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Blog de l'association ReOpen911

Hacking Democracy - (La Démocratie piratée)

Posté par le 14/03/2008

HACKING DEMOCRACY  expose les dangers des machines à voter utilisées pendant les élections américaines, présidentielles comprises. 

Tourné durant trois ans et diffusé 26 fois fin 2006 sur la chaîne américaine HBO, ce reportage suit le combat d’un groupe de citoyens (aujourd'hui organisé en association à but non-lucratif BlackBoxVoting.org) qui enquête et démonte l’industrie du vote électronique, ciblant principalement la société Diebold, fabricant majeur des machines. Il culmine avec un duel entre une machine à voter Diebold et les protagonistes qui testent le dorénavant fameux "Harri Hursti Hack", fruit du travail d’un informaticien finlandais, qui prouve indubitablement que Diebold mentait haut et fort et que le comptage de nos votes peut être truqué à volonté,  les votes supprimés ou attribués à d’autres candidats et le tout sans laisser la moindre trace.

Le documentaire démontre que l’utilisation frauduleuse de ces machines en 2000 a facilité l’accession au pouvoir de George W. Bush et  des membres néo-conservateurs du PNAC, le chaînon manquant entre la planification du projet 11 septembre 2001 et son achèvement ( voir aussi les premières minutes du film "Everybody’s Gotta Learn Sometime" ).

En 2004, le gouvernement irlandais, suite à une étude indépendante démontrant le manque de fiabilité des machines Nedap (un concurrent de Diebold), a décidé d'en abandonner l'utilisation. Néanmoins, en France, lors de la dernière élection présidentielle de 2007, près de 1,7 millions de Français ont voté à l'aide de ces machines électroniques...

      

Une pétition existe pour contester la mise en place de ces machines en France : www.ordinateurs-de-vote.org Elle a dépassé les 100 000 signatures.

PS : Depuis le 17 août 2007, Diebold a choisi de se rebaptiser et s'appelle dorénavant "Premier Election Solutions." No comment...

Publié dans Vidéos et documentaires | 18 Commentaires »

URL courte : http://www.reopen911.info/1622.html  

Commentaires (18)

  1. aurelien,

    N'oubliez pas que les machines électroniques vous retirent le droit le plus élémentaire de voter "nul" ou "blanc", options qui n'existent pas dans ces machines

  2. Guit'z,

    Incroyable : le scénario sans surprise de l'infâmie, l'algèbre même du pire. Occupez la plèbe avec les soldes, les vacances, la Star Ac et la météo, et les machines à voter achèveront de régler la dangereuse incertitude des élections.
    A défaut de voir un jour éclater la vérité sur le 11-Septembre, peut-être puvons-nous nous atteler à la tâche de voir démonté Sarko-Ségo-Modem System ?
    Vraiment du boulot de pro. Bravo à vous chers camarades ricains !

  3. gabbby,

    Effrayant !

    C'est la fin...

  4. septembre2001,

    La vérité des logiques d'aujourd'hui .
    Le 11 septembre 2001 est un canular et le reste va avec .
    Là où il n'y a plus de crédibilité il y a mensonge !
    Impechement pour l'administration Bush au grand complet et sur le champ !
    TOUS ENSEMBLE RÉAGISSONS!

  5. Rechercher sur le Web,

    Le reopen911 du Québec .

    www.espace.canoe.ca/septembre2001

    TOUS ENSEMBLE !

  6. chulla chaqui,

    "N’oubliez pas que les machines électroniques vous retirent le droit le plus élémentaire de voter “nul” ou “blanc”, options qui n’existent pas dans ces machines"

    Non, ces machines ne font rien de leur propre initiative. Il n'est pas du tout impossible de programmer la possibilité d'un vote blanc, comme s'il s'agissait d'un candidat de plus. Je sais qu'en Belgique, les machine à voter permettent le vote blanc. Si ce n'est pas le cas ailleurs, ce n'est certainement pas dû à une impossibilité technique sur les machines, mais à une volonté délibérée d'interdire le vote blanc.

