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Depuis deux jours le procès des "terroristes" a commencé. C'est le moment d'être attentifs et de refaire surgir en masse notre quête de vérité ainsi que nos nouvelles interrogations.
- Pourquoi autorise-t-on l'utilisation des aveux obtenus par la torture ?
-Pourquoi nous dit on uniquement ceci " le cerveau des attentats réclame la peine de mort pour être martyr pour longtemps"
- encore une fois on nous montre des photos effrayantes et des portraits accablants.
- Pourquoi le procès est retransmis avec 20 sec de decalage les familles des victimes et l' humanité toute entiere devraient avoir le droit de tout entendre.
-Que veut-on nous cacher qui a t-il de secret?
Il est clair que ce matraquage médiatique sert le pouvoir en place et risque de changer la donne des élections ( pour ceux qui croient encore que les démocrates stopperaient toutes les actions belliqueuses)
Ce procès ravivera-t-il la haine de certains ? assez pour fournir au gouvernement une base solide dans l'opinion pour poursuite de la guerre contre le terrorisme en Iran ?
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pourquoi avoir mis autant de temps a traduire ces "terroristes" devant une cour pénale ?
Si ca se trouve ces "terroristes" evoqueront leur "liens" avec l'iran et hopla un bon pretexte pour une guerre préventive
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Le faux procès de Guantanamo est un crime
par Thierry Meyssan*
L’habillage d’enlèvements, de séquestrations et de tortures en pseudo-procès ne change pas la nature de ces actes : au regard du droit international, ce qui ce passe à Guantanamo constitue des crimes. Thierry Meyssan observe l’assentiment que les grands médias apportent implicitement à ces atrocités et s’interroge sur les motifs de cette complicité intellectuelle, elle même condamnable en droit international selon la jurisprudence de Nuremberg.
8 juin 2008
J’ai souvent souligné que la polémique sur les attentats du 11 septembre 2001 ne se poursuit que parce que la Justice ne s’est jamais prononcée pour désigner les auteurs de ce crime. Il n’existe pas à ce jour de « version officielle », au sens où on l’entend en démocratie, c’est-à-dire de version établie par les tribunaux à la suite d’un débat contradictoire, mais uniquement une « version bushienne », étayée par une commission d’enquête présidentielle.
Cette incertitude rejaillit sur l’intervention anglo-états-unienne en Afghanistan, en 2002, laquelle est, selon la Maison-Blanche un « acte de légitime défense », mais selon le Kremlin, une « agression illégale ». Par voie de conséquence, l’appui militaire apporté par l’OTAN et les Alliés à la présence militaire anglo-saxonne en Afghanistan continue également à être considéré par les uns comme un soutien dans le guerre au terrorisme et par les autres comme la participation à une opération coloniale. Ainsi, c’est en raison de la polémique que j’ai ouverte sur les véritables commanditaires des attentats du 11 septembre que le Sénat du Japon a refusé d’envoyer de nouvelles troupes en Afghanistan [1]. Tandis que, par exemple, le gouvernement Sarkozy, qui adhère à la version bushienne des faits, a décidé de renforcer le contingent français en Afghanistan.
Pour évacuer cette critique, l’administration Bush a mis en place un tribunal et ouvert à Guantanamo le procès de 14 suspects (voire de 16, on ne sait exactement), dont 2 enfants-soldats, accusés d’avoir participé au complot du 11 septembre.
Or, chacun peut constater —et ce n’est guère contesté, hormis par les porte-parole officiels de l’administration Bush— que ce procès n’est qu’une parodie sans rapport avec les exigences de la justice démocratique : il ne s’agit pas ici d’une tribunal judiciaire où siègeraient des juges indépendants, mais d’un tribunal militaire d’exception dont les juges sont désignés par l’Exécutif (c’est-à-dire que l’administration Bush étant mise en cause, elle se jugera elle-même, elle se déclarera innocente et les prévenus coupables) ; selon le modèle classique de l’Inquisition, ce tribunal ne fonctionne pas sur des preuves, mais sur des aveux, lesquels sont extorqués sous la torture (mais l’Inquisition ne prétendait pas établir la Vérité, qu’elle « connaisait » déjà, elle visait seulement à sauver l’âme du pécheur en le contraignant à la confession) ; enfin les débats ne seront ni publics, ni contradictoires (le public ne voit du tribunal que les images que son président décide de transmettre, quant aux droits fondamentaux de la défense, aucun n’est respecté).
