Kurt Sonnenfeld: un témoin gênant du 11/9

La déclaration de Kurt Sonnenfeld à la présentation de son livre El Perseguido (Le persécuté) le 8 mai 2009 au 35ème salon du livre annuel de Buenos Aires en Argentine, où il vit exilé depuis 2003. Dans ce livre, Sonnenfeld raconte l’histoire de sa persécution par les autorités américaines depuis plus de 7 ans après sa mission officielle à Ground Zero en tant que vidéaste de la FEMA … une expérience qui a fait de lui un témoin gênant.

Déclaration de Kurt Sonnenfeld :

Buenos Aires, le 8 mai 2009

Je veux exprimer ma plus profonde gratitude à Adolfo Perez Esquivel, à Rolando Graña et à ma femme Paula pour m’avoir accompagné ce soir, et à toutes les personnes et organisations qui nous ont aidés ma famille et moi. Et à Ignacio Iraola et Mariano Valerio de Editorial Planeta pour m’avoir permis de m’exprimer. Vous êtes tous des exemples de courage et de lutte pour la justice.

Aucune commission indépendante n’a jamais été officiellement assignée à enquêter sur les horribles évènements qui sont survenus le 11 septembre 2001, alors que pour des tragédies de cette ampleur des commissions indépendantes sont coutumières. Dès le début, l’enquête sur les attentats du WTC a étroitement été contrôlée, directement depuis la Maison Blanche. Et maintenant, presque toutes les preuves ont été détruites.

Quelqu’un croit-il à la version officielle proposée pour ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 ? Beaucoup disent que la plus folle de toutes les théories du complot est celle présentée par le gouvernement des Etats-Unis. Savez-vous que, le week-end précédant les attentats du WTC, toute l’électricité a été coupée pendant environ 36 heures, incluant les caméras de sécurité et les systèmes de contrôle dans une "opération de maintenance" particulièrement anormale ? Savez-vous que dans les semaines qui ont précédé les attentats il y a eu plusieurs évacuations inhabituelles dans les deux tours? Savez-vous que la société en charge de la sécurité au WTC a été dirigée par Marvin Bush, le frère cadet de George W Bush, et Wirt Walker III, le cousin de George Bush? Savez-vous que cette même société de sécurité a également comme clients "l’U.S. Army, l’U.S. Navy, l’U.S. Air force, et le ministère de la justice," et qu’elle assure la sécurité de sites gouvernementaux classifiés et à hauts risques ? Savez-vous que des centaines d’employés du gouvernement étaient pré-positionnés dans la ville de New York le 10 septembre, se préparant à effectuer une simulation d’attentat terroriste à grande échelle qui devait être organisée le 12 septembre ? Les fonctionnaires de la FEMA avait déjà installé leur poste de commande à Pier 92 près du World Trade Center la veille des attentats.

Savez-vous que le bâtiment de 47 étages Salomon Smith Barney, officiellement connu sous le nom de WTC7, a implosé à 17:20 l’après-midi du 11 Septembre 2001, environ neuf heures après que le vol 11 d’American Airlines ait frappé la tour Nord ? Il n’a fallu que 6.5 secondes à l’entière structure pour s’écrouler droit sur elle-même, une demi-seconde de plus que la durée qu’il aurait fallu à une pierre pour frapper le sol si elle avait été lâchée du toit dans le vide. L’effondrement du bâtiment 7 a laissé une pile de décombres curieusement petite, et les bâtiments sur les côtés étaient relativement intacts. Il n’avait pas été frappé par un avion et sa structure n’avait subi que des dommages mineurs quand les Tours Jumelles se sont effondrées.

Les services secrets, le Ministère de la Défense, le FBI, l’IRS (l’équivalent du Fisc aux Etats-Unis, NdT), la SEC (le « gendarme de la Bourse » américain, NdT) et le "centre de crise" de la FEMA y occupaient de nombreux bureaux, sur plusieurs étages. D’autres agences fédérales y avaient des bureaux également. Après le 11 Septembre, on a découvert dissimulée au sein du bâtiment 7 le plus grand poste clandestin de la CIA en dehors de Washington DC, un centre d’opération dédié à l’espionnage de diplomates des Nations Unies et à la conduite de missions de contre-terrorisme et de contre-espionnage.

Mais le rapport de la Commission du 11/9, supposée enquêter sur tous les aspects et conséquences des attentats pour produire des recommandations pour la sécurité du public et la sécurité nationale, n’a même pas fait mention du bâtiment 7, de son effondrement, et encore moins des caractéristiques singulières de ce dernier. Pas plus que le NIST, l’agence gouvernementale désignée pour enquêter sur l’effondrement des Tours Jumelles. Comme la commission du 11/9, ils ont complètement ignoré l’effondrement suspect du bâtiment 7 remettant continuellement au lendemain la publication de leur rapport. [1]

Savez-vous que l’un des principaux secrétaires du cabinet présidentiel de Georges Bush a dit que la conquête de l’Irak avait été planifiée dès le premier jour de sa prise de fonction au bureau Ovale et que l’invasion a été discutée à la toute première réunion du Conseil de Sécurité Nationale? Mais il n’y avait pas encore de raisons suffisantes pour envahir. Pas jusqu’à ce que survienne le 11 septembre 2001. Les attentats du WTC leur ont donné la justification qu’ils cherchaient.

Mais la première victime de toute guerre est la vérité. Les raisons données pour attaquer l’Irak étaient sciemment frauduleuses. Les documents des renseignements présentés comme preuve avaient été fabriqués de toute pièce. Il n’y avait aucune arme de destruction massive et il n’y avait aucun lien avec al-Qaida. Nous savons tous que les autorités américaines ont essayé de nous dissimuler l’existence de prisons clandestines dans le monde et la torture systémique des prisonniers. Le gouvernement des Etats-Unis a menti. Le droit international a été violé.

Encore une fois les médias ont été manipulés, et certains ont volontairement joué le rôle de complice. Certaines équipes  d’information ont signé des contrats avec l’armée qui limitaient ce qu’ils étaient autorisés à rapporter, et certains journalistes étaient même payés par le gouvernement pour écrire des histoires favorables à l’administration. Comme l’a dit Josef Goebbels, “Celui qui contrôle le moyen de communication contrôle le message.” Et l’agression a donc continué.

Mon livre ne traite pas des théories du complot, mais je présente ma théorie. Ma théorie est qu’il y eu une conspiration et j’aborde le sujet de mon point de vue et à la lumière de mon expérience. Mais surtout, mon livre raconte les évènements bizarres qui me sont arrivés (et qui m’arrivent toujours) après avoir réalisé mon devoir à Ground Zero.

J’étais au world Trade Center. Je prenais part à l’enquête officielle. Précédemment j’avais été vidéographe officiel du gouvernement américain pour des situations de crise ou de catastrophe. J’ai réalisé des travaux à caractère confidentiel dans de nombreux endroits classés secrets et nécessitant une protection maximale, liés à l’entreposage, au développement et au transport d’armes (et de leurs composants) nucléaires, bactériologiques et chimiques. J’ai participé à des simulations et des entrainements pour faire face à des catastrophes, des accidents graves et des évènements terroristes pour plusieurs différentes agences.

Immédiatement après les attentats du WTC, le quartier Sud de Manhattan a été bouclé et son accès a été interdit au public et aux médias d’information. Les caméras et appareils photos à l’intérieur du périmètre sécurisé étaient interdits sous peine de confiscation immédiate. On m’avait donné un accès total et illimité, pourtant, et j’étais chargé de documenter l’enquête et de fournir quelques vidéos édulcorées du lieu à tous les réseaux d’information dans le monde. Mais je n’ai jamais remis mes bandes aux autorités.

Depuis, durant les sept dernières années passées, j’ai été faussement accusé [du meurtre de sa première femme Nancy, NdT], emprisonné à deux reprises dans deux pays différents, torturé, placé en confinement solitaire, suivi sur deux continents et calomnié avec acharnement dans une campagne destinée à me déshumaniser de façon à ce que personne ne puisse protester, et à me discréditer de sorte que, lorsque je parle, personne ne m’écoute. Il y a quatre ans, l’ambassade étasunienne a envoyé une note aux officiels argentins pour qu’ils confisquent toutes mes affaires et documents et qu’ils m’extradent aux Etats-Unis. Jusqu’à maintenant, ma femme, mes filles jumelles et moi vivons en vase clos, cernés par les menaces et le harcèlement.

J’ai écrit ce livre pour sauver ma famille.


