L'enquête sur les attentats du 11 Septembre : une enquête non grata
Le gouvernement Bush s'est opposé à ce qu'une enquête ait lieu sur le 11 Septembre. Ce n'est que sous la pression médiatisée des familles de victimes qu'une Commission fut finalement mise en place ... mais l'enquête fut pilotée par la Maison Blanche et entachée d'obstacles et d'obstructions répétés qui compromettent la crédibilité du rapport final.
Ben Laden inculpé par les Etats-Unis ... mais pas pour les attentats du 11 Septembre
Ben Laden a nié à plusieurs reprises toute implication dans le 11 Septembre, et il n’est toujours pas inculpé par les autorités américaines pour ces attentats. Quant aux "vidéos de Ben Laden" régulièrement présentées comme preuve indiscutable de sa culpabilité, elles sont en réalité falsifiées ou fortement sujettes à caution.
Les pirates de l'air ... identifications douteuses
Une « attaque surprise » ... pas si surprise que ça
Mystérieux délits d'initiés boursiers à la veille des attentats
Des études ont conclu à l'existence de délits d’initiés boursiers multiples et massifs dans les jours qui précédaient le 11/9. Des investisseurs non affiliés à Al-Qaida ont eu connaissance de l'imminence des attentats qu’ils ont exploitée sur les marchés pour en tirer des profits colossaux. Malgré toutes les preuves du contraire, les autorités américaines n'ont pas jugé pertinente la piste des délits d'initiés.
Une défense aérienne inexistante
En 2000, la défense aérienne américaine a conduit 67 interceptions d'avions avec un taux de réussite de 100%, et ce dans un délai maximum de 20 minutes. Le 11 Septembre, 2h se sont écoulées sans aucune interception : 4 échecs, 0% de réussite. Un fiasco qui n'empêcha pas les hauts responsables de la défense aérienne et de l'aviation civile d'être confirmés dans leurs fonctions ou promus. [Article en cours de rédaction]
Des explosions dans les sous-sols des tours jumelles
Des centaines de témoignages de journalistes, policiers, pompiers et survivants ont fait état de puissantes explosions survenues dans les tours jumelles à différents étages et ce jusque dans les sous-sols ...dont certaines auraient retenti avant même que les avions ne percutent les tours ! La Commission les a totalement ignoré.
L'effondrement magique de la tour WTC7
7 heures après les tours jumelles, une troisième tour haute de 47 étages, le WTC7, s'est effondrée sur elle-même en à peine 7 secondes. Sans raison apparente puisqu'aucun avion ne l'avait percutée. Chose étrange, la BBC et CNN annonçaient son effondrement ... avant même qu'il ne survienne ! La Commission d'enquête a passé le cas sous silence.
Le témoignage fort dérangeant du ministre des transports américain
L'avion de ligne qui s'est écrasé sur le Pentagone, si tant est qu'il s'agit bien d'un avion de ligne, fut repéré suffisamment tôt pour permettre sa neutralisation, selon le témoignage télévisé du ministre des Transports devant la Commission d'enquête. Ce témoignage fort dérangeant fut exclu du rapport officiel.
Le Pakistan : un allié ... très suspect
Le directeur des services secrets pakistanais a transféré 100.000$ au présumé pirate de l’air Mohammed Atta en août 2001, sans pour autant être inculpé par les Etats-Unis ... et étonnante coïncidence, il était en visite officielle à Washington lorsque les attentats se produisirent. Le soir même du 11/9, ce personnage vraisemblablement impliqué dans les attentats établissait un partenariat de lutte contre le terrorisme avec les Etats-Unis.
Ben Laden aux bons soins de la CIA
Deux mois avant les attentats, Ben Laden, en soins à l'Hôpital américain de Dubaï, recevait la visite d'un agent de la CIA alors qu'il était déjà le criminel « le plus recherché » par les Etats-Unis. [Article en cours de rédaction]
Les attentats du 11 Septembre : une aubaine pour l'Administration Bush
En 2000, des membres du futur gouvernement Bush signèrent un rapport stipulant qu'un "évènement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbour" serait utile pour préserver la domination mondiale des Etats-Unis. Quant aux guerres d'Afghanistan et d'Irak, elles étaient très vraisemblablement planifiées avant même le 11 Septembre.
