Analyse Média 911 : Les joueurs et les enjeux financiers

Analyse Media 911 est un site sur le 11 Septembre rédigé par un journaliste canadien. Il se veut "d’abord et avant tout une référence fiable et aisément accessible pour quiconque désire s’informer sur les nombreux points méconnus, anomalies et faits entourant les attaques terroristes du 11 septembre 2001". Résultat d’une "recherche personnelle, basée sur deux années complètes d’analyse de sources médiatiques crédibles et vérifiables", cet "ouvrage" constitue une très excellente synthèse des informations disponibles sur le sujet.

Nous poursuivons notre série de news visant à vous faire découvrir Analyse Média 911 au travers d’une sélection d’extraits. Aujourd’hui, nous reproduisons un passage du chapitre Les joueurs et les enjeux financiers revenant sur les délits d’initiés avérés et transactions financières illégales qui ont précédé le 11 Septembre 2001.
 


 
Jetons un oeil sur un volet légèrement plus connu du 11 septembre. En effet, plusieurs personnes auront possiblement entendu parler de la subite augmentation d’achats de ˝put options˝ dans les jours précédant les attaques. Expliquées simplement, les ˝put options˝ sont un type de transaction boursière utilisé lorsqu’un investisseur croit que la valeur d’un titre s’apprête à chuter. Lorsqu’effectivement, la valeur du titre sur lequel on place les ˝put options˝ s’écroule dans les jours suivants, l’investisseur touche alors des profits.

À ce sujet, voyons ce que rapportait le Chicago Tribune le 19 septembre 2001.

« Des régulateurs boursiers de partout dans le monde enquêtent à savoir si les terroristes impliqués dans les attaques de la semaine dernière ont réalisé des gains sur les marchés financiers, possiblement en achetant des options sur les titres d’United Airlines, Boeing, American Airlines et d’autres compagnies en sachant que leurs prix chuteraient.

Des négociateurs boursiers affirment qu’un volume étrangement élevé de transactions d’options juste avant les attaques sur AMR Corp, parent d’American, et UAL Corp., parent de United, en particulier, ont généré d’énormes profits après que les terroristes aient écrasé des avions appartenant aux deux lignes aériennes contre le World Trade Center et le Pentagone.

Le Chicago Board Options Exchange a déclaré mercredi qu’il enquêtait sur les achats d’options avant les attaques. [...]

Un négociateur de Chicago a affirmé que l’augmentation importante d’achats d’options est la preuve que des gens étaient au courant du désastre imminent.

˝Quelqu’un le savait, que ce soit un courtier ou quelqu’un qui connaissait ces types, ou il s’agit de l’une de ces cellules terroristes˝, a dit Jon Najarian, fondateur de Mercury Trading, qui se spécialise en options boursières à Chicago.

Si les enquêteurs découvrent des preuves que les terroristes ont tenté de profiter de la chute des prix des actions, cela pourrait devenir utile pour identifier ceux qui se trouvent derrière l’attaque et pour geler leurs avoirs financiers, affirment les experts. [...]

De toute manière, quelqu’un s’est servi en quantité extraordinaire d’un outil financier appelé ˝put options˝ dans les jours précédant l’attaque. [...]

Le 6 septembre, le volume des ˝put options˝ sur United Airlines était de 3150, soit plus de quatre fois son volume quotidien moyen pour l’année en cours, selon les données de Options Clearing Corp. Le volume des ˝put options˝ sur Boeing le 7 septembre s’élevait à 27294, plus de cinq fois sa moyenne quotidienne pour l’année en cours.

La journée précédant les attaques, le volume des ˝put options˝ sur le titre d’American Airlines fut de 4516, près de 11 fois sa moyenne quotidienne pour l’année en cours.

L’industrie de l’assurance, également considérée comme étant durement affectée par les effets des attaques terroristes, a été le théâtre d’activités similaires avec les ˝put options˝. Citigroup, qui possède une importante branche dans le domaine de l’assurance, ainsi que le courtier d’assurances Marsh & McLennan Cos. ont accumulé un volume de ˝put options˝ anormalement élevé seulement quelques jours avant les attaques. [...]

Les acheteurs de ˝put options˝ ont réalisé d’énormes profits. Najarian, le négociateur de Chicago, a remarqué que 1535 ˝put options˝ achetés la journée avant l’attaque ˝permettait à l’acheteur de vendre 153 500 actions à 30 $˝. Lorsque la valeur du titre d’American (Airlines) chuta, le propriétaire de ces ˝put options˝ toucha 1,7 million de dollars.

