Un nouveau 11-Septembre pour faire gagner McCain?

Par Taïké Eilée pour Agoravox, le 28 juin 20008

Un conseiller de John McCain qui dépasse les bornes du cynisme. L’Iran, plus que jamais dans la ligne de mire américaine. Pendant ce temps-là, le 11-Septembre continue d’agiter les esprits. Peut-être plus que jamais, à quatre mois de l’élection présidentielle, à six du changement de locataire de la Maison Blanche, et à l’orée probable d’un nouveau conflit au Moyen-Orient.

Cet article, s’il manque parfois d’ordre et ne recule pas devant quelques digressions, se veut néanmoins digeste, et fait pour cela la part belle aux vidéos, courtes le plus souvent.

La bourde. John McCain n’en avait certainement pas besoin, alors que les derniers sondages le donnent perdant face à Barack Obama. La bourde, c’est celle de son principal stratège, Charlie Black, qui a confié au magazine Fortune du 23 juin 2008 qu’une nouvelle attaque terroriste aux Etats-Unis, du type 11-Septembre, constituerait "un gros avantage" pour le candidat républicain à la Maison Blanche.

Charlie Black ne s’est pas contenté de ce seul dérapage. Il a aussi considéré que l’assassinat de Benazir Bhutto en décembre 2007 avait aidé John McCain à gagner la primaire du New Hampshire, un Etat sans lequel le sénateur de l’Arizona ne serait certainement plus dans la course. "Sa connaissance du sujet et sa capacité à en parler a encore une fois souligné qu’il est celui qui est prêt à être le commandant en chef", a-t-il déclaré. "Et ça nous a aidés."

Ces propos ont déclenché un véritable tollé aux Etats-Unis (voir CNN, MSNBC, CBS). Sans tarder, Charlie Black, (étrangement) surnommé (en la circonstance) le "Sage", a présenté ses excuses, reconnaissant que ses commentaires étaient "inappropriés". John McCain s’est immédiatement désolidarisé des propos de son conseiller : "Je ne peux pas imaginer pourquoi il a dit ça. Ce n’est pas vrai. J’ai travaillé sans relâche depuis le 11-Septembre pour empêcher que les Etats-Unis ne revivent une telle attaque".

Le dérapage de Charlie Black n’est sans doute rien d’autre qu’une parole de vérité, proférée par un homme qui, l’espace d’un instant, a perdu le sens de la retenue, affichant le plus parfait cynisme. Un manque d’égard vis-à-vis des victimes des attentats, et la seule considération de l’avantage politique qu’une telle catastrophe peut lui procurer. Une attitude décomplexée qui rappelle, certes à une autre échelle, celle de Jean-Marie Le Pen souhaitant avant les élections présidentielles de 2007 de nouvelles émeutes dans les banlieues.

Les propos du stratège de McCain deviendraient évidemment très embarrassants si de nouveaux attentats venaient à frapper les Etats-Unis d’ici novembre. On se retrouverait alors dans une configuration analogue à celle d’un PNAC souhaitant à demi-mot "un nouveau Pearl Harbor" un an tout juste avant les attentats du 11-Septembre. "Le processus de transformation [des Etats-Unis en puissance hégémonique], même s’il est porteur de changements révolutionnaires, sera probablement long, en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur - comme un nouveau Pearl Harbor", lisait-on en septembre 2000 dans le rapport du think tank néoconservateur Project for the New American Century, Reconstruire les Défenses de l’Amérique. Un think tank composé du noyau dur de la future administration Bush.

La catastrophe est parfois tellement souhaitée par les politiques, qui veulent apparaître comme les sauveurs de leur population en détresse, qu’on en vient parfois à les suspecter de l’avoir eux-mêmes déclenchée lorsqu’elle se produit. A tort le plus souvent. Même si la récente traduction en français de l’archive officielle de l’Opération Northwoods (1962) n’est pas là pour nous rassurer quant à la considération que portent à leurs concitoyens certaines hautes autorités militaires, prêtes à tout pour en découdre et manipuler l’opinion publique.

John McCain, pour revenir à lui, a déjà montré à maintes reprises son côté va-t-en-guerre. En avril 2007, il s’était illustré en parodiant un célèbre titre des Beach Boys : "Bomb bomb bomb, bomb bomb Iran".

Le 3 janvier 2008, il envisageait une présence militaire américaine en Irak pour les 100 prochaines années.

Aucune restriction pour lui : 10 000 ans si nécessaire !

Le 23 avril 2006, Eric Laurent, Yves Cochet et Roselyne Bachelot "révélaient", sur le plateau de Ripostes sur France 5, ce que chacun sait, et qui constitue un secret de Polichinelle, à savoir que la guerre en Irak est principalement une guerre du pétrole.

Le 2 mai dernier, John McCain a imprudemment laissé entendre la même chose.

Comme le dit le présentateur de MSNBC, ce qu’on appelle "gaffe" n’est souvent que la révélation de sa pensée profonde.

Au fond, la position de John McCain sur la nécessité de sécuriser l’approvisionnement énergétique des Etats-Unis n’est que la prolongation de celle du candidat George Bush avant sa première élection. Voici ce que ce dernier déclarait le 29 septembre 2000 : "Notre nation a connu trois récessions dans la dernière génération, et chacune d’entre elles était liée à un choc énergétique." Il préconisait alors "une stratégie à long terme pour assurer un approvisionnement fixe et fiable en énergie", sans quoi "nous mettons en danger notre économie et le mode de vie qu’il permet" (un mode de vie jugé, rappelons-le, "non négociable" par George Bush père, Bill Clinton et George W. Bush…). Il se plaignait aussi du fait que "jamais auparavant notre pays [n’avait] été aussi dépendant des réserves étrangères" et "à la merci du pétrole étranger". Il déplorait qu’un pays ennemi comme l’Irak de Saddam Hussein soit devenu "un fournisseur majeur de pétrole de l’Amérique" et "acquière de plus en plus de contrôle sur l’avenir économique de notre nation". Pour ne plus dépendre de l’Irak, il fallait prendre le contrôle de l’Irak… John McCain semble approuver cette logique.