Le choix de l’administration Bush de mettre en scène des aveux obtenus sous la torture en leur donnant l’apparence visuelle d’un procés, de manière à se disculper de toute responsabilité dans l’organisation et la perpétration des attentats du 11 septembre 2001, prouve en soi sa volonté de cacher la vérité sur ces attentats.
Voici qu’au crime d’avoir tué ou laissé tuer 2 973 personnes le 11 septembre 2001, l’administration Bush a ajouté le crime d’avoir enlevé des individus et de les avoir torturés, probablement demain de les tuer, dans l’espoir d’échapper à sa responsabilité devant des tribunaux démocratiques. Avec un étonnant souci du détail, l’administration Bush a même pris soin de perpétrer ce nouveau crime à Guantanamo, c’est-à-dire sur un territoire cubain qu’elle occupe illégalement, de manière à être certaine de ne pas avoir à en rendre compte ultérieurement devant des tribunaux états-uniens.
Quelle que soit son opinion sur les attentats du 11 septembre, la presse, qui prétend au rôle de vigie dans les sociétés démocratiques, devrait aujourd’hui dénoncer sans ambigüité cette sordide mascarade. Or, comme je viens de l’expliquer, en dénonçant le crime que constitue le faux procès de Guantanamo, la presse devrait se demander pourquoi l’administration Bush le commet, et par là même prendre position sur la volonté de la Maison-Blanche de cacher la vérité sur les attentats du 11 septembre.
Incapables de reconnaître leurs erreurs ou dévoués à soutenir l’OTAN, les grands médias se trouvent piégés. Ils tentent donc de minimiser le crime de Guantanamo. Au regard des normes du Tribunal de Nuremberg, cette Collaboration intellectuelle est une forme de complicité.
À titre d’exemple, le Wall Street Journal du 4 juin 2008 a publié sans honte une tribune libre du vice-amiral Mark Buby, ancien commandant du centre de torture de Guantanamo, intitulée « Guantanamo est vraiment une prison modèle ».
Un autre exemple de banalisation du crime peut être trouvé dans Le Monde, un quotidien français qui a acquis ses lettres de noblesses et son prestige dans les années 50-60 en dénonçant à ses risques et périls la torture pratiquée par l’armée française en Algérie. Il titre son édition du 7 juin 2008 : « Le procès du 11-Septembre s’ouvre enfin à Guantanamo ». Conscient de l’abjection qu’il y a à qualifier de procès la mascarade de Guantanamo, Le Monde publie un dessin sensé dédramatiser la situation. Intitulé « Encore la torture à Guantanamo », il représente un suspect soumis à des chocs électriques. Mais la gégène est une télévision diffusant une image du président Bush. La victime hurle « Arrêtez moi ça, c’est insupportable », tandis qu’un technocrate lui répond « Oh, il n’y en a plus que pour quelques mois », faisant allusion à la fermeture annoncée du centre de torture.
Les agents du FBI qui avaient été transportés à Guantanamo pour assister aux interrogatoires ont tentés de s’opposer à ce qu’ils y ont vu et ont été expulsés [2]. Les journalistes qui couvrent le faux-procès de Guantanamo n’ont rien vu, ne verront rien, ne veulent rien voir. Loin de s’opposer à ce qui s’y est passé et à ce qui s’y passe, ils donnent une apparence de respectabilité à la barbarie.
Le faux procès doit être terminé et le centre de torture doit être fermé au plus tard le 4 novembre prochain. À cette date, les polémiques sur les attentats du 11 septembre, sur la guerre au terrorisme, sur les enlèvements, sur la torture et sur le faux procès de Guantanamo seront considérés comme closes par les grands médias. Le nouveau président des États-Unis prononcera d’une manière ou d’une autre l’amnistie de l’administration sortante. Il nous assurera que son pays a changé et que tout va désormais pour le mieux dans le meilleur des mondes. La plupart d’entre nous seront tellement heureux de pouvoir enfin dormir la conscience tranquille qu’ils passeront par pertes et profits les centaines de milliers de morts de cette politique et qu’ils oublieront les 21 000 détenus qui croupissent dans les 17 centres de torture secrets de la Navy [3].
Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
[1] Lire la transcription des auditions du Sénat du Japon du 11 janvier 2008, Réseau Voltaire, 21 janvier 2008.
[2] A Review of the FBI’s Involvement in and Observations of Detainee Interrogations in Guantanamo Bay, Afghanistan, and Iraq , U.S. Department of Justice, Office of Inspector General, Washington D.C., mai 2008.
[3] « US accused of holding terror suspects on prison ships » et « Prison ships, torture claims, and missing detainees », par Duncan Campbell et Richard Norton-Taylor, The Guardian, 2 juin 2008.
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Bravo Meyssan!...c'est dit!
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on a tres peu de retour en france sur les proces du siecle... j'ai vu que la court supreme allait dans le sens des droits de l'homme en avertissant que les accusés pouvaient faire valoir leur droit et ainsi etre jugés par un tribunal civil. si quelqu'un a plus d'info sur ce qu'il se passe je suis preneuse. c'est quand mem dingue qu 'on en entende pas plus parler de ca ( chez nous en tous cas)
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J'aimerais avoir votre avis sur le degré d'implication réel de Khaled Cheikh Mohammed qui est présenté comme le principal cerveau de l'affaire ?
- Aucune implication => il revendique tout sous l'effet de la torture
- Implication partielle => il n'est pour rien dans la chute des tours mais il a quand même pensé le plan global
- Implication totale => je n'y crois pas trop, ça reviendrait à croire à la VO
Je me suis même demandé si ce serait possible que ce type soit un simple acteur jouant un rôle sous un nom bidon. Que sais ton exactement de lui ? Est ce même possible qu'il s'agisse d'un agent de la CIA ? Oui je sais ce serait énorme mais j'avoue y avoir pensé tellement tout cela est délirant.
Merci de votre avis.
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bonne question. le premier me semble assez crédible au vu de ce qui se passe là-bàs.
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La caractéristique de la manipulation des terroristes par la CIA est qu'il faut pouvoir ensuite s'en débarrasser, sans même que ceux ci puissent parler.
Pour les empêcher de faire des révélations embarrassantes, il est indispensable qu'ils n'aient rien à révéler!
Manipuler des terroristes, puis les arrêter et les transformer en épouvantails de la terreur est le meilleur moyen de fabriquer le mythe sans prendre de risques!
Les torturer pour forcer le trait et leur faire porter un chapeau bien plus large que nécessaire....
Ils ne sont pas à ça prêt....
Du coup je propose:
Il a participé dans un rôle d'arrière plan au complot global sans être informé de son contenu global, il est un lampiste qui s'accuse de tout sous l'effet de la torture.
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Y a t il d'autres avis ? Personnellement, cette question me semble essentielle. Finalement, les services de renseignements servent peut être uniquement non pas à anticiper les catastrophes mais simplement à accompagner celles qui vont servir ses propres intérêts.
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chtrum a écrit:
Y a t il d'autres avis ? Personnellement, cette question me semble essentielle. Finalement, les services de renseignements servent peut être uniquement non pas à anticiper les catastrophes mais simplement à accompagner celles qui vont servir ses propres intérêts.
et celui des USA...
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auteur a écrit:
Des détenus sur la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba, pourraient ne "jamais être libérés" en raison du "danger" qu'ils représenteraient, de même que ceux traduits en justice même s'ils sont acquittés, a assuré jeudi un porte-parole du Pentagone. Geoff Morrell, responsable de la communication du département de la Défense américain, s'exprimait alors que le verdict dans le procès de Salim Hamdan devant un tribunal militaire d'exception était imminent mardi en début d'après-midi. Si l'ancien chauffeur de Oussama ben Laden aura la possibilité de faire appel devant une cour fédérale - donc civile -, "à court terme au moins, nous le considérerons comme un +combattant ennemi+ et il restera un danger", a-t-il déclaré. "Il sera très probablement encore détenu pour une certaine période de temps par la suite", a-t-il ajouté. Ce responsable du Pentagone a rappelé que, si au moins une vingtaine de procès devant la même juridiction d'exception que M. Hamdan, étaient prévus, la majorité des détenus (environ 265 à l'heure actuelle) ne seront ni jugés ni libérés. (GFR)
© BELGA
WASHINGTON 05/08 (BELGA)
et ça veut donner des leçons de démocratie ...