Plusieurs millions de dollars auraient été faits avec des ˝put options˝ semblables sur les marchés d’ici et d’ailleurs. [...]» K7

Clarifions d’abord un élément important. Quiconque connaît minimalement le fonctionnement des marchés boursiers sait qu’il est tout simplement impossible de transiger quoi que ce soit, titres ou ˝put options˝, sans avoir préalablement ouvert un compte en bonne et due forme auprès d’un courtier, ce qui implique de lui fournir des pièces d’identité et autres détails personnels et exhaustifs, valides et vérifiables. Il devient dès lors très aisé pour les enquêteurs, surtout gouvernementaux, de retracer tout investisseur.

Observons ensuite ce que rapportait le San Francisco Gate dans ce dossier deux semaines plus tard.

« Des investisseurs n’ont toujours pas réclamé plus de 2,5 millions de dollars de profits réalisés avec des options sur le titre d’United Airlines avant les attentats terroristes du 11 septembre, selon une source familière avec le domaine du marché des échanges.

L’argent non réclamé soulève des soupçons que les investisseurs – dont les identités et les nationalités n’ont pas été rendues publiques – étaient au courant de la venue des attaques.

˝Habituellement, si une personne a une opportunité de ce genre, elle prend l’argent et se sauve en courant˝, a dit la source, qui parlait sous condition d’anonymat. ˝Peu importe la personne qui a fait ça, elle ne croyait pas que les marchés seraient fermés pendant quatre jours.˝

˝Ça sent très mauvais.˝ [...]

Les autorités locales et étrangères n’ont rendu publiques aucune des conclusions auxquelles elles sont parvenues et refusent de discuter de ce dossier. [...]

La source familière avec les transactions sur United [Airlines] a identifié la banque allemande Alex Brown, la division d’investissements bancaires américaine du géant allemand Deutsche Bank, comme étant la banque d’investissements utilisée pour acheter au moins une partie des options. Rohini Pragasam, porte-parole de la banque, a refusé de commenter. [...]» K3

Nous apprenons donc que les autorités étaient parvenues à des conclusions quant à l’identité des investisseurs, mais qu’elles refusèrent de les rendre publiques. Le dernier paragraphe nous indique également une première piste, celle-ci pointant vers une division d’investissements bancaires non pas arabe ni pakistanaise, mais plutôt occidentale – germano-américaine pour être plus précis.

Transportons-nous à nouveau deux semaines plus tard. Un article publié le 14 octobre 2001 dans le réputé The Independent britannique nous en apprenait encore plus sur cette banque allemande Alex Brown.

« Des spéculateurs d’actions n’ont pas réclamé 2,5 millions de dollars de profits réalisés suite à la chute du prix des actions d’United Airlines après les attaques du 11 septembre.

Le fait que l’argent n’est toujours pas réclamé plus d’un mois plus tard a renouvelé la curiosité des investisseurs dans une histoire rejetée comme étant une coïncidence.

Il est possible que les investisseurs, qui furent en mesure de prédire si habilement l’effondrement du prix de l’action, soient réticents de paraître comme s’ils tiraient profit de la tragédie. Mais les enquêteurs se demandent maintenant s’il n’y a pas une explication plus sinistre. [...]

De nouveaux détails sur les transactions qui ont généré des profits aussi importants suite aux attentats ont été divulgués. À l’embarras des enquêteurs, il a été révélé que la firme qui fut utilisée pour acheter plusieurs des ˝put options˝ – dans lesquels un acheteur, en fait, mise sur la chute du prix d’une action – sur le titre d’United Airlines était dirigée jusqu’en 1998 par ˝Buzzy˝ Krongard, aujourd’hui directeur exécutif de la CIA.

Jusqu’en 1997, M. Krongard était président d’Alex Brown Inc., la plus ancienne firme d’investissements bancaires en Amérique. Alex Brown fut acquis par Bankers Trust, qui fut à son tour acheté par la Deutsche Bank. Dans son dernier emploi avant de démissionner pour occuper son poste de cadre supérieur à la CIA, il dirigeait la Bankers Trust – un client d’affaires personnel d’Alex Brown, en charge de comptes et d’investissements de riches clients de partout dans le monde.

Il n’y a pas de suggestions que M. Krongard était au courant de la venue des attaques. [...]

Ce n’est pas seulement les compagnies aériennes qui furent ciblées par des investisseurs remarquablement futés. L’un des plus importants locataires du World Trade Center était la banque d’investissements Morgan Stanley. Dans la première semaine de septembre, une moyenne de 27 contrats de ˝put options˝ fut achetée chaque jour sur leur titre boursier. Le total pour les trois jours précédant l’attaque fut de 2157. Merrill Lynch, un autre locataire du WTC, a vu 12 215 ˝put options˝ être achetés dans les quatre jours précédant les attaques, alors que les jours d’avant présentaient une moyenne quotidienne de 252 contrats. » K6

Soyons objectifs et évitons de sauter aux conclusions. Après tout, on ne nous apprend pas que Buzzy Krongard lui-même fit l’achat de ces ˝put options˝, mais bien que les gens qui les ont achetés l’ont fait par l’entremise d’une banque que dirigea Krongard jusqu’en 1998. Notons tout de même qu’après trois années de services en tant que conseiller au directeur de la CIA, Krongard fut ensuite nommé directeur exécutif de cette même agence en mars 2001 (W102).

