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The Pornography of Power: How Defense Hawks Hijacked 9/11 and Weakened America![]()
Veteran journalist Scheer (With Enough Shovels: Reagan, Bush, and Nuclear War) takes aim at America's defense policy and bloated military budget in this pugnacious and rigorously researched polemic. Tragedy can be opportunity, Scheer writes, and 9/11 provided the defense industry with the opportunity it had long been seeking. Unable to persuade the first Bush and Clinton administrations to invest in expensive, state-of-the-art weapons, the defense industry found fresh life as the current President Bush launched his war on terror and military expenditures swelled to the highest level in history. Scheer argues that war cannot defeat terrorism. What's required is simple police work—dogged, boring and not terribly expensive—not trillion-dollar bombers, submarines and nuclear arsenal—expenditures he contends are unrelated to defeating terrorists and of little use in Iraq. He soberly reminds readers that Americans have never objected to wasteful defense budgets, and antiwar elected officials fight as viciously as neoconservatives to bring money to their district's defense industries. Scheer's prose is as clear as his evidence; readers will be galvanized by his incendiary account. (June 9) Copyright © Reed Business Information, a division of Reed Elsevier Inc. All rights reserved.
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Tu peux traduire ou faire au moins un petit résumé en français, stp, aurélien ? Merci.
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La pornographie du pouvoir: Comment les faucons de la Défense ont hijacké le 11 septembre et affaibli l'Amérique![]()
Le journaliste vétéran Robert Scheer (auteur de With Enough Shovels: Reagan, Bush, and Nuclear War )remet en cause la politique de défense américaine et son budget militaire gonflé dans un travail polémique pugnace et rigoureusement documenté. La tragédie peut être une opportunité, écrit Scheer, et le 11 septembre a fourni à l’industrie de la défense l’opportunité qu’elle a longtemps cherché. Incapable de persuader les premières administrations Bush et Clinton d’investir dans des armes coûteuses et à la pointe de la technique, l’industrie de la défense a connu une nouvelle naissance comme le Président Bush lançait sa guerre contre la terreur et augmentait les dépenses militaires à leur plus haut niveau dans l’histoire. Scheer fait valoir que la guerre ne peut vaincre le terrorisme. Ce qui est nécessaire est un simple travail de police -tenace, ennuyeux et pas très cher -, non des bombardiers de plusieurs trillions de dollars, des sous-marins et un arsenal nucléaire – dépenses dont il soutient qu’elles sont inadéquates pour vaincre le terrorisme, et de peu d’utilité en Iraq. Il rappelle sobrement aux lecteurs que les Américains ne se sont jamais opposés aux budgets de défense, et que les officiels anti-guerre élus combattent aussi vicieusement que les néconservateurs pour apporter de l’argent dans leurs industries de défense locales. Le discours de Scheer est aussi clair que son témoignage ; les lecteurs seront galvanisés par son exposé incendiaire.
Dernière modification par aurelien (13-07-2008 21:19:49)
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Proposé le 13/07 sur Agora Vox et refusé aujourd'hui ("Article contenant des informations évoquées abondamment dans l’actualité (non-inédit)" selon Agora Vox), la traduction d'un article original de Robert Scheer (l'un des meilleurs articles que j'ai pu lire sur le 11 septembre):
La pornographie du pouvoir et le piratage du 11 septembre
Robert Scheer, journaliste américain, éditeur de Truthdig consacré meilleur blog politique collaboratif 2007, et professeur de communication à l’Université de Californie du Sud, vient de publier au mois de juin chez Grand Central Publishing un livre détonnant intitulé "La pornographie du pouvoir : Comment les faucons de la Défense ont piraté le 11 septembre et affaibli l’Amérique", dont nous présentons ici une traduction de la présentation, ainsi que celle d’un de ses articles ayant sucité l’un des points de départ de sa réflexion, dans un souci de partage d’information translangagier.
Résumé de "La pornographie du pouvoir : Comment les faucons de la Défense ont piraté le 11 septembre et affaibli l’Amérique"
Robert Scheer, journaliste vétéran, remet en cause la politique de défense américaine et son budget militaire gonflé dans un travail polémique pugnace et rigoureusement documenté. La tragédie peut être une opportunité, écrit Scheer, et le 11 septembre a fourni à l’industrie de la défense l’opportunité qu’elle a longtemps cherché. Incapable de persuader les premières administrations Bush et Clinton d’investir dans des armes coûteuses et à la pointe de la technique, l’industrie de la défense a connu une nouvelle naissance comme le Président Bush lançait sa guerre contre la terreur et augmentait les dépenses militaires à leur plus haut niveau dans l’histoire. Scheer fait valoir que la guerre ne peut vaincre le terrorisme. Ce qui est nécessaire est un simple travail de police -tenace, ennuyeux et pas très cher -, non des bombardiers de plusieurs trillions de dollars, des sous-marins et un arsenal nucléaire – dépenses dont il soutient qu’elles sont inadéquates pour vaincre le terrorisme, et de peu d’utilité en Iraq. Il rappelle sobrement aux lecteurs que les Américains ne se sont jamais opposés aux budgets de défense, et que les officiels anti-guerre élus combattent aussi vicieusement que les néconservateurs pour apporter de l’argent dans leurs industries de défense locales. Le discours de Scheer est aussi clair que son témoignage ; les lecteurs seront galvanisés par son exposé incendiaire.
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Point de départ de sa réflexion, nous proposons ici une traduction d’un de ses articles publié le 15 février 2005 dans le Los Angeles Times, quelque mois après la réélection de Georges W. Bush, et intitulé ’What we don’t know about 9/11 hurts us’.
Ce que nous ne savons pas à propos du 11 septembre nous blesse.
