrax de 2001, nos mises en garde ont été ensevelies par la rhétorique de peur. » Aujourd’hui, Cohen pense que «des milliards sont dépensés pour soutenir toujours plus de laboratoires.»

Le sénateur Chuck Grassley appelle à une enquête du Congrès, mais nous ne connaîtrons peut-être jamais l’identité du "tueur à l’anthrax". S’agit-il de cet employé de Fort Detrick, l’auteur doué de prescience de la lettre dénonciatrice, qui n’a jamais été interrogé par les enquêteurs ? D’un scientifique mort à qui le FBI a demandé dans un premier temps d’investiguer les attaques, et contre qui il s’est retourné par la suite ? Ou d’un autre individu ou d’un groupe ayant accès à des souches de haute qualité, et bénéficiant de la panique créée par le bioterrorisme ? Ce que nous savons, c’est qui n’a pas posté l’anthrax : ni Saddam Hussein ni Osama ben Laden. Au-delà de cela, tout ce que nous savons, c’est que la conduite du FBI, que ce soit pour des raisons de sabotage bureaucratique ou de dissimulation, a rendu très improbable le fait que cette affaire trouve un jour sa conclusion.

Christopher Ketcham écrit pour Vanity Fair, GQ, Harper’s et beaucoup d’autres magazines.

The American Conservative accepte le courrier envoyé à la rédaction. Envoyez vos lettres (NdT: sans anthrax !) à : letters@amconmag.com

 

Traduit par Pascal.A pour ReOpen911


1 – NdT : Barbara Hatch Rosenberg est une personne influente sur ce sujet, ancienne fonctionnaire du gouvernement et microbiologiste à l’université de New-York, elle défend des thèses plutôt opposées à la version officielle

2 – NdT : Steven Hatfill a tenu dès 2002 plusieurs conférences de presse pour nier les accusations portées contre lui

3 – NdT : la forte concentration, 1000 spores au gramme, l’homogénéité et la grande pureté forment la signature de l’anthrax US, le procédé breveté, ultra secret, a été inventé par Bill Patrick

4 – NdT : tous deux confondateurs du PNAC, think-tank américain ayant suggéré dès 1998 à B. Clinton de renverser Sadam Hussein pour préserver les intérêts américains dans le Golfe

5 – NdT : Plus d’informations sur le livre du professeur Francis A. Boyle, Guerre biologique et terrorisme, ici:<http://www.reopen911.info/livres/guerre-biologique-et-terrorisme.html>

 

« Tueur à l’anthrax » : le mystère reste entier

Les accusations du FBI contre le scientifique décédé Bruce Ivins sont pleines de trous. L’affaire est peut-être classée, mais elle n’est pas résolue.

Par Brad Friedman pour guardian.co.uk, le lundi 11 août 2008

Affaire classée. Le FBI a démasqué le "tueur à l’anthrax" – et celui-ci a agi seul. Et maintenant qu’il s’est suicidé, juste au moment où les agents fédéraux étaient enfin sur le point de refermer le piège sur le diabolique criminel responsable du chaos total des jours qui suivirent les attentats du 11-Septembre quand il avait envoyé des lettres meurtrières à des élus démocrates et à des gens des médias, sa culpabilité ne saurait être plus claire.

Représentants du Ministère de la Justice annonçant la culpabilité du seul Bruce Ivins

Enfin, c’est le cas si vous avez gobé par exemple toute la propagande autour de la fameuse "Mission accomplie". [NdT : Référence à la phrase de George Bush et à la banderole déployée sur le porte-avions où le Président proclama que la dernière guerre d’Irak était terminée.]

Le dossier contre le Dr Bruce Ivins – un chercheur en bioterrorisme, fort respecté, travaillant à l’Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses dépendant de l’armée américaine et situé à Fort Detrick, au Maryland – a été rendu public par le FBI dans une conférence de presse, à la suite de son suicide annoncé la semaine précédente. Au cours de cette période, on a pu assister pêle-mêle à plusieurs jours de mauvais comptes rendus dans la presse, (des fuites risibles dénuées de preuve provenant de fonctionnaires anonymes à destination de médias trop heureux de les colporter) et au scepticisme croissant des experts dans le domaine de la recherche en bioterrorisme, mais aussi des collègues d’Ivins ainsi que de toute personne ayant pris la peine de prêter une attention particulière au-delà des titres trompeurs.

Le problème a commencé à se révéler dès vendredi, le jour même où la mort d’Ivins a été signalée pour la première fois, lorsque les experts dans le domaine de la recherche sur le terrorisme biologique ont fait une simple constatation : Ivins, le dernier supposé "tueur à l’anthrax" en date produit par le FBI (qui vient juste d’éviter un procès avec le précédent, Steven Hatfill, en lui offrant, en juin, un dédommagement de 4,6 millions de dollars US) n’avait « pas accès à l’anthrax sous forme sèche et en poudre » dans son laboratoire de Fort Detrick.

En outre, ses collègues affirment que, s’il avait essayé d’en fabriquer à partir de la version liquide disponible là-bas, il n’aurait pas été en mesure de le faire sans être remarqué. Même après que le FBI eut finalement publié mercredi quelques informations tendancieuses, le scepticisme des experts et de leurs pairs a persisté.

En expliquant la procédure extrêmement complexe qu’Ivins aurait dû effectuer en secret afin de transformer les bactéries liquides en la forme sèche et pulvérulente de l’anthrax utilisé dans les lettres qui ont tué 5 personnes et blessé 21 autres, Brenda Wilson, professeur de microbiologie et chercheuse spécialiste de l’anthrax à l’université de l’Illinois a noté que : « Les gens auraient remarqué ce qu’il faisait. Les gens auraient compris ce qu’il faisait. Je sais ce que les gens font dans mon laboratoire. Même s’il avait cherché à être discret à ce sujet, les gens auraient su ce qui se passait. »

Rappelez-vous bien que le laboratoire en question est une installation [militaire] extraordinairement sécurisée où les armes biologiques les plus meurtrières au monde sont entreposées et utilisées à des fins de recherches.

Le FBI a toutefois pris note qu’Ivins lui-même était en charge du récipient [NdT : de 164 litres dans lequel était conservé] l’anthrax liquide génétiquement identifié comme étant celui à l’origine des spores utilisés dans les attentats. L’agence fédérale dit qu’Ivins était souvent retourné au laboratoire après les heures d’ouverture durant les mois qui ont précédé la première attaque à l’anthrax à la mi-septembre. Mais un examen plus attentif révèle que, curieusement, la présence nocturne d’Ivins a commencé dès le mois d’août, bien avant les attentats du 11/9, alors que le reste du monde, y compris George Bush, ignorait tout des menaces terroristes de musulmans extrémistes, même si dans son cas, elles avaient été énoncées pour lui dans le briefing présidentiel quotidien du 6 août 2001 intitulé : « Ben Laden déterminé à frapper aux États-Unis ».

Mais soit, peut-être s’agit-il juste d’une coïncidence qu’Ivins et ben Laden, tous les deux, avaient la même chose à l’esprit au mois d’août de cette année. Et le fait qu’Ivins n’ait pas pu expliquer de manière adéquate sa présence nocturne dans le laboratoire au cours de cette période autrement que comme une forme d’évasion de ses problèmes domestiques, est apparemment « suffisant » pour le FBI dans sa construction d’un dossier dont l’agence convient elle-même qu’il est circonstanciel [NdT : c’est-à-dire basé sur des éléments à charge indirects]. Que des centaines de scientifiques aient également eu accès à la même source de spores semble d’ailleurs peu préoccuper les enquêteurs fédéraux qui affirment « commencer le processus de classification de cette enquête ».

Il ne fait guère de doute qu’Ivins était un homme perturbé. Déterminer si ces troubles l’ont conduit à se suicider avant ou après la traque implacable des enquêteurs (qui montrèrent des photos des victimes de la maladie du charbon à sa fille en lui disant « ton père a fait ça » et offrirent en vain 2,5 millions de dollars US à son fils pour l’inciter à incriminer son propre père) est encore une autre question ouverte.

Puis, il y a la thérapeute qui a traité Ivins pendant les 6 derniers mois, avant d’être encouragée par le FBI à aller voir un juge pour demander une injonction contre lui. Mais la travailleuse sociale, Mme. Jean Duley, dont l’embarrassante déclaration au juge, griffonnée à la main, déclarant Ivins « homicidaire », « sociopathe » et secrètement enclin à commettre des meurtres par vengeance depuis l’année 2000 – et qui écrit thérapeute « thairapeute » [en anglais : theripist au lieu de therapist] – présente elle aussi ses propres problèmes. Une fiche rapporte sa conduite en état d’ivresse, sa possession de stupéfiants, et le fait qu’elle ne dispose apparemment pas d’un emploi ou d’argent pour un avocat, car elle ne travaille plus au sein de l’établissement au Maryland où elle a prétendument traité Ivins.