Si l’obsession de George Bush était l’Irak, au point de commettre d’étonnants lapsus entre Saddam Hussein et Oussama Ben Laden…

… celle de John McCain semble bien être l’Iran. Au point de commettre à son tour une gaffe retentissante. En visite en Jordanie le 18 mars 2008, il affirme que des membres d’Al-Qaïda en Irak vont s’entraîner en Iran avant de revenir combattre les soldats de la coalition en Irak ; bref, il prétend que l’Iran chiite soutient le réseau islamiste sunnite ! Il faudra l’intervention discrète de Joe Lieberman, sénateur du Connecticut, pour lui remettre les idées en place.

Incroyable amalgame de la part d’un représentant du Congrès et d’un candidat à la présidence des Etats-Unis, qui se dit, en outre, très expérimenté en politique étrangère. John McCain avait d’ailleurs commis la même erreur la veille, le 17 mars, à la radio… mais aussi le 28 février, devant le Baker Institute for Public Policy à Houston.

Devant cette répétition d’erreurs, on se demande laquelle des deux hypothèses est la plus crédible : le lapsus involontaire, ou le mensonge volontaire visant à créer l’amalgame entre l’Iran et Al-Qaïda (et, qui sait, le 11-Septembre) dans l’esprit des Américains.

D’une part, John McCain insuffle donc dans l’esprit de son peuple, volontairement ou non, l’idée que l’Iran est responsable de l’embourbement américain en Irak. Et, d’autre part, son principal stratège lance qu’une attaque terroriste sur le sol américain serait bénéfique au camp républicain pour l’élection présidentielle.

Ces déclarations font un incroyable écho aux propos tonitruants de Zbigniew Brzezinski, le 1er février 2007, devant la commission sénatoriale sur les relations avec l’étranger. L’ancien conseiller à la Sécurité nationale du président Jimmy Carter avait alors averti que la politique de l’administration Bush en Irak menait inexorablement à la guerre avec l’Iran. Il avait surtout décrit un "scénario plausible de conflit militaire avec l’Iran". Celui-ci impliquerait "le fait pour l’Irak de ne pas atteindre les objectifs fixés, suivi d’accusations sur la responsabilité de l’Iran dans cet échec, puis enfin par une provocation en Irak ou par un attentat terroriste aux Etats-Unis attribué à l’Iran, culminant en une opération militaire "défensive" des Etats-Unis contre l’Iran qui plonge une Amérique solitaire dans un bourbier toujours plus vaste et plus profond finissant par englober l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan."

Brzezinski doutait du caractère "défensif" de l’action militaire en préparation et laissait entendre qu’une manipulation était possible. Il mettait aussi en garde dans son intervention contre "la lutte idéologique décisive" contre l’islam radical que prône Bush, la qualifiant de "récit historique mythique" utilisé pour justifier une "guerre qui dure et qui est potentiellement en expansion". Sur ce point encore, McCain n’est pas rassurant, lui qui compte parmi ses soutiens le pasteur évangéliste Rod Parsley, un homme de foi que le candidat à la Maison Blanche considère comme son "guide spirituel" et qui prône, ni plus ni moins, la destruction de l’islam.

Mais Barack Obama est-il réellement plus rassurant que son adversaire républicain au sujet du Moyen-Orient ? On aurait pu le penser ; mais un discours récent du chouchou des sondages et des médias, devant le puissant lobby pro-israélien, l’AIPAC (American Israel Politic Affair Committee), a fait déchanter tous ceux qui croyaient encore qu’avec lui les choses seraient vraiment différentes en matière de politique étrangère. Barack Obama a, en effet, affiché la plus grande intransigeance vis-à-vis de l’Iran, et assuré qu’il serait prêt à "tout" pour l’empêcher d’accéder à l’arme nucléaire. Il a même "brandi si fort la menace d’une action militaire que cela ressemblait aux menaces prononcées par George W. Bush", a souligné la chaîne de télévision NBC.

Les différences de vue des deux candidats sur l’Iran, si elles existent, pourraient être davantage explicitées lors d’un éventuel débat à venir. Suite au dérapage de Charlie Black, Barack Obama a, en effet, fait savoir qu’il était "favorable à un débat sur le terrorisme avec John McCain, qui", dit-il, "a totalement soutenu la politique de Bush, nous a détourné d’al-Qaida, n’a pas réussi à amener devant la justice Ben Laden et a fait que nous sommes moins en sécurité".

Petite parenthèse : quand Barack Obama reproche à George Bush d’avoir échoué à amener Ben Laden devant la justice, il semble oublier que de hautes autorités américaines ont fait savoir depuis longtemps que ce n’était pas leur objectif. Le 9 janvier 2005, A.B. "Buzzy" Krongard, ancien directeur exécutif et numéro 3 de la CIA, admet en effet explicitement, dans le London Times, qu’il est préférable que Ben Laden demeure vivant et libre. Le journal note d’ailleurs que "plusieurs officiels américains ont reconnu en privé qu’il serait mieux de garder Ben Laden cloué à la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan plutôt que d’en faire un martyr ou de le traduire en justice. Mais Krongard est la figure la plus haut placée qui reconnaît publiquement que sa capture pourrait s’avérer contre-productive". Comment continuer à laisser penser qu’Oussama Ben Laden est activement recherché après la déclaration de Krongard, qui, nous dit-on, est loin d’être la seule à aller dans ce sens ?