  7. aurelien,

    Et bien je sais qu'en France, dans au moins certains villes, il n'y a pas de vote blancs dans les machines électroniques, tout comme il n'y a pas de bulletins blancs papiers lorsque l'on va voter, ce qui serait une "incitation" au vote nul selon certains. Cela dit peut-être que la démocratie belge est plus évoluée que la monarchie française ? ;)

  8. armez,

    Très bonne vidéo a montrer d'urgence à tout les abrutis (nombreux) qui ne voit pas le danger des machines a voter.

    " Mais puisqu'elles sont contrôlées" m'a rétorqué l'un deux il y a pas longtemps.

    Le vote papier qui permet un contrôle par les citoyens tel que nous le pratiquons actuellement est le meilleur système possible et il ne faut pas en changer.

  9. David,

    C'est parti !!!

    Polémique dans les Hauts-de-Seine après la panne d'une machine à voter
    http://www.liberation.fr/actualite/politiques/municipales2008/actu/314582.FR.php

  10. Tortuga,

    Jusqu'à présent, j'ai toujours voté sur papier. Le jour où je devrai voter sur une machine électronique, je cesserai de remplir mon devoir électoral !!

  11. Frederik B.,

    Les machines à voter sont une porte ouverte à la fraude indétectable

    Une machine à voter est un ordinateur exécutant un programme dont personne ne peut vérifier l'honnêteté car il est couvert par le secret industriel.

    Si la machine a été programmée pour devenir malhonnête "sur demande" puis effacer toute trace de ce changement de comportement, personne ne pourra ni s'en rendre compte, ni en apporter la preuve devant les tribunaux puisque tout est dématérialisé.

    Si un nombre important de machines sont "modifiées" très en amont (par exemple avec la complicité d'une personne travaillant chez le fabricant) on peut supposer que la tentation sera grande d'établir une liste secrète de mots de passe uniques pour chaque machine permettant à un électeur complice de donner à une machine l'ordre de se mettre à tricher jusqu'à un éventuel contre-ordre ou bien jusqu'à la fin du scrutin.

    Attention, je ne dis pas que la fraude papier n'existe pas. La différence entre la fraude papier et la fraude électronique est que la première laisse des traces et est difficilement généralisable, alors que la seconde est facilement généralisable et ne laisse pas de traces si elle est "bien" faite. La fraude papier a toujours existé, et lorsqu'il sera possible de frauder avec l'informatique la fraude ne disparaîtra pas bien au contraire... En voici la démonstration :

    L'informaticien qui travaille chez le fabricant n'aura aucune difficulté pour trafiquer les machines avant qu'elles sortent de l'usine ou bien à l'occasion d'une visite de maintenance en mairie. S'il ne travaille pas chez le fabricant, l'informaticien devra se procurer une machine, comprendre comment elle fonctionne, concevoir et écrire un programme similaire (mais trafiqué) et avoir des complices (par exemple des personnels de mairie) pour accéder à la machine pendant quelques minutes afin de remplacer le programme original par son programme trafiqué. Certains modèles de machines à voter peuvent être modifiés à l'aide d'un micro-ordinateur (PC) que l'on connecte à la machine à voter pendant le transfert du programme trafiqué. D'autres modèles peuvent être trafiqués en les ouvrant pour remplacer une puce avant de le refermer. Une fois ces "formalités" accomplies, la recette pour frauder peut être vendue à n'importe quel candidat souhaitant tricher dans un bureau de vote équipé d'une machine trafiquée.

    Comme chaque machine à voter a un numéro de série unique, l'informaticien demande au candidat de lui donner les numéros de série des machines qui devront reconnaître l'ordre de se mettre à tricher. L'informaticien calcule alors pour chaque numéro de série le code secret qui permettra à la machine de reconnaître l'électeur complice. Comme ce code secret dépend du numéro de série de la machine, il ne fonctionnera que sur la machine correspondante. L'informaticien s'assure de cette façon l'exclusivité de la vente des codes secrets qui fonctionneront avec le modèle de machine qu'il aura trafiqué.