Scarlett, Paula, Kurt et Natasha Sonnenfeld

J’aimerais vous lire les dernières pages :

[...Lecture d'un extrait du livre Le persécuté p383-386. La transcription de ces pages est disponible en anglais sur l'article original...]

Je vous remercie sincèrement de nous honorer  de votre présence aujourd’hui. Merci à tous! Et merci à l’Argentine, le pays de ma femme Paula, le pays que j’ai choisi pour mes filles, et  mon pays également.

Merci.
 

Publié sur le site du réseau Voltaire, le 22 juin 2009
Traduction Spotless Mind pour ReOpenNews

 

[1] Commentaire de l’éditeur : Finalement, à la fin du mois d’août 2008, ils ont fini par publier un "rapport final" que beaucoup de professionnels, aussi bien des architectes que des ingénieurs, considèrent comme un cas de "science altérée par la politique" et finalement, une nouvelle tentative pour justifier un effondrement qu’il est impossible d’expliquer sans l’utilisation "d’apports énergétiques extérieurs", tels que des explosifs).

La « révolution colorée » échoue en Iran

La « révolution verte » de Téhéran est le dernier avatar des « révolutions colorées » qui ont permis aux États-unis d’imposer des gouvernements à leur solde dans plusieurs pays sans avoir à recourir à la force. Thierry Meyssan, qui a conseillé deux gouvernements face à ces crises, analyse cette méthode et les raisons de son échec en Iran.
 


Les « révolution colorées » sont aux révolutions ce que le Canada Dry est à la bière. Elles y ressemblent, mais n’en ont pas la saveur. Ce sont des changements de régime ayant l’apparence d’une révolution, en ce qu’ils mobilisent de vastes segments du Peuple, mais relevant du coup d’État, en ce qu’il ne visent pas à changer les structures sociales, mais à substituer une élite à une autre pour conduire une politique économique et étrangère pro-US. La « révolution verte » de Téhéran en est le dernier exemple.

Origine du concept

Ce concept est apparu dans les années 90, mais trouve ses origines dans les débats US des années 70-80. Après les révélations en chaîne sur les coups d’État fomentés par la CIA dans le monde, et le grand déballage des commissions parlementaires Church et Rockefeller [1], l’amiral Stansfield Turner fut chargé par le président Carter de nettoyer l’agence et de cesser tout soutien aux « dictatures maison ». Furieux, les sociaux démocrates états-uniens (SD/USA) quittèrent le Parti démocrate et rejoignirent Ronald Reagan. Il s’agissait de brillants intellectuels trotskistes [2], souvent liés à la revue Commentary. Lorsque Reagan fut élu, il leur confia la tâche de poursuivre l’ingérence US, mais par d’autres moyens. C’est ainsi qu’ils créent en 1982 la National Endowment for Democracy (NED) [3] et, en 1984, l’United States Institute for Peace (USIP). Les deux structures sont organiquement liées : des administrateurs de la NED siègent au conseil d’administration de l’USIP et vice-versa.

Juridiquement, la NED est une association à but non lucratif, de droit US, financée par une subvention annuelle votée par le Congrès à l’intérieur du budget du département d’État. Pour mener ses actions, elle les fait co-financer par l’US Agency for International Development (USAID), elle-même rattachée au département d’État.

En pratique, cette structure juridique n’est qu’un paravent utilisé conjointement par la CIA états-unienne, le MI6 britannique et l’ASIS australien (et occasionnellement par les services canadiens et néo-zélandais).

La NED se présente comme un organe de « promotion de la démocratie ». Elle intervient soit directement ; soit par ses quatre tentacules : l’une destinée à corrompre les syndicats, une seconde chargée de corrompre les patronats, une troisième pour les partis de gauche et une quatrième pour ceux de droite ; soit encore par l’intermédiaire de fondations amies, telles que la Westminster Foundation for Democracy (Royaume-Uni), l’International Center for Human Rights and Democratic Development (Canada), la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert-Schuman (France), l’International Liberal Center (Suède), l’Alfred Mozer Foundation (Pays-Bas), la Friedrich Ebert Stiftung, la Friedrich Naunmann Stiftung, la Hans Seidal Stiftung et la Heinrich Boell Stiftung (Allemagne). La NED revendique avoir corrompu ainsi plus de 6 000 organisations dans le monde en une trentaine d’années. Tout ça, bien entendu, étant camouflé sous l’apparence de programmes de formation ou d’assistance.

L’USIP, quant à lui, est une institution nationale états-unienne. Il est subventionné annuellement par le Congrès dans le budget du département de la Défense. À la différence de la NED, qui sert de couverture aux services des trois États alliés, l’USIP est exclusivement états-unien. Sous couvert de recherche en sciences politique, il peut salarier des personnalités politiques étrangères.

Dès qu’il a disposé de ressources, l’USIP a financé une nouvelle et discrète structure, l’Albert Einstein Institution [4]. Cette petite association de promotion de la non-violence était initialement chargée d’imaginer une forme de défense civile pour les populations d’Europe de l’Ouest en cas d’invasion par le Pacte de Varsovie. Elle a rapidement pris son autonomie et modélisé les conditions dans lesquelles un pouvoir étatique, de quelque nature qu’il soit, peut perdre son autorité et s’effondrer.

Premières tentatives

La première tentative de « révolution colorée » a échoué en 1989. Il s’agissait de renverser Deng Xiaoping en s’appuyant sur un de ses proches collaborateurs, le secrétaire général du Parti communiste chinois Zhao Ziyang, de manière à ouvrir le marché chinois aux investisseurs états-uniens et à faire entrer la Chine dans l’orbite US. Les jeunes partisans de Zhao envahirent la place Tienanmen [5]. Ils furent présentés par les médias occidentaux comme des étudiants a-politiques se battant pour la liberté face à l’aile traditionnelle du Parti, alors qu’il s’agissait d’une dissidence à l’intérieur du courant de Deng entre nationalistes et pro-US. Après avoir longtemps résisté aux provocations, Deng décida de conclure par la force. La répression fit entre 300 et 1000 morts selon les sources.

20 ans plus tard, la version occidentale de ce coup d’État raté n’a pas variée. Les médias occidentaux qui ont couvert récemment cet anniversaire en le présentant comme une « révolte populaire » se sont étonnés de ce que les Pékinois n’ont pas gardé souvenir de l’événement. C’est qu’une lutte de pouvoir au sein du Parti n’avait rien de « populaire ». Ils ne se sentaient pas concernés.

La première « révolution colorée » réussit en 1990. Alors que l’Union soviétique était en cours de dissolution, le secrétaire d’État James Baker se rendit en Bulgarie pour participer à la campagne électorale du parti pro-US, abondamment financé par la NED [6]. Cependant, malgré les pressions du Royaume-Uni, les Bulgares, effrayés par les conséquences sociales du passage de l’URSS à l’économie de marché, commirent l’impardonnable faute d’élire au Parlement une majorité de post-communistes. Alors que les observateurs de la Communauté européenne certifièrent la bonne tenue du scrutin, l’opposition pro-US hurla à la fraude électorale et descendit dans la rue. Elle installa un campement au centre de Sofia et plongea le pays dans le chaos six mois durant, jusqu’à ce que le Parlement élise le pro-US Zhelyu Zhelev comme président.

La « démocratie » : vendre son pays à des intérêts étrangers à l’insu de sa population

Depuis lors, Washington n’a cessé d’organiser des changements de régime, un peu partout dans le monde, par l’agitation de rue plutôt que par des juntes militaires. Il importe ici de cerner les enjeux.

Au-delà du discours lénifiant sur la « promotion de la démocratie », l’action de Washington vise à l’imposition de régimes qui lui ouvrent sans conditions les marchés intérieurs et s’alignent sur sa politique étrangère. Or, si ces objectifs sont connus des dirigeants des « révolutions colorées », ils ne sont jamais discutés et acceptés par les manifestants qu’ils mobilisent. Et, dans le cas où ces coup d’État réussissent, les citoyens ne tardent pas à se révolter contre les nouvelles politiques qu’on leur impose, même s’il est trop tard pour revenir en arrière.
Par ailleurs, comment peut-on considérer comme « démocratiques » des oppositions qui, pour prendre le pouvoir, vendent leur pays à des intérêts étrangers à l’insu de leur population ?

