Le 11 septembre en Europe – Episode 1: l’Allemagne

A la veille de la commémoration des attentats de 2001, il nous a semblé intéressant de faire un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.

Question : Ce pays est habité par 80 millions d’habitants, son PIB est le double de celui de la France, il n’est pas centralisé, les autoroutes y sont gratuites et en très bon état, il est le premier fournisseur mondial d’énormes machines-outil, et on y trouve des PME très importantes sur l’ensemble de son territoire. Il a su par ailleurs préserver ses immenses forêts. Ses villes, dont la plupart connaissent un déficit démographique, ont connu des génies aussi variés que JS. Bach, Karl Zeiss, RW. Fassbinder, H. Adi (das), W. Gropius, JW. von Goethe, M. Luther, A. Horch (inventeur de génie, auteur de nombreux brevets automobile, et co-fondateur d’Auto-Union devenue Audi) et j’en oublie tant… Quel est ce grand pays ?

Direction Berlin où nous attend Heiner Buecker, fondateur du café the COOP TV, au 3 de la rue Roch, dans le quartier branché de Berlin Mitte (ancien centre de Berlin Est), entre deux designers de mode et quelques restaurants bio à thème. Heiner est aussi l’animateur de plusieurs sites d’information sur le 11 Septembre. Il nous brosse un portrait des initiatives allemandes pour une nouvelle enquête sur les attentats.

 

 
 

 
 
Le 11 Septembre en Allemagne

(première partie)

 

 

1 De nombreuses initiatives…

Il n’y a pas en Allemagne de mouvement « unifié » comme, par exemple, en France autour de ReOpen911. Par contre beaucoup d’initiatives pointues et complémentaires. Heiner commente : «  Si l’une d’entre elles venait à cesser, les autres seraient là pour continuer le travail. L’histoire de notre pays explique cet émiettement. Les affinités politiques y sont complexes, et la méfiance règne entre les différents porte-parole allemands du mouvement ».

L’engagement d’Heiner remonte à 2002. En septembre, il organisait son premier sitting pacifique devant l’ambassade des États-Unis à Berlin (la nouvelle ambassade vient juste d’ouvrir entre la Porte de Brandenbourg et le très beau et déstabilisant mémorial de la Shoah).  Le sitting dura… 2 mois ; il écoula des dizaines de milliers de « deception dollars ». En 2004, il organisait la première exposition pacifique « Bushtrash » dans une galerie d’art contemporain berlinoise, et fondait la « Bushzone » sur le net, rassemblement d’artistes pacifiques essentiellement, active jusqu’en 2007. Il continua avec la diffusion de 3 DVDs compilés, parfois doublés, puis diffusés gratuitement à 80 000 exemplaires à ce jour, dans 70 points de dépôt berlinois, auxquels il faut ajouter 10 000 DVDs  expédiés à divers groupes locaux, de même qu’à des politiciens et des journalistes. Le premier contenait LC2, Terrorstorm et divers extraits d’actualité, le deuxième contenait le film italien Inganno Globale – 11 Settembre 2001 (« Tromperie complète ») doublé, et le DVD actuel contient la conférence de l’architecte américain Richard Gage ainsi que Fabled Ennemies (Ennemis fabulés) de Jason Bermas, tous 2 sous-titrés, et disponibles en allemand, mais aussi en partie en français, sur le site de compilation européen conçu par Heiner: http://www.911video.de/franzosisch.php.

Heiner : « Nous accueillons ici les réunions de plusieurs groupes d’activistes, notamment ceux du 11/9 ainsi que des militants pacifistes et indépendants clairement de gauche, comme les membres berlinois du groupe du site de Suisse alémanique Alles Schall und Rauch (« L’habit ne fait pas le moine »), « le site qui monte » de ce côté du Rhin. Ce site organise notamment des rencontres-débats sur le 11 Septembre, mais aussi sur les questions politico-économiques, greffées sur des festivals d’été, qui sont autant d’occasions de développer sa notoriété et d’affiner ses positions politiques [actions dont ReOpen911 devrait aussi s’inspirer]. Ses activistes aujourd’hui se rassemblent dans 15 villes allemandes, souvent autour de Jürgen Elsässer, par opposition à des groupes moins homogènes politiquement, et qui cachent parfois, sous des apparences bien policées, des idées souverainistes radicales. Par exemple, le site http://infokrieg.tv/ est très complet, mais ses animateurs ont pris position contre la gauche (die Linke) et les verts (die Grünen) allemands, ou encore http://www.nuoviso.tv/ : ce site est animé par de très bons producteurs et réalisateurs de documentaires, mais ils traitent aussi de sujets totalement différents, et très controversés, tels que les UFOs ou les traditions de la droite allemande… »