Signalons aussi au passage la coïncidence du départ d’un joueur clé de la Deutsche Bank immédiatement après les événements du 11 septembre, tel que rapporté par le New York Times le 15 septembre 2001.

« La Deutsche Bank A.G., la plus importante banque d’Europe, a annoncé que Mayo Shattuck III vient de renoncer à son poste de directeur de la division d’investissements bancaires des États-Unis, Alex Brown. [...]» W211

Quel synchronisme! Cette coïncidence, superposée au refus des enquêteurs de discuter du dossier des ‘put options’ ou de divulguer l’identité des investisseurs plus de sept ans plus tard, additionné aux volumes anormalement élevés de ‘put options’ sur les titres de compagnies ayant leurs bureaux dans les tours du World Trade Center, tout cela ne devient-il pas très étrange?

Ouvrons d’ailleurs une paranthèse pour observer l’opinion particulière de ce même Buzzy Krongard au sujet d’une éventuelle capture d’Oussama Ben Laden. Ses propos furent publiés dans le London Times du 9 janvier 2005.

« Le monde a peut-être avantage à ce qu’Oussama Ben Laden ne soit pas capturé, selon le directeur exécutif de l’Agence Centrale de Renseignements (CIA) récemment hors fonction. Si le terroriste le plus recherché de la planète est capturé ou tué, une lutte pour le pouvoir parmi ses subordonnés d’Al Qaeda pourrait déclencher une vague d’attaques terroristes, a affirmé AB Buzzy Krongard, qui a démissionné il y a trois semaines du troisième plus haut poste de la CIA.

˝On peut argumenter que nous sommes en meilleure position avec lui (au large)˝, a déclaré Krongard. ˝Parce que si quelque chose arrivait à Ben Laden, vous pourriez trouver beaucoup de gens qui rivaliseraient pour sa position en démontrant à quel point ils sont puissants en déclenchant une vague de terreur.˝

Krongard, un ancien investisseur banquier qui s’est joint à la CIA en 1998, a affirmé que le rôle de Ben Laden parmi les militants islamistes changeait. [...]» W105

Alors, M. Krongard prétend que si Ben Laden est capturé ou tué, la menace terroriste s’en trouvera accentuée. Pourtant, les gouvernements ne nous disent-ils pas que tant qu’il sera libre, la menace terroriste sera omniprésente?

Revenons sur ces fameux ‘put options’. Puisque personne ne pouvait prévoir que les tours du World Trade Center s’effondreraient, les terroristes ne faisaient évidemment pas exception à la règle. À ce moment, était-il logique pour ceux-ci d’aller jusqu’à placer des ˝put options˝ sur les titres des locataires du complexe, comme la banque Morgan Stanley par exemple?

À bien y penser, il ne semble d’ailleurs pas logique pour quiconque de s’exposer au grand jour en achetant des options boursières susceptibles de les relier directement aux attaques. À moins, bien entendu, de connaître les gens nécessaires pour avoir l’assurance de ne pas être dérangé par la suite. À toutes fins pratiques, c’est d’ailleurs précisément ce qui s’est produit. Les enquêteurs refusèrent de discuter de l’affaire et ne firent aucune arrestation dans ce dossier.

Toutefois, une autre piste intéressante s’avère digne de mention, malgré qu’elle n’ait reçut que peu d’attention au printemps 2002. Voici un extrait tiré du quotidien électronique new-yorkais Newsday, daté du 29 mai 2002.

« Dans une poursuite criminelle sur laquelle plane le spectre des attaques terroristes du 11 septembre, les procureurs ont révélé hier que de l’information confidentielle avait été découverte lors de la fouille des biens d’un ancien agent du FBI faisant prétendument partie d’un complot de négociateurs boursiers initiés.

La révélation sensationnelle a été faite par le procureur américain Kenneth Breen dans le Tribunal Départemental américain à Brooklyn lors de la mise en accusation de Lynn Wingate, qui fut placée en congé administratif par le FBI, et de l’ancien agent Jeffrey Royer pour avoir été impliqués dans un complot d’extorsion lié à des transactions boursières. [...]

Royer, 39 ans, qui a quitté le FBI en décembre 2001, est accusé d’avoir obtenu des informations confidentielles de l’agence pendant et après qu’il était employé par celle-ci, et de les avoir fournies à Amr I. Elgindy. Prétendu délateur de Wall Street ainsi que réputé vendeur d’actions boursières (put options), Elgindy a été accusé vendredi d’être au coeur du complot.

Sans élaborer en cour hier, Breen a toutefois déclaré que les données confidentielles découvertes constituaient des informations que Royer n’avait aucune raison légitime de posséder et qu’elles pouvaient mener à ˝quelque chose de plus sérieux˝.