Parenthèse dans la parenthèse : rappelons qu’AB "Buzzy" Krongard a été mis en cause par le journaliste Eric Laurent pour son rôle trouble dans les délits d’initiés (niés par le rapport de la Commission d’enquête) qui auraient précédé le 11-Septembre.

Le 3 mars 2005, deux mois après la déclaration de Krongard au London Times, le directeur de la CIA Porter Goss se montrera très étonné et même amusé quand George Bush lancera à la presse que ses services essaient chaque jour d’obtenir des informations pour localiser Ben Laden.

Parenthèse fermée. En ce début d’été, la probabilité d’une attaque américaine de l’Iran apparaît forte. Le 4 juin dernier, le très écouté néoconservateur Daniel Pipes lançait dans National Review que, si Obama était élu, Bush attaquerait l’Iran avant la fin de son mandat le 20 janvier 2009. En cas de victoire de McCain, celui-ci déciderait quoi faire (voir à 2 min 5).

Si l’on en croit Bakchich, la campagne d’intoxication de l’opinion a bien commencé aux Etats-Unis et bat même son plein : "Au New York Times, le journaliste qui suit les affaires militaires, Michael Gordon et a écrit dans le passé moult articles sur les prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein avant l’invasion de l’Irak, que beaucoup considèrent comme une espèce de porte-parole loyal du Pentagone, multiplie depuis le début du mois de mai les papelards. Ceux-ci sont certes basés sur des sources anonymes mais mettent en avant des affirmations de membres de l’administration Bush indiquant que les Iraniens entraînent des milices chiites pour tuer des Américains en Irak. De son côté, l’ancien porte-parole de la Maison Blanche sous Bush, Scott McClellan, qui vient de publier un livre-confession où il révèle qu’il a été obligé de mentir pour justifier l’invasion de l’Irak, se répand dans les médias au sujet des articles de Gordon dans le Times : ils seraient le résultat d’un programme d’intox destiné à préparer le public américain à accepter la nécessité impérative de bombarder l’Iran. Exactement comme c’était le cas en 2003 avec l’Irak !"

L’administration Bush a été, rappelons-le, convaincue d’au moins 935 mensonges entre 2001 et 2003 pour faire accepter au peuple américain la future guerre en Irak. Puis, durant la guerre, elle a "organisé une vaste entreprise de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak", selon le New York Times du 20 avril 2008.

Pour faire accepter ses guerres en Afghanistan et en Irak, et donc peut-être bientôt en Iran, le gouvernement américain a aussi dû dissimuler au public la responsabilité des Etats officiellement "amis" qui ont appuyé, selon certaines sources crédibles, les pirates de l’air du 11-Septembre.

Censurées, les 28 pages du rapport du Congrès sur les attentats du 11-Septembre, qui mettaient en cause l’Arabie Saoudite (New York Times). Ignorées, les protestations de Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat, contre cette censure ; oubliée, sa mise en cause, sur PBS, de "gouvernements étrangers […] impliqués dans l’aide aux activités d’au moins quelques-uns des terroristes aux Etats-Unis", oubliée cette "preuve très convaincante qu’au moins quelques-uns des terroristes étaient assistés, pas seulement dans le financement - bien que cela en ait fait partie - par un gouvernement étranger souverain".

Balayés d’un revers de main, ou simplement laissés sans réponse, les incessants rappels de l’implication des services secrets militaires pakistanais, l’ISI, dans les attentats (voir ces deux extraits de 9/11 Press for Truth : 1-2 et ce reportage de WPTV sur l’agent Randy Glass).

Bob Graham est très impliqué dans l’histoire du 11-Septembre, puisqu’il se trouvait au moment des attentats au Capitole, à Washington, en compagnie du très controversé directeur de l’ISI, Mahmoud Ahmad, et du président du Comité du renseignement de la Chambre (et futur patron de la CIA), Porter Goss ; puisque c’est son équipe qui avait reçu durant l’été 2001 les avertissements de Randy Glass au sujet d’une attaque imminente de l’ISI sur le World Trade Center ; puisqu’il a, comme on l’a vu, mis en cause des Etats étrangers, officiellement amis des Etats-Unis, pour leur participation aux attentats, et qu’il a critiqué la censure de la Maison Blanche. Il a répondu, il y a quelques mois, aux questions que tous les curieux se posent, précisément sur Mahmoud Ahmad, Randy Glass, mais aussi le lieutenant-colonel Anthony Shaffer (l’homme qui a révélé l’existence de l’opération Able Danger), et Sibel Edmonds.

Ce type de discussion ouverte permettra-t-il d’amoindrir les soupçons qui pèsent parfois sur le gouvernement américain au sujet du 11-Septembre ? Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas la culture du secret et du mensonge, mise en œuvre avec une application extrême par l’administration Bush, qui le permettra. Le travail de clarification à mener sur les circonstances du 11-Septembre s’annonce considérable. Les citoyens du monde entier font de plus en plus part de leur mécontentement.

Après qu’un député et membre du Parti Démocrate japonais, Yukihisa Fujita, a fait, le 11 janvier 2008, une déclaration de 30 minutes en séance parlementaire pour exprimer ses interrogations sur le 11-Septembre et "la guerre contre le terrorisme", c’est au tour, le 10 juin 2008, de Libby Davies, députée de Vancouver et présidente du groupe parlementaire du Nouveau parti démocratique (membre de l’Internationale socialiste), de donner lecture à la Chambre des communes du Canada d’une pétition de citoyens appelant à l’ouverture d’une enquête canadienne sur les attentats du 11-Septembre.