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psycho-lvlantis a écrit:
auteur a écrit:
Des détenus sur la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba, pourraient ne "jamais être libérés" en raison du "danger" qu'ils représenteraient, de même que ceux traduits en justice même s'ils sont acquittés, a assuré jeudi un porte-parole du Pentagone. Geoff Morrell, responsable de la communication du département de la Défense américain, s'exprimait alors que le verdict dans le procès de Salim Hamdan devant un tribunal militaire d'exception était imminent mardi en début d'après-midi. Si l'ancien chauffeur de Oussama ben Laden aura la possibilité de faire appel devant une cour fédérale - donc civile -, "à court terme au moins, nous le considérerons comme un +combattant ennemi+ et il restera un danger", a-t-il déclaré. "Il sera très probablement encore détenu pour une certaine période de temps par la suite", a-t-il ajouté. Ce responsable du Pentagone a rappelé que, si au moins une vingtaine de procès devant la même juridiction d'exception que M. Hamdan, étaient prévus, la majorité des détenus (environ 265 à l'heure actuelle) ne seront ni jugés ni libérés. (GFR)
© BELGA
WASHINGTON 05/08 (BELGA)et ça veut donner des leçons de démocratie ...
et sa veut fermer le centre.... le prison d'état sont pleine, ou tu crois qu'il vont les mettres ?? hein ?...![]()
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ETATS-UNIS
Guantanamo : les procureurs poussés à "tirer dans le tas"
NOUVELOBS.COM | 14.08.2008 | 08:08
C'est ce qu'aurait ordonné à l'accusation le général Thomas Hartmann, conseiller juridique auprès du responsable militaire chargé des tribunaux d'exception de la base militaire de Guantanamo.
L'adjoint au commandant du centre de détention de Guantanamo, le général américain Gregory Zanetti, a déclaré mercredi 13 août, lors d'une audience qu'un de ses homologues, le général Thomas Hartmann, avait encouragé les procureurs des tribunaux d'exception à "tirer dans le tas" à propos des inculpations.
"Tirez dans le tas. Inculpez-les tous. Allez. Vite, vite, vite", aurait ordonné à l'accusation le général Thomas Hartmann, conseiller juridique auprès du responsable militaire chargé des tribunaux, a rapporté le Miami Herald Tribune présent sur la base navale de Guantanamo (Cuba).
"Injurieux"
Le comportement du général Hartmann a été décrit par le général Zanetti comme "injurieux, intimidant et peu professionnel... bien au delà de la ligne jaune", selon le quotidien.
Le général Zanetti a témoigné mercredi à la demande des avocats de la défense, lors d'une audience préliminaire au procès, pas encore programmé, de Mohammed Jawad, un Afghan arrêté adolescent à Kaboul fin 2002 et enfermé à Guantanamo depuis plus de cinq ans.
La défense demande l'abandon des poursuites contre son client, au motif que Thomas Hartmann a eu, depuis son bureau au Pentagone, une "influence illégale" sur les procès devant des commissions militaires constituées en tribunaux d'exception en cours sur la base navale américaine.
Selon le quotidien, c'est la première fois qu'un haut gradé a protesté contre les méthodes du général Hartmann.
Torture
Aujourd'hui, sur quelque 265 détenus toujours enfermés à Guantanamo, seuls 21 ont été inculpés et doivent comparaître devant des tribunaux militaires d'exception.
Le "conseiller juridique" est une des originalités des tribunaux à Guantanamo, qui n'a pas d'équivalent devant la justice civile ni devant la justice militaire. Il est censé garder une complète impartialité.
