Robert Redeker, dans Le Monde : l’effroyable légèreté de la paresse intellectuelle

Cet article renforce et complète judicieusement l’analyse de Paul Villach précédemment publiée .

Bien que non nommément mis en cause, M. Arno Mansouri répond, en tant que directeur des Éditions Demi-Lune à M. Robert Redeker, philosophe, au sujet de sa tribune sur les « théories du complot » (du 11 Septembre) parue dans le journal Le Monde daté du 29 mars 2008.


Robert Redeker, dans Le Monde :
l’effroyable légèreté de la paresse intellectuelle

 

D’emblée, on saura gré à M. Redeker, philosophe ayant accédé au rang de « pipole » suite à une virulente diatribe islamophobe parue dans Le Figaro, de ne pas avoir déformé les propos de Mlle Cotillard. Cette manière de procéder le place quelques centimètres au-dessus de la presse de caniveau (le lecteur aura reconnu le site Marianne2.fr) qui non contente de ressortir opportunément les courts propos que la jeune actrice avait tenus un an auparavant au cours d’une longue interview, les manipulent sans vergogne. Ainsi, il est utile de rappeler que contrairement à ce qu’affirmait le chapeau de l’article commis par Mme Bénédicte Charles, Mlle Cotillard ne remettait bien évidemment pas en cause la réalité même des terribles attentats du 11 Septembre, mais uniquement les comptes-rendus de la Maison-Blanche et du Pentagone qui par la suite sont devenus vérité officielle, médiatique, consensuelle, inamovible. Une sorte de nouvel évangile qui voue au ban tous ceux qui, hérétiques, osent remettre tout ou partie du mythe en question. En cela, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette jeune femme n’est pas seule avec M. Thierry Meyssan à partager une telle opinion : dans notre pays, comme en Europe, ou aux États-Unis mêmes, (sans parler des pays « du Sud » dont l’opinion ne compte pas pour le microcosme politico-médiatique hexagonal), les gens qui doutent sont légions… et ils sont de plus en plus nombreux. Nous appellerons « sceptiques » l’ensemble de cette multitudes de citoyens qui remettent en cause le bien-fondé du mythe fondateur de la croisade contre le Mal (aussi connue sous l’appellation plus politiquement correcte de « guerre contre la Terreur » ou « choc des civilisations »), j’ai nommé le 11 Septembre.

De l’ignorance du locuteur…

Qui sont ces âmes égarées ? Ces pauvres hères qui refusent ce que les médias dans leur immense majorité nous serinent depuis plus de 6 ans (car oui, j’avoue avec fierté que l’on peut me compter parmi ces « diables » !) En fait, préférant évoquer des « opinions répandues », M. Redeker n’en parle pas. Pas plus qu’il ne cite les sources sur lesquelles se basent ces « opinions » ou les arguments qui les ont fait chavirer dans l’obscurantisme révisionniste… Pas un mot sur les chefs d’État en fonction ou non, les personnalités politiques états-uniennes ou autres, les experts en tout genre (anciens des services de renseignement, militaires à la retraite ou en exercice, pilotes, ingénieurs, professeurs, etc) qui partagent les « opinions » (de cette plèbe ignare… il va sans dire)

Faut-il y voir une tentative d’occulter la réalité ? Sans doute pas, et cette même réalité est sans doute bien plus navrante ; je serais tenté pour ma part de penser que M. Redeker n’a jamais pris la peine de regarder l’un quelconque des nombreux documentaires états-uniens auxquels Mlle Cotillard faisait référence, ni de lire le moindre livre paru sur le sujet, et certainement pas le rapport de la Commission d’enquête ! En cela, il est le produit d’un mode de fonctionnement mental aussi ancien que l’humanité, qui fait fi des éléments pertinents sinon irréfutables mis en avant par son contradicteur, pour promouvoir une thèse qui lui semble plus vraisemblable, même si celle-ci repose sur un empilement de faits qui ne peuvent matériellement et physiquement pas être ! Pour plus de détails sur de telles impossibilités physiques et matérielles en regard de l’effondrement des 3 tours du World Trade Center par exemple, le lecteur se reportera utilement à la lecture du Procès du 11 Septembre de Victor Thorn, avec une postface de David Ray Griffin.

à son manque de curiosité intellectuelle…

De fait, concernant les « quelques détails insignifiants » dont parle elliptiquement M. Redeker, on aurait peine à tous les lister : la plupart de ces faits invraisemblables et pourtant avérés sont explicités avec force détails, précisions et moult notes dans les 9 ouvrages consacrés au sujet et parus dans la collection Résistances… dont le lecteur non connecté à l’Internet ne peut avoir eu connaissance tant est puissante l’omerta médiatique sur le sujet. Sur le terrorisme en général et le 11 Septembre en particulier, les informations alternatives à la version gouvernementale existent et ne sont nullement l’apanage d’une communauté de « narcisses jouissants d’une quelconque ivresse ». L’effroyable possibilité de la participation d’une infime partie de l’appareil d’État américain dans les attentats terroristes du 11/9, que ce soit par le biais (plus que probable au regard de la connaissance préalable qu’en avaient les hauts responsables de l’administration Bush) d’un laisser-faire délibéré (donc criminel), ou plus vertigineux encore par celui d’un déclenchement délibéré, cette possibilité même n’a vraiment rien de réjouissant ! Il faut être bien stupide pour ne pas le comprendre : pour ma part, je préférais le temps où, comme M. Redeker, je ne m’étais pas penché sur le sujet en profondeur. Certes, il faut faire l’effort de les chercher (comme toute information qui ne relève pas de la simple bouillie consensuelle) mais jamais il n’a été plus simple et rapide de se confronter à la réalité des faits : à ceux qui lisent l’anglais couramment, je recommande la consultation du site de Paul Thompson, The Complete 9/11 Timeline (la chronologie complète du 11/9, dont j’ai entrepris la traduction en français) ; aux autres, je ne peux que conseiller de se procurer le DVD du film 911 Press for Truth (En quête de vérité) qui se base sur ce remarquable travail d’investigation. Lequel, cela fera plaisir aux journalistes, ne se base que sur des articles, reportages et travaux parus, émis et diffusés sur des médias grand public. Il s’agit là d’un premier pas vers une vérité historique, celle par exemple de la création de la Commission d’enquête, qu’ont oubliée les néo-conservateurs français, ces sinistres va-t-en-guerre qui, après s’être réjouis de la guerre contre l’Irak, voudraient que la France s’implique militairement en Afghanistan (M. Sarkozy est en passe de les satisfaire), au Darfour, en Iran… et pourquoi pas demain au Tibet ! Nul « révisionnisme conspirationniste » donc, juste des faits. C’est un fait par exemple que l’anthrax utilisé au lendemain du 11/9 contre 2 sénateurs opposés au PATRIOT ACT et diverses rédactions ne provenait pas d’un laboratoire afghan ou irakien/iranien… mais selon toute vraisemblance d’un laboratoire du complexe militaire de Fort Detrick. L’investigation toujours en cours du FBI confirme les mises en garde du professeur Francis A. Boyle émises très rapidement après les examens des spores, et qu’il détaille dans son ouvrage Guerre Biologique et Terrorisme.

M. Redeker est également le produit d’une époque qui veut que nos médias ne prennent plus le temps de traiter quelque sujet que ce soit autrement que selon un schéma simplificateur à l’extrême, dont la présentation ne peut relever que de la dichotomie de deux entités diamétralement opposées, organiquement incompatibles : le Bien et le Mal, nous et eux, l’Occident et les fanatiques, le monde libre et les terroristes (synonyme de terrorisme : al-Qaida), les athées laïcs et les fanatiques religieux, les Israéliens et les Palestiniens, victimes et coupables…

… au choix et à l’usage des mots

En conformité avec la pensée dominante, lorsqu’il s’agit de traiter d’une importante question de société, M. Redeker, à l’instar de ce qui nous tient lieu d’élite intellectuelle médiatique, préfère avoir recours aux techniques bien connues de l’amalgame et à la rhétorique du néant. Mieux vaut agiter l’épouvantail du danger sectaire : son utilisation des mots « ivresse », « délirante », « fantasme », « dément », « adepte »… pour qualifier les sceptiques commence à nous être totalement familière. C’est une habitude. Si nous est épargné le qualificatif d’anti-américanisme (par essence primaire), c’est sans doute plus un oubli de sa part que la reconnaissance que les documents sur lesquels se fondent les sceptiques sont très majoritairement d’origine états-unienne ou anglo-saxonne.