Pendant ce temps-là, un conseiller de John McCain ne trouve rien de mieux à faire que d’évaluer publiquement l’opportunité que constituerait pour son champion un nouveau 11-Septembre…

Une grève de la faim pour porter les questionnements sur le 11 Septembre au grand public

Depuis plus de 10 jours maintenant, le professeur Blair Gadsby (voir Patriots Question 911) se livre à une grève de la faim devant les bureaux du sénateur John McCain, candidat républicain investi pour la course à la présidence américaine. La revendication du professeur : rencontrer McCain et discuter avec lui devant les médias nationaux de la version alternative concernant les attentats du 11 Septembre.

Hungry for truth

En soutenant l’action de Gadsby, la sénatrice d’état Karen Johnson fait parler de cette action citoyenne dans la presse. L’article de l’Arizona Republic que nous avons traduit ci-dessous fait preuve d’une neutralité et d’une équité de traitement surprenantes, suffisamment rares dans les médias de masse pour être soulignées. On pourra juste regretter une nouvelle fois l’utilisation du terme "théoricien du complot" pour désigner les membres du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre.

karen Johnson et Blair Gadsby

Nous nous associons de tout coeur à l’initiative courageuse de M. Gadsby et souhaitons que le débat puisse avoir lieu avec la couverture médiatique qu’il mérite. Un succès dans cette entreprise constituerait une avancée décisive dans notre combat pour la vérité.


Une législatrice demande à McCain de discuter avec les théoriciens du 11/9

Matthew Benson, The Arizona Republic, le 3 juin 2008

Une sénatrice de l’état d’Arizona demande au candidat républicain à la présidence John McCain de rencontrer des théoriciens du complot sur le 11 Septembre [NDT : nous rappellons que la version officielle est elle-même une théorie du complot… islamiste], parmi lesquels un professeur auxiliaire de Scottsdale qui fait une grève de la faim devant les bureaux de McCain à Phoenix depuis plus d’une semaine.

Karen Johnson, une sénatrice républicaine de Mesa, a adressé une lettre au bureau sénatorial de McCain mardi. Elle lui demande de rencontrer l’activiste de Scottsdale Blair Gadsby et un groupe des principaux membres du Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 afin d’étudier les explications alternatives concernant les attentats du 11 septembre 2001 et l’effondrement des tours du World Trade Center. La grève de la faim de Gadsby devant les bureaux du sénateur McCain entre aujourd’hui dans son dixième jour.

“Il y a tellement de questions qui restent sans réponse”, a dit Johnson qui appelle à une nouvelle enquête, indépendante, sur les attentats.

Elle a précédemment attiré l’attention des medias pour avoir exprimé ses doutes sur la version gouvernementale du 11/9. Mardi, de nouveau, elle a affirmé : « il n’y a aucune explication, du moins légitime- sur ce qui est arrivé aux tours jumelles et au bâtiment 7 ».

Le WTC7 a été le troisième bâtiment du complexe à s’effondrer, bien qu’il n’ait pas été directement frappé par quelque avion que ce soit.

Gadsby a déclaré qu’il resterait devant les bureaux de McCain juqu’à ce que celui-ci accepte de discuter avec lui ainsi qu’avec Richard Gage, fondateur de “Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 Septembre”, et Steven Jones, un physicien qui affirme avoir procédé à des analyses en laboratoire mettant en évidence la présence d’explosifs dans la poussière du WTC. Leurs conditions : un entretien de deux heures, plus une couverture médiatique nationale.

Gadsby, un professeur auxiliaire dans un centre universitaire, dit avoir été prévenu par l’équipe de McCain que ce dernier était trop occupé pour le rencontrer. Le journal The Republic n’est parvenu à joindre ni les représentants du bureau sénatorial de McCain, ni ceux de sa campagne presidentielle. Mais il apparaît que le sénateur est hostile aux théoriciens du complot sur le 11 Septembre, et qu’il s’est occasionnellement heurté à eux sur le chemin de l’investiture l’an passé.

Il a également écrit en 2006 la préface d’un livre intitulé Debunking 9/11 Myths : Why Conspiracy Theories Can’t Stand Up to the Facts (Démystifier les mythes sur le 11/9 : pourquoi les théories du complot ne résistent pas aux faits) qui avait été écrit par les éditeurs du magazine Popular Mechanics. « Nous ne pouvons pas ne pas répondre à ces fables » a écrit McCain, accusant le « mouvement conspirationniste du 11/9 d’exploiter la colère et la tristesse du public » avec des « accusations ignobles et infondées, d’un diabolisme extraordinaire vis-à-vis de leurs compatriotes ».

Parfaitement au courant des précédents commentaires de McCain, Gadsby dit être persuadé que le sénateur « a été trompé par ces scientifiques » et le « maquillage » réalisé autour du 11 Septembre. « Je crois qu’il a le caractère pour faire ce qu’il faut » a continué Gadsby, qui a perdu 10 kg depuis le début de sa grève de la faim, avec un régime à base d’eau et d’électrolytes.

Pour résumer, sa théorie sur les attentats du 11 Septembre implique un complot mené de l’intérieur par le gouvernement dans l’intention de fournir un prétexte aux guerres au Moyen-Orient. Johnson et lui-même mettent l’accent sur une possible démolition contrôlée des tours du WTC à l’aide d’explosifs placés avant le 11 Septembre, affirmant que les impacts des avions de ligne n’auraient pas suffi.

