Réflexions d’un ancien salarié du NIST

Il y a quelques mois, Europhysics News, le bulletin de la Société Européenne de Physique, relayait un article contestant la thèse du NIST sur l’effondrement des 3 tours du WTC (le compteur du site indique 350 000 vues pour cet article). 

Dans le dernier numéro d’Europhysics News, un ancien employé du NIST nous dit ce qu’il en a pensé. Peter Michael Ketcham a travaillé pour le NIST pendant 14 ans, et ce n’est que récemment qu’il a pris le temps d’étudier les rapports de son ancien employeur.

 

 


Par Peter Michael Ketcham, pour Europhysics News (page 43), le 21 novembre 2016

Traduit par Patrick pour ReOpenNews


J’ai été membre de l’équipe technique du NIST entre 1997 et 2011. J’ai initialement rejoint le Département des Systèmes et Services Haute Performance et plus tard je suis devenu membre de ce qu’on appelait à ce moment-là le Département des Sciences mathématiques et numériques du Laboratoire de la Technologie de l’Information. Mes collègues du NIST comptaient parmi les personnes les plus brillantes et intelligentes avec qui j’ai pu travailler.

Je n’ai pas contribué à l’enquête et aux rapports du NIST sur le WTC. Mais en août de cette année, j’ai commencé à lire certains de ces rapports. Après avoir regardé plusieurs documentaires remettant en cause les conclusions de l’enquête du NIST, je suis rapidement devenu furieux. D’abord j’ai été furieux contre moi-même. Comment ai-je pu travailler pour le NIST toutes ces années et ne m’être pas rendu compte de ça plus tôt ? Ensuite, j’étais furieux contre le NIST. Le NIST que je connaissais était ouvert et disposé à considérer les explications divergentes.

Plus j’approfondissais le sujet, plus il m’apparaissait évident que le NIST avait cherché à atteindre une conclusion préétablie en ignorant, rejetant et niant les éléments de preuve. Un des exemples les plus flagrants est l’explication donnée pour l’effondrement du WTC 7 qui consiste en une suite élaborée d’évènements improbables aboutissant à un effondrement total et quasi-symétrique d’un bâtiment à charpente d’acier, sur sa propre empreinte et avec une accélération en chute libre.

Je pourrais lister toutes les raisons pour lesquelles les rapports du NIST sur le WTC ne tiennent pas, mais d’autres l’ont déjà fait de façon très détaillée et je n’ai pas grand-chose à ajouter. Ce que je peux faire, en revanche, c’est partager quelques réflexions fondées sur le bon sens et mon expérience de 14 années passées au NIST.

Premièrement, si le NIST croit vraiment en la véracité de son enquête sur le WTC, il devrait alors partager ouvertement toutes les éléments de preuve, données, modèles, calculs et autre informations pertinentes, à moins que des raisons spécifiques et impérieuses ne soient données. Par exemple, est-ce que la divulgation de tous les fichiers et calculs associés au modèle ANSYS d’initiation de l’effondrement, mettrait en péril la sécurité publique au point d’éclipser la nécessité de rendre des comptes.

Deuxièmement, dans ses rapports, le NIST fait preuve de moult détails jusqu’à l’initiation de l’effondrement puis s’arrête là où cela devient intéressant. Le reste des explications est l’affirmation sommaire selon laquelle l’effondrement total était inévitable et logique. Il est facile de voir dans cette tactique la volonté d’esquiver les éléments gênants. En réponse à toutes les contestations, le NIST a fourni des explications laconiques par l’intermédiaire de son Bureau des Affaires Publiques. Il y a eu de nombreux contributeurs à l’enquête du NIST sur le WTC : pourquoi ne pas les laisser répondre aux questions de leur propre voix, que permet leur connaissance des rouages de leur propre recherche.

Enfin, il y a une prise de conscience de plus en plus importante de la déconnexion entre les rapports du NIST sur le WTC et le raisonnement logique. Le niveau d’intérêt porté à [l’article] « 15 ans plus tard » est un bon exemple. Du fait de la nature des communications dans le monde aujourd’hui, cette prise de conscience pourrait augmenter de manière quasi-exponentielle. Pourquoi le NIST ne tire-t-il pas la sonnette d’alarme lui-même, avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Voir la conférence de Richard Gage, fondateur de l’association AE911 (association des architectes et ingénieurs pour une enquête approfondie sur la chute des tours du WTC) donnée à Paris en mai 2015.


 

4 Responses to “Réflexions d’un ancien salarié du NIST”

  • kidkodak

    14 ans dans cette boîte sans réaliser la supercherie?
    Un bon exemple de cloisonnement de l’information et bon exemple également du cloisonnement mental personnel puisque la bataille faisait déjà rage sur Internet contre ce rapport scabreux .

  • Mais pourquoi donc parmi tous ces « experts » ayant épluché les rapports du Nist, et auxquels reopen911 se réfère régulièrement , aucun ne relève le paragraphe le plus important que je semble être le seul à avoir remarqué : celui dans lequel les ingénieurs du Nist reconnaissent que n’ ayant pas réussi à obtenir l’initiation de l’effondrement des tours jumelles dans aucune de leurs simulations, ils disent etre confiants dans le fait que des simulations plus complètes et réalistes donneraient le résultat voulu (l’effondrement).

    Ceci est ecrit noir sur blanc dans une conclusion intermédiaire du rapport mais complètement occulté dans la conclusion finale.

    F H-C

  • henry-couannier frederic

    C’est ici

    Nist report 1.6.C p155

    et là

    Nist 1-6D page 37 :
    « Therefore, the full floor model did not show significant tension at the floor/exterior wall interface »

  • GDLP

    @ kidkodak
    14 ans en effet cela paraît gros.
    Moi j’y vois une explication simple : bcp d’employés sont dans une situation de terreur faisant qu’ils sont contraints de fermer leur gueule sinon ils sont licenciés. Partout dans le monde.
    Il n’y a pas que les « petites gens » qui sont dans cette situation. J’ai vu comment se comportent des cadres de haut niveau dans des grandes boites. Le mot d’ordre : pas de vague. Et plus ils sont âgés, plus c’est le cas, car ils savent qu’il leur est de moins en moins probable de retrouver un boulot s’ils dégagent.
    C’est aussi simple que çà.

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