    Passons maintenant aux détails pratiques. Comment un électeur complice du candidat malhonnête peut-il taper un code secret sur une machine à voter ? Réponse : en faisant semblant d'hésiter entre plusieurs candidats avant de valider son choix avec le candidat qui bénéficiera par la suite du coup de pouce.

    Comment éviter que la triche ne soit détectée ? Réponse : en respectant les règles élémentaires suivantes :

    1) ne jamais "bourrer" une urne mais se contenter de "détourner" au profit du candidat malhonnête et seulement de temps en temps (par exemple une fois sur dix) une voix accordée à un autre candidat (tout en affichant les choix originaux des électeurs pour que ceux-ci n'en sachent rien).

    2) bien "choisir" les candidats victimes (ceux dont la machine devra détourner une partie des voix); ceci peut être fait de façon très habile si on détourne les voix de candidats dont les électorats sont habituellement susceptibles de se reporter vers le candidat malhonnête.

    Comment communiquer à la machine le nom du candidat victime ? Par exemple en choisissant son numéro juste avant celui du candidat à favoriser.

    Comment éviter que les résultats ne soient trop différents de sondages ? En trichant juste un peu mais pas trop ou alors en achetant des sondages...

    On voit donc que la généralisation des machines à voter permettrait très facilement de faire basculer les résultats d'une élection, et accessoirement de faire la fortune de quelques informaticiens peu scrupuleux.

    Il y a des gens malhonnêtes dans toutes les professions. Pourquoi prendrions nous le risque de laisser à des informaticiens, des experts, des huissiers, ou des personnels de mairie le soin d'assurer la sécurité des machines et la vérification de leur bon fonctionnement ?

    Vérifier que pour chaque candidat l'appui sur le bouton de son numéro provoque l'affichage du nom du candidat est une chose, vérifier que la machine est honnête en est une autre.

    Tout citoyen doit être en mesure de vérifier lui même que les bulletins de vote de son bureau de vote sont tous pris en compte et comptés correctement; et pour cela le code électoral n'impose à personne de faire confiance à des tiers (surtout si ce sont des informaticiens, experts, représentants d'un parti, élus, huissiers, employés de mairie) ni à une machine.

    Certains fabricants de machines à voter ont cru (ou ont essayé de faire croire) que l'impression d'un ticket remis à l'électeur au moment du vote avec le nom du candidat choisi pouvait rassurer les électeurs et les mairies. Cette pratique, qui n'est d'ailleurs pas prévue par la loi, est très dangereuse car :
    a) la "preuve" de vote n'a aucun intérêt puisqu'en cas de demande de vérification il faudrait demander à tous les électeurs de rapporter les tickets pour les mettre dans une urne classique afin de les compter manuellement (en espérant qu'il n'y ait pas de faux ticket);
    b) cela permet à des candidats de proposer de fortes sommes d'argent aux électeurs qui apporteront les tickets prouvant qu'ils ont "bien" voté.

    De même, l'adaptation des machines à voter pour qu'elles soient équipées d'imprimantes et/ou de lecteurs optiques est une arnaque : quel électeur accepterait d'appeler le président du bureau de vote pour expliquer qu'il a appuyé sur le bouton de son candidat mais que le bulletin qui s'imprime ne correspond pas ou bien qu'il y a eu "bourrage papier" pendant l'impression ?

    L'utilisation des machines introduit d'ailleurs une discrimination insupportable entre les électeurs qui seront en mesure (ou penseront l'être) de se convaincre que la machine est fiable (sans erreurs de programmation), honnête (le programme ne sait pas tricher) et inviolable (la machine est à l'abri de toute tentative de piratage) et l'électeur lambda.

    De plus, le recours à des spécialistes pour l'exercice du droit de contrôle de la régularité d'un scrutin est illégal car selon le code électoral tout citoyen doit pouvoir s'assurer de lui même du bon déroulement des scrutins, et ceci sans qu'il n'ait besoin d'avoir des connaissances particulières.

    Enfin, si les citoyens acceptaient de déléguer à des tiers le soin de vérifier qu'une élection est régulière, quelle serait la responsabilité de ces tiers en cas de mauvaise appréciation voire de malversations ?