En revanche, l’addition presque éculée mais encore si puissante, du spectre du « révisionnisme », surtout adossé au « négationnisme » (toujours effrayant car fortement connoté à la négation de la Shoah) et mâtiné de l’argument final, le fameux « anti-sémitisme » de la « bête » pour aussi abjecte qu’elle soit fonctionne encore, car elle utilise les réflexes du rejet émotionnel d’une majorité de la population. Pour qui n’a jamais discuté face à face avec un sceptique de la version officielle du 11/9, ou lu l’un des livres que j’ai édités, c’est-à-dire n’importe quel journaliste, l’affaire est entendue ! J’imagine aisément que le message est fortement ancré : (je) nous ne sommes pas des individus fréquentables à qui il convient de tendre un micro et de servir de porte-voix. Le problème de ces affirmations est qu’elles ne reposent sur rien d’autre qu’un… fantasme ! Passons sur le cynisme de telles insinuations de la part d’un individu qui s’est fait une gloire de souiller l’image d’un homme (le Prophète) dont la sainteté est, à tort ou à raison, une évidence pour plus d’un milliard d’êtres humains… Il ne sera guère utile de m’appesantir sur l’évidence que si mes livres (ou le site ReOpen911.info) faisaient étalage du moindre propos antisémite, il y a longtemps que ces livres ou ce site auraient été attaqués en justice, avec raison, et que nous eussions été condamnés. Les propos de M. Redeker, assez évasifs pour lui éviter la diffamation, assez pernicieux pour nuire aux yeux de qui ne veut pas réfléchir à leur portée, illustrent bien qu’il vit dans une société permissive (ne lui en déplaise) où l’on peut affirmer n’importe quoi, du moment qu’on l’écrit dans Le Monde.

… et à l’inanité de sa « pensée »

M. Redeker, dont les talents d’exégète du Coran auront défini un nouvel horizon de vacuité intellectuelle (au-delà même de celle, pourtant fermement établie au fil des ans, de penseurs de la classe de M. Val et son ami M. Bernard Lévy), ne pourra sans doute pas comprendre le concept de terrorisme sous faux pavillon. C’est fort dommage, car il se serait aperçu qu’il ne s’agit pas là du fruit de l’imagination fertile d’un « adepte » des conspirations, le très formidable Webster G. Tarpley, dont l’ouvrage La Terreur fabriquée, Made in USA est aux avant-postes de la pensée alternative en matière de terrorisme. Comme le démontre avec brio le professeur d’histoire contemporaine M. Daniele Ganser dans son ouvrage de référence sur Gladio et les réseaux Stay-Behind (qui n’a donc rien à voir avec le 11 Septembre !) : Les Armées secrètes de l’OTAN, le terrorisme fabriqué, ici dans le cadre de la stratégie de la tension dans l’Italie des années de plomb, est une réalité historique, irréfutable. Ou comme le prouve les documents relatifs à l’opération Northwoods, signés de la main de Lemnitzer, le chef des armées US en 1962, et qu’un certain Thierry Meyssan a le premier publiés dans un livre en français, L’Effroyable Imposture (véritable décryptage politique des événements du 11/9, qui annonçait avec un an d’avance l’inéluctabilité de la guerre en Irak et dont les médias n’ont « retenu » que les incohérences de la version officielle concernant la frappe contre le Pentagone). Il faut donc raison garder, et se méfier des analogies trop rapides, mais il est nécessaire de savoir que le terrorisme peut être instrumentalisé et que les gouvernements peuvent mentir, user de la propagande, voire agir de manière criminelle. Or bien évidemment, en matière de mensonges, d’instrumentalisation, de propagande et même de crimes (car l’invasion de l’Irak est une guerre illégale au regard du droit international, et criminelle au-delà de l’entendement) le régime Bush a surpassé toutes les administrations américaines précédentes. Faut-il croire que M. Redeker n’a jamais entendu parler des exactions et tortures qui ont eu lieu à Guantanamo et à Abou Ghraïb, ni des prisons secrètes et autres « extraordinary renditions » ? Je l’invite dans ce cas à lire plus souvent les journaux dans lesquels il se répand…

Pour terminer là cette trop courte réponse (au vu de la multitude d’arguments factuels sous lequel je répugne à ensevelir M. Redeker), j’aimerais seulement lui faire remarquer, en espérant ne pas trop le glacer d’effroi, qu’il est lui-même un « théoricien du complot », puisqu’il vit dans la croyance absolue que le 11 Septembre est le fruit (du complot islamiste) des 19 kamikazes musulmans responsables de la pire attaque terroriste jamais perpétrée sur le territoire continental des USA. Une version des faits qu’un vrai philosophe, de renommée internationale, M. le professeur David Ray Griffin résume astucieusement comme « la plus folle, la plus irrationnelle des théories du complot » et « celle qui se base le moins sur l’examen minutieux des éléments factuels ». Ou pour citer les propos pleins de sens d’un haut fonctionnaire états-unien, M. Paul Craig Roberts (ancien sous-secrétaire aux Finances de l’administration Reagan), repris dans l’introduction de 11 Septembre, La Faillite des médias :

« … Quelle est la théorie du complot la plus grandiose ? L’interprétation du 11 Septembre comme un casus belli organisé visant à justifier l’invasion par les États-Unis de l’Afghanistan et de l’Irak ou celle selon laquelle une poignée de musulmans a mis en échec à plusieurs reprises les systèmes de sécurité des États-Unis en une courte matinée et a réussi la plus sensationnelle attaque terroriste de l’histoire simplement parce qu’ils “haïssent notre liberté et notre démocratie” ? Ourdir des événements graves pour justifier des guerres est un stratagème si éculé qu’il en devient lassant. »

De la part d’un philosophe de bistrot (« narcissique »), aux propos outrés (« et négationnistes » du bien fondé de la réouverture de l’enquête sur le 11 Septembre que même des familles de victimes appellent de leurs voeux), « adepte de la vision délirante du "choc des civilisations" », quand bien même il se retrouve parachuté au CNRS par un ministre sous pression, on ne pouvait logiquement s’attendre à meilleure analyse d’une réalité trop complexe pour être l’objet d’un traitement médiatique approprié.

PS : J’ajoute que l’amalgame final entre « la bête » et le légitime questionnement citoyen de la théorie gouvernementale du complot présentée par l’administration Bush est particulièrement inquiétant. En effet, après nous avoir indûment comparés à des négationnistes, il ouvre toute grande la porte non pas à la censure (déjà en cours), mais à une extension de la loi Gayssot qui punirait de prison toute personne remettant en cause les événements du 11 Septembre. Même les plus acharnés des néo-conservateurs états-uniens ne sont pas encore allés jusque-là, bien que le projet de loi HR 1955 permette déjà de désigner des sites « conspirationnistes » (lire tenus par des citoyens sceptiques) mais pas uniquement loin de là, comme des « menaces terroristes », afin de criminaliser toute dissidence. En somme, l’avènement du meilleur des mondes pour M. Redeker, qui ne manquera pas de s’esbaudir sur Fitna, le pamphlet raciste de Geert Wilders cet autre faux apôtre de la liberté d’expression, vrai praticien de la haine entre les peuples.


Arno Mansouri est le directeur des Éditions Demi-Lune, petite structure éditoriale qu’il a créée à l’origine pour développer des livres politiquement inoffensifs, sur les musiques et les danses du monde. Photographe, voyageur, il n’est pas né conspirationniste, et n’est l’adepte d’aucune secte. Sa curiosité intellectuelle l’a perdu au monde sans pitié des médias lorsqu’il s’avisa, fin 2005, de l’existence de livres anglo-saxons d’une extrême importance qui pourtant n’intéressaient aucune des grandes maisons d’éditions de ce pays qui aime tant à se présenter comme celui des droits de l’homme et du débat d’idées, voire (ironie suprême) de la liberté d’expression. C’est ainsi qu’il développa la collection Résistances, et devint du même coup un paria…

Ceci est une réponse à l’article de M. Redeker, paru en pages « Opinions » du journal Le Monde, du samedi 29 mars 2008.

