Analyse Média 911 : Les joueurs et les enjeux financiers

Analyse Media 911 est un site sur le 11 Septembre rédigé par un journaliste canadien. Il se veut "d’abord et avant tout une référence fiable et aisément accessible pour quiconque désire s’informer sur les nombreux points méconnus, anomalies et faits entourant les attaques terroristes du 11 septembre 2001". Résultat d’une "recherche personnelle, basée sur deux années complètes d’analyse de sources médiatiques crédibles et vérifiables", cet "ouvrage" constitue une très excellente synthèse des informations disponibles sur le sujet.

Nous poursuivons notre série de news visant à vous faire découvrir Analyse Média 911 au travers d’une sélection d’extraits. Aujourd’hui, nous reproduisons un passage du chapitre Les joueurs et les enjeux financiers revenant sur les délits d’initiés avérés et transactions financières illégales qui ont précédé le 11 Septembre 2001.
 


 
Jetons un oeil sur un volet légèrement plus connu du 11 septembre. En effet, plusieurs personnes auront possiblement entendu parler de la subite augmentation d’achats de ˝put options˝ dans les jours précédant les attaques. Expliquées simplement, les ˝put options˝ sont un type de transaction boursière utilisé lorsqu’un investisseur croit que la valeur d’un titre s’apprête à chuter. Lorsqu’effectivement, la valeur du titre sur lequel on place les ˝put options˝ s’écroule dans les jours suivants, l’investisseur touche alors des profits.

À ce sujet, voyons ce que rapportait le Chicago Tribune le 19 septembre 2001.

« Des régulateurs boursiers de partout dans le monde enquêtent à savoir si les terroristes impliqués dans les attaques de la semaine dernière ont réalisé des gains sur les marchés financiers, possiblement en achetant des options sur les titres d’United Airlines, Boeing, American Airlines et d’autres compagnies en sachant que leurs prix chuteraient.

Des négociateurs boursiers affirment qu’un volume étrangement élevé de transactions d’options juste avant les attaques sur AMR Corp, parent d’American, et UAL Corp., parent de United, en particulier, ont généré d’énormes profits après que les terroristes aient écrasé des avions appartenant aux deux lignes aériennes contre le World Trade Center et le Pentagone.

Le Chicago Board Options Exchange a déclaré mercredi qu’il enquêtait sur les achats d’options avant les attaques. [...]

Un négociateur de Chicago a affirmé que l’augmentation importante d’achats d’options est la preuve que des gens étaient au courant du désastre imminent.

˝Quelqu’un le savait, que ce soit un courtier ou quelqu’un qui connaissait ces types, ou il s’agit de l’une de ces cellules terroristes˝, a dit Jon Najarian, fondateur de Mercury Trading, qui se spécialise en options boursières à Chicago.

Si les enquêteurs découvrent des preuves que les terroristes ont tenté de profiter de la chute des prix des actions, cela pourrait devenir utile pour identifier ceux qui se trouvent derrière l’attaque et pour geler leurs avoirs financiers, affirment les experts. [...]

De toute manière, quelqu’un s’est servi en quantité extraordinaire d’un outil financier appelé ˝put options˝ dans les jours précédant l’attaque. [...]

Le 6 septembre, le volume des ˝put options˝ sur United Airlines était de 3150, soit plus de quatre fois son volume quotidien moyen pour l’année en cours, selon les données de Options Clearing Corp. Le volume des ˝put options˝ sur Boeing le 7 septembre s’élevait à 27294, plus de cinq fois sa moyenne quotidienne pour l’année en cours.

La journée précédant les attaques, le volume des ˝put options˝ sur le titre d’American Airlines fut de 4516, près de 11 fois sa moyenne quotidienne pour l’année en cours.

L’industrie de l’assurance, également considérée comme étant durement affectée par les effets des attaques terroristes, a été le théâtre d’activités similaires avec les ˝put options˝. Citigroup, qui possède une importante branche dans le domaine de l’assurance, ainsi que le courtier d’assurances Marsh & McLennan Cos. ont accumulé un volume de ˝put options˝ anormalement élevé seulement quelques jours avant les attaques. [...]

Les acheteurs de ˝put options˝ ont réalisé d’énormes profits. Najarian, le négociateur de Chicago, a remarqué que 1535 ˝put options˝ achetés la journée avant l’attaque ˝permettait à l’acheteur de vendre 153 500 actions à 30 $˝. Lorsque la valeur du titre d’American (Airlines) chuta, le propriétaire de ces ˝put options˝ toucha 1,7 million de dollars.

Plusieurs millions de dollars auraient été faits avec des ˝put options˝ semblables sur les marchés d’ici et d’ailleurs. [...]» K7

Clarifions d’abord un élément important. Quiconque connaît minimalement le fonctionnement des marchés boursiers sait qu’il est tout simplement impossible de transiger quoi que ce soit, titres ou ˝put options˝, sans avoir préalablement ouvert un compte en bonne et due forme auprès d’un courtier, ce qui implique de lui fournir des pièces d’identité et autres détails personnels et exhaustifs, valides et vérifiables. Il devient dès lors très aisé pour les enquêteurs, surtout gouvernementaux, de retracer tout investisseur.

Observons ensuite ce que rapportait le San Francisco Gate dans ce dossier deux semaines plus tard.

« Des investisseurs n’ont toujours pas réclamé plus de 2,5 millions de dollars de profits réalisés avec des options sur le titre d’United Airlines avant les attentats terroristes du 11 septembre, selon une source familière avec le domaine du marché des échanges.

L’argent non réclamé soulève des soupçons que les investisseurs – dont les identités et les nationalités n’ont pas été rendues publiques – étaient au courant de la venue des attaques.

˝Habituellement, si une personne a une opportunité de ce genre, elle prend l’argent et se sauve en courant˝, a dit la source, qui parlait sous condition d’anonymat. ˝Peu importe la personne qui a fait ça, elle ne croyait pas que les marchés seraient fermés pendant quatre jours.˝

˝Ça sent très mauvais.˝ [...]

Les autorités locales et étrangères n’ont rendu publiques aucune des conclusions auxquelles elles sont parvenues et refusent de discuter de ce dossier. [...]

La source familière avec les transactions sur United [Airlines] a identifié la banque allemande Alex Brown, la division d’investissements bancaires américaine du géant allemand Deutsche Bank, comme étant la banque d’investissements utilisée pour acheter au moins une partie des options. Rohini Pragasam, porte-parole de la banque, a refusé de commenter. [...]» K3

Nous apprenons donc que les autorités étaient parvenues à des conclusions quant à l’identité des investisseurs, mais qu’elles refusèrent de les rendre publiques. Le dernier paragraphe nous indique également une première piste, celle-ci pointant vers une division d’investissements bancaires non pas arabe ni pakistanaise, mais plutôt occidentale – germano-américaine pour être plus précis.

Transportons-nous à nouveau deux semaines plus tard. Un article publié le 14 octobre 2001 dans le réputé The Independent britannique nous en apprenait encore plus sur cette banque allemande Alex Brown.

« Des spéculateurs d’actions n’ont pas réclamé 2,5 millions de dollars de profits réalisés suite à la chute du prix des actions d’United Airlines après les attaques du 11 septembre.

Le fait que l’argent n’est toujours pas réclamé plus d’un mois plus tard a renouvelé la curiosité des investisseurs dans une histoire rejetée comme étant une coïncidence.

Il est possible que les investisseurs, qui furent en mesure de prédire si habilement l’effondrement du prix de l’action, soient réticents de paraître comme s’ils tiraient profit de la tragédie. Mais les enquêteurs se demandent maintenant s’il n’y a pas une explication plus sinistre. [...]

De nouveaux détails sur les transactions qui ont généré des profits aussi importants suite aux attentats ont été divulgués. À l’embarras des enquêteurs, il a été révélé que la firme qui fut utilisée pour acheter plusieurs des ˝put options˝ – dans lesquels un acheteur, en fait, mise sur la chute du prix d’une action – sur le titre d’United Airlines était dirigée jusqu’en 1998 par ˝Buzzy˝ Krongard, aujourd’hui directeur exécutif de la CIA.

Jusqu’en 1997, M. Krongard était président d’Alex Brown Inc., la plus ancienne firme d’investissements bancaires en Amérique. Alex Brown fut acquis par Bankers Trust, qui fut à son tour acheté par la Deutsche Bank. Dans son dernier emploi avant de démissionner pour occuper son poste de cadre supérieur à la CIA, il dirigeait la Bankers Trust – un client d’affaires personnel d’Alex Brown, en charge de comptes et d’investissements de riches clients de partout dans le monde.

Il n’y a pas de suggestions que M. Krongard était au courant de la venue des attaques. [...]

Ce n’est pas seulement les compagnies aériennes qui furent ciblées par des investisseurs remarquablement futés. L’un des plus importants locataires du World Trade Center était la banque d’investissements Morgan Stanley. Dans la première semaine de septembre, une moyenne de 27 contrats de ˝put options˝ fut achetée chaque jour sur leur titre boursier. Le total pour les trois jours précédant l’attaque fut de 2157. Merrill Lynch, un autre locataire du WTC, a vu 12 215 ˝put options˝ être achetés dans les quatre jours précédant les attaques, alors que les jours d’avant présentaient une moyenne quotidienne de 252 contrats. » K6

Soyons objectifs et évitons de sauter aux conclusions. Après tout, on ne nous apprend pas que Buzzy Krongard lui-même fit l’achat de ces ˝put options˝, mais bien que les gens qui les ont achetés l’ont fait par l’entremise d’une banque que dirigea Krongard jusqu’en 1998. Notons tout de même qu’après trois années de services en tant que conseiller au directeur de la CIA, Krongard fut ensuite nommé directeur exécutif de cette même agence en mars 2001 (W102).

Signalons aussi au passage la coïncidence du départ d’un joueur clé de la Deutsche Bank immédiatement après les événements du 11 septembre, tel que rapporté par le New York Times le 15 septembre 2001.

« La Deutsche Bank A.G., la plus importante banque d’Europe, a annoncé que Mayo Shattuck III vient de renoncer à son poste de directeur de la division d’investissements bancaires des États-Unis, Alex Brown. [...]» W211

Quel synchronisme! Cette coïncidence, superposée au refus des enquêteurs de discuter du dossier des ‘put options’ ou de divulguer l’identité des investisseurs plus de sept ans plus tard, additionné aux volumes anormalement élevés de ‘put options’ sur les titres de compagnies ayant leurs bureaux dans les tours du World Trade Center, tout cela ne devient-il pas très étrange?

Ouvrons d’ailleurs une paranthèse pour observer l’opinion particulière de ce même Buzzy Krongard au sujet d’une éventuelle capture d’Oussama Ben Laden. Ses propos furent publiés dans le London Times du 9 janvier 2005.

« Le monde a peut-être avantage à ce qu’Oussama Ben Laden ne soit pas capturé, selon le directeur exécutif de l’Agence Centrale de Renseignements (CIA) récemment hors fonction. Si le terroriste le plus recherché de la planète est capturé ou tué, une lutte pour le pouvoir parmi ses subordonnés d’Al Qaeda pourrait déclencher une vague d’attaques terroristes, a affirmé AB Buzzy Krongard, qui a démissionné il y a trois semaines du troisième plus haut poste de la CIA.

˝On peut argumenter que nous sommes en meilleure position avec lui (au large)˝, a déclaré Krongard. ˝Parce que si quelque chose arrivait à Ben Laden, vous pourriez trouver beaucoup de gens qui rivaliseraient pour sa position en démontrant à quel point ils sont puissants en déclenchant une vague de terreur.˝

Krongard, un ancien investisseur banquier qui s’est joint à la CIA en 1998, a affirmé que le rôle de Ben Laden parmi les militants islamistes changeait. [...]» W105

Alors, M. Krongard prétend que si Ben Laden est capturé ou tué, la menace terroriste s’en trouvera accentuée. Pourtant, les gouvernements ne nous disent-ils pas que tant qu’il sera libre, la menace terroriste sera omniprésente?

Revenons sur ces fameux ‘put options’. Puisque personne ne pouvait prévoir que les tours du World Trade Center s’effondreraient, les terroristes ne faisaient évidemment pas exception à la règle. À ce moment, était-il logique pour ceux-ci d’aller jusqu’à placer des ˝put options˝ sur les titres des locataires du complexe, comme la banque Morgan Stanley par exemple?

À bien y penser, il ne semble d’ailleurs pas logique pour quiconque de s’exposer au grand jour en achetant des options boursières susceptibles de les relier directement aux attaques. À moins, bien entendu, de connaître les gens nécessaires pour avoir l’assurance de ne pas être dérangé par la suite. À toutes fins pratiques, c’est d’ailleurs précisément ce qui s’est produit. Les enquêteurs refusèrent de discuter de l’affaire et ne firent aucune arrestation dans ce dossier.

Toutefois, une autre piste intéressante s’avère digne de mention, malgré qu’elle n’ait reçut que peu d’attention au printemps 2002. Voici un extrait tiré du quotidien électronique new-yorkais Newsday, daté du 29 mai 2002.

« Dans une poursuite criminelle sur laquelle plane le spectre des attaques terroristes du 11 septembre, les procureurs ont révélé hier que de l’information confidentielle avait été découverte lors de la fouille des biens d’un ancien agent du FBI faisant prétendument partie d’un complot de négociateurs boursiers initiés.

La révélation sensationnelle a été faite par le procureur américain Kenneth Breen dans le Tribunal Départemental américain à Brooklyn lors de la mise en accusation de Lynn Wingate, qui fut placée en congé administratif par le FBI, et de l’ancien agent Jeffrey Royer pour avoir été impliqués dans un complot d’extorsion lié à des transactions boursières. [...]

Royer, 39 ans, qui a quitté le FBI en décembre 2001, est accusé d’avoir obtenu des informations confidentielles de l’agence pendant et après qu’il était employé par celle-ci, et de les avoir fournies à Amr I. Elgindy. Prétendu délateur de Wall Street ainsi que réputé vendeur d’actions boursières (put options), Elgindy a été accusé vendredi d’être au coeur du complot.

Sans élaborer en cour hier, Breen a toutefois déclaré que les données confidentielles découvertes constituaient des informations que Royer n’avait aucune raison légitime de posséder et qu’elles pouvaient mener à ˝quelque chose de plus sérieux˝.

L’accusation reproche aux accusés d’avoir participé à un complot de négociations boursières d’initiés dans lequel Royer a prétendument divulgué des informations confidentielles du FBI à Elgindy qui a ensuite réalisé des transactions en se basant sur ces informations. L’accusation mentionne également que lorsque Royer a quitté le FBI, il a continué d’accéder aux fichiers confidentiels du FBI par le biais de Wingate, 34 ans.

Elgindy, 34 ans, était détenu sans possibilité de libération sous caution. Lors d’une audience à San Diego la semaine dernière, Breen a affirmé que la tentative d’Elgindy de liquider les comptes bancaires de ses enfants le 10 septembre pouvait ˝possiblement˝ signifier qu’il possédait ˝des informations privilégiées sur les attaques du 11 septembre et que, plutôt que de les rapporter, il tenta de tirer profit de ces informations˝.

L’avocate de la Défense, Jeanne G. Knight, s’est moquée de cette suggestion et a affirmé qu’elle constituait une tentative de la part des procureurs de salir la réputation d’Elgindy, un citoyen américain natif d’Égypte, avec des ˝insinuations de terrorisme˝. » W45

N’est-il pas révélateur qu’Amr I. Elgindy, un négociateur boursier ayant des liens directs avec deux agents du FBI, ait désiré vider le compte de ses enfants la journée précédant le 11 septembre?

Selon le New York Times, le solde de ce compte s’élevait à 300 000 $. De plus, M. Elgindy affirmait à son courtier dans l’après-midi du 10 septembre que les marchés boursiers étaient sur le point de s’effondrer.

« [...] Pendant la conversation du 10 septembre, M. Elgindy avait prédit que l’indice industriel du Dow Jones, qui affichait environ 9600 à ce moment, allait bientôt s’écraser sous les 3000, a affirmé M. Breen. [...]» W46

Le dénouement de ce procès eut finalement lieu le 24 janvier 2005. Voici un extrait du reportage de l’Associated Press à ce sujet.

« Un ancien agent du FBI ainsi qu’un conseiller boursier par Internet ont été trouvés coupables lundi d’avoir utilisé des ordinateurs du gouvernement pour obtenir de l’information confidentielle qu’ils ont utilisée pour manipuler le marché boursier.

L’ancien agent Jeffrey Royer a été trouvé coupable de s’être livré à du chantage, coupable de fraude boursière, d’entrave à la justice et de soudoiement de témoin, pour avoir divulgué des détails sur des enquêtes du FBI et sur le passé criminel de dirigeants à Anthony Elgindy, un négociateur boursier basé à San Diego.

M. Elgindy a été trouvé coupable de s’être livré à du chantage, de fraude boursière et d’extorsion pour son rôle dans le complot. [...]

M. Royer a même informé l’analyste financier d’origine égyptienne sur une enquête du FBI à savoir s’il avait profité d’informations privilégiées sur les attaques terroristes du 11 septembre en vendant des actions qui se sont écroulées après les attaques, ont affirmé les procureurs. M. Elgindy n’a pas été inculpé dans cette investigation. [...]» W47

Autrement dit, un verdict de culpabilité fut rendu sur tous les chefs d’accusations principaux sauf sur les allégations relatives au 11 septembre, qui furent rejetées. Ne serait-il pas intéressant de savoir comment M. Elgindy avait pu prédire la chute des marchés boursiers une journée avant les attentats, si ce n’était par le biais de l’agent Royer, qui fut pourtant reconnu coupable de lui avoir divulgué des détails d’enquêtes du FBI?

Il va sans dire qu’une condamnation relative à l’utilisation d’informations privilégiées sur la venue des attaques du 11 septembre aurait eu pour effet d’incriminer non seulement M. Elgindy mais également le FBI en entier… ce qui expliquerait bien la raison pour laquelle le juge aura préféré ne pas s’aventurer en terrain aussi glissant.

Toujours est-il que le public se retrouve plus de sept ans après le 11 septembre sans connaître l’identité des investisseurs des ‘put options’, faute de coopération et de transparence de la part des enquêteurs et du gouvernement américain. Les indications nous permettent toutefois de tracer un profil ressemblant beaucoup plus à celui d’initiés ayant des liens avec les services secrets des États-Unis, qu’à celui d’extrémistes arabes se cachant dans les régions montagneuses d’Afghanistan.

Après tout, n’y a-t-il pas fort à parier que si les investigateurs avaient découvert qu’un certain Mohammed Al quelque chose, associé de Ben Laden, était le mystérieux détenteur des ˝put options˝, la découverte aurait aussitôt été révélée publiquement et les journaux l’auraient ensuite clamée haut et fort?

Mentionnons ici l’un des rares mais néanmoins importants développements de l’enquête sur ces ‘put options’ par la SEC (Securities and Exchange Commission – Commission des Fonds et Actions boursières). N’ayant reçu que très peu d’attention, cette histoire fut rapportée par le San Francisco Chronicle dans son édition du 19 octobre 2001.

« Dans le but de simplifier son enquête sur les activités financières suspectées d’avoir des liens avec le terrorisme, la Securities and Exchange Commission a demandé hier aux firmes de placements de participer à un système de partage d’informations novateur impliquant des membres-clés de la communauté financière.

La mesure sans précédents, qui s’aligne avec d’autres demandes faites à l’industrie des services financiers dans la foulée des attaques du 11 septembre, apparaît comme un raffinement important dans les efforts fédéraux pour poursuivre la piste financière.

La SEC a précédemment refusé de commenter sur la nature et la portée de son investigation, mais il est évident que des nombres potentiellement élevés de transactions boursières sur des compagnies ayant été affectées par les attaques sont considérés comme méritant d’être examinés de près. [...]

Le geste d’hier de la SEC survient après une période de silence des autorités à propos de ses activités d’investigations. [...]

Le système proposé, qui entrerait en fonction immédiatement, délègue utilement des centaines, sinon des milliers de joueurs-clés du secteur public. [...]

Dans un communiqué de deux pages émis à ˝toutes les entités reliées aux actions boursières˝ du pays, la SEC demande aux compagnies de désigner du personnel haut placé qui reconnaît ˝la nature délicate˝ du dossier, sur qui elle peut se fier pour ˝appliquer la discrétion appropriée˝ pour agir en tant qu’individus servant de ˝liens˝ entre les investigateurs du gouvernement et l’industrie. [...]» W53

À première vue, la manoeuvre peut paraître anodine. Toutefois, lorsqu’on entend Michael Ruppert, ancien policier de Los Angeles familier avec cette procédure, commenter le résultat direct de cette ‘délégation’ de personnel haut placé, certains morceaux du casse-tête prennent alors place. Voici donc les propos de Michael Ruppert, tirés de son livre intitulé Crossing the rubicon.

« [...] Lorsqu’une personne se voit déléguée dans une investigation criminelle, ou touchant à la sécurité nationale, il devient alors illégal pour cette personne de révéler publiquement ce qu’elle sait. C’est une manoeuvre brillante. En bout de ligne, ils [les délégués] deviennent des agents du gouvernement et sont contrôlés par les règles du gouvernement plutôt que par leur propre conscience. En fait, ils peuvent être jetés en prison sans aucune audience s’ils parlent publiquement. J’ai vu cette menace sous-entendue à plusieurs reprises lors d’investigations fédérales, des agents des services de renseignements et même des membres du Congrès qui sont liés si fermement par le sceau du secret et certains accords qu’ils ne sont pas en mesure de révéler des activités criminelles au sein du gouvernement par peur d’être emprisonnés. [...]» W54

Voilà qui pourrait bien expliquer pour quelle raison une étanche discrétion entoure le sujet des ‘put options’ depuis l’automne 2001. Par conséquent, c’est vers TBRNews, un service de nouvelles alternatives (non corporatif), que nous devons nous tourner pour tenter de lever le voile sur cette affaire.

« Entre le 26 août et le 11 septembre 2001, un groupe de spéculateurs identifié par l’American Securities and Exchange Commission [SEC] comme étant des citoyens israéliens a vendu ˝à découvert˝ une liste de 38 titres dont la valeur était raisonnablement prévisible de chuter suite aux attaques qui allaient bientôt survenir. Les spéculateurs ont opéré sur les marchés boursiers de Toronto, Canada, et de Frankfurt, Allemagne, et leurs profits ont été chiffrés spécifiquement ˝dans les millions de dollars˝. [...]

Lynn Howard, une porte-parole du Chicago Board Options Exchange (CBOE), a précisé que l’information sur ceux qui avaient effectué les transactions avait été disponible immédiatement. [...]

Howard poursuivit, ˝Le système est si intelligent que même si une nouvelle survient et déclenche un événement sur le marché, on peut retourner dans le temps et les paramètres peuvent être modifiés pour s’ajuster à ce qui nous intéresse. C’est un système très astucieux et instantané. [...] La firme qui effectue les transactions et qui est membre doit avoir de l’information vérifiable sur le client sous la règlementation ‘Connaître votre client’ (et nous partageons toute l’information avec la SEC)˝.

Compte tenu de tout cela, au minimum le CBOE ainsi que les régulateurs du gouvernement qui dirigent les investigations secrètes connaissent depuis un certain temps l’identité de ceux qui ont placé les ‘put options’ sur un total de 38 titres dont on pouvait raisonnablement anticiper l’abrupte perte de valeur suite à une attaque similaire à celle du 11 septembre. Le silence du côté des investigateurs pourrait signifier plusieurs choses : soit les terroristes sont responsables pour les ‘put options’ placés sur les titres listés, ou alors d’autres personnes que les terroristes possédaient des informations sur la venue de l’attaque et ont utilisé celles-ci pour récolter un bon magot sur le dos de la tragédie. [...]

Il a été rapporté par le Centre Interdisciplinaire, une équipe de spécialistes en contre-terrorisme impliquant des anciens agents des services de renseignements israéliens, que des initiés ont réalisé des profits de près de 16 millions de dollars en vendant ˝à découvert˝ des titres d’American et d’United Airlines, les deux compagnies aériennes utilisées dans les attaques, et de la firme d’investissements Morgan Stanley, qui occupait 22 étages dans le WTC.

Apparemment, aucune des transactions douteuses n’a pu mener jusqu’à Ben Laden puisque ce sujet de nouvelles s’est discrètement éclipsé, laissant plusieurs personnes à se demander si elles ne menaient pas à des firmes ou à des agences de renseignements américaines.