En 2005, l’opposition kirghize conteste le résultat des élections législatives et amène à Bichkek des manifestants du Sud du pays. Ils renversent le président Askar Akaïev. C’est la « révolution des tulipes ». L’Assemblée nationale élit comme président le pro-US Kourmanbek Bakiev. Ne parvenant pas à maîtriser ses supporters qui pillent la capitale, ils déclare avoir chassé le dictateur et feint de vouloir créer un gouvernement d’union nationale. Il fait sortir de prison le général Felix Kulov, ancien maire de Bichkek, et le nomme ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre. Lorsque la situation est stabilisée, Bakaiev se débarrasse de Kulov et vend, sans appel d’offre et avec des dessous de table conséquents, les quelques ressources du pays à des sociétés US et installe une base militaire US à Manas. Le niveau de vie de la population n’a jamais été aussi bas. Felix Kulov propose de relever le pays en le fédérant, comme par le passé, à la Russie. Il ne tarde pas à retourner en prison.

Un mal pour un bien ?

On objecte parfois, dans le cas d’États soumis à des régimes répressifs, que si ces « révolutions colorées » n’apportent qu’une démocratie de façade, elles procurent néanmoins un mieux-être aux populations. Or, l’expérience montre que rien n’est moins sûr. Les nouveaux régimes peuvent s’avérer plus répressifs que les anciens.

En 2003, Washington, Londres et Paris [7] organisent la « révolution des roses » en Géorgie [8]. Selon un schéma classique, l’opposition dénonce des fraudes électorales lors des élections législatives et descend dans la rue. Les manifestants contraignent le président Edouard Chevardnadze à fuir et prennent le pouvoir. Son successeur Mikhail Saakachvili ouvre le pays aux intérêts économiques US et rompt avec le voisin russe. L’aide économique promise par Washington pour se substituer à l’aide russe ne vient pas. L’économie, déjà compromise, s’effondre. Pour continuer à satisfaire ses commanditaires, Saakachvili doit imposer une dictature [9]. Il ferme des médias et remplit les prisons, ce qui n’empêche absolument pas la presse occidentale de continuer à le présenter comme « démocrate ». Condamné à la fuite en avant, Saakachvili décide de se refaire une popularité en se lançant dans une aventure militaire. Avec l’aide de l’administration Bush et d’Israël auquel il a loué des bases aériennes, il bombarde la population d’Ossétie du Sud, faisant 1600 morts, dont la plupart ont la double nationalité russe. Moscou riposte. Les conseillers états-uniens et israéliens s’enfuient [10]. La Géorgie est dévastée.

Assez !

Le mécanisme principal des « révolutions colorées » consiste à focaliser le mécontentement populaire sur la cible que l’on veut abattre. Il s’agit d’un phénomène de psychologie des masses qui balaye tout sur son passage et auquel aucun obstacle raisonnable ne peut être opposé. Le bouc-émissaire est accusé de tous les maux qui accablent le pays depuis au moins une génération. Plus il résiste, plus la colère de la foule croît. Lorsqu’il cède ou qu’il esquive, la population retrouve ses esprits, les clivages raisonnables entre ses partisans et ses opposants réapparaissent.

En 2005, dans les heures qui suivent l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafik Hariri, la rumeur se répand au Liban qu’il a été tué par « les Syriens ». L’armée syrienne, qui —en vertu de l’Accord de Taëf— maintient l’ordre depuis la fin de la guerre civile, est conspuée. Le président syrien, Bachar el-Assad, est personnellement mis en cause par les autorités états-uniennes, ce qui tient lieu de preuve pour l’opinion publique. À ceux qui font remarquer que —malgré des moments orageux— Rafik Hariri a toujours été utile à la Syrie et que sa mort prive Damas d’un collaborateur essentiel, on rétorque que le « régime syrien » est si mauvais en soi qu’il ne peut s’empêcher de tuer même ses amis. Les Libanais appellent de leurs vœux un débarquement des GI’s pour chasser les Syriens. Mais, à la surprise générale, Bachar el-Assad, considérant que son armée n’est plus la bienvenue au Liban alors que son déploiement lui coûte cher, retire ses hommes. Des élections législatives sont organisées qui voient le triomphe de la coalition « anti-syrienne ». C’est la « révolution du cèdre ». Lorsque la situation se stabilise, chacun se rend compte et que, si des généraux syriens ont par le passé pillé le pays, le départ de l’armée syrienne ne change rien économiquement. Surtout, le pays est en danger, il n’a plus les moyens de se défendre face à l’expansionnisme du voisin israélien. Le principal leader « anti-syrien », le général Michel Aoun, se ravise et passe dans l’opposition. Furieux, Washington multiplie les projets pour l’assassiner. Michel Aoun s’allie au Hezbollah autour d’une plate-forme patriotique. Il était temps : Israël attaque.

Dans tous les cas, Washington prépare à l’avance le gouvernement « démocratique », ce qui confirme bien qu’il s’agit d’un coup d’État déguisé. La composition de la nouvelle équipe est gardée secrète le plus longtemps possible. C’est pourquoi la désignation du bouc-émissaire se fait sans jamais évoquer d’alternative politique.

En Serbie, les jeunes « révolutionnaires » pro-US ont choisi un logo appartenant à l’imaginaire communiste (le poing levé) pour masquer leur subordination aux États-Unis. Ils ont pris comme slogan « Il est fini ! », fédérant ainsi les mécontents contre la personnalité de Slobodan Milosevic qu’ils ont rendu responsable des bombardements du pays pourtant effectués par l’OTAN. Ce modèle a été dupliqué en nombre, par exemple le groupe Pora ! en Ukraine, ou Zubr en Biélorussie.

Une non-violence de façade

Les communicants du département d’État veillent à l’image non-violente des « révolutions colorées ». Toutes mettent en avant les théories de Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution. Or, la non-violence est une méthode de combat destinée à convaincre le pouvoir de changer de politique. Pour qu’une minorité s’empare du pouvoir et l’exerce, il lui faut toujours, à un moment ou à une autre, utiliser la violence. Et toutes les « révolutions colorées » l’ont fait.

En 2000, alors que le mandat du président Slobodan Milosevic courait encore pour un an, il convoqua des élections anticipées. Lui-même et son principal opposant, Vojislav Koštunica, se retrouvèrent en ballotage. Sans attendre le second tour de scrutin, l’opposition cria à la fraude et descendit dans la rue. Des milliers de manifestants affluèrent vers la capitale, dont les mineurs de Kolubara. Leurs journées de travail étaient indirectement payées par la NED, sans qu’ils aient conscience d’être rémunérés par les États-Unis. La pression de la manifestation étant insuffisante, les mineurs attaquèrent des bâtiments publics avec des bulldozers qu’ils avaient acheminé avec eux, d’où le nom de « révolution des bulldozers ».



Srdja Popovic (à gauche), leader serbe du mouvement Otpor,
Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution (au centre)
et son adjoint le colonel Robert Helvey, doyen de l’École de formation des attachés militaires d’ambassade.

Dans le cas où la tension s’éternise et que des contre-manifestations s’organisent, la seule solution pour Washington est de plonger le pays dans le chaos. Des agents provocateurs sont alors postés dans les deux camps qui tirent sur la foule. Chaque partie peut constater que ceux d’en face ont tiré alors qu’ils s’avançaient pacifiquement. L’affrontement se généralise.

En 2002, la bourgeoisie de Caracas descend dans la rue pour conspuer la politique sociale du président Hugo Chavez [11]. Par d’habiles montages, les télévisions privées donnent l’impression d’une marée humaine. Ils sont 50 000 selon les observateurs, 1 million d’après la presse et le département d’État. Survient alors l’incident du pont Llaguno. Les télévisions montrent clairement des pro-chavistes armes à la main tirant sur la foule. Dans une conférence de presse, le général de la Garde nationale et vice-ministre de la sécurité intérieure confirme que les « milices chavistes » ont tiré sur le peuple faisant 19 morts. Il démissionne et appelle au renversement de la dictature. Le président ne tarde pas à être arrêté par des militaires insurgés. Mais le Peuple par millions descend dans la capitale et rétablit l’ordre constitutionnel.
Une enquête journalistique ultérieure reconstituera en détail la tuerie du pont Llaguno. Elle mettra en évidence un montage fallacieux des images, dont l’ordre chronologique a été falsifié comme l’attestent les cadrans des montres des protagonistes. En réalité, ce sont les chavistes qui étaient agressés et qui, après s’être repliés, tentaient de se dégager en utilisant des armes à feu. Les agents provocateurs étaient des policiers locaux formés par une agence US [12].