L’accusation reproche aux accusés d’avoir participé à un complot de négociations boursières d’initiés dans lequel Royer a prétendument divulgué des informations confidentielles du FBI à Elgindy qui a ensuite réalisé des transactions en se basant sur ces informations. L’accusation mentionne également que lorsque Royer a quitté le FBI, il a continué d’accéder aux fichiers confidentiels du FBI par le biais de Wingate, 34 ans.

Elgindy, 34 ans, était détenu sans possibilité de libération sous caution. Lors d’une audience à San Diego la semaine dernière, Breen a affirmé que la tentative d’Elgindy de liquider les comptes bancaires de ses enfants le 10 septembre pouvait ˝possiblement˝ signifier qu’il possédait ˝des informations privilégiées sur les attaques du 11 septembre et que, plutôt que de les rapporter, il tenta de tirer profit de ces informations˝.

L’avocate de la Défense, Jeanne G. Knight, s’est moquée de cette suggestion et a affirmé qu’elle constituait une tentative de la part des procureurs de salir la réputation d’Elgindy, un citoyen américain natif d’Égypte, avec des ˝insinuations de terrorisme˝. » W45

N’est-il pas révélateur qu’Amr I. Elgindy, un négociateur boursier ayant des liens directs avec deux agents du FBI, ait désiré vider le compte de ses enfants la journée précédant le 11 septembre?

Selon le New York Times, le solde de ce compte s’élevait à 300 000 $. De plus, M. Elgindy affirmait à son courtier dans l’après-midi du 10 septembre que les marchés boursiers étaient sur le point de s’effondrer.

« [...] Pendant la conversation du 10 septembre, M. Elgindy avait prédit que l’indice industriel du Dow Jones, qui affichait environ 9600 à ce moment, allait bientôt s’écraser sous les 3000, a affirmé M. Breen. [...]» W46

Le dénouement de ce procès eut finalement lieu le 24 janvier 2005. Voici un extrait du reportage de l’Associated Press à ce sujet.

« Un ancien agent du FBI ainsi qu’un conseiller boursier par Internet ont été trouvés coupables lundi d’avoir utilisé des ordinateurs du gouvernement pour obtenir de l’information confidentielle qu’ils ont utilisée pour manipuler le marché boursier.

L’ancien agent Jeffrey Royer a été trouvé coupable de s’être livré à du chantage, coupable de fraude boursière, d’entrave à la justice et de soudoiement de témoin, pour avoir divulgué des détails sur des enquêtes du FBI et sur le passé criminel de dirigeants à Anthony Elgindy, un négociateur boursier basé à San Diego.

M. Elgindy a été trouvé coupable de s’être livré à du chantage, de fraude boursière et d’extorsion pour son rôle dans le complot. [...]

M. Royer a même informé l’analyste financier d’origine égyptienne sur une enquête du FBI à savoir s’il avait profité d’informations privilégiées sur les attaques terroristes du 11 septembre en vendant des actions qui se sont écroulées après les attaques, ont affirmé les procureurs. M. Elgindy n’a pas été inculpé dans cette investigation. [...]» W47

Autrement dit, un verdict de culpabilité fut rendu sur tous les chefs d’accusations principaux sauf sur les allégations relatives au 11 septembre, qui furent rejetées. Ne serait-il pas intéressant de savoir comment M. Elgindy avait pu prédire la chute des marchés boursiers une journée avant les attentats, si ce n’était par le biais de l’agent Royer, qui fut pourtant reconnu coupable de lui avoir divulgué des détails d’enquêtes du FBI?

Il va sans dire qu’une condamnation relative à l’utilisation d’informations privilégiées sur la venue des attaques du 11 septembre aurait eu pour effet d’incriminer non seulement M. Elgindy mais également le FBI en entier… ce qui expliquerait bien la raison pour laquelle le juge aura préféré ne pas s’aventurer en terrain aussi glissant.

Toujours est-il que le public se retrouve plus de sept ans après le 11 septembre sans connaître l’identité des investisseurs des ‘put options’, faute de coopération et de transparence de la part des enquêteurs et du gouvernement américain. Les indications nous permettent toutefois de tracer un profil ressemblant beaucoup plus à celui d’initiés ayant des liens avec les services secrets des États-Unis, qu’à celui d’extrémistes arabes se cachant dans les régions montagneuses d’Afghanistan.

Après tout, n’y a-t-il pas fort à parier que si les investigateurs avaient découvert qu’un certain Mohammed Al quelque chose, associé de Ben Laden, était le mystérieux détenteur des ˝put options˝, la découverte aurait aussitôt été révélée publiquement et les journaux l’auraient ensuite clamée haut et fort?