La plupart des transactions passèrent d’abord par la Banque Allemande A-B. Brown, une firme présidée jusqu’en 1998 par A.B. ‘Buzzy’ Krongard, qui est par la suite devenu directeur exécutif de la CIA. [...]» W55

N’est-il pas anormal que plus de sept ans après les événements, cet article provenant d’un service de nouvelles alternatives soit celui qui se rapproche le plus de l’identité de certains individus ayant effectué les transactions boursières suspectes? Alors qu’il est indiscutable que la crédibilité des services de nouvelles alternatives n’est généralement pas aussi reconnue que celle des médias corporatifs, que ce soit à tort ou à raison, il apparaissait néanmoins important de citer cet article puisqu’il semble être le seul à indiquer une origine probable aux fameux ‘put options’, soit un groupe de spéculateurs israéliens. Nous reviendrons d’ailleurs un peu plus loin sur le volet israélien.

Examinons ensuite cet article du Washington Post, daté du 8 novembre 2001, qui rapportait que le propriétaire de la maison de courtage First Equity Enterprises, dont les locaux étaient situés au quinzième étage de la tour Sud du World Trade Center, fut accusé de s’être enfui avec plus de 100 millions de dollars appartenant à des investisseurs.

« Plus de 100 millions de dollars provenant de comptes gérés par une maison de courtage du World Trade Center ont été déclarés manquants dans les jours suivant les attaques terroristes, selon une poursuite judiciaire.

La poursuite déposée par Dirk Karreman, de Queensland en Australie, accuse le propriétaire Andre Koudachev de First Equity Enterprises et d’autres administrateurs ˝d’avoir dépensé ou de s’être sauvé (avec l’argent) dans un endroit inconnu présentement˝.

Les 108 millions de dollars appartiennent à 1400 investisseurs de 14 pays, ont rapporté plusieurs médias étrangers. [...]

Selon les documents remplis en cour mercredi, des administrateurs ont informé un investisseur 11 jours après les attentats terroristes que Koudachev avait disparu avec l’argent des investisseurs et qu’ils ˝ne le reverraient plus jamais˝. [...]

Koudachev est un citoyen russe qui a habité à Moscou pendant les deux dernières années, a dit son avocat, Nathaniel Marmur. Il a quitté New York peu de temps après les attaques du 11 septembre qui ont détruit les bureaux de la maison de courtage du 15e étage du Trade Center. [...]» W129

Le quotidien allemand Der Spiegel abordait quant à lui le sujet de manière plus directe.

« Les voleurs furent aussi téméraires que rusés. Peu avant leur fuite du World Trade Center le 11 septembre, les administrateurs de monnaie étrangère de la First Equity Enterprises se sont enrichis de 100 millions de dollars.

La peur et le chaos régnaient dans le sud de Manhattan ce matin-là : de la fumée, des incendies, des gens qui hurlaient, des véhicules de secours, des policiers. Mais les individus entourant le patron de la First Equity, au 15e étage du World Trade Center, travaillaient vite et de manière précise, vidant fébrilement les comptes de leurs clients avant de quitter l’édifice. Leur prime : environ 225 millions de Deutsche Marks.

Voilà les événements, pensent les investigateurs de New York, qui doivent s’être déroulés dans les minutes qui précédèrent l’effondrement de la tour Sud. Selon les rapports des médias américains, tout le personnel de la First Equity a réussi à quitter l’endroit en sécurité. Toutefois, depuis le jour des attaques, le directeur et certains membres haut placés du personnel de la compagnie fondée il y a seulement quatre ans demeurent introuvables. Et les 105 millions de dollars également. [...]» W130

À ce jour, Andre Koudachev est considéré comme fugitif et se trouverait en Russie. Au total, huit administrateurs de la First Equity Enterprises et d’Evergreen International Spot Trading, une firme affiliée, ont finalement été trouvés coupables d’accusations reliées à une fraude fiscale s’élevant à plus de 100 millions de dollars (W145). Étrangement toutefois, aucune mention ne fut faite à savoir si des informations privilégiées sur les attaques du 11 septembre furent utilisées dans le complot.

La fuite de Koudachev en Russie, immédiatement après les attaques, ainsi que le moment judicieusement choisi pour vider les comptes de leurs clients soulèvent pourtant certaines interrogations. Koudachev était-il au courant de la venue des attaques, ou avait-il été informé de l’effondrement des deux tours? Il semble que la justice américaine ne jugea pas utile de s’attarder sur le sujet, ou dans le cas contraire, que les médias ne le rapportèrent pas.

Poursuivons avec une histoire parallèle similaire, impliquant également une somme de plus de 100 millions de dollars. Curieusement, d’énormes sommes d’argent furent brusquement acheminées à travers les ordinateurs du World Trade Center quelques instants seulement avant que les avions ne percutent les tours.

Voici ce que rapportait un article de l’agence de presse Reuters, le 17 décembre 2001.

« Des experts informaticiens allemands travaillent actuellement sans relâche pour faire la lumière sur une hausse significative inexpliquée dans les transactions financières complétées juste avant que deux avions détournés ne s’écrasent sur le World Trade Center à New York le 11 septembre.

Des criminels sont-ils responsables de la brusque augmentation des transactions par cartes de crédit qui furent acheminées à travers les systèmes informatiques du World Trade Center peu avant que les avions ne percutent les tours jumelles?

Ou était-ce une coïncidence que des sommes d’argent anormalement élevées, possiblement plus de 100 millions de dollars, furent précipitées dans les ordinateurs pendant que le désastre se déroulait?

Chef de file mondial dans le recouvrement de données, la firme allemande Convar tente de répondre à ces questions en aidant les compagnies de cartes de crédit, les firmes de télécommunications et des comptables de New York à récupérer leurs archives sur des disques durs d’ordinateurs qui furent partiellement endommagés par le feu, l’eau ou une fine poussière.

Utilisant une technologie de déchiffrage au laser innovatrice pour accéder aux données sur les disques durs des ordinateurs endommagés, sur les systèmes centraux retrouvés dans les décombres du World Trade Center et dans d’autres édifices écroulés aux alentours, Convar a récupéré des informations sur 32 ordinateurs supportant l’hypothèse des transactions malhonnêtes lors de la catastrophe.

˝Les soupçons sont que de l’information privilégiée sur les attaques fut utilisée pour exécuter des commandes sur des transactions financières et des autorisations en croyant pouvoir profiter du chaos pour, à tout le moins, bénéficier d’une bonne longueur d’avance˝, a dit Peter Henschel, directeur de Convar. [...]

˝Il pourrait s’avérer que les américains se soient laissé aller à une frénésie de magasinage la plus totale lors de ce mardi matin. Mais à ce stade-ci, il y a plusieurs transactions qui ne peuvent pas être expliquées˝, a dit Henschel.

˝Ce n’est pas seulement le volume mais également la taille des transactions qui fut de loin plus élevée qu’à l’habitude pour une journée comme celle-là. Il y a un doute qu’elles puissent avoir été planifiées pour tirer profit du chaos.˝ [...]

Richard Wagner, expert dans le recouvrement de données pour la compagnie, a affirmé que des transferts illégaux de plus de 100 millions de dollars avaient possiblement été complétés immédiatement avant, ainsi que pendant le désastre.

˝Il y a un doute que certaines personnes aient profité d’informations privilégiées sur le moment approximatif où les avions s’écraseraient, dans le but de retirer des montants dépassant les 100 millions de dollars˝, a dit Wagner. ˝Ils croyaient que les enregistrements de leurs transactions ne pourraient pas être retracés après que les systèmes centraux aient été détruits.˝ [...]

˝Le taux de contamination est élevé. La fine poussière qui se trouvait partout dans le secteur a été compactée sous une forte pression dans les disques durs. Mais nous avons tout de même été en mesure de récupérer 100 pour cent des données sur la plupart des disques durs que nous avons reçus˝, (a dit Henschel).

˝Nous les aidons à découvrir le plus tôt possible ce qui s’est produit avec les ordinateurs le 11 septembre. Je suis certain qu’un jour, nous apprendrons ce qui est arrivé avec l’argent.˝ » K2

Plusieurs nouveaux éléments intéressants se retrouvent dans cet article. Notons d’abord qu’à ce jour, aucun résultat d’enquête n’a encore émergé publiquement dans ce dossier, en dépit du fait que le directeur de Convar affirmait en décembre 2001 avoir récupéré la presque totalité des données.

Mais, le plus improbable dans cette histoire est l’hypothèse selon laquelle les terroristes auraient prévu de tirer avantage de la destruction de la centrale de traitement de cartes de crédit du World Trade Center. Pourquoi est-ce improbable? Parce que pour ce faire, les terroristes devaient d’abord avoir l’assurance que ces systèmes seraient détruits. Auraient-ils poussé l’audace jusqu’à désigner précisément au kamikaze sur quel étage de la tour celui-ci devait s’écraser? Faut-il mentionner une fois de plus que personne ne s’attendait à ce que les édifices s’effondrent, et que par conséquent, sans la destruction totale des tours, il devenait nécessaire que le Boeing percute précisément l’étage où était situé le système central pour l’anéantir.

En supposant que des terroristes arabes soient réellement derrière les attentats, à la base déjà magistralement complexes de par leur seul synchronisme, ne serait-il pas plus vraisemblable que ceux-ci aient été largement satisfaits de réussir à détourner les quatre avions et ensuite atteindre leurs cibles, plutôt que de s’encombrer en plus d’un volet de fraude financière téméraire digne des pires malfrats de la série 007?

Même pour un observateur objectif, une telle machination ne ressemble-t-elle pas davantage à l’oeuvre d’individus familiers avec les rouages des systèmes financiers américains, et surtout, d’individus au courant que les tours s’effondreraient?


Références : http://analysemedia911.blogspot.com/2008/11/rfrences.html

K2 – German firm probes final World Trade Center deals (Reuters/Rediff – 17 décembre 2001)
K3 – Suspicious profits sits uncollected; Airline investors seem to be lying low (San Francisco Gate – 29 septembre 2001)
K6 – Mystery of terror insider dealers (The Independent – 14 octobre 2001)
K7 – Terrorist trade probe widens (Chicago Tribune – 19 septembre 2001)
W45 – Feds: Ex-agent had key data (Newsday – 29 mai 2002)
W46 – Stock adviser knew about 9/11 attacks, US suggests (New York Times – 24 mai 2002)
W47 – Jury finds Elgindy guilty of fraud in stock scheme (AP – 24 janvier 2005)
W53 – SEC wants data sharing system (San Francisco Chronicle – 19 octobre 2001)
W54 – Crossing the rubicon (Michael Ruppert – p.243)
W105 – Let Bin Laden stay free, says CIA man (London Times – 9 janvier 2005)
W119 – Stanley Hall (Remember September 11th 2001)
W120 – Herb Homer (Remember September 11th 2001)
W211 – Chief steps down at Alex Brown (New York Times – 15 septembre 2001)

 

Ces complots qui ont la peau dure

A l’occasion de l’annonce du Conspiracy Film Festival (cf. ReOpenNews du 2 mars), le quotidien suisse 24 heures, a publié un article sur les "théories du complots" que nous vous invitons à lire ci-dessous. L’article contient une interview du philosophe et politologue Pierre-André Taguieff, expert ultra médiatique dans les théories du complot.

Un lecture attentive laisse entrevoir quelques légères "avancées" (nous signalons les plus significatives  en rouge dans le texte). Taguieff cite en particulier David Ray Griffin et cela tombe bien car l’association ReOpen911 accueille le professeur américain en avril dans le cadre de la sortie du DVD de Loose Change Final Cut auquel il a participé en tant que consultant.

Nous en profitons donc pour inviter Mr Taguieff à débattre de la théorie du complot du 11 Septembre, spécifiquement avec son collègue philosophe des religions David Ray Griffin (Nous signalons au passage que, de même, un débat entre Griffin et Odon Vallet, également Philosophe de religions, serait des plus intéressants).
 


FESTIVAL | Le Conspiracy Film Festival met en lumière les théories de l’ombre qui fleurissent sur le net. La vérité est ailleurs? Pour les «complotistes», elle sera à Lausanne ce week-end.

11 septembre

© CORBIS | Les attentats de 2001 sont le sujet d’innombrables théories de complot.
Le festival de ce week-end leur consacre deux films

François Barras | 10.03.2009 | 00:02

Oubliez Batman et James Bond! Le film au sommet des hit-parades depuis 2007 s’appelle Zeitgeist et il ne circule que sur internet. Selon les décomptes, près de 100 millions de visionnements sont au crédit de ce film de propagande qui met en lien l’histoire des religions, les zones d’ombre des attentats du 11 Septembre et la Réserve fédérale des Etats-Unis. Après deux heures de documentaire à charge, un constat, au moins, s’impose: en matière de théorie du complot, jamais l’offre et la demande ne se sont aussi bien portées. Et, via le net, n’ont eu de tels moyens de prospérer.

Pour retrouver du sens

Palliant une perte de sens dans une société globalisée toujours plus complexe, l’explication «complotiste» permet d’accrocher les grands événements historiques à un fil unique, rassurant, liant mystères passés et craintes futures. Le succès en librairie monstre de Da Vinci Code joue sur ce terrain. Un coup d’œil au rayon «histoire et politique» d’une librairie recense Les grandes énigmes de l’histoire, Les symboles décodés, Les grands désastres, Histoire des codes secrets, Les mensonges de l’histoire et Le nouveau rapport de la CIA… A la télévision, 24 heures chrono et X Files ont bâti leurs scénarios sur les hypothèses de conspirations malfaisantes, pourquoi pas extraterrestres. L’explication par le complot investit tous les traumas modernes: des Twin Towers au sida en passant par la fusée lunaire et la mort de John Lennon ou de Kennedy, les vérités secrètes fleurissent sur la Toile.

«Reflet de l’air du temps»

Ce week-end, à Lausanne, le premier Conspiracy Film Festival prend acte de cette tendance. Il diffusera version grand écran les œuvres les plus «cliquées» de la Toile, les deux volets de Zeitgeist mais aussi un duo de documentaires sur le monopole agroalimentaire et deux films strictement consacrés au 11 septembre (dont Loose Change Final Cut en première européenne). Un débat réunira samedi au Cinéma Atlantic politologues, journalistes, historiens et… un pilote de ligne! L’impossibilité, pour des kamikazes amateurs, de jeter des Boeing dans les tours du World Trade Center est un des arguments massue des tenants d’un complot ourdi par la CIA et le gouvernement américain.

A l’origine de cette initiative, Didier Bonvin est journaliste spécialisé dans les nouveaux médias. «J’ai été interpellé par l’ampleur du phénomène, c’est vraiment un reflet de l’air du temps. J’ai choisi les films les plus populaires sur internet – j’aurais pu programmer beaucoup de minifilms sur des sujets plus loufoques mais je voulais de «vrais» documentaires, bien construits.»

Adhère-t-il lui-même aux propos développés dans ces œuvres? «Quand je lis que la jeep d’Apollo 11 s’est posée sur la lune à la date d’anniversaire de Hitler, prouvant que les dirigeants de la NASA sont tous des nazis, je me dis qu’il y a des légers raccourcis. (Rires) Je constate simplement l’existence et la prolifération de ces théories alternatives. Concernant le 11 septembre, en tout cas, je regrette le peu de travail journalistique opéré autour de ces attentats, qui demeurent entourés de zones d’ombre immenses.»


Programme

A voir. Conspiracy Film Festival, à Lausanne. Cinéma Atlantic, vendredi: Food Matters (19 h) et Le monde selon Monsanto (21 h 30).
Samedi: «le complot du 11 septembre», Loose Change Final Cut (18 h), débat (20 h), 11 septembre, en quête de vérité (21 h 30).
Dimanche 15 mars, Zinéma, «La conspiration globale»: Zeitgeist (15 h 30 et 20 h), Zeitgeist Addendum (18 h et 22 h 30).

A lire. Pierre-André Taguieff, L’imaginaire du complot mondial, Mille et une Nuits. 213 pp.

Internet: www.festivalfilmcomplot.ch


Le regard critique dévalorisé

Les théories du complot global ne sont pas neuves, mais internet leur offre une caisse de résonance jamais atteinte. Les «infos» y pleuvent, s’alimentent les unes les autres, s’auto-citent, et les «vérités cachées» concernent aussi bien la fausse mort d’Elvis Presley que la conspiration gouvernementale derrière les attentats du 11 septembre. Dans cette sémiotique du net (analyse des signes et du sens), toute la difficulté est de faire la part des choses entre les fantasmes millénaires liés à l’inexplicable, à la rumeur, et les analyses politiques concernant des événements «réels», historiques. Dans leurs prétentions globalisante et simplificatrice, les théories du complot accrochent rumeurs et faits au même fil. S’il est rassurant de trouver une cause unique aux vicissitudes du monde, un «moteur de l’histoire» clair et précis (ainsi des sociétés secrètes façon Templiers ou Illuminati de Bavière, qui auraient prévu au XVIIIe siècle les deux guerres mondiales et l’avènement du communisme!) la rigueur sociologique sort perdante de cette grande foire aux apparences. Et le nécessaire regard critique risque de se diluer dans le tout-venant des explications fumeuses.


Pierre-André Taguieff: «ces théories répondent à un besoin de sens»

Pierre-André Taguieff est historien des idées, philosophe et politologue. Il a écrit L’imaginaire du complot mondial, aspects d’un mythe moderne.

– Comment expliquer la séduction des théories du complot?
– Ces explications répondent à un besoin de sens global: le méga-complot mondial permet d’échafauder une sorte de philosophie de l’histoire destinée au grand public, une vulgarisation des grands récits explicatifs. Le développement des médias a encouragé cette utopie de la transparence, donnant aux gens l’envie d’une clé de compréhension et de maîtrise du monde. Dans mon livre L’imaginaire du complot mondial, je cite cinq raisons à cet engouement complotiste: affaiblissement des croyances religieuses, perte de foi dans le Progrès, refus de l’uniformisation des sociétés occidentales, besoin de savoir face à la complexification croissante du monde, nouvelles possibilités de communication liées à Internet. Bien que l’on trouve des théories du complot au Moyen Age (le «complot des lépreux» en 1321, celui jésuististe de 1614) on entre à partir de la Révolution française dans l’âge de l’incertitude, de la rupture avec la conception providentialiste de l’histoire — et des théories du complot. On assimilera à cette période des complots monarchistes, contre-révolutionnaires, jacobins, juifs, etc.

– Comment mener le débat avec un tenant de ces théories?
– J’avoue une certaine impuissance de la position rationnelle [Note reOpen911 : Cette affirmation ne manque pas d'air concernant le complot du 11 Septembre!]. L’attrait du complot, c’est aussi sa capacité à disqualifier les critiques au nom de la vérité cachée derrière les zones d’ombre des événements récents. Le 11 septembre, l’assassinat de Kennedy, l’accident de voiture de Lady Diana, etc, ce sont des faits complexes, mystérieux: le détective qui est en nous se pose la question: «à qui profite le crime?». D’autant que des théoriciens du complot intelligents existent: David Griffin, par exemple, s’est fondé sur les incertitudes du 11 septembre pour développer une contestation radicale et intéressante de l’explication officielle. Il faut insister ici sur l’engouement de la démarche «anti-expert» qui séduit tant le grand public internetisé, qui trouve sur la Toile toutes les interprétations possibles et imaginables, et en grande majorité des réponses complotistes. Là encore, il s’agit du prix à payer de la démocratisation d’internet: ce mélange de vrai et de faux qui, comme disait Paul Valéry, est pire que le faux. Les théoriciens du complot s’installent dans cette zone d’ambiguïtés, d’équivoques. Cela peut se traduire par des suggestions d’explications alternatives comme par des dogmes négationnistes à la Faurisson.

– Les carences de la théorie du complot ne risquent-t-elle pas de décrédibiliser l’appareil critique de gauche?
– C’est un risque que l’on trouve dans toutes les idéologies. Le marxisme peut devenir complotiste dès lors qu’on dénonce «les maîtres du monde qui tirent les ficelles». Jean Ziegler est typiquement un néo-marxiste complotiste, il énumère environ mille maîtres du monde dans son dernier livre! Il est prudent, il connaît les lois mais réactualise la vieille théorie antifinancière. Les frontières sont vite franchies: Le monde selon Monsanto est un film intéressant mais complotiste par nature car l’enquête est structurée par une visée complotiste, avec une mise en scène idoine, pour dénoncer une hydre internationale qui se repaît du sang des pauvres paysans. La frontière est mince entre les faits attestés, indiscutables, et la dérive paranoïaque: la CIA complote, c’est un fait, mais cela ne veut pas dire qu’elle dirige le monde! Au cœur du complot, il y a toujours une paranoïa. Un délire d’interprétation caractérisé fondé sur une vision pessimiste de l’histoire. Et surtout, rien n’arrive par hasard! Il n’y a pas de coïncidence pour les complotistes, tout a valeur de révélation.

– Umberto Eco a écrit Le pendule de Foucault sur cette base. Ses personnages y élaborent un «plan mondial» sur la foi d’un parchemin des Templiers qui s’avère finalement une liste de commissions…
– Cela montre que tout n’est pas négatif dans l’imagination humaine. L’idée de complot fournit une excellente substance littéraire et romanesque. Elle devient fâcheuse quand elle se politise, ou différencie mal la fiction des faits, comme le Da Vinci Code. C’est en dénonçant le soi-disant complot judéo-bolchévique, axé sur le faux historique des Protocoles des sages de Sion, que Hitler a amené l’Allemagne dans la guerre et la Shoah.

Première édition du Festival des Films du Complot

 La première édition du Festival des Films du complot aura lieu les 13, 14 et 15 mars à Lausanne. Le nom est provocateur et doit être pris au second degré puisque les films présentés sont, comme vous pourrez le voir dans le programme ci-dessous, très sérieux. Bien entendu, le 11 Septembre figure en bonne place avec les diffusions de Loose Change Final Cut – inédit en France, mais qui sortira en DVD en kiosques début avril en France, Belgique et Suisse, dans une version française que termine actuellement l’association ReOpen911 – et 9/11 Press for Truth. Comme les organisateurs l’annoncent sur leur site : "avec le Conspiracy Film Festival, vous risquez de ne plus voir le monde comme avant !"

 

Vendredi 13 mars – Cinéma Atlantic

Le complot de l’alimentation

19.00 Food Matters (80 min. – V.O. sous-titrée anglais) de James Colquhoun & Laurentine ten Bosch

Drôle et provocant ce film s’attaque aux mensonges de l’industrie agro-alimentaire et à ses dangers pour notre santé. Citation choisie : « Good health makes a lot of sense, but it doesn’t make a lot of dollars ».

 

21.30 Le monde selon Monsanto (109 min. – V. F.) de Marie-Monique Robin

Ce film, qui dénonce les pratiques de corruption de Monsanto pour placer leurs OGM, a reçu le Prix Albert Londres (équivalent du Pulitzer). Des documents secrets de victimes, de scientifiques et de po­liticiens sur la menace de Monsanto pour notre santé, l’environnement et l’économie mondiale.

 

Samedi 14 mars – Cinéma Atlantic

Le complot du 11 septembre

18.00 Loose Change Final Cut (130 min. – V.O. sous-titrée) de Dylan Avery

Le web-documentaire sur la théorie du complot du 11 septembre le plus populaire. La version précédente (Loose Change 2) a été tellement téléchargée et débattue qu’elle a provoqué une réaction de l’administration Bush. C’est la dernière version du documentaire, encore inédite en France, qui sera projetée. A noter qu’une édition française du DVD (avec doublage en français) devrait bientôt, grâce à votre aide, être distribuée en kiosques pendant 3 mois, puis par l’association ReOpen911 .
 

20.15 Débat animé par David Brun-Lambert, journaliste et écrivain.
 

21.30 11 septembre, en quête de vérité – 9/11 Press for Truth (84 min. – V.O. sous titrée) de Ray Nowosielski

Après les attentats du 11 septembre, un groupe de familles en deuil a mené une bataille tenace contre ceux qui cherchaient à dissimuler la vérité sur ces événements. Six membres de ces familles racontent pour la première fois comment ils ont affronté les grandes puissances en quête de vérité. L’édition française du DVD 9/11 Press for Truth est disponible sur ReOpen911.info.

 

Dimanche 15 mars (Z-DAY) - Cinéma Zinéma

La conspiration globale

Le Z-day est l’événement du festival. Partout dans le monde à la même date, des salles indépendantes vont diffuser Zeitgeist et débattre de ce film. À Lausanne, le Zinéma se rattachera à ce débat mondial sur l’avenir de l’humanité. Le 15 mars 2008, le premier Z-day avait réuni 1800 événements dans 71 pays. Que l’on soit convaincu ou non par Zeitgeist, c’est un film à ne pas manquer, qui a déjà marqué l’histoire du web.