Ce qui fait remarquablement défaut dans le dossier du FBI, c’est la corroboration des menaces de mort vengeresses faites par Ivins lors de la thérapie de groupe, et rapportées par Duley. Personne d’autre, ayant assisté à ces sessions, n’en aurait parlé ? Et si Ivins est connu pour avoir commencé son équipée mortelle [virtuelle] en 2000, et que le FBI le savait, pourquoi a-t-il été autorisé à continuer à travailler dans son laboratoire, avec son accréditation à un très haut niveau de sécurité jusqu’au mois dernier ? Pourquoi l’a-t-on laissé se déplacer librement, en fait ?

Mais aucune importance, n’est-ce pas ? Une série de courriels, sélectionnés parmi des milliers sur l’ordinateur saisi d’Ivins, probablement envoyés à des gens dont les noms ont été expurgés (il nous suffira de supposer qu’ils sont réels), révèle un élément de preuve particulièrement accablant mis en évidence dans le dossier du FBI. Ivins a écrit, au milieu d’une note plus longue, le 26 septembre 2001 : « Je viens d’entendre ce soir que les terroristes de ben Laden ont à coup sûr de l’anthrax et du gaz sarin ». Et plus loin dans la même lettre : « Oussama ben Laden vient de décréter la mort de tous les juifs et de tous les Américains. »

Les agents fédéraux affirment que cette note présente « un langage similaire au texte accompagnant les lettres à l’anthrax postées deux semaines plus tard, qui disait : Mort à l’Amérique, Mort à Israël. »

Ce que le FBI n’a pas souligné, c’est que la première lettre à l’anthrax, envoyée à Tom Brokaw, le présentateur vedette de la chaîne NBC, a été postée le 18 septembre, soit une semaine avant le courriel d’Ivins, et elle disait : « C’EST LA SUITE … PRENEZ PENACILIN [sic] MAINTENANT … Mort à l’Amérique … Mort à Israël … Allah est grand »

Et ce que les médias, dans leur ensemble, ont complètement oublié de noter lors de leur couverture de la présentation du FBI si peu convaincante en termes de preuves, était la première partie de la phrase d’Ivins : la partie déclarant que Ivins avait « entendu ce soir » la nouvelle que ben Laden disposait d’armes biologiques mortelles.

L’article est déjà fort long, aussi allons-nous devoir laisser les idioties sur les filles de la sororité [Kappa Kappa Gamma] pour plus tard. Des journalistes citoyens sur l’Internet, comme Glenn Greenwald, les gens de Talking Points Memo, Larissa Alexandrovna de At Largely, Marcy Wheeler de EmptyWheel et même mon propre blog, ont déjà réfuté les absurdes affirmations de ces deux « sources gouvernementales anonymes », qui nous ont été présentées par les médias de masse américains depuis plusieurs jours, ainsi que par le FBI dans son propre dossier.

Bien sûr, Ivins pourrait être l’homme – le terroriste – qui, tout seul, a effectué plusieurs attaques terroristes sur le territoire américain après le 11/9 (malgré les innombrables assertions de partisans de Bush affirmant qu’il n’y ait pas eu de telles attaques depuis le 11/9), comme le FBI l’a fait valoir de manière définitive. Mais les preuves présentées dans ce dossier sont bien loin d’en apporter la preuve. C’est le moins que l’on puisse dire.

Mais pour la plupart des gens qui lisent seulement les gros titres des journaux, le dernier attentat terroriste non résolu a été éclairci et il peut être ajouté aux autres grands succès de la « guerre contre le terrorisme » : « l’effort de guerre a porté ses fruits » en Irak, tout va bien en Afghanistan et « nous les combattons là-bas pour ne pas avoir à les combattre ici », parce que c’est ce que nous répètent aussi bien le gouvernement américain que les médias de masse (et je vous mets au défi de m’expliquer la différence entre les deux).

Toute personne qui cherche à voir par-delà les gros titres, pour constater ce que l’Amérique est devenue depuis ces fameuses attaques à l’anthrax, maintenant éclaircies – une nation hors-la-loi d’anarchie organisée, entièrement dépourvue de la vigilance du 4e pouvoir, du gouvernement et des tribunaux sur lesquels nous avions jadis pu compter – est simplement un paranoïaque, un de ces adeptes tarés des théories du complot. Comme Ivins.

Mission accomplie.

Surtout, essayez de ne pas prêter attention à la dépêche de l’Associated Press de jeudi dernier, à peine 24 heures après que nous eûmes été informés que le FBI tenait son homme. L’AP dit : « Le gouvernement est toujours à la recherche de preuves que Bruce Ivins est le seul responsable des attaques à l’anthrax en 2001, bien que l’affaire ait été déclarée close. »

 

Traduction de Arno Mansouri pour ReOpen911


Notes de ReOpen : Cet article hébergé sur le site du journal britannique The Guardian a été publié dans la partie « Comment is free », véritable espace de liberté rédactionnelle dont manquent les sites Internet des grands médias français, qui n’autorisent que de courts commentaires à leurs lecteurs. Encore une fois, il semble que la meilleure analyse provienne d’un journaliste citoyen et non pas de la rédaction de ce quotidien néanmoins admirable.

Un million de personnes seraient soupçonnées de terrorisme par les Etats-Unis

RTBF, le 22 juillet 2008 

Cette liste, censée contenir les noms de terroristes ou d’individus soupçonnés de liens avec le terrorisme, a fortement gonflé depuis le 11 Septembre.

Selon l’Association américaines des libertés civiles, la liste de surveillance antiterroriste américaine contiendrait plus d’un million de noms et ne cesse de s’étoffer. Des milliers de personnes, sans lien avec le terrorisme, seraient ainsi l’objet de surveillance et de tracasseries quotidiennes.

La liste de surveillance antiterroriste américaine contiendrait plus d’un million de noms. Cette liste, censée contenir les noms de terroristes ou d’individus soupçonnés de liens avec le terrorisme, a fortement gonflé depuis le 11 septembre et empêche nombre de personnes qui n’ont a priori rien à se reprocher de prendre l’avion, assure l’Association américaine des libertés civiles (ACLU).

Ce chiffre de plus d’un million provient d’un rapport du ministère de la Justice sur le Centre de surveillance du terrorisme, division du FBI qui alimente la liste de surveillance, précise l’ACLU. Le Centre "avait plus de 700.000 noms dans sa base de données en avril 2007 et la liste grossit de plus de 20.000 fiches par mois en moyenne", selon un rapport de l’Inspecteur général du département de la Justice, ajoute l’association.

"S’il y avait un million de terroristes menaçant les Etats-Unis, nos rues seraient en flammes", ironise Barry Steinhardt, directeur du programme Technologie et Liberté de l’ACLU.

Non, cette liste ne comprend pas un million de personnes, conteste Leonard Boyle, directeur du Centre de surveillance du terrorisme. Et il s’agit d’un outil efficace, affirme-t-il, démentant également que des milliers d’Américains soient détenus et confrontés à des tracasseries quotidiennes parce qu’ils figurent sur cette liste.

Mais l’ACLU multiplie les exemples. Ainsi, Soeur Glenn Anne McPhee, ancienne secrétaire d’éducation à la Conférence américaine des évêques catholiques, s’est retrouvée sur la liste parce qu’un Afghan avait utilisé McPhee comme alias. Pendant neuf mois, à partir d’octobre 2003, elle a fait l’objet d’enquêtes poussées et a dû demander à son évêque d’intervenir auprès de Karl Rove, principal conseiller politique du président Bush à l’époque, pour que son nom soit retiré de la liste noire.

Cat Stevens, le chanteur de la fin des années 60 devenu musulman, qui s’appelle désormais Yousouf Islam et n’a aucune trace d’activités liées au terrorisme dans son dossier, s’est vu refuser l’entrée sur le sol américain.

Robert Campbell, pilote de ligne pendant 22 ans, s’est retrouvé lui aussi sur la liste des personnes interdites de vol. "Je suis autorisé (…) à piloter un avion, mais si je souhaite voyager en tant que passager, je suis interdit de vol", a-t-il expliqué en 2007 à la télévision américaine. Ce retraité, qui fut aussi pilote de la Marine américaine, ne comprend toujours pas pourquoi il se retrouve sur cette liste.

En revanche, "beaucoup de noms de vrais terroristes ne sont pas sur la liste qui est envoyée au personnel des compagnies aériennes, des agences de voyages, de la douane", estime Barry Steinhardt. "Souvent, ils ne communiquent pas les noms des pires terroristes aux gens qui en ont besoin, parce qu’ils ont peur (…) que les noms se retrouvent sur la place publique".

Mort d’un scientifique américain mis en cause dans l’enquête sur l’anthrax

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans la presse américaine d’abord et européenne ensuite : Le responsable présumé des attaques à l’Anthrax d’octobre 2001 se serait suicidé hier. La plupart des articles de presse francophones (comme la dépêche de l’AFP reproduite-ci-dessous) reprennent sans nuances le terme de suicide dans leurs titres, même si le Los Angeles Times, qui a été l’un des premiers à diffuser l’information, avançait avec prudence les termes "suicide apparent".  Bruce Ivins est mort le 29 juillet mais la nouvelle n’a été publiée que le 1er août, Pourquoi un tel délai ? Il semble aussi qu’il ait récemment fait deux séjours en hôpital psychiatrique, mais les raisons en sont encore inconnues.