Mentionnons ici l’un des rares mais néanmoins importants développements de l’enquête sur ces ‘put options’ par la SEC (Securities and Exchange Commission – Commission des Fonds et Actions boursières). N’ayant reçu que très peu d’attention, cette histoire fut rapportée par le San Francisco Chronicle dans son édition du 19 octobre 2001.

« Dans le but de simplifier son enquête sur les activités financières suspectées d’avoir des liens avec le terrorisme, la Securities and Exchange Commission a demandé hier aux firmes de placements de participer à un système de partage d’informations novateur impliquant des membres-clés de la communauté financière.

La mesure sans précédents, qui s’aligne avec d’autres demandes faites à l’industrie des services financiers dans la foulée des attaques du 11 septembre, apparaît comme un raffinement important dans les efforts fédéraux pour poursuivre la piste financière.

La SEC a précédemment refusé de commenter sur la nature et la portée de son investigation, mais il est évident que des nombres potentiellement élevés de transactions boursières sur des compagnies ayant été affectées par les attaques sont considérés comme méritant d’être examinés de près. [...]

Le geste d’hier de la SEC survient après une période de silence des autorités à propos de ses activités d’investigations. [...]

Le système proposé, qui entrerait en fonction immédiatement, délègue utilement des centaines, sinon des milliers de joueurs-clés du secteur public. [...]

Dans un communiqué de deux pages émis à ˝toutes les entités reliées aux actions boursières˝ du pays, la SEC demande aux compagnies de désigner du personnel haut placé qui reconnaît ˝la nature délicate˝ du dossier, sur qui elle peut se fier pour ˝appliquer la discrétion appropriée˝ pour agir en tant qu’individus servant de ˝liens˝ entre les investigateurs du gouvernement et l’industrie. [...]» W53

À première vue, la manoeuvre peut paraître anodine. Toutefois, lorsqu’on entend Michael Ruppert, ancien policier de Los Angeles familier avec cette procédure, commenter le résultat direct de cette ‘délégation’ de personnel haut placé, certains morceaux du casse-tête prennent alors place. Voici donc les propos de Michael Ruppert, tirés de son livre intitulé Crossing the rubicon.

« [...] Lorsqu’une personne se voit déléguée dans une investigation criminelle, ou touchant à la sécurité nationale, il devient alors illégal pour cette personne de révéler publiquement ce qu’elle sait. C’est une manoeuvre brillante. En bout de ligne, ils [les délégués] deviennent des agents du gouvernement et sont contrôlés par les règles du gouvernement plutôt que par leur propre conscience. En fait, ils peuvent être jetés en prison sans aucune audience s’ils parlent publiquement. J’ai vu cette menace sous-entendue à plusieurs reprises lors d’investigations fédérales, des agents des services de renseignements et même des membres du Congrès qui sont liés si fermement par le sceau du secret et certains accords qu’ils ne sont pas en mesure de révéler des activités criminelles au sein du gouvernement par peur d’être emprisonnés. [...]» W54

Voilà qui pourrait bien expliquer pour quelle raison une étanche discrétion entoure le sujet des ‘put options’ depuis l’automne 2001. Par conséquent, c’est vers TBRNews, un service de nouvelles alternatives (non corporatif), que nous devons nous tourner pour tenter de lever le voile sur cette affaire.

« Entre le 26 août et le 11 septembre 2001, un groupe de spéculateurs identifié par l’American Securities and Exchange Commission [SEC] comme étant des citoyens israéliens a vendu ˝à découvert˝ une liste de 38 titres dont la valeur était raisonnablement prévisible de chuter suite aux attaques qui allaient bientôt survenir. Les spéculateurs ont opéré sur les marchés boursiers de Toronto, Canada, et de Frankfurt, Allemagne, et leurs profits ont été chiffrés spécifiquement ˝dans les millions de dollars˝. [...]

Lynn Howard, une porte-parole du Chicago Board Options Exchange (CBOE), a précisé que l’information sur ceux qui avaient effectué les transactions avait été disponible immédiatement. [...]

Howard poursuivit, ˝Le système est si intelligent que même si une nouvelle survient et déclenche un événement sur le marché, on peut retourner dans le temps et les paramètres peuvent être modifiés pour s’ajuster à ce qui nous intéresse. C’est un système très astucieux et instantané. [...] La firme qui effectue les transactions et qui est membre doit avoir de l’information vérifiable sur le client sous la règlementation ‘Connaître votre client’ (et nous partageons toute l’information avec la SEC)˝.

Compte tenu de tout cela, au minimum le CBOE ainsi que les régulateurs du gouvernement qui dirigent les investigations secrètes connaissent depuis un certain temps l’identité de ceux qui ont placé les ‘put options’ sur un total de 38 titres dont on pouvait raisonnablement anticiper l’abrupte perte de valeur suite à une attaque similaire à celle du 11 septembre. Le silence du côté des investigateurs pourrait signifier plusieurs choses : soit les terroristes sont responsables pour les ‘put options’ placés sur les titres listés, ou alors d’autres personnes que les terroristes possédaient des informations sur la venue de l’attaque et ont utilisé celles-ci pour récolter un bon magot sur le dos de la tragédie. [...]