En 2006, la NED réorganise l’opposition au président kenyan Mwai Kibaki. Elle finance la création du Parti orange de Raila Odinga. Celui-ci reçoit le soutien du sénateur Barack Obama, accompagné de spécialistes de la déstabilisation (Mark Lippert, actuel chef de cabinet du conseiller de sécurité nationale, et le général Jonathan S. Gration, actuel envoyé spécial du président US pour le Soudan). Participant à un meeting d’Odinga, le sénateur de l’Illinois s’invente un vague lien de parenté avec le candidat pro-US. Cependant Odinga perd les élections législatives de 2007. Soutenu par le sénateur John McCain, en sa qualité de président de l’IRI (le pseudopode républicain de la NED), il conteste la sincérité du scrutin et appelle ses partisans à descendre dans la rue.

C’est alors que des messages SMS anonymes sont diffusés en masse aux électeurs de l’ethnie Luo. « Chers Kenyans, les Kikuyu ont volé l’avenir de nos enfants…nous devons les traiter de la seule manière qu’ils comprennent… la violence ». Le pays, pourtant un des plus stables d’Afrique, s’embrase soudainement. Après des journées d’émeutes, le président Kibaki est contraint d’accepter la médiation de Madeleine Albright, en sa qualité de présidente du NDI (le pseudopode démocrate de la NED). Un poste de Premier ministre est créé qui revient à Odinga. Les SMS de la haine n’ayant pas été envoyés depuis des installations kenyanes, on se demande quelle puissance étrangère a pu les expédier.

La mobilisation de l’opinion publique internationale

Au cours des dernières années, Washington a eu l’occasion de lancer des « révolutions colorées » avec la conviction qu’elles échoueraient à prendre le pouvoir mais qu’elle permettrait de manipuler l’opinion publique et les institutions internationales.

En 2007, de nombreux Birmans s’insurgent contre l’augmentation des prix du fuel domestique. Les manifestations dégénèrent. Les moines bouddhistes prennent la tête de la contestation. C’est la « révolution safran » [13]. En réalité, Washington n’a que faire du régime de Rangoon ; ce qui l’intéresse, c’est d’instrumenter le Peuple birman pour faire pression sur la Chine qui a des intérêts stratégiques en Birmanie (pipelines et base militaire de renseignement électronique). Dès lors, l’important est de mettre en scène la réalité. Des images prises par des téléphones portables apparaissent sur YouTube. Elles sont anonymes, invérifiables et hors contexte. Précisément, leur apparente spontanéité leur donne autorité. La Maison-Blanche peut imposer son interprétation des vidéos.

Plus récemment, en 2008, des manifestations estudiantines paralysent la Grèce à la suite du meurtre d’un jeune homme de 15 ans par un policier. Rapidement des casseurs font leur apparition. Ils ont été recrutés au Kosovo voisin et acheminés par autobus. Les centre-villes sont saccagés. Washington cherche à faire fuir les capitaux vers d’autres cieux et à se réserver le monopole des investissements dans les terminaux gaziers en construction. Une campagne de presse va donc faire passer le poussif gouvernement Karamanlis pour celui des colonels. Facebook et Twittter sont utilisés pour mobiliser la diaspora grecque. Les manifestations s’étendent à Istanbul, Nicosie, Dublin, Londres, Amsterdam, La Haye, Copenhague, Francfort, Paris, Rome, Madrid, Barcelone, etc.

La révolution verte

L’opération conduite en 2009 en Iran s’inscrit dans cette longue liste de pseudos révolutions. En premier lieu, le Congrès vote en 2007 une enveloppe de 400 millions de dollars pour « changer le régime » en Iran. Celle-ci s’ajoute aux budgets ad hoc de la NED, de l’USAID, de la CIA et tutti quanti. On ignore comment cet argent est utilisé, mais trois groupes principaux en sont destinataires : la famille Rafsandjani, la famille Pahlevi, et les Moudjahidines du peuple.

L’administration Bush prend la décision de commanditer une « révolution colorée » en Iran après avoir confirmé la décision de l’état-major de ne pas attaquer militairement ce pays. Ce choix est validé par l’administration Obama. Par défaut, on rouvre donc le dossier de « révolution colorée », préparé en 2002 avec Israël au sein de l’American Enterprise Institute. À l’époque j’avais publié un article sur ce dispositif [14]. Il suffit de s’y reporter pour identifier les protagonistes actuels : il a été peu modifié. Une partie libanaise a été ajoutée prévoyant un soulèvement à Beyrouth en cas de victoire de la coalition patriotique (Hezbollah, Aoun) aux élections législatives, mais elle a été annulée.

Le scénario prévoyait un soutien massif au candidat choisi par l’ayatollah Rafsandjani, la contestation des résultats de l’élection présidentielle, des attentats tous azimuts, le renversement du président Ahmadinejad et du guide suprême l’ayatollah Khamenei, l’installation d’un gouvernement de transition dirigé par Mousavi, puis la restauration de la monarchie et l’installation d’un gouvernement dirigé par Sohrab Shobani.

Comme imaginé en 2002, l’opération a été supervisée par Morris Amitay et Michael Ledeen. Elle a mobilisé en Iran les réseaux de l’Irangate.
Ici un petit rappel historique est nécessaire. L’Irangate est une vente d’armes illicite : la Maison-Blanche souhaitait approvisionner en armes les Contras nicaraguayens (pour lutter contre les sandinistes) d’une part et l’Iran d’autre part (pour faire durer jusqu’à épuisement la guerre Iran-Irak), mais en était interdit par le Congrès. Les Israéliens proposèrent alors de sous-traiter les deux opérations à la fois. Ledeen, qui est double national États-unien/Israélien sert d’agent de liaison à Washington, tandis que Mahmoud Rafsandjani (le frère de l’ayatollah) est son correspondant à Téhéran. Le tout sur fond de corruption généralisée. Lorsque le scandale éclate aux États-Unis, une commission d’enquête indépendante est dirigée par le sénateur Tower et le général Brent Scowcroft (le mentor de Robert Gates).

Michael Ledeen est un vieux briscard des opérations secrètes. On le trouve à Rome lors de l’assassinat d’Aldo Moro, on le retrouve dans l’invention de la piste bulgare lors de l’assassinat de Jean-Paul II, ou plus récemment dans l’invention de l’approvisionnement de Saddam Hussein en uranium nigérian. Il travaille aujourd’hui à l’American Enterprise Institute [15] (aux côtés de Richard Perle et Paul Wolfowitz) et à la Foundation for the Defense of Democracies [16].

Morris Amitay est ancien directeur de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Il est aujourd’hui vice-président du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) et directeur d’un cabinet conseil pour de grandes firmes d’armement.

Le 27 avril dernier, Morris et Ledeen organisaient un séminaire sur l’Iran à l’American Enterprise Institute à propos des élections iraniennes, autour du sénateur Joseph Lieberman. Le 15 mai dernier, nouveau séminaire. La partie publique consistait en une table ronde animée par l’ambassadeur John Bolton à propos du « grand marchandage » : Moscou accepterait-il de laisser tomber Téhéran en échange du renoncement de Washington au bouclier anti-missile en Europe centrale ? L’expert français Bernard Hourcade participait à ces échanges. Simultanément, l’Institut lançait un site internet destiné à la presse dans la crise à venir : IranTracker.org. Le site inclut une rubrique sur les élections libanaises.

En Iran, il appartenait à l’ayatollah Rafsandjani de renverser son vieux rival, l’ayatollah Khamenei. Issu d’une famille d’agriculteurs, Hachemi Rafsandjani a fait fortune dans la spéculation immobilière sous le Chah. Il est devenu le principal grossiste en pistaches du pays et a arrondi sa fortune durant l’Irangate. Ses avoirs sont évalués à plusieurs milliards de dollars. Devenu l’homme le plus riche d’Iran, il a été successivement président du parlement, président de la République et aujourd’hui président du Conseil de discernement (instance d’arbitrage entre le parlement et le Conseil des gardiens de la constitution). Il représente les intérêts du bazar, c’est-à-dire des commerçants de Téhéran.

Durant la campagne électorale, Rafsandjani avait fait promettre à son ex-adversaire devenu son poulain, Mirhossein Mousavi, de privatiser le secteur pétrolier.

Sans connexion aucune avec Rafsandjani, Washington a fait appel aux Moudjahidines du peuple [17]. Cette organisation protégée par le Pentagone est considérée comme terroriste par le département d’État et l’a été par l’Union européenne. Elle a effectivement mené de terribles opérations dans les années 80, dont un méga-attentat qui coûta la vie à l’ayatollah Behechti ainsi qu’à quatre ministre, six ministres adjoints et le quart du groupe parlementaire du Parti de la république islamique. L’organisation est commandée par Massoud Rajavi, qui épouse en première noces la fille du président Bani Sadr, puis la cruelle Myriam en seconde noces. Son siège est installé en région parisienne et ses bases militaires en Irak, d’abord sous la protection de Saddam Husein, puis aujourd’hui sous celle du département de la Défense. Ce sont les Moudjahidines qui ont assuré la logistique des attentats à la bombe durant la campagne électorale [18]. C’est à eux qu’il revenait de provoquer des accrochages entre militants pro et anti-Ahmadinejad, ce qu’ils ont probablement fait.

Dans le cas où le chaos se serait installé, le Guide suprême aurait pu être renversé. Un gouvernement de transition, dirigé par Mirhussein Mousavi aurait privatisé le secteur pétrolier et rétabli la monarchie. Le fils de l’ancien Shah, Reza Cyrus Pahlavi, serait remonté sur le trône et aurait désigné Sohrab Sobhani comme Premier ministre.

Dans cette perspective, Reza Pahlavi a publié en février un livre d’entretiens avec le journaliste français Michel Taubmann. Celui-ci est directeur du bureau d’information parisien d’Arte et préside le Cercle de l’Observatoire, le club des néo-conservateurs français.

On se souvient que Washington avait prévu identiquement le rétablissement de la monarchie en Afghanistan. Mohammed Zaher Shah devait reprendre son trône à Kaboul et Hamid Karzai devait être son Premier ministre. Malheureusement, à 88 ans, le prétendant était devenu sénile. Karzai devint donc président de la République. Comme Karzai, Sobhani est double national états-unien. Comme lui, il travaille dans le secteur pétrolier de la Caspienne.

Côté propagande, le dispositif initial était confié au cabinet Benador Associates. Mais il a évolué sous l’influence de l’assistante du secrétaire d’État pour l’Éducation et la Culture, Goli Ameri. Cette iranienne-états-unienne est une ancienne collaboratrice de John Bolton. Spécialiste des nouveaux médias, elle a mis en place des programmes d’équipement et de formation à l’internet pour les amis de Rafsandjani. Elle a aussi développé des radios et télévisions en langue farsi pour la propagande du département d’État et en coordination avec la BBC britannique.

La déstabilisation de l’Iran a échoué parce que le principal ressort des « révolutions colorées » n’a pas été correctement activé. MirHussein Mousavi n’est pas parvenu à cristalliser les mécontentements sur la personne de Mahmoud Ahmadinejad. Le Peuple iranien ne s’est pas trompé, il n’a pas rendu le président sortant responsables des conséquences des sanctions économiques états-uniennes sur le pays. Dès lors, la contestation s’est limitée à la bourgeoisie des quartiers nord de Téhéran. Le pouvoir s’est abstenu d’opposer des manifestations les unes contre les autres et a laissé les comploteurs se découvrir.

Cependant, il faut admettre que l’intoxication des médias occidentaux a fonctionné. L’opinion publique étrangère a réellement cru que deux millions d’Iraniens étaient descendus dans la rue, lorsque le chiffre réel est au moins dix fois inférieur. Le maintien en résidence des correspondants de presse a facilité ces exagérations en les dispensant de fournir les preuves de leurs imputations.

Ayant renoncé à la guerre et échoué à renverser le régime, quelle carte reste-t-il dans les mains de Barack Obama ?

 

Par Thierry Meyssan, le 24 juin 2009, pour le Réseau Voltaire
 


Notes :

[1] Les multiples rapports et documents publiés par ces commissions sont disponibles en ligne sur le site The Assassination Archives and Research Center. Les principaux extraits des rapports ont été traduits en français sous le titre Les Complots de la CIA, manipulations et assassinats, Stock, 1976, 608 pp.

[2] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[3] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 janvier 2004.

[4] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 janvier 2005.

[5] « Tienanmen, 20 ans après », par le professeur Domenico Losurdo, Réseau Voltaire, 9 juin 2009.

[6] À l’époque, la NED s’appuie en Europe orientale sur la Free Congress Foundation (FCF), animée par des républicains. Par la suite, cette organisation disparaît et cède la place à la Soros Foundation, animée par des démocrates, avec laquelle la NED fomente de nouveaux « changements de régime ».

[7] Soucieux d’apaiser les relations franco-US après la crise irakienne, le président Jacques Chirac tente de se rapprocher de l’administration bush sur le dos des Géorgiens, d’autant que la France a des intérêts économiques en Géorgie. Salomé Zourabichvili, n°2 des services secrets français, est nommée ambassadrice à Tbilissi, puis change de nationalité et devient ministre des Affaires étrangères de la « révolution des roses ».

[8] « Les dessous du coup d’État en Géorgie », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 7 janvier 2004.

[9] « Géorgie : Saakachvili jette son opposition en prison » et « Manifestations à Tbilissi contre la dictature des roses », Réseau Voltaire, 12 septembre 2006 et 30 septembre 2007.

[10] L’administration Bush espérait que ce conflit ferait diversion. Les bombardiers israéliens devaient simultanément décoller de Géorgie pour frapper l’Iran voisin. Mais, avant même d’attaquer les installations militaires géorgiennes, la Russie bombarde les aéroports loués à Israël et cloue ses avions au sol.

[11] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[12] Llaguno Bridge. Keys to a Massacre. Documentaire d’Angel Palacios, Panafilms 2005.

[13] « Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 novembre 2007.

[14] « Les bonnes raisons d’intervenir en Iran », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 février 2004.

[15] « L’Institut américain de l’entreprise à la Maison-Blanche  », Réseau Voltaire, 21 juin 2004.

[16] « Les trucages de la Foundation for the Defense of Democracies », Réseau Voltaire, 2 février 2005.

[17] « Les Moudjahidin perdus », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 17 février 2004.

[18] « Le Jundallah revendique des actions armées aux côtés des Moudjahidines du Peuple », Réseau Voltaire, 13 juin 2009.

Marc Chesney : le 11 septembre et les délits d’initiés probables

L’économiste Marc Chesney s’intéresse de près aux étranges opérations boursières effectuées la veille du 11 septembre.
 


MARC CHESNEY, ECONOMISTE INITIE

Le 11 Septembre 2007, tandis que LES ECHOS publiaient un article trés documenté sur les opérations boursières inhabituelles du 10 Septembre 2001 analysées par l’économiste Marc Chesney (Université de Zürich, ancien professeur à HEC), Jean Jacques Bourdin et son assistante Emma Strack lui donnaient la parole sur RMC.

TRANSCRIPTION de l’interview accordée par Marc Chesney à Jean Jacques Bourdin sur RMC le 11 Septembre 2007 entre 10H00 et 11H00, à propos des calculs statistiques effectués par M. Chesney conduisant à la forte probabilité de délits d’initiés à la bourse de New-York le 10 Septembre 2001.


Jean-Jacques Bourdin

- JEAN JACQUES BOURDIN « Nous sommes le 11 Septembre, souvenons-nous du 11 Septembre 2001 . Eh bien 2 professeurs de l’université de Zürich soupçonnent des délits d’initiés autour du 11 Septembre 2001, Emma Strack…»

- EMMA STRACK « Oui, ils viennent de sortir une étude qui passe à la loupe les volumes de certaines actions boursières juste avant le 11 Septembre et ils ont analysés 20 grands groupes américains notamment dans l’aéronautique et la finance et les transactions réalisées entre le 6 et le 10 Septembre 2001, ils ont par exemple établi que 1535 promesses de vente pour des titres AMERICAN AIRLINES normalement qui arrivaient à échéance en Octobre 2001 ont été avancés au 10 Septembre alors que les 3 semaines précédentes on comptait seulement 23 contrats par jour donc conclusion des 2 experts la probabilité qu’il y ait eu délit d’initiés est très forte pour AMERICAN AIRLINES mais aussi UNITED AIRLINES, MERRILL LYNCH, BANK OF AMERICA ou JP MORGAN. »

- Bien, nous essaierons de joindre l’un de ces 2 professeurs de l’Université de Zürich, espérons qu’ils parlent français et nous essaierons de diffuser leur témoignage tout à l’heure entre 10H00 et 11H00 parce que ça mérite quand même, ça mérite qu’on se penche de près sur ce sujet. […]

JEAN JACQUES BOURDIN : « Allez, nous changeons de sujet. Je suis très heureux d’avoir en ligne M. Marc Chesney, qui est professeur de finance à l’Université de Zürich. Marc Chesney bonjour ! »
MARC CHESNEY : « Bonjour ! »
- Merci d’étre avec nous ce matin
- Je vous en prie.
- Alors j’ai regardé l’étude réalisée par l’université de Zürich, vous même et d’autres, euh, vous avez travaillé sur les volumes enregistrés sur certaines options de vente juste avant le 11 Septembre 2001 ?
- Effectivement
- Vous avez cherché en fait des délits d’initiés autour du 11 Septembre, hein c’est cela ?
- Oui c’est cela.
- Alors vous vous êtes penché sur 20 grands groupes américains, expliquez nous Marc Chesney…
- Alors nous avons considéré 3 secteurs, le secteur aéronautique d’une part, le secteur bancaire d’autre part, et le secteur assurances, ainsi qu’un secteur de contrôle, composé de sociétés qui n’avaient rien à voir avec les attentats du 11 Septembre, par exemple avec Coca Cola, Hewlett Packard
- Oui
- Et nous observons des volumes très importants dans les jours qui ont précédés le 11 Septembre, des volumes très importants pour des sociétés comme AMERICAN AIRLINES, UNITED, et curieusement pas pour DELTA qui n’a pas été confrontée, qui n’a pas été directement concernée par les attentats. Certaines banques aussi sont concernées, certaines de celles qui étaient localisées dans les tours ou dans le quartier, dans les 2 tours ou dans le quartier. AXA a été aussi concernée, mais plus sur la place de Paris qu’aux Etats-Unis…
- Oui…
- Et si on compare ce qui s’est passé avec ces sociétés, avec le cas de Coca Cola et de Hewlett Packard, les volumes sont bien plus importants, enfin plus précisément il faut peut-être que j’explique ce dont il s’agit ?
- Voilà !
- Il s’agit d’options de vente.
- C’est à dire que des quantités d’action étaient prêtes à être vendue la veille et les 2, 3 jours précédant le 11 Septembre.
- je prends peut-être un exemple, c’est le plus simple
- Allez
- Le cas AMERICAN AIRLINES : le cours d’AMERICAN AIRLINES était de 29,7 dollars le 10 septembre donc la veille des attentats.
- Oui
- Et euh… le 17 Septembre, jour de réouverture des marchés, il était passé de 29,7 à 18 dollars
- A 18 dollars oui….
- Le 10 Septembre il y a eu un volume très important d’options de ventes achetées sur AMERICAN AIRLINES. Quand je dis très important c’est 60 fois plus que la moyenne des 3 semaines précédentes, hein ! C’est pas 60%, c’est 60 fois plus !
- 60 fois plus !
- La veille, hein…donc ces options donnaient le droit de vendre à 30 dollars l’action UNITED AIRLINES jusqu’à fin octobre, donc ceux qui ont acheté ces options effectivement avaient le droit de vendre pour 30 dollars, eh bien le 17 ils ont pu vendre 30 dollars ce qui valait 18. Ils ont pu acheter à 18 dollars donc et revendre à 30 donc cela a généré un profit de 12 dollars, la différence entre 30 et 18 par option…
- Par option…
- Voilà, et les volumes ont été très importants, comme je vous dis 60 fois plus…
- Oufff !…
- Donc cela donne un ordre d’idée. Alors, l’argument invoqué a été de dire que c’était normal, après tout les marchés étaient baissiers… Oui ils étaient baissiers mais encore une fois on n’observe pas de tels mouvements pour d’autres sociétés, on observe pas de tels mouvements, de tels volumes d’options de vente pour l’indice Standard and Poor 500.
- Mmmhhh, c’est troublant hein Marc Chesney.
- C’est troublant, c’est troublant.
- C’est vraiment troublant.
- Mais encore une fois il ne s’agit pas d’une preuve sous l’angle juridique du terme, hein, c’est un travail statistique et économétrique.
- Je comprend je comprend je rappelle Marc Chesney que vous avez été professeur à HEC,
- Effectivement
- Et que vous êtes maintenant professeur de finance à l’Université de Zürich.
- Oui
- Vous n’êtes pas un hurluberlu qui tout à coup heu… vous avez d’ailleurs travaillé à plusieurs sur ces questions…
- Exactement, j’ai commencé en 2001 et on a eu accès à une base de données publiques, alors bien sûr on a pas eu accès aux noms, aux identités,
- Bien sûr
- On a eu accès aux prix des options, et aux volumes.
- Il est impossible d’avoir accès aux noms et aux identités…
- Ah… enfin, pour moi en tout cas, il faut une volonté politique, policière, juridique on va dire.
- Il faut une volonté politique… Est-ce qu’un Etat, hein, est-ce qu’un Etat qui a eu l’un de ses ressortissants tué le 11 Septembre pourrait porter l’affaire sur le plan juridique ?
- Bien sûr bien sûr bien sûr, à partir du moment où un état le souhaite, on trouve les identités
- On trouve les identités…
- Mais il y a eu des enquêtes qui ont été menées, officiellement aux Etats-Unis, en Angleterre, en France, en Italie, mais plus simplement elles concluent le plus souvent à un non lieu… et c’est là où on peut se poser des questions. Bien sûr, les enquêteurs ont eu accès aux identités… s’ils le souhaitaient…, ce n’est pas notre cas, mais sur quelles bases ont-ils pu conclure à un non lieu alors que du point de vue des volumes, du point de vue financier, euh… c’est vraiment troublant ! Enfin, bon, je veux dire que le résultat est clair pour nous il y a une forte probabilité de délits d’initiés, on a utilisé des outils objectifs qu’on aurait pu utiliser pour d’autres suspicions et la conclusion c’est que de notre point de vue, du point de vue statistique c’est très clair, maintenant si juridiquement parlant on conclut de manière opposée encore faudrait-il expliquer pour quelles raisons, je crois que cela intéresse tout citoyen… Ca peut intéresser tout citoyen…
- Votre témoignage est très très intéressant Marc Chesney, hein, je vous remercie…
- Je vous en prie
- Et je vous remercie pour ce travail, vous allez le poursuivre ce travail ?
- Oui oui, certainement, j’y travaille depuis 2001, oui oui je vais continuer
- Eh bien continuez, nous vous appellerons, merci Marc Chesney
- Merci bonne journée au revoir

Source : ARTEFACTS 911, publié le 22 février 2008
 

Le Professeur  Chesney a identifié 20 grands groupes américains dont les options de ventes ont servi à spéculer à la baisse, parmi lesquels  American Airlines, United Airlines, Merrill Lynch, Bank of America, Citigroup, Marsh & McLehnan, Morgan Stanley (qui occupait 22 étages du WTC), Carlyle group (en lien avec des intérêts financiers des familles Bush et Ben Laden), Axa Re et Munich Re (les assureurs du WTC). Pour l’essentiel, il s’agit de compagnies aériennes, de sociétés d’assurances et de réassurance ainsi que de banques d’affaires.

La plupart des transactions aurait été réalisée par la Deusche Bank et sa filiale d’investissements américaine Alex Brown.

Les ordinateurs utilisés pour les transactions se trouvaient dans les tours du WTC.

Les actions de Citigroup auraient rapporté plus de 15 milliards de dollars à leurs détenteurs. Jérôme Kerviel quant à lui se souvient  : « Les meilleures affaires de l’histoire de la Société Générale ont été réalisées le 11 septembre 2001 » dit-il. C’est ce que m’a dit l’un de mes managers. Il semble que ce jour-là les profits réalisés aient été colossaux.

La Security Exchange Commission, le régulateur américain et ses équivalants britannique, allemand , français, néerlandais mettent fin à leur enquête car rien ne peut prouver qu’il y a délits d’initiés. Pourtant la SEC a examiné plus de 9,5 millions de transactions  effectuées peu avant l’événement du 11/9. Mais aucun état ne souhaite ouvrir une enquête. Pourquoi ? La réponse serait- elle stupéfiante ?

Juste après les attentats, ces montages financiers ont été attribués aux terroristes. Mais, ne pouvant mettre la main sur ceux ci, aucune preuve ne peut être donnée, sans doute au grand soulagement des réels opérateurs professionnels. La Commission d’enquête quant à elle parle d’investisseurs institutionnels aux USA, sans lien avec al-Qaida (et donc au delà de tout soupçon!), c’est pourquoi aucune enquête judiciaire n’a eu lieu.
 


Notes :

(1) L’article de LesEchos.fr  en fichier PDF : 4620847 – 11 septembre 2001 : des volumes inhabituels sur les

(2) Le délit d’initié est un délit boursier que commet une personne qui vend ou achète des valeurs mobilières en se basant sur des informations dont ne disposent pas les autres; l’utilisation ou la communication d’éléments privilégiés peuvent permettre des gains illicites lors de transactions boursières, qui sont interdits par la règlementation de contrôle des marchés financiers. Dans le délit d’initié nous avons affaire à deux types d’investisseurs dits initiés :

  • ceux qui ont les informations de la presse boursière
  • les personnes qui vivent dans la société émettrice de titre et qui disposent d’informations privilégiées sur cette société

Le code des marchés financiers1 réglemente le délit d’initié en disposant que l’initié qui aura réalisé ou permis de réaliser sur le marché boursier, directement ou par personne interposée, une opération avant que le public ait connaissance des informations privilégiées, commet un délit.


A lire :

  • Eric Laurent : La face cachée du 11 septembre.  L’auteur s’intéresse aux mouvements financiers en septembre 2001. Il se pourrait que quelques initiés – des banques islamistes proche d’al Qaida – aient provoqué un mouvement financier en lançant une rumeur qui aurait provoqué la baisse des cours.
  • Crésus : Confession d’un banquier pourri / ed. fayard : récit sur le milieu de la haute finance et les rouages des transactions à l’international

A voir :

  • L’interview de RMC avec Marc Chesney / Dailymotion
  • Lors d’une Conférence au Forum Meyrin de Genève le 28 février 2008 avec le Professeur Daniele Ganser, le Professeur Marc Chesney  fait l’analyse des mouvements boursiers les jours précédents les attentats où des profits incroyables ont réalisés en un temps record, entre le 6 et le 10 septembre : Délits d’initiés 11 septembre  : Pic pétrolier – 11 septembre 2001 – guerre contre le terrorisme : quels sont les liens / Dailymotion

Les experts russes soutiennent la thèse de Richard Gage

Est-ce un hasard si les officiels russes soutiennent la thèse de l’architecte Richad Gage comme nous le verrons dans cet article ?

La récente diffusion par la 1ère chaine de télévision russe ORT du film "Zéro enquête sur le 11 Septembre " est une première à plusieurs titres : d’abord parce que ce film a été diffusé sur une chaîne publique pour la première fois,  ensuite parce qu’il a fait un l’objet d’un débat contradictoire entre experts et intervenants de diverses nationalités, enfin parce que cette diffusion a eu lieu là où on s’y attendait le moins : en Russie. Tout ceci aurait du se produire bien avant, dans l’un de nos pays dit "démocratiques" où l’on vante la liberté d’expression. Mais la majorité de ces pays étant liée à l’OTAN, l’omerta y ferait désormais loi tant la presse mainstream répugne à parler du sujet… En fin de débat, les participants Thierry Meyssan et Giulietto Chiesa (euro-député), s’en remettent aux russes, affirmant qu’ils sont les seuls à pouvoir tirer l’Europe des griffes du prédateur américain : "Alors, nous attendons quelque chose de vous, de la Russie. Il n’y a que vous qui puissiez arrêter ça." dit Thierry Meyssan. Giulietto Chiesa approuve.

La Russie, vieille ennemie des Etats-Unis, sentant sa position menacée par les actuels enjeux géostratégiques, tire certainement partie de la situation. Elle  tente de rallier les floués de l’après 11 Septembre.  Pourtant, bien avant la diffusion de cette émission, des officiels russes, en 2007, corroboraient la thèse de Richard Gage sur la façon dont les tours du World Trade Center auraient été démolies mais aussi sur l’orchestration présumée des événéments du 11 Septembre.
 


Extrait de la revue de la presse russe du 11 septembre 2007 / Source : RIA Novosti

MOSCOU, RIA Novosti, le 11/09/2007

11 Septembre : l’Amérique sur le banc des accusés

Publié dans Komsomolskaïa Pravda

Mardi, 130 ingénieurs et architectes d’Auckland (1) (Californie) présenteront au Congrès américain (2) une version des événements tragiques du 11 septembre 2001 qui risque de faire sensation. Selon eux, les tours jumelles du World Trade Center, cibles de l’attaque de deux avions pilotés par des terroristes kamikazes, se sont effondrées à la suite d’une "démolition contrôlée" au moyen d’explosifs.

"Nous arrivons à une conclusion terrifiante: l’attentat aurait pu être organisé et orchestré par quelqu’un au sein du gouvernement américain", a déclaré Richard Gage, membre de l’Institut américain des architectes et principal auteur d’un appel à lancer une nouvelle enquête qui sera adressé au Congrès.

Les experts russes considèrent qu’il s’agit d’une version tout à fait vraisemblable.

Il ne faut pas exclure la version selon laquelle la tragédie du 11 Septembre aurait été orchestrée par les services secrets américains, estime Victor Baranets, ancien conseiller du chef d’État-major général des Forces armées russes. On peut supposer que les dirigeants américains en auraient eu besoin pour justifier leur nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme. Ils auraient pu également atteindre ainsi d’autres objectifs stratégiques: pénétrer en Afghanistan et en Irak et promouvoir les idées patriotiques aux États-Unis.

L’opération aurait pu se dérouler selon un scénario mixte: des avions pilotés par des kamikazes devaient attaquer les tours déjà minées. On essaie de nous persuader que les pilotes musulmans se sont préparés à l’attaque en six mois. N’importe quel pilote vous dira qu’il est impossible de former un équipage capable d’effectuer des manoeuvres aussi complexes sur une période aussi courte. Pour cela, la formation devait durer au moins un an et demi.

Deuxièmement, il est impossible de croire que les services secrets américains n’aient pas remarqué la concentration inquiétante de pilotes musulmans au sein des équipages de Boeing, d’autant plus que les autorités parlaient constamment de la menace islamiste. Certaines personnes ont sans doute fermé les yeux sur les faits ou ont dirigé ce processus.

Mais même un scénario parfaitement bien rodé ne pouvait pas garantir le succès à 100%. L’avion qui devait attaquer le Pentagone a effectivement raté sa cible. Qui plus est, il était impossible d’apporter des explosifs au Pentagone alors qu’il était très facile de le faire dans les tours jumelles du WTC où des travaux de réparation se déroulaient en permanence (3). Il suffisait d’apporter quelque 400 kg de TNT ou de plastic en les faisant passer pour des matériaux de construction et de les activer au moyen d’un portable. Les tours se sont effondrées verticalement. Or elles étaient si solides que les Boeing ne pouvaient qu’en couper une partie. Cela a attiré l’attention des architectes.

On a aidé les gratte-ciels à tomber, affirme Vladimir Boulatov, ancien officier du contre-espionnage russe.
 


(1) Association des Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11/9 – AE911Truth.org

(2) Lettre de Richard Gage à M. Wexler, membre du Congrès, 2008

(3) Rappel:

2001 : la sécurité des tours est assurée par la société Securicom-Stratesec gérée par Marvin Bush, le frère de l’ancien Président.

Janvier 2001 : des travaux sont effectués dans les cages d’ascenseurs : Richard Gage, membre de l’Institut des Architectes, et fondateur de l’association Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11/9, parle "d’un prétexte aux travaux comme la modernisation des ascenseurs. Il y en avait d’ailleurs eu une 9 mois avant le 11/9. Des ouvriers étaient donc présents dans tous le WTC. Ils avaient accès aux cages d’ascenseur contigues aux colonnes centrales et aux poutres du bâtiment."

Avril 2001 : le groupe immobilier Sylverstein achète les Tours pourtant déficitaires (elles nécessitent d’importants travaux de desamiantage) et les fait assurer contre des attaques terroristes.

Aout 2001 : des travaux sont effectués, nécessitant le déménagement de certains bureaux à d’autres étages. Des employés de bureau entendent des bruits étranges, forts et inhabituels provenant de locaux vides. De retour dans leurs bureaux, ils constatent qu’une couche de poussière recouvre les lieux après les travaux.

6 septembre : Securicom fait retirer les chiens renifleurs de bombe du service de sécurité des tours.

8 et 9 septembre : Scott Forbes, employé de Fiduciary Trust aux 90e, 91e et 94e étages de la Tour sud  rapporte qu’en fin de semaine, dans la nuit du 8 au 9 septembre, le courant a été coupé 30 heures durant dans la moitié supérieure de la Tour sud. Des travaux  pour le remaniement du  câblage réseau étaient invoqués. De nombreux techniciens circulaient dans l’édifice alors que tout le système de sécurité et les caméras de surveillance étaient débranchés.  S. Forbes est revenu le 9 septembre pour remettre en service le réseau informatique de sa société. Il a pu constater ce jour là une intense activité dans le bâtiment, le va et vient continuel de nombreux techniciens sans qu’ils ne fassent l’objet d’aucun contrôle de sécurité.

11 septembre : des explosions sont entendues par différents témoins. Du métal en fusion s’écoule des tours avant leur effondrement, des flashes lumineux sont aperçus  à divers étages juste avant les effondrements, une fumée gris-noir évoque une explosion pyroplsatique, les tours s’effondrent sur le modèle d’une démolition contrôlée. Tout comme la tour 7 (où se trouvaient les archives du FBI, et de la SEC enquêtant sur des fraudes à Wallstreet )  qui pourtant n’a été frappée par aucun avion.

Ce même jour,  les commentateurs de la BBC, rapportant l’événement, annoncent que la tour 7, (la troisième tour) s’est également effondrée.  La journaliste, face caméra, commente en direct. En arrière plan, on voit  la ville de New York, de la fumée et  sur la droite… la tour 7 toujours debout !  Elle s’effondrera, mais 20 mn plus tard.

Post 11 septembre : les fondations sont encore brûlantes plusieurs jours après les effondrements. R. Gage revient sur la poussière produite lors de l’effondrement des tours : " des traces chimiques, de la thermite, un produit incendiaire particulier, dans la poussière qui recouvrait le lower Manhattan, comporte des milliards de micro-sphères de fer fondu, plusieurs tonnes, répandus avec la poussière, des fragments de nanothermite qui ne peut être fabriquée que par des labos de pointe sous contrat avec la Défense. Il ya plusieurs tonnes de thermite, nano et ordinaire. Impossible à passer à l’insu de la sécurité. Il faudrait enquêter sérieusement sur la compagnie de sécurité de WTC, en l’occurence Securicom-Stratesec. Il faudrait vérifier qui siégeait au conseil d’administration. On y découvrirait des noms très intéressants."

Face à de telles affirmations (non exhaustives dans ce petit rappel), il est difficile de ne pas faire le lien : une déduction s’impose d’elle même.  Des explosifs, de la nanothermite, auraient été placés sous couvert de travaux avec l’aval de la société de sécurité, en vue de préparer l’effondrement des Tours en ce fatidique 11 septembre. Mais, sans preuves tangibles, légales, cette déduction ne vaut rien.

C’est comme si la vérité criait mais que les premiers concernés, les juristes, ne voulaient surtout pas l’entendre. C’est pourquoi, face à l’importance des éléments qui s’accumulent, face au nombre de témoignages  convergents, aux coïncidences  multiples, avec l’avis d’experts censés qui en arrivent à remettre en cause la version officielle parce qu’elle ne tient pas, l’ouverture d’une enquête impartiale est indispensable.

Par apetimedia pour ReOpenNews
 


A lire :

  •  Le point de vue de la Russie sur les événements du 11 septembre :  "Le 11 septembre 2001, une provocation mondiale" / ReOpenNews
  • Remarquable débat télévisé russe sur le 11 septembre / futurquantique

A voir :

  • Débat en Russie autour du film "ZERO – enquête sur le 11 Septembre " – 1ère  chaine TV russe – 12/09/2008 / ReOpen 911.info

11 septembre 2001 : Le vent serait-il en train de tourner ?

Nous pouvons constater un certain frémissement médiatique depuis quelques mois sur cette question du 11 septembre 2001 … et ce même en France !

Chronologie des évènements médiatiques qui ont jalonné ces derniers mois :

Le 25 mars dernier, l’euro député et journaliste Giulietto Chiesa fut invité sur le plateau de la chaîne de télévision bordelaise TV7 pour présenter son film documentaire Zéro, Enquête sur le 11 Septembre. Plébiscité par les médias italiens et sélectionné pour le festival du cinéma de Rome en 2007, Zéro, Enquête sur le 11 Septembre est une rigoureuse enquête journalistique qui met en exergue les innombrables incohérences et inexactitudes de la version officielle des attentats du 11-Septembre.

Chiesa
Giuletto Chiesa invité sur la télévision bordelaise TV7

Deux semaines plus tard, le 6 avril 2009, le scientifique Niels Harrit fut l’invité du JT de TV2, l’une des deux chaînes danoises les plus respectées, suite à la récente publication dans la revue scientifique Open Chemical Physics Journal d’une étude internationale démontrant la présence d’explosifs de type nano-thermite dans les décombres du WTC. Ne passez pas à côté de cette interview édifiante sous-titrée par l’association Reopen911 ! La Télé Libre de John Paul Lepers relaya cette information explosive dans un article au sous-titre évocateur : “9/11: SUJET TABOU EN FRANCE!”. Une nouvelle brèche s’ouvrait alors dans le mur de l’omerta française sur la question du 11-Septembre.

Harrit
Niels Harrit, à gauche, au JT de TV2 (Danemark)

Ce fut ensuite France Inter qui courant mai consacra une série de 3 émissions sur les zones d’ombre des attentats du 11/9 (émission de Patrick Pesnot "les Rendez-vous avec X" des 9, 16 et 23 mai 2009). Pour un résumé de cette série d’émissions, lisez le très bon article de Taïké Eilée « France Inter égratigne la version officielle du 11-Septembre » publié sur Agoravox.

Le 28 mai outre-atlantique, alors que France Inter venait de clore sa série spéciale sur le 11-Septembre, l’architecte et spécialiste des structures en acier Richard Gage était l’invité de la chaîne de télé américaine KMPH, filiale du groupe … FOX TV ! Regardez cette interview saisissante durant laquelle Richard Gage expose les preuves de démolition contrôlée des tours du World Trade Center : 

Dans la foulée, le 3 juin 2009, la chaîne publique américaine KBDI diffusa à 5 reprises le film documentaire 9/11 Press for Truth, une première nationale ! Aucun média de masse aux Etats-Unis n’avait jusqu’alors osé diffuser cette minutieuse enquête journalistique de 2006 qui révèle les mensonges de la thèse officielle des attentats du 11/9.

Le vent serait-il en train de tourner ? Toujours est-il que les langues commencent à se délier aux Etats-Unis … et ce même parmi les membres de la commission d’enquête qui tour à tour prennent leurs distances avec le rapport officiel qu’ils ont pourtant co-produit. Effet Obama ?

Le dernier exemple en date est celui de John Farmer, l’avocat de la Commission sur le 9/11. Il a affirmé en avril dernier, en prélude à la sortie de son livre, qu’« à un certain niveau du gouvernement, (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé » (voir à ce sujet l’article de la Télélibre susmentionné).

Farmer
John Farmer

Un mois plus tôt, en mars 2009, ce fut le sénateur et membre de la commission d’enquête Bob Kerrey qui, dans un article paru dans le très respectable Newsweek, affirma qu’il y a désormais de « bonnes raisons de suspecter que nous nous sommes trompés sur certains aspects du complot du 11/9 et sur al Qaida ». Kerrey ajouta qu’il faudrait une « Commission permanente pour résoudre tous les mystères du 11/9 ». 

Déjà à l’époque de l’enquête en 2003, un autre membre de la commission, le sénateur Max Cleland, avait démissionné qualifiant l’enquête de « scandale national » et accusant Bush de vouloir masquer les faits.

Cleveland
Max Cleland

Même Thomas Keane et Lee Hamilton, respectivement président et vice-président de la Commission d’enquête du 11/9, ont pris leurs distances par rapport au rapport officiel en révélant dans leur livre Without Precedent: The Inside Story of the 9/11 Commission paru en 2006 que l’enquête « était vouée à l’échec » et qu’on leur avait menti (voir l’interview de Lee Hamilton par CBC News).

Y a-t-il encore des membres de la Commission d’enquête du 11-Septembre pour défendre la thèse officielle qui prend l’eau de toute part ? N’est-il pas grand temps de lancer le débat public en France ? Tôt ou tard, il devra avoir lieu comme il a déjà eu lieu dans plusieurs autres pays (1) .

Par Christo pour ReOpenNews
Publié sur Agoravox le 16 juin 2009
 


(1) Voir notamment le débat contradictoire diffusé par la 1ère chaîne de télé russe ORT le 12 septembre 2008 devant 32 millions de téléspectateurs et récemment sous-titré et mise en ligne sur l’Internet par l’association Reopen911.

Marchands d’Anthrax

Les attaques à l’anthrax dans les semaines qui suivirent le 11-Septembre avaient suscité une psychose à l’échelle mondiale. Près de huit ans plus tard, alors qu’elles tendent à disparaitre de la mémoire collective , la chaine de télévision canadienne CBC a diffusé en anglais, le 29 mars, l’excellent reportage de Bob Coen et Eric Nadler intitulé Anthrax War. Le 31 mