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Analyse Médias

 

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 Analyse du traitement médiatique du 11 Septembre 2001.

 

 

David Charbonneau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

SOMMAIRE 


 

     Préface.      4 

Mise en situation.      6 

Survol de Manhattan.    13 

Shanksville, Pennsylvanie.    34 

Au Pentagone.    44 

Secret et sécurité nationale.    62 

Intrigues et manigances.    78 

Ce qu’ils savaient    95 

Les joueurs et les enjeux financiers. 118 

Israël, alliée de l’Amérique. 141 

De la bouche des témoins. 148 

Echecs, destruction de preuves et promotions. 168 

Exercices et simulations équivoques. 189 

Les à-côtés. 198 

Un avenir à l’image du passé ?. 213 

Citations et conclusion. 224 

     Note personnelle de l'auteur 238 

     Annexes. 243 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Puisque les rumeurs et théories du complot plus ou moins sérieuses abondent à propos des attentats du 11-Septembre, j'ai cru bon d’assembler et de présenter ici une recherche personnelle, basée sur deux années complètes d'analyse de sources médiatiques crédibles et vérifiables, dans le but de permettre à un maximum de gens d'atteindre une vision plus nette sur le sujet.

Ainsi, les lignes qui suivent vous permettront de parcourir des centaines d'extraits d'articles de journaux, reportages ou autres documents officiels traduits de l'anglais vers le français. En espérant qu'au moins quelques personnes considéreront l'exercice intéressant et instructif.

 

 


 

 

 

Préface

 

 

 

Le 11-Septembre 2001 représente, à ne pas en douter, l’une des pierres angulaires de notre société actuelle. Les répercussions de ces attentats sont d’ailleurs encore très présentes en 2008, et ce à l’échelle internationale. En fait, voilà déjà sept ans que la guerre fait rage au Moyen-Orient suite aux événements dramatiques qui causèrent la mort de près de 3 000 personnes.

Fort peu subtilement succéda à cette tragique perte de vies humaines un phénomène indéniable d’altération de la perception collective à l’égard des peuples arabes, islamistes plus particulièrement. Qu’on veuille l’admettre on non, un doute, ou à tout le moins une certaine forme de méfiance, s’est installée chez une proportion considérable de la population mondiale envers les gens de cette allégeance religieuse. Un antagonisme d’une telle ampleur, instillant insidieusement méfiance ou antipathie entre l’Islam, deuxième plus importante religion sur Terre avec ses 1,4 milliard de fidèles, et le reste du monde, ne peut que signaler un développement majeur dans l’évolution sociale humaine et mérite de ce fait qu’on s’attarde à sa source. Voilà justement l’une des nombreuses raisons d’être du présent ouvrage.

Par ailleurs, rares sont de nos jours les personnes n’ayant jamais entendu parler de ces rumeurs gravitant autour du 11-Septembre, selon lesquelles le gouvernement américain aurait lui-même ordonné les attaques. Cette rumeur devient cependant rapidement évasive par désinformation, ou tout simplement par manque de couverture médiatique adéquate. Les gens réagissent donc en se disant que tant que les faits ne se retrouveront pas en page couverture de leurs journaux locaux ou en manchettes du bulletin télévisé du soir, de telles idées demeureront infondées et relèvent d’une forme malsaine de fantasmagorie sociale.

L’idée, menaçante s’il en est, s’en trouve aussitôt morte dans l’œuf. Et tant que les médias corporatifs, source ultime d’information moderne, ne consacreront pas sérieusement plus de temps d’antenne à cette rumeur au potentiel subversif, une abnégation massive de la quête pour la vérité se poursuivra en entretenant le statu quo sur ces hypothèses pour ce qu’elles sont sur l’instant, c’est-à-dire des rumeurs.

N’existe-t-il pourtant pas un proverbe rappelant qu’il n’y a pas de fumée sans feu ?

A la décharge du citoyen ordinaire, le rythme de vie effréné caractérisant notre époque l’empêche jusqu’à un certain point d’entreprendre par lui-même des recherches suffisamment exhaustives pour éventuellement espérer parvenir à une conclusion satisfaisante sur un sujet aussi sérieux et complexe que celui-ci. Une telle tâche jumelée au mode de vie actuel peut, à juste titre, paraître insurmontable.