15.30 et 20.00 Zeitgeist (122 min – V.O. sous-titrée français) de Peter Joseph

Mélange d’images d’archives et d’interviews, le contenu révolutionnaire de Zeitgeist pousse le specta­teur à réfléchir au système dans son ensemble, de la finance à la religion en passant par l’énergie. Avec 50 millions de visionnements sur Google video, c’est le documentaire le plus vu de l’histoire du web. Il a été primé à l’Artivist Film Festival.
 

18.00 Zeitgeist addendum (123 min – V.O. sous-titrée français) et 22h30 de Peter Joseph

  

Prix : 5 CHF pour un film / 15 CHF pour le pass de 3 jours
Pour plus d’informations, www.cinematlantic.ch et www.zinema.ch

 

Nous félicitons les organisateurs de ce festival et invitons nos amis suisses à assister en masse à ces projections exceptionnelles de documentaires inédits à la télévision et qui gagnent à être connus.

Le cadavre de trop dans le placard de W.Bush (8)

Aujourd’hui, donc, dernier épisode de notre longue saga. Le jour est arrivé, et il le faut bien : "That’ll be the day" comme disait l’autre à lunettes, là. Dans ce dernier épisode, nous allons donc finir d’élaborer une solution plausible à la disparition brutale de Connell. Elle inclut avant tout l’examen attentif des vidéos que nous possédons, ainsi que les derniers éléments qui ont pu nous parvenir sur le crash de l’informaticien véreux. Ce scénario repose sur un élément clé, qui n’est pas l’avion lui-même ni l’écoute des différents échanges qu’il y a pu avoir entre Connell et la tour de contrôle d’Akron, des informations révélées plus tard. Mais comme je vous l’avais déjà dit, le pavillon que lequel l’avion s’est crashé. Toute la clef du mystère est là. C’est pourquoi il devrait être examiné plus en détail par une commission d’enquête… qui risque fort de ne jamais exister, à voir le peu d’empressement de la presse américaine et de la justice sur ce dossier. L’Amérique ne parle que de la cérémonie d’investiture de Barack Obama et de rien d’autre. Et Obama, lui, ne parle pas de Gaza. Ni de l’usage là-bas du phosphore blanc. Et d’autres engins de mort.

Or, si on regarde attentivement les événements, survenus lors des derniers instants de Connell, on retrouve la même constante que dans le crash de l’avion de Samantha Smith, évoquée dans l’épisode précédent : une descente en liaison avec la tour de contrôle, puis une longue interruption de la phonie et un crash final. La tour, qui trouvait que Connell avait dérivé trop au Sud-Ouest, lui avait demandé de remonter au Nord-Est. "According to the NTSB, Connell initially contacted air traffic control (ATC) at the Akron-Canton Airport to ask whether there were any reports of icing and was told there were none. His approach was then uneventful until ATC noted that he was left of his course and asked if he would like to be resequenced. Connell replied "correcting." ATC then advised him again that he was "well left of the localizer" and Connell responded that he would "like to correct." Jusqu’alors, son ILS marche. Un système au sol a-t-il pris le relais à un moment pour le diriger vers l’endroit voulu ? Ça semble difficile à croire, l’homme connaissait parfaitement les environs, sa maison est à peine à 5 km du crash. En revanche, que son ILS fonctionne correctement mais que l’avion ne dispose plus que d’un altimètre calibré avec 150 pieds de plus que la réalité… et on va droit au drame. Car Connell, en définitive, avait finalement bel et bien déclaré un cas d’urgence à la tour d’Akron ! … "The plane was on ILS (Instrument Landing System) approach to runway 23. Tower noted plane left of course. Tower directed plane to climb and maintain 3000 feet and didn’t comply. When advised to climb a second time, the pilot declared an emergency and was lost from radar shortly thereafter." Ceci expliquerait le bruit de violente reprise des gaz entendue par le voisinage, juste avant de heurter le poteau devant la maison !

Connell aurait donc pu très bien subir le même sort que la pauvre Samantha Smith. L’avion, après avoir fait un 360° suite à son ratage de l’entrée du cône de guidage radio de la piste 23 (voir le schéma de l’ILS fourni), était reparti au Nord, pour retrouver avec un vent de côté relativement fort la direction de la descente vers la piste d’Akron-Canton, au bout d’une large et une dernière boucle à gauche. Un arrondi final bien classique. Connell était donc très prudent : s’étant écarté de son objectif, il avait pris le temps de faire un large cercle pour évaluer la direction à prendre avec un vent relativement fort qui l’écartait invariablement de l’axe de la piste 23. L’homme savait très bien piloter, même avec un vent contraire assez fort. Ce faisant, ça signifiait aussi qu’il avait largement assez d’essence pour le faire : ce n’était donc pas une panne d’essence comme parfois indiqué dans les toutes premières dépêches. Ça se tient, en trajectoire, à part qu’il ne vise déjà plus l’aéroport d’Akron-Canton mais à se vautrer "proprement" : son moteur cafouille, et il n’en a plus le temps déjà. Il s’imaginait être dans sa descente à l’ILS à 300 mètres de haut, il est en fait déjà au ras des toits ! Encore à 3 000 pieds il y a quatre minutes à peine, (c’est ce qu’il croyait !) il était déjà beaucoup plus bas en fait, et tombe rapidement maintenant : le syndrome de la chute de l’avion de Kennedy ? Unindicateur de vitesse verticale("vario") trafiqué ? En tout cas, il a des ennuis sérieux de moteur. Pour ce qui est de l’altitude, il est surprenant qu’il ne se rende pas compte plus vite qu’il est trop bas : toute la région est résidentielle, et toutes les maisons ont leur lumières allumées : il est 18 heures. Ou alors, son avion a de gros problèmes de moteur, et Connell lutte déjà pour le maintenir en vol pour aller faucher la marguerite dans la première prairie venue. Connell, à bord, n’est pas non plus inconscient : tout le monde a entendu sa violente remise de gaz désespérée en vue d’éviter la maison… et son mât. Un témoin raconte qu’étant donné sa faible altitude, il était certain que l’appareil allait se crasher : "I was certain it was going to crash and was actually waiting for the sound. However, once again there was a tremendous roar of the engine and I thought it was just the pilot doing a stunt over their house. It was almost instantly after I once again heard the engine that I heard the thud as it hit the ground. Approximately 1 second later, the sky became orange and there was no doubt what had happened." Notez la tentative de saut de maison, et l’explosion entendue juste après. Pour lui, l’explosion a eu lieu au sol. Or, même s’il y a bien eu une explosion, ça ne colle pas encore tout à fait, comme explication, pour les raisons qui vont suivre.

Car tout ça n’explique toujours pas deux choses : l’incendie intense… et un corps finalement retrouvé non pas brûlé, contrairement à ce que j’avais pu vous dire alors (en suivant l’avis des policiers arrivés sur place, qui ont changé d’opinion depuis avec cette histoire d’attaché-case sorti d’on ne sait où … et ce fameux costume de ville de pilote !). Les débris sont "éparpillés sur près de 100 mètres, note encore le rapport (et les pompiers de Greenwood), sur environ 120°. "The wreckage path was about 290 feet in length along an approximate heading of 120 degrees. The wreckage path contained the fuselage, empennage, wings, engine, and propeller. The propeller, which was separated from the engine, exhibited S-shaped bending consistent with engine power". Un tel éparpillement est fort peu compatible avec un choc unique dans de l’herbe (car le revêtement de ciment devant le garage n’existe plus, d’après les vidéos). Le moteur, nous le voyons que fugacement sur une vidéo : il a atterri dans le fond du "jardin" de la propriété, précédé de l’hélice, tombée… derrière lui ! Une hélice pas si tordue que ça, en définitive… Toutes les images vidéos insistent sur la partie de la queue, très reconnaissable, et ce qui reste du fuselage arrière, avec le numéro matricule, bien visible mais pas assez sur les ailes ni sur le bloc moteur. Comme nous le supposions, il n’y a plus de cockpit du tout (mais un corps en a été éjecté, donc !), le reste de l’avion est là, dont cette fameuse aile… "volante" qui gît à plus de cinquante mètres du crash. Aucun élément de tôlerie montré (queue, fuselage, aile et aileron de queue) ne présente pourtant de brûlure apparente : à se demander ce qui a bien pu autant brûler aussi intensément ce soir là ! Or, en regardant plus attentivement la toute première vidéo que je vous ai déjà communiquée, on découvre quelque chose de très surprenant. Sur un autre cliché (celui au panneau de basket), fourni ici, on distingue un avion "à l’envers" du sens de sa marche réelle : la queue, posée dans le bon sens (verticale), précède par terre le reste du fuselage et une aile ! L’avion est dans le sens inverse complet de son arrivée sur les lieux, et il n’est pas retourné sur lui-même. Un choc frontal avec un mât et une pirouette finale donnerait-il cet alignement ? Pas sûr !

 

C’est en effet très étonnant, comme le sont les absences de trace de feu : les tôles arrachées révèlent leur couleur verte anti-corrosion, mais pas une seule trace d’incendie ! Dernier détail officiel déjà donné par le bureau d’investigation dans son rapport préliminaire, le moteur a bien tourné jusqu’au bout de l’impact, ses hélices ont été tordues au sol. C’est discutable, vu la photo de l’hélice subrepticement aperçue… Le moteur semble bien séparé du reste des vestiges (il est en fait au fond du jardin de la propriété !). Mais toujours pas de trace de l’explosion entendue par les riverains, citée aussi à plusieurs reprises par nos deux reporters photographes arrivés sur les lieux ("i heard a big explosion" dit très clairement l’un d’entre eux à deux reprises au moins). Et aucune explication non plus à la disparition complète du cockpit. Or pour ça, le cockpit en miettes, la façade criblée d’impacts et l’incendie très vif, on a une solution. Elle nous est venue en regardant l’actualité récente du Proche-Orient, où la aussi on manie la propagande, visiblement. Comme quoi, il vaut mieux se tenir au courant constamment. Je vous avais dit que l’élément clé était cette façade de maison criblée de débris. Très certainement. On apprendrait que la maison (vide) serait abattue dans les mois qui viennent que le scénario serait alors parfait : comme pour le WTC, au plus vite on nettoie la scène du crime, au plus vite les gens ne pourront plus poser de question à son propos.

 

En décortiquant la toute première et exceptionnelle vidéo du crash prise par deux passants, citée dans l’épisode 1, avec leur téléphone portable semble-t-il (doté d’un zoom ?), on peut remarquer deux éléments essentiels à notre théorie (regardez-là donc à nouveau attentivement en la téléchargeant en .flv) : l’incendie violent n’affecte en rien le pignon ou la façade de l’édifice, le lendemain découvert bien marqué pourtant (voir les photos dans l’épisode 3). Le vent est visiblement orienté ouest-est (ce qui contraint Connell a ce long détour pour arriver face à la piste !), il arrive donc vent dans le dos, ce qui est déconseillé pour atterrir, et les flammes ne peuvent donc pas être à l’origine des dégâts constatés, d’une part. D’autre part, l’avion crashé n’est même pas visible, il ne brûle même pas, en fait ! Seul un violent incendie s’active à une bonne cinquantaine de mètres de sa carcasse, sur la droite de nos deux journalistes du jour, arrivés avant les pompiers, à savoir vers l’Est donc. La phrase relevée chez Mitch Gallo, l’investigateur envoyé par le NSTB prend alors une drôle de consonance : selon lui la carcasse a bien brûlé : "Indications are Connell died from massive traumatic injuries. Although the wreckage burned following the crash, Connell’s body wasn’t burned, the spokeswoman said." Visiblement, il ment : cet avion n’a pas brûlé, les tôles immaculées le prouvent. Or la notion "d’incendie" est obligatoire, si on veut cacher des choses, en particulier le tableau de bord. Or cet avion, je le maintiens, n’a visiblement pas brûlé ! Pour ce qui est des mensonges, l’officier de police Eric Sheppard, de la Ohio Highway Patrol, n’est pas mauvais non plus : l’avion venait selon lui de… Pensylvannie. Exactement le sens contraire de son approche (c’est au Nord Est !)… soit il n’a pas de boussole, ce brave officier, soit il l’a perdue... Un résident interviewé dans la même vidéo, lui, Joe Fano, parle plutôt lui d’avoir entendu un énorme "big bang"…

Toujours dans la même incroyable vidéo, sur le coin de la maison heurtée, à peine quelques traces de flammes sur l’arbuste en bas du pignon, qui ne brûle déjà plus (mais on ne sait si c’est la lance des pompiers qui l’a éteint ou pas, logiquement non car ils arrivent après nos deux pékins reporters). Au hasard d’une courte séquence en panoramique gauche-droite, on distingue un côté de garage entièrement boursouflé par la chaleur (le revêtement extérieur est visiblement en PVC !), le pignon bien impacté, et quelques flammèches au sol, en avant de la maison, dans le sens du vol donc (ouest-est) : or le pignon, c’est net, ne brûle pas non plus ! Le lendemain matin, pourtant, il apparaît sévèrement attaqué, pourtant. Non, de tels dégâts ne peuvent être imputés à un incendie qui se tient cinquante mètres plus loin, avec un vent contraire qui ne rabat donc rien comme chaleur ou comme flammes. Ses dégâts ne proviennent absolument pas de l’incendie. La maison est bien la révélatrice d’un événement spécial, qui n’est ni un simple heurt ni un incendie.

Pour vous aider à y voir plus clair, j’ai confectionné deux schémas récapitulatifs qui vous montrent les emplacements des différents éléments aperçus sur la poignée de vidéos dont nous disposons.

Ces dégâts sont donc bien révélateurs d’un autre phénomène : l’avion a très certainement explosé en l’air, juste devant la façade, en brûlant le côté du garage à la hauteur d’un premier étage. Une chaleur dégagée de forte intensité, qui boursoufle les planches de revêtement en plastique, et crible de trous la fameuse façade ! A droite de la maison, ce qui brûle aussi longtemps, en définitive, ce n’est pas du tout l’avion. Ce sont des arbustes, arrosés de kérosène. Si vous vous souvenez, le phénomène s’était déjà produit sur la façade du Pentagone : ce qu’on avait pris pour une bombe supplémentaire dans une vidéo n’était que l’incendie d’un arbre énorme situé juste devant la façade. Finalement, les pompiers n’arrosent pas les débris de l’avion, mais des feuilles et des branches imbibées d’essence ! Logique alors de trouver la carlingue sans traces d’incendies ! A noter qu’à la fin de la scène, un hélicoptère de la police (ou de la télévision ?) est déjà en train de faire des ronds au dessus de la scène, projecteur allumé. On est donc bien aux Etats-Unis ! Mais on aurait bien aimé voir les images de là haut ! Un observateur de dernière minute avait donc relevé une explosion qu’il juge lui "une seconde" après l’impact. Elle n’explique pas les dégâts de façade ni le garage aux planches boursouflées. Non, l’explosion s’est produite juste avant le crash final, les bruits précédents étant ceux du heurt du mât situé en amont de la maison. Une explosion au sol peut difficilement brûler un étage sans faire la même chose au ras du sol. Et une explosion à dix mètres en retrait et sur le côté d’une maison ne peut couvrir d’éclats sa façade !!! Sans compter qu’un moteur qui touche un pignon de maison fait davantage de dégâts sur ces maisons de bois (comme la majeure partie des pavillons US), et saute rarement en l’air au dessus des barrières… d’un jardin.

Etonnant, en effet : les traces relevées sur la façade de la maison heurtée par Connell, à l’étude, font en effet énormément penser à ce qu’il vient de se passer... à Gaza. Comme vous le savez sans doute, les israéliens (et les américains, leurs fournisseurs) profitent de chaque nouveau conflit pour tester de nouvelles armes. Celle qui retient notre attention en ce moment est la DIME, pour Dense Inert Metal Explosive, qui se caractérise avant tout par une chaleur intense et des projections en rayon limité de particules de tungstène de quelques centimètres et même quelques millimètres parfois. L’arme a un effet très localisé, pour éviter les fameux "dommages collatéraux". Dans les images déjà connues de la cour d’exercice des palestiniens du Hamas habillés de noir qui jonchent le sol de leur école de formation, c’est cette bombe qui a été utilisée. Les hommes gisent par terre, morts, seuls un ou deux ont des extrémités de membres arrachés (par le souffle de l’explosion). Les corps sont criblés d’éclats minuscules. Or dans le cas de notre crash, tous les éléments de l’utilisation d’une DIME dans l’avion de Connell sont réunis : explosion véritable, extrêmement localisée au cockpit, qui sépare en vol les ailes et la queue, chaleur intense mais localisée, pas de flammes véritable, plutôt une boule de feu fugace, et projections incandescentes de morceaux de métal dans la façade de la maison. Selon la définition même de la munition, celle d’une "Embedded Weapons-Grade Tungsten Alloy Shrapnel". Avec elle, on a bien l’existence de projections de morceaux de métal ou shrapnels. Bien entendu, assis sur une telle bombe, ou presque, Connell n’avait aucune chance. Les premières constatations du coroner venu sur place parlent de "multiples atteintes traumatiques" et non plus de brûlures. Aurait-on prévu un crash où notre homme serait mort dans un avion incendié ayant exposé seulement au sol ? Le fait de n’avoir quasiment pas vu le bloc moteur incite à croire que la localisation de l’emplacement de l’engin mortel peut être le capot moteur, voire l’outre souple du troisième réservoir, le central, juste derrière le moteur et sa cloison pare-feu. La bombe est en effet facile à dissimuler sous un capot et son explosion "éjecte" le bloc moteur (au fond du jardin !), qui ne tient sur ce type d’appareil que grâce à des étriers en tubes fixés sur la cloison pare-feu. On vous a retrouvé ici un cliché d’un moteur de Comanche de chez Piper montrant cette fixation qui ne peut résister à une explosion de ce type. Impossible de voir dans le pignon de la maison impacté l’origine du "saut de moteur" et d’un incendie situé à 50 mètres de là. Pour le journal du parti républicain du coin, c’est de sa faute, pourtant, à Connell : "The pilot of small plane that crashed Dec. 19 east of Akron-Canton Airport was trying to correct his approach for a landing, a preliminary report indicates. But Connell, a Web-site designer and behind-the-scenes player in the Republican Party, couldn’t make corrections quickly enough". Pas assez vite…. pensez-donc !

Pour ce qui est de la dissimuler, cette bombe, ce n’est pas un problème. Sa taille est minuscule : les nouvelles générations d’EFP, par exemple, des nouvelles bombes antichars déclenchées par radio, tiennent dans la main, comme le montre clairement le site DefenseTech avec le modèle M2 Selectable Lightweight Attack Munition. L’engin pèse un kilo seulement ! Il s’attaque à plusieurs choses : "the SLAM is intended for use against APCs, parked aircraft, wheeled or tracked vehicles, stationary targets (such as electrical transformers), small fuel-storage tanks (less than 10,000-gallon), and ammunition storage facilities. The explosive formed projectile (EFP) warhead can penetrate 40 millimeters of homogeneous steel," nous apprend-on. Un truc à vous transpercer un moteur pour une EFP ! Après avoir transpercé réservoir et cloison pare-feu ! Vous noterez le "parked aircraft" dans la liste. Parmi ses déclenchements, on trouve en sélecteur 5 un timing : "the SLAM will self-destruct (M4) or self-neutralize (M2) if the selected time expires before it is detonated by a vehicle. Timed Demolition : The SLAM’s built-in timer will trigger detonation at the end of a selected time. The timed-demolition mode is active when the SLAM selector switch is set to 15, 30, 45, or 60 MINUTES". Combiné à une jauge à essence, on obtient un déclenchement chronométré. Ou a un déclenchement altimétrique : le crash paraît normal, mais la bombe sert à effacer… le tripatouillage de l’altimètre. Voire un déclenchement par radio ! Si cette arme ne correspond pas, la bonne vieille mine M18A1 Claymore qui date du Viet-Nam (elle a été fabriqué en 1960 mais est désormais amplement copiée par les… chinois) peut très bien faire l’affaire… elle lance 700 billes enfermées dans une enveloppe de plastique, sur 2 mètres de haut et 50 mètres de rayon. "The M18A1 has an olive coloured plastic casing (inert training versions are blue) with the words "Front Toward Enemy" on it. It is 216 mm (8 in) long, 83 mm (3 in) high, and 36 mm (1.5 in) deep with two sets of adjustable legs. Inside are 650 grams (1.5 lb) of plastic explosive and 700 steel balls." Il ne reste plus qu’à compter celles fichées dans la façade, qui sait ? Elle aussi peut fonctionner avec minuteur, ou un déclencheur à distance (un Nokia ?), ou même avec un… choc (le poteau ?). Un Nokia, parce qu’à Bagdad, on l’a vu, les EFPs des insurgés sont mises à feu grâce à de simples téléphones portables modifiés accolés à la charge. Un simple Nokia sur notre bombe du Viet-Nam et c’est parfait. Au premier coup de fil, au moment opportun (à condition donc d’être dans les parages, comme… nos fameux témoins en treillis militaires), l’engin saute, et le tableau de bord avec. Pas vu, pas pris. Là encore, à regarder la façade en forme de passoire de la maison heurtée, on peut aussi penser à des billes à la place des shrapnels.

Le déclenchement de ces différentes bombes de petit format étant simple : par radio (une télécommande, ce qui force à suivre l’avion en voiture au sol, par un système de relais, le cas de la mort de Wellstone, où des agents du FBI étaient un peu vite arrivés sur place), ou impact (elle n’explose qu’au moment du choc). Ou par simple phonie donc. La bombe DIME est également présentée dans les journaux de défense comme étant "one of the Air Force Research Laboratory’s responses to the challenge of fighting in an urban environment without hurting innocent bystanders in the process." Elle correspond donc bien au but recherché ici : ne faire qu’une seule victime, si possible. Ce n’est pas le WTC. La très petite taille de la charge est facilement dissimulable, comme le sont les SLAM. Le son de l’explosion relevé par tous les habitants du quartier correspond aussi à une DIME : au début de l’expulsion des particules de tungstène, la vitesse du son est largement dépassée. Le "boum" sonique est intense. Un phénomène aussi remarqué au 2017 de la rue Charolais par le voisinage, très choqué par le bruit particulier de cette fameuse explosion. Car un avion qui se crashe dans de l’herbe ne fait pas le bruit remarqué. L’analyse des shrapnels logés dans la façade de la maison inoccupée devrait donc confirmer la chose : on évalue à combien de chances pour que ce soit fait ??? Zéro ? La maison va-t-elle disparaître aussi vite que les débris du WTC ? La question mérite d’être posée. Combien de temps va-t-on mettre pour effacer toutes les traces compromettantes ? L’avion a vite été bâché, la maison… ne devrait pas tarder.

Connell aurait donc pu être l’objet d’une double mauvaise intention, car on peut déjà éliminer la thèse du sabotage de compas : il arrive certes bien trop au sud de la piste d’Akron-Canton, mais au regard d’un trajet de plus de 400 km la déviation est très faible. Son erreur de cap n’est pas si importante que cela. On peut encore à ce stade mettre ça sur un erreur de sa part, car il a débranché depuis quelques minutes son pilote automatique, comme semble l’indiquer la tour de contrôle et lui également, via leurs échanges radios où aucun affolement n’est perceptible. Mais surtout, il semble victime d’un sabotage d’altimètre, d’indicateur de vitesse verticale, ou d’ILS. En résumé, on a cherché à le faire atterrir aux instruments, ce qu’il savait très bien faire, mais avec des réglages mortels. En lui refaisant le coup de Samantha Smith, à savoir de lui donner une pente de descente bien plus courte que l’emplacement de la piste. Si ce n’est sur un arbre, c’est sur une maison sur laquelle il s’empale, obligatoirement, voire… un poteau. Avec à la clé conclusion assurée et déjà toute prête du NTSB : faute de pilotage !