Par Robert Scheer
Le 15 février 2005
Est-ce que Georges W. Bush aurait été réélu si le public avait compris quel est le niveau de responsabilité de son administration ayant permis la réussite des attentats du 11 septembre ?
La réponse est inconnaissable et, à cette date, sans objet. Pourtant, il est effroyable d’apprendre la semaine dernière que la Maison Blanche a supprimé juste après les élections un rapport accablant qui présente l’administration comme tristement incompétente sinon criminellement négligeante. Des extraits encore secrets du rapport de la commission sur le 11 septembre tardivement déclassifiés, qui se concentrent sur l’échec de la Federal Aviation Administration (FAA) à tenir compte des multiples mises en garde que les terroristes d’Al-Qaida envisageaient de détourner des avions comme armes de suicide, indiquent clairement que cette tragédie aurait pu être évitée.
Au cours des trois dernières années, les apologistes de l’administration ont essayé de faire de la FAA le bouc émissaire pour les attaques du 11 septembre. Mais c’est le Président qui est en fin de compte responsable de la sécurité nationale, pas un organisme déficient qui est obligé envers l’industrie pour ses moniteurs.
La terrible réalité est que l’administration n’a pris aucune des mesures qui auraient placé la protection de la vie humaine en premier devant un ensemble divers d’intérêts économique et politique, qui comprenait de ne pas offenser nos amis Saoudiens et de ne pas porter atteinte au cours des actions de sociétés de transports aériens.
Les avertissements fournis par les services de renseignements à la FAA étaient beaucoup plus clairs et plus spécifiques que ce qui a été suggéré par la déposition de Condoleezza Rice avant la Commission sur le 11 septembre, quand elle a concédé à contrecoeur l’existence d’un exposé présidentiel mettant en garde de l’imminence d’attentats d’Al-Qaida. Rice a rejeté ces mises en gardes comme étant « historiques », mais selon la section récemment publiée du rapport de la Commission, un nombre étonnant de 52 exposés quotidiens d’informations de renseignement sur 105 reçus par la FAA – et disponibles pour Rice- faisaient spécifiquement référence à Al Qaïda et à Ousama Ben Laden.
Compte tenu de ce choquant antécédent d’indifférence de la part de l’administration, il est politiquement compréhensible que celle-ci a tenté d’empêcher la formation de la commission sur le 11 septembre, en premier lieu, puis pendant cinq mois empêché la déclassification des principaux chapitres du rapport final . Les membres de la Commission, y compris son président républicain, Thomas Kean, a déclaré dans le passé qu’il n’y avait aucun élément de sécurité nationale qui justifiait de maintenir ces sections du rapport à l’écart du public.
Et soyons clair : Le fait de ne pas divulguer pleinement ce que l’on sait sur la tragédie du 11 septembre n’est pas une transgression bureaucratique mineure. Jamais depuis que les Soviétiques ont fait premièrement exploser une bombe atomique il y a plus d’un demi-siècle un seul événement n’a autant affecté la prise de décision dans ce pays que celui-ci, mais les principales questions de savoir comment et pourquoi cela s’est produit, restent toujours pour la plupart sans réponse.
Pire encore, ce que nous savons remet en question l’explication de notre gouvernement selon laquelle un diabolique complot terroriste international exploite notre société libérale et naïve. Ce qui a émergé, en revanche, est le portrait d’un gang terroriste souvent maladroit autorisé à faire des ravages parce que les hauts niveaux de l’administration étaient tellement indifférents aux alarmes , alors que l’ancien directeur de la CIA, George Tenet décria de façon graphique : « Le système était en alerte rouge. »
Si l’administration proche des affaires avait placé la sécurité avant tout et ordonné un effectif complet d’officiers de l’air dans les airs, au-dessus des objections obscènes des compagnies aériennes répugnant à abandonner des sièges payés, près de 3000 personnes ne seraient peut-être pas mortes ce jour là. Et si le président des États-Unis avait pris un peu de temps de son épique ranch de vacances le mois d’août pour ordonner une alerte nationale dans les aéroports, deux guerres sanglantes à l’étranger, ainsi qu’un assaut complet sur les libertés civiles dans ce pays, n’auraient probablement pas eu lieu .
Au lieu de cela, une administration qui a résisté à dépenser les dizaines de millions de dollars nécessaires pour renforcer la sécurité aérienne avant le 11 septembre approche maintenant les 300 milliards de dollars de dépenses pour l’Afghanistan et l’Iraq [En 2005]. Et des documents déclassifiés ont incontestablement dit que ces dernières n’ont rien à voir avec le 11 septembre. Pendant ce temps, ces pays qui y étaient liés au moins indirectement, notamment la plupart des « alliés » de l’Arabie saoudite et le Pakistan, ont été tirés d’affaire.
En effet, la Commission sur le 11 septembre n’a pas été autorisée à s’intéresser de près à cette histoire : c’est un fait de base peu connu mais étonnant que le texte explicatif sur la tragédie découle d’interrogatoires de détenus clés que les commissionnaires sur le 11 septembre n’ont pas été autorisés à interroger. Il ne leur a même pas été permis de prendre le témoignage des personnels de renseignements des Etats-Unis qui ont interrogé ces prisonniers.
Lorsque la vérité et la transparence gouvernementales sont arbitrairement forgées de toutes pièces par l’invocation de la sécurité nationale, le public est tout simplement incapable de prendre des décisions éclairées sur la plupart des décisions cruciales auxquelles nous sommes confrontés - à commencer par qui nous élisons comme commandant en chef.
Copyright 2008 Los Angeles Times
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on publiera sur nos news ![]()
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Excellent. Je vois que SpotlessMind a deja mis ca sur ReOpenNews ! plus rapide que l'eclair.
A+
--GV
Dernière modification par GeantVert (26-07-2008 10:26:27)
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