« Nous devons savoir ce qui s’est passé le 11/9 »” a écrit Johnson dans sa lettre à McCain. « Près de 3000 Américains sont morts ce jour-là et nous sommes en droit de connaître la vérité sur ce qui s’est passé »


Dernière minute :

Blair Gadsby a aujourd’hui accordé pas moins de cinq interviews à des télévisions et des radios locales. Des membres de l’équipe de McCain ont proposé une entrevue mais le professeur a réaffirmé sa demande d’une discussion avec McCain en personne et… une couverture par les médias nationaux.


Pour suivre l’action de Blair Gadsby au jour le jour :

http://www.911blogger.com/taxonomy/term/9188

Contrebande de polonium-210 pour bombe sale ?

Par Paul Craig Roberts, le 25 mars 2008

The Shell Game

Dans son thriller publiée récemment, The Shell Game (L’Escroquerie), Steve Alten a tissé l’histoire d’une intrigue néo-conservatrice dans le but d’attaquer l’Iran. Pour surmonter la résistance, un groupe des opérations clandestines d’une administration républicaine a disposé des engins nucléaires pour les faire exploser dans deux villes des États-Unis, avec des indices fabriqués désignant l’Iran.

Les développements récents font se demander si les faits suivant sont extravagants.

La propagande à plein tube du régime Bush contre l’Iran a manifestement un sens. La presse étrangère rapporte que la raison du dernier voyage de Cheney à l’étranger est de persuader, par la menace et la corruption, de soutenir l’attaque étasunienne contre l’Iran.

Le gouvernement israélien continue à imaginer une arme nucléaire iranienne à l’horizon et fait de la gesticulation pour pousser à une action étasunienne contre l’Iran.

Selon John McGlynn dans Japan Focus (22 mars 2008), le régime Bush est d’ores et déjà en train d’attaquer l’Iran avec les efforts de son Ministère des Finances visant à couper le système bancaire iranien de toute relation bancaire internationale, empêchant ainsi ce pays d’importer et d’exporter. McGlynn qualifie d’acte de « déclaration de guerre des États-Unis contre l’Iran » la démarche du ministère étasunien.

Le voyage de Cheney montre que le régime Bush est découragé par la conclusion du National Intelligence Estimate, selon lequel l’Iran a abandonné depuis plusieurs années tout programme d’armement nucléaire. L’International Atomic Energy Agency n’a jamais trouvé d’indice sur ce genre de programme en Iran. En dépit de tous ces faits et sans preuves, le Régime Bush continue à affirmer que l’Iran dispose d’un tel programme, justifiant ainsi son attaque contre ce pays.

Le dimanche de Pâques, le général David Petraeus, commandant des forces étasuniennes en Irak et membre de l’équipe des Néo-conservateurs de Cheney, a rendu responsable l’Iran du bombardement de la Zone Verte « sécurisée » de Bagdad. Petraeus a dit que l’attaque est « en totale violation des promesses faites par le Président Ahmadinejad et les plus hauts dirigeants iraniens. » Les affirmations de Petraeus font partie de la campagne de propagande néo-conservatrice afin de mobiliser du soutien pour attaquer l’Iran.

Le chef du Commandement Central, l’amiral William Fallon, aurait déclaré que sous son mandat l’Iran ne serait pas attaqué. Avec sa récente démission, effective fin mars, Fallon a été retiré du tableau. Selon des articles de presse, Fallon a tourné en dérision Petraeus, le traitant de « flagorneur » et lui disant en face qu’il le considérait comme « un lèche-bottes de petits froussards. »

Petraeus et Bush

Fallon partant et le lèche-bottes de petits froussards restant, vous révèle tout ce que vous devez savoir sur les militaires étasuniens sous le Régime néo-conservateur des Cheney-Bush. Ce sont des lèche-bottes, des béni-oui-oui, des militaires.

Sur son site Internet, Juan Cole, professeur de l’Université du Michigan et spécialiste du Moyen-Orient, a un article du magazine Vanity Fair par l’écrivain collaborateur Craig Unger, auteur de The Fall of the House of Bush (la chute de la dynastie Bush). Unger fait remarquer que l’attaque étasunienne contre l’Iraq ne résulterait pas de « renseignements erronés. » Ce serait la retombée directe d’une cabale de conspirateurs néo-conservateurs, qui ont fabriqué les « preuves » et la propagande qui ont trompé le Congrès, les médias et les Étasuniens.

Un complot qui lancerait une guerre sur la base de « renseignements » faux et d’allégations mensongères est une intrigue qui croit fermement en son ordre du jour. Ce genre de machination ne pourrait se satisfaire de la réalisation partielle de son programme. Comme nous devrions tous le savoir maintenant, l’intention des Néo-conservateur consiste pour les États-Unis à renverser au minimum l’Irak, l’Iran et la Syrie. Selon le plan formulé par le Néo-conservateur Norman Podhoretz, l’objectif est de renverser le régime d’Égypte, d’Arabie Saoudite, du Pakistan et d’ailleurs [NDT : le Soudan, et la Somalie seraient aussi sur la liste], et de débarrasser le Liban du Hezbollah.

La difficulté de sécuriser l’Irak et l’Afghanistan n’a pas entamé la confiance des Néo-conservateurs en leur ordre du jour, mais le temps pourrait être compté pour eux si nous supposons que Bush va démissionner et ne prononcera pas les deux mots, urgence catastrophique, qui ont fait de lui un dictateur, et que le vote du public lassé de la guerre n’élira pas « bombardons pilonnons écrasons l’Iran » McCain [NDT : Roberts ne tient pas compte des machines de vote électronique].