Cité par le quotidien, l'actuel procureur général, le colonel Lawrence Morris, a jugé que les critiques contre M. Hartmann provenaient d'un "conflit superficiel de personnalités" puisque celui-ci n'était "pas aussi discret que certains de ses subordonnés l'auraient voulu".
Celui-ci avait cependant déjà été interdit par le président du tribunal qui a jugé l'ancien chauffeur de Oussama Ben Laden, Salim Hamdan, de toute intervention dans ce premier procès d'un détenu de Guantanamo.
Son prédécesseur, le colonel Morris Davis, qui a démissionné en octobre 2007 de son poste, avait reproché en avril dernier au général Hartmann d'avoir accepté comme preuves des témoignages obtenus grâce à la simulation de noyade, assimilée à la torture.
"Le fait de permettre ou conseiller à un procureur de venir dans une cour de justice et de présenter des preuves obtenues sous la torture place le procureur devant un dilemme éthique", avait dénoncé Morris Davis, ajoutant que le général Hartmann lui avait rétorqué: "tout est bon à prendre, laissons le juge se débrouiller".
Audiences préliminaires
L'audience préliminaire de Mohammed Jawad et celle, simultanée, de Omar Khadr, un Canadien interpellé à 15 ans et dont le procès doit s'ouvrir début octobre, devaient se poursuivre mercredi après-midi.
Omar Khadr, de nationalité canadienne et dernier Occidental détenu à Guantanamo, doit comparaître début octobre notamment pour "meurtre", "tentative de meurtre" et "complot". Il avait 15 ans quand il a été arrêté en Afghanistan, soupçonné d'avoir lancé une grenade sur un militaire américain qui n'a pas survêcu.
Le procès de Mohammed Jawad, âgé aujourd'hui de 21 à 23 ans, n'a pas encore été programmé mais comme Omar Khadr, il risque la prison à vie pour "tentative de meurtre" et "coups et blessures volontaires". Il est soupçonné d'avoir blessé deux soldats américains et leur interprète afghan en lançant une grenade.
La notion de "crime de guerre" a également été débattue mercredi lors d'une audience préliminaire au procès du jeune Afghan Mohammed Jawad.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit … e_tas.html
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Le 1er procès a donné lieu à une condamnation le 7 août 2008 de cinq ans et demi de prison pour l'ex-chauffeur de Ben Laden :
Voir le topic "USA: l'ex-chauffeur de ben Laden inculpé de soutien au terrorisme" :
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=5250
Le second procès vient d'avoir lieu et le verdict est la prison à vie pour Ali al-Bahlul coupable de "35 crimes de conspiration, d'incitation au meurtre et de soutien matériel au terrorisme"...
Le propagandiste de Ben Laden coupable
Mise à jour le lundi 3 novembre 2008 à 17 h 25
Le propagandiste d'Oussama ben Laden, Ali al-Bahlul, a été reconnu coupable lundi devant un tribunal militaire de Guantanamo, à Cuba. Il a été condamné à la prison à vie.
Le Pentagone indique que le jury de militaires a déclaré le Yéménite coupable de 35 crimes de conspiration, d'incitation au meurtre et de soutien matériel au terrorisme.
L'homme âgé de 39 ans est notamment accusé d'avoir conçu et réalisé une vidéo de propagande sur l'attentat du navire de guerre américain USS Cole, il y a huit ans, et qui avait fait 17 morts.
Le Pentagone lui reproche aussi d'avoir suivi un « entraînement militaire en Afghanistan et d'avoir prêté allégeance au chef de l'organisation terroriste, d'être le concepteur de plusieurs vidéos de propagande ».
Ali al-Bahlul était accusé, aussi, d'avoir réalisé la vidéo des « dernières volontés de Mohammed Atta, à la manière d'un martyr ». Mohammed Atta est le chef du commando qui a perpétré les attentats du 11 septembre.
L'accusé affirme que le tribunal n'est pas légitime et il a refusé de se défendre.
Ali Hamza al-Bahlul est à Guantanamo depuis 2002. Il est le deuxième prisonnier jugé par les commissions militaires spéciales. Le chauffeur de Ben Laden, Salim Hamdan, a été condamné à cinq ans et demi de prison, en août.
Actuellement, 25 hommes sur 255 détenus sont inculpés à Guantanamo et pourraient comparaître devant les commissions militaires.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Reuters
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/In … oces.shtml
Dépêche AFP :
Le propagandiste d'Al-Qaïda condamné à la prison à vie
Il y a 6 jours
WASHINGTON (AFP) — Un Yéménite de 39 ans Ali Hamza Ahmad al-Bahlul, reconnu coupable de terrorisme, a été condamné lundi à la prison à perpétuité par un tribunal militaire d'exception à Guantanamo, la peine maximale encourue par cet homme accusé d'être le propagandiste d'Al-Qaïda.
L'un des premiers prisonniers transférés début 2002 dans la base navale américaine située au sud-est de Cuba, Ali Hamza Ahmad al-Bahlul, est le premier détenu de Guantanamo que la justice américaine, même d'exception, condamne à une peine qui commande un enfermement illimité.
Avant lui, Salim Hamdan, ancien chauffeur d'Oussama ben Laden a été condamné à cinq ans et demi, dont cinq ans déjà purgés.
Les quelque 250 autres détenus, enfermés pour certains depuis plus de six ans, n'ont jamais été jugés.
Selon des observateurs civils sur place, M. al-Bahlul est resté silencieux tout le temps de son procès, de même que son avocat militaire dont il avait exigé le silence.
Au terme d'à peine une semaine de procès et de quatre heures de délibérations, le jury composé de neuf militaires l'a reconnu coupable de "complot avec Oussama ben Laden (le chef de l'organisation terroriste Al-Qaïda) et d'autres pour assassiner des personnes protégées, attaquer des civils et commettre d'autres crimes", d'"incitation au meurtre (...) et à des actes de terrorisme" et de "soutien matériel au terrorisme", a précisé le Pentagone. "Il n'y a pas eu de défense (...), l'accusé a refusé de participer à son procès d'aucune manière (...), la condamnation n'est pas vraiment étonnante dans ces circonstances", a estimé Jim Cohen, un professeur de droit qui représente plusieurs détenus de Guantanamo.
"Un nuage d'illégitimité plane sur ce verdict", a estimé de son côté dans un communiqué l'Association américaine de défense des libertés civiles (Aclu) qui avait envoyé un observateur pendant le procès.
Elle a critiqué "un système aux défauts fondamentaux" fabriqué pour "produire des condamnations et non pour rendre la justice" et renouvelé sa demande que le prochain président des Etats-Unis ferme Guantanamo et transfère les procédures judiciaires devant des cours fédérales ou martiales.
Ali Hamza Ahmad al-Bahlul a été reconnu coupable lundi d'avoir suivi un entraînement militaire dans un camp en Afghanistan et d'avoir prêté allégeance à Oussama ben Laden mais surtout d'avoir été le concepteur de plusieurs vidéos de propagande.
Parmi celles-ci, une lui est directement attribuée, intitulée "La destruction du navire de guerre américain USS Cole", qui a fait 17 morts le 12 octobre 2000 au Yémen.
Selon l'acte d'accusation, cette vidéo avait pour objectif de "solliciter un soutien matériel pour Al-Qaïda, recruter et endoctriner du personnel pour aider l'organisation (...), ainsi que solliciter, inciter et conseiller les personnes engagées dans des activités terroristes".
Ali al-Bahlul est également accusé d'avoir réalisé la cassette vidéo des "dernières volontés de Mohammed Atta, à la manière d'un martyr". Mohammed Atta est le chef du commando qui a perpétré les attentats du 11-Septembre.
Lors des audiences préliminaires, al-Bahlul s'était déjà montré provocateur vis-à-vis de la commission militaire chargée de le juger.
Il avait notamment comparu muni d'une pancarte où le terme "boycott" était inscrit à la main, en anglais et en arabe.
Vingt hommes sur quelque 250 détenus sont actuellement inculpés à Guantanamo et susceptibles de comparaître devant les commissions militaires.
http://afp.google.com/article/ALeqM5i5X … 2yn9t_nEjA
Dernière modification par Zorg (10-11-2008 00:46:36)
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