NDLR : Avertissement.
Nous présentons ci-dessous la seconde partie du long article que le Financial Times a publié dans la foulée d’un premier article sur l’effondrement du WTC7. La première partie de ce second article se trouve ici.
Les liens et commentaires ont été ajoutés par ReOpen911 News. Il nous est en effet apparu nécessaire de commenter ce second article, car si à première vue, il peut sembler équilibré et juste, il n’est pas dénué d’attaques impartiales et infondées contre ce que l’auteur appelle le « mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » (reprenant là du reste, une dénomination communément acceptée). De même, les demi-vérités ou les raccourcis auxquels se livrent l’auteur ne nous apparaissent pas factuels mais plutôt, par moment comme une tentative de décrédibiliser la communauté des sceptiques dans son ensemble aux yeux du grand public. Cependant, et malgré ces défauts, les deux articles du Financial Times nous ont semblé intéressants, car ils témoignent d’une (relative mais certaine) ouverture d’esprit que nous aimerions voir adoptée par nos médias.
Précisons encore que nous ne nions pas, ici à ReOpen911, que certaines théories circulant sur l’Internet relèvent de la plus pure invraisemblance, et rivalisent ainsi avec le mythe connu sous le nom de version officielle, et que nous appelons pour notre part, la version la plus irrationnelle, la moins plausible des 3 théories du complot. Notre but est d’aider les internautes francophones à faire le tri dans l’information (ou la désinformation) sur le sujet du 11 Septembre et du terrorisme sous faux pavillon en gardant un esprit critique, sans préjugé bien sûr, mais en prenant soin de ne pas tout avaler et relayer !
Précisons enfin que l’association ReOpen911 n’a pas peur d’un débat ni des discussions qu’elle appelle d’ailleurs de ses vœux…
La vérité est ailleurs (seconde partie)
[Ce titre, référence à la série télévisée X-files, ne nous semble pas le plus approprié pour traiter d’un sujet aussi sérieux que le 11/9. En fait c’est un moyen pour l’auteur de ridiculiser d’emblée les questionnements du mouvement pour la Vérité sur le 11/9 en les associant à des théories du complot qui tiennent de la fiction populaire.]
de Peter Barber pour le Financial Times
Publié : le 7 juin 2008
http://www.ft.com/cms/s/0/8d66e778-3128-11dd-ab22-000077b07658.html
Si le « mouvement pour la vérité sur le 11/9 » est en train de mener une sorte de guerre asymétrique contre les sources officielles d’information, il se livre aussi à une guerre contre lui-même. Alors que le mouvement évolue vers le statut de groupe activiste international, il reconnaît que s’il veut convaincre l’américain moyen, il doit se distancer de ses composantes extrêmes. À une époque, c’était les MIHOPS contre les LIHOPS. Ces factions, telles des espèces guerrières sorties tout droit d’un roman de H.G. Wells, sont respectivement ceux qui croient que le gouvernement « Made It Happen On Purpose » (thèse du Déclenchement délibéré) et ceux qui croient qu’il « Let It Happen On Purpose » (thèse du Laisser-faire délibéré). Les MIHOPS sont de plus en plus nombreux.
La genèse de tout ceci remonte à la rupture qui a suivi la première vraie tentative d’apporter de la crédibilité documentée aux sceptiques du 11/9. En 2005, Steven Jones fut invité par James Fetzer, un professeur à la faculté de Philosophie de l’université du Minnesota et l’auteur d’une vingtaine de livres sur la philosophie de la science et de l’intelligence artificielle, à fonder un groupe appelé « Erudits pour la Vérité sur le 11/9 » [Erudit est le terme exact pour « scholar » mais serait mieux compris/traduit en français par « universitaire » ; Scholars for 9/11 Truth]. Fetzer enseigne la pensée critique et incarne parfaitement l’exemple de son sujet. Cela fait plus d’une décennie qu’il fait campagne pour prouver que le film de Zapruder est une supercherie perpétrée par les mêmes services de renseignement gouvernementaux qui ont orchestré l’assassinat de JFK.
Mais en l’espace d’une année, Jones avait déjà écrit à tous les autres membres du groupe « Erudits pour la Vérité sur le 11/9 » disant que lui et d’autres ne voulaient plus être associés à Fetzer qui, d’après ces rebelles, les exposait au ridicule. Fetzer avait soutenu une théorie de Judy Wood, un ex-professeur adjoint en ingénierie mécanique à l’université de Clemson, qui pense que les Tours Jumelles ont été détruites grâce à une arme à « énergie dirigée » [directed energy weapon] développée par le gouvernement US dans le contexte du programme « Guerre des Étoiles » . Cette théorie a déclenché une ruée vers un nouveau groupe : « Erudits pour la Vérité et la Justice » [Scholars for 9/11 Truth & Justice] dirigé justement par Jones. Confondre les deux groupes serait comme prendre Le Front du Peuple de Judée des Monty Python pour un véritable mouvement juif : c’était une rupture doctrinale majeure.
Fetzer est de l’avis que toute enquête sérieuse sur les événements du 11/9 devrait examiner toutes les possibilités. Les supporters de la thèse de l’« énergie dirigée » se pointent régulièrement aux conférences « La Vérité sur le 11/9 » pour chahuter ce que les fans des Monty Pythons appelleraient sans doute les adeptes séparatistes de la « théorie de la Thermite ». Parmi les partisans de la « théorie Guerre des Étoiles », on trouve Morgan Reynolds, peut-être le premier membre important du gouvernement américain à déclarer que le 11/9 était un complot [un coup monté de l’intérieur]. Au moment des attentats, Reynolds était conseiller économique en chef au ministère américain du Travail.
À leur tour, certains des supporters de la thèse Guerre des Étoiles accusent les partisans de l’hypothèse Thermite d’être des complices du gouvernement. L’un d’entre eux, sur le site CheckTheEvidence.com affirme que la dénonciation des thèses Guerre des Étoiles par Jones est en réalité un cheval de Troie ; il précise qu’auparavant Jones travaillait à Los Alamos où sont menées des recherches sur les armes à « énergie dirigée ». Ce type de raisonnement éclabousse aussi Norman Mineta qui, le jour du 11 Septembre 2001, tenait le poste de ministre américain du Transport. Mineta fut l’homme qui immobilisa tous les avions civils et commerciaux ce matin-là. Mais il fut aussi à une époque vice-président de Lockheed Martin, un membre fondateur de la Directed Energy Professional Society [Société Professionnelle de l’Energie Dirigée] … Dans cette région la plus reculée de la blogosphère personne n’est jamais à plus de six degrés de séparation du coeur du complot. [Parlez de « région reculée » pour désigner les innombrables sites webs consacrés au 11 Septembre relèvent d’un parti pris… lui-même fort éloigné de la réalité ; il n’est quasiment pas un site important qui n’héberge pas au moins une discussion sur le sujet dans un de ses forums]
Jones a effectivement fait des recherches après son doctorat au Complexe de Physique de Los Alamos Meson pour l’université du Wyoming, mais affirme qu’elles étaient pacifiques et sans rapport avec des armes. Il dit que ces thèses tirées par les cheveux, y compris celles des « aucun avion » [sur le WTC] nuisent au mouvement. « D’abord, elles découragent ceux qui essayent d’effectuer des travaux sérieux, ensuite les membres du groupe ont tendance à être très revendicatifs et à crier leurs critiques sur tous les toits » dit-il. « Plus grave encore, c’est que nous essayons d’avoir une approche réellement basée sur des preuves concrètes et nous nous retrouvons mis dans le même panier que ces gens-là ; le résultat étant que nous sommes tous rejetés en masse. » [comme le fait cet article serait-on tenté d’ajouter]
Deux jours avant la conférence de Jones à Los Angeles, Fetzer, son collègue d’autrefois lançait sa propre campagne à l’autre bout du pays. Après avoir discouru devant les « Etudiants pour la Vérité du 11/9 » à New Hampshire, Fetzer s’est dirigé vers le siège de la respectabilité académique, l’université de Yale. En préparant notre rencontre j’ai regardé le DVD d’un symposium qu’il avait organisé l’année dernière dans sa ville natale de Madison, au Wisconsin. La star de ce show était Alfred Lambremont Webre, l’un des juges du tribunal alternatif des Crimes de Guerres à Kuala Lumpur de l’ex-premier ministre Malaisien Mahathir Mohamad et co-auteur du Traité de Préservation de l’Espace. Il lance ce qui pourrait être la phrase d’ouverture la plus monumentale dans l’histoire des séminaires municipaux. « Mes concitoyens … le 11/9 était une opération « sous fausse bannière » menée par une organisation spécialisée dans le racket des crimes de guerres en vue de fournir un prétexte pour le bombardement à l’uranium appauvri, à la fois génocide et écocide, de l’Asie centrale, de l’Afghanistan et de l’Irak pour pouvoir s’emparer des vastes réserves de pétrole et d’uranium ; pour instaurer à l’échelle mondiale un système d’état sécuritaire basé sur la terreur et … pour mettre en œuvre la phase finale d’une politique de dépeuplement planétaire. » Deux autres opérations « sous fausse bannière » sont en route, il explique. La première est la guerre contre les astéroïdes et la seconde est « la guerre contre les extraterrestres diaboliques ».
En entendant ces propos, on peut être envahi par le frisson de la révélation ou bien sombrer dans la conviction que la personne au micro est en proie à une espèce de dépression nerveuse. En l’espace de 30 minutes, Webre a su incorporer au complot du 11/9 la société secrète Skull & Bones société de l’université de Yale - (ou « la Fraternité de la Mort » comme il l’appelle), le Council on Foreign Relations –(think tank néo-conservateur), les Rothschilds, la Reine d’Angleterre et la ville de Londres. Je me demandais comment ces nombreuses conspirations pouvaient coexister sans que les fils de ce vaste tissu de mensonges se dénouent et se défassent.
La réponse, bien sûr, est qu’il n’y a qu’une seule et unique conspiration. Pearl Harbor, l’exploration lunaire, JFK, le 11/9, les Illuminati, les Black Helicopters, Skull & Bones, les chemtrails : des facettes du même démon. Le complot remonte tout en haut de l’échelle et jusqu’au tout début de l’humanité. On pourrait finir par s’imaginer que strictement tout le monde est dans le coup ; sauf toi - ce qui veut dire du coup que pour toi c’est fini. Et tandis que j’écoutais, je n’attendais qu’une seule chose ; qu’il prononce Le Mot. Et voilà qu’inévitablement Webre a tout ramené à « l’organisation internationale néo-Sioniste. »
J’ai sondé Fetzer à ce propos dans un café en face de Yale, QG de la Fraternité de la Mort : comment arrive-t-il à contrôler le contenu du discours de ses "érudits" ? « Il me paraît évident qu’il faut prendre en considération toute les possibilités », explique-t-il. « On n’a le droit d’en exclure aucune car en avançant dans l’enquête et en éliminant des hypothèses il se pourrait que l’on en élimine la bonne en en s’étant jamais autorisé à la prendre en considération ».
La conférence de Fetzer, ce soir-là, ne s’est pas bien passée. Un étudiant de Yale en avait fait la pub sur Facebook Events, mais apparemment ses collègues ont été peu enclins à ajouter leurs noms aux yeux de tout le monde, probablement par peur d’être ridiculisés. Seulement 6 d’entre eux se présentent. Quand il devient clair que Fetzer est en train d’incriminer une arme de type Guerre des Étoiles les deux jeunes gens assis à côté de moi commencent à faire défiler distraitement des messages sur leur portable. Dans les dix minutes qui suivirent, ils étaient partis.
"Les Américains sont très doués pour l’élaboration de tels scénarios."
Lewis Lapham, journaliste
La conclusion de la Commission d’enquête sur le 11/9 – c’est-à-dire la version officielle - est que les attentats de 2001 ont pu se produire parce que ceux qui étaient chargés de protéger l’Amérique se sont montrés incapables de concevoir pleinement la menace ; d’après la phrase évocatrice de son auteur [Il est notable de constater que M. Barber utilise le singulier, alors que le rapport est censé être un travail collectif, celui de la Commission dans son ensemble, rapport avec lequel certains commissaires eux-mêmes ont tenu à prendre leurs distances. Pense-t-il à M. Philip Zelikow, un proche de Condoleezza Rice et de la Maison Blanche qui fut le directeur exécutif du rapport ?], ils ont été frappé par "un échec de l’imagination". Après avoir épluché l’Internet à la recherche de la Vérité sur le 11/9, il me semble pourtant que l’imagination américaine se porte bien. « Les Américains sont très doués pour l’élaboration de tels scénarios » raconte Lewis Lapham l’ex-éditeur du magazine Harper’s et un éminent critique de l’administration Bush post-11 Septembre. « Nous sommes ouverts à toutes sortes de théories magiques », dit-il citant la fascination pérenne que suscite l’assassinat de JFK. « On est doué aussi pour la création de religions. » Lapham pense que la thèse qui soutient que le 11/9 était un coup monté de l’intérieur s’inscrit logiquement dans cette longue tradition mais reflète aussi le cynisme de certains Américains envers leur gouvernement. [Que dire du cynisme de l’administration Bush, dont les conséquences sur la vie de millions de personnes sont autrement plus prégnantes ?] Il n’accepte ni que l’administration Bush ait pu être l’auteur de ces événements ni qu’elle ait pu les laisser advenir. [Cela est pourtant une quasi certitude à ce stade ! Lire à ce sujet l’ouvrage de David Ray Griffin, 11 Septembre, La Faillite des médias] Cependant il pense qu’une nouvelle enquête serait de rigueur. En 2004, Harper’s a publié un article cinglant accusant la Commission du 11/9 de tentative de camouflage ainsi que de tromperie et de fraude pour avoir minimisé les preuves que des avertissements sur l’existence d’une menace d’al-Qaïda ont étés ignorés. De telles lacunes créent un terrain fertile pour le développement de théories alternatives, s’indigne Lapham.
Ceci rappelle les tonalités de la Commission Warren qui enquêtait sur l’assassinat du Président Kennedy et qui au final n’a servi qu’à amplifier la méfiance du peuple. Mais si on a déjà eu affaire à des mouvements tels « la Vérité sur le 11/9 », celui-ci représente aussi quelque chose de nouveau. « Avec l’assassinat de Kennedy, peu de temps après l’événement des gens de tous les milieux se posaient des questions relativement pertinentes par rapport à ce qui s’était réellement passé » raconte Mark Fenster, professeur de droit à l’université de Floride et auteur de Conspiracy theories: Secrecy and Power in American Culture [les Théories du complot : Les Secrets et le Pouvoir dans la culture américaine]. « Mais alors qu’à cette époque, c’était une réponse plutôt généralisée et amorphe, le degré d’organisation aujourd’hui - politiquement parlant et à travers les médias alternatifs – est beaucoup plus frappant que par le passé. »
Fenster pense que le mouvement pour « la Vérité sur le 11/9 » est en quelque sorte une réponse américaine classique à un événement à la fois surprenant et traumatisant. [Il est amusant de noter que ceci est en totale contradiction avec la première vague d’attaques contre le « mouvement » en France : en effet, on se souvient que les sceptiques de la théorie officielle du complot avaient été massivement critiqués pour leur « anti-américanisme » primaire. Voilà que maintenant, nous sommes présentés par la presse anglo-saxonne comme la quintessence d’une Amérique classique, apte à voir des complots partout ! ] Mais il représente aussi un changement d’étape dans son utilisation de la technologie des télécommunications. « L’une des choses les plus intéressantes, particulièrement quand le mouvement était encore à ses débuts, fut que malgré le fait que ces groupes locaux soient nombreux à organiser des manifs dans différentes villes… ils étaient en mesure de coopérer et de créer un mouvement national et international » raconte-t-il. « En revanche, savoir si de ce fait plus de gens croient vraiment dans ces théories du complot est une question totalement différente. »
Fenster pense que les quelques sondages publiés sur ce sujet, plutôt que de trahir la profondeur d’une quelconque suspicion à propos du 11/9, démontrent une diminution généralisée de confiance dans l’administration Bush. [C’est là non un fait, mais l’interprétation d’un sondage par cet homme présenté comme un adversaire déclaré du « mouvement pour la vérité » ; le fait est le sondage lui-même.] L’auteur de l’un des sites web des plus rigoureux qui vise le déboulonnage des théories de la conspiration, Debunking911.com, Fenster précise que le sondage Zogby le plus récent sur les attitudes envers le 11/9 a montré que seulement 4,6 % des Américains pensent que l’administration Bush a fait exploser les Tours Jumelles. « Si on compte le nombre de visites sur les sites web concernés, on constate que depuis l’existence de Debunking911 les sites des conspirationnistes ont moins la côte » explique-t-il par email. « Je crois qu’ils avaient juste besoin que quelqu’un comble les trous laissés par ces théoriciens du complot dans leurs histoires de conspiration pour que leur nombre diminue. » [Retour au mode de pensée qui tourne en rond : comme l’ont fait remarquer avec pertinence les professeurs Ganser et Griffin, la version officielle est elle-même une théorie du complot. Est-il vraiment nécessaire d’ajouter que les complots existent, tout simplement ? Les documents déclassifiés de l’Opération Northwoods traduits en français et prochainement mis en ligne par ReOpen911 sont la preuve historique de ce que l’armée US a déjà mis sur pied une conspiration contre ses propres ressortissants, et que cette conspiration est restée secrète pendant plus de 35 ans]
Le mouvement pour « la Vérité sur le 11/9 » n’est peut-être qu’une réaction prévisible dans les derniers jours sombres d’une administration impopulaire qui n’offre aucune issue visible à une guerre qui coûte chère. Saura-t-il garder son élan après le départ de ce gouvernement, l’avenir nous le dira. En attendant, certains critiques de gauche accusent les membres du mouvement d’aider ces mêmes dirigeants qu’ils ont si furieusement mis en cause. [Bien évidemment, la réalité est ici exactement à l’inverse de ce qui est écrit : les seules personnes qui ont demandé et initié des procédures d’impeachment –dont la plus récente en date provient du député Dennis Kucinich- sont également celles qui demandent une nouvelle enquête et ont exprimé les doutes les plus forts quant à la version officielle. Mais dans quels médias français a-t-il jamais été fait mention de telles procédures ?] « Ils ridiculisent les vrais mouvements de droits civiques en associant leurs absurdités avec des sujets critiques d’une réelle importance et en envoyant à une chasse à la licorne un grand nombre de personnes qui devraient avoir plus de jugeote » fulmine George Monbiot, écrivain et activiste britannique. [La précédente phrase atteignait pourtant le paroxysme de la mauvaise foi… seulement pour être surclassée par cette déclaration véritablement abjecte : il est invraisemblable de lire, dans un article qui s’efforce de ridiculiser un mouvement citoyen mondial et responsable, Monbiot accuser les « truthers » de ridiculiser un mouvement anti-guerre. Qu’on se souvienne de l’article écrit par Monbiot, dans lequel il considérait les gens qui partout dans le monde se posent de légitimes questions sur la véritable nature du terrorisme comme « atteints d’un virus… qui décervelle les gens et en fait des idiots bafouillants » « There is a virus sweeping the world. It infects opponents of the Bush government, sucks their brains out through their eyes and turns them into gibbering idiots ». Quelle classe et surtout quel respect et quelle ouverture d’esprit par rapport à des personnes qui après s’être informés, ce qu’il a manifestement oublié de faire, arrivent à des conclusions qui l’effraient… ] Monbiot se fait huer régulièrement lors d’événements publics par des « Truthers » depuis qu’ils les a accusés, dans le journal The Guardian d’avoir saboté les véritables mouvements d’opposition politique. Son premier article sur les « Truthers » a déclenché un nombre quasi-record de réponses -777- sur le site web du journal Comment is Free (répondre c’est gratuit) dont une bonne partie accuse Monbiot de faire partie du complot. [En seulement 2 jours… et l’immense majorité des commentaires provient de citoyens sensés qui avancent des arguments qui ne le sont pas moins, et ne portent pas ce type d’accusations contre Monbiot ; prenez le temps et jugez par vous-même]
« C’est très intéressant de constater » dit-il, « comment, particulièrement aux Etats-Unis, le mouvement anti-guerre a été largement remplacé un peu partout par le mouvement pour "la Vérité sur le 11/9". Pourtant on a désespérément besoin d’un mouvement anti-guerre actif car il y a beaucoup de comptes à rendre. » [Contresens historique et sémantique total, doublé de l’aveuglement de ce journaliste qui n’a pas compris que les « Truthers » SONT les militants pacifistes dont ils cherchent l’existence]
Peter Barber est le rédacteur en chef adjoint de la section « Commentaires » du Financial Times
Copyright The Financial Times Limited 2008
On peut légitimement se demander s’il vaut le temps et l’effort de répondre à de tels articles : nous pensons que sur le long terme, cela n’est pas totalement inutile… Toutefois, nous ne nous faisons guère d’illusions, et pouvons comprendre la réaction de personnes comme Mme E. Woodworth dont voici la réponse à ce même article : http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9287