Une violente collision dans « Le Monde » entre un philosophe et « la théorie du complot » fait une victime : le doute méthodique

par Paul Villach pour Agoravox

A-t-on jamais vu un philosophe « jeter le bébé avec l’eau du bain » ? Oui, l’accident vient d’arriver à Robert Redeker, qui allègue sa qualité de philosophe pour signer un article vengeur paru dans Le Monde du 30 mars 2008, intitulé « Marion Cotillard et les complots » (1).

On sait que, tout auréolée de la gloire d’un Oscar hollywoodien pour son interprétation d’Édith Piaf dans le film La Môme, l’actrice s’est crue autorisée dans une récente interview à livrer sa représentation du monde qui fait la part belle à « la théorie du complot » : ainsi a-t-elle fait part de ses doutes sur la version officielle des attentats du 11-Septembre 2001.

Le coup de sang du philosophe

Il n’en a pas fallu plus pour que, perdant toute mesure, notre philosophe R. Redeker, en vienne à tout mélanger en fulminant des diagnostics psychiatriques. C’est à la mode en ce moment face à l’opposant ! Il y dénonce tout à la fois :

1- « une vision délirante » dans la prétention à croire à « une manipulation occulte » de la réalité ;

2- il y voit même « un usage dément du principe du doute » qui interdit de « croire ce qui nous est dit » ;

3- emporté dans son élan, il y débusque même « la logique négationniste » - pas moins - selon laquelle «  toute vérité officielle, fût-elle inscrite dans les livres d’histoire, n’est que mensonge » ;

4- et de fil en aiguille ou, plutôt, de glissades en galipettes, il en arrive à estimer qu’on est en présence d’une « storytelling » - le mot non traduit est aussi à la mode - dont « la matrice », sans rire, serait « les Protocoles des sages de Sion  », ce libellé antisémite de la fin du XIXe siècle prétendant faire croire à un projet de domination du monde par les Juifs. Pas moins !

Qu’il soit choqué par le succès en librairie des élucubrations du Da Vinci Code sur le prétendu complot de l’Église catholique pour cacher la vérité au sujet de la descendance de Jésus dont le sang coulerait aujourd’hui dans les veines d’une jeune femme, rien de plus normal ! Qu’il soit agacé par les hypothèses qui contredisent la version officielle des attentats du 11-Septembre 2001, passe encore ! Mais qu’il en vienne à jeter par-dessus bord la démarche philosophique par excellence qu’est le doute méthodique surtout face à la représentation de la réalité que livrent les pouvoirs de tous poils, voilà qui sidère ! Quant à amalgamer ce doute méthodique, condition préalable d’une représentation fidèle de la réalité, au négationnisme et aux aventures criminelles antisémites, on a beau être philosophe, on marche sur la tête ou on la perd.

Le secret, cette information vitale protégée

Il est étonnant que R. Redeker ignore le principe fondamental de la relation d’information, que l’on détienne un pouvoir ou non : nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. Qui peut contredire ? « Si les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, renchérit Pascal, il n’y aurait pas quatre amis dans le monde. » Or, si on admet ce postulat, le doute méthodique s’impose avant de croire qui que ce soit. Sans doute, la connaissance que l’on a de son interlocuteur fera qu’on le croira volontiers ou non. Mais, même si, par une information fiable régulièrement transmise, il jouit d’un grand crédit, il n’est pas lui-même à l’abri d’une erreur : « Errare humanum est », l’erreur est humaine.

Les données se compliquent quand on passe au niveau des groupes et que des enjeux de pouvoir interfèrent. Déjà, dans une relation interpersonnelle, l’information est soigneusement triée et filtrée selon les motivations de chaque individu avant d’être « donnée volontairement », on imagine qu’elle l’est au moins autant sinon plus quand il s’agit de celle que livrent des groupes : le secret est l’information dont la révélation mettrait en danger leurs intérêts sinon leur existence. Faut-il alors appeler « complot » cette représentation calculée de la réalité sous forme de « cartes » distinctes du « terrain » représenté, à laquelle s’attachent tout groupe, toute entreprise, tout parti, tout lobby, toute religion, tout Etat, pour assurer leur sauvegarde et leur développement ? Hélas ! Oui, la réalité fait l’objet d’une manipulation occulte à chaque instant tant par les individus que par les groupes, mais contenue plus ou moins par l’observation des autres individus et des autres groupes qui évaluent ou non la fiabilité des informations reçues et tentent ou non d’en extorquer d’autres plus fiables.

« La théorie du complot », une appellation pernicieuse

La formule « théorie du complot » est en somme pernicieuse parce qu’elle dramatise, voire criminalise le cours ordinaire de la relation d’information, et du même coup le décrédibilise, comme on le voit avec notre philosophe. Car elle postule en retour implicitement son contraire : « la croyance en la transparence ». L’information serait, paraît-il, facilement accessible aujourd’hui. Les performances technologiques accroissent cette illusion : on vivrait dans une maison de verre au su et au vu de tous. Est-il chimère plus dangereuse ? Notre philosophe a l’air d’y croire en tout cas en opposant improprement le terme moral de « vérité » à celui de « mensonge » : « toute vérité officielle, fût-elle inscrite dans les livres d’histoire, n’est que mensonge », écrit-il pour stigmatiser ce doute radical qui lui est insupportable.

Car on ne peut réfléchir sur l’information avec ces mots de « vérité » et de « mensonge » qui portent en eux-mêmes un jugement moral dès qu’on les prononce. Une maxime prêtée à Churchill aide à le comprendre : « En temps de guerre, aurait-il dit, la vérité est si précieuse qu’elle devrait être toujours protégée par un rempart de mensonges ». On voit bien qu’ici le mot « mensonge » reçoit une valeur positive qu’on ne lui donne pas spontanément, puisque son usage, en l’espèce, conditionne la réussite d’une stratégie face à l’ennemi qu’on égare, et que, partant, il protège la vie d’une nation.

Or, cette maxime ne s’appliquerait-elle qu’en temps de guerre ? Même par temps de paix, les individus et les groupes s’affrontent plus ou moins pacifiquement et la condition première du succès est la maîtrise de la représentation de la réalité qu’on impose à l’adversaire pour le surprendre et pousser son avantage : c’est le rôle non des mensonges, mais des « leurres », terme de pêche préférable qui a l’avantage de n’être pas moralement parasité. De deux choses l’une, ou notre philosophe pèche par ignorance ou ses cris d’orfraie entrent dans une stratégie dont il faudrait alors rechercher les objectifs.

Le discrédit de l’information officielle

Il est curieux, du reste, qu’il ne se soit pas interrogé sur la raison du discrédit qui frappe à ce point l’information officielle. « (…) Cette façon de raisonner faux, s’insurge-t-il, conduisant à tenir pour vérité le contraire de la vérité dès lors que celle-ci est officielle, ne laisse pas d’inquiéter.  » Mais à qui la faute ? L’Histoire présente et ancienne n’est-elle pas un tissu de leurres dont les pouvoirs n’ont cessé d’abreuver les peuples pour conduire leur politique ? À leur décharge, peuvent-ils faire autrement ? Qui ne sut dissimuler ne sut jamais régner. La politique, selon le proverbe latin, serait l’art même de la dissimulation.

Les princes lancent tantôt de purs bobards. La prétendue mort de prématurés arrachés à leurs couveuses au Koweït par la soldatesque ennemie vise en 1990 à intéresser le peuple indigné à une intervention militaire ; ou encore un arsenal d’armes de destruction massive est imputé à l’ennemi en 2003 pour justifier une entrée en guerre. En France, a-t-on oublié « l’affaire des Irlandais de Vincennes » bientôt suivie de « celle des écoutes téléphoniques de l’Élysée » ? (2)

Tantôt les gouvernants livrent de la réalité la représentation la plus favorable à leurs intérêts. « La parole, aurait dit Talleyrand, a été donnée à l’homme pour qu’il déguise sa pensée ». De « frappes chirurgicales » en « dommages collatéraux » ou de « solution finale » en « faisabilité politique de l’ajustement », qui comprend ce qui se cache sous ces termes rassurants ou anodins ? Peut-on se douter qu’ici on parle de bombardements imprécis qui ont frappé des civils, là, de l’extermination de tout un peuple ou, encore, de la casse méthodique du service public en veillant à éviter les révoltes populaires ? N’en déplaise à notre philosophe, « la vérité officielle inscrite dans les livres d’Histoire » ne peut pas davantage être reçue comme parole d’Évangile. L’Histoire est le plus souvent écrite par les puissants et leurs scribes. On n’aurait jamais cru devoir le lui apprendre.

Mais son coup de sang n’aura pas été inutile si on a réussi à sauver le bébé de la vidange intempestive du philosophe. Le concept de « théorie du complot », contre lequel il est parti en guerre, n’est au mieux qu’un de ces leurres qui visent - encore un complot ? - à inculquer des représentations erronées par le jeu de couples diaboliques de mots dont l’un n’est pas forcément explicité. Ainsi oppose-t-on « désinformation » à « information » comme « mensonge  » à « vérité  », alors que l’on sait pertinemment qu’une information ne peut être la vérité, mais n’est tout au plus qu’une représentation plus ou moins fidèle de la réalité gardée secrète, donnée volontairement ou extorquée. Il en est de même de la distinction entre « journal d’information » et « journal d’opinion » ou entre « information » et « commentaire » : de cette confrontation, dans les deux cas, on attend que l’information, telle Vénus née des eaux, ressorte nue et pure de toute pollution d’opinion, alors que c’est rigoureusement impossible. Il en est de même avec « la théorie du complot » qui postule son contraire chimérique, « la théorie de la transparence » et qui n’a d’autre consistance que celle d’un leurre pour faire baisser la garde du doute méthodique, si l’on n’y prend pas garde.

Paul Villach

(1) Le Monde

(2) "Une dignité cher payée : "L’affaire des Irlandais de Vincennes - 1982-2008 - ou l’honneur d’un gendarme"

Les trois villes des États-Unis les plus susceptibles d’être la cible d’attaque sous fausse bannière en 2008

Par le capitaine Eric H. May, American Patriot Freinds Network, le 23 février 2008

La façon la plus simple d’accomplir une attaque sous fausse bannière est de réaliser des exercices militaires qui simulent la même attaque que vous voulez effectuer. Tel que je le détaille ci-dessous, c’est exactement la manière dont le auteurs du gouvernement aux États-Unis et au Royaume-Uni s’y sont pris dans les attaques « terroristes » du 11/9 et du 7/7, qui étaient en réalité des attaques réalisées par le gouvernement et imputées à des «terroristes».

Les trois villes des États-Unis les plus susceptibles d'être la cible d'attaque sous fausse bannière en 2008

Bien que la maladie m’empêche de travailler dans le domaine de l’analyse [d’attentats] sous fausse bannière de manière aussi acharnée que je le faisais auparavant, l’insistance d’éditeurs indépendants et de mes confrères agents du renseignement, m’a incité à écrire cet essai. Je vais être bref pour les lecteurs qui ont peu de temps, mais je vais inclure des hyperliens précieux pour ceux qui veulent approfondir et mieux comprendre.

À titre d’ancien officier du renseignement militaire, qui a passé cinq ans dans la 75e Division de l’US Army qui dirige les exercices militaires, mon but est de convaincre le peuple étasunien que le « prochain 11/9, » qui est constamment promis par les officiels et les médias, est susceptible d’être réalisé sous le couvert de futurs exercices militaires. Si le peuple étasunien est informé des exercices imminents et du danger qu’ils représentent, alors les exercices ne pourront pas « se produire pour vrai » et avoir l’effet d’événements de grande terreur alors qu’ils sont en fait censés être réalisés pour s’y prémunir.

Les exercices militaires

Les attaques du 11/9/2001 aux États-Unis et celles du 7/7/2005 au Royaume-Uni présentent dans les deux cas des preuves indéniables que les assassins ne sont pas des terroristes étrangers, mais des tyrans domestiques. Chacun des gouvernements de ces deux pays étaient à réaliser des exercices militaires simulant exactement les événements qui s’y sont produit.

Le Commission d’enquête US sur le 11/9 découvrit des preuves solides de trahison par Dick Cheney lorsqu’elle a interrogé le Secrétaire des Transports Norman Mineta, qui était présent dans le fameux bunker de commandement de Cheney alors que le Vol 77 se précipitait vers Washington. Cheney était au centre des exercices militaires nationaux simulant des détournements d’avions US par des terroristes, au moment même où des détournements se sont produit en temps réelle. Le 23 mai 2003, le secrétaire Mineta a témoigné:

«Alors que l’avion était en train d’arriver sur le Pentagone, il y a un jeune homme qui est entré et qui a dit au vice-président, « L’avion est à 50 miles d’ici. » « L’avion est à 30 miles d’ici. » Et quand l’avion est arrivé au point critique de « l’avion est à 10 miles,» le jeune homme a alors dit au vice-président, est-ce que les ordres sont encore maintenus? » Et le vice-président s’est retourné et il à rapidement jeté un coup d’oeil autour et lui et il a dit: « Bien sûr, les ordres demeurent maintenus. Avez-vous entendu quelque chose de contraire?»

Le co-président de la Commission sur le 11/9, Lee Hamilton, a omis de donner suite à cette révélation explosive et il a rapidement changé de sujet. Grâce à YouTube, la stupéfiante révélation de Mineta et la réaction étonnante d’Hamilton sont toutes deux conservées sur ce clip de trois minutes: http://www.youtube.com/watch?v=bDfdOwt2v3Y

Dans le cas des attentats à la bombe dans le métro de Londres le 7/7, il y eu des preuves le jour même dans une interview à la BBC d’un ancien agent anti-terroriste de Scotland Yard, Peter Power, qui était un employé à contrat travaillant dans les exercices du gouvernement:

Peter Power: «A neuf heures et demie ce matin nous étions en fait à diriger un exercice pour une entreprise de plus de mille personnes à Londres, basés sur des bombes explosant de façon simultanée précisément à la station de métro où ça s’est produit ce matin, alors pour l’instant, j’en ai encore les poils dressés derrière le cou.»

Le présentateur de la BBC: «Pour résumer en quelques mots, vous exécutiez un exercice pour voir comment vous pourriez faire face à cela et c’est arrivé pendant que vous exécutiez l’exercice?»

Peter Power: « Précisément. »

Pour une minute d’extraits contenant les déclarations ci-dessus, voyez : http://www.youtube.com/watch?v=JKvkhe3rqtc

Les Mainstream Media (La presse marchande)

Il va sans dire que des enquêtes par des médias sérieux permettraient de dénicher rapidement les faits démontrant la haute trahison dans le cas du 11/9 et du 7/7. Il va également sans dire, malheureusement, que les traîtres derrière les deux attaques sous fausse bannière ont très bien compris cela, et ils n’auraient pas fait ce qu’ils ont fait sans obtenir le feu vert des médias collaborateurs.