La présidence d’un McCain donnerait encore quatre ans aux Néo-conservateurs pour orchestrer une attaque contre l’Iran. Jeffrey St. Clair, dans CounterPunch le 24 mars, note que l’ambition démesurée d’Hillary pourrait provoquer la division et la défaite des Démocrates en jouant la carte de la course contre Obama de manière à ce qu’elle puisse se présenter contre McCain dans quatre ans avant d’être trop vieille pour le challenge.

Une conspiration disposée à lancer l’invasion d’un pays sous de faux prétextes n’hésiterait pas à fomenter un événement sous fausse bannière s’il favorisait son ordre du jour. L’énorme coût humain, financier et diplomatique de l’invasion de l’Irak montre bien que les Néo-conservateurs sont prêts à faire payer n’importe quel prix aux États-Unis pour concrétiser leurs projets et obtenir l’hégémonie israélo-US au Moyen-Orient.

Litvinenko

Nous ne le saurons sans doute jamais, mais une opération sous fausse bannière des Néo-conservateurs se cache peut-être derrière ce qui semblait être l’empoisonnement d’Alexander Litvinenko avec un isotope radioactif rare et sévèrement contrôlé, le polonium-210. Litvinenko, un ancien membre du contre-espionnage du KGB, opérait dans le monde ténébreux des « consultants en sécurité, » avec un faux passeport qui lui avait été donnée par le gouvernement britannique. Litvinenko avait quitté la Russie quand son patron, l’oligarque Boris Berezovski, s’était enfui pour échapper à des accusations de fraude.

Le gouvernement britannique et les sites Internet sponsorisés par Berezovsky ont fait porter la responsabilité de la mort mystérieuse de Litvinenko au service Fédéral de Sécurité de Russie, qui aurait envoyé un agent pour mettre du polonium-210 dans le thé de Litvinenko. De prime abord, l’histoire est tirée par les cheveux, mais elle a servi à détourner l’attention sur le fait que du polonium-210 se trouvait entre les mains de particuliers.

D’où venait ce polonium ? Nul ne le sait, mais le physicien nucléaire Gordon Prather avait noté à l’époque que Litvinenko s’était rendu récemment en Israël, et que les réacteurs nucléaires d’Israël ne sont pas assujettis aux avals internationaux.

Dans quel but du polonium a-t-il été passé en contrebande ? Nul ne le sait, mais Prather note que le polonium-210 a une courte durée de vie qui ferait rater toute arme stockée pendant quelques mois.

Selon des gens bien informés, le polonium-210 serait épatant pour une « bombe sale, » qui ferait peu de dommages réels mais engendrerait assez de peur et d’hystérie pour que les Néo-conservateur puissent entamer une nouvelle guerre.

Steve Alten est plus vigilant que les médias. Il a vu ce qui pourrait être la vraie histoire derrière la mort de Litvinenko avec du polonium-210. Conscient du fait que le roman fantastique est une voie capable d’apporter des faits aux Étasuniens, et espérant empêcher pareil événement dans la réalité, Alten a écrit un thriller prophétique sur notre avenir entre aujourd’hui et 2012.

Paul Craig Roberts fut Assistant du Ministre des Finances durant le premier mandat du Président Reagan.
Il a été rédacteur adjoint au Wall Street Journal


Original : http://www.vdare.com/roberts/080325_polonium.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

Éradiquer l’Islam, un programme pour McCain ?

PressTV, le 13 mars 2008

McCain / Parsley​​​Rod Parsley, un évangéliste prêchant à la télévision (photo de droite), conseiller spirituel de McCain et son allié clef dans l’Ohio, a appelé à l’éradication de l’islam en tant que « fausse religion. »

​​​​Le sénateur John McCain a acclamé Parsley, tandis que le pasteur de la géniale église de l’Ohio appelait les chrétiens à « guerroyer » contre l’Islam pour le détruire.

​​​​Le 26 février, McCain apparaissait à un rassemblement de sa campagne à Cincinnati en compagnie de Rod Parsley, un pasteur de la World Harvest Church (Église des moissons mondiales) de Colombus. Au cours de la manifestation, McCain a qualifié de « guide spirituel » l’évangéliste.

​​​​Parsley, meneur d’une congrégation forte de 12.000 membres, a écrit plusieurs livres décrivant ses vues fondamentalistes religieuses.

​​​​Dans le chapitre Islam: The Deception d’Allah de son livre The 2005 Silent No More, Parsley informe d’une « guerre entre l’islam et la civilisation chrétienne. »

​​​​Il traite aussi l’Islam de « religion de l’anté-Christ, » en exhortant les États-Unis à lancer une nouvelle croisade pour l’éradiquer.

​​​​Dans le passé, l’église de Parsley a été accusé de participer à des activités partisanes pro-républicaines en violation à son statut d’exemption fiscale.

​​​​Les relations entre McCain et Parsley sont sensibles politiquement. En 2004, l’église de Parsley a été crédité de rabattage aux urnes pour George W. Bush des électeurs chrétiens fondamentalistes.

Original : http://www.presstv.com/detail.aspx?id=47232
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

 

Les McCainistes ont-ils un as dans la manche ?

 

Par Paul Craig Roberts, le 8 février 2008

​​​​Les Chemises Brunes du Parti ont choisi en John « cent ans de guerre » McCain leur candidat à la présidence. McCain est le plus grand va-t’en-guerre des Etats-Unis juste après Cheney, Norman Podhoretz, et Billy Kristol.