Là, il est déjà sorti du champs de l’ILS : il cherche à se poser au plus vite à partir de l’endroit où il a dû remonter pour accrocher à nouveau ce fameux faisceau d’ILS. S’est-il soudain rendu compte que son ILS était vicié ? Ce qui expliquerait son soudain revirement : il sait alors que s’il atterrit "normalement’ à Akron, il est fichu et ratera la piste de loin ! Il se dirige donc par réflexe… chez lui, où il sait qu’il pourra tenter quelque chose. Il est victime alors d’un sabotage moteur, en tout cas, et d’aucun effet de givrage sur les ailes. Sa chute semble brutale, mais son moteur semble encore capable de reprises, quoiqu’il peine sérieusement en puissance. Arrivé devant la maison indiquée, l’appareil explose en vol (et non au sol), séparant l’avant, qui se retrouve projeté au loin, du reste de l’appareil, qui chute une dizaine de mètres plus loin sur le côté de la façade. L’explosion crible la façade de morceaux divers, bruni le pignon, et sa chaleur dégagée gondole tout un côté du garage. Connell, éjecté, meurt instantanément, farci de centaines de morceaux de tungstène. Son appareil est éparpillé, le cockpit n’existe plus, les ailes sont désolidarisées. Le fuselage fait sa pirouette et retombe… dans l’autre sens. L’explosion a surtout détruit le tableau de bord, où se trouvait compas et altimètre. Pas vu, pas pris. Les gens qui avaient saboté son ILS et son altimètre auraient décidé d’actionner la destruction de l’appareil pour la simple raison que s’il se posait sans encombre, le sabotage aurait été découvert… et Connell peut être alors tenté de se venger. Pour le faire exploser aussi bas, il faut obligatoirement un témoin oculaire sur place, pour choisir l’emplacement le plus approprié : en gros, il ne faut surtout pas qu’il arrive à se poser vivant, ce qu’il est en train de réussir. L’explosion est donc un "plus" du scénario initial, une "sécurité" supplémentaire de prévue, le crash programmé aurait dû se passer autrement, comme pour Samantha Smith : la méthode Reagan. L’avion aurait dû foncer dans le sol lors de la tentative d’approche de la piste 23. Par acte réflexe, Connell, qui était donc décidément plutôt bon pilote, a tenté autre chose, une manœuvre désespérée. On l’a fait exploser, constatant qu’il était en train de s’apercevoir qu’on lui refaisait un coup connu, lui qui craignait tant le sabotage de son appareil, comme il avait pu le dire avant de décoller. L’assassin est-il alors dans les premiers arrivants pour constater le décès de Connell ? Très certainement. Comme dans le crash des représentants démocrates …A voir nombre d’encagoulés et d’uniformes militaires arrivés sur place en même temps que la Ohio Patrol… et son chef "déboussolé"…

Théorie conspirationniste ? OK, écoutons celle opposée alors ! Ou plutôt, allons voir un blog qui nous racontait le lendemain même que tout ça était dû au mauvais temps et à une faute de pilotage bien entendu. Il faut le retrouver en cache, ici. Car l’original a été enlevé par l’auteur, visiblement un républicain bon teint. Tout y passait pourtant : la "confusion" du soir (fin de semaine !), de la glace sur les ailes, et même un très beau moteur "congelé" : "The most likely possibility is that his engine quit suddenly in the freezing weather." Il semble qu’il n’ait rien su du cas de la petite Smith, notre bonhomme. Dans le site, le lendemain même, à la place de l’article retiré, on a la parution de la visite du maire de New-York, Michael Bloomberg, à des enfants blessés par les tirs de roquette du Hamas en Israël, à Ashkelon. Le texte est sans ambigité : "New York Mayor Michael Bloomberg expressed solidarity with Israelis threatened by Hamas rockets on Sunday in a daylong trip to Israel that included visits to two towns targeted by the Islamic militant movement in recent weeks." Ouh là, serait-on tombé dans un autre nid de faucons ? Notre auteur républicain bon teint, fan des moteurs congelés, s’est-il déjà aperçu que Karl Rove était une peine perdue, et que de tenter de le défendre aussi bravement ("moteur congelé !) était devenu inutile ? Je ne sais pas, en tout cas on a bien affaire à un énième néo-con, qui deux articles plus tôt nous parlait d’Obama… et de l’avortement. Un Pro-Life, encore un ! Mais l’homme, qui s’est rendu compte du ridicule à tenter d’expliquer la mort de Connell par le mauvais temps a trouvé depuis une botte secrète imparable : la mort, voici cinquante ans pile, de Buddy Holly !

Ah, pour Buddy, notre bonhomme, c’est différent, a bien tout compris : "what really happened" titre-t-il fort présomptueusement. L’homme, attention, s’attaque aux "mythes". Celui de la panne d’essence, celui du mauvais sort, celui… car il y en a dans le cas du guitariste à la Fender : pour la mort brutale de Buddy Holly on a déjà tout dit ou presque, et souvent n’importe quoi, (au point parfois d’avoir à le vérifier 48 ans après) ne manque qu’une rencontre inopportune avec une soucoupe volante ! Mais lui, le finaud, a trouvé la solution !

"Désorientation spatiale du pilote", vous l’auriez parié, pas habitué selon lui à utiliser un nouvel horizon artificiel, un Sperry "F-3 attitude gyro", !!! Personnellement, je trouve fort étrange que l’on retire un article sur la mort de Connell pour nous ressortir sur un autre cas la sempiternelle solution-maison du NTSB ! L’avion du chanteur texan (il était né à Lubbock) avait foncé plein gaz sur le sol, avait rebondi trois fois et avait tué et éjecté les trois malheureux artistes (Buddy Holly, J.P. Richardson, et Richie Valens), l’infortuné pilote restant coincé (mort) dans les débris. C’était un Beechraft Bonanza, un petit avion assez semblable à celui de Connell. Malgré la vitesse de l’impact, l’avion n’avait pas brûlé. Mais ce soir là, sur la région il y avait aussi la pire tempête de neige depuis des années qui sévissait. Pour tout le monde, c’était bien ça la cause du crash. Oui, mais pour notre homme ça ne comptait pas, ce jour là… alors que pour Connell, si, bien sûr !!!

Les tenants de la politique et des méthodes de Karl Rove sont bien aux abois, à lire de pareils articles qui tentent à nouveau de faire écran de fumée sur la réalité. Les défenseurs des neo-cons ont aussi d’autres méthodes pour faire taire ceux qui voudraient fouiner trop profond dans les miasmes de leurs marécages politiques. La méthode Goebbels : mentez, mentez, ils finiront bien par le croire. Dans le journal républicain d’Akron déjà cité, qui évoque aujourd’hui l’inauguration de l’ambassade US à Bagdad ( !!!) nous avons relevé cette autre perle, une réponse à un post qui demandait pourquoi on ne parlait pas des actions de Connell dans ce même journal : "The reason the Canton Rep did not report on this information is because newspapers typically don’t consider loopy conspiracy theories to be news. I’m sure there are some delusional left wing loons out there who think that somehow Carl Rove brought down this plane. These people need serious psychiatric help". Circulez, y’a donc rien à voir. Faut être complètement fou, en effet, pour croire que Mike Connell, homme clé des magouilles présidentielles américaines pendant dix ans ait pu mourir d’un attentat perpétré par ceux qu’il a tant aidé. Il y a des jours où je me dis qu’on est peut être encore pas assez de fous sur terre… En tout cas, de rappeler qu’il y a cinquante ans mourait bêtement Buddy Holly dans un crash aérien ressemblant à celui de Connell nous laisse un beau message de fin à cette longue série d’articles qui semblent avoir eu ses lecteurs forts attentifs. C’est dans une de ces chansons les plus connues : "That’ll Be the Day". Le mensonge et la mort sont plus proches qu’on ne pense. Surtout pour certains.

You say you’re gonna leave
You know it’s a lie
’cause that’ll be the day
When I die…

Par Morice pour AgoraVox, le 12 janvier 2009

« L’homme le plus dangereux»  du monde, Bombay et le 11-Septembre

Hamid Gul a fait un passage remarqué sur la chaîne d’information américaine CNN dimanche dernier. Digne de Jean-Marie Bigard. Mais cette fois-ci, aucun écho dans les médias français. Il faut dire qu’Hamid Gul n’est pas humoriste ; il est seulement l’ancien chef des tout-puissants services secrets pakistanais, l’ISI.


Le général Hamid GUL

Interview exceptionnelle, dimanche 7 décembre, sur CNN. Fareed Zakaria reçoit l’ancien directeur de l’ISI Hamid Gul. L’homme a dirigé les services secrets militaires pakistanais entre 1987 et 1989. Il a collaboré avec la CIA dans la lutte contre les Soviétiques en Afghanistan. Depuis la fin des années 80, sa relation aux Etats-Unis a sensiblement évolué…

Interrogé sur les récents attentats de Bombay, mais aussi sur ceux du 11-Septembre, Hamid Gul affirme qu’il s’agit, dans les deux cas, de "complots intérieurs". Les "sionistes" et les "néoconservateurs" sont, d’après lui, les planificateurs des attentats de New York et Washington. Si les opinions du général Gul sur le 11-Septembre étaient connues depuis longtemps, il les a réaffirmées ce week-end publiquement, dans un contexte très particulier.

Contexte de l’interview. Dans l’enquête sur les attentats de Bombay du 26 novembre 2008, c’est la piste du Lashkar-e-Taiba qui est privilégiée par le renseignement indien. Ce groupe terroriste a entretenu, on le sait, des relations très étroites avec l’ISI, qui se trouve, par conséquent, également soupçonné.

Concernant Hamid Gul plus précisément : selon un membre important du gouvernement pakistanais, témoignant sous couvert d’anonymat, l’Inde chercherait à le faire arrêter en raison de ses liens avec le Lashkar. L’ancien chef de l’ISI ne serait certes pas impliqué dans les attentats de Bombay, mais aurait néanmoins joué un rôle de "proche conseiller" dans de nombreuses attaques récentes ; il est, par ailleurs, considéré comme le "parrain" d’une certaine politique pakistanaise consistant à utiliser des groupes comme le Lashkar pour combattre les Indiens au Cachemire.

Les Etats-Unis ont, de leur côté, transmis au conseil de sécurité des Nations Unies quatre noms d’anciens hauts officiers de l’ISI, qu’ils souhaiteraient voir placer sur une liste de terroristes internationaux : parmi eux, le général Hamid Gul. En cause, ses liens avec Al-Qaïda et les Taliban, et surtout l’aide qu’il leur aurait apportée. Les trois autres noms seraient : Javed Nasir, Zahirul Islam Abbasi et Aslam Beg. Par ailleurs, Khalid Khawaja a déclaré qu’il suspectait les Américains de vouloir le rajouter à leur liste ; Khawaja est, selon Roland Jacquard et Atmane Tazaghart, le membre de l’ISI qui avait manipulé Richard Reid, cet Anglais qui avait essayé de faire exploser l’avion du vol Paris-Miami le 22 décembre 2001 à l’aide d’explosifs cachés dans ses chaussures.

Mercredi 10 décembre, le Pakistan a bloqué la résolution américaine à l’ONU, et fait savoir que "si des sanctions doivent être prises à l’encontre de Gul, ce sera sous les lois pakistanaises". Gul, pour sa part, a demandé au gouvernement pakistanais de prendre sa défense.

Venons-en à l’interview.

Et si c’était… ? Hamid Gul nie d’emblée avoir jamais soutenu logistiquement Al-Qaïda et les Taliban, même s’il dit soutenir moralement toutes les résistances à l’invasion américaine de l’Afghanistan, qu’il qualifie d’"agression". Interrogé ensuite sur les attentats de Bombay et leur organisation apparemment militaire, qui suggère, selon Fareed Zakaria, l’appui de forces spéciales ou de services de renseignement, Gul affirme qu’il pourrait s’agir d’un "inside job", une opération menée à partir de l’Inde.

Pour justifier son idée, il se base sur un précédent : l’attentat contre le Samjhauta Express, le "train de l’amitié" reliant Delhi à Lahore, au Pakistan, et qui avait fait 68 morts le 18 février 2007. D’abord imputé à des militants islamistes et à l’ISI, il avait ensuite été suggéré, début novembre 2008, que ses véritables auteurs étaient des extrémistes hindous appuyés par un officier de l’armée indienne, le lieutenant-colonel Shrikant Purohit. C’est Hemant Karkare, le chef de l’ATS (Brigade antiterroriste de la police de Bombay), tué dans l’attaque du 26 novembre, qui avait soulevé cette piste. Karkare avait aussi mis en cause Purohit dans d’autres attentats anti-musulmans, notamment ceux de Malegaon en septembre 2006, qui avaient aussi dans un premier temps été imputés à des groupes comme le Lashkar.

Infiltré. L’arrestation, samedi 6 décembre, de Mukhtar Ahmed, ravive chez certains l’idée que l’opération de Bombay n’a pu réussir sans complicités au sein de l’appareil d’Etat indien. Mukhtar Ahmed, "l’un des deux Indiens arrêtés pour avoir illégalement acheté des cartes SIM (pour téléphones portables) utilisées par les assaillants dans les attentats de Mumbai (ex-Bombay)", est en effet "un policier du contre-espionnage qui pourrait avoir été en mission secrète, selon des responsables de la sécurité". Selon la BBC, "sa mission était de procurer des cartes SIM aux combattants du Lashkar-e-Taiba et de transmettre les numéros à la police de sorte que les appels en provenance de ces numéros puissent être surveillés par le renseignement". Time ne voit dans cette affaire qu’un signe supplémentaire de la défaillance du système de renseignement indien. Bakchich, sans supposer l’intervention de barbouzes indiens, note cependant que "si l’on admet que le Lashkar-e Taiba a organisé l’opération, il n’a pu le faire qu’avec des complicités locales à tous les niveaux – par exemple organiser ce type d’opération à Mumbai exige la collaboration de la mafia – et également avec l’aide d’un ou de plusieurs groupes indiens."

Le rôle exact du policier indien dans les attentats de Bombay reste à déterminer. Son infiltration au sein du Lashkar n’a, quant à elle, pas à nous étonner. Le procédé est classique. Al-Qaïda, avant le 11-Septembre, était également infiltrée, selon Mohamed Hassanein Heikal, ancien ministre des Affaires étrangères égyptien, par les services secrets américains, pakistanais, saoudiens et égyptiens. C’est un de ces agents infiltrés, le Marocain Hassan Dabou, qui avait d’ailleurs alerté les autorités marocaines et américaines qu’Oussama Ben Laden préparait "des opérations de grande envergure à New York dans l’été ou l’automne 2001" : "les deux tours du World Trade Center" devaient être attaquées, selon lui, "à l’aide d’une voiture bourrée de 6 tonnes d’explosifs".

Gul, bis repetita. Venons-en justement, à présent, aux déclarations de Gul au sujet du 11-Septembre. Exprimées une première fois dimanche 7 décembre sur CNN, elles l’ont été de nouveau le lendemain, et même approfondies, au micro du journaliste et activiste Alex Jones, connu pour ses convictions sur le 11-Septembre ; pour lui, il s’agit d’un "inside job".

Hamid Gul accuse les "sionistes" et les "néocons" d’être à l’origine des attentats. L’accusation est ancienne. La première fois que Gul l’a formulée, c’était dès le lendemain des attaques, alors que Ground Zero fumait encore. A l’époque, l’ancien chef de l’ISI était plus explicite : dans un entretien à United Press International, le 26 septembre 2001, il accusait sans détour le Mossad israélien d’être le principal instigateur des attentats.

Diversion ? Dans La Face cachée du 11-Septembre (éd. Plon, Pocket, 2004, p. 218), Eric Laurent note que Gul "fut le premier, dix jours après le 11 septembre, à évoquer publiquement la thèse d’un complot entre le Mossad et la CIA". Le grand reporter ne semble pas faire grande confiance à sa parole. Ainsi rajoute-t-il : "Le Pakistan et ses dirigeants sont des maîtres de l’ambiguïté. Les propos de Gul sur le 11 septembre visaient sans doute à détourner l’attention des révélations sur les liens entre Mohamed Atta et son protecteur, le général Mahmood". En effet, quelques jours seulement après les déclarations de Gul, était révélé dans la presse le transfert d’argent qu’aurait ordonné le chef de l’ISI Mahmood Ahmed en direction du chef des kamikazes Mohammed Atta. Au même moment, Ahmed quittait la tête de l’ISI sous la pression américaine, probablement suite à ces révélations.

Au terme du très long entretien qu’il a accordé à Alex Jones, Hamid Gul eut à répondre justement au sujet de cette supposée implication du chef de l’ISI. Gul répondit que ce n’était là que désinformation, précisant même qu’Ahmed était son ami, qu’il l’avait récemment rencontré à Lahore, et qu’il avait catégoriquement démenti cet acte qu’on lui prête. Toute autre réponse aurait indéniablement surpris.

Ripostes. Pure diversion ou non, les sorties d’Hamid Gul coïncident toujours, dans le cas du 11-Septembre comme dans celui des attentats de Bombay, avec des attaques dont lui-même ou l’ISI font l’objet. Ce sont des ripostes. Des contre-attaques. Cette guerre de l’information se fait étonnamment, notons-le, dans une grande discrétion : le grand public n’a jamais entendu parler des opinions d’Hamid Gul sur le 11-Septembre, pas plus que des résultats de l’enquête indienne, confirmés par le FBI, qui "mouillaient" le chef de l’ISI. Ces résultats ont été écartés du rapport de la Commission d’enquête.

Hamid Gul, s’il n’a pas été personnellement mis en cause au lendemain des attentats du 11-Septembre, comme ce fut le cas de Mahmood Ahmed, l’a néanmoins été quelques années plus tard, au travers d’un document saisissant reçu par la Commission d’enquête… la veille de la publication de son rapport le 22 juillet 2004… et qui, de ce fait, n’a pas pu être pris en compte. Ce document, qui émanait d’une source haut placée au Pakistan restée anonyme, indiquait que "l’ISI était pleinement impliquée dans la conception et le soutien de toute l’affaire" du 11-Septembre, et aussi que l’ancien chef de l’ISI Hamid Gul était un acteur central du complot. Un ancien leader politique pakistanais y déclarait : "J’ai des raisons de penser qu’Hamid Gul était le cerveau d’Oussama Ben Laden". Le document précisait que Gul était considéré par la CIA comme "l’homme le plus dangereux" du Pakistan. Lorsqu’on se souvient que Thomas Kean, le président de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre, avait qualifié le Pakistan de "pays le plus dangereux du monde", on n’est pas loin de conclure, par syllogisme, que Gul est pour les Américains l’homme le plus dangereux du monde.

Preuves ? Mais quels sont donc ses arguments pour défendre la thèse du complot "américano-sioniste" ? Pas de scoop en la matière ; ce sont ceux qu’ont déjà fait connaître les membres du "Mouvement pour la vérité" : extrême et anormale lenteur de la réaction de l’US Air Force le jour des attaques, improbable manoeuvre d’exception réalisée par le piètre pilote présumé Hani Hanjour pour venir frapper le Pentagone, etc.

Les raisons qu’auraient eu les néoconservateurs pour mener ces attentats ? Profiter d’un moment très particulier dans l’histoire post guerre froide, où la Chine et la Russie ne sont pas encore devenues ou redevenues les grandes puissances qu’elles seront bientôt, pour s’implanter militairement dans des zones stratégiques, le Moyen-Orient et, de plus en plus, l’Asie centrale et le bassin de la Caspienne, et contrôler les robinets d’hydrocarbures de la planète… tout cela sous le prétexte de la "guerre au terrorisme".

Les arguments donnés par Gul ne prouvent évidemment rien. Ils soulèvent néanmoins de vraies questions. Quant aux motifs invoqués, ils ne prouvent rien non plus, si ce n’est que les Etats-Unis de George W. Bush et Dick Cheney ont profité de la tragédie du 11-Septembre pour mettre en oeuvre le plan de domination mondiale du PNAC (le groupe de réflexion néoconservateur Projet pour le Nouveau Siècle américain) ; cela, tout le monde peut l’admettre (c’est la "stratégie du choc" de Naomi Klein), mais ne prouve pas pour autant que les profiteurs (les plus visibles) sont les organisateurs.

Gul doute, KSM avoue. D’ailleurs, Gul rejette-t-il toute implication d’Al-Qaïda ? Selon lui, les preuves n’ont pas été apportées, et l’affaire du 11-Septembre demeure "enveloppée de mystère". Gul, incontestablement, met le doigt sur certaines failles de l’histoire officielle, les preuves de la culpabilité de Ben Laden n’ayant jamais été clairement montrées, bien que promises. Notons cependant que sur CNN, Gul reprend à son compte l’idée que le complot a été organisé en partie en Allemagne, faisant ainsi implictement référence à la cellule terroriste de Mohammed Atta à Hambourg… ce qui le ramène à la piste Al-Qaïda…

Coïncidence : tandis qu’Hamid Gul doute encore de la responsabilité d’Al-Qaïda, l’ancien numéro 3 de l’organisation terroriste et "cerveau" présumé du 11-Septembre, Khaled Sheikh Mohammed (KSM), s’apprête à passer aux aveux à Guantanamo. Lui et deux de ses co-accusés, ont en effet décidé, lundi dernier, de plaider coupable. Les deux autres accusés, qui souhaitent aussi plaider coupable pour, dit-on, mourir avec leurs "frères", devront au préalable subir un examen psychiatrique.

Certains s’interrogent sur la valeur de ces aveux, dont on se demande s’ils n’ont pas été extirpés sous la torture, le chef de la CIA, Michael Hayden, ayant reconnu que KSM avait été soumis à la pratique du waterboarding, une simulation de noyade. Remarquons tout de même que KSM, ainsi que Ramzi bin al-Shaibah, l’un des accusés de Guantanamo, avaient revendiqué l’organisation du 11-Septembre lors d’une interview accordée à Al-Jazeera en août 2002 (quelques mois avant leur arrestation), et reproduite dans El Mundo et le Guardian, le 9 septembre 2002. Apparemment ce n’était pas là sous la torture. Les deux hommes avaient présenté le 11-Septembre comme la réplique raffinée de l’opération Bojinka. L’authenticité de cette interview a-t-elle été mise en doute ?

Si Al-Qaïda n’était nullement impliqué, comme le suggère Hamid Gul, il serait également difficile de rendre compte des avertissements, très nombreux et d’origines fort variées, reçus par le renseignement américain dans les mois précédant le 11-Septembre, et qui concernaient tous un énorme attentat à venir d’Al-Qaïda sur le sol américain (impliquant des avions).

Un allié ? Si Hamid Gul peut séduire certains "chercheurs de vérité" (auxquels il fait d’ailleurs un petit clin d’oeil sur CNN… avant de se faire inviter chez Alex Jones), car il pointe assurément certaines zones d’ombre de l’enquête, il ne faut néanmoins pas se méprendre : la vision qu’il propose ne colle pas avec l’ensemble des éléments dont nous disposons à l’heure actuelle ; rien n’indique, par exemple, une implication du Mossad (seulement une possible anticipation de l’événement). La désinformation existe sans doute de tous les côtés dans cette affaire, et Hamid Gul n’y échappe pas. Son discours doit être soumis à un examen critique. Aucun discours politique n’est neutre, encore moins généreux envers le public ; il répond à des intérêts, à une stratégie qu’on n’expose pas au grand jour.

Le dessein politique d’Hamid Gul n’est pas le nôtre : au cours de son interview à UPI en septembre 2001, il se déclarait opposé à la démocratie, et appelait de ses voeux un "système étatique post-moderne", qui serait "un village global soumis à la loi divine". Son refus affiché du capitalisme inégalitaire pourrait l’apparenter, de loin, à notre Besancenot national… d’autant qu’il propose de le remplacer par un islam "égalitaire", "tolérant" et "progressiste". Seulement voilà, son modèle, ce sont les Taliban : "Ils représentent l’islam dans sa forme la plus pure", nous dit-il. "Jusqu’au 11-Septembre, ils avaient un ordre public parfait…" Destructeurs des bouddhas millénaires du Bamyian, misogynes et obscurantistes patentés… Ceux qui nous les proposent en modèles sont, au moins, à considérer avec prudence.

Accepter l’obscurité. Pour finir, j’aimerais citer Mariam Abou Zahab, qui écrivait dans Bakchich au sujet des attentats de Bombay : "Accuser le Pakistan et désigner le Lashkar-e Taiba comme unique responsable permet aux autorités indiennes d’occulter bien des aspects d’une réalité qui, comme tous les observateurs avertis de l’Asie du Sud le savent, est toujours beaucoup plus complexe qu’on ne l’imagine a priori." La même remarque vaut pour les attentats du 11-Septembre (en remplaçant "Pakistan" par "Afghanistan", "Lashkar-e-Taiba" par "Al-Qaïda", "autorités indiennes" par "autorités américaines", et "Asie du Sud" par "Moyen-Orient"). Fuir les visions simplistes. Toujours. La vérité ne se donne pas… et ne sort probablement pas, cristalline, de la bouche d’Hamid Gul.