Trois buildings du World Trade Center se sont effondrés dans la ville de New York le 11 septembre 2001: Le WTC 1 et le WTC 2 (les tours jumelles), dans la matinée, et le WTC 7 (le building Salomon) à 17h20 HNE. Étant donné que l’effondrement des trois buildings a été qualifié d’inattendu par toutes les sources officielles, il n’existe aucune raison valable, à l’exception de la complicité, pour expliquer comment il se fait que la BBC a signalé l’effondrement du WTC 7 vingt minutes avant qu’il ne survienne: http://www.youtube.com/watch?v=C7SwOT29gbc

Le canal Fox News se condamne lui-même en annonçant que le WTC 7 s’est effondré, même s’il diffusait des images en direct du centre-ville de New York avec le WTC 7 toujours debout. Quelques secondes plus tard, le building s’est effondré, la confusion des lecteurs de nouvelles est compréhensible: http://www.youtube.com/watch?v=GwUJ9MhzgKI

Le propriétaire de l’ensemble des trois buildings était Larry Silverstein, qui avait auparavant doublé la valeur des assurances des tours jumelles. Étonnamment, « le chanceux Larry » a déclaré par la suite dans une interview sur PBS que lui et les services d’incendie de New York ont accepté la démolition contrôlée du WTC 7. Puisque les gratte-ciel ne sont pas câblés pour la démolition, à moins que quelqu’un ait l’intention de les démolir, la déclaration de Silverstein est un aveu que le 11/9 était un travail d’initiés: http://www.youtube.com/watch?v=7WYdAJQV100

« Le Mensonge Noble »

Je crois que sur la base de la solidité des cinq hyperliens ci-dessus sur YouTube, qu’une enquête objective aurait pu répertorier des preuves plus que suffisantes pour justifier la destitution de Bush et de Cheney par une accusation de haute trahison, et de convoquer un grand jury qui aurait pu en inculper plusieurs autres sur des accusations de haute trahison tels que Larry Silverstein et autres apparents collaborateurs du 11/9. Je crois que le peuple étasunien, s’il lui était présenté sous un seul reportage contenant les cinq liens vers YouTube ci-dessus, demanderait que le poursuite judiciaire pour haute trahison soit poussée jusqu’à sa conclusion logique.

Toutefois, le Congrès ne destituera pas le président. La presse marchande, pour qui j’ai déjà écrit, n’enquêtera pas et ne rapportera pas l’histoire. Le militaire qui a été utilisé comme outil pour commettre le meurtre de masse de citoyens étasuniens ne prendra pas de mesures contre les traîtres en uniforme qui savaient exactement ce qu’ils faisaient le 11/9, ni même le plus grand nombre de personnes dupées en uniforme qui pensaient qu’ils effectuaient des exercices militaires jusqu’à ce que les événements de 11/9 se produisent. À ce jour, il n’y a pas eu de mesures défavorables, qui nécessiterait une enquête et une évaluation, contre toute personne des milieux militaires qui était impliquée dans ce que les apologistes officiels appellent le plus grand échec dans la défense de l’histoire des États-Unis. Tout cela démontre que nous sommes dans le pétrin.

Les hauts officiels, les dirigeants des médias et les officiers militaires qui sont liés par la loi et par l’éthique de servir le peuple étasunien, sont devenus un exemple classique d’un grand complot. Si l’on considère les choses à partir de leur point de vue, ils sont les acteurs historiques qui sont au-dessus du bien et du mal, qui doivent pousser le peuple étasunien à une aventure géostratégique nécessaire par tous les moyens nécessaires. Pour eux, le compte rendu officiel des attaques « terroristes » du 11/9 est ce que Platon décrivait comme le « mensonge noble, » un mensonge nécessaire à un public enfantin afin de le diriger avec maturité. En réalité, le fait est que le 11/9 a servi à justifier une tentative de s’emparer et de contrôler l’ultime ressource géostratégique: le pétrole. Celui qui contrôle le pétrole du Moyen-Orient contrôle le monde.

Les trois principales villes étasuniennes ciblées

Les trois villes des États-Unis les plus susceptibles d'être la cible d'attaque sous fausse bannière en 2008

L’an dernier, j’ai publié l’article intitulé « Le prochain 11 septembre aura-t-il lieu à l’été 2007? » en réponse au même genre de requêtes qui m’ont conduit à publier le présent texte comme une mise à jour pour 2008. En 2007, je prévoyais que les trois villes les plus susceptibles d’être retenues pour un prochain 11/9 étaient Houston, Chicago et Portland. Cette année, les trois mêmes villes sont encore plus en danger, à la lumière du fait que les militaires US ont désigné le Texas, l’Indiana et de l’Oregon parmi trois des quatre États qu’ils ont ciblé pour la version 2008 des exercices militaires portant le nom de « Noble Resolve. » Je vous l’accorde, Chicago est dans l’Illinois, pas dans l’Indiana, mais l’Indiana est assez proche et il a été utilisé pour mettre en scène des forces lors d’exercices terroristes réalisés à Chicago au cours des dernières années.

Il peut surprendre les gens qui ne sont pas familiers avec les préparatifs militaires que les mêmes villes demeurent sur la liste, même si des analystes comme moi les ont largement publicisées. Il y a des difficultés considérables à mettre en place les joueurs politiques, policiers, militaires et les médias nécessaires à l’appui d’une attaque sous fausse bannière. Alors que plusieurs dans le mouvement pour la vérité sur le 11/9 croient que les forces militaires nationales peuvent frapper tout bonnement n’importe quelle ville à n’importe quel moment, ce n’est pourtant pas si facile, Dieu merci. Heureusement, cela veut dire que ceux d’entre nous qui étudient les perspectives d’attaques sous fausse bannière peuvent se concentrer sur les cibles les plus probables; malheureusement, cela signifie que les villes ciblées ne peuvent pas respirer librement simplement parce qu’elles ont été détectées, exposées et pressenties pour une singulière tentative [d’attaque] sous fausse bannière.

Voici une brève analyse des cibles pour ces trois principales villes:

La première cible: Houston. Au cours des quatre dernières années, les militaires et la police des vétérans telle que moi, avons sensibilisé le public aux exercices du gouvernement visant la destruction nucléaire de la banlieue pétrolière de Houston. Cinq fois au cours de ces quatre années nous avons été capables de prédire en moins d’une journée des explosions pétrochimiques majeures dans l’une de ces banlieues pétrolières. Les chances contre ce genre de précision sont astronomiques. Étant le centre des « Big Oil – les grandes sociétés pétrolières US» et de la famille Bush, Houston demeure la ville la plus menacée des États-Unis. Tout groupe patriotique, comme le mien, qui tente d’alerter les villes de sa patrie sur les dangers d’une attaque sous fausse bannière doit lire mon récent article « The 1/31 Nuke : Proof for Run Paul » concernant l’interdiction réussie de s’en prendre à Texas City en 2006 : http://www.thepriceofliberty.org/08/01/28/may.htm

La deuxième cible: Chicago. Alors que Houston est la ville la plus menacée, le building le plus menacé c’est-à-dire le meilleur candidat pour être le prochain World Trade Center, est la Sears Tower. Les sources officielles l’ont répété depuis les attaques du 11/9, lorsqu’elles ont dit qu’elle était sur la liste noire d’Al-Qaida. Larry Silverstein, qui a acheté les Twin Towers (les tours jumelles), deux mois avant le 11/9, a dirigé un groupe qui a acheté la Sears Tower le 11 mars 2004, le jour des attentats de Madrid. Les officiels fédéraux ont toujours désigné Chicago et sa Sears Tower comme cibles d’Al-Qaida depuis les attentats du 11/9 et ils ont réitéré la menace depuis. En mai 2006, le gouvernement avait prévu un exercice secret du type 11/9 à Chicago, alors que le maire Daley de Chicago était commodément amarré loin en Israël pour sa première visite dans ce pays. J’ai envoyé un communiqué largement diffusé au gouverneur Blagojevich de l’Illinois, dans le cadre d’une tentative Internet réussie pour empêcher une tentative d’attaque sous fausse bannière: http://tekgnosis.typepad.com/…/ghost_troop_com.html

La troisième cible: Portland. La ville de Portland, appelé la « Petite Beyrouth » par les copains de Bush en raison de son hostilité envers Bush 41 et Bush 43 [NDT : Bush père fut le 41e président des USA et son fils le 43e], est passée dans ma liste des trois premières ville l’été dernier, lorsqu’elle a été désignée comme cible d’une attaque nucléaire dans le cadre des exercices successifs « Noble Resolve » et « TOPOFF. » Les termes utilisés dans un communiqué de presse officiel a indiqué assez clairement le cas: « Noble Resolve coordonnera avec les responsables de l’Oregon l’exemple d’une attaque nucléaire sur Portland. » Au cours de recherches sur Portland pour une série d’articles que j’ai écrite sur la ville et ses exercices, j’ai découvert que les universités Stanford et Harvard avaient préparé un plan détaillé des retombées nucléaires pour cela, que les commandants militaires et les commandants de la Garde Nationale de l’État racontaient différentes histoires au sujet de ce que ces exercices étaient censés accomplir et que le journal de Portland, « The Oregonian, » faisait tout ce qu’il pouvait pour empêcher tout enquête sur les anomalies terrifiantes. Je n’étais pas du tout surpris de retrouver le dernier jour des exercices le directeur de la Sécurité intérieure [Homeland Security], Michael Chertoff, au centre-ville de Portland, qui a alors été fermé sur une vaste étendue suite à une alerte à la bombe « imprévue. » Pour une autre perspective professionnelle visant à savoir combien le danger était grand, et peut-être encore, je renvoie le lecteur à l’analyse de mon collègue, le major William B. Fox (USMC): http://www.lonestaricon.com/…a=2006&z=186

Post-scriptum

« Bonjour. En ce moment, quelque part dans le monde, les terroristes planifient de nouvelles attaques contre notre pays. Leur but est d’apporter la destruction sur nos côtes qui rendra le 11 septembre bien pâle en comparaison. » - George W. Bush, le 13 février 2008.