Bush  & Mc Cain

​​​​Sous le régime McCain, Cheney reviendra aux affaires sous un nouveau rôle, comme Ministre de la Guerre. Norman « bombarder-bombardons-bombardez l’Iran » Podhoretz sera Vice-Ministre de la Guerre Nucléaire, avec, comme adjoint, le général John « atomisons » Shalikashvili. Rudy Giuliani Sera Ministre de l’Intérieur, en charge des centres de détention Halliburton, où seront parqués tous les contestataires à la guerre et à l’État policier. Billy Kristol sera le porte-calembredaine de la Maison Blanche.

​​​​Toute la bande sera de retour : Wolfowitz, Perle, Wurmser, Feith, Libby, Bolton. Les États-Unis auront une nouvelle opportunité pour bombarder le monde jusqu’à soumission.

​​​​Avec la majorité des électeurs malades de guerre, malades de mensonges, malades des fraudes de la Réserve Fédérale et de Wall Street, et malades de la stagnation et de la baisse de revenus, McCain est sûr de s’accaparer de 20% des voix : Sionistes Chrétiens, Ravissement Évangélique, et malotrus cocardiers machos purs et durs, qui pensent que, à moins d’exterminer les « Islamofacistes, » les États-Unis sont foutus.

​​​​L’accumulation de mensonges, de tromperies, de crimes de guerre, la honte des prisons de Guantanamo et d’Abu Ghraib, les attaques de la police d’État de Bush contre les libertés civiques, les innombrables Irakiens et Afghans, hommes, femmes et enfants, sacrifiés aux intérêts hégémoniques étasuniens et israéliens, et l’effondrement de l’économie, indiquent une dérive politique en Parti de Chemises Brunes. Dans un pays à la population informée et humaine, le Parti Républicain serait réduit à une si petite minorité qu’il ne pourrait jamais se redresser.

​​​​Qu’adviendra-t-il aux États-Unis ? Les sondages montrent que les Étasuniens ont enduré Bush, et l’élection du Congrès en 2006 montrait que les électeurs ont subi les Républicains. Mais les Républicains ont vu le message et l’ont ignoré, et les gens et les Démocrates ont continué à tolérer et à permettre ce à quoi ils affirment s’opposer.

​​​​En attendant Bush reste sur sa détermination à se dégoter un moyen pour bombarder l’Iran, ne tenant aucun compte avec les Néo-conservateurs du rapport unanime du NIE, selon lequel il n’y a pas de programme d’armement iranien, exactement comme Bush et les Néo-conservateurs écartaient les inspecteurs en désarmement de l’Irak, qui avaient déclaré honnêtement que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive. Ce que les Étasunien et les Démocrates n’ont pas compris, c’est que l’un des partis a un objectif qui se fiche éperdument de la réalité. Comme le déclarait Lénine, la vérité c’est ce qui sert les plans.

​​​​Les Démocrates sont loin d’être parfaits, mais ils manquent de la ferveur et de la détermination que seule une idéologie inculque. Les Démocrates ont peut-être des problèmes idéologiques particuliers, mais ils n’ont pas de leitmotiv idéologique faisant qu’il est impératif pour eux, et pour eux seuls, d’être au pouvoir.

​​​​Par contraste, le Parti des Chemises Brunes est nourri d’idéologie néo-conservatrice de suprématie étasunienne (et israélienne). L’idéologie néo-conservatrice de suprématie est plus ambitieuses que celle d’Hitler. Hitler ne visait que la domination de l’Europe et de la Russie. Les Néo-conservateurs ambitionnent le monde entier.

​​​​Les Néo-conservateurs ont dressé des plans de guerre contre la Chine. Ils ont entouré la Russie d’installations militaires, et ils distribuent des millions de dollars aux dirigeants des ancien éléments du bloc de l’Union Soviétique pour qu’ils s’engagent dans l’OTAN, transformé par les Néo-conservateurs en machine à incorporer les Européens au service de l’Empire Étasunien.

​​​​Tout ce chantier, le Projet néo-conservateur pour un Nouveau Siècle Étasunien, les guerres onéreuses en Irak et en Afghanistan, la diabolisation de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, la ghettoïsation de la Cisjordanie et de Gaza, les mesures d’État policier que Bush est parvenu à graver dans les livres, la concentration du pouvoir dans l’exécutif, sont des réussites des Chemises Brunes, qui ne s’en iront pas.

​​​​Peut-être que les Néo-conservateurs Chemises Brunes et leurs admirateurs sont dans un tel délire qu’ils ne réalisent pas que leur glorieux objectifs ne font pas l’unanimité. Peut-être qu’ils ne sont pas différents des Étasuniens, gavés de crédits, dans l’impossibilité de rembourser leurs hypothèques, pensant gagner au loto la semaine prochaine.

​​​​D’un autre côté, peut-être que les Chemises Brunes ont un plan.

​​​​Quel pourrait être ce plan ?

​​​​Ils peuvent voler les élections avec les machines de vote électronique Diebold et leurs logiciels propriétaires [*] que personne n’est autorisé à vérifier. Il y a maintenant suffisamment d’élections enregistrées avec d’importantes divergences entre les sondages des électeurs juste après leur vote et le décompte des voix, qui s’expliquent de manière satisfaisante par le vol de l’élection.

​​​​Les Démocrates ont été dressés par l’establishment à acquiescer aux vols des élections. Les électeurs dont les voix sont volés rejettent les évidences comme de la « théorie de conspiration. »

​​​​Pourquoi pas un opportun « attentat terroriste, » orchestré pour pousser les craintifs Étasuniens à devenir candidats à la guerre. Les événements sous fausse bannière sont une spécialité. Hitler a utilisé l’incendie du Reichstag pour transformer la démocratie allemande en dictature pendant la nuit.