Par Taïké Eilée pour Agoravox, le 12 décembre 2008

Delmart Vreeland, l’homme qui en savait trop sur le 11 Septembre

Delmart Vreeland, lieutenant de la marine américaine, rendu à la vie civile, a espionné pour le compte de l’ONI [Service de Renseignement Naval] et affirme que les États-Unis et plusieurs autres gouvernements ont eu une connaissance anticipée des événements programmés pour le 11 septembre 2001. Dès août 2001, il a envoyé une lettre aux autorités du Canada dans laquelle il a donné des indications concernant les attentats.

La fameuse note de Vreeland

Comment cet homme a t-il pu décrire en détail les événements du 11 Septembre depuis sa cellule canadienne, plus d’un mois avant qu’ils ne surviennent ? Déchiffrons cette note.

1. Les cibles des attentats du 11 Septembre

Annotation :
Navy Pier
Sears Tower ? Chicago
World Trade Center
White House
Pentagon ?
World Bank Malasia
water supplies
Scotia Building Toronto
Parliment Bldg Ottawa
Royal Bank Toronto or Montreal

Les cibles évoquées se trouvent au Canada et aux Etats Unis. Pourquoi ces deux pays ?

Les accords du NORAD, coopération Nord américaine d’observation radar pour assurer la défense aérienne, devaient être renouvelés en mai 2001. Les Canadiens savaient que les USA développaient un système de bouclier anti-missile en violation des accords du traité ABM de 1972 conclu entre les USA et l’ex Union soviétique.

Le 11 Septembre a constitué un prétexte pour faire sauter le verrou de ce traité en justifiant une agression majeure sur le sol américain. Cette clause de l’article 14 du traité ABM de 1972 a permis à l’Amérique de remilitariser l’espace et de débloquer des budgets faramineux pour le Pentagone. En l’an 2000, le manifeste du Projet pour un Nouveau Siècle Américain appelé « Reconstruire les forces armées de l’Amérique » avertissait la nation d’un danger équivalent à un « Pearl Harbour Spatial ». La prophétie s’est réalisée le 11 Septembre 2001, coïncidant avec son cortège de simulations de jeux de guerre ressemblant en tous points aux vrais attentats qui se sont produits.

En 2004, la Commission d’enquête Kean-Hamilton a déclaré que les attentats de New York et de Washington étaient le résultat d’un échec du NORAD. Ce prétendu échec a fourni aux Etats-Unis la justification pour développer un système de défense plus efficace, le bouclier anti-missile, alors que le reste de la planète est toujours soumis au traité de 1972. L’hégémonie américaine pouvait commencer par la domination de l’espace.

2. Le NORAD est une composante du bouclier anti-missile.

Les États-Unis sont le principal allié et partenaire de défense du Canada. Les relations de longue date entre ces deux pays, concernant la défense et la sécurité, sont solides et fructueuses. La relation actuelle repose sur plus de 80 accords de défense ayant valeur de traité, plus de 250 protocoles d’entente entre les deux ministères de la Défense, et quelque 145 tribunes bilatérales où l’on traite des questions de défense. La plus importante organisation militaire binationale est le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD).

Créé en 1958, le NORAD a subi plusieurs changements en raison de l’évolution de la menace pesant sur l’Amérique du Nord. Le renouvellement du 8e accord du NORAD de mars 1996 a redéfini la mission de l’organisation relativement à l’alerte et aux contrôles aérospatiaux. Le dernier renouvellement de l’accord du NORAD, pour une période de cinq ans, remonte à mai 2001. Lors du renouvellement de l’accord du NORAD de mai 2006, une mission d’alerte maritime a été ajoutée aux missions de commandement déjà existantes. En outre, en décembre 2002, le Canada et les États-Unis ont convenu de créer un groupe de planification binational, installé au NORAD, afin d’améliorer la coopération bilatérale et la planification des aspects maritimes et terrestres/civils du soutien à la sécurité du territoire. Cet accord a été signé pour une durée de deux ans, après quoi les deux gouvernements doivent décider s’ils le renouvellent, le modifient ou y mettent un terme.

Sans l’appui du Canada, les Etats Unis ne pouvaient développer une nouvelle surveillance de l’espace aérien nord-américain. L’impliquer en tant que cible du terrorisme avalisait les plans de guerre des néo-conservateurs américains du PNAC.

3. Le rôle de la Russie

Annotation :
KGB – Oleg (kalougine)
C/R – Coo agreement 96 – 97
Bilateral arms/techno – exchange U.S.

La mission du lieutenant Vreeland était d’espionner les plans du futur satellite tueur russe Terminator. La Russie et la Chine sont les deux seuls pays qui puissent rivaliser avec le bouclier anti-missile américain. Le Canada étant géographiquement proche de la Russie, il doit être la première base d’encerclement du bouclier anti-missile. Les Canadiens, via le centre de contre espionnage du CSIS, devaient se procurer les plans des satellites russes. L’agent canadien Marc Bastien était à Moscou pour y retrouver Vreeland et utiliser la filière des oligarques russes opposés au gouvernement de Poutine.

L’annotation " KGB – Oleg (kalougine)" faisait référence à l’un de ces opposant. Dix mois plus tard, en juin 2002, l’ancien général-major du KGB Oleg Kalouguine, ancien Directeur de la Direction "K" de la Pé-Gué-Ou (contre-espionnage extérieur), réfugié politique résidant aux USA, a été condamné par contumace à 15 ans de prison pour la divulgation de secrets d’Etat. L’instruction, le procès et la condamnation se sont passés dans un secret total. On lui a reproché la publication aux États-Unis du livre « The First Directorate » qui aurait servi au FBI pour faire condamner l’espion soviétique Trofimoff.

Vreeland s’est rendu aux autorités canadiennes en décembre 2000 afin de livrer ses informations secrètes tout en sachant que sa vie était en danger. Par ailleurs, il devait prévenir son pays de l’imminence des attentats du 11 Septembre.

4. la pré-connaissance des attentats

Annotation :
Agreed War let one happen stop the rest!!!

En janvier 2001, la France a averti les Etats Unis de l’imminence d’un attentat sur le sol américain. Le rapport émanait de la DGSE. Outre la DGSE, bon nombre de services secrets ont averti le gouvernement Bush. Le président américain a reçu en mains propres un rapport de la CIA confirmant la menace d’attentats. Pourquoi n’a-t-il pas tenu compte de ces avertissements?

La note de Vreeland a été rédigée un mois avant les attentats du 11 Septembre. Examinons dans celle-ci la phrase suivante : « Agreed War let one happen stop the rest!!! » dont la traduction est : « Guerre arrangée laissez-en passer un stoppez le reste !!! ». Elle suggère qu’une seule des cibles devait être atteinte tandis que les autres attentats devaient être déjoués.

Remémorez-vous la scène du président Bush le matin du 11 Septembre. Il devait visiter une école dans la ville de Sarasota. Il a déclaré avoir vu le premier avion foncer dans la tour avant de rentrer dans la salle de classe. Cela ne l’a pas empêché de lire l’histoire de Biquette. Mais quand son attaché vint le prévenir qu’un deuxième avion venait de percuter l’autre tour du World Trade Center, son visage se figea et ses yeux se perdirent dans l’infini. Il venait de se passer quelque chose. L’Amérique était attaquée. Le président Bush ne pouvait avoir vu le premier avion s’encastrer dans la tour 1 du World Trade Center, puisque le seul document filmé est celui des frères Naudet qui ne fut diffusé que le lendemain 12 septembre 2001. Quel était l’écran de télévision qu’il regardait dans l’école de Sarasota?

Etait-ce un moniteur de contrôle ? Nous avons là la preuve que le président Bush a menti au peuple américain sur la pré-connaissance des attentats. Manifestement, il semble qu’il ait été un acteur de cette funeste journée. Mais qui avait les moyens de le surprendre avec ce deuxième avion ? Permettez-nous d’émettre cette hypothèse vraisemblable : ceux qui ont planifié les attentats et qui détiennent le pouvoir à Washington et à Wall-Street.

Nous pouvons également suspecter l’état major de l’armée américaine d’un coup d’Etat, aidé par le Pentagone et le commandement du NORAD qui, en ignorant le suivi radar des avions détournés, a participé à l’attentat le plus meurtrier jamais commis au monde.

5. Le Bouclier anti-missile (ABM) Système de satellite furtif Terminator

Annotation :
(Satellite 1 and 2) US

Delmart Vreeland a parlé de ce plan lors d’un entretien avec Mike Ruppert.

M.Ruppert : « Pourquoi étiez-vous à Moscou fin 2000 ? »

D.Vreeland : « J’avais été envoyé là-bas par le gouvernement des États-Unis et par l’ONI. J’ai reçu mes ordres entre le 4 et le 7 septembre 2000. C’était pour travailler à l’ambassade canadienne sur des diagrammes et des projets concernant un système d’armes défensives [weapons defense system]. Le nom de ce système de défense est SSST [Système de satellite furtif Terminator-Stealth Satellite System Terminator]. La seule partie dont j’ai parlé publiquement est un élément relatif à des satellites en orbite actuellement, qui ne sont pas à ce jour la propriété du gouvernement des Etats-Unis. Sur conseil de mon avocat, je ne peux pas parler des autres composants. »

Vreeland a donné une description du système ABM américain et a précisé que les satellites utilisés sont de type civil. S’il s’agit de satellites civils, alors les technologies utilisées sont de type basse puissance, et l’on peut supposer que l’armée américaine utilise effectivement des dispositifs basse puissance pour la détection. Il a ensuite ajouté une précision essentielle : ces satellites sont du type « Stealth », c’est à dire furtif. Comment expliquer la furtivité d’un satellite civil dont les plans de fréquence sont inévitablement publics? La furtivité dont parle Vreeland n’est pas celle du satellite, mais celle du signal qu’il émet. La seule façon de garantir la furtivité d’un signal radar est de recourir à une technologie de type spectre étalé (utilisée dans sa forme la plus courante sur le GPS pour la localisation) et connue sous le terme anglo-saxon de SSMA [Spread Spectrum Multiple Access]. Cette technologie est aussi, en termes de bilan de liaison, la seule façon de compenser la faible puissance et l’éloignement de satellites géostationnaires civils. La furtivité vient du fait que le signal radar est masqué par un signal numérique radio.

Tout cela, Vreeland, qui n’est pas technicien, n’a pas pu l’inventer. Durant sa captivité, il a voulu faire passer un message : il n’avait aucune raison de parler du dispositif spatial US, il n’a parlé du système ABM américain que pour donner du poids à ses affirmations sur le 11 Septembre. Ce qu’il a voulu dire, c’est : « Vérifiez ce que je dis sur l’ABM, et que personne n’a dit avant moi, et vous verrez que je dis la vérité sur l’affaire du 11 Septembre. »

Ceci crédibilise de manière globale ses déclarations. Il n’a pas pu inventer un point technique aussi précis et, qui plus est, à l’inverse de l’opinion répandue par les analystes du domaine spatial. C’est donc que Vreeland dit bien la vérité également quand il fait état d’informations internes à la CIA sur la préparation des attentats du 11 Septembre.

Si tous ces détours obscurs pouvaient être explorés, l’affaire Delmart Edward Joseph "Mike" Vreeland serait digne du célèbre roman Guerre et Paix.

Vreeland constitue une menace pour la crédibilité du gouvernement américain et de son système ABM, caché en raison du traité de 1972. Il est actuellement incarcéré depuis 2004 dans une prison du Colorado, et a été condamné en 2006 à 336 ans d’emprisonnement pour prostitution d’enfant.

Conclusion

Avec les attentats du 11 Septembre, et la faillite du NORAD, les USA ont pu se désengager unilatéralement du traité ABM de 1972 et développer l’arme du Bouclier Anti-Missile. Le complexe militaro-industriel tient enfin sa guerre au terrorisme ainsi que son cortège de dollars pour financer la politique des néo-conservateurs au travers de l’ABM. Cette arme de guerre qui était à vocation défensive devient finalement une arme de provocation offensive pour imposer l’hégémonie américaine sur la planète.

Par RAG pour ReOpen911.info


Sources :

Les cibles
http://www.voltairenet.org/article127833.html
http://d.scribd.com/docs/wogkqldwz7c0jym6wt3.pdf
http://www.csps-efpc.gc.ca/Research/publications/html/p128/21_f.html

Le rôle de la Russie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oleg_Kalouguine
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/nouvelles/200206/26/003-kgb-espion.asp
http://www.bdic.fr/rideco/rd020527.htm
http://axisofright.com/2007/05/19/oleg-d-kalugin-spy-man/
http://geo.international.gc.ca/cip-pic/library/GPX_AnnualReport_07-fr.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladivostok
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9gociations_sur_la_limitation_des_armements_strat%C3%A9giques
http://www.nti.org/db/nistraff/2003/20030470.htm
http://www.historycommons.org/entity.jsp?entity=united_states
http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=111
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/la-fin-de-youkos_459513.html
http://www.wsws.org/francais/News/2005/janvier05/060105_Youkos.shtml

Le Norad
http://www.norad.mil/French/index.html
http://www.web.net/~group78/French/Peace/frenchbook1.shtml
http://www.rcinet.ca/rci/fr/chroniques/7553.shtml
http://fr.wikipedia.org/wiki/NORAD
http://dsp-psd.tpsgc.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/MR/mr134-f.htm
http://www.cae.com/en/
http://usmilitary.about.com/od/weapons/l/aabombs1.htm
http://www.voltairenet.org/article127890.html
http://www.iwar.org.uk/infocon/dtic-ia/Vol2_No1.pdf
http://en.wikipedia.org/wiki/Amalgam_Virgo

Pré-connaissance des attentats
http://www.namebase.org/cgi-bin/nb06?_VREELAND_DELMART_%28MIKE%29

ABM
http://archives.vigile.net/ds-Qc-monde/index/missiles.html
http://www.cerium.ca/spip.php?page=impression&id_article=228
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/bouclier/clinton.html
http://www.rcinet.ca/rci/fr/chroniques/7553.shtml
http://www.cuttingedge.org/News/N1541.CFM
http://www.nato.int/docu/fonda/traite.htm
http://www.nato.int/docu/update/2007/06-june/f0615a.html
http://fr.rian.ru/russia/20080405/103802069.html

Condamnation de Vreeland
http://denver.yourhub.com/Parker/Stories/News/Crime/Story~539545.aspx

Assez des conspirations !

Suite aux attentats du 11-Septembre, un phénomène médiatique, politique et culturel de « moquerie » a rapidement émergé et s’est développé. Il y a ceux qui pensent que l’on devrait arrêter d’utiliser le terme de « complot » en référence à ces attentats, comme si cela revenait à désigner des « auteurs anonymes » ayant utilisé de jeunes gens d’une seule religion et de nationalités diverses comme de vulgaires outils dans l’exécution d’un complot qui les a dépassés (leur intellect, leur capacité à planifier et leur misérable vision de l’impact et des conséquences [de leurs actes]).

Ce phénomène, qui a immédiatement suivi le 11/9, les dirigeants, les maîtres et les spectateurs en ont fait, à ce moment-là, une rhétorique. Il était évident que le phénomène lui-même faisait partie du complot, avec le but d’en nier l’existence en le ridiculisant de manière « comique », masquant ainsi « la plus grande conspiration » de l’histoire de la politique moderne, comme la décrivent de nombreux intellectuels et chercheurs.

Bien que personne ne dispose d’assez de preuves pour prouver ou réfuter une théorie du complot, le sujet devrait être ouvert au débat et à la discussion. Le débat doit se fonder sur l’ouverture d’esprit, s’appuyer sur des informations documentées et se faire en accord avec la logique du droit à connaître la vérité au sujet d’un événement majeur, qui a eu un impact immense sur la vie des Américains et des musulmans dans le monde, qui a affecté la paix et la sécurité mondiales et continue à le faire. Des discussions ouvertes et vigoureuses doivent se tenir au sujet des divers récits entourant cet événement, des discussions que personne ne devrait restreindre ou censurer.

Cet article a pour objectif de contribuer à ce qui peut être considéré comme une exigence de liberté et de droit de savoir et à ce qui est requis pour la documentation des informations. Commençons donc avec la documentation des informations. Croire au récit des néoconservateurs concernant les attentats du 11/9 nécessite de faire confiance à ces personnes et à l’histoire qu’ils ont construite et relayée sur la base d’informations spécifiques.

A-t-on raison de leur faire confiance?

Un des livres qui débattent de la « version officielle » de la tragédie du 11-Septembre est 9/11 & the American Empire: Intellectuals Speak Out [Le 11/9 et l’Empire américain : des intellectuels prennent la parole - NdT: non disponible en français] sous la direction de David Ray Griffin et Peter Dale Scott et auquel ont contribué nombre de chercheurs, intellectuels et professeurs d’université dont aucun ne croit à la version officielle des attentats. Les éditeurs du livre ont dit que ces chercheurs, qui n’appartiennent pas aux courants dominants, ont trouvé des preuves qui réfutent la version officielle sur qui est responsable des attentats du 11/9.

Morgan Reynolds est professeur à l’université A&M au Texas, et ancien membre de l’Administration Bush. Il est persuadé que le 11/9 a été mené par des individus ayant des liens avec l’Administration américaine dans le but d’ancrer sa domination sur le monde. Il y a aussi Richard Falk, un professeur de droit international et président de la Nuclear Age Peace Foundation [Fondation pour la paix à l’âge du nucléaire] qui affirme que l’Administration Bush a, soit laissé le 11/9 se produire, soit directement agi pour faciliter les attaques de manière à légitimer ses opérations internationales actuelles. Ce qui soulève le plus de soupçons est cette crainte profonde de débattre de la vérité sur ce qui s’est passé ce jour-là, de sorte que les sombres et horribles secrets ne soient pas découverts.

Karen Kwiatkowski, une universitaire qui a servi dans l’armée des États-Unis pendant 20 ans, jusqu’en 2003, raconte qu’elle était au ministère de la Défense US [le Pentagone] le 11 septembre 2001, et qu’aucun des membres de la Commission du 11/9 chargée d’enquêter sur les attentats, n’a été capable d’évaluer les preuves d’un point de vue technique. Elle affirme également qu’elle n’a vu ni les débris de l’avion qui s’est supposément écrasé sur le Pentagone, ni aucun élément de destruction qui puisse être attribué à une attaque aérienne. Steven E. Jones, un professeur de Sciences Physiques à l’Université de Brigham Young, a ajouté que la manière dont les Tours jumelles et le World Trade Center 7 se sont effondrés n’était pas expliquée par le rapport officiel. Il soutient que ce ne sont pas les avions qui ont détruit les bâtiments ; l’explication la plus immédiate et la plus logique scientifiquement est que l’effondrement a été causé par une démolition contrôlée utilisant des explosifs mis en place préalablement.

David Ray Griffin a dit que le comportement de l’armée américaine le 11 Septembre est l’indication d’une implication des militaires dans les attaques, et que l’effondrement du World Trade Centre 7 est un exemple de démolition contrôlée utilisant des explosifs disposés dans tout le bâtiment avant les attentats.

La suspicion croissante entourant le récit des faucons néoconservateurs concernant les attentats du 11/9 a poussé des élites et des collectifs de citoyens américains à conduire une « recherche scientifique collective » sur ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001. Un exemple de ces efforts collectifs est la création du Mouvement pour la Vérité sur le 11/9, qui est mené par une cinquantaine d’universitaires et d’intellectuels, parmi lesquels quelques experts militaires à la retraite.

Dans son témoignage au Congrès des États-Unis, Condoleezza Rice, conseillère à la Sécurité Nationale à l’époque, a concédé que le Président George Bush avait reçu une note confidentielle un mois avant le 11 Septembre, détaillant l’intention qu’avait ben Laden de lancer une attaque contre les États-Unis en utilisant des avions détournés. La note était intitulée, ‘ben Laden déterminé à frapper les États-Unis’. Néanmoins [selon Rice] cette note n’indiquait ni la date exacte, ni l’endroit, ni la méthode employée. Rice a ajouté que personne n’aurait pu imaginer des détournements d’avion dans le but de les écraser sur des immeubles.

Richard A. Clarke, l’ancien conseiller en chef sur le contre-terrorisme au Conseil de la Sécurité Nationale des États-Unis, a clairement affirmé que l’Administration américaine a ignoré la menace d’al-Qaïda avant les attentats du 11/9, bien qu’au courant de ces menaces. Clarke a ajouté que George Tenet, l’ancien directeur de la CIA, et lui, ont toujours été désolés de voir qu’al-Qaïda et la menace qu’elle représentait n’ont pas été prises au sérieux par l’Administration, même après les attaques du 11/9 et la disparition de ben Laden en Afghanistan, l’Administration voulait frapper l’Irak immédiatement, malgré l’absence de preuves liant l’Irak et les attentats.

Michael Meacher, un membre confirmé du parlement britannique et ancien ministre de l’Environnement (1997-2003) a écrit dans son article intitulé, ‘Cette guerre contre le terrorisme est fausse’, publié dans le Guardian du 6 septembre 2003 :

“Nous savons qu’au moins 11 pays ont alerté préalablement les États-Unis des attaques du 11/9 … [Il y avait une information selon laquelle] 200 terroristes préparaient une grosse opération (Daily Telegraph, le 16 septembre 2001). La liste fournie incluait le nom de quatre pirates de l’air du 11/9, aucun d’eux n’a été arrêté… Le premier détournement d’avion a été suspecté dès 8h20 et le dernier avion détourné s’est écrasé en Pennsylvanie à 10h06. Aucun chasseur n’a décollé [de la base aérienne d’Andrews à 15km de Washington] jusqu’à ce que le troisième avion ait percuté le Pentagone à 9h38. Pourquoi ? Il y avait des procédures standard d’interception pour les avions détournés avant le 11/9. Entre septembre 2000 et juin 2001, les militaires américains ont lancé des chasseurs à 67 reprises pour intercepter des avions suspects (AP, le 13 août 2002)… Cette inaction est-elle simplement le résultat de la négligence ou de l’ignorance de certaines personnes à des postes clés? Ou bien les opérations de sécurité aérienne avaient-elles délibérément été suspendues le 11 septembre 2001 ? Si tel est le cas, pourquoi et qui en a donné l’ordre ?"

Toutes ces informations provenant de sources diverses prouvent bien que le récit officiel du 11/9 n’est pas valide, que des officiers de haut rang étaient au courant de ce qui allait se passer et que les procédures standard ont été suspendues à ce moment-là. Toutes ces preuves révèlent l’existence d’un complot de quelque façon. Le cœur du complot n’est-il pas le déni absolu et le fait de terroriser quiconque en parle, que ce soit sous le nom de "complot” ou “mauvais calcul” ou “supercherie idiote” ou “plan machiavélique” ou "stratégie américaine pour l’hégémonie au 21ème siècle" instigué par un puissant séisme ?

Article paru sur le site du journal international arabe Asharq Al Awsat

Article original : Enough Conspiracies!
Traduction par Spotless Mind

Au commencement était la parole de Libération sur les « zones d’ombre » radar

Il y a sept ans tout juste, deux jours après les attentats, le silence n’était pas encore de mise, et des journalistes de Libération comme Nathalie Bensahel et Cedric Mathiot pouvaient encore s’interroger de la sorte (Archive) :

« La planète entière s’interroge sur les failles béantes de la régulation aérienne aux Etats-Unis, se prenant à douter de tous les systèmes du monde. (…) Chacun tente de comprendre comment les terroristes ont pu franchir autant d’obstacles au sol et dans les airs (…)

Procédures d’alerte. A peu près partout dans le monde, les procédures sont identiques: lorsqu’un appareil change sa route ou disparaît d’un écran de contrôle, une série de procédures d’alerte se met immédiatement en place. De l’alerte technique (problèmes de transmission par exemple), à l’alerte de détresse (moteur en feu ou détournement terroriste), l’intervention des contrôleurs est extrêmement précise et minutée. «Tout est codifié, de l’alerte 1 minute, à l’alerte 10 minutes», explique un professionnel français du transport aérien. «A dix minutes à peine de détournement prolongé, les militaires prennent le relais.» [NDLR : rappelons que le vol AA77 aurait commencé à dévier de sa trajectoire 40 à 45 minutes avant son crash supposé sur une aile en travaux du Pentagone !] Un contrôleur français, interrogé par Libération, assure qu’il est «impossible» de ne pas voir immédiatement qu’un avion est dérouté. Selon la procédure usuelle, explique-t-il, «dix minutes avant qu’un avion entre dans un secteur de contrôle, on reçoit une "strip", une bandelette de papier qui annonce l’appareil et où apparaît son numéro de vol, la compagnie et la route à suivre.» Par la suite, «un contact radio avec le pilote permet de confirmer le plan de vol». Et à partir du moment où l’avion entre dans le secteur de contrôle, le contrôleur suit sur son écran la route de l’appareil, via le transpondeur, «un émetteur embarqué» qui donne l’identité de l’avion, son altitude et sa vitesse. «Si l’avion dévie de sa trajectoire, on s’en aperçoit immédiatement.» Que se passe t-il alors? «On a un contact avec le pilote. Et notre réaction dépend de l’explication qui est donnée par l’équipage. Si l’avion disparaît ou ne répond plus, on prévient immédiatement l’armée de l’air et l’avion est pris en chasse.»