Dans cet ordre d’idées, l’ouvrage que vous avez entre les mains fut spécialement conçu pour rassembler l’essentiel des informations provenant du domaine public, relatives aux événements du 11 septembre 2001. En citant des centaines d’extraits de parutions provenant du monde entier, il regroupe une quantité considérable de faits trop souvent méconnus, pourtant tirés de sources fiables et vérifiables, et offre dans son ensemble une perspective solide et révélatrice sur le sujet.

Face à une abondance de renseignements pertinents, d’aucuns ne pourront s’empêcher de sourciller devant l’ampleur des implications d’un simple raisonnement, qui s’avérera en fait votre propre raisonnement puisque les pages qui vous attendent furent avant tout élaborées dans une optique de questionnement.

L’individu avide d’informations exactes sur le sujet, désireux de se former une opinion appuyée sur des faits fondés et non sur des rumeurs, se voit donc offrir ici une rare occasion d’étancher sa soif de connaissances. N’ayant qu’à consacrer le minimum de temps requis par la lecture de ce document, le lecteur parcourra moult passages d’articles souvent étonnants, parus au cours des dernières années dans différents médias reconnus et présentés dans le cadre d’une synthèse de recherches intensives étalées sur plus de deux ans.

A l’opposé, une personne réticente à émettre des doutes ou remettre en question sa conception personnelle du 11-Septembre et, par extension, de la société en général, se verra quant à elle bien avisée de reposer cet ouvrage, de le reléguer aux oubliettes et de continuer à croire aveuglément en la version officielle des événements.

Pour les autres, débutons sans plus tarder.

 


 

 

 

 

 

Voici tout d’abord un simple rappel de la version officielle des principaux événements de la journée du 11 septembre 2001.

 

8h46 – le vol American Airlines 11 percute la tour Nord du World Trade Center à New York.

 

 

9h02 – le vol United Airlines 175 percute la tour Sud du World Trade Center.

 

 

9h37 – le vol American Airlines 77 percute le Pentagone à Washington.

 

 

9h59 – la tour Sud du World Trade Center s’effondre.

 

 

10h03 – le vol United Airlines 93 s’écrase dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie.

 

 

10h28 – la tour Nord du World Trade Center s’effondre.

 

 

17h20 – fait méconnu : haut de 47 étages, le World Trade Center Building 7 (ou Salomon Brothers Building) s’effondre sans avoir été frappé par un avion.

 

 

Entrons immédiatement dans le vif du sujet avec une interrogation fort simple en apparence : cette célèbre catastrophe constituant incontestablement la plus importante attaque terroriste de toute l’histoire de l’humanité, ne méritait-elle pas de ce fait d’être assujettie aux investigations les plus rigoureuses ? Bien entendu.

Considérant les conséquences prévisibles découlant de la réaction américaine instantanée de diviser la planète en deux groupes distincts – on ne pouvait dès lors plus être qu’avec les Etats-Unis ou avec les terroristes – n’était-il pas normal d’ouvrir sans délai une investigation internationale crédible et sérieuse dans le but de corroborer ou d’infirmer, de manière indépendante, les conclusions hâtives des autorités américaines ?

Probablement. Mais l’histoire en décida autrement.

Le général Tommy Franks, qui se trouvait à la tête du Commandement Central des Etats-Unis lors des attaques du 11-Septembre, reçut l’ordre de se préparer à déloger les talibans de l’Afghanistan et de capturer Oussama Ben Laden dans les heures suivant l’événement [1]. Et, comme le rapporta CBS News, le secrétaire à la Défense, Donald Rumseld, demanda à ses assistants de lui fournir des plans pour attaquer l’Irak seulement cinq heures après que le Pentagone eut été frappé, en dépit du fait qu’aucune preuve ne liait le pays de Saddam Hussein aux attaques [2].

Puis les jours qui suivirent devinrent des semaines, et se transformèrent en mois sans qu’une investigation officielle soit mise sur pied. Etrangement, l’administration de George W. Bush s’opposa résolument à ce qu’une commission d’enquête soit créée pour examiner les attentats de plus près, alors même que les soldats américains débarquaient en Afghanistan.