Rappelons que parmi les destinataires des lettres à l’Anthrax en octobre 2001 figuraient entre autres, un journaliste en vue Tom Brokaw, et aussi les deux sénateurs démocrates Daschle et Leahy, qui à l’époque affichaient ouvertement leur opposition au PATRIOT Act, ces lois liberticides votées en octobre 2001, alors que le monde était encore sous le choc des attentats du 11/9.

De fait, ces attaques à l’Anthrax semblent étroitement liées aux événements du 11/9, et la mort de Bruce Ivins pourrait bien sonner le glas des interrogations pourtant nombreuses qu’elles posent encore, malgré six années d’enquête par le FBI.

Par exemple, pourquoi la Maison Blanche a-t-elle fait prendre à ses employés un antibiotique nommé Cipro le jour même du 11/09, soit une semaine avant les premiers envois de lettres contaminées (voir à ce propos la ReOpenNews sur John O’Neill) ?

Pourquoi le FBI a-t-il fait aveuglement confiance lors de cette enquête, au laboratoire gouvernemental – c’est à dire dépendant du Pentagone – de Fort Detrick, alors que l’empreinte génétique du type de charbon utilisé pour les attaques conduisait directement à leurs travaux !

Autant de questions posées Francis A. Boyle, auteur du livre "Guerre biologique et Terrorisme" et qui restent sans réponses.

La mort de l’expert Bruce Ivins parait si opportune à la veille de sa mise en accusation. Cela permettra-t-il de classer cette affaire et de lui attribuer toute la responsabilité sans qu’il puisse évidemment se défendre ? Aussi opportune qu’un autre décès d’expert, celui de John O’Neill, qui avait trouvé la mort le 11 septembre 2001 dans les Tours Jumelles, et qui aurait pu nous apprendre tant de choses sur ben Laden et al-Qaïda, et probablement contredire la "version officielle" sur ces attentats qu’on nous sert maintenant depuis 7 ans.

 WASHINGTON (AFP) — Un scientifique du gouvernement américain s’est suicidé alors qu’il était sur le point d’être poursuivi dans le dossier des attaques mortelles au courrier empoisonné à l’anthrax qui ont touché les Etats-Unis en 2001, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

Dans un pays encore sous le choc des attentats du 11-Septembre, ces courriers empoisonnés avaient fait cinq morts et 20 blessés et provoqué une vague de panique. Les lettres contenant de l’anthrax étaient envoyées aussi bien aux médias qu’aux grandes institutions comme le Congrès, contaminant aussi le personnel des centres postaux.

L’enquête s’était assez vite dirigée vers la piste du terrorisme intérieur.

Bruce Ivins, 62 ans, était un "scientifique à la renommée mondiale et couvert de décorations" qui "a travaillé au service de son pays pendant plus de 33 ans", a déclaré son avocat, Paul F. Kemp, dans un bref communiqué.

Selon les médias américains qui ont les premiers rapporté l’affaire, M. Ivins a été déclaré mort mardi, dans ce qui ressemble à un suicide, ont-ils précisé.

Il travaillait depuis 18 ans dans un laboratoire d’élite de recherche sur les armes biologiques, à Fort Detrick, dans le Maryland (est) et avait aidé les enquêteurs du FBI dans le cadre de l’analyse d’une des enveloppes contenant de l’anthrax envoyée à l’automne 2001 au bureau d’un sénateur à Washington.

Selon le Los Angeles Times, il utilisait la bactérie du charbon à des fins d’expériences sur des vaccins.

Son nom n’a pas été publiquement cité comme suspect dans cette affaire mais, selon le Washington Post qui ne cite pas de source, l’accusation réfléchissait à réclamer la peine capitale à son encontre.

Contacté par l’AFP, le FBI n’a pas souhaité "à ce stade" faire de "commentaire officiel".

"Depuis six ans, le Dr Bruce Ivins coopérait à l’enquête et aidait le gouvernement quelles que soient les questions de celui-ci", a assuré son avocat, en regrettant "la pression incessante exercée sur lui par ces accusations et ces insinuations".

Il s’est dit "déçu" que cette "mort prématurée" lui retire "la possibilité de défendre son nom et sa réputation devant un tribunal", a-t-il ajouté, affirmant l’"innocence" de son client.

Selon l’une des personnes avec qui il travaillait, citée par le LA Times, Bruce Ivins souffrait de dépression, une version confirmée par un de ses deux frères, Thomas Ivins, également cité par le quotidien et pour qui ce décès n’a pas été une surprise.

De même source, Bruce Ivins avait été récemment écarté de certaines zones sensibles sur son lieu de travail et allait être contraint à prendre sa retraite au mois de septembre prochain.

Sa mort a été annoncée par courrier électronique à ses collègues, sans mention d’un éventuel suicide.

La panique avait saisi les Etats-Unis entre le 5 octobre 2001, où la maladie du charbon a fait une première victime, et le 21 novembre de la même année, où les attaques se sont mystérieusement arrêtées, après un dernier décès, une femme de 94 ans dans le Connecticut.

"L’enquête, intitulée +Amerithrax+ est une des plus complexes et des plus étendues jamais conduite", a précisé vendredi le Département de la Justice dans un communiqué, évoquant "17 agents spéciaux du FBI et 10 inspecteurs postaux".

Ceux-ci avaient dressé le portrait type de l’assassin: un scientifique chevronné seul ou bénéficiant de complicités, résidant sur le territoire américain et parfaitement au courant des méthodes de maniement du dangereux bacille.


ReOpenNews: Pour en savoir plus, lisez l’ouvrage de F.A.Boyle  "Guerre biologique et Terrorisme" en vente aussi au format PDF sur le site Demi-Lune. A lire aussi la ReOpenNews de janvier 2008 Attaques à l’Anthrax : complot intérieur selon History Channel qui rappelle la chronologie des évènements.

John O’Neill, destin funeste

par RAG de ReOpen911 le 28 juillet 2008

Cet article retrace l’étrange destin de John O’Neill, ancien coordinateur de la lutte antiterroriste aux Etats-Unis et ex-numéro deux du FBI à New-York chargé de la sécurité nationale, il venait d’être nommé responsable de la sécurité du World Trade Center, le jour des attentats du 11 Septembre, et il a trouvé la mort lors de l’effondrement de la Tour Sud.

John O’Neill

Voici son histoire. Après l’attentat contre le destroyer USS Cole du 12 octobre 2000, John O’Neill se rend au Yémen et dénonce l’obstruction causée par les diplomates américains soucieux de ménager leurs relations avec le régime yéménite. Dépité, il quitte le FBI en août 2001 et est nommé directeur de la sécurité du World Trade Center peu de jours avant la date fatidique du 11 Septembre.

Mais avant de revenir sur les circonstances de sa fin tragique, intéressons-nous à un autre personnage, Jérôme Hauer, qui semble étroitement lié au destin funeste de John O’Neill.

Le 11 septembre 2001, Jérôme Hauer occupait le poste de directeur général de Kroll Associates, l’entreprise qui gérait la sécurité du World Trade Center. Il était aussi conseiller à la sécurité aux National Institutes of Health (NIH), une agence du ministère américain de la Santé et des services à la personne.

Ce jour-là, il intervint à la télévision nationale américaine en tant qu’expert dans la lutte contre le terrorisme et pour ses connaissances spécialisées dans la guerre biologique. Il était aussi spécialiste en démolition d’immeubles comme illustré par une précedente ReOpenNews.

Interview de Jerome Hauer le 11/09/2001 à 3:00pm

Au moment de l’épisode des lettres à l’anthrax qui suivit de près les attaques du 11 Septembre, il recommanda à la Maison Blanche la prise de « Cipro », un médicament préconisé contre la maladie du charbon. Ses conseils aux autorités n’ont pas été rendus publics immédiatement : « Bush et l’état major de la Maison Blanche se mirent à absorber du Cipro, un antidote de l’anthrax,  avant même que la crise ne se déclare. Les députés et le personnel du Congrès reçurent du Cipro dès que des lettres à l’anthrax furent trouvées au Capitole. »  explique W. G. Tarpley (dans son livre La Terreur fabriquée made in USA - page 362.). Jérôme Hauer connaissait-il à l’avance les attaques à l’anthrax ?

Des lettres contenant les spores de la maladie du charbon furent envoyées aux sénateurs démocrates, Daschle et Leahy, parlementaires opposés à l’USA PATRIOT Act.

Jérôme Hauer avait rejoint le bureau de gestion des situations d’urgence de la ville de New-York (OEM) en 1998. Il y avait obtenu rapidement un financement du bureau du maire Rudy Giuliani, pour l’étude du virus du Nil occidental.  Coïncidence troublante, l’année suivante, le virus apparut dans la ville et il mena la campagne de fumigation. Jérôme Hauer a-t-il obtenu son poste au NIH pour gérer l’épisode de l’anthrax ?

Le charbon utilisé dans ces attaques à l’anthrax a été identifié comme une souche Ames, ce qui signifie qu’il a dû provenir de l’US Army Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID) à Fort Detrick, au Maryland.

Jérôme Hauer possédait de bonnes informations pour traquer la provenance de l’anthrax. Il avait reçu de la part de Barbara Rosenberg une liste de suspects potentiels, notamment des scientifiques de divers instituts dont l’USAMRIID. Cependant sa seule réponse aux attaques à l’anthrax fut une campagne de relations publiques qui s’orientait sur la mise en accusation d’al-Qaïda ou d’un réseau de sympathisants d’extrême-droite américain.

Jérôme Hauer couvrait-il quelqu’un dont le nom est sur cette liste de scientifiques étudiant l’anthrax ? Quelqu’un comme Stephen Hatfill, par exemple, qui avait travaillé pour l’USAMRIID à Fort Detrick et avait été considéré comme un des principaux suspects dans cette affaire. Stephen Hatfill avait aussi eu l’occasion de côtoyer Jérôme Hauer à la Science Applications International Corporation (SAIC) au Centre Technologique et d’Analyse pour la Lutte contre le Terrorisme (Center for Counterterrorism Technology and Analysis), comme le rapportent l’article de UCLA – The Hunting of Steven Hatfill et le rapport de 911OmissionReport .

En septembre 2001, outre son travail au NIH, Jérôme Hauer était donc directeur général de Kroll Associates, une société bien connue des services de l’armée et du gouvernement des États-Unis. Dans les années 1980, Kroll était surnommé "la CIA de Wall Street" à cause du genre de personne qu’elle embauchait et des types de tâches qui leur étaient assignées. Lire à ce sujet l’article de 911Truth. Kroll était en charge de la sécurité pour l’ensemble des bâtiments du World Trade Center depuis l’attentat de 1993. 

Quel est le rapport avec la mort de John O’Neill ? Le voici : John O’Neill avait démissionné de son poste de directeur-adjoint du FBI au cours de l’été 2001 à la suite des obstructions répétées de l’administration Bush à son enquête, et venait juste de prendre ses nouvelles fonctions de chef de la sécurité du World Trade Center. En fait, il avait commencé son travail à ce nouveau poste la veille des attentats et y avait été attiré par une vieille connaissance qui n’était autre que… Jérôme Hauer

Non seulement, John O’Neill était l’expert sur « ben Laden » mais il continuait à investiguer en dehors des canaux habituels, comme le montre sa rencontre à Paris en août 2001 avec Jean Charles Brisard qui travaillait à la cellule des risques chez Vivendi, et Alain Marsaud homme politique français et ancien juge anti-terroriste. Guillaume Dasquié en parle dans son ouvrage ben Laden, la vérité interdite : « J’avais rencontré John O’Neill à Paris lors d’un dîner dans le Marais. À la table occupée quelque temps plus tôt par Hillary Clinton et Madeleine Albright lors de leur dernier passage en France, nous avions réuni une « table des chefs » avec le directeur adjoint de la DST, responsable de la lutte antiterroriste, et l’ancien chef de la section antiterroriste du Parquet de Paris Alain Marsaud. »

Considéré comme un expert mondial du terrorisme islamique, John O’Neill était en mesure de contredire la version officielle qui affirmait que Oussama ben Laden et son organisation al-Qaïda étaient capables d’infliger les dommages subis par les Etats-Unis.

Les conspirateurs n’avaient pas d’autre choix que d’éliminer John O’Neill. Et quel meilleur moyen que de lui avoir prévu sa tombe sur les lieux du crime ?

John O’Neill a pris possession de son nouveau bureau le matin même du 11 Septembre au 34e étage de la tour sud du WTC. Il mourra lors de son effondrement à 9 h 59, après avoir coordonné l’arrivée des pompiers et des policiers sur place.

Article écrit par RAG pour ReOpen911


ReOpenNews : Vous voulez en savoir plus sur O’Neill ? Nous vous incitons à regarder ce film étonnant, Who Killed John O’Neill, ici : http://www.reopen911.info/video/qui-a-tue-john-o-neill.html

 

Le Chef de Gestion des situations d’urgence du WTC 7 était spécialiste en effondrement d’immeuble

par Paul Joseph Watson pour Prison Planet, le 10 juillet 2008

Jerome Hauer, l’ancien Chef de Gestion des situations d’urgence de la ville de New York, dont le bureau se trouvait au 23ème étage du WTC 7, était également spécialiste en effondrement d’immeuble, selon un article du New York Times récemment découvert. Hauer a attiré la suspicion du Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 en raison de son zèle à promouvoir l’histoire officielle dans les heures qui ont suivi l’attaque, alors qu’elle était encore entourée de mystère.

Hauer était également directeur général de Kroll Associates – l’entreprise qui avait en charge la sécurité du complexe du World Trade Center le 11/9 – et il a trahi une connaissance anticipée des attaques à l’anthrax une semaine avant qu’elles ne surviennent.

Dans un article du New York Times du 27 juillet 1999 exhumé par 9/11 Blogger et intitulé Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? C’est son boulot de le savoir, le journaliste Randy Kennedy livre une brillante étude sur Hauer.

"Il y a une histoire qu’il raconte où cette fascination est vraiment palpable… mais l’on peut difficilement rater une autre illustration, un peu plus métaphorique, quand on entre dans son bureau au 23ème étage du World Trade Center 7, connu aussi sous le nom de Bunker, le centre d’aide d’urgence de 13 millions de dollars à l’épreuve des balles, des ouragans et des pannes de courant inauguré par la ville le mois dernier."

L’article décrit le bâtiment 7 tel qu’il était, un objet à structure renforcée, inébranlable, construit dans le seul but de rester fermement debout dans une situation de crise, et non pas la boîte en carton-pâte soi-disant devenue le premier immeuble en acier de l’histoire à s’effondrer suite aux seuls dégâts des incendies, selon des démystificateurs (le terme original debunkers est également utilisé, NDT) tels que la BBC, History Channel, Popular Mechanics, et d’autres.

De fait, comme l’indiquait en 1999 Larry Silverstein, cité par le New York Times, les concepteurs du WTC 7 "ont intégré suffisamment de redondance pour permettre d’enlever des portions entières de planchers sans affecter l’intégrité structurelle du bâtiment", une construction solide qui fut de nouveau rénovée cette année "avec plus de 375 tonnes d’acier qui ont nécessité 19 kilomètres de soudures".

L’article décrit ainsi le rôle de Hauer : "En tant que Chef de Gestion des situations d’urgence, Mr Hauer supervise la réponse apportée aux effondrements de bâtiments, dont il n’a pas été privé ces trois dernières années".

Jerome Hauer photographié en 1996 avec Rudy Giuliani.

Pendant la plus grande partie de sa vie professionnelle, la tâche de Jerome Hauer a été d’en connaître un rayon sur le fonctionnement des choses de telle façon que lorsqu’elles ne fonctionnent plus – quand elles s’effondrent, quand on les fait tomber ou exploser, quand elles gèlent, ou éclatent, ou grillent – il sache quoi faire. Comme tous les accros des situations d’urgence, il reste assis à imaginer d’atroces manières qu’ont les choses d’être détruites et les gens de mourir, puis il espère que tous ses projets resteront sur l’étagère.

C’est pourquoi il est intéressant que Hauer ait eu son bureau installé au milieu d’un immeuble de 47 étages qui, le 11/9 en fin d’après-midi, s’effondra sur ses propres fondations en 7 secondes, alors qu’il n’avait été touché que par quelques débris et n’avait souffert que d’incendies mineurs.

L’article met l’accent sur les situations d’urgence qu’il énumèrerait dans son C.V. d’expert en "crash d’hélicoptère, en incendie dans le métro, en rupture de conduite d’eau, en tempête de neige, en canicule, en panne de courant, en effondrement d’immeuble, en effondrement d’immeuble, en effondrement d’immeuble."

Juste après les attentats, Hauer est apparu sur CBS avec Dan Rather, et il s’est mis aussitôt à fabriquer une explication péremptoire des événements et à broder une histoire qui est bientôt devenue l’histoire officielle.

Voir le clip.

Il est suspect que Hauer se soit empressé d’insister sur le fait que les immeubles n’avaient pas été détruits par des explosifs mais par les avions qui les avaient frappés, bien que cela fût en totale contradiction avec ce que les architectes et concepteurs principaux du WTC avaient conclu durant leurs études préalables sur l’impact d’avions dans les tours.

Quand le scenario commença à se développer, Hauer pointa aussi directement le doigt vers ben Laden.

Hauer déclara à Rather : "Mon sentiment, c’est que la seule vitesse de l’avion, et le fait que vous ayez un avion plein de carburant qui heurte le bâtiment qui a ensuite brûlé, c’est que la vitesse de l’avion a certainement eu un effet sur la structure elle-même. Ensuite, le fait qu’il ait brûlé et que vous ayez cette chaleur intense, ça a sans doute aussi affaibli la structure. Et je pense que, tout simplement, les avions ont frappé les immeubles et ont provoqué l’effondrement".

Rather demanda aussi à Hauer si les attentats avaient pu être réalisés sans être commandités par un État. Hauer répondit : "Je ne suis pas sûr d’être de cet avis, que cela a été forcément commandité par un État. Cela… porte incontestablement la marque de quelqu’un comme ben Laden".

Hauer était étonnamment "précis" dans sa connaissance anticipée de la manière avec laquelle l’histoire officielle semblerait plus tard confirmer la totalité de ses présomptions initiales en dépit du chaos environnant dans les heures qui ont suivi les attentats.

Le 11/9, Hauer était directeur général de Kroll Associates, une société de sécurité intimement mêlée au complexe militaro-industriel qui, par coïncidence, avait en charge la sécurité de tout le complexe du World Trade Center en ce jour fatidique.

De plus, ce serait Hauer qui aurait conseillé la Maison Blanche de prendre du Cipro, un antibiotique efficace contre l’anthrax, le jour du 11/9, et ce, une semaine avant que l’on ne reçoive la première lettre (empoisonnée ) à l’anthrax.

Deux mois après le 11/9, Hauer fit partie du jury du CFR (Conseil sur les Relations Etrangères) qui communiqua un document intitulé Groupe de Travail Indépendant sur la Réponse de l’Amérique au Terrorisme, lequel exigeait notamment que les explications alternatives du 11/9 soient neutralisées.

Le fait que Hauer ait fourni une récapitulation presque précise et instantanée des causes de l’effondrement des immeubles, fait sans précédent dans l’histoire, ajouté à son "expertise" dans le domaine des caractéristiques des démolitions contrôlées, sans compter sa connaissance anticipée des attaques à l’anthrax et sa position chez Kroll Associates, continuent à attirer légitimement l’attention parmi les chercheurs du mouvement pour la vérité sur le 11/9.

Traduit par Stéphane Barthe pour ReOpenNews

 

Un nouveau et dangereux terrorisme international identifié

Un nouveau groupe terroriste est la cible des gouvernements occidentaux alors qu’Al Qaïda se fond dans le décor.

Steve Watson pour Infowars.net, lundi 2 juin 2008

Un nouveau et dangereux groupe terroriste a été identifié par les gouvernements occidentaux qui craignent que ses agents n’opèrent déjà de par le monde et présentent une menace imminente pour notre sécurité.

Ce nouveau groupe est désigné par l’appellation « T-shirt wearing terrorists » (terroristes portant des T-shirts).

Je plaisante bien sûr, le gouvernement n’a pas découvert un nouvel axe du mal qui vous fera trembler pour quelques années supplémentaires. Pourtant, des officiers fédéraux, des policiers ou des agents de sécurité continuent à harceler et à arrêter des personnes innocentes qui vaquent à leurs occupations quotidiennes pour le simple fait de porter ce qui est considéré comme des t-shirts « offensant » ou « menaçants ».

Le dernier cas en date a été rapporté aujourd’hui par la presse britannique.

Un passager a déclaré qu’un agent de la sécurité aéroportuaire l’a menacé de l’arrêter parce qu’il portait un t-shirt représentant un robot de dessin animé avec une arme.

Il fait peur!

Bard Jayakody, Londonien de 30 ans, a dit avoir été stoppé à la sécurité du terminal 5 de l’aéroport d’Heathrow après que son T-shirt des Transformers eut été jugé « offensant ».

Mr Jayakody a raconté que le premier agent a commencé à plaisanter avec lui sur le personnage des Transformers imprimé sur son t-shirt French Connection.

« Puis il m’a expliqué que comme Megatron portait une arme, je n’étais pas autorisé à voler »

Au moins, la Grande Bretagne est protégée des attaques armées de robots de dessins animés. Je ne tremblerai plus chaque nuit sous mes draps à la pensée de Starscream tranperçant la défense aérienne britannique et utilisant son arme fétiche, le rayon nul, qui interrompt pendant quelques instants les flux électriques dans les circuits qu’il frappe, rendant provisoirement inutilisable toute machine ou appareil électronique.

Oui, cette histoire est actuellement en train de circuler comme objet de risée et comme sujet de nombreux messages sur des blogs spirituels -probablement pas aussi spirituels que le mien, mais il y a des raisons de la prendre au sérieux car ce n’est certainement pas un incident isolé.

Prenez le cas d’un étudiant du Lycée de Bellbrook dans l’Ohio. Cet adolescent anonyme avait choisi de porter un t-shirt avec l’inscription « not my president » (pas mon président) en surimpression sur une image du Président Bush. Quand une cible a été ajoutée au motif, deux étudiants se sont plaints aux administrateurs de l’école. Le directeur adjoint a alors pris la décision d’appeler le FBI car l’écolier aurait pu être un terroriste nourrissant le projet d’assassiner Bush. Encore plus absurde, le FBI a réellement traité l’affaire avec la plus grande attention jusqu’à transférer l’enquête aux services secrets !

Le comble de l’histoire est que les deux adolescents qui ont balancé leur camarade terroriste ont été considérés comme des héros. Le directeur assistant a dit qu’ils s’étaient conformés à la demande du gouvernement – que les citoyens collaborent avec le ministère de la Sécurité intérieure et surveillent toute activité terroriste potentielle- et pour cela il était fier d’eux.

Prenez maintenant le cas d’un garçon de 14 ans habitant à Landcaster, PA, réprimandé pour avoir porté l’image d’une arme imprimée sur le devant et au dos d’un t-shirt que le bizut du Penn Manor portait en l’honneur de son oncle, un soldat de l’armée américaine en train de combattre en Irak.

Et que dire du vétéran de 80 ans arrêté dans un centre commercial pour avoir porté un t-shirt contre la guerre. Le t-shirt était barbouillé de rouge et portait un simple message sur le nombre de morts en Irak : « 4000 soldats, 1 millions d’Irakien morts. Assez ! »

Prenez ensuite l’exemple du touriste britannique qui a été obligé de retourner son t-shirt et de le porter à l’envers car la sécurité de l’aéroport lui a dit que les deux pistolets représentés sur le devant pouvait constituer un risque pour la sécurité et contrarier les autres passagers.

On peut également évoquer le marchand de t-shirts à la Nouvelle Orléans, qui a fait l’objet d’une enquête par le ministère de la Sécurité Intérieure pour avoir vendu des t-shirt anti-FEMA, qui traduisaient sa frustration vis-à-vis de la réponse du gouvernement fédéral à la tempête qui l’a laissé sans maison et sans travail.

Ou encore l’Australien qui ne pouvait pas prendre son vol entre Londres et Melbourne tant qu’il n’avait pas ôté son t-shirt décrivant George Bush comme «the world’s number one terrorist » (le plus grand terroriste du monde)

Un autre terroriste potentiel a été appréhendé à New York : un avocat a été arrêté et accusé de trouble à l’ordre public dans un centre commercial pour avoir refusé d’enlever le t-shirt qu’il venait d’acheter dans ce même centre et qui portait les mots "Give Peace A Chance" (Donnez une chance à la paix)

Un autre couple de terroristes identifié au Texas a été arrêté et accusé de trouble à l’ordre public pour avoir refusé de dissimuler des t-shirts où il avait inscrit des slogans anti-Bush. Le devant des t-shirts portait le symbole international pour le « non » surimprimé sur le mot « Bush ». Le dos du t-shirt de Nicole Rank disait « Love America, Hate Bush » (Aimez l’Amérique, détestez Bush). Au dos de celui de Jeffery Rank était écrit le message «Regime Change Starts at Home. » (Le changement de régime doit commencer chez soi)

De retour en Grande-Bretagne, une garde-chasse de 20 ans a été arrêtée à un Game Fair (fête du sport et des activités en plein air, NDT) en 2005 pour avoir porté un t-shirt où l’on pouvait lire « Des balles pour Blair ». Cette jeune femme, Charlotte Denis, a été interceptée par la police alors qu’elle quittait le stand « Alliance campagnarde » à cause de ce slogan « offensant ».

t-shirt terrorists

Telles sont les véritables menaces pour le monde libre. Oubliez les frontières grandes ouvertes et l’afflux quotidien de populations sans papiers dans notre pays, ne faites pas attention aux violents groupuscules radicaux ; nous devons concentrer tous nos efforts sur la recherche des écoliers et des vieillards portant des t-shirts avec un message politique, ceux qui portent des images d’armes et les individus qui exhibent des produits dérivés de Tranformers.

Bush, Cheney et Cie accusés de crimes de guerre dans un dossier du FBI

Par Bill Van Auken pour WSWS, le 28 mai 2008

La révélation la plus étonnante d’un rapport de 370 pages [1] de l’inspecteur général du département de la Justice américain est que des agents du FBI avaient officiellement ouvert un dossier de « Crimes de guerre », documentant la torture dont ils avaient été témoins à la prison de Guantanamo Bay, avant de recevoir l’ordre de l’administration de cesser d’écrire leurs rapports.

Le World Socialist Web Site, ainsi que des groupes de défense des droits humains et d’autres opposants de la répression et du militarisme américains, ont longtemps insisté que les actes de l’administration Bush (le déclenchement de guerres d’agression, les assassinats, l’enlèvement et la séquestration sans procès de civils et, le plus répugnant de tous, la torture) constituaient des crimes de guerre selon toute interprétation légitime des décrets et traités internationaux de longue date.

De voir cependant cette évaluation confirmée par l’inspecteur général du département de la Justice, le seul responsable majeur n’étant pas directement subordonné à la Maison-Blanche, et par des agents du FBI, une agence qui n’est pas particulièrement reconnue pour être intéressée aux questions de droits démocratiques, est un signe du caractère endémique de ces crimes et de la crise qu’ils ont engendrée au sein du gouvernement des Etats-Unis et de l’élite dirigeante américaine en son ensemble.

Le rapport établit clairement que la torture fut ordonnée et planifiée en détail aux plus hauts niveaux du gouvernement, y compris la Maison-Blanche, le conseil national de sécurité, le Pentagone et le département de la Justice. Les tentatives de faire cesser ces pratiques, sur une base légale ou pragmatique, par des individus à l’intérieur du gouvernement furent systématiquement contrées et les preuves de ces activités criminelles dissimulées.

Il n’y a pas eu de réaction immédiate de la Maison-Blanche face à ces nouvelles révélations. Les réactions d’autres agences directement impliquées dans les crimes commis à Guantanamo ont donné une idée du sentiment général d’impunité dans lequel la torture décrite dans le rapport de l’inspecteur général se poursuit à ce jour.

« Il n’y a rien de nouveau là-dedans », a affirmé le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman. Un porte-parole du département d’Etat à quant à lui décrit les accusations contenues dans le rapport comme étant « assez vagues ».

Assez vagues ? On peut se demander qu’est-ce que ce porte-parole qualifierait d’explicite. Le rapport contient des pages et des pages de témoignages d’agents du FBI sur les pratiques sadiques et répugnantes à Guantanamo.

À un endroit le rapport affirme : « [Un agent du FBI] se rappelait que, à un certain moment durant l’interrogatoire, l’officier militaire “versa de l’eau” dans la gorge d’un détenu qui était assis. Il affirma qu’il pensait que le but de cette pratique était de faire croire au détenu qu’il se noyait, et ainsi le forcer à fournir l’information souhaitée par l’interrogateur. [L’agent] a affirmé que le détenu avait des haut-le-coeur et crachait de l’eau. Il a dit que le détenu semblait incommodé, et il pensait qu’il avait de la difficulté à respirer. »

Et selon une description de l’interrogation de Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien arrêté par son propre gouvernement, remis aux forces américaines et déporté à Guantanamo en 2002 :

« Il fut laissé seul dans une chambre froide connue sous le nom du "congélateur", où des gardes l’empêchaient de dormir en appliquant de la glace ou de l’eau froide sur lui… »

« Il fut privé de sommeil pour une période de 70 jours à l’aide d’interrogatoires prolongés, de lumières stroboscopiques, de musiques menaçantes, de consommation forcée d’eau et d’obligation de demeurer en position debout. »

« Une interrogatrice féminine l’empêcha de mettre des vêtements;

« Deux interrogatrices féminines lui ont fait des attouchements sexuels et ont fait des commentaires à caractère sexuel sur lui ;

« Avant et pendant l’incident du bateau, il fut sévèrement battu. »

De plus, écrit le document, il fut « amené à penser qu’il serait exécuté et il s’est uriné dessus » et il s’est fait dire que sa mère et d’autres membres de sa famille seraient détenus et qu’il leur serait fait du mal.

Des centaines d’agents du FBI ont été témoins de torture

Des épisodes similaires ont été décrits, selon le rapport de l’inspecteur général, par littéralement des centaines d’agents du FBI, qui ont vu des interrogateurs de la CIA, de l’armée et de sous-traitants privés réaliser des actes illégaux de torture et d’abus contre des détenus.

De plus, le rapport cite : plusieurs agents du FBI qui ont rapporté des cas de raclées ; 30 agents qui ont rapporté avoir vu des détenus enchaînés dans des positions de stress sur de longues périodes ; 70 agents qui ont rapporté des cas de détenus privés de sommeil ; 29 agents qui avaient de l’information sur l’utilisation de températures extrêmes dans le but de « briser la détermination des détenus de résister à la coopération » ; et 50 agents qui ont rapporté l’utilisation d’un isolement prolongé pour « saper la résistance d’un détenu ».

De plus, quatre agents ont rapporté le cas de deux détenus en Afghanistan battus à mort après avoir été enchaînés debout pour une longue période.

Les histoires de tortures détaillées dans ce rapport ne sont que la pointe de l’iceberg.

Elles n’incluent pas le traitement de Murat Kurnaz, un citoyen turc né en Allemagne, qui fut arrêté pendant un voyage au Pakistan à l’automne 2001 et qui fut remis aux responsables américains pour une récompense de 3000 dollars. Tout d’abord amené à la base américaine à Kandahar en Afghanistan, il fut ensuite transféré à Guantanamo. Même si en 2002, les autorités américaines avaient conclu que Kurnaz n’avait rien à voir avec le terrorisme, il fut emprisonné jusqu’au milieu de 2006 et relâché seulement à cause de la pression du gouvernement allemand.

Empêché d’entrer aux Etats-Unis, il a témoigné par un lien vidéo devant une audience peu nombreuse du comité des Affaires étrangères du Sénat cette semaine.

« Je n’ai rien fait de mal et j’ai été traité comme un monstre », a-t-il dit. Il a dit comment il avait été assujetti à des chocs électriques, suspendu par les poignets pendant des heures et soumis à un « traitement par l’eau », dans lequel sa tête était enfoncée dans un sceau d’eau alors qu’on le frappait à l’abdomen pour le forcer à inhaler le liquide. (Il vaut la peine de mentionner que le rapport de l’Inspecteur général du département de la Justice a affirmé que cette dernière forme de torture ne constitue pas une « simulation de noyade », mais représente « une tentative d’intimider les détenus et d’augmenter leurs sentiments d’impuissance ».

« Je sais que d’autres sont morts de ce genre de traitement, a dit Kurnaz. J’ai souffert de privation de sommeil, du confinement, d’humiliations sexuelles et religieuses. J’ai été battu à de multiples reprises. »

« Il n’y avait pas de lois à Guantanamo, a conclu Kurnaz. Je ne pensais pas que ça pouvait arriver au 21e siècle… Je n’aurais jamais pu imaginer que cet endroit avait été créé par les Etats-Unis. »

Les détenus de Guantanamo ne représentent qu’un pour cent de ceux détenus dans des camps de détention américains et des prisons secrètes opérées par les militaires et la CIA en Irak, Afghanistan et d’autres points du globe. Il est estimé que près de 27.000 personnes sont détenues sans accusation, sans parler de procès, plusieurs d’entre eux ayant simplement disparu dans le goulag global de Washington. Certains sont détenus dans des navires de détention, d’autres dans des donjons secrets opérés conjointement par la CIA et des régimes vers lesquels elle « transfère » les détenus, comme l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, où d’autres formes plus cruelles de torture (être enterré vivant, l’électrocution ou la lacération avec un scalpel) sont employées.

Le rapport confirme également que les scènes révoltantes saisies dans les photographies prises à la prison d’Abou Ghraib en Irak et rendues publiques il y a quatre ans montrant des hommes nus cagoulés, soumis à la torture et à l’humiliation sexuelle par des gardes américains, n’étaient pas des aberrations. Les méthodes décrites dans le rapport — la nudité forcée, l’utilisation des chiens d’attaque lors d’interrogatoires, l’enchaînement des détenus dans des positions de « stress », les promenades en laisse — étaient identiques à celles officiellement mises sur le compte de quelques « pommes pourries » à Abou Ghraib.

La torture sadique « orchestrée » à partir de la Maison-Blanche

L’uniformité des abus dans ces endroits si éloignés l’un de l’autre démontre que ce sadisme psychopathique et criminel infligé à ces détenus par les forces américaines était planifié et orchestré à partir du sommet.

En fait, comme le révélait ABC News le mois dernier, les représentants officiels du soi-disant comité de principe (le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le secrétaire d’État Colin Powell, le directeur de la CIA George Tenet, le procureur général John Ashcroft et la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice) ont eu des discussions détaillées sur les « techniques renforcées d’interrogatoire » qui, selon ABC, « étaient quasiment chorégraphiées – allant jusqu’à préciser le nombre de fois où les agents de la CIA pouvaient utiliser une tactique particulière. »

Bush a affirmé par la suite sur ABC qu’il « savait que notre équipe sur la sécurité nationale avait des rencontres sur cette question. Et je les ai approuvées ».