Le Washington Post apporte des précisions à propos de l’avion qui s’est écrasé sur le Pentagone. Celui-ci aurait dévié de sa route en direction de Los Angeles sans répondre à la tour de contrôle qui l’interrogeait, et en débranchant également son transpondeur. Ces incidents ont ils dûment été transmis par les contrôleurs? A quel moment les militaires ont-ils été prévenus? Ont-ils bien identifié la menace terroriste? Les avions ont-ils été pris en chasse? Celui qui s’est écrasé près de Pittsburgh (Pennsylvanie) a-t-il été abattu comme la rumeur en a couru?

Dernière inconnue: un avion peut-il disparaître des écrans de radars? Dans au moins deux des quatre détournements, on sait que les transpondeurs ont été coupés au moment où l’avion quittait sa trajectoire. «A partir du moment où le transpondeur est coupé, explique le contrôleur, l’appareil disparaît des radars civils des tours de contrôle.» Mais cela ne le rend pas indétectable pour autant. Les militaires, à la différence de l’aviation civile, ont des radars dits «primaires» qui localisent toute masse métallique dans le ciel. A moins, que l’appareil n’ait volé sous le plancher des radars ou dans des «zones d’ombre».

 

The Guardian : Qui sait ce qui s’est produit le 11/9?

Nous vous proposons ici la traduction d’une tribune publiée dans The Guardian. Le fait que le célèbre journal britannique ait accepté de la publier montre que certains médias alignés commencent à accorder à ceux qu’ils appellent  encore les "théoriciens du complot" un traitement plus équitable. En rappelant que les complots d’Etats sont une réalité historique et en montrant que les arguments utilisés par les défenseurs de la version officielle pour ridiculiser les sceptiques s’appliquent d’abord à eux-mêmes, l’auteur fait taire les (faux) "rationalistes" et légitime les questionnements portés par le Mouvement pour la Vérité sur le 11/9.


Par Dan Hind pour The Guardian, le 17 juillet 2008

Des complots à grande échelle ont effectivement lieu, que vous ou moi, ou Charlie Brooker, soyez enclins à le croire ou non.

Plus tôt cette semaine, Charlie Brooker a provoqué avec un article le plus grand nombre de réponses en ligne que le site Comment is free ait jamais reçues. Le thème de son article était la théorie du complot en général et celle du 11 Septembre en particulier, et il a reçu plus de 1700 commentaires. Brooker pense que les théories du complot consolent ceux qui trouvent la réalité trop terne et trop compliquée si elle n’est pas associée à un agenda caché : « Adhérez à une théorie du complot et vous faites soudain partie d’un groupe de personnes partageant des informations privilégiées ; votre sentiment de puissance et de dignité augmente un tantinet et ce monde troublé vous semble, pour un temps, avoir plus de sens. »

Le raisonnement de Brooker s’inscrit dans les tentatives d’expliquer en termes psychologiques la volonté du public d’entretenir des théories du complot. En effet, il est très proche de Melanie Phillips, une rationaliste dure, qui a décidé qu’en l’absence de religion, les théories du complot satisfont « notre besoin désespéré de mettre de l’ordre dans le chaos »

La vision d’un monde fait de complots est effectivement source de consolations. Mais celle de Brooker également. Il y a un certain plaisir et une certaine excitation à déclarer que le monde est conduit par l’incompétence et l’erreur et que les choses sont plus ou moins telles qu’elles semblent l’être. Vous pouvez vous rengorger d’être à ce point équilibré et de n’être pas tombé dans ces histoires de lézards ou d’Illuminatis. Vous avez appris à vivre sans magie. Vous dites « Je ne crois pas aux théories du complot sur le 11/9 », mais vous signalez que vous êtes sceptique et rationnel et que vous n’avez pas de problème d’hygiène personnelle. Il existe un gain psychologique aussi bien à parler des conneries que des théories du complot.

Notre volonté d’entretenir des théories du complot est sans aucun doute influencée par nos expériences de la vie. Un homme dans la vingtaine qui a du temps pour lui a plus de chances d’être attiré par les écrans de fumée qui entourent la mort de John Kennedy qu’un chroniqueur à succès dans la trentaine.

Mais tout cela n’est pas la question. Des complots à grande échelle ont effectivement lieu, que nous soyons enclins à le croire ou non. Il peut être consolant de croire que la CIA manigance le renversement de régimes étrangers peu coopératifs. Mais c’est également vrai. Insister sur le fait que la CIA n’a rien à voir avec la chute du dirigeant du Guatelama Jacobo Árbenz en 1954 ou le renversement au Chili de Salvador Allende en 1973 pourrait paraître parfaitement sensé et raisonnable. C’est également faux, vous savez.

Ce qui est arrivé le 11 Septembre est, au final, une question de fait – quoi que notre vision du monde nous incline à considérer comme plausible ou possible. La véritable paternité des attentats est aussi difficile à établir que n’importe quel autre événement concernant le monde du terrorisme international et de l’espionnage.

Personnellement, je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé, parce que je n’ai pas plus d’idées sur la manière dont les connexions entre le monde des affaires, les services secrets et la politique fonctionnent que sur les intentions de jeu des grands maîtres qui fixent pensivement l’échiquier.

Les attentats du 11 septembre 2001 sur le territoire américain faisaient partie d’une toile d’événements interconnectés avec le pétrole, la drogue, l’argent, le crime organisé, l’impérialisme, les institutions en place et nous tous. Et la religion, et encore plus d’argent.

Il semblerait sage et sensé de déclarer que toute explication qui diffère du récit officiel nécessite des centaines d’assassins bureaucratiques remarquablement discrets. Mais cela présuppose que nous sachions comment le monde fonctionne, et nous le savons pas.

Peut-être les attentats du 11/9 sont-ils le seul fait d’une petite équipe de terroristes qui sont parvenus à maintenir leur cohésion dans un monde d’embrouilles et d’incompétence maladroite. Mais je ne le sais pas, pas plus que Charlie Brooker.

La plus importante théorie du complot concernant le 11/9 est rarement mentionnée par des auteurs comme Brooker ou Phillips. Dans la course à l’invasion de l’Irak, la Maison-Blanche s’est efforcée de lier Saddam Hussein à Al Qaïda. Loin d’être la production de ce que les commentateurs aimaient appeler la brigade des "casques en papier alu" [1], cette idée fantasque et paranoïaque est le fruit du travail d’un groupe de personnes très attentives et compétentes.

Elles ont travaillé en secret pour manipuler les Américains et l’opinion mondiale et il est possible de retracer l’impact des efforts déployés au cours du temps. Voilà donc un (vrai) complot destiné à promouvoir une (fausse) théorie du complot. Les agents de la guerre psychologique de la Maison-Blanche étaient sans aucun doute des personnes professionnelles et modérées. Je suis sûr qu’ils savaient comment se comporter de manière socialement appropriée et qu’ils aimaient leur travail. Ils ont aussi aidé à paver le chemin vers une guerre illégale dans laquelle plus d’un demi-million de gens ont été tués. Il y a une théorie du complot sur le 11 Septembre qui travaille d’arrache pied, juste ici. Le type de personne que vous êtes importe peu, que vous soyez froidement rationnel ou que vous cherchiez à tâtons un sens à un monde indifférent, les spectres de l’Amérique ont comploté pour précipiter le peuple dans la guerre sous un faux prétexte.

Quelques-unes de ces mêmes personnes travaillent dur aujourd’hui pour nous convaincre que l’Iran constitue une menace inacceptable pour les nations du monde qui aiment la paix. S’ils le peuvent, ils utiliseront toutes sortes de théories du complot pour y parvenir, tout en agissant eux-mêmes en conspirateurs. Il est donc à peine surprenant que des gens –intelligents et sensés- soient prêts à croire que des conspirations sophistiquées existent et que parfois elles sont des moteurs extrêmement puissants pour les événements. Étant donné qu’il est démontré qu’elles existent bel et bien.

Et pendant que des éléments de l’Etat américain cherchent à déclencher une autre guerre au Moyen-Orient, Melanie Phillips et Charlie Brooker continueront sans doute à accabler de mépris une population portée sur l’irrationnel. Ce qui ressemble un peu, eh bien, à de la paranoïa dans de telles circonstances.


[1] Note de traduction : Un "tin foil hat" est un couvre-chef composé d’une ou de plusieurs feuilles d’étain ou d’aluminium. Les gens qui en portent croient qu’il protège leur cerveau contre les champs électromagnétiques, contre les ingérences extra-terrestres ou contre le contrôle et la lecture de leur pensée. L’idée de porter un casque en papier alu contre de telles menaces est devenu un cliché populaire aux Etats-Unis et un terme de dérision. Cette expression est synonyme de paranoïa et est souvent utilisée pour désigner les théoriciens du complot.

Robert Redeker, dans Le Monde : l’effroyable légèreté de la paresse intellectuelle

Cet article renforce et complète judicieusement l’analyse de Paul Villach précédemment publiée .

Bien que non nommément mis en cause, M. Arno Mansouri répond, en tant que directeur des Éditions Demi-Lune à M. Robert Redeker, philosophe, au sujet de sa tribune sur les « théories du complot » (du 11 Septembre) parue dans le journal Le Monde daté du 29 mars 2008.


Robert Redeker, dans Le Monde :
l’effroyable légèreté de la paresse intellectuelle

 

D’emblée, on saura gré à M. Redeker, philosophe ayant accédé au rang de « pipole » suite à une virulente diatribe islamophobe parue dans Le Figaro, de ne pas avoir déformé les propos de Mlle Cotillard. Cette manière de procéder le place quelques centimètres au-dessus de la presse de caniveau (le lecteur aura reconnu le site Marianne2.fr) qui non contente de ressortir opportunément les courts propos que la jeune actrice avait tenus un an auparavant au cours d’une longue interview, les manipulent sans vergogne. Ainsi, il est utile de rappeler que contrairement à ce qu’affirmait le chapeau de l’article commis par Mme Bénédicte Charles, Mlle Cotillard ne remettait bien évidemment pas en cause la réalité même des terribles attentats du 11 Septembre, mais uniquement les comptes-rendus de la Maison-Blanche et du Pentagone qui par la suite sont devenus vérité officielle, médiatique, consensuelle, inamovible. Une sorte de nouvel évangile qui voue au ban tous ceux qui, hérétiques, osent remettre tout ou partie du mythe en question. En cela, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette jeune femme n’est pas seule avec M. Thierry Meyssan à partager une telle opinion : dans notre pays, comme en Europe, ou aux États-Unis mêmes, (sans parler des pays « du Sud » dont l’opinion ne compte pas pour le microcosme politico-médiatique hexagonal), les gens qui doutent sont légions… et ils sont de plus en plus nombreux. Nous appellerons « sceptiques » l’ensemble de cette multitudes de citoyens qui remettent en cause le bien-fondé du mythe fondateur de la croisade contre le Mal (aussi connue sous l’appellation plus politiquement correcte de « guerre contre la Terreur » ou « choc des civilisations »), j’ai nommé le 11 Septembre.

De l’ignorance du locuteur…

Qui sont ces âmes égarées ? Ces pauvres hères qui refusent ce que les médias dans leur immense majorité nous serinent depuis plus de 6 ans (car oui, j’avoue avec fierté que l’on peut me compter parmi ces « diables » !) En fait, préférant évoquer des « opinions répandues », M. Redeker n’en parle pas. Pas plus qu’il ne cite les sources sur lesquelles se basent ces « opinions » ou les arguments qui les ont fait chavirer dans l’obscurantisme révisionniste… Pas un mot sur les chefs d’État en fonction ou non, les personnalités politiques états-uniennes ou autres, les experts en tout genre (anciens des services de renseignement, militaires à la retraite ou en exercice, pilotes, ingénieurs, professeurs, etc) qui partagent les « opinions » (de cette plèbe ignare… il va sans dire)

Faut-il y voir une tentative d’occulter la réalité ? Sans doute pas, et cette même réalité est sans doute bien plus navrante ; je serais tenté pour ma part de penser que M. Redeker n’a jamais pris la peine de regarder l’un quelconque des nombreux documentaires états-uniens auxquels Mlle Cotillard faisait référence, ni de lire le moindre livre paru sur le sujet, et certainement pas le rapport de la Commission d’enquête ! En cela, il est le produit d’un mode de fonctionnement mental aussi ancien que l’humanité, qui fait fi des éléments pertinents sinon irréfutables mis en avant par son contradicteur, pour promouvoir une thèse qui lui semble plus vraisemblable, même si celle-ci repose sur un empilement de faits qui ne peuvent matériellement et physiquement pas être ! Pour plus de détails sur de telles impossibilités physiques et matérielles en regard de l’effondrement des 3 tours du World Trade Center par exemple, le lecteur se reportera utilement à la lecture du Procès du 11 Septembre de Victor Thorn, avec une postface de David Ray Griffin.

à son manque de curiosité intellectuelle…

De fait, concernant les « quelques détails insignifiants » dont parle elliptiquement M. Redeker, on aurait peine à tous les lister : la plupart de ces faits invraisemblables et pourtant avérés sont explicités avec force détails, précisions et moult notes dans les 9 ouvrages consacrés au sujet et parus dans la collection Résistances… dont le lecteur non connecté à l’Internet ne peut avoir eu connaissance tant est puissante l’omerta médiatique sur le sujet. Sur le terrorisme en général et le 11 Septembre en particulier, les informations alternatives à la version gouvernementale existent et ne sont nullement l’apanage d’une communauté de « narcisses jouissants d’une quelconque ivresse ». L’effroyable possibilité de la participation d’une infime partie de l’appareil d’État américain dans les attentats terroristes du 11/9, que ce soit par le biais (plus que probable au regard de la connaissance préalable qu’en avaient les hauts responsables de l’administration Bush) d’un laisser-faire délibéré (donc criminel), ou plus vertigineux encore par celui d’un déclenchement délibéré, cette possibilité même n’a vraiment rien de réjouissant ! Il faut être bien stupide pour ne pas le comprendre : pour ma part, je préférais le temps où, comme M. Redeker, je ne m’étais pas penché sur le sujet en profondeur. Certes, il faut faire l’effort de les chercher (comme toute information qui ne relève pas de la simple bouillie consensuelle) mais jamais il n’a été plus simple et rapide de se confronter à la réalité des faits : à ceux qui lisent l’anglais couramment, je recommande la consultation du site de Paul Thompson, The Complete 9/11 Timeline (la chronologie complète du 11/9, dont j’ai entrepris la traduction en français) ; aux autres, je ne peux que conseiller de se procurer le DVD du film 911 Press for Truth (En quête de vérité) qui se base sur ce remarquable travail d’investigation. Lequel, cela fera plaisir aux journalistes, ne se base que sur des articles, reportages et travaux parus, émis et diffusés sur des médias grand public. Il s’agit là d’un premier pas vers une vérité historique, celle par exemple de la création de la Commission d’enquête, qu’ont oubliée les néo-conservateurs français, ces sinistres va-t-en-guerre qui, après s’être réjouis de la guerre contre l’Irak, voudraient que la France s’implique militairement en Afghanistan (M. Sarkozy est en passe de les satisfaire), au Darfour, en Iran… et pourquoi pas demain au Tibet ! Nul « révisionnisme conspirationniste » donc, juste des faits. C’est un fait par exemple que l’anthrax utilisé au lendemain du 11/9 contre 2 sénateurs opposés au PATRIOT ACT et diverses rédactions ne provenait pas d’un laboratoire afghan ou irakien/iranien… mais selon toute vraisemblance d’un laboratoire du complexe militaire de Fort Detrick. L’investigation toujours en cours du FBI confirme les mises en garde du professeur Francis A. Boyle émises très rapidement après les examens des spores, et qu’il détaille dans son ouvrage Guerre Biologique et Terrorisme.

M. Redeker est également le produit d’une époque qui veut que nos médias ne prennent plus le temps de traiter quelque sujet que ce soit autrement que selon un schéma simplificateur à l’extrême, dont la présentation ne peut relever que de la dichotomie de deux entités diamétralement opposées, organiquement incompatibles : le Bien et le Mal, nous et eux, l’Occident et les fanatiques, le monde libre et les terroristes (synonyme de terrorisme : al-Qaida), les athées laïcs et les fanatiques religieux, les Israéliens et les Palestiniens, victimes et coupables…

… au choix et à l’usage des mots

En conformité avec la pensée dominante, lorsqu’il s’agit de traiter d’une importante question de société, M. Redeker, à l’instar de ce qui nous tient lieu d’élite intellectuelle médiatique, préfère avoir recours aux techniques bien connues de l’amalgame et à la rhétorique du néant. Mieux vaut agiter l’épouvantail du danger sectaire : son utilisation des mots « ivresse », « délirante », « fantasme », « dément », « adepte »… pour qualifier les sceptiques commence à nous être totalement familière. C’est une habitude. Si nous est épargné le qualificatif d’anti-américanisme (par essence primaire), c’est sans doute plus un oubli de sa part que la reconnaissance que les documents sur lesquels se fondent les sceptiques sont très majoritairement d’origine états-unienne ou anglo-saxonne.

En revanche, l’addition presque éculée mais encore si puissante, du spectre du « révisionnisme », surtout adossé au « négationnisme » (toujours effrayant car fortement connoté à la négation de la Shoah) et mâtiné de l’argument final, le fameux « anti-sémitisme » de la « bête » pour aussi abjecte qu’elle soit fonctionne encore, car elle utilise les réflexes du rejet émotionnel d’une majorité de la population. Pour qui n’a jamais discuté face à face avec un sceptique de la version officielle du 11/9, ou lu l’un des livres que j’ai édités, c’est-à-dire n’importe quel journaliste, l’affaire est entendue ! J’imagine aisément que le message est fortement ancré : (je) nous ne sommes pas des individus fréquentables à qui il convient de tendre un micro et de servir de porte-voix. Le problème de ces affirmations est qu’elles ne reposent sur rien d’autre qu’un… fantasme ! Passons sur le cynisme de telles insinuations de la part d’un individu qui s’est fait une gloire de souiller l’image d’un homme (le Prophète) dont la sainteté est, à tort ou à raison, une évidence pour plus d’un milliard d’êtres humains… Il ne sera guère utile de m’appesantir sur l’évidence que si mes livres (ou le site ReOpen911.info) faisaient étalage du moindre propos antisémite, il y a longtemps que ces livres ou ce site auraient été attaqués en justice, avec raison, et que nous eussions été condamnés. Les propos de M. Redeker, assez évasifs pour lui éviter la diffamation, assez pernicieux pour nuire aux yeux de qui ne veut pas réfléchir à leur portée, illustrent bien qu’il vit dans une société permissive (ne lui en déplaise) où l’on peut affirmer n’importe quoi, du moment qu’on l’écrit dans Le Monde.

… et à l’inanité de sa « pensée »

M. Redeker, dont les talents d’exégète du Coran auront défini un nouvel horizon de vacuité intellectuelle (au-delà même de celle, pourtant fermement établie au fil des ans, de penseurs de la classe de M. Val et son ami M. Bernard Lévy), ne pourra sans doute pas comprendre le concept de terrorisme sous faux pavillon. C’est fort dommage, car il se serait aperçu qu’il ne s’agit pas là du fruit de l’imagination fertile d’un « adepte » des conspirations, le très formidable Webster G. Tarpley, dont l’ouvrage La Terreur fabriquée, Made in USA est aux avant-postes de la pensée alternative en matière de terrorisme. Comme le démontre avec brio le professeur d’histoire contemporaine M. Daniele Ganser dans son ouvrage de référence sur Gladio et les réseaux Stay-Behind (qui n’a donc rien à voir avec le 11 Septembre !) : Les Armées secrètes de l’OTAN, le terrorisme fabriqué, ici dans le cadre de la stratégie de la tension dans l’Italie des années de plomb, est une réalité historique, irréfutable. Ou comme le prouve les documents relatifs à l’opération Northwoods, signés de la main de Lemnitzer, le chef des armées US en 1962, et qu’un certain Thierry Meyssan a le premier publiés dans un livre en français, L’Effroyable Imposture (véritable décryptage politique des événements du 11/9, qui annonçait avec un an d’avance l’inéluctabilité de la guerre en Irak et dont les médias n’ont « retenu » que les incohérences de la version officielle concernant la frappe contre le Pentagone). Il faut donc raison garder, et se méfier des analogies trop rapides, mais il est nécessaire de savoir que le terrorisme peut être instrumentalisé et que les gouvernements peuvent mentir, user de la propagande, voire agir de manière criminelle. Or bien évidemment, en matière de mensonges, d’instrumentalisation, de propagande et même de crimes (car l’invasion de l’Irak est une guerre illégale au regard du droit international, et criminelle au-delà de l’entendement) le régime Bush a surpassé toutes les administrations américaines précédentes. Faut-il croire que M. Redeker n’a jamais entendu parler des exactions et tortures qui ont eu lieu à Guantanamo et à Abou Ghraïb, ni des prisons secrètes et autres « extraordinary renditions » ? Je l’invite dans ce cas à lire plus souvent les journaux dans lesquels il se répand…

Pour terminer là cette trop courte réponse (au vu de la multitude d’arguments factuels sous lequel je répugne à ensevelir M. Redeker), j’aimerais seulement lui faire remarquer, en espérant ne pas trop le glacer d’effroi, qu’il est lui-même un « théoricien du complot », puisqu’il vit dans la croyance absolue que le 11 Septembre est le fruit (du complot islamiste) des 19 kamikazes musulmans responsables de la pire attaque terroriste jamais perpétrée sur le territoire continental des USA. Une version des faits qu’un vrai philosophe, de renommée internationale, M. le professeur David Ray Griffin résume astucieusement comme « la plus folle, la plus irrationnelle des théories du complot » et « celle qui se base le moins sur l’examen minutieux des éléments factuels ». Ou pour citer les propos pleins de sens d’un haut fonctionnaire états-unien, M. Paul Craig Roberts (ancien sous-secrétaire aux Finances de l’administration Reagan), repris dans l’introduction de 11 Septembre, La Faillite des médias :

« … Quelle est la théorie du complot la plus grandiose ? L’interprétation du 11 Septembre comme un casus belli organisé visant à justifier l’invasion par les États-Unis de l’Afghanistan et de l’Irak ou celle selon laquelle une poignée de musulmans a mis en échec à plusieurs reprises les systèmes de sécurité des États-Unis en une courte matinée et a réussi la plus sensationnelle attaque terroriste de l’histoire simplement parce qu’ils “haïssent notre liberté et notre démocratie” ? Ourdir des événements graves pour justifier des guerres est un stratagème si éculé qu’il en devient lassant. »

De la part d’un philosophe de bistrot (« narcissique »), aux propos outrés (« et négationnistes » du bien fondé de la réouverture de l’enquête sur le 11 Septembre que même des familles de victimes appellent de leurs voeux), « adepte de la vision délirante du "choc des civilisations" », quand bien même il se retrouve parachuté au CNRS par un ministre sous pression, on ne pouvait logiquement s’attendre à meilleure analyse d’une réalité trop complexe pour être l’objet d’un traitement médiatique approprié.

PS : J’ajoute que l’amalgame final entre « la bête » et le légitime questionnement citoyen de la théorie gouvernementale du complot présentée par l’administration Bush est particulièrement inquiétant. En effet, après nous avoir indûment comparés à des négationnistes, il ouvre toute grande la porte non pas à la censure (déjà en cours), mais à une extension de la loi Gayssot qui punirait de prison toute personne remettant en cause les événements du 11 Septembre. Même les plus acharnés des néo-conservateurs états-uniens ne sont pas encore allés jusque-là, bien que le projet de loi HR 1955 permette déjà de désigner des sites « conspirationnistes » (lire tenus par des citoyens sceptiques) mais pas uniquement loin de là, comme des « menaces terroristes », afin de criminaliser toute dissidence. En somme, l’avènement du meilleur des mondes pour M. Redeker, qui ne manquera pas de s’esbaudir sur Fitna, le pamphlet raciste de Geert Wilders cet autre faux apôtre de la liberté d’expression, vrai praticien de la haine entre les peuples.