Il a été rapporté par le Centre Interdisciplinaire, une équipe de spécialistes en contre-terrorisme impliquant des anciens agents des services de renseignements israéliens, que des initiés ont réalisé des profits de près de 16 millions de dollars en vendant ˝à découvert˝ des titres d’American et d’United Airlines, les deux compagnies aériennes utilisées dans les attaques, et de la firme d’investissements Morgan Stanley, qui occupait 22 étages dans le WTC.

Apparemment, aucune des transactions douteuses n’a pu mener jusqu’à Ben Laden puisque ce sujet de nouvelles s’est discrètement éclipsé, laissant plusieurs personnes à se demander si elles ne menaient pas à des firmes ou à des agences de renseignements américaines.

La plupart des transactions passèrent d’abord par la Banque Allemande A-B. Brown, une firme présidée jusqu’en 1998 par A.B. ‘Buzzy’ Krongard, qui est par la suite devenu directeur exécutif de la CIA. [...]» W55

N’est-il pas anormal que plus de sept ans après les événements, cet article provenant d’un service de nouvelles alternatives soit celui qui se rapproche le plus de l’identité de certains individus ayant effectué les transactions boursières suspectes? Alors qu’il est indiscutable que la crédibilité des services de nouvelles alternatives n’est généralement pas aussi reconnue que celle des médias corporatifs, que ce soit à tort ou à raison, il apparaissait néanmoins important de citer cet article puisqu’il semble être le seul à indiquer une origine probable aux fameux ‘put options’, soit un groupe de spéculateurs israéliens. Nous reviendrons d’ailleurs un peu plus loin sur le volet israélien.

Examinons ensuite cet article du Washington Post, daté du 8 novembre 2001, qui rapportait que le propriétaire de la maison de courtage First Equity Enterprises, dont les locaux étaient situés au quinzième étage de la tour Sud du World Trade Center, fut accusé de s’être enfui avec plus de 100 millions de dollars appartenant à des investisseurs.

« Plus de 100 millions de dollars provenant de comptes gérés par une maison de courtage du World Trade Center ont été déclarés manquants dans les jours suivant les attaques terroristes, selon une poursuite judiciaire.

La poursuite déposée par Dirk Karreman, de Queensland en Australie, accuse le propriétaire Andre Koudachev de First Equity Enterprises et d’autres administrateurs ˝d’avoir dépensé ou de s’être sauvé (avec l’argent) dans un endroit inconnu présentement˝.

Les 108 millions de dollars appartiennent à 1400 investisseurs de 14 pays, ont rapporté plusieurs médias étrangers. [...]

Selon les documents remplis en cour mercredi, des administrateurs ont informé un investisseur 11 jours après les attentats terroristes que Koudachev avait disparu avec l’argent des investisseurs et qu’ils ˝ne le reverraient plus jamais˝. [...]

Koudachev est un citoyen russe qui a habité à Moscou pendant les deux dernières années, a dit son avocat, Nathaniel Marmur. Il a quitté New York peu de temps après les attaques du 11 septembre qui ont détruit les bureaux de la maison de courtage du 15e étage du Trade Center. [...]» W129

Le quotidien allemand Der Spiegel abordait quant à lui le sujet de manière plus directe.

« Les voleurs furent aussi téméraires que rusés. Peu avant leur fuite du World Trade Center le 11 septembre, les administrateurs de monnaie étrangère de la First Equity Enterprises se sont enrichis de 100 millions de dollars.

La peur et le chaos régnaient dans le sud de Manhattan ce matin-là : de la fumée, des incendies, des gens qui hurlaient, des véhicules de secours, des policiers. Mais les individus entourant le patron de la First Equity, au 15e étage du World Trade Center, travaillaient vite et de manière précise, vidant fébrilement les comptes de leurs clients avant de quitter l’édifice. Leur prime : environ 225 millions de Deutsche Marks.

Voilà les événements, pensent les investigateurs de New York, qui doivent s’être déroulés dans les minutes qui précédèrent l’effondrement de la tour Sud. Selon les rapports des médias américains, tout le personnel de la First Equity a réussi à quitter l’endroit en sécurité. Toutefois, depuis le jour des attaques, le directeur et certains membres haut placés du personnel de la compagnie fondée il y a seulement quatre ans demeurent introuvables. Et les 105 millions de dollars également. [...]» W130

À ce jour, Andre Koudachev est considéré comme fugitif et se trouverait en Russie. Au total, huit administrateurs de la First Equity Enterprises et d’Evergreen International Spot Trading, une firme affiliée, ont finalement été trouvés coupables d’accusations reliées à une fraude fiscale s’élevant à plus de 100 millions de dollars (W145). Étrangement toutefois, aucune mention ne fut faite à savoir si des informations privilégiées sur les attaques du 11 septembre furent utilisées dans le complot.

La fuite de Koudachev en Russie, immédiatement après les attaques, ainsi que le moment judicieusement choisi pour vider les comptes de leurs clients soulèvent pourtant certaines interrogations. Koudachev était-il au courant de la venue des attaques, ou avait-il été informé de l’effondrement des deux tours? Il semble que la justice américaine ne jugea pas utile de s’attarder sur le sujet, ou dans le cas contraire, que les médias ne le rapportèrent pas.

Poursuivons avec une histoire parallèle similaire, impliquant également une somme de plus de 100 millions de dollars. Curieusement, d’énormes sommes d’argent furent brusquement acheminées à travers les ordinateurs du World Trade Center quelques instants seulement avant que les avions ne percutent les tours.

Voici ce que rapportait un article de l’agence de presse Reuters, le 17 décembre 2001.

« Des experts informaticiens allemands travaillent actuellement sans relâche pour faire la lumière sur une hausse significative inexpliquée dans les transactions financières complétées juste avant que deux avions détournés ne s’écrasent sur le World Trade Center à New York le 11 septembre.

Des criminels sont-ils responsables de la brusque augmentation des transactions par cartes de crédit qui furent acheminées à travers les systèmes informatiques du World Trade Center peu avant que les avions ne percutent les tours jumelles?

Ou était-ce une coïncidence que des sommes d’argent anormalement élevées, possiblement plus de 100 millions de dollars, furent précipitées dans les ordinateurs pendant que le désastre se déroulait?

Chef de file mondial dans le recouvrement de données, la firme allemande Convar tente de répondre à ces questions en aidant les compagnies de cartes de crédit, les firmes de télécommunications et des comptables de New York à récupérer leurs archives sur des disques durs d’ordinateurs qui furent partiellement endommagés par le feu, l’eau ou une fine poussière.

Utilisant une technologie de déchiffrage au laser innovatrice pour accéder aux données sur les disques durs des ordinateurs endommagés, sur les systèmes centraux retrouvés dans les décombres du World Trade Center et dans d’autres édifices écroulés aux alentours, Convar a récupéré des informations sur 32 ordinateurs supportant l’hypothèse des transactions malhonnêtes lors de la catastrophe.

˝Les soupçons sont que de l’information privilégiée sur les attaques fut utilisée pour exécuter des commandes sur des transactions financières et des autorisations en croyant pouvoir profiter du chaos pour, à tout le moins, bénéficier d’une bonne longueur d’avance˝, a dit Peter Henschel, directeur de Convar. [...]

˝Il pourrait s’avérer que les américains se soient laissé aller à une frénésie de magasinage la plus totale lors de ce mardi matin. Mais à ce stade-ci, il y a plusieurs transactions qui ne peuvent pas être expliquées˝, a dit Henschel.

˝Ce n’est pas seulement le volume mais également la taille des transactions qui fut de loin plus élevée qu’à l’habitude pour une journée comme celle-là. Il y a un doute qu’elles puissent avoir été planifiées pour tirer profit du chaos.˝ [...]

Richard Wagner, expert dans le recouvrement de données pour la compagnie, a affirmé que des transferts illégaux de plus de 100 millions de dollars avaient possiblement été complétés immédiatement avant, ainsi que pendant le désastre.

˝Il y a un doute que certaines personnes aient profité d’informations privilégiées sur le moment approximatif où les avions s’écraseraient, dans le but de retirer des montants dépassant les 100 millions de dollars˝, a dit Wagner. ˝Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas être retracés après que les systèmes centraux aient été détruits.˝ [...]

˝Le taux de contamination est élevé. La fine poussière qui se trouvait partout dans le secteur a été compactée sous une forte pression dans les disques durs. Mais nous avons tout de même été en mesure de récupérer 100 pour cent des données sur la plupart des disques durs que nous avons reçus˝, (a dit Henschel).

˝Nous les aidons à découvrir le plus tôt possible ce qui s’est produit avec les ordinateurs le 11 septembre. Je suis certain qu’un jour, nous apprendrons ce qui est arrivé avec l’argent.˝ » K2

Plusieurs nouveaux éléments intéressants se retrouvent dans cet article. Notons d’abord qu’à ce jour, aucun résultat d’enquête n’a encore émergé publiquement dans ce dossier, en dépit du fait que le directeur de Convar affirmait en décembre 2001 avoir récupéré la presque totalité des données.