    Le vote papier est aujourd'hui le seul moyen permettant de s'assurer que dans la très grande majorité des bureaux de vote il n'y a pas de fraude, et que dans les bureaux de vote où il y en aurait elles seraient facilement détectées.
    Heureusement l'émargement n'a pas encore été supprimé. Je n'ai jamais manqué un seul scrutin. Mais si on nous fait avaler une nouvelle modification du code électoral sensée renforcer la sécurité des scrutins pour relancer la prolifération des machines à voter, je crois que je voterai blanc.

    Avec les machines à voter les électeurs sont dépossédés de leur droit car ils n'ont plus les moyens de s'assurer de la sincérité des résultats. Tandis qu'avec le vote papier même un enfant de 10 ans est capable de contrôler la régularité d'un scrutin.

    Même si la très grande majorité des communes ne sont pas encore passées au vote électronique, il est essentiel que tous les électeurs manifestent leur attachement à l'urne transparente et aux bulletins papier afin que le vote électronique soit interdit à tous les scrutins politiques et professionnels. Il s'agit de la démocratie, pas d'un jeu télévisé. Je préfère attendre plusieurs heures pour avoir un résultat (même si je dois participer au dépouillement) plutôt que d'avoir un résultat instantanément mais dont personne ne peut savoir s'il est sincère.

    J'encourage les électeurs qui seraient tentés de ne plus voter de se donner la peine de le faire (même si c'est pour voter blanc) afin que personne ne puisse prétendre que la politique n'intéresse plus les citoyens.

    Aux électeurs privés de bulletin papier et indécis, je suggère qu'ils soutiennent les candidats qui ont pris des engagements pour (au moins) suspendre le vote électronique.

    Merci de signer (et faire connaître) la pétition pour le maintien du vote papier :
    www.votepapier.com

    Le site voteelectronique.info est également une bonne adresse à visiter (et à faire connaître).

  12. Bruno,

    Ceux qui parmi les électeurs encensent ce type de vote par machines électroniques interposées et n'y voient aucun danger, oublient une chose, c'est qu'un jour ils pourraient en être les victimes.

    Noy

  13. Samuel,

    Pourquoi ne mendate-t-on pas les universités afin de crée un système de vote transparant et d'utilité publique ? On le fait bien pour d'autres problématiques. Un groupe universitaire composé d'étudiants et de professeurs reconnus créant une machine a voter un soft qui va avec. Comme la volonté est d'avoir un système transparant, le fait que le logiciel soit Opensource permet une vérification est des testes jusqu'a optenir une sécurité maximum. Bien entendu, l'Opensource permet à toute personne malvaillant d'étudier le code mais les vérifications et épreuves de fiabilité sont là pour cela !

    Science et vie avait publié un dossier sur le sujet, je ne sais plus dans quel n° mais ils mettaient en avant les dangers.

    Quid du vote par internet ?

    L'apocalipse est une idée fascinant... mais je ne l'avais pas imaginée ainsi.

  14. ocb,

    Rien ne vaut le papier.
    En plus ça a son charme, et c'est symbolique, garder le vote papier alors que la technologie permet le vote électronique, ça veut dire qu'on est pas dupe.

  15. Koffi Cadjehoun,

    mardi 18 mars 2008
    Les transpirations du complot

    "Qu'il réponde entièrement, honnêtement et sincèrement. Qu'il nous réponde par des faits et non par des arguments. Qu'il se souvienne qu'il occupe la place qu'occupait Washington et, ainsi, qu'il réponde comme l'aurait fait Washington. De même que l'on ne devrait pas se dérober à la Nation, et que l'on ne peut se dérober au Très-Haut, de même le Président ne doit pas tenter d'esquive ni d'équivoque. S'il ne veut pas, ou ne peut pas, apporter les réponses souhaitées... je serai alors entièrement convaincu de ce que je soupçonne d'ores et déjà : qu'il est profondément conscient d'avoir tort, et qu'il sent que le sang versé par cette guerre, comme le sang d'Abel, en appelle aux Cieux contre lui."
    Abraham Lincoln, discours du 22 janvier 1847, prononcé à l'occasion de ses Spot Resolutions, présentées notamment pour contrer la conspiration ourdie par Polk dans le cadre de la guerre contre le Mexique (1846-1848).