Mais pourquoi donc s’opposer farouchement à l’établissement d’une commission d’enquête ? Quel pouvait être le véritable intérêt des dirigeants américains à désirer éviter une investigation sur ce sujet ? Puisque l’un des objectifs de cet ouvrage consiste à sonder la validité des rumeurs d’implication du gouvernement des Etats-Unis dans le complot du 11-Septembre, peut-être devrions-nous demander directement si la crainte d’éventuelles révélations embarrassantes pouvait se trouver derrière l’opposition de l’administration Bush à procéder à une telle investigation.

Cependant, au cours des mois suivant les tristes événements, une pression de plus en plus insistante provenant à la fois des familles des victimes, de certains médias ainsi que de l’intérieur même du corps politique américain se fit sentir auprès de l’administration Bush pour qu’une commission d’enquête soit enfin établie. Si bien que finalement, un an après les attaques et l’invasion de l’Afghanistan, le président Bush accepta de réviser sa position et d’autoriser la création d’un comité chargé d’enquêter sur les attentats, comme l'a rapporté CNN le 20 septembre 2002 :

« Lors d’une décision applaudie par les démocrates, le président Bush est revenu sur sa décision et a accepté la formation d’une commission indépendante devant mener une ˝enquête focalisée˝ sur les attaques terroristes du 11-Septembre qui ira au-delà des échecs des agences de renseignements déjà examinés. […]

Leader de la minorité à la Chambre des représentants, le démocrate du Missouri Dick Gephardt a accueilli positivement l’annonce de la Maison-Blanche.

˝Je suis encouragé que la Maison-Blanche ait mis un terme à son opposition à une commission indépendante pour investiguer tous les aspects des attaques terroristes du 11 septembre˝, a-t-il déclaré. […] » [3]

Annoncée haut et fort comme étant indépendante, cette commission d’enquête vit tout d’abord Henry Kissinger, ancien secrétaire d’Etat de précédentes administrations américaines, être nommé à sa tête en décembre 2002.

Dès sa nomination toutefois, les critiques fusèrent de toutes parts. Réputé pour avoir trempé dans plusieurs histoires controversées, guerres et autres opérations clandestines (Bangladesh, Chili, Vietnam, Timor Oriental, Argentine, pour n’en nommer que quelques-unes), Kissinger était aussi perçu comme étant trop près de l’administration Bush et de certains intérêts arabes pour pouvoir diriger l’investigation. Le  New York Times consacra d’ailleurs un éditorial à l’affaire, avançant que Kissinger avait été « choisi pour contenir une investigation à laquelle l’administration s’oppose depuis longtemps » [4].

Si bien que George W. Bush se vit rapidement forcé de retirer Kissinger du projet. Il se tourna alors vers un ancien gouverneur républicain de l’Etat du New Jersey, Thomas H. Kean, pour diriger la commission d’enquête, qui allait être composée de dix commissaires, tous des politiciens représentant équitablement les allégeances républicaines et démocrates. Ainsi le sort fut-il scellé. Le peuple pouvait dormir tranquille, l’investigation de la pire attaque terroriste de l’histoire se retrouvait dorénavant entre des mains sûres, celles de politiciens.

Mais comment expliquer un délai aussi long avant d’autoriser la mise sur pied d’une commission d’enquête ? Il s’écoula précisément 441 jours (un an, deux mois et 15 jours) avant qu’on accepte d'ouvrir l'investigation. Et ce n’est que le 31 mars 2003, douze jours après la déclaration de guerre à l’Irak, que s’ouvrit enfin la première séance publique de la commission.

Il est intéressant, à ce sujet, de comparer ces 441 jours écoulés avec les délais de réaction pour lancer les investigations sur diverses tragédies. Par exemple, il fallut seulement sept jours pour ouvrir une commission d’enquête sur la mort de John F. Kennedy, et autant de jours pour examiner la tragédie de la navette Challenger, tandis que la première investigation sur l’attaque de Pearl Harbor fut annoncée après seulement neuf jours. Suite au naufrage du Titanic, il ne s’écoula que six jours avant l’annonce de l’investigation. Il paraît donc à nouveau justifié de s’interroger : pourquoi une attente de 441 jours avant l’introduction d’une commission d’enquête sur les pires attentats terroristes de l’histoire ?