Arno Mansouri est le directeur des Éditions Demi-Lune, petite structure éditoriale qu’il a créée à l’origine pour développer des livres politiquement inoffensifs, sur les musiques et les danses du monde. Photographe, voyageur, il n’est pas né conspirationniste, et n’est l’adepte d’aucune secte. Sa curiosité intellectuelle l’a perdu au monde sans pitié des médias lorsqu’il s’avisa, fin 2005, de l’existence de livres anglo-saxons d’une extrême importance qui pourtant n’intéressaient aucune des grandes maisons d’éditions de ce pays qui aime tant à se présenter comme celui des droits de l’homme et du débat d’idées, voire (ironie suprême) de la liberté d’expression. C’est ainsi qu’il développa la collection Résistances, et devint du même coup un paria…

Ceci est une réponse à l’article de M. Redeker, paru en pages « Opinions » du journal Le Monde, du samedi 29 mars 2008.

Une violente collision dans « Le Monde » entre un philosophe et « la théorie du complot » fait une victime : le doute méthodique

par Paul Villach pour Agoravox

A-t-on jamais vu un philosophe « jeter le bébé avec l’eau du bain » ? Oui, l’accident vient d’arriver à Robert Redeker, qui allègue sa qualité de philosophe pour signer un article vengeur paru dans Le Monde du 30 mars 2008, intitulé « Marion Cotillard et les complots » (1).

On sait que, tout auréolée de la gloire d’un Oscar hollywoodien pour son interprétation d’Édith Piaf dans le film La Môme, l’actrice s’est crue autorisée dans une récente interview à livrer sa représentation du monde qui fait la part belle à « la théorie du complot » : ainsi a-t-elle fait part de ses doutes sur la version officielle des attentats du 11-Septembre 2001.

Le coup de sang du philosophe

Il n’en a pas fallu plus pour que, perdant toute mesure, notre philosophe R. Redeker, en vienne à tout mélanger en fulminant des diagnostics psychiatriques. C’est à la mode en ce moment face à l’opposant ! Il y dénonce tout à la fois :

1- « une vision délirante » dans la prétention à croire à « une manipulation occulte » de la réalité ;

2- il y voit même « un usage dément du principe du doute » qui interdit de « croire ce qui nous est dit » ;

3- emporté dans son élan, il y débusque même « la logique négationniste » – pas moins – selon laquelle «  toute vérité officielle, fût-elle inscrite dans les livres d’histoire, n’est que mensonge » ;

4- et de fil en aiguille ou, plutôt, de glissades en galipettes, il en arrive à estimer qu’on est en présence d’une « storytelling » – le mot non traduit est aussi à la mode – dont « la matrice », sans rire, serait « les Protocoles des sages de Sion  », ce libellé antisémite de la fin du XIXe siècle prétendant faire croire à un projet de domination du monde par les Juifs. Pas moins !

Qu’il soit choqué par le succès en librairie des élucubrations du Da Vinci Code sur le prétendu complot de l’Église catholique pour cacher la vérité au sujet de la descendance de Jésus dont le sang coulerait aujourd’hui dans les veines d’une jeune femme, rien de plus normal ! Qu’il soit agacé par les hypothèses qui contredisent la version officielle des attentats du 11-Septembre 2001, passe encore ! Mais qu’il en vienne à jeter par-dessus bord la démarche philosophique par excellence qu’est le doute méthodique surtout face à la représentation de la réalité que livrent les pouvoirs de tous poils, voilà qui sidère ! Quant à amalgamer ce doute méthodique, condition préalable d’une représentation fidèle de la réalité, au négationnisme et aux aventures criminelles antisémites, on a beau être philosophe, on marche sur la tête ou on la perd.

Le secret, cette information vitale protégée

Il est étonnant que R. Redeker ignore le principe fondamental de la relation d’information, que l’on détienne un pouvoir ou non : nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. Qui peut contredire ? « Si les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, renchérit Pascal, il n’y aurait pas quatre amis dans le monde. » Or, si on admet ce postulat, le doute méthodique s’impose avant de croire qui que ce soit. Sans doute, la connaissance que l’on a de son interlocuteur fera qu’on le croira volontiers ou non. Mais, même si, par une information fiable régulièrement transmise, il jouit d’un grand crédit, il n’est pas lui-même à l’abri d’une erreur : « Errare humanum est », l’erreur est humaine.

Les données se compliquent quand on passe au niveau des groupes et que des enjeux de pouvoir interfèrent. Déjà, dans une relation interpersonnelle, l’information est soigneusement triée et filtrée selon les motivations de chaque individu avant d’être « donnée volontairement », on imagine qu’elle l’est au moins autant sinon plus quand il s’agit de celle que livrent des groupes : le secret est l’information dont la révélation mettrait en danger leurs intérêts sinon leur existence. Faut-il alors appeler « complot » cette représentation calculée de la réalité sous forme de « cartes » distinctes du « terrain » représenté, à laquelle s’attachent tout groupe, toute entreprise, tout parti, tout lobby, toute religion, tout Etat, pour assurer leur sauvegarde et leur développement ? Hélas ! Oui, la réalité fait l’objet d’une manipulation occulte à chaque instant tant par les individus que par les groupes, mais contenue plus ou moins par l’observation des autres individus et des autres groupes qui évaluent ou non la fiabilité des informations reçues et tentent ou non d’en extorquer d’autres plus fiables.

« La théorie du complot », une appellation pernicieuse

La formule « théorie du complot » est en somme pernicieuse parce qu’elle dramatise, voire criminalise le cours ordinaire de la relation d’information, et du même coup le décrédibilise, comme on le voit avec notre philosophe. Car elle postule en retour implicitement son contraire : « la croyance en la transparence ». L’information serait, paraît-il, facilement accessible aujourd’hui. Les performances technologiques accroissent cette illusion : on vivrait dans une maison de verre au su et au vu de tous. Est-il chimère plus dangereuse ? Notre philosophe a l’air d’y croire en tout cas en opposant improprement le terme moral de « vérité » à celui de « mensonge » : « toute vérité officielle, fût-elle inscrite dans les livres d’histoire, n’est que mensonge », écrit-il pour stigmatiser ce doute radical qui lui est insupportable.

Car on ne peut réfléchir sur l’information avec ces mots de « vérité » et de « mensonge » qui portent en eux-mêmes un jugement moral dès qu’on les prononce. Une maxime prêtée à Churchill aide à le comprendre : « En temps de guerre, aurait-il dit, la vérité est si précieuse qu’elle devrait être toujours protégée par un rempart de mensonges ». On voit bien qu’ici le mot « mensonge » reçoit une valeur positive qu’on ne lui donne pas spontanément, puisque son usage, en l’espèce, conditionne la réussite d’une stratégie face à l’ennemi qu’on égare, et que, partant, il protège la vie d’une nation.

Or, cette maxime ne s’appliquerait-elle qu’en temps de guerre ? Même par temps de paix, les individus et les groupes s’affrontent plus ou moins pacifiquement et la condition première du succès est la maîtrise de la représentation de la réalité qu’on impose à l’adversaire pour le surprendre et pousser son avantage : c’est le rôle non des mensonges, mais des « leurres », terme de pêche préférable qui a l’avantage de n’être pas moralement parasité. De deux choses l’une, ou notre philosophe pèche par ignorance ou ses cris d’orfraie entrent dans une stratégie dont il faudrait alors rechercher les objectifs.

Le discrédit de l’information officielle

Il est curieux, du reste, qu’il ne se soit pas interrogé sur la raison du discrédit qui frappe à ce point l’information officielle. « (…) Cette façon de raisonner faux, s’insurge-t-il, conduisant à tenir pour vérité le contraire de la vérité dès lors que celle-ci est officielle, ne laisse pas d’inquiéter.  » Mais à qui la faute ? L’Histoire présente et ancienne n’est-elle pas un tissu de leurres dont les pouvoirs n’ont cessé d’abreuver les peuples pour conduire leur politique ? À leur décharge, peuvent-ils faire autrement ? Qui ne sut dissimuler ne sut jamais régner. La politique, selon le proverbe latin, serait l’art même de la dissimulation.

Les princes lancent tantôt de purs bobards. La prétendue mort de prématurés arrachés à leurs couveuses au Koweït par la soldatesque ennemie vise en 1990 à intéresser le peuple indigné à une intervention militaire ; ou encore un arsenal d’armes de destruction massive est imputé à l’ennemi en 2003 pour justifier une entrée en guerre. En France, a-t-on oublié « l’affaire des Irlandais de Vincennes » bientôt suivie de « celle des écoutes téléphoniques de l’Élysée » ? (2)

Tantôt les gouvernants livrent de la réalité la représentation la plus favorable à leurs intérêts. « La parole, aurait dit Talleyrand, a été donnée à l’homme pour qu’il déguise sa pensée ». De « frappes chirurgicales » en « dommages collatéraux » ou de « solution finale » en « faisabilité politique de l’ajustement », qui comprend ce qui se cache sous ces termes rassurants ou anodins ? Peut-on se douter qu’ici on parle de bombardements imprécis qui ont frappé des civils, là, de l’extermination de tout un peuple ou, encore, de la casse méthodique du service public en veillant à éviter les révoltes populaires ? N’en déplaise à notre philosophe, « la vérité officielle inscrite dans les livres d’Histoire » ne peut pas davantage être reçue comme parole d’Évangile. L’Histoire est le plus souvent écrite par les puissants et leurs scribes. On n’aurait jamais cru devoir le lui apprendre.

Mais son coup de sang n’aura pas été inutile si on a réussi à sauver le bébé de la vidange intempestive du philosophe. Le concept de « théorie du complot », contre lequel il est parti en guerre, n’est au mieux qu’un de ces leurres qui visent – encore un complot ? – à inculquer des représentations erronées par le jeu de couples diaboliques de mots dont l’un n’est pas forcément explicité. Ainsi oppose-t-on « désinformation » à « information » comme « mensonge  » à « vérité  », alors que l’on sait pertinemment qu’une information ne peut être la vérité, mais n’est tout au plus qu’une représentation plus ou moins fidèle de la réalité gardée secrète, donnée volontairement ou extorquée. Il en est de même de la distinction entre « journal d’information » et « journal d’opinion » ou entre « information » et « commentaire » : de cette confrontation, dans les deux cas, on attend que l’information, telle Vénus née des eaux, ressorte nue et pure de toute pollution d’opinion, alors que c’est rigoureusement impossible. Il en est de même avec « la théorie du complot » qui postule son contraire chimérique, « la théorie de la transparence » et qui n’a d’autre consistance que celle d’un leurre pour faire baisser la garde du doute méthodique, si l’on n’y prend pas garde.

Paul Villach

(1) Le Monde

(2) "Une dignité cher payée : "L’affaire des Irlandais de Vincennes – 1982-2008 – ou l’honneur d’un gendarme"

Les trois villes des États-Unis les plus susceptibles d’être la cible d’attaque sous fausse bannière en 2008

Par le capitaine Eric H. May, American Patriot Freinds Network, le 23 février 2008

La façon la plus simple d’accomplir une attaque sous fausse bannière est de réaliser des exercices militaires qui simulent la même attaque que vous voulez effectuer. Tel que je le détaille ci-dessous, c’est exactement la manière dont le auteurs du gouvernement aux États-Unis et au Royaume-Uni s’y sont pris dans les attaques « terroristes » du 11/9 et du 7/7, qui étaient en réalité des attaques réalisées par le gouvernement et imputées à des «terroristes».

Les trois villes des États-Unis les plus susceptibles d'être la cible d'attaque sous fausse bannière en 2008

Bien que la maladie m’empêche de travailler dans le domaine de l’analyse [d'attentats] sous fausse bannière de manière aussi acharnée que je le faisais auparavant, l’insistance d’éditeurs indépendants et de mes confrères agents du renseignement, m’a incité à écrire cet essai. Je vais être bref pour les lecteurs qui ont peu de temps, mais je vais inclure des hyperliens précieux pour ceux qui veulent approfondir et mieux comprendre.

À titre d’ancien officier du renseignement militaire, qui a passé cinq ans dans la 75e Division de l’US Army qui dirige les exercices militaires, mon but est de convaincre le peuple étasunien que le « prochain 11/9, » qui est constamment promis par les officiels et les médias, est susceptible d’être réalisé sous le couvert de futurs exercices militaires. Si le peuple étasunien est informé des exercices imminents et du danger qu’ils représentent, alors les exercices ne pourront pas « se produire pour vrai » et avoir l’effet d’événements de grande terreur alors qu’ils sont en fait censés être réalisés pour s’y prémunir.

Les exercices militaires

Les attaques du 11/9/2001 aux États-Unis et celles du 7/7/2005 au Royaume-Uni présentent dans les deux cas des preuves indéniables que les assassins ne sont pas des terroristes étrangers, mais des tyrans domestiques. Chacun des gouvernements de ces deux pays étaient à réaliser des exercices militaires simulant exactement les événements qui s’y sont produit.

Le Commission d’enquête US sur le 11/9 découvrit des preuves solides de trahison par Dick Cheney lorsqu’elle a interrogé le Secrétaire des Transports Norman Mineta, qui était présent dans le fameux bunker de commandement de Cheney alors que le Vol 77 se précipitait vers Washington. Cheney était au centre des exercices militaires nationaux simulant des détournements d’avions US par des terroristes, au moment même où des détournements se sont produit en temps réelle. Le 23 mai 2003, le secrétaire Mineta a témoigné:

«Alors que l’avion était en train d’arriver sur le Pentagone, il y a un jeune homme qui est entré et qui a dit au vice-président, « L’avion est à 50 miles d’ici. » « L’avion est à 30 miles d’ici. » Et quand l’avion est arrivé au point critique de « l’avion est à 10 miles,» le jeune homme a alors dit au vice-président, est-ce que les ordres sont encore maintenus? » Et le vice-président s’est retourné et il à rapidement jeté un coup d’oeil autour et lui et il a dit: « Bien sûr, les ordres demeurent maintenus. Avez-vous entendu quelque chose de contraire?»

Le co-président de la Commission sur le 11/9, Lee Hamilton, a omis de donner suite à cette révélation explosive et il a rapidement changé de sujet. Grâce à YouTube, la stupéfiante révélation de Mineta et la réaction étonnante d’Hamilton sont toutes deux conservées sur ce clip de trois minutes: http://www.youtube.com/watch?v=bDfdOwt2v3Y

Dans le cas des attentats à la bombe dans le métro de Londres le 7/7, il y eu des preuves le jour même dans une interview à la BBC d’un ancien agent anti-terroriste de Scotland Yard, Peter Power, qui était un employé à contrat travaillant dans les exercices du gouvernement:

Peter Power: «A neuf heures et demie ce matin nous étions en fait à diriger un exercice pour une entreprise de plus de mille personnes à Londres, basés sur des bombes explosant de façon simultanée précisément à la station de métro où ça s’est produit ce matin, alors pour l’instant, j’en ai encore les poils dressés derrière le cou.»

Le présentateur de la BBC: «Pour résumer en quelques mots, vous exécutiez un exercice pour voir comment vous pourriez faire face à cela et c’est arrivé pendant que vous exécutiez l’exercice?»

Peter Power: « Précisément. »

Pour une minute d’extraits contenant les déclarations ci-dessus, voyez : http://www.youtube.com/watch?v=JKvkhe3rqtc

Les Mainstream Media (La presse marchande)

Il va sans dire que des enquêtes par des médias sérieux permettraient de dénicher rapidement les faits démontrant la haute trahison dans le cas du 11/9 et du 7/7. Il va également sans dire, malheureusement, que les traîtres derrière les deux attaques sous fausse bannière ont très bien compris cela, et ils n’auraient pas fait ce qu’ils ont fait sans obtenir le feu vert des médias collaborateurs.

Trois buildings du World Trade Center se sont effondrés dans la ville de New York le 11 septembre 2001: Le WTC 1 et le WTC 2 (les tours jumelles), dans la matinée, et le WTC 7 (le building Salomon) à 17h20 HNE. Étant donné que l’effondrement des trois buildings a été qualifié d’inattendu par toutes les sources officielles, il n’existe aucune raison valable, à l’exception de la complicité, pour expliquer comment il se fait que la BBC a signalé l’effondrement du WTC 7 vingt minutes avant qu’il ne survienne: http://www.youtube.com/watch?v=C7SwOT29gbc

Le canal Fox News se condamne lui-même en annonçant que le WTC 7 s’est effondré, même s’il diffusait des images en direct du centre-ville de New York avec le WTC 7 toujours debout. Quelques secondes plus tard, le building s’est effondré, la confusion des lecteurs de nouvelles est compréhensible: http://www.youtube.com/watch?v=GwUJ9MhzgKI

Le propriétaire de l’ensemble des trois buildings était Larry Silverstein, qui avait auparavant doublé la valeur des assurances des tours jumelles. Étonnamment, « le chanceux Larry » a déclaré par la suite dans une interview sur PBS que lui et les services d’incendie de New York ont accepté la démolition contrôlée du WTC 7. Puisque les gratte-ciel ne sont pas câblés pour la démolition, à moins que quelqu’un ait l’intention de les démolir, la déclaration de Silverstein est un aveu que le 11/9 était un travail d’initiés: http://www.youtube.com/watch?v=7WYdAJQV100

« Le Mensonge Noble »

Je crois que sur la base de la solidité des cinq hyperliens ci-dessus sur YouTube, qu’une enquête objective aurait pu répertorier des preuves plus que suffisantes pour justifier la destitution de Bush et de Cheney par une accusation de haute trahison, et de convoquer un grand jury qui aurait pu en inculper plusieurs autres sur des accusations de haute trahison tels que Larry Silverstein et autres apparents collaborateurs du 11/9. Je crois que le peuple étasunien, s’il lui était présenté sous un seul reportage contenant les cinq liens vers YouTube ci-dessus, demanderait que le poursuite judiciaire pour haute trahison soit poussée jusqu’à sa conclusion logique.

Toutefois, le Congrès ne destituera pas le président. La presse marchande, pour qui j’ai déjà écrit, n’enquêtera pas et ne rapportera pas l’histoire. Le militaire qui a été utilisé comme outil pour commettre le meurtre de masse de citoyens étasuniens ne prendra pas de mesures contre les traîtres en uniforme qui savaient exactement ce qu’ils faisaient le 11/9, ni même le plus grand nombre de personnes dupées en uniforme qui pensaient qu’ils effectuaient des exercices militaires jusqu’à ce que les événements de 11/9 se produisent. À ce jour, il n’y a pas eu de mesures défavorables, qui nécessiterait une enquête et une évaluation, contre toute personne des milieux militaires qui était impliquée dans ce que les apologistes officiels appellent le plus grand échec dans la défense de l’histoire des États-Unis. Tout cela démontre que nous sommes dans le pétrin.

Les hauts officiels, les dirigeants des médias et les officiers militaires qui sont liés par la loi et par l’éthique de servir le peuple étasunien, sont devenus un exemple classique d’un grand complot. Si l’on considère les choses à partir de leur point de vue, ils sont les acteurs historiques qui sont au-dessus du bien et du mal, qui doivent pousser le peuple étasunien à une aventure géostratégique nécessaire par tous les moyens nécessaires. Pour eux, le compte rendu officiel des attaques « terroristes » du 11/9 est ce que Platon décrivait comme le « mensonge noble, » un mensonge nécessaire à un public enfantin afin de le diriger avec maturité. En réalité, le fait est que le 11/9 a servi à justifier une tentative de s’emparer et de contrôler l’ultime ressource géostratégique: le pétrole. Celui qui contrôle le pétrole du Moyen-Orient contrôle le monde.

Les trois principales villes étasuniennes ciblées

Les trois villes des États-Unis les plus susceptibles d'être la cible d'attaque sous fausse bannière en 2008

L’an dernier, j’ai publié l’article intitulé « Le prochain 11 septembre aura-t-il lieu à l’été 2007? » en réponse au même genre de requêtes qui m’ont conduit à publier le présent texte comme une mise à jour pour 2008. En 2007, je prévoyais que les trois villes les plus susceptibles d’être retenues pour un prochain 11/9 étaient Houston, Chicago et Portland. Cette année, les trois mêmes villes sont encore plus en danger, à la lumière du fait que les militaires US ont désigné le Texas, l’Indiana et de l’Oregon parmi trois des quatre États qu’ils ont ciblé pour la version 2008 des exercices militaires portant le nom de « Noble Resolve. » Je vous l’accorde, Chicago est dans l’Illinois, pas dans l’Indiana, mais l’Indiana est assez proche et il a été utilisé pour mettre en scène des forces lors d’exercices terroristes réalisés à Chicago au cours des dernières années.

Il peut surprendre les gens qui ne sont pas familiers avec les préparatifs militaires que les mêmes villes demeurent sur la liste, même si des analystes comme moi les ont largement publicisées. Il y a des difficultés considérables à mettre en place les joueurs politiques, policiers, militaires et les médias nécessaires à l’appui d’une attaque sous fausse bannière. Alors que plusieurs dans le mouvement pour la vérité sur le 11/9 croient que les forces militaires nationales peuvent frapper tout bonnement n’importe quelle ville à n’importe quel moment, ce n’est pourtant pas si facile, Dieu merci. Heureusement, cela veut dire que ceux d’entre nous qui étudient les perspectives d’attaques sous fausse bannière peuvent se concentrer sur les cibles les plus probables; malheureusement, cela signifie que les villes ciblées ne peuvent pas respirer librement simplement parce qu’elles ont été détectées, exposées et pressenties pour une singulière tentative [d'attaque] sous fausse bannière.

Voici une brève analyse des cibles pour ces trois principales villes:

La première cible: Houston. Au cours des quatre dernières années, les militaires et la police des vétérans telle que moi, avons sensibilisé le public aux exercices du gouvernement visant la destruction nucléaire de la banlieue pétrolière de Houston. Cinq fois au cours de ces quatre années nous avons été capables de prédire en moins d’une journée des explosions pétrochimiques majeures dans l’une de ces banlieues pétrolières. Les chances contre ce genre de précision sont astronomiques. Étant le centre des « Big Oil – les grandes sociétés pétrolières US» et de la famille Bush, Houston demeure la ville la plus menacée des États-Unis. Tout groupe patriotique, comme le mien, qui tente d’alerter les villes de sa patrie sur les dangers d’une attaque sous fausse bannière doit lire mon récent article « The 1/31 Nuke : Proof for Run Paul » concernant l’interdiction réussie de s’en prendre à Texas City en 2006 : http://www.thepriceofliberty.org/08/01/28/may.htm

La deuxième cible: Chicago. Alors que Houston est la ville la plus menacée, le building le plus menacé c’est-à-dire le meilleur candidat pour être le prochain World Trade Center, est la Sears Tower. Les sources officielles l’ont répété depuis les attaques du 11/9, lorsqu’elles ont dit qu’elle était sur la liste noire d’Al-Qaida. Larry Silverstein, qui a acheté les Twin Towers (les tours jumelles), deux mois avant le 11/9, a dirigé un groupe qui a acheté la Sears Tower le 11 mars 2004, le jour des attentats de Madrid. Les officiels fédéraux ont toujours désigné Chicago et sa Sears Tower comme cibles d’Al-Qaida depuis les attentats du 11/9 et ils ont réitéré la menace depuis. En mai 2006, le gouvernement avait prévu un exercice secret du type 11/9 à Chicago, alors que le maire Daley de Chicago était commodément amarré loin en Israël pour sa première visite dans ce pays. J’ai envoyé un communiqué largement diffusé au gouverneur Blagojevich de l’Illinois, dans le cadre d’une tentative Internet réussie pour empêcher une tentative d’attaque sous fausse bannière: http://tekgnosis.typepad.com/…/ghost_troop_com.html

La troisième cible: Portland. La ville de Portland, appelé la « Petite Beyrouth » par les copains de Bush en raison de son hostilité envers Bush 41 et Bush 43 [NDT : Bush père fut le 41e président des USA et son fils le 43e], est passée dans ma liste des trois premières ville l’été dernier, lorsqu’elle a été désignée comme cible d’une attaque nucléaire dans le cadre des exercices successifs « Noble Resolve » et « TOPOFF. » Les termes utilisés dans un communiqué de presse officiel a indiqué assez clairement le cas: « Noble Resolve coordonnera avec les responsables de l’Oregon l’exemple d’une attaque nucléaire sur Portland. » Au cours de recherches sur Portland pour une série d’articles que j’ai écrite sur la ville et ses exercices, j’ai découvert que les universités Stanford et Harvard avaient préparé un plan détaillé des retombées nucléaires pour cela, que les commandants militaires et les commandants de la Garde Nationale de l’État racontaient différentes histoires au sujet de ce que ces exercices étaient censés accomplir et que le journal de Portland, « The Oregonian, » faisait tout ce qu’il pouvait pour empêcher tout enquête sur les anomalies terrifiantes. Je n’étais pas du tout surpris de retrouver le dernier jour des exercices le directeur de la Sécurité intérieure [Homeland Security], Michael Chertoff, au centre-ville de Portland, qui a alors été fermé sur une vaste étendue suite à une alerte à la bombe « imprévue. » Pour une autre perspective professionnelle visant à savoir combien le danger était grand, et peut-être encore, je renvoie le lecteur à l’analyse de mon collègue, le major William B. Fox (USMC): http://www.lonestaricon.com/…a=2006&z=186

Post-scriptum

« Bonjour. En ce moment, quelque part dans le monde, les terroristes planifient de nouvelles attaques contre notre pays. Leur but est d’apporter la destruction sur nos côtes qui rendra le 11 septembre bien pâle en comparaison. » – George W. Bush, le 13 février 2008.

Je ne peux penser à une question plus importante qu’à celle de l’endroit où aura lieu la prochaine attaque du type 11/9. Le bon sens nous dicte à ceux d’entre nous qui comprenons la vérité sur le 11/9 que ses auteurs devront frapper à nouveau. En effet, toutes les directives, les lois et les décisions de notre Exécutif Unitaire post-11/9, le lâche Congrès et la magistrature à sa solde a augmenté le pouvoir du gouvernement fédéral pour faire la guerre mondiale et pour imposer un État totalitaire.

Pourquoi diable ceux qui se sont déjà rendus coupables de haute trahison, de meurtre de masse et de crimes de guerre ne parviendraient-ils pas à réaliser la suite de leurs précédents efforts? Ils comprennent très bien que la Guerre Mondiale va mal et que le l’État totalitaire est en train de devenir onéreux, et que seule une nouvelle attaque terroriste sous fausse bannière va obliger le peuple étasunien à poursuivre notre folie nationale post-9/11.

Cependant, pour chacune des personnes qui republie ou qui commente de manière constructive cet essai, il y en aura une autre qui emploiera la division, les insultes et l’humiliation contre moi, ou contre toute autre personne qui affirme le gros bon sens voulant que ceux qui commettent des opérations sous fausse bannière continueront à le faire, au même titre que les assassins continueront à assassiner et que les voleurs continueront à voler. C’est d’une simplicité newtonienne: les choses continuent à aller à la dérive de la façon dont elles sont menées à la dérive jusqu’à ce qu’elles soient stoppées.

Nous pouvons mettre fin à la dérive meurtrière des États-Unis seulement en comprenant le 11/9 et en anticipant le prochain 11/9. Beaucoup de voix bruyantes qui entravent notre compréhension et notre anticipation rendent un service vital à la trahison. Le gouvernement fédéral a une fois utilisé des programmes de contre-espionnage (COINTELPRO) contre les mouvements anti-guerre et des droits civiques à l’ère de la guerre du Vietnam, et le bon sens laisse penser qu’ils les utilisent à nouveau dans l’ère post-9/11, cette fois à l’encontre du mouvement anti-guerre et du mouvement pour la vérité sur le 11/9. Les voix les plus dangereuses d’entre toutes sont celles de nos faux amis qui nous ont infiltré jusqu’à nous confondre afin que les traîtres qui ont réalisé le 11/9 puissent répéter leur performance.

 


Le Capitaine May, est un ancien officier militaire du renseignement et des affaires publiques militaire de l’US Army, de même qu’un ancien éditorialiste de NBC. Ses analyses politiques et militaires ont été publiées dans The Wall Street Journal, le Houston Chronicle et le Military Intelligence Magazine.

Pour plus d’information, voyez son site Internet:
http://www.spiritone.com/…Captain_Eric_H_May

Sources : http://disc.yourwebapps.com/…article=117419;title=APFN
ethttp://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=8165

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info

Lundi 25 Février 2008
danyquirion@videotron.ca

Fouilles suspendues au meeting d’Obama à Dallas

Star-Telegram – 21 février 2008 de Jack Douglas

Traduction pour ReOpen: Milongal

Obama en meeting

Au meeting d’Obama, la police inquiète après l’ordre de suspendre les fouilles et recherches d’armes

DALLAS – A plus d’une heure avant que le candidat présidentiel démocrate Barack Obama n’entre sur scène au Reunion Arena mercredi dernier, devant l’entrée principale, les agents de sécurité ont cessé de fouiller le public à la recherche d’armes.

Plusieurs agents de police, croyant que c’était une faille de sécurité, ont été surpris par l’ordre d’éteindre les détecteurs de métal et d’arrêter les fouilles des sacs.

T.W. Lawrence, chef de police à Dallas et responsable des services Homeland Security et Opérations spéciales, a dit que l’objectif de l’ordre – visiblement en provenance des Services Secrets US – était de réduire les longs fils d’attente afin de remplir les places encore vides dans le stade avant qu’Obama ne monte sur scène.

"Bien sûr," a dit Lawrence, quand on lui a demandé s’il était inquiet parce que de très nombreuses personnes avaient pu entrer dans l’enceinte du stade sans avoir été fouillées. Mais, a-t-il rajouté, les 17,000 personnes ainsi venues semblaient être une «foule aimable».

Les Services Secrets n’ont pas répondu aux appels du journal le Star-Telegram qui leur demandait quelques remarques.

Les portes ont été ouvertes au public à 10h, et pendant la première heure, les agents de sécurité ont fouillé chaque personne qui était entrée tout en contrôlant ses affaires personnelles, ce qui a ralenti les entrées et rallongé les fils d’attente. Vers 11h, ils ont reçu l’ordre qu’ils laissent entrer les gens sans fouilles et sans contrôles de sécurité.

Plusieurs policiers de Dallas étaient inquiets que le stade soit rempli de gens qui étaient entrés sans même le moindre contrôle.

Ils ont accepté de témoigner à condition de rester anonymes car, ont-ils dit, l’ordre est venu d’agents fédéraux qui étaient en charge de la sécurité de l’événement.

« Comment ne pas être préoccupé, vu l’état du monde actuel,» a dit un policier.

JACK DOUGLAS Jr., 817-390-7700
jld@star-telegram.com

Les McCainistes ont-ils un as dans la manche ?

 

Par Paul Craig Roberts, le 8 février 2008

​​​​Les Chemises Brunes du Parti ont choisi en John « cent ans de guerre » McCain leur candidat à la présidence. McCain est le plus grand va-t’en-guerre des Etats-Unis juste après Cheney, Norman Podhoretz, et Billy Kristol.

Bush  & Mc Cain

​​​​Sous le régime McCain, Cheney reviendra aux affaires sous un nouveau rôle, comme Ministre de la Guerre. Norman « bombarder-bombardons-bombardez l’Iran » Podhoretz sera Vice-Ministre de la Guerre Nucléaire, avec, comme adjoint, le général John « atomisons » Shalikashvili. Rudy Giuliani Sera Ministre de l’Intérieur, en charge des centres de détention Halliburton, où seront parqués tous les contestataires à la guerre et à l’État policier. Billy Kristol sera le porte-calembredaine de la Maison Blanche.

​​​​Toute la bande sera de retour : Wolfowitz, Perle, Wurmser, Feith, Libby, Bolton. Les États-Unis auront une nouvelle opportunité pour bombarder le monde jusqu’à soumission.

​​​​Avec la majorité des électeurs malades de guerre, malades de mensonges, malades des fraudes de la Réserve Fédérale et de Wall Street, et malades de la stagnation et de la baisse de revenus, McCain est sûr de s’accaparer de 20% des voix : Sionistes Chrétiens, Ravissement Évangélique, et malotrus cocardiers machos purs et durs, qui pensent que, à moins d’exterminer les « Islamofacistes, » les États-Unis sont foutus.

​​​​L’accumulation de mensonges, de tromperies, de crimes de guerre, la honte des prisons de Guantanamo et d’Abu Ghraib, les attaques de la police d’État de Bush contre les libertés civiques, les innombrables Irakiens et Afghans, hommes, femmes et enfants, sacrifiés aux intérêts hégémoniques étasuniens et israéliens, et l’effondrement de l’économie, indiquent une dérive politique en Parti de Chemises Brunes. Dans un pays à la population informée et humaine, le Parti Républicain serait réduit à une si petite minorité qu’il ne pourrait jamais se redresser.

​​​​Qu’adviendra-t-il aux États-Unis ? Les sondages montrent que les Étasuniens ont enduré Bush, et l’élection du Congrès en 2006 montrait que les électeurs ont subi les Républicains. Mais les Républicains ont vu le message et l’ont ignoré, et les gens et les Démocrates ont continué à tolérer et à permettre ce à quoi ils affirment s’opposer.

​​​​En attendant Bush reste sur sa détermination à se dégoter un moyen pour bombarder l’Iran, ne tenant aucun compte avec les Néo-conservateurs du rapport unanime du NIE, selon lequel il n’y a pas de programme d’armement iranien, exactement comme Bush et les Néo-conservateurs écartaient les inspecteurs en désarmement de l’Irak, qui avaient déclaré honnêtement que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive. Ce que les Étasunien et les Démocrates n’ont pas compris, c’est que l’un des partis a un objectif qui se fiche éperdument de la réalité. Comme le déclarait Lénine, la vérité c’est ce qui sert les plans.

​​​​Les Démocrates sont loin d’être parfaits, mais ils manquent de la ferveur et de la détermination que seule une idéologie inculque. Les Démocrates ont peut-être des problèmes idéologiques particuliers, mais ils n’ont pas de leitmotiv idéologique faisant qu’il est impératif pour eux, et pour eux seuls, d’être au pouvoir.

​​​​Par contraste, le Parti des Chemises Brunes est nourri d’idéologie néo-conservatrice de suprématie étasunienne (et israélienne). L’idéologie néo-conservatrice de suprématie est plus ambitieuses que celle d’Hitler. Hitler ne visait que la domination de l’Europe et de la Russie. Les Néo-conservateurs ambitionnent le monde entier.

​​​​Les Néo-conservateurs ont dressé des plans de guerre contre la Chine. Ils ont entouré la Russie d’installations militaires, et ils distribuent des millions de dollars aux dirigeants des ancien éléments du bloc de l’Union Soviétique pour qu’ils s’engagent dans l’OTAN, transformé par les Néo-conservateurs en machine à incorporer les Européens au service de l’Empire Étasunien.

​​​​Tout ce chantier, le Projet néo-conservateur pour un Nouveau Siècle Étasunien, les guerres onéreuses en Irak et en Afghanistan, la diabolisation de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, la ghettoïsation de la Cisjordanie et de Gaza, les mesures d’État policier que Bush est parvenu à graver dans les livres, la concentration du pouvoir dans l’exécutif, sont des réussites des Chemises Brunes, qui ne s’en iront pas.

​​​​Peut-être que les Néo-conservateurs Chemises Brunes et leurs admirateurs sont dans un tel délire qu’ils ne réalisent pas que leur glorieux objectifs ne font pas l’unanimité. Peut-être qu’ils ne sont pas différents des Étasuniens, gavés de crédits, dans l’impossibilité de rembourser leurs hypothèques, pensant gagner au loto la semaine prochaine.

​​​​D’un autre côté, peut-être que les Chemises Brunes ont un plan.

​​​​Quel pourrait être ce plan ?

​​​​Ils peuvent voler les élections avec les machines de vote électronique Diebold et leurs logiciels propriétaires [*] que personne n’est autorisé à vérifier. Il y a maintenant suffisamment d’élections enregistrées avec d’importantes divergences entre les sondages des électeurs juste après leur vote et le décompte des voix, qui s’expliquent de manière satisfaisante par le vol de l’élection.

​​​​Les Démocrates ont été dressés par l’establishment à acquiescer aux vols des élections. Les électeurs dont les voix sont volés rejettent les évidences comme de la « théorie de conspiration. »

​​​​Pourquoi pas un opportun « attentat terroriste, » orchestré pour pousser les craintifs Étasuniens à devenir candidats à la guerre. Les événements sous fausse bannière sont une spécialité. Hitler a utilisé l’incendie du Reichstag pour transformer la démocratie allemande en dictature pendant la nuit.

​​​​Et en ce qui concerne la généralisation de l’espionnage des Étasuniens ? L’explication de la violation de la Loi sur la Surveillance du Renseignement Étranger (FISA) du régime Bush est insensée. La violation de la loi par Bush est manifestement un crime, un motif de destitution, d’arrestation, d’inculpation, et de condamnation à la prison. De plus, aucun objectif de renseignement n’est atteint par les actes hors-la-loi de Bush. Le principe de la FISA exige seulement que l’exécutif aille dans une cour secrète, explique ses mobiles, et obtienne un mandat. Aujourd’hui, cette même loi permet au pouvoir exécutif d’espionner d’abord et d’obtenir le mandat ensuite. Le but du mandat est d’empêcher l’administration d’espionner à des fins politiques. La seule raison du refuse de Bush à obtenir un mandat, c’est qu’il n’a aucune raison valable d’espionner.

​​​​Cela signifie-t-il que, pendant la campagne présidentielle, nous entendrons de la bouche du Ministre de la Justice, Michael Mukasey, que la candidate Hillary fait l’objet d’une enquête pour un délit en relation avec le Whitewater [**], ou que le candidat Obama est lié à un personnage présumé criminel ou islamiste ?

​​​​Les Néo-conservateurs contrôlent la plupart des médias imprimés et la télévision, et les animateurs des radios de droite ne sont pas copains des Démocrates. Comme les Étasuniens tombés en disgrâce pour chaque fraudes d’autrui perpétrées contre eux, les candidats démocrates sont susceptibles d’être les dindons aussi bien d’« enquêtes » que de rumeurs d’enquêtes. Hillary est largement détestée et facilement suspicieuse. Obama est un nouveau visage avec qui les électeurs ont peu d’expérience. Il est en partie noir et a un nom rigolo.

​​​​John McCain est un héros de guerre, diplômé de l’US Naval Academy. Son père et son grand-père étaient amiraux. Lors de sa 23ème mission de bombardement sur le Viêt-nam du Nord, dans l’une des guerres orchestrées par les États-Unis, il a été abattu et blessé. Prisonnier de guerre pendant 5 ans et demi, il a été torturé par les communistes, en partie à cause de fourberies de Démocrates comme Jane Fonda.

​​​​McCain est au Congrès, et donc sous les yeux du public depuis 1983. La seule casserole accrochée à ses basques, est qu’il fut l’un des « Keating Five, » [***] l’un des cinq sénateurs associés à la campagne de contributions de Charles Keating, patron de S & L, investisseur immobilier et médiateur allégué en son nom. Des procureurs montèrent une accusation contre Keating, mais il fut innocenté plus tard par un juge fédéral.

​​​​Adolf Hitler n’a jamais eu le soutien de la majorité de l’électorat allemand. Lors de l’élection de novembre 1932, il a obtenu 33,1 pour cent des voix. Son maximum, avec 43,9 pour cent, fut le 6 mars 1933 suite à l’incendie du Reichstag, quelques jours avant l’accusation des communistes le 27 février. Dans une démocratie, le soutien minoritaire d’Hitler ne l’a pas empêché de devenir dictateur d’Allemagne.

 

​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.

 

Original : http://www.vdare.com/roberts/080208_mccain.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

* Logiciel propriétaire : logiciel, créé pour un besoin spécifique, ne répondant à aucun standard informatique ou de communication.

 

** Le scandale Whitewater [français] est le nom d’un scandale politique impliquant le président des États-Unis Bill Clinton et son épouse Hillary Clinton.

​​​​Hillary Clinton était accusée d’avoir utilisé des informations obtenues dans le cadre de son cabinet d’avocats à Little Rock, Arkansas pour s’enrichir personnellement par l’intermédiaire d’amis en achetant des terrains sur les rives de la rivière Whitewater dans l’Arkansas.

​​​​Elle a du déposer sous serment devant la justice le 26 janvier 1996 dans cette affaire.

 

*** Keating Five [anglais] est le nom collectif de cinq sénateurs : Alan Cranston (Démocrate de Californie, Dennis DeConcini (Démocrate d’Arizona), John Glenn (Démocrate de l’Ohio), John McCain (Républicain d’Arizona) et Donald W. Riegle, Jr. (Démocrate du Michigan).

​​​​Le Keating Five (ou scandale des Keating Five), se réfère à un scandale au Congrès lié à l’effondrement de la plupart des institutions d’épargne et de prêt aux États-Unis à la fin des années 1980.

​​​​Dans les années 80 [français], John McCain a été impliqué dans le scandale « Keating Five ».

​​​​Cette période de dérégularisation économique a été marquée par la faillite de nombreuses Caisses d’épargne américaines. Une association de caisse d’épargnes californienne, la Lincoln Savings and loan association, a alors tout particulièrement fait parler d’elle. Son président Charles Keating, condamné pour escroquerie, aurait contribué à hauteur de 1,3 millions de dollars aux campagnes de cinq sénateurs américains, afin de ne pas ébruiter ses malversations financières. L’affaire « Keating Five » éclate, révélant les noms des « Cinq » comparses de Keating, parmi lesquels figure celui de John McCain.

​​​​La commission d’enquête du Sénat chargée de l’enquête a conclu à « une erreur de jugement » pour le sénateur de l’Arizona, alors même que celui-ci avait reçu 112.000 dollars de Charles Keating.

​​​​Cette affaire de corruption met sérieusement en doute l’intégrité de John McCain, pourtant principal argument de campagne du candidat. Affirmant n’être au service de personne, renommé pour sa sincérité, John McCain pourrait bien voir sa campagne entachée par cette mauvaise histoire.

 

Attaques à l’Anthrax : complot intérieur selon History Channel

Selon History channel, sa série d’émission "Conspiracy" a pour but de présenter des conspirations criminelles connues avec les dernières preuves disponibles.

Extrait du documentaire : CONSPIRACY: Anthrax Attacks de History Channel


Il existe une autre excellente excellente vidéo retraçant l’affaire de l’anthrax à l’aide de coupure de presse reprenant la chronologie des différentes versions distribuées par les médias :

  • Attribution aux islamistes à l’aide d’étranges revendications appelant à la mort des USA et d’Israël
  • Attribution à Al Qaïda et Ben Laden
  • Attribution à Al Qaïda suite fourniture par Saddam Hussein
  • Petite variante : un médecin affirme avoir trouvé des traces d’anthrax sur un de ses patients avant le 911 et qui ne serait autre qu’un des 19 terroristes…
  • 1er problème : la souche est identifiée comme provenant de l’armée US
  • 2ème problème : on apprend que des souches ont disparu d’un labo militaire à Fort Detrick.
  • 3ème problème : les souches utilisées dans les courriers sont identifiées comme provenant précisément de ce labo, l’enquête révèle que parmi les personnes non-autorisées à avoir pénétré le labo se trouve le fameux Lt. Col. Philip Zack, un microbiologiste proche des neocons, ex-employé du laboratoire, qui ne sera jamais inquiété.
  • Steven Hatfill, un employé de Fort Detrick est désigné comme coupable potentiel, sans l’ombre d’une preuve, sur une mise en cause directe par Aschcroft. Sa carrière est brisée.
  • Après l’échec de la piste Al Qaïda et la piste Hatfill, suit une petite tentative ridicule de faire porter le chapeau aux NEO-NAZIS !!! Malheureusement, on n’a aucun neo-nazi crédible sous la main et ça tombe très vite à l’eau…
  • Finalement, nombre de scientifiques concluent que seul un scientifique US travaillant sur un programme d’armes biologiques peut être derrière les attaques à l’anthrax. Le FBI commence à traîner des pieds dans son enquête…
  • Dernier dveloppemnt en date : le FBI aurait identifié l’auteur des lettres mais ne pourrait révéler son identité car il s’agirait d’un scientifique ayant travaillé pour le gouvernement (Zack ?…)
  • A partir de là, l’enquête se fige étrangement et n’est plus que rarement traitée par les médias… Le terroriste à l’anthrax est-il intouchable ? Est-ce que le FBI stoppe l’enquête parce qu’il n’en sait pas assez ? Ou parce qu’il en sait TROP ?

Et pour finir, la question à un million de dollars : pourquoi le président Bush et les personnels de la Maison-Blanche ont-il commencé un traitement au CIPRO, antibiotique spécifiquement dédié à la protection contre l’anthrax dès le 11 septembre 2001, soit 2 semaines avant la première attaque à l’anthrax ? La Maison-Blanche SAVAIT-ELLE qu’une attaque aussi spécifique était sur le point d’avoir lieu ? La Maison-Blanche refusa d’expliquer pourquoi elle avait placé son personnel sous CIPRO, antibiotique extrêmement puissant, en l’absence de menace spécifique, et a classé toutes les directives concernant ces mesures sous secret défense… Depuis, l’enquête est au point mort, et la personne filmée entrant illégalement dans le laboratoire de Fort Detrick n’a jamais été inquiétée…

La vidéo:


Enfin voici un rappel de la raison pour laquelle les attaques à l’Anthrax ont lieu : Il suffit de regarder la chronologie des évènements :

  • 16 sept. : un projet de loi anti-terroriste est proposé.
  • 18 sept. : les deux premières lettres piégées sont envoyées à des journalistes.
  • 2 oct. : le projet de loi antiterroriste USA Patriot Act est présenté au Congrès américain.
  • 3 oct. : le leader de la majorité démocrate au Sénat, Thomas A. Daschle, annonce qu’il doute que le Sénat puisse voter sur le projet de loi avant la semaine suivante comme le demandait le gouvernement Bush. Le ministre de la Justice, John A. Ashcroft, accuse le Sénat démocrate de traîner les pieds.
  • 4 oct. : le président du comité judiciaire du Sénat, le démocrate Patrick J. Leahy, accuse le gouvernement de revenir sur un accord concernant la loi anti-terroriste. Certains mettent en garde que « les législateurs sont en train de laisser passer des dispositions anticonstitutionnelles dans leur empressement à suivre le calendrier imposé par le gouvernement ».
  • 5 au 9 oct. : la presse fait état de difficultés dans l’examen du Patriot Act. Le 8 octobre, le Washington Post rapporte que le « Congrès a perdu une partie de l’unité induite par le choc des attaques du 11-septembre ».
  • 9 oct. : deux lettres piégées identiques sont postées, visant les sénateurs Daschle et Leahy.
  • 10 et 11 oct. : la souche originale du bacille du charbon des lettres piégées est détruite au laboratoire militaire de Fort Detrick avec l’autorisation du FBI.
  • 11 oct. : l’examen du Patriot Act commence au Sénat et à la Chambre des représentants.
  • 15 oct. : le bureau du sénateur Daschle ouvre la lettre piégée. Celle du Sénateur Leahy est déroutée par erreur vers la Virginie.
  • 16 oct. : le bâtiment hébergeant les bureaux du Sénat est évacué et fermé.
  • 17 oct. : la Chambre des représentants est évacuée et fermée. 28 employés sont testés positivement au bacille du charbon.
  • 24 oct. : la Chambre des Représentants vote la version finale du Patriot Act.
  • 25 oct. : le sénateur Daschle accepte que le Patriot Act ait une durée de vie de quatre ans renouvelables, au lieu des deux ans non renouvelables qu’il défendait précédemment.
  • 26 oct. : le Sénat vote la version finale du Patriot Act.
  • 26 oct. : le président Bush signe l’USA Patriot Act dont la constitutionnalité est douteuse.
  • 27 oct. : la Cour suprême des États-Unis est évacuée et fermée pour cause d’alerte au bacille du charbon.
  • 28 oct. et au-delà : plus aucune attaque au bacille du charbon.

À la lumière de ce qui précède, il est facile de comprendre que la vague de lettres piégées au bacille du charbon était une opération "sous fausse bannière" servant à favoriser le passage en force de l’USA Patriot Act, une loi constitutionnellement douteuse qui a fortement réduit les libertés individuelles des citoyens américains et conféré au président Bush et aux services secrets des pouvoirs exceptionnels.