Autre preuve de la diversité des initiatives, à Hambourg, deuxième ville d’Allemagne, siège social du grand hebdomadaire Der Spiegel et de son grand concurrent Die Zeit, Jens Wagner, médecin pacifiste engagé aux côtés de l’IPPNW (International Physicians for the Prevention of Nuclear War), est le coorganisateur, avec un succès mitigé malgré l’effort de communication vers le public et plus de 70 journalistes officiels, des venues de Griffin et Gage. Shattenblick, un cyberjournal activiste à la présentation minimaliste, mais au contenu pléthorique, dont l’équipe est emmenée par Riocard O’Tiarnaigh,  coorganisa ces soirées, présentées par l’ancienne agent du MI5 Annie Machon. Jens anime aussi un groupe de travail « Zukunftspolitik Hamburg » qui rassemble des intellectuels, des cadres et chefs d’entreprise, et des membres de la très importante fondation internationale de gauche "Rosa Luxemburg Stiftung". S’appuyant sur un titre de recueils emprunté à la très grande poétesse allemande Ingeborg Bachmann : « La vérité est supportable pour les hommes », Jens, qui est aussi médecin, conclu sa présentation avec ces mots : « Notre espoir repose sur la force des individus, sur le développement spontané d’une émotion cabrée contre les artifices qui empêchent les hommes de voir les faits et la vérité. Puisse cette émotion de la résistance être reconnue comme le mobile de l’innovation et des changements sociaux. »

 


 
Jens Wagner et Richard Gage le 28 novembre 2008 à Hambourg
 

Les positions très alignées –voir infra- des medias hambourgeois expliquent peut-être les difficultés pour fédérer les publics et les journalistes dans cette ville. Par contre, les recherches sur la cellule de Hambourg se poursuivent grâce au travail inlassable d’Elias Davidson depuis Bonn, qui à ce jour a largement prouvé qu’aucune des preuves présentées au procès de Moussaoui, destinées aussi à attester de la présence des pirates à bord des avions et à ainsi conforter la version officielle, ne résistait à une expertise approfondie. Cela paraitra aujourd’hui encore invraisemblable à beaucoup, mais la logique et les faits attestent bien du contraire. Elias Davidson souhaite à présent confronter ses conclusions lors d’entretiens approfondis avec Mounir El Motassadeq, emprisonné à Hambourg, et pour lequel un comité de soutien (lien valable à compter du 11/9/2009) demande la réouverture du procès, sur présentation des conclusions d’Elias concernant Mounir et les 19 pirates, auxquels d’autres pièces devraient venir s’ajouter.

J’ajoute encore (la recension est loin d’être exhaustive) le travail de Channing Jones, à Aachen (Aix-la-Chapelle, région industrielle de la Ruhr), qui étant lui-même de famille de militaire américaine, relaie de façon quasi exhaustive toutes les informations anglo-saxonnes sur le 11/9. Son site 911komplott.de est une mine de liens et d’informations en temps réel, sans affinités politiques particulières, sans doute dues à la binationalité de son auteur.

2 … toujours sous haute surveillance citoyenne

Le 11 septembre est polarisé par la politique en Allemagne plus qu’ailleurs. Le contenu idéologique de tout discours politique y est toujours ultra-sensible, et on assiste à des alliances et ruptures permanentes : Heiner est clairement un homme de convictions qui puisent leur source à gauche. Il avait par exemple pris ses distances par rapport à la revue trimestrielle Hintergrund (« Arrière-plan »), parce que l’un de ses contributeurs s’était rapproché, sans y adhérer ou même le promouvoir, du NPD , un parti souverainiste en accord avec les positions de ce contributeur contre le traité de Lisbonne… Hintergrund ne publie plus les articles de ce professeur, et veut devenir la référence en matière d’informations non publiées par les médias institutionnels, avec des articles de haut niveau. Elle est financée sur fonds propres par un industriel “conspirationniste“, Ronald Thoden, basé entre Francfort et Berlin, qui a consacré fin 2008 son premier numéro tiré à 6000 exemplaires diffusés en kiosques, au « 11 Septembre », avec des invités prestigieux comme Jürgen Elsässer, Michel Chossudovsky [que le mouvement devrait inviter pour une tournée européenne franco-anglophone] et Yukihisa Fujita. De même, Hintergrund s’est éloignée d’Elsässer, parce que ce dernier appelle désormais à l’union transversale entre forces de gauche et de droite dans son « Initiative Populaire » , la « Volksinitiative », lancée à l’occasion de la sortie de son dernier livre : « Gegen Finanzdiktatur ». Hintergrund s’était par ailleurs rétractée récemment, dans le financement de la venue de Griffin à Hambourg, suite à la présence d’une équipe de Nuoviso –voir infra- venue filmer. Par contre, Elsässer accueille Infokrieg aussi bien que Die Linke ou Die Grünen au sein de sa Volksinitiative… vous me suivez ?

3 Jürgen Elsässer toujours au centre des débats

En septembre 2008, le Berlinois Elsässer publiait « Terrorziel Europa, das gefährliche Doppelspiel der Geheimdienste » (Europe : cible de la terreur, le double jeu dangereux des services secrets). En cours de traduction en anglais, il recense dans la lignée du livre de Daniele Gänser « Les Armées secrètes de l’OTAN », les actes terroristes en Europe, et leurs zones d’ombres, en partie grâce au travail de recherches réalisé dans les archives du BND, Bundesnachrichtendienst, Service fédéral du renseignement allemand, obtenues en 2006, sur requête d’une commission parlementaire officielle de coalition droite-gauche (comme quoi c’est possible), en vue d’éclaircir le rôle du BND lors des 2 guerres d’Iraq.  Jürgen Elsässer faisait partie de cette commission parlementaire de contrôle du BND, et a aussi obtenu l’aide de juristes et parties impliquées –voir infra- dans les procès « islamistes » des années 2006 2007 en Allemagne.

 

 
 
Jürgen Elsässer
 

Cette année, il élargit son combat au respect de la démocratie et de l’État de droit, en proposant cette fois un point de vue radical sur la crise financière, dans  « Gegen Finanzdiktatur ». Ce livre se veut le pamphlet fondateur de sa « Volksinitiative », ou « Initiative Populaire » destinée à refonder le débat démocratique autour de la lutte contre la corruption, la spéculation, la mondialisation par le haut, la rupture entre les élites et la base démocratique, avec le risque –immense- d’être récupérée par les identitaires. Et les réactions ne se sont pas faites attendre. Heiner : « Rien que le nom fait polémique ! » le symbole est lourd à porter en effet : l’inscription « Dem deutschen Volk » (Au Peuple allemand) ne sera ajoutée au fronton du Reichstag que 22 ans après son inauguration, et encore, avec de nombreuses réticences, puis 17 ans plus tard, le « peuple » allemand se retrouvera cette fois cité par son führer à peu près partout, tandis que le Reichstag était entièrement brûlé dans les circonstances que l’on connait désormais. De fait, le concept basé sur une grande coalition populaire gauche-droite a reçu un accueil difficile. Jugez plutôt de son ambition d’après la présentation qu’en donne son éditeur :

« Au lieu d’attendre une entente internationale, l’État-nation doit intervenir d’urgence unilatéralement contre les spéculateurs agressifs et les sauterelles de la finance. Les États attaqués doivent se coordonner. Un axe Paris-Berlin-Moscou est possible et même souhaitable. Au lieu de s’emmurer dans les certitudes du politiquement correct, la gauche et les syndicats doivent se rapprocher de façon déterminée d’autres démocrates, et forger une alliance « de Lafontaine à Gauweiler » [c'est-à-dire depuis Die Linke, équivalent de notre Parti de Gauche fondé par JL Mélenchon, jusqu’à la CSU, équivalent évangélique de notre UMP catholique manœuvrée par qui vous savez]. Ce livre [Contre la Dictature de la Finance] rassemble pour la première fois des textes fondateurs et des documents stratégiques pour l’Initiative Populaire ».