    Le 18 mars 2008, à 16 heures 09, après une note sur Les doutes de Sharon Stone sur le 11 Septembre, Rudy de Conspiracy Watch répond à Mike, un internaute qui s'indigne à juste titre qu'on puisse assimiler le site Reopen 911 aux pires productions de l'extrémisme et du fanatisme humains. Rudy entend définir rationnellement le conspirationnisme et opposer ainsi le rationalisme raisonnable et l'hyperrationalisme de type paranoïaque. Extraits (savoureux).

    "J'ajouterais enfin qu'une thèse peut être qualifiée de conspirationniste lorsqu'elle s'articule selon un schéma bien particulier qui peut être ramené à la combinaison de quelques propositions : ce qui arrive n'arrive pas par hasard ou par accident ; c'est le produit de l'accomplissement d'un programme ; derrière chaque coïncidence, il y a la marque d'un plan savamment mis au point ; tout est lié ; la vérité est ailleurs ; les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent être ; une minorité d'initiés, puissants et malveillants, conspirent en vue d'accroître leur pouvoir."

    Si l'on en croit cet effort de définition, le conspirationnisme serait définissable aisément et permettrait d'identifier la différence entre conspirationnisme et conspiration. Malheureusement, Rudy ne prend jamais la peine de préciser que les conspirations et les complots existent bel et bien. Discerner en tant que tels des complots dès que l'on croit les complots possibles, c'est dès lors se condamner à un déni historique assez impressionnant et cocasse. Rudy et cette curieuse manière de penser oseraient-ils ainsi que l'incendie du Reichstag ou l'assassinat de César ne reposent pas sur des complots? Traiteraient-il les historiens qui ont le recul indubitable pour démontrer le complot de révisionnistes, négationnistes ou complotistes?
    C'est ce premier point qui me frappe dans la critique habituelle qui dénonce le complotisme au nom du bon sens et de la raison : le refus de l'histoire, le refus de l'expérience, le refus des faits. Il serait à ce sujet intéressant de lire et relire les interventions d'Onegus sur le sujet ben Laden. Alors que Rudy se contente de répéter une certaine vulgate ne mettant pas en difficulté la version officielle, celui qui se réclame des faits et de la précision est... Onegus.
    Le refus des faits dont témoigne Rudy est caractéristique de toute version officielle et de toute version de pouvoir à partir du moment où l'on s'avise que le meilleur moyen de réfuter le réel dérangeant est encore de n'en pas parler. Dès lors, les récits officiels, au sens de story tellings, tournent en boucle autour d'interprétations proches, à partir du moment où ils présentent le même point commun et la même caractéristique : ils n'intègrent pas dans leur circuit interprétatif les faits irréfutables qui dérangent. Cette démarche est commode pour qui veut distordre le réel et le façonner à sa guise.
    Il est extraordinaire de citer ainsi des vidéos qui sont des faux grossiers et notoires. Rudy est ainsi persuadé que l'avis des meilleurs spécialistes n'a aucun poids en comparaison de la version officielle. La CIA est bien connue pour sa transparence. Il n'est pas moins extraordinaire de s'aviser que l'effort de réponse et de définition de Rudy s'intègre dans un billet consacré à Sharon Stone. La star n'est pas la première à émettre ses doutes face à la version officielle (encore une conspirationniste! Vive David Lynch!), mais ses doutes tombent pil poil pour relever l'inanité des critiques officielles, en particulier l'amalgame indubitable entre le fait de remettre en question la version officielle des attentats et la négation des attentats.
    Quittons les attentats contre la pensée et revenons à notre définition à la mode du conspirationnisme. J'ai toujours soupçonné cette définition de fleurir depuis quelques années pour empêcher la critique du pouvoir. La rhétorique bien sentie consiste ainsi à hurler au conspirationnisme dès qu'un esprit vétilleux s'avise de réfuter la version officielle et d'insinuer que la critique en tant que critique est paranoïaque et conspirationniste. Bien entendu, il est impossible de réfuter les complots, mais il est loisible d'instituer l'amalgame entre le complot et le complotisme...