Je ne peux penser à une question plus importante qu’à celle de l’endroit où aura lieu la prochaine attaque du type 11/9. Le bon sens nous dicte à ceux d’entre nous qui comprenons la vérité sur le 11/9 que ses auteurs devront frapper à nouveau. En effet, toutes les directives, les lois et les décisions de notre Exécutif Unitaire post-11/9, le lâche Congrès et la magistrature à sa solde a augmenté le pouvoir du gouvernement fédéral pour faire la guerre mondiale et pour imposer un État totalitaire.

Pourquoi diable ceux qui se sont déjà rendus coupables de haute trahison, de meurtre de masse et de crimes de guerre ne parviendraient-ils pas à réaliser la suite de leurs précédents efforts? Ils comprennent très bien que la Guerre Mondiale va mal et que le l’État totalitaire est en train de devenir onéreux, et que seule une nouvelle attaque terroriste sous fausse bannière va obliger le peuple étasunien à poursuivre notre folie nationale post-9/11.

Cependant, pour chacune des personnes qui republie ou qui commente de manière constructive cet essai, il y en aura une autre qui emploiera la division, les insultes et l’humiliation contre moi, ou contre toute autre personne qui affirme le gros bon sens voulant que ceux qui commettent des opérations sous fausse bannière continueront à le faire, au même titre que les assassins continueront à assassiner et que les voleurs continueront à voler. C’est d’une simplicité newtonienne: les choses continuent à aller à la dérive de la façon dont elles sont menées à la dérive jusqu’à ce qu’elles soient stoppées.

Nous pouvons mettre fin à la dérive meurtrière des États-Unis seulement en comprenant le 11/9 et en anticipant le prochain 11/9. Beaucoup de voix bruyantes qui entravent notre compréhension et notre anticipation rendent un service vital à la trahison. Le gouvernement fédéral a une fois utilisé des programmes de contre-espionnage (COINTELPRO) contre les mouvements anti-guerre et des droits civiques à l’ère de la guerre du Vietnam, et le bon sens laisse penser qu’ils les utilisent à nouveau dans l’ère post-9/11, cette fois à l’encontre du mouvement anti-guerre et du mouvement pour la vérité sur le 11/9. Les voix les plus dangereuses d’entre toutes sont celles de nos faux amis qui nous ont infiltré jusqu’à nous confondre afin que les traîtres qui ont réalisé le 11/9 puissent répéter leur performance.

 


Le Capitaine May, est un ancien officier militaire du renseignement et des affaires publiques militaire de l’US Army, de même qu’un ancien éditorialiste de NBC. Ses analyses politiques et militaires ont été publiées dans The Wall Street Journal, le Houston Chronicle et le Military Intelligence Magazine.

Pour plus d’information, voyez son site Internet:
http://www.spiritone.com/…Captain_Eric_H_May

Sources : http://disc.yourwebapps.com/…article=117419;title=APFN
ethttp://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=8165

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info

Lundi 25 Février 2008
danyquirion@videotron.ca

Fouilles suspendues au meeting d’Obama à Dallas

Star-Telegram – 21 février 2008 de Jack Douglas

Traduction pour ReOpen: Milongal

Obama en meeting

Au meeting d’Obama, la police inquiète après l’ordre de suspendre les fouilles et recherches d’armes

DALLAS – A plus d’une heure avant que le candidat présidentiel démocrate Barack Obama n’entre sur scène au Reunion Arena mercredi dernier, devant l’entrée principale, les agents de sécurité ont cessé de fouiller le public à la recherche d’armes.

Plusieurs agents de police, croyant que c’était une faille de sécurité, ont été surpris par l’ordre d’éteindre les détecteurs de métal et d’arrêter les fouilles des sacs.

T.W. Lawrence, chef de police à Dallas et responsable des services Homeland Security et Opérations spéciales, a dit que l’objectif de l’ordre – visiblement en provenance des Services Secrets US – était de réduire les longs fils d’attente afin de remplir les places encore vides dans le stade avant qu’Obama ne monte sur scène.

"Bien sûr," a dit Lawrence, quand on lui a demandé s’il était inquiet parce que de très nombreuses personnes avaient pu entrer dans l’enceinte du stade sans avoir été fouillées. Mais, a-t-il rajouté, les 17,000 personnes ainsi venues semblaient être une «foule aimable».

Les Services Secrets n’ont pas répondu aux appels du journal le Star-Telegram qui leur demandait quelques remarques.

Les portes ont été ouvertes au public à 10h, et pendant la première heure, les agents de sécurité ont fouillé chaque personne qui était entrée tout en contrôlant ses affaires personnelles, ce qui a ralenti les entrées et rallongé les fils d’attente. Vers 11h, ils ont reçu l’ordre qu’ils laissent entrer les gens sans fouilles et sans contrôles de sécurité.

Plusieurs policiers de Dallas étaient inquiets que le stade soit rempli de gens qui étaient entrés sans même le moindre contrôle.

Ils ont accepté de témoigner à condition de rester anonymes car, ont-ils dit, l’ordre est venu d’agents fédéraux qui étaient en charge de la sécurité de l’événement.

« Comment ne pas être préoccupé, vu l’état du monde actuel,» a dit un policier.

JACK DOUGLAS Jr., 817-390-7700
jld@star-telegram.com

Les McCainistes ont-ils un as dans la manche ?

 

Par Paul Craig Roberts, le 8 février 2008

​​​​Les Chemises Brunes du Parti ont choisi en John « cent ans de guerre » McCain leur candidat à la présidence. McCain est le plus grand va-t’en-guerre des Etats-Unis juste après Cheney, Norman Podhoretz, et Billy Kristol.

Bush  & Mc Cain

​​​​Sous le régime McCain, Cheney reviendra aux affaires sous un nouveau rôle, comme Ministre de la Guerre. Norman « bombarder-bombardons-bombardez l’Iran » Podhoretz sera Vice-Ministre de la Guerre Nucléaire, avec, comme adjoint, le général John « atomisons » Shalikashvili. Rudy Giuliani Sera Ministre de l’Intérieur, en charge des centres de détention Halliburton, où seront parqués tous les contestataires à la guerre et à l’État policier. Billy Kristol sera le porte-calembredaine de la Maison Blanche.

​​​​Toute la bande sera de retour : Wolfowitz, Perle, Wurmser, Feith, Libby, Bolton. Les États-Unis auront une nouvelle opportunité pour bombarder le monde jusqu’à soumission.

​​​​Avec la majorité des électeurs malades de guerre, malades de mensonges, malades des fraudes de la Réserve Fédérale et de Wall Street, et malades de la stagnation et de la baisse de revenus, McCain est sûr de s’accaparer de 20% des voix : Sionistes Chrétiens, Ravissement Évangélique, et malotrus cocardiers machos purs et durs, qui pensent que, à moins d’exterminer les « Islamofacistes, » les États-Unis sont foutus.