Côté budget, le portrait n’est guère plus rassurant. Trois millions de dollars furent initialement alloués à la commission chargée d’enquêter sur les attentats du 11-Septembre. Puis, se retrouvant une fois de plus sous pression, l’administration Bush courba l’échine et haussa le budget à 11 millions. Ce montant demeure néanmoins nettement inférieur au budget de 40 millions de dollars attribué à l’investigation sur le scandale Whitewater/Monica Lewinski, qui avait éclaboussé l’ancien président Bill Clinton, exposant sa vie sexuelle au grand jour à la fin des années 90.

Alors, où sont les priorités ? N’est-il pas raisonnable d’affirmer que les minces trois millions de dollars initiaux font piètre figure ?

Rappelons-nous ensuite l’une des réactions officielles des plus intéressantes, celle de l’un des principaux acteurs de la tragédie, Oussama Ben Laden, leader du réseau Al Qaeda. Très peu de gens se souviennent que le dimanche ayant suivi le 11 septembre, Ben Laden niait toute responsabilité envers ces attentats. En effet, voici un extrait d’article de CNN paru le 17 septembre 2001 :

« Le leader islamiste militant Oussama Ben Laden, l’homme considéré par les Etats-Unis comme étant le premier suspect derrière les attaques terroristes de la semaine dernière à New York et à Washington, a nié dimanche tout rôle dans les actions susceptibles d’avoir fait des milliers de victimes.

Dans une déclaration émise par la chaîne satellitaire arabe Al Jazeera, basée au Qatar, Ben Laden a affirmé que “Le gouvernement des Etats-Unis m’a constamment blâmé d’être derrière chacune des occasions où ses ennemis l’ont attaqué.”

“Je désire rassurer le monde que je n’ai pas planifié les récentes attaques, qui semblent avoir été planifiées par des gens ayant des motifs personnels”, disait la déclaration de Ben Laden. […] » [5]

Interrogé le même jour à savoir s’il tenait toujours Ben Laden responsable des attaques, le président George W. Bush répondait : « Il ne fait aucun doute qu’il est le suspect principal. Aucun doute là-dessus », poursuivait l’article.

Les jours suivants, ces déclarations marquèrent une brève période de tractations diplomatiques pour le moins cavalières de la part des Etats-Unis envers l’Afghanistan, pays censé abriter le prétendu coupable. La rhétorique américaine était simple : livrez-nous Ben Laden ou nous irons le chercher par la force. La réaction afghane ne tarda pas à venir, comme l’indiquait entre autres un article du service de nouvelles RTE : on exigeait des preuves que le chef d’Al Qaeda était véritablement derrière les attaques avant de collaborer. Or, la Maison-Blanche refusa de fournir ces preuves et rejeta tout simplement la requête. Le secrétaire d’Etat de l’époque, Colin Powell, affirmait pourtant que les Etats-Unis disposaient de suffisamment de preuves pour accuser officiellement Ben Laden et lui ouvrir un procès en Cour américaine. [6]

Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir simplement fourni à l’Afghanistan les preuves demandées, et supposément disponibles, dans le but de parvenir à une entente pacifique ? La réponse à cette question pourrait bien nous être parvenue quelques jours plus tôt dans un article de la BBC daté du 18 septembre 2001, dans lequel un diplomate pakistanais affirmait avoir été informé deux mois plus tôt par des officiels américains que les Etats-Unis prévoyaient déjà en juillet 2001 une attaque contre l’Afghanistan :

« Un ex-diplomate pakistanais a affirmé à la BBC que les Etats-Unis planifiaient une action militaire contre Oussama Ben Laden et les talibans même avant les attaques de la semaine dernière.

Niaz Naik, ancien secrétaire des Affaires étrangères du Pakistan, s’est fait dire à la mi-juillet qu’une action militaire contre l’Afghanistan allait se dérouler d’ici la mi-octobre.

M. Naik dit que des responsables américains lui avaient parlé du plan lors d’une rencontre de contacts internationaux, sous l’égide des Nations-Unies, tenue à Berlin.

M. Naik a affirmé à la BBC que lors de cette rencontre, les représentants des Etats-Unis lui avaient dit qu’à moins que Ben Laden ne leur soit transféré rapidement, les Américains entreprendraient une action militaire pour capturer ou tuer Ben Laden ainsi que Mullah Omar, leader des talibans. […]

M. Naik s’est fait dire que si l’action militaire survenait, elle aurait lieu avant la chute des premières neiges en Afghanistan, à la mi-octobre au plus tard. […]

Et il a dit qu’il doutait que Washington laisse tomber son plan même si Ben Laden leur était remis immédiatement par les talibans. » [7]

Une prédiction qui allait effectivement se concrétiser avec l’invasion américaine au début d’octobre 2001.

Pourtant, encore aujourd’hui, Oussama Ben Laden n’est toujours pas accusé des attentats du 11-Septembre sur le site officiel du FBI. Voici plutôt ce qui y est mentionné :

« […] Oussama Ben Laden est recherché en lien avec les attentats à la bombe du 7 août 1998 sur les ambassades des Etats-Unis à Dar Es Salaam, Tanzanie, et Nairobi, Kenya. Ces attaques ont tué plus de 200 personnes. De plus, Ben Laden est un suspect dans d’autres attaques terroristes à travers le monde. […] » [8]

En d’autres mots, même sept ans plus tard, les services de renseignements américains ne disposent pas d’assez de preuves pour accuser formellement Ben Laden d’être derrière les attentats du 11-Septembre, mais cela ne les empêcha pas de donner le feu vert à une guerre internationale contre Al Qaeda et le terrorisme en général.

Ce fut d’abord l’Afghanistan, puis l’Irak, en passant par la Somalie et le Liban, puis il est maintenant question de l’Iran et du Pakistan, pour n’en nommer que quelques-uns. Soulignons également que des déclarations similaires à celles du diplomate pakistanais, cité précédemment, vinrent plus tard de Paul O’Neill, ancien secrétaire au Trésor américain au sujet de l’Irak. En effet, un article du service de presse Reuters révélait en janvier 2004 que dès son entrée au pouvoir, soit neuf mois avant le 11-Septembre, George W. Bush affichait l’intention d’envahir le pays de Saddam Hussein et qu’il recherchait un moyen d’y arriver :

 « L’ancien secrétaire au trésor, Paul O’Neill, révèle dans un nouveau livre que le président George W. Bush est entré au pouvoir en janvier 2001 avec l’intention d’envahir l’Irak et qu’il était à la recherche d’un moyen d’y parvenir.

O’Neill, congédié en décembre 2002 lors d’un remaniement de l’équipe économique de Bush, est devenu le premier initié majeur de l’administration Bush à lancer une attaque sur le président. […]

Pour partir en guerre, Bush utilisa l’argument que l’Irak possédait des armes de destruction massive et qu’il devait être mis hors d’état de nuire dans un monde post-11 Septembre 2001. Les armes ne furent jamais trouvées. […]

L’ancien secrétaire au Trésor ainsi que d’autres initiés de la Maison-Blanche ont remis à [Ron] Suskind des documents révélant que dans les trois premiers mois de 2001, l’administration Bush examinait les options militaires pour se débarrasser de Saddam Hussein, a dit CBS. » [9]

L’ancien secrétaire au Trésor révélait de plus l’existence de mémos datant des trois premiers mois de la présidence de Bush, l’un d’eux intitulé : « Plan pour l’Irak après-Saddam », alors qu’un autre était titré : « Candidats étrangers pour les contrats de champs pétrolifères irakiens ».

Serait-il possible que toute la question des armes de destruction massive, ayant servi d’argumentation de base en faveur de la guerre en Irak, n’ait été qu’un prétexte de convenance pour permettre à l’administration Bush de parvenir à ses fins ?

Après tout, certains des motifs potentiels pour envahir l’un des cinq pays les plus riches en ressources pétrolières au monde apparaissent plutôt évidents. L’économie mondiale étant basée sur le pétrole, la première superpuissance de la planète ne pouvait-elle pas être désireuse de mettre la main sur cette ressource si convoitée ?

 


 

 

 

 

 

Entrons maintenant dans le vif du sujet avec l’un des articles les plus révélateurs à avoir été publiés dans le domaine, et ce à multiples égards. Publié par l’AFP (American Free Press), celui-ci révélait que l’observatoire sismologique Lamont-Doherty avait enregistré au matin du 11 septembre 2001 deux énormes variations sismiques de très courte durée tout juste avant l’effondrement de chacune des tours jumelles à Manhattan, avant que les débris ne touchent le sol :

« Les séismographes de Lamont-Doherty, à l’Université Columbia dans les Palissades, dans l’Etat de New York, 21 milles au nord du World Trade Center, ont enregistré le 11 septembre une étrange activité sismique qui demeure toujours inexpliquée.