Le rapport établit que les représentants du FBI et du département de la justice ont avisé le conseil national sur la sécurité de la Maison-Blanche de leurs préoccupations que les pratiques observées par les agents « minaient sérieusement… l’autorité de la loi » à Guantanamo.

À la fin, cependant, on leur a dit de reculer, et ils se sont soumis, devenant ainsi complices de ces crimes et de leur camouflage.

Les révélations du rapport du FBI n’ont pas suscité de réactions importantes ou de demandes d’agir sur cette question par les démocrates élus au Congrès ou encore par les prétendants à la candidature présidentielle du Parti démocrate, le sénateur Barack Obama et la sénatrice Hillary Clinton, qui n’ont pas fait de la torture une question essentielle de leur campagne.

Le New York Times a publié un éditorial mardi intitulé « Ce que les agents du FBI ont vu » qui détaillait le rapport et déclarait qu’il « montrait ce qui arrive lorsque qu’un président américain, son secrétaire à la Défense, son département de la Justice et d’autres hauts responsables corrompent la loi américaine pour justifier et autoriser l’abus, l’humiliation et la torture de prisonniers ».

Le quotidien concluait son éditorial en écrivant : « Les démocrates doivent faire toute la lumière » sur cette affaire au moyen d’audiences portant sur « l’ampleur du manquement à la loi et aux conventions de Genève par le président Bush ». Cela, écrivait le New York Times, « est l’unique façon d’amener le pays du côté des défenseurs, et non des violateurs, des droits de l’Homme ».

On voit bien là l’impuissance de ce qui fut l’élite du libéralisme américain. L’ampleur de la criminalité de l’administration Bush a été largement mise à nu au cours des dernières années.

La violation délibérée et en bloc des conventions de Genève et des traités contre la torture sont, en vertu du droit international, des crimes de guerre, exactement comme le FBI l’a reconnu. Ce qu’il faut, ce n’est pas une autre audience sans conséquence d’un comité du Congrès, mais plutôt la constitution d’un tribunal pour crimes de guerre. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en être reconnus coupables.

Bush, Cheney, Rice, Rumsfeld, Powell, Tenet et Ashcroft doivent subir un procès. Les individus tels que l’ancien conseiller de la Maison-Blanche et procureur général, Alberto Gonzales, le chef du bureau de Cheney, David Addington, et le conseiller au département de Justice, John Yoo (qui ont élaboré les arguments pseudo-légaux pour légitimer la torture), doivent aussi être poursuivis ainsi que les responsables de l’armée et des services d’espionnage qui ont présidé aux pratiques criminelles ayant eu cours à Guantanamo, Abou Ghraib, Bagram et les autres camps et prisons de la CIA et de l’armée.

Les dirigeants du Parti démocrate n’ont ni le désir ni l’intention de lutter pour un tel règlement de comptes. La speaker de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et d’autres dirigeants du parti ont insisté à plusieurs reprises que la destitution du président et du vice-président « n’était pas sur la table ». Ils n’ont aucun intérêt à poursuivre l’administration sur la question de la torture parce qu’ils en sont eux-mêmes les complices. Pelosi et d’autres démocrates en vue au Congrès ont été informés en détail sur les méthodes criminelles utilisées à Guantanamo, ils les ont approuvées et les ont cachées au peuple américain.

A un niveau plus essentiel, les démocrates ont été complices de la politique du militarisme et de l’agression partout dans le monde, politique menée au nom de la soi-disant guerre globale contre le terrorisme et impliquant la pleine utilisation de la force armée pour défendre les intérêts de l’oligarchie qui dirige les Etats-Unis. C’est cette stratégie criminelle (qui est responsable de la mort de plus d’un million d’Irakiens) qui a créé les conditions pour le crime même de la torture.

Néanmoins, l’approfondissement de la crise du capitalisme américain crée les conditions pour de profonds chocs et changements dans les rapports politiques et sociaux qui pourraient bien résulter en la comparution devant un tribunal de Bush, Cheney et compagnie et leur jugement pour crimes de guerre.


(Article original anglais paru le 23 mai 2008)

[1] Extrait du rapport du FBI : http://www.usdoj.gov/oig/special/s0805/final.pdf

Un présumé pirate avait réservé pour des vols après le 11/9

WTCLes documents stupéfiants du FBI contredisent le Rapport de la Commission du 11/9, tandis qu’un vétéran de la CIA, Robert Baer, appelle à une réouverture de l’enquête

Paul Joseph Watson
Prison Planet
Jeudi 28 février 2008

Des documents stupéfiants, récemment publiés par le FBI et obtenus par le Freedom Of Information Act, montrent que le présumé pirate Hamza Al-Ghamdi avait réservé pour des vols vers San Fransisco et Riyadh, ce qui laisse supposer qu’il ne savait rien de ce qui l’attendait à bord du Vol 175 de United Airlines, qui a frappé la Tour Sud du WTC.

Les documents consistent en 300 pages de la chronologie du Federal Bureau of Investigation (lien PDF) qui fut utilisée par la Commission, mais non rendue publique jusqu’à présent.

La Commission a omis de mentionner dans son Rapport final que Al-Ghamdi avait réservé sur plusieurs vols programmés après le 11/9, dont un autre vol le jour même des attentats.

Ce fait soulève clairement des doutes au sujet de la connaissance qu’avait le supposé pirate de la nature suicidaire de la mission, et on peut même se demander s’il était bien à bord de ce vol.

Citant les "informations passagers de UA" page 228 sous l’entrée relative à "H AlGhamdi", la chronologie du FBI dit : "Prochain vol. Prévu au départ de l’Aéroport International de Los Angeles à destination de l’Aéroport International de San Francisco, UA 7950", indique Raw Story (extrait ci-dessous).

Al-Ghamdi avait également réservé pour un vol le 20 septembre 2001, de Casablance au Maroc vers Riyadh en Arabie Saoudite, ainsi que le 29 septembre, de Riyadh vers Damman, Arabie Saoudite.

Les documents de la chronologie du FBI contredisent également plusieurs autres détails du Rapport de la Commission, notamment les déplacements des supposés pirates du Vol 77 Nawaf al-Hazmi et Khalid al-Mihdhar.

Le chercheur Paul Thompson pense que la Commission a gardé pour elle ces renseignements pour protéger ses liens aves des officiels saoudiens haut-placés.

Il indique le nom d’un employé connu d’un sous-traitant de la défense saoudienne, Omar al-Bayoumi, qui vivait au même endroit, indique Raw Story.

"Nous savons que c’est Bayoumi", dit Thompson, "car après le 11/9 le gouvernement finlandais a publié par erreur une liste de suspects, classifiée par le FBI, qui indiquait que Bayoumi vivait au n° 152 de Parkwood Apartments". Cette information est disponible ici.

"Mais ce qui est également important, c’est que cela suggère fortement que les pirates avaient déjà un réseau de soutien en Califormie du Sud avant leur arrivée", poursuit Thompson.

"Selon la version officielle, les pirates ont erré sans but pendant deux semaines dans L.A. avant de tomber par hasard sur Bayoumi dans un restaurant [selon Bayoumi]", continue Thompson. "Lequel est un incroyable bon Samaritain qui les emmène à San Diego, paye leur loyer, etc."

"Mais par la chronologie du FBI on sait maintenant que les pirates ont commencé à vivre chez Bayoumi le 15 janvier – le jour même de leur arrivée", dit Thompson. "Donc manifestement il les a rencontrés à l’aéroport et s’est occupé d’eux dès leurs premières heures sur le territoire américain. C’est énorme, car le FBI maintient à ce jour que le pirates n’ont jamais eu aucun complice aux États-Unis".


Le supposé Hamza Al-Ghamdi apparaît dans sa "vidéo du martyr",
qui d’une façon intéressante ne fut publiée qu’en septembre 2006,
donc postérieur au 11/9, comme ses projets de vols.

Robert Baer, ancien officier de la CIA pendant 20 ans, qui a déjà soutenu que le 11/9 ressemblait par bien des aspects à un complot intérieur, a déclaré à Raw Story que les nouveaux développements exigeaient une réouverture de l’enquête.

"Il y a assez de contradictions et de questions sans réponse dans le Rapport de la Commission, et sous une administration juste, l’enquête sur le 11/9 devrait être réouverte", écrit Baer.

"Sachant que les preuves principales ont été obtenues sous la torture, pour moi ce qui s’est passé le 11/9 n’est pas entièrement clair", a t-il conclu.

Raw Story donne davantage de détails sur la façon dont les documents éclairent le rôle des autorités saoudiennes et leur complicité dans les attentats.