    Même si la mauvaise foi ou l'hallucination sont perceptibles chez Rudy et chez tous les sectateurs des versions favorables au pouvoir (à défaut d'en venir), notons néanmoins que Rudy m'accuse de me montrer caricatural parce que je n'accepterais pas la distinction entre Chaisemartin-employé-de-Carlyle et Chaisemartin-agissant-en-son-nom-propre. Mais qui pratique la caricature jusqu'à instiller le doute entre complot et complotisme et jusqu'à laisser croire que le complotisme se définit aisément et se distingue du complot? Qui passe sous silence le complot pour mieux hurler avec les loups au complotisme? Réponse : tous les gens qui comme Rudy préfèrent défendre le système en tant que système et le pouvoir en tant que pouvoir - plutôt que les faits en tant que faits et la vérité bafouée. D'une certaine manière, ils n'ont pas tort : un système corrompu a besoin d'aide, tandis que la vérité est assurée de triompher à terme.
    A terme, il serait délicieux de relire la prose de Rudy et de ses acolytes se déchaînant contre le conspirationnisme palpable chez les tenants du Mouvement pour la Vérité du 911. Ces gens croient défendre la vérité alors (qu'ils ne se rendent pas compte) qu'ils répètent les mêmes erreurs qui consistent à calomnier voire persécuter les résistants authentiques, soit les authentiques défenseurs de la vérité. J'en viens à la fameuse définition provisoire qu'énonce Rudy. Rudy se montre servile et moutonnier (sans doute aussi paresseux intellectuellement) car il croit comme l'époque et comme le pouvoir au hasard purement accidentel et surtout, surtout à l'identité entre le réel et son apparence.
    Voilà ce qui se cache derrière le conspirationnisme : le crédo du système démocratique consiste à laisser croire, insidieusement et imperceptiblement, de manière plus ou moins explicite en temps de crise, que le système démocratique est tellement bon, tellement bénéfique qu'il permet d'empêcher la dissimulation sous l'apparence, soit la possibilité de manipuler les apparences en vue de les façonner selon ses propres attentes. C'est un problème ardu que pose Rudy : non seulement le problème de l'identité du réel et de ses rapports à l'apparence, mais surtout le problème de l'identité de la démocratie.
    Il faut un pouvoir bien fragile et mensonger pour reposer sur le préjugé que les choses sont par définition telles qu'elles paraissent être. J'ai bien peur que ce soit la caractéristique et la faiblesse de la démocratie que de pratiquer une telle simplification et une telle réduction. Le pouvoir démocratique est incapable d'envisager le complot parce que le complot suppose par essence la manipulation et la distorsion des apparences. Le pouvoir démocratique, lui, aurait besoin de cette réduction et de cette simplification pour justifier de la capacité de chaque citoyen à décider, à choisir et à élire selon les critères de la liberté et de la vérité (surtout dans un système revendiqué comme libéral).
    Ce que je dis n'est guère optimiste et j'aimerais sauver la démocratie. J'aimerais incriminer le système en tant que dérive contre la démocratie. Malheureusement, je crains fort que ce soit bel et bien la démocrate qui produise ses principaux démons, ainsi que le pensaient les Anciens, aux premiers rangs desquels Platon et Aristote. Autrement dit, les défenseurs contre l'évidence de la version officielle ne soutiennent pas le pouvoir parce qu'ils sont d'horribles réactionnaires ou des partisans résolus de Schmitt (selon qui l'arbitraire du pouvoir fait que le représentant du pouvoir a toujours raison). Ils soutiennent la version officielle contre l'évidence parce qu'ils ne sentent que trop la fragilité du pouvoir et la fragilité du système démocratique.