Comme le dit Heiner « Elsässer aime provoquer ses adversaires, et leur proposer des solutions audacieuses et radicales… mais à chercher à embrasser un spectre politique très large, il entraine la méfiance de beaucoup d’officiels. » Écarté du Junge Welt, il publie désormais dans Die Junge Freiheit, mais ce journal est aussi connecté à la droite majoritaire. Logiquement, il multiplie aussi les interventions publiques et sillonne l’Allemagne : 18 juillet 2009 à Berlin, 15 août 2009 avec Nuoviso à Leipzig, 5 septembre 2009 à Berlin contre le traité de Lisbonne, etc.

4 Gerhard Wisnewski dans le sillage de Andreas Von Bülow et Mathias Bröckers

Heiner rappelle que Gerhard Wisnewski, le Munichois de cette saga, fut de ceux qui tentèrent dès les années 2003/2004 d’unir le mouvement pour la vérité en Allemagne. Des problèmes légaux en 2005 pour constituer les bases d’une association nationale, et les nécessités économiques, le conduisirent à abandonner cette voie, et à se lancer dans l’édition à sensation : La NASA est-elle allée sur la lune ? (eh oui…), mais plus sérieusement, et plus récemment, un bon livre qui soulève des questions sur l’accident de voiture le 11 octobre 2008 du fondateur du parti populiste BZÖ (Alliance pour l’avenir de l’Autriche) Jörg Haider, qui lui coûta la vie. Ceci en parallèle de ses recherches approfondies sur le terrorisme, qui culminèrent début 2007 avec son excellent livre « Les dessous du terrorisme » traduit et publié en France par les éditions Demi-lune la même année. En Allemagne, ce livre reçu un accueil public très favorable, car si la presse officielle a adopté un point de vue très dubitatif, au moins l’a-t-elle recensé correctement, a contrario de la France où, malgré les efforts de son éditeur, nul article n’est jamais paru !

Il faut dire que l’Allemagne a été sensibilisée à la question des incohérences et mensonges de la vérité officielle sur les attentats quasiment dès le lendemain des attentats !

Grâce à un ancien ministre social-démocrate SPD du gouvernement de Helmut Schmidt, Andreas von Bülow, qui donna une interview au prestigieux quotidien berlinois Tagesspiegel dès janvier 2002, où figuraient déjà bon nombre des questions soulevées aujourd’hui. Il récidiva en juillet 2003 avec son livre « Die CIA und der 11. September», salué en France par l’incompréhension voire l’ironie du journal LE MONDE en octobre 2003, dont l’article fut repris in extenso par les sites alignés.  Depuis ces publications, Von Bülow a multiplié les interventions dans son pays et au-delà, sans toutefois parvenir à briser la résistance des médias nationaux et de l’intelligentsia politique active.

Et grâce à Mathias Bröckers , journaliste pour TELEPOLIS (grand prix du journalisme européen en ligne en 2000, sponsorisé par Reuters et AOL entre autres…), qui fut aussi un précurseur, accusé d’antisémitisme « pur » ( ?) suite à la parution dès janvier 2002 d’un article intitulé, tenez-vous bien : « La conspiration casher », d’après le titre d’un article du New Statesman, un très ancien journal socialiste anglais. Bröckers n’est pas avare de sensationnalisme provocateur et de vocabulaire trés cru, et ne craint absolument pas d’être mal compris. En revanche,  il mettait en garde les lecteurs contre les amalgames portés à son encontre parce qu’il désignait nommément Bush et Sharon, comme profiteurs actifs à plusieurs niveaux qu’il détaille, des crimes du 11 Septembre. Dès 2002, Mathias Bröckers a publié  « Verschwörungen, Verschwörungstheorien und die Geheimnisse des 11.9. 2001. » ( « Complots, Théories du Complot et les Mystères du 11 Septembre 2001 ») disponible en anglais. Un best-seller vendu à plus de 100 000 exemplaires. À titre d’exemple en France, 20 000 exemplaires sont à ce jour un gros succès commercial. Également journaliste au Tageszeitung, partenaire berlinois du Monde Diplomatique, il y développe ses recherches sur les usages des psychotropes, un autre de ses sujets de prédilection qui ne facilite pas sa reconnaissance parmi ses pairs.