Ces nouvelles révélations constituent les développements sur le 11/9 les plus stupéfiants depuis plusieurs mois, et vont certainement provoquer une tempête de nouveaux doutes vis-à-vis de la déliquescente version officielle du gouvernement.

Le FBI est soupçonné de préparer les entreprises privées à la loi martiale

infragard

Roston, The Raw Story, le 8 février 2008

Selon un reportage exclusif, publié par le magazine The Progressive, les membres corporatifs, d’un programme de préparation et de protection des infrastructures, en partenariat entre public et privé et géré par le FBI, auraient été informés d’une possibilité de loi martiale et d’accusation de recours à la force meurtrière,

« Un propriétaire d’entreprise des États-Unis m’a dit que les membres d’InfraGard sont en train d’être conseillés sur la façon de se préparer à une situation de loi martiale, et sur ce que pourrait être leur rôle dans cette affaire, » écrit Matthew Rothschild en citant un dénonciateur anonyme du programme, dans un reportage du 7 février 2008. « Puis ils ont dit que quand – et non si – la loi martiale sera promulguée, [notre explication sera qu'] il était de notre responsabilité de protéger notre portion d’infrastructure, et si nous avons eu recours à la force meurtrière pour la protéger, nous ne pourrons pas faire l’objet de poursuites, » a-t-il dit.

Le reportage de Rothschild explique qu’InfraGard est un programme mis en place par le FBI et quelques entreprises engagées dans l’entretien des éléments « vitaux de l’infrastructure nationale, » tels que l’agriculture, les banques et la finance, l’industrie chimique, la défense, l’énergie, l’alimentation, l’information et les télécommunications, le maintien de l’ordre, la santé publique et les transports. Le programme compte plus de 23 000 membres qui fournissent des informations au FBI et reçoivent en retour des informations privilégiées de ce dernier sur des menaces dirigées contre les infrastructures.

Dans un cas, a expliqué Rothschild, les membres de l’InfraGard semblent avoir obtenu des détails sur une menace contre des ponts de Californie avant Gray Davis, gouverneur à l’époque. Le gouverneur de Californie a été informé par son frère Barry, un banquier, du danger potentiel faisant face aux habitants de l’État.

Selon Rothschild, Steve Maviglo, l’ancien secrétaire de presse du gouverneur Davis, a cité son patron disant : « J’étais au téléphone avec mon frère, qui est banquier d’affaires. Et s’il le sait, pourquoi le public ne devrait-il pas le savoir ? »

Le FBI a traité de « ridicules » ces accusations d’entreprises remédiant aux situations d’urgence en « tirant pour tuer. »

« Si vous voulez citer un homme d’affaires racontant ça, vous vous détruirez vous-même. Si c’est ce que vous souhaitez imprimer, d’accord, » a déclaré un porte-parole du FBI à Rothschild.

L’article complet, publié dans la revue The Progressive, peut être lu ici (anglais) : http://www.progressive.org/mag_rothschild0308

 

Source : http://rawstory.com/
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info

Vol de secrets nucléaires : Le london Times confirme les déclarations de Sibel Edmonds

[Gregoire Seither - IES News Service - 20/01/2008]

La bombe médiatique publiée par Sibel Edmonds dans le Sunday Times d’il y a 15 jours a été soigneusement ignorée par la presse occidentale et surtout U.S. Cette auto-censure de la presse semble lentement s’effriter. Plusieurs stations de radio aux Etats-unis ont repris les informations données par Mme Edmonds et l’ont interviewée par téléphone. En Grande-Bretagne, c’est le très sérieux London Times, dans son édition du jour qui titre sur “Le vol des secrets nucléaires”

Et dans la foulée, il nous révèle une information nouvelle (voir en fin d’article) :

“Le FBI a été accusé d’avoir étouffé un dossier clé apportant des preuves détaillées d’un cas de corruption à un très haut niveau du gouvernement des Etats-unis en relation avec un réseau d’espionage de secrets nucléaires à destination du Pakistan et de l’Iran.

Ces accusations ont été faites à la suite de la publication, le 6 janvier dernier, dans le journal “The Sunday Times” d’un article sur Sibel Edmonds, une dénonciatrice du FBI qui a travaillé pour l’agence lors de l’enquête sur ce réseau.

Edmonds, qui a aujourd’hui 37 ans, est une ancienne traductrice de Turc qui a écouté et traduit des centaines de conversations sensibles interceptées par le services secrets U.S., lors de son travail au centre d’enquêtes du FBI, à Washington. (…)

L’un des documents cités par Mme Edmonds, porte la côte 203A-WF-210023. Mais la semaine dernière, dans une réponse à une demande de communication de ce document au titre du “Freedom of information act”, le FBI a répondu qu’il n’existait aucun document portant cette côte. Cette affirmation s’est avérée fausse quand la rédaction du “Sunday Times” a pu obtenir un document signé d’un directeur du FBI et qui confirme l’existence de ce document. (…)

La demande de communication de ce document, dans le cadre de la loi sur l’accès des citoyens aux documents administratifs (FOIA) n’a pas été déposée par Mme Edmonds mais par un groupe étatsunien de défense des droits de l’homme, la “Liberty Coalition”, sur la base d’une information reçue d’un correspondant anonyme.

La lettre du FBI donne un certain nombre d’indications sur le contenu de ce dossier, indications qui confirment les révélations faites par Mme Edmonds. Selon elle des membres de la communauté diplomate turque aux Etats-unis ont mis en place un réseau de collecte d’informations sensibles sur l’industrie nucléaire. L’implication de la Turquie n’était d’ailleurs qu’un paravent, les vrais commanditaires étaient les militaires pakistanais et les services secrets de ce pays, l’ISI, Inter-Services Intelligence. Mme Edmonds affirme que des haut fonctionnaires corrompus ont apporté leur assistance au résau, utilisant des organisations culturelles et économiques, comme le American-Turkish Council (ATC) comme points de relais.” (…)

Parmi les accusations proférées par Mme Edmonds, il y a notamment le fait qu’un haut fonctionnaire de la Maison Blanche aurait fourni au réseau d’espionnage des informations sur l’enquête de la CIA, l’avisant de ne pas approcher la société Brewster Jennings étant donné que celle-ci était une société écran pour la CIA dans son enquête sur le trafic de matières nucléaires.

Cette trahison de la part du haut fonctionnaire en question est survenue deux ans avant que la société Brewster Jennings soit révélée au grand jour, quand, suite à une fuite orchestrée, l’une de ses employés, Valerie Plame, fut “grillée” par la presse comme étant une agente de la CIA.

Mme Plame est l’épouse d’un diplomate, Joseph Wilson qui avait mis dans l’embarras l’Administration Bush lors de la préparation de l’invasion de l’Irak en démontrant que certains éléments présentés par la Maison Blanche pour prouver que Saddam Hussein cherchait à se doter de l’arme nucléaire étaient faux et avaient été fabriqués par les conseillers du Président Bush. Il fut donc soupçonné qu’elle avait été grillée par vengeance contre son mari. L’affaire devint une cause célèbre aux U.S. avant d’aboutir à la condamnation, en 2007, de Lewis Libby, “spin doctor” et proche conseiller du Président Bush.”

Tout comme le “Sunday Times”, le “London Times” ne nomme pas le haut fonctionnaire, alors que de très nombreux analystes de l’affaire ont présenté des preuves, depuis 2004, qu’il s’agit en fait de Marc Grossman.

Si les affirmations de Sibel Edmonds sont vraies, alors non seulement la couverture de Mme Wilson a été “grillée” par l’Administration Bush mais , deux ans auparavant, l’intégralité de l’opération d’infiltration du marché noir nucléaire par la CIA a été “grillée” par un haut fonctionnaire de l’Administration U.S.

Il n’est pas anodin de mentionner que Marc Grossman, travaillant pour l’Administration Clinton, savait pertinement que les informations qu’il vendait aux Turcs étaient en fait destinés au Docteur Folamour pakistanais, le Professeur A.Q. KhanAbdul-Qadeer-Khan-Profile Dec-07 , qui a exporté la technologie nucléaire militaire vers l’Iran et la Corée du Nord.

Mais, à l’époque, à la Maison Blanche des Clinton, on était très ami avec le Pakistan… il n’est donc pas impossible qu’il y ait eu des consignes de tout faire pour empécher la CIA d’aller mettre son nez dans les petits traffics du Docteur Khan et de son parrain politique, le Général Pervez Musharraf.

A noter également que, en 2005, l’ancien conseiller pour la sécurité nationale du Président Bill Clinton, a été condamné pour avoir fait disparaître un certain nombre de documents classifiés des Archives Nationales, afin de les soustraire à la commission d’enquête sur le 11 septembre. Parmi les documents “emportés par mégarde”, il y aurait notamment un dossier (jamais retrouvé) sur les amitiés particulières des Clinton au Pakistan…

L’affaire Sibel-Edmonds est loin d’avoir encore révélé tous ses secrets.

Lundi 21 Janvier 2008

http://libertesinternets.wordpress.com/