​​​​L’accumulation de mensonges, de tromperies, de crimes de guerre, la honte des prisons de Guantanamo et d’Abu Ghraib, les attaques de la police d’État de Bush contre les libertés civiques, les innombrables Irakiens et Afghans, hommes, femmes et enfants, sacrifiés aux intérêts hégémoniques étasuniens et israéliens, et l’effondrement de l’économie, indiquent une dérive politique en Parti de Chemises Brunes. Dans un pays à la population informée et humaine, le Parti Républicain serait réduit à une si petite minorité qu’il ne pourrait jamais se redresser.

​​​​Qu’adviendra-t-il aux États-Unis ? Les sondages montrent que les Étasuniens ont enduré Bush, et l’élection du Congrès en 2006 montrait que les électeurs ont subi les Républicains. Mais les Républicains ont vu le message et l’ont ignoré, et les gens et les Démocrates ont continué à tolérer et à permettre ce à quoi ils affirment s’opposer.

​​​​En attendant Bush reste sur sa détermination à se dégoter un moyen pour bombarder l’Iran, ne tenant aucun compte avec les Néo-conservateurs du rapport unanime du NIE, selon lequel il n’y a pas de programme d’armement iranien, exactement comme Bush et les Néo-conservateurs écartaient les inspecteurs en désarmement de l’Irak, qui avaient déclaré honnêtement que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive. Ce que les Étasunien et les Démocrates n’ont pas compris, c’est que l’un des partis a un objectif qui se fiche éperdument de la réalité. Comme le déclarait Lénine, la vérité c’est ce qui sert les plans.

​​​​Les Démocrates sont loin d’être parfaits, mais ils manquent de la ferveur et de la détermination que seule une idéologie inculque. Les Démocrates ont peut-être des problèmes idéologiques particuliers, mais ils n’ont pas de leitmotiv idéologique faisant qu’il est impératif pour eux, et pour eux seuls, d’être au pouvoir.

​​​​Par contraste, le Parti des Chemises Brunes est nourri d’idéologie néo-conservatrice de suprématie étasunienne (et israélienne). L’idéologie néo-conservatrice de suprématie est plus ambitieuses que celle d’Hitler. Hitler ne visait que la domination de l’Europe et de la Russie. Les Néo-conservateurs ambitionnent le monde entier.

​​​​Les Néo-conservateurs ont dressé des plans de guerre contre la Chine. Ils ont entouré la Russie d’installations militaires, et ils distribuent des millions de dollars aux dirigeants des ancien éléments du bloc de l’Union Soviétique pour qu’ils s’engagent dans l’OTAN, transformé par les Néo-conservateurs en machine à incorporer les Européens au service de l’Empire Étasunien.

​​​​Tout ce chantier, le Projet néo-conservateur pour un Nouveau Siècle Étasunien, les guerres onéreuses en Irak et en Afghanistan, la diabolisation de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, la ghettoïsation de la Cisjordanie et de Gaza, les mesures d’État policier que Bush est parvenu à graver dans les livres, la concentration du pouvoir dans l’exécutif, sont des réussites des Chemises Brunes, qui ne s’en iront pas.

​​​​Peut-être que les Néo-conservateurs Chemises Brunes et leurs admirateurs sont dans un tel délire qu’ils ne réalisent pas que leur glorieux objectifs ne font pas l’unanimité. Peut-être qu’ils ne sont pas différents des Étasuniens, gavés de crédits, dans l’impossibilité de rembourser leurs hypothèques, pensant gagner au loto la semaine prochaine.

​​​​D’un autre côté, peut-être que les Chemises Brunes ont un plan.

​​​​Quel pourrait être ce plan ?

​​​​Ils peuvent voler les élections avec les machines de vote électronique Diebold et leurs logiciels propriétaires [*] que personne n’est autorisé à vérifier. Il y a maintenant suffisamment d’élections enregistrées avec d’importantes divergences entre les sondages des électeurs juste après leur vote et le décompte des voix, qui s’expliquent de manière satisfaisante par le vol de l’élection.

​​​​Les Démocrates ont été dressés par l’establishment à acquiescer aux vols des élections. Les électeurs dont les voix sont volés rejettent les évidences comme de la « théorie de conspiration. »

​​​​Pourquoi pas un opportun « attentat terroriste, » orchestré pour pousser les craintifs Étasuniens à devenir candidats à la guerre. Les événements sous fausse bannière sont une spécialité. Hitler a utilisé l’incendie du Reichstag pour transformer la démocratie allemande en dictature pendant la nuit.

​​​​Et en ce qui concerne la généralisation de l’espionnage des Étasuniens ? L’explication de la violation de la Loi sur la Surveillance du Renseignement Étranger (FISA) du régime Bush est insensée. La violation de la loi par Bush est manifestement un crime, un motif de destitution, d’arrestation, d’inculpation, et de condamnation à la prison. De plus, aucun objectif de renseignement n’est atteint par les actes hors-la-loi de Bush. Le principe de la FISA exige seulement que l’exécutif aille dans une cour secrète, explique ses mobiles, et obtienne un mandat. Aujourd’hui, cette même loi permet au pouvoir exécutif d’espionner d’abord et d’obtenir le mandat ensuite. Le but du mandat est d’empêcher l’administration d’espionner à des fins politiques. La seule raison du refuse de Bush à obtenir un mandat, c’est qu’il n’a aucune raison valable d’espionner.

​​​​Cela signifie-t-il que, pendant la campagne présidentielle, nous entendrons de la bouche du Ministre de la Justice, Michael Mukasey, que la candidate Hillary fait l’objet d’une enquête pour un délit en relation avec le Whitewater [**], ou que le candidat Obama est lié à un personnage présumé criminel ou islamiste ?

​​​​Les Néo-conservateurs contrôlent la plupart des médias imprimés et la télévision, et les animateurs des radios de droite ne sont pas copains des Démocrates. Comme les Étasuniens tombés en disgrâce pour chaque fraudes d’autrui perpétrées contre eux, les candidats démocrates sont susceptibles d’être les dindons aussi bien d’« enquêtes » que de rumeurs d’enquêtes. Hillary est largement détestée et facilement suspicieuse. Obama est un nouveau visage avec qui les électeurs ont peu d’expérience. Il est en partie noir et a un nom rigolo.

​​​​John McCain est un héros de guerre, diplômé de l’US Naval Academy. Son père et son grand-père étaient amiraux. Lors de sa 23ème mission de bombardement sur le Viêt-nam du Nord, dans l’une des guerres orchestrées par les États-Unis, il a été abattu et blessé. Prisonnier de guerre pendant 5 ans et demi, il a été torturé par les communistes, en partie à cause de fourberies de Démocrates comme Jane Fonda.

​​​​McCain est au Congrès, et donc sous les yeux du public depuis 1983. La seule casserole accrochée à ses basques, est qu’il fut l’un des « Keating Five, » [***] l’un des cinq sénateurs associés à la campagne de contributions de Charles Keating, patron de S & L, investisseur immobilier et médiateur allégué en son nom. Des procureurs montèrent une accusation contre Keating, mais il fut innocenté plus tard par un juge fédéral.

​​​​Adolf Hitler n’a jamais eu le soutien de la majorité de l’électorat allemand. Lors de l’élection de novembre 1932, il a obtenu 33,1 pour cent des voix. Son maximum, avec 43,9 pour cent, fut le 6 mars 1933 suite à l’incendie du Reichstag, quelques jours avant l’accusation des communistes le 27 février. Dans une démocratie, le soutien minoritaire d’Hitler ne l’a pas empêché de devenir dictateur d’Allemagne.

 

​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.

 

Original : http://www.vdare.com/roberts/080208_mccain.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

* Logiciel propriétaire : logiciel, créé pour un besoin spécifique, ne répondant à aucun standard informatique ou de communication.

 

** Le scandale Whitewater [français] est le nom d’un scandale politique impliquant le président des États-Unis Bill Clinton et son épouse Hillary Clinton.

​​​​Hillary Clinton était accusée d’avoir utilisé des informations obtenues dans le cadre de son cabinet d’avocats à Little Rock, Arkansas pour s’enrichir personnellement par l’intermédiaire d’amis en achetant des terrains sur les rives de la rivière Whitewater dans l’Arkansas.

​​​​Elle a du déposer sous serment devant la justice le 26 janvier 1996 dans cette affaire.