Alors que l’impact des avions provoquait de minimes vibrations au sol, d’importantes secousses incluant des pics d’activité inhabituelle se sont produites au début de chacun des effondrements.

Les données sismiques des Palissades enregistrèrent un tremblement de terre d’une magnitude de 2.1 pendant la chute de dix secondes de la Tour Sud à 9 :59 :04 ainsi qu’un tremblement de 2.3 pendant l’effondrement de huit secondes de la Tour Nord à 10 :28 :31. […] » [10]

Soulignons au passage l’importance de ces informations. Le fait que les deux gratte-ciel, hauts d’environ 415 mètres (1 362 et 1 368 pieds), furent réduits en poussières en respectivement dix et huit secondes chacun est en effet troublant lorsqu’on apprend qu’un corps en chute libre met approximativement huit secondes pour parcourir la même distance, sans aucune résistance autre que l’air.

Doit-on en déduire que les dizaines d’étages intacts sous la zone d’impact de la tour Nord n’auront offert pratiquement aucune résistance ?

Poursuivons avec la suite de l’article :

« […] Toutefois, les données sismiques des Palissades montrent que – alors que les effondrements débutaient – un énorme ˝pic˝ sismique indiquait le moment auquel la plus grande énergie entrait dans le sol. Les décharges les plus fortes furent toutes enregistrées au début des effondrements, clairement avant que les débris tombants ne touchent la terre.

Ces ˝pics˝ inexpliqués dans les données sismiques apportent de la crédibilité à la théorie que de puissantes explosions à la base des tours causèrent les effondrements.

Un ˝pic prononcé de courte durée˝ est ce à quoi ressemble une explosion nucléaire souterraine sur un sismographe, a affirmé à l’AFP le sismologue Thorne Lay, de l’Université de Santa Cruz en Californie.

Les deux pics inexpliqués sont plus de 20 fois supérieurs à l’amplitude des autres vagues sismiques associées aux effondrements et sont apparus dans les enregistrements sismiques Est-Ouest alors que les édifices commençaient à s’écrouler.

Les experts ne peuvent expliquer pourquoi les vagues sismiques ont culminé avant que les tours ne touchent le sol. […]

Alors que l’acier est souvent testé pour déceler des traces d’explosifs, malgré de nombreux rapports de témoins visuels rapportant des explosions dans les tours, les ingénieurs impliqués dans l’évaluation de bâtiments dirigée par la FEMA ne conduisirent aucun test du genre. […] » [11]

L’article poursuivait ensuite en révélant la découverte, par les équipes de nettoyage du site, d’importants bassins d’acier fondu à la base des décombres des deux tours, plus d’un mois après la tragédie. Mêmes trouvailles stupéfiantes, d’ailleurs, sous les débris du Building 7, qui ne fut percuté par aucun avion mais qui s’effondra tout de même en fin d’après-midi le même jour :

« […] Dans les sous-sols des édifices en ruines, à l’endroit où les 47 colonnes centrales de soutien se connectaient avec la fondation, des endroits brûlants ˝d’acier littéralement fondu˝ ont été découverts plus d’un mois après les effondrements. Une telle chaleur résiduelle aussi intense et persistante, à 70 pieds sous la surface, dans un environnement sous-alimenté en oxygène, pourrait expliquer comment la structure de soutien cruciale a pu céder. […] »

L’article cite ensuite Mark Loizeaux, président de Controlled Demolition Inc. (CDI) of Pheonix, compagnie qui se surnomme elle-même « l’innovateur et meneur mondial dans le domaine de la démolition contrôlée et l’implosion de structures ». C’est ce même Loizeaux qui nettoya notamment le site de l’édifice fédéral Alfred P. Murrah à Oklahama City après l’attentat terroriste de 1995.

« […] L’AFP a interrogé Loizeaux sur les rapports d’acier fondu sur le site.

˝Oui˝, a-t-il dit, ˝à certains endroits brûlants se trouvait de l’acier fondu dans les sous-sols˝.

Ces endroits incroyablement chauds furent localisés ˝trois, quatre et cinq semaines plus tard, alors qu’étaient retirés les débris˝, a dit Loizeaux. Il ajouta que de l’acier fondu avait également été retrouvé au WTC 7, qui s’était mystérieusement effondré en fin d’après-midi.