Tous ces succès de librairie subirent des critiques professionnelles comparables à celles dont Meyssan fut rapidement l’objet en France. Der Spiegel, Die Zeit et la chaine WDR (Cologne) en particulier, menèrent une quasi-campagne de diffamation contre leurs auteurs, les accusant d’antiaméricanisme et de « conspirationnisme », sans développer leurs arguments sur le fond, mais seulement, comme en France, en exacerbant leurs réactions de façon irrationnelle et mal étayée. À propos des thèses de Von Bülow, Die Zeit écrit : « C’est plausible, comme il est plausible que le pape soit une femme, c’est juste que personne n’a assez cherché ». Der Spiegel quant à lui ne perd pas le nord, et à défaut de s’y intéresser, vend tous les livres dits « conspirationnistes » dans sa boutique online. Ce qui n’est pas le cas en cyberFrance. Par contre comme en France, stigmatiser ces livres contribua à leur succès, et donc à informer très tôt le public allemand, de façon sans doute plus complète qu’en France.

L’Histoire récente du pays, avec notamment en février 1933 l‘incendie criminel du Reichstag (qu‘Hitler laissa en l‘état et où il n’a jamais siégé) provoqué par Göring et sa milice des SA, et attribué à un activiste communiste libertaire hollandais, suivi des autodafés de mai 1933, est encore dans toutes les mémoires des citoyens. Une anecdote révélatrice: en 2008, lors du tournage de „Walkyrie“ de Steven Spielberg, avec l‘acteur scientologue Tom Cruise dans le rôle du Général « komplott-iste » Stauffenberg, l’ancien ministère de l’air nazi, seul bâtiment public d‘époque encore debout à Berlin et reconverti en centre des impôts, fut transformé avec des effigies et drapeaux nazis… Il y eut des plaintes, des évanouissements de personnes âgées, un piquet de protestations, et un décret ministériel fixe désormais les conditions dans lesquelles les films tournés à Berlin sur cette époque doivent faire l’objet d’une communication préalable importante.

 

LE 11 SEPTEMBRE EN ALLEMAGNE
SUITE ET FIN PROCHAINEMENT

Par Bluerider pour ReOpenNews

 


 

12 Responses to “Le 11 septembre en Europe – Episode 1: l’Allemagne”

  • Lilian

    Je suis toujours amusé par les disputes entre mouvements pour la vérité de gauche et mouvements pour la vérité d’obédience souverainiste ! Si vous faites face à un impérialisme agressif de la première puissance du capitalisme débridé, vous avez deux réactions légitimes : un nationalisme défensif et un lutte idéologique contre le modèle dominant. Laquelle est la plus légitime ? Les deux sont tout aussi légitimes… Croyons-nous que le CNR aurait dit le contraire ? Bien sûr, on prend le risque d’être taxé de « national-socialiste » ! Mais comme le disait très bien Arendt, le régime d’Hitler n’était pas nationaliste, mais impérialiste. Il n’était pas davantage socialiste, car son fondement était davantage la lutte des races que la lutte des classes. Il était donc impérial racialiste ! Pensons-nous que les WASP du sud et du Midwest le sont moins ? Est-ce que les pays socialisants d’Amérique latine ne font pas du protectionnisme pour se protéger de l’Empire et d’un capitalisme financier a-patride ! Demandez-leur ! Le problème n’est pas là ! Le problème est dans la définition de la nation… concept à tort abandonné par les gauches européennes ! « La nation est la dernière chose qui reste aux gens qui n’ont plus rien ». Qui a dit ça ? Sinon Jaurès !