Mais, le plus improbable dans cette histoire est l’hypothèse selon laquelle les terroristes auraient prévu de tirer avantage de la destruction de la centrale de traitement de cartes de crédit du World Trade Center. Pourquoi est-ce improbable? Parce que pour ce faire, les terroristes devaient d’abord avoir l’assurance que ces systèmes seraient détruits. Auraient-ils poussé l’audace jusqu’à désigner précisément au kamikaze sur quel étage de la tour celui-ci devait s’écraser? Faut-il mentionner une fois de plus que personne ne s’attendait à ce que les édifices s’effondrent, et que par conséquent, sans la destruction totale des tours, il devenait nécessaire que le Boeing percute précisément l’étage où était situé le système central pour l’anéantir.

En supposant que des terroristes arabes soient réellement derrière les attentats, à la base déjà magistralement complexes de par leur seul synchronisme, ne serait-il pas plus vraisemblable que ceux-ci aient été largement satisfaits de réussir à détourner les quatre avions et ensuite atteindre leurs cibles, plutôt que de s’encombrer en plus d’un volet de fraude financière téméraire digne des pires malfrats de la série 007?

Même pour un observateur objectif, une telle machination ne ressemble-t-elle pas davantage à l’oeuvre d’individus familiers avec les rouages des systèmes financiers américains, et surtout, d’individus au courant que les tours s’effondreraient?


Références : http://analysemedia911.blogspot.com/2008/11/rfrences.html

K2 – German firm probes final World Trade Center deals (Reuters/Rediff – 17 décembre 2001)
K3 – Suspicious profits sits uncollected; Airline investors seem to be lying low (San Francisco Gate – 29 septembre 2001)
K6 – Mystery of terror insider dealers (The Independent – 14 octobre 2001)
K7 – Terrorist trade probe widens (Chicago Tribune – 19 septembre 2001)
W45 – Feds: Ex-agent had key data (Newsday – 29 mai 2002)
W46 – Stock adviser knew about 9/11 attacks, US suggests (New York Times – 24 mai 2002)
W47 – Jury finds Elgindy guilty of fraud in stock scheme (AP – 24 janvier 2005)
W53 – SEC wants data sharing system (San Francisco Chronicle – 19 octobre 2001)
W54 – Crossing the rubicon (Michael Ruppert – p.243)
W105 – Let Bin Laden stay free, says CIA man (London Times – 9 janvier 2005)
W119 – Stanley Hall (Remember September 11th 2001)
W120 – Herb Homer (Remember September 11th 2001)
W211 – Chief steps down at Alex Brown (New York Times – 15 septembre 2001)

 

3 Responses to “Analyse Média 911 : Les joueurs et les enjeux financiers”

  • voubens

    Waaoouuuh ! Bon condensé d’articles dévoilant petit à petit les éléments d’un puzzle qui prend vraiment forme….. Core of the corruption ?

  • sympathisant

    Et puis, extrait de Voltaire.net :

    Délits d’initiés
    ../..

    La Commission de contrôle des opérations boursières de Chicago a été la première à donner l’alerte. Elle a constaté qu’à la Bourse de Chicago, les initiés avaient réalisé 5 millions de dollars de plus-values sur United Airlines, 4 millions de dollars sur American Airlines, 1,2 millions de dollars sur Morgan Stanley Dean Witter & Co et 5,5 millions de dollars sur Merrill Lynch & Co.

    Les autorités de contrôle de chaque grande place boursière recensent les plus-values réalisées par les initiés. Les investigations sont coordonnées par l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO) [2]. Le 15 octobre, elle a tenu une vidéo-conférence où les autorités nationales ont présenté leurs rapports d’étape. Il apparaît que les plus-values illicites porteraient sur des centaines de millions de dollars, constituant le  » plus important délit d’initié jamais commis « .
    Il a été possible d’établir que la majeure partie des transactions avait été  » portée  » par la Deutsche Bank et sa filiale américaine d’investissements, Alex. Brown [3]. Cette société était dirigée, jusqu’en 1998, par un personnage haut en couleurs, A. B. Krongard. Capitaine des Marines, féru de tir et d’arts martiaux, ce banquier est devenu conseiller du directeur de la CIA et, depuis le 26 mars, numéro trois de l’Agence de renseignement américaine. Compte tenu de l’importance de l’investigation et de l’influence d’A. B. Krongard, on aurait pu penser qu’Alex. Brown aurait coopéré sans difficulté avec les autorités pour faciliter l’identification des initiés. Il n’en a rien été.
    De même, on aurait pu penser que la révélation par Ernest Backes [4], il y a quelques mois, de l’existence d’enregistrements des principales transactions interbancaires par deux organismes de clearing aurait facilité la traque des enquêteurs. Là encore, il n’en a rien été.

    Tout se passe donc comme si, malgré les déclarations bellicistes des dirigeants occidentaux, on avait renoncé à mener les investigations jusqu’à leur terme et que l’on avait rapidement déclaré forfait : même lorsque la paix du monde est en jeu, l’opacité des paradis fiscaux ne permettrait pas de  » tracer  » les transactions et de remonter aux criminels.





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