L’acier de construction possède un point de fusion extrêmement élevé d’environ 2 800 degrés Fahrenheit. […]

Les experts ne croient pas que le carburant des avions ou du papier puisse avoir généré une telle chaleur.

Ceci est impossible, disent-ils, puisque la température maximale pouvant être atteinte par des hydrocarbures tel du carburant d’avion brûlant à l’air libre est de 1 520 degrés F. Les feux du WTC étant riches en carburant, tel que le démontrait l’épaisse fumée noire, ils soutiennent qu’ils n’ont pas atteint cette limite supérieure.

Les régions les plus chaudes à la surface des débris, où l’oxygène était disponible en abondance, étaient beaucoup plus froides que l’acier fondu trouvé dans les sous-sols. […] »

Comme le rapportait cet article, la présence d’acier fondu sous les débris (voir annexe de photos – PH-5.16) devient déconcertante pour la simple raison que l’acier a un point de fusion d’environ 2 800 degrés Fahrenheit, et ne commence à faiblir de manière significative qu’au-delà de 1 292 degrés Fahrenheit [12]. La version officielle prétend que c’est le kérosène, le carburant d’avions de ligne, qui a affaibli la structure d’acier en brûlant.

Pour se donner un point de repère, examinons les photos d’un autre incendie, celui de l’édifice Windsor, à Madrid. Selon CNN, la plus haute température atteinte lors de cet incendie fut 800 degrés Celsius (ou 1 472 degrés F) [13] (voir photos en annexe – PH-7.4 à 7.9). Est-ce qu’une comparaison des photos de cet incendie avec celles du World Trade Center nous permet de croire qu’une température similaire ou supérieure fut atteinte à New York ?

Par ailleurs, le kérosène atteint lors de sa combustion des températures maximales de 1 517° F, et ce uniquement lors de conditions optimales, c’est-à-dire lorsqu’il est amplement oxygéné. De plus, il est important de noter que la presque totalité des réservoirs de kérosène aura été consumée lors de la brève mais intense explosion initiale, sous forme d’énormes boules de feu que nous avons tous observées, horrifiés, en direct à la télévision (voir annexe de photos – PH-2.1 à 2.7).

Ainsi, comment se fait-il que l’on ait retrouvé de l’acier fondu sous les ruines ?

Plusieurs autres sources ont également fait état de la présence d’acier fondu sur le site du World Trade Center. Par exemple, le magazine Waste Age, qui s’adresse aux professionnels de la gestion des déchets, du recyclage et du remplissage, rapportait ceci :

« […] Mais pendant environ deux mois et demi après les attaques, en plus de ses tâches régulières, le NYDS [Département Sanitaire de la ville de New York] a joué un rôle majeur dans le retrait des débris – tout, depuis les poutres d’acier fondues jusqu’aux dépouilles humaines – assurant les allées et venues de camions entre Ground Zero et la décharge Fresh Kills, qui fut réouverte pour recevoir les débris. […] » [14]

De son côté, GCN (Government Computer News) rapportait, un an jour pour jour après les attaques :

« Pendant six mois après le 11-Septembre, la température au sol a varié entre 600 degrés Fahrenheit et 1 500 degrés, parfois plus.

˝Dans les premières semaines, lorsqu’un travailleur soulevait à l’occasion une poutre d’acier des débris, de l’acier fondu en dégouttait à l’extrémité˝, a affirmé [Greg] Fuchek [président des ventes chez LinksPoint Inc. qui travailla conjointement avec le service des incendies de New York]. […] » [15]

Même l’aumônier de service à Ground Zero, Herb Trimpe, a témoigné de la présence d’acier fondu lors d’une entrevue avec le Times Herald-Record de Middletown, NY, publiée le 8 septembre 2002 :

« […] J’ai réalisé qu’il faisait plus chaud sur le site. Les feux ont brûlé jusqu’à 2 000 degrés aux sous-sols pendant longtemps avant qu’ils ne parviennent à ces endroits et qu’ils ne refroidissent.