L'enquête sur les attentats du 11 Septembre : une enquête non grata
Posté par Christo le 03/09/2009


En effet, le poste de Directeur exécutif de la Commission d’enquête fut attribué au Républicain neo-conservateur Philp Zelikow, un proche collaborateur de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et membre du gouvernement de transition de Bush fin 2000 et début 2001. De l’aveu même des président et vice-président Kean et Hamilton dans leur livre Without Precedent : The Inside Story of the 9/11 Commission paru en
2006, c’est Philip Zelikow qui avec son staff administratif fut chargé du travail d’enquête (Without Precedent, p.38 ; The Commission, pp. 69-70, 81-86). Les Commissionnaires quant à eux étaient chargés de conduire les audiences et les entretiens sur la base des éléments que leur mettaient à disposition Philip Zelikow et les services gouvernementaux (Without Precedent, pp. 269-270). Dans une interview à CBC News le 21 août 2006, le vice-président Lee Hamilton a reconnu que « de nombreux sujets soumis à l'attention de l'équipe [dirigée par Zelikow] n'ont pas été transmis à la Commission. [...] La plupart des sujets ne sont pas parvenus directement jusqu'à moi. [...] Le groupe de travail a filtré nombre de ces choses » (CBC News, 21/08/06, pp.5 et 8). Par ailleurs, comme l’a montré le célèbre journaliste du New York Times Philip Shenon dans son livre d’investigation The Commission: The Uncensored History of the 9/11 Investigation, non seulement Philip Zelikow dirigea l'enquête, mais c'est également lui qui dirigea la rédaction du rapport final que les Commissionnaires ont simplement annoté et co-signé. Le schéma détaillé et les conclusions du rapport avaient même été rédigés dés mars 2003, avant même que ne commencent les auditions de la Commission (The Commission, pp. 388-389, 317-324 et 394-396). Condoleezza Rice et Philip D. Zelikow
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L'octroi d'un budget et d'un temps imparti singulièrement restreints. Le budget initial que la Maison Blanche alloua à l’enquête ne fut que de 3 millions de dollars (Associated Press, 27/01/03), ce qui provoqua l'ire du leader de la majorité démocrate au Sénat : « c'est une blague ! » (The Commission, p.31). Le budget fut par la suite et tardivement porté à 14 millions de dollars après que des membres de la Commission et des familles de victimes se soient plaints publiquement (Washington Post, 29/03/03; Wall Street Journal 8/07/03). A titre de comparaison, les enquêtes sur les explosions des navettes Challenger (1986) et Columbia (2004) bénéficièrent d’un budget de 75 et 50 millions de dollars respectivement, et pas moins de 40 millions de dollars furent alloués à l'enquête sur l'affaire Clinton-Lewinsky. Quant au temps imparti pour mener l'enquête sur le 11 Septembre, la Maison Blanche voulait qu'il ne soit que de 12 mois. Il fut en définitive porté à 16 mois suite à un accord de compromis entre le Congrès et la Maison Blanche (Associated Press, 27/01/03 ; Wall Street Journal 8/07/03). Les manques d'argent et de temps sont autant d'obstacles qui ont conduit les président et vice-président Kean et Hamilton à affirmer dans leur livre Without Precedent que l'enquête fut « mise en place pour échouer » (Without Precedent, chap.1). Regardez le témoignage de Lee Hamilton sur ces obstacles "dressés pour faire échouer l'enquête" au cours d'une interview accordée à la chaîne canadienne CBC :
Hamilton: "Nous avions été mis en place pour échouer" (CBC)
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L'interdiction de procéder aux interrogatoires des prétendus comploteurs en détention, au premier rang desquels Khaled Sheikh Mohammed - « cerveau » présumé des attentats (Note confidentielle de D. Rumsfeld, J. Ashcroft et G. Tenet, 16/01/04, p.26 ; Without Precedent, pp. 118-126 ; New York Times, 2/01/08). Ainsi, toutes les déclarations que le rapport final attribue à ces détenus sont exclusivement des informations de troisième main transmises à la Commission par la CIA. Comme le reconnaissent Kean et Hamilton, la Commission n'avait « aucun moyen de vérifier la fiabilité des informations [...] fournies » (Without Precedent, p.119). Or, c'est sur la base des aveux de Khaled Sheikh