    Raison pour laquelle il se trouve tant de volontaires parmi les voix des médias et les voix autorisées pour défendre l'indéfendable. L'on préfère ne pas voir, l'on préfère couvrir, l'on préfère soutenir l'insoutenable plutôt que de perdre ses privilèges et sa position au sein du système qui vous a façonné et qui vous assure au moins la cohésion et la sécurité, toutes relatives, mais néanmoins préférables au néant et au chaos. Ces sentiments sont compréhensibles. Le courage d'affronter la décrépitude et la ruine n'appartiennent qu'à quelques esprits qui oscillent entre l'héroïsme et l'inconscience.
    Il est toujours plus facile de tenir des beaux discours comme : "Si la version officielle l'a dit, c'est que c'est juste", ou : "Tant de spécialistes et de voix reconnues ne pourraient pas proférer à l'unisson un si terrible mensonge", plutôt que d'en appeler aux faits, à l'examen scrupuleux de tous les faits, surtout ceux qui dérangent. C'est ce à quoi s'attache fort bien Onegus et c'est pourquoi tout esprit épris de vérité découvrira tôt ou tard qui dit juste au sujet des vidéos de ben Laden entre Onegus le conspirationniste et Rudy le thuriféraire du système. Rudy se récriera : "Mais je ne suis pas partisan de W., je suis un esprit libre, je suis un démocrate, je clame haut et fort ce que je pense, moi!".
    Effectivement, Rudy, et c'est là que le bât blesse : le système démocratique ne se sent pas menacé quand les contradictions qu'il autorise, voire encourage, portent sur des débats internes à la démocratie. Quand les contradictions se déplacent et deviennent externes, ce n'est plus la même chanson ni le même son de voix.
    1) Toute critique, aussi virulente soit-elle, qui ne remet pas en question la démocratie est acceptable et acceptée. Ainsi des critiques qui pleuvent sur l'Administration W. suite à ses mensonges pour envahir l'Irak (et comme si l'invasion de l'Irak n'avait pas été rendue possible par l'épisode du 911 et les mensonges tout aussi scandaleux colportés par les institutions et les médias occidentalistes).
    2) Par contre, toute critique qui se révèle systémique est indéfendable et se trouve lynchée immédiatement par tous les partisans du système et par les chiens de garde du système.
    Le complotisme est un outil rhétorique précieux pour discréditer au nom de la folie et de la psychopathologie toute contestation du pouvoir démocratique, soit du pouvoir faible (il est intéressant que faible soit l'anagramme de fiable). L'anathème de compotisme ne surgit pas par hasard au sein du champ démocratique : car le fondement démocratique se réclame de la raison et de ce fait prétend établir la distinction la plus claire entre la raison saine et la raison viciée (les fameux excès de raison perceptibles dans la paranoïa).
    Au final, la critique de Rudy rejoint les critiques fidèles au pouvoir en vigueur dans la mesure où le sus-dit pouvoir devient fragile quand il est ébranlé dans ses fondements. La critique de Rudy est fort prévisible : elle consiste à se parer de la raison pour refuser d'examiner les faits dérangeants, les faits qui contrecarrent gravement la version officielle. Curieuse démarche qu'une démarche rationnelle qui refuse les faits quand les faits lui sont hostiles! Curieuse, mais précieuse.
    Car le rationalisme démocratique montre à quels procédés il recourt quand il est acculé au pied du mur. Aussi faut-il se montrer indulgent vis-à-vis des partisans du complotisme : ils ne sont jamais que l'expression peu profonde et peu pertinente d'un courant d'obscurantisme littéral, soit du refus de la vérité quand la vérité promet de sérieux désagréments. Dieu reconnaîtra les siens. Rudy, lui, fait partie de la cohorte des chanceux. Il dispose du bagage qui lui permet de distinguer entre complot et complotisme sans avoir besoin d'examiner les faits.

  16. Pierrot l'Ami,

    Démocratie confisquée au Havre... et ailleurs en France !
    http://www.ordinateurs-de-vote.org/

  17. colargolette,

    "les chiens de garde du système." se targuent-ils à se présenter en plus comme observateurs internationaux lors d'élections qui se déroulent dans des pays non démocratiques tels qu'ILS qualifient ces derniers ?

  18. René,

    N'oubliez pas de participer au dépouillement des bulletins pour ôter un argument aux partisans des machines

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