J’ai discuté avec plusieurs entrepreneurs, et ils ont dit qu’ils avaient en fait vu du métal fondu au fond, les poutres avaient simplement fondu complètement à cause de la chaleur. […] » [16]

Mentionnons également une parution de la NEHA (National Environmental Health Association), qui citait Ron Burger, un conseiller en santé publique du Centre National de Santé Environnementale :

« […] Vétéran des désastres de l’inondation du Mississippi et du Mont St. Helens, Burger a affirmé s’être souvenu du volcan, s’il oubliait qu’il se trouvait au cœur de Manhattan. ˝A sentir la chaleur, à voir l’acier fondu, couches par-dessus couches de cendres, semblables à de la lave, ça me rappelait le Mont St. Helens et les milliers [de personnes] qui ont fui ce désastre. […] » [17]

Citons aussi un extrait publié par la SEAU (Structural Engineers Association of Utah) en octobre 2001 :

« […] Vingt et un jours après les attaques, les incendies brûlaient encore et l’acier fondu coulait toujours. […] » [18]

Mais faisons tout de même abstraction, pour un instant, du manque à gagner d’au minimum 1 000 degrés F pour que l’acier puisse avoir fondu, et examinons la logique de la chose. Les tours Nord et Sud s’étant écroulées après avoir brûlé pendant respectivement 102 et 56 minutes, n’est-il pas normal de considérer que la température atteinte aux étages les plus durement touchés ait culminé dans les instants précédant les effondrements, puisque c’est à ce moment que l’acier céda ? Dans le cas contraire, pourquoi les tours s’effondreraient-elles si la température des incendies était en fait en déclin ?

Pourtant, un article du New York Times nous révèle les dernières communications radio des pompiers parvenus au 78e étage de la tour Sud à 9h56, quelques secondes seulement avant qu’elle ne s’effondre sur eux. Loin de décrire les températures infernales auxquelles on pourrait logiquement s’attendre, le chef Orio Palmer transmet d’une voix sans peur que deux lignes d’eau suffiraient pour s’attaquer à deux poches de feu isolées.

Voici un extrait de l’article paru le 9 novembre 2002 :

« Les voix, captées sur un enregistrement des transmissions radio du Département des incendies, ne trahissent aucune peur. Les mots sont pragmatiques.

Deux tuyaux d’incendie sont nécessaires, dit le chef Orio Palmer depuis l’un des étages supérieurs de la tour Sud sérieusement endommagée au World Trade Center. Seulement deux tuyaux pour attaquer deux poches de feu isolées. ˝Nous devrions être en mesure d’en venir à bout avec deux tuyaux˝, dit-il aux pompiers de la 15e Division qui le suivaient en grimpant les escaliers de la tour condamnée. […] » [19]

Deux poches de feu isolées, pouvant être contenues avec deux simples tuyaux. Serait-ce là la cause de l’effondrement de ce gigantesque gratte-ciel de 110 étages ? Pourtant, contre toute attente, à 9h59 la tour Sud s’écroulait en poussières.

Mais poussons le raisonnement de la version officielle encore plus loin et supposons que le feu, malgré les lois de la physique, ait réellement atteint des températures suffisamment élevées pour avoir affaibli les structures d’acier. Oublions également les vibrations perçues par les sismographes au début des effondrements. Imaginons seulement un brasier si chaud, si dévastateur aux étages supérieurs qu’il put affaiblir la structure d’acier à ce niveau. Cette structure, doit-on le rappeler, était composée de 47 piliers d’acier en son centre. Est-il physiquement concevable que l’affaiblissement des colonnes centrales au niveau supérieur du gratte-ciel ait pu provoquer l’écroulement de toutes les sections inférieures, toujours intactes puisqu’elles n’avaient aucunement été affaiblies par le feu, d’une manière aussi symétrique ?

N’oublions pas que l’impact de l’avion a pu affecter la stabilité de l’édifice, diront certains. Qui de mieux placé que Leslie Robertson, ingénieur structural en chef lors de la construction du World Trade Center, pour nous éclairer à ce sujet ? Lors d’une entrevue sur les ondes de la BBC, M. Robertson déclarait avoir précisément conçu les tours pour qu’elles survivent à un tel impact :

« […] ˝Nous avions conçu le projet pour résister à l’impact du plus gros avion de son époque, soit le Boeing 707. Cela signifiait prendre cet avion de ligne, le faire percuter l’édifice, détruire une grosse section de sa structure et qu’il tienne le coup.˝ […] » [20]

Remontons ensuite jusqu’en février 1993, suite au premier attentat contre le World Trade Center lors duquel une bombe avait explosé dans son stationnement sous-terrain, et voy