  • Lilian

    L’incendie du Reichstag a été attribué à un « déficiant mental » hollandais… Non ? Van der Lubbe… S’agissait pas de dire qu’il était déficiant mental, mais surtout communiste !

  • Loïc

    Des informations très intéressantes et pour moi inédites.
    Blue, pourquoi le mouvement ne s’est pas politisé ici?
    Parce qu’ici il est uni?
    On dirait que l’éclatement du mouvement là-bas, cette configuration autour de personnalités, crée des conditions favorables pour des rassemblements, qui s’écrivent dans des termes politiques.
    Est-ce que ReOpen911 ne peut pas se faire (re)connaître par des personnalités politiques ici?
    Tu parlais de Mélenchon, ce n’est pas un hasard!
    A bientôt,

  • ffi

    Attention Lillian, va virer croix-de-feu …

    Franchement, Lillian, tu as raison de t’amuser -même si c’est assez tragique- des querelles des opposants à l’impérialisme.

    Le cadre normal de la démocratie, c’est la nation. Tout y concours. La langue, la culture, le patrimoine commun. Etymologiquement, la nation, c’est le groupe des voisins de naissance, cette définition est neutre et personne ne peut se targuer d’avoir choisi sa nation. Personne n’a choisi de naitre où il est né. Mais le fait est, que pour bien vivre, il vaut mieux s’entendre avec ses voisins.

    Il y a deux mots jumeaux en grec ethos et ethnos. A chaque éthnie, son éthique, en latin, cela a donné sue (le soi) et consuetudo (la coutume, les règles que l’on se donne pour vivre ensemble).

    A chacun de voir, mais moi, je reste avant tout sensible à la promesse de la république, comme l’était Jaurès.

    Entre la république et l’empire, il faut choisir. Aujourd’hui, on a l’empire. De grands divertissements dans les cirques pour saouler la plèbe et les usuriers qui pillent à coeur-joie.

    Si l’on veut une république, ce ne peut être que dans notre nation. Notre entre-soi national est déjà constitué par l’intérêt général, la chose publique, la république. Sans entre-soi (sue, natio) bien défini, il ne peut y avoir de règles. Pour changer les règles il faut changer le groupe (comme le fait l’Europe) car il n’y a que ainsi que les habitudes bien ancrées (les coutumes) peuvent être contournées.

    La gauche se raconte une petite histoire : Mitterrand n’a-t-il pas dit le nationalisme, c’est la guerre ? Mais … à qui voulons-nous faire la guerre ? Ou bien qui veut nous faire la guerre ? On croirait presque à une menace voilée.

    En attendant, c’est le libéralisme qui est la guerre. La guerre de tous contre tous. Economique, culturelle, sociale et aussi militaire (Irak, Afghanistan). Le libéralisme est l’impérialisme moderne.

    Notre nation, ce n’est pas le nationalisme, ce n’est pas un impérialisme.
    C’est la république avec ses valeurs humanistes et universelles. C’est notre bien commun.

  • @Lillian

    C’est une coquille / cela va être corrigé. Merci de ta vigilance.

  • Blue Rider

    @Loïc

    la question est récurrente au sein de l’association, et possède ses partisans et ses détracteurs. Nous sommes antiguerre, apolitiques et non confessionnels.

    Mais selon moi, le fait de militer pour une nouvelle enquête, aux côtés de ceux qui veulent le désarmement, ou la limitation des armes nucléaires, le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, un monde multipolaire dans le respect des peuples, la liberté d’expression pour soi-même, les medias et les peuples….

    … c’est déjà un début de programme politique. merci à Lilian et ffi pour leurs éclairages qui sont autant de possibilités d’envisager désormais le 11 septembre sous l’angle politique… en évitant l’écueil de l’antiaméricanisme, si facile à percuter en France, alors même que la demande d’enquête vient avant tout des USA eux-mêmes.





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