 

*** Keating Five [anglais] est le nom collectif de cinq sénateurs : Alan Cranston (Démocrate de Californie, Dennis DeConcini (Démocrate d’Arizona), John Glenn (Démocrate de l’Ohio), John McCain (Républicain d’Arizona) et Donald W. Riegle, Jr. (Démocrate du Michigan).

​​​​Le Keating Five (ou scandale des Keating Five), se réfère à un scandale au Congrès lié à l’effondrement de la plupart des institutions d’épargne et de prêt aux États-Unis à la fin des années 1980.

​​​​Dans les années 80 [français], John McCain a été impliqué dans le scandale « Keating Five ».

​​​​Cette période de dérégularisation économique a été marquée par la faillite de nombreuses Caisses d’épargne américaines. Une association de caisse d’épargnes californienne, la Lincoln Savings and loan association, a alors tout particulièrement fait parler d’elle. Son président Charles Keating, condamné pour escroquerie, aurait contribué à hauteur de 1,3 millions de dollars aux campagnes de cinq sénateurs américains, afin de ne pas ébruiter ses malversations financières. L’affaire « Keating Five » éclate, révélant les noms des « Cinq » comparses de Keating, parmi lesquels figure celui de John McCain.

​​​​La commission d’enquête du Sénat chargée de l’enquête a conclu à « une erreur de jugement » pour le sénateur de l’Arizona, alors même que celui-ci avait reçu 112.000 dollars de Charles Keating.

​​​​Cette affaire de corruption met sérieusement en doute l’intégrité de John McCain, pourtant principal argument de campagne du candidat. Affirmant n’être au service de personne, renommé pour sa sincérité, John McCain pourrait bien voir sa campagne entachée par cette mauvaise histoire.

 

Attaques à l’Anthrax : complot intérieur selon History Channel

Selon History channel, sa série d’émission "Conspiracy" a pour but de présenter des conspirations criminelles connues avec les dernières preuves disponibles.

Extrait du documentaire : CONSPIRACY: Anthrax Attacks de History Channel



Il existe une autre excellente excellente vidéo retraçant l’affaire de l’anthrax à l’aide de coupure de presse reprenant la chronologie des différentes versions distribuées par les médias :

  • Attribution aux islamistes à l’aide d’étranges revendications appelant à la mort des USA et d’Israël
  • Attribution à Al Qaïda et Ben Laden
  • Attribution à Al Qaïda suite fourniture par Saddam Hussein
  • Petite variante : un médecin affirme avoir trouvé des traces d’anthrax sur un de ses patients avant le 911 et qui ne serait autre qu’un des 19 terroristes…
  • 1er problème : la souche est identifiée comme provenant de l’armée US
  • 2ème problème : on apprend que des souches ont disparu d’un labo militaire à Fort Detrick.
  • 3ème problème : les souches utilisées dans les courriers sont identifiées comme provenant précisément de ce labo, l’enquête révèle que parmi les personnes non-autorisées à avoir pénétré le labo se trouve le fameux Lt. Col. Philip Zack, un microbiologiste proche des neocons, ex-employé du laboratoire, qui ne sera jamais inquiété.
  • Steven Hatfill, un employé de Fort Detrick est désigné comme coupable potentiel, sans l’ombre d’une preuve, sur une mise en cause directe par Aschcroft. Sa carrière est brisée.
  • Après l’échec de la piste Al Qaïda et la piste Hatfill, suit une petite tentative ridicule de faire porter le chapeau aux NEO-NAZIS !!! Malheureusement, on n’a aucun neo-nazi crédible sous la main et ça tombe très vite à l’eau…
  • Finalement, nombre de scientifiques concluent que seul un scientifique US travaillant sur un programme d’armes biologiques peut être derrière les attaques à l’anthrax. Le FBI commence à traîner des pieds dans son enquête…
  • Dernier dveloppemnt en date : le FBI aurait identifié l’auteur des lettres mais ne pourrait révéler son identité car il s’agirait d’un scientifique ayant travaillé pour le gouvernement (Zack ?…)
  • A partir de là, l’enquête se fige étrangement et n’est plus que rarement traitée par les médias… Le terroriste à l’anthrax est-il intouchable ? Est-ce que le FBI stoppe l’enquête parce qu’il n’en sait pas assez ? Ou parce qu’il en sait TROP ?

Et pour finir, la question à un million de dollars : pourquoi le président Bush et les personnels de la Maison-Blanche ont-il commencé un traitement au CIPRO, antibiotique spécifiquement dédié à la protection contre l’anthrax dès le 11 septembre 2001, soit 2 semaines avant la première attaque à l’anthrax ? La Maison-Blanche SAVAIT-ELLE qu’une attaque aussi spécifique était sur le point d’avoir lieu ? La Maison-Blanche refusa d’expliquer pourquoi elle avait placé son personnel sous CIPRO, antibiotique extrêmement puissant, en l’absence de menace spécifique, et a classé toutes les directives concernant ces mesures sous secret défense… Depuis, l’enquête est au point mort, et la personne filmée entrant illégalement dans le laboratoire de Fort Detrick n’a jamais été inquiétée…

La vidéo:


Enfin voici un rappel de la raison pour laquelle les attaques à l’Anthrax ont lieu : Il suffit de regarder la chronologie des évènements :

  • 16 sept. : un projet de loi anti-terroriste est proposé.
  • 18 sept. : les deux premières lettres piégées sont envoyées à des journalistes.
  • 2 oct. : le projet de loi antiterroriste USA Patriot Act est présenté au Congrès américain.
  • 3 oct. : le leader de la majorité démocrate au Sénat, Thomas A. Daschle, annonce qu’il doute que le Sénat puisse voter sur le projet de loi avant la semaine suivante comme le demandait le gouvernement Bush. Le ministre de la Justice, John A. Ashcroft, accuse le Sénat démocrate de traîner les pieds.
  • 4 oct. : le président du comité judiciaire du Sénat, le démocrate Patrick J. Leahy, accuse le gouvernement de revenir sur un accord concernant la loi anti-terroriste. Certains mettent en garde que « les législateurs sont en train de laisser passer des dispositions anticonstitutionnelles dans leur empressement à suivre le calendrier imposé par le gouvernement ».
  • 5 au 9 oct. : la presse fait état de difficultés dans l’examen du Patriot Act. Le 8 octobre, le Washington Post rapporte que le « Congrès a perdu une partie de l’unité induite par le choc des attaques du 11-septembre ».
  • 9 oct. : deux lettres piégées identiques sont postées, visant les sénateurs Daschle et Leahy.
  • 10 et 11 oct. : la souche originale du bacille du charbon des lettres piégées est détruite au laboratoire militaire de Fort Detrick avec l’autorisation du FBI.
  • 11 oct. : l’examen du Patriot Act commence au Sénat et à la Chambre des représentants.
  • 15 oct. : le bureau du sénateur Daschle ouvre la lettre piégée. Celle du Sénateur Leahy est déroutée par erreur vers la Virginie.
  • 16 oct. : le bâtiment hébergeant les bureaux du Sénat est évacué et fermé.
  • 17 oct. : la Chambre des représentants est évacuée et fermée. 28 employés sont testés positivement au bacille du charbon.
  • 24 oct. : la Chambre des Représentants vote la version finale du Patriot Act.
  • 25 oct. : le sénateur Daschle accepte que le Patriot Act ait une durée de vie de quatre ans renouvelables, au lieu des deux ans non renouvelables qu’il défendait précédemment.
  • 26 oct. : le Sénat vote la version finale du Patriot Act.
  • 26 oct. : le président Bush signe l’USA Patriot Act dont la constitutionnalité est douteuse.
  • 27 oct. : la Cour suprême des États-Unis est évacuée et fermée pour cause d’alerte au bacille du charbon.
  • 28 oct. et au-delà : plus aucune attaque au bacille du charbon.

À la lumière de ce qui précède, il est facile de comprendre que la vague de lettres piégées au bacille du charbon était une opération "sous fausse bannière" servant à favoriser le passage en force de l’USA Patriot Act, une loi constitutionnellement douteuse qui a fortement réduit les libertés individuelles des citoyens américains et conféré au président Bush et aux services secrets des pouvoirs exceptionnels.