Mohammed et des autres détenus - « les seules sources disponibles sur le complot » (Without precedent, pp. 118/119) - que la Commission a pu établir un lien entre al-Qaida, Ben Laden et les attentats du 11 Septembre (rapport officiel, pp.145-155).La fiabilité des aveux rapportés est d’autant plus sujette à caution que les détenus clés, dont Khaled Sheikh Mohammed, avaient été soumis à la torture du « waterboarding » lors de leurs interrogatoires par la CIA. Michael Hayden, directeur de la CIA, l’a admis devant la Commission du renseignement du Sénat américain le 5 février 2008 (Jurist, 5/02/08 ; The Australian, 7/02/08), puis un mémo rendu public par le Département de la Justice en avril 2009 révèla que Khaled Sheikh Mohammed fut torturé à 183 reprises en mars 2003 (New York Times, 20/04/09 ; Le Monde, 20/04/09). Ces révélations inspirèrent au journaliste du New Yortk Times Philip Shenon le commentaire suivant : « Tout ceci jette un voile sur la crédibilité du rapport final de la Commission. Dans les cercles du renseignement, on n’accorde que peu de crédit aux témoignages recueillis sous la torture. Les études démontrent que les gens diront n’importe quoi si on les menace d’une douleur physique intense » (Newsweek, 14/03/09 - traduction française sur le site du Nouvel Obs). Quant aux ultimes confessions de Khaled Sheikh Mohammed devant une commission militaire en mars 2007, elles ne sont pas moins suspectes [1].
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Des restrictions d’accès à certains documents cruciaux (Newsweek, 22/09/02 ; Associated Press, 30/04/03 ; New York Times, 26/10/03 ; The Commission, pp. 122-126, 214-219 et 222-224). Ces obstructions répétées conduisirent à la démission de l’un des membres de la Commission, le Sénateur Max Cleland. Dans une série d'interviews, celui-ci avait alors qualifié l’enquête de « scandale national » (Salon, 21/11/03) et accusé la Maison Blanche de vouloir masquer les faits (Democracy Now, 23/04/04).
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L'interdiction de désigner les éventuels responsables de la débâcle du 11 Septembre (CBS News, 20/09/02 ; Newsweek, 22/09/02). Pas un seul haut-responsable n’a d’ailleurs été sanctionné ou démis de ses fonctions pour les incompétences grossières dont nous avons été témoins ce jour-là. Bien au contraire, les stupéfiantes défaillances de la défense aérienne ont été « sanctionnées » ... par des promotions (voir point-clé n°6).
[1] Lors de cette audience qui s’est tenue à huis clos à Guantanamo, Khaled Sheikh Mohammed aurait de nouveau avoué avoir été l’organisateur des attentats du 11 Septembre, et il aurait également revendiqué 30 autres actes ou tentatives terroristes parmi lesquels l’opération du World Trade Center en 1993, l’assassinat du journaliste Daniel Pearl, l’attentat contre une boîte de nuit à Bali en octobre 2002 et celui perpétré contre un hôtel de Monbasa au Kenya en novembre 2002 (transcription de l'audition).
Ces aveux rendus publics par le Pentagone laissent subsister de nombreux doutes quant à la manière dont ils ont été produits et obtenus. Comme le résume le site Voltaire, « la Croix-Rouge Internationale n’a pas été autorisée à vérifier les conditions de détention de l’individu. Aucun médecin n’a été autorisé à vérifier si l’intégrité physique et mentale de l’individu avait été respectée. Aucun avocat n’a été autorisé à entrer en contact avec l’individu et à assurer sa défense. Aucun journaliste n’a été autorisé à assister à l’audition. Les noms des militaires présents ont été couverts par le secret-Défense » (site Voltaire, 16/03/07).
Pour approfondir le sujet, nous vous recommandons :
- Omissions et manipulations de la commission d’enquête sur le 11 Septembre, par David Ray Griffin, Editions Demi Lune, 2006 (Introduction, pages 14 à 24 ; conclusion, pp. 300 à 309). Ce livre peut être commandé ou téléchargé ici.
- L'excellent film-documentaire Press for Truth, 2006, documentaire de 84min (de 00:00 à 31:30). Ce film peut être commandé ici ou visionné en accès libre ici.
- The Commission: The Uncensored History of the 9/11 Investigation, par Philip Shenon (journaliste d'investigation au New York Times), 2008.
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