​​​​Et en ce qui concerne la généralisation de l’espionnage des Étasuniens ? L’explication de la violation de la Loi sur la Surveillance du Renseignement Étranger (FISA) du régime Bush est insensée. La violation de la loi par Bush est manifestement un crime, un motif de destitution, d’arrestation, d’inculpation, et de condamnation à la prison. De plus, aucun objectif de renseignement n’est atteint par les actes hors-la-loi de Bush. Le principe de la FISA exige seulement que l’exécutif aille dans une cour secrète, explique ses mobiles, et obtienne un mandat. Aujourd’hui, cette même loi permet au pouvoir exécutif d’espionner d’abord et d’obtenir le mandat ensuite. Le but du mandat est d’empêcher l’administration d’espionner à des fins politiques. La seule raison du refuse de Bush à obtenir un mandat, c’est qu’il n’a aucune raison valable d’espionner.

​​​​Cela signifie-t-il que, pendant la campagne présidentielle, nous entendrons de la bouche du Ministre de la Justice, Michael Mukasey, que la candidate Hillary fait l’objet d’une enquête pour un délit en relation avec le Whitewater [**], ou que le candidat Obama est lié à un personnage présumé criminel ou islamiste ?

​​​​Les Néo-conservateurs contrôlent la plupart des médias imprimés et la télévision, et les animateurs des radios de droite ne sont pas copains des Démocrates. Comme les Étasuniens tombés en disgrâce pour chaque fraudes d’autrui perpétrées contre eux, les candidats démocrates sont susceptibles d’être les dindons aussi bien d’« enquêtes » que de rumeurs d’enquêtes. Hillary est largement détestée et facilement suspicieuse. Obama est un nouveau visage avec qui les électeurs ont peu d’expérience. Il est en partie noir et a un nom rigolo.

​​​​John McCain est un héros de guerre, diplômé de l’US Naval Academy. Son père et son grand-père étaient amiraux. Lors de sa 23ème mission de bombardement sur le Viêt-nam du Nord, dans l’une des guerres orchestrées par les États-Unis, il a été abattu et blessé. Prisonnier de guerre pendant 5 ans et demi, il a été torturé par les communistes, en partie à cause de fourberies de Démocrates comme Jane Fonda.

​​​​McCain est au Congrès, et donc sous les yeux du public depuis 1983. La seule casserole accrochée à ses basques, est qu’il fut l’un des « Keating Five, » [***] l’un des cinq sénateurs associés à la campagne de contributions de Charles Keating, patron de S & L, investisseur immobilier et médiateur allégué en son nom. Des procureurs montèrent une accusation contre Keating, mais il fut innocenté plus tard par un juge fédéral.

​​​​Adolf Hitler n’a jamais eu le soutien de la majorité de l’électorat allemand. Lors de l’élection de novembre 1932, il a obtenu 33,1 pour cent des voix. Son maximum, avec 43,9 pour cent, fut le 6 mars 1933 suite à l’incendie du Reichstag, quelques jours avant l’accusation des communistes le 27 février. Dans une démocratie, le soutien minoritaire d’Hitler ne l’a pas empêché de devenir dictateur d’Allemagne.

 

​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.

 

Original : http://www.vdare.com/roberts/080208_mccain.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

* Logiciel propriétaire : logiciel, créé pour un besoin spécifique, ne répondant à aucun standard informatique ou de communication.

 

** Le scandale Whitewater [français] est le nom d’un scandale politique impliquant le président des États-Unis Bill Clinton et son épouse Hillary Clinton.

​​​​Hillary Clinton était accusée d’avoir utilisé des informations obtenues dans le cadre de son cabinet d’avocats à Little Rock, Arkansas pour s’enrichir personnellement par l’intermédiaire d’amis en achetant des terrains sur les rives de la rivière Whitewater dans l’Arkansas.

​​​​Elle a du déposer sous serment devant la justice le 26 janvier 1996 dans cette affaire.

 

*** Keating Five [anglais] est le nom collectif de cinq sénateurs : Alan Cranston (Démocrate de Californie, Dennis DeConcini (Démocrate d’Arizona), John Glenn (Démocrate de l’Ohio), John McCain (Républicain d’Arizona) et Donald W. Riegle, Jr. (Démocrate du Michigan).

​​​​Le Keating Five (ou scandale des Keating Five), se réfère à un scandale au Congrès lié à l’effondrement de la plupart des institutions d’épargne et de prêt aux États-Unis à la fin des années 1980.

​​​​Dans les années 80 [français], John McCain a été impliqué dans le scandale « Keating Five ».

​​​​Cette période de dérégularisation économique a été marquée par la faillite de nombreuses Caisses d’épargne américaines. Une association de caisse d’épargnes californienne, la Lincoln Savings and loan association, a alors tout particulièrement fait parler d’elle. Son président Charles Keating, condamné pour escroquerie, aurait contribué à hauteur de 1,3 millions de dollars aux campagnes de cinq sénateurs américains, afin de ne pas ébruiter ses malversations financières. L’affaire « Keating Five » éclate, révélant les noms des « Cinq » comparses de Keating, parmi lesquels figure celui de John McCain.

​​​​La commission d’enquête du Sénat chargée de l’enquête a conclu à « une erreur de jugement » pour le sénateur de l’Arizona, alors même que celui-ci avait reçu 112.000 dollars de Charles Keating.

​​​​Cette affaire de corruption met sérieusement en doute l’intégrité de John McCain, pourtant principal argument de campagne du candidat. Affirmant n’être au service de personne, renommé pour sa sincérité, John McCain pourrait bien voir sa campagne entachée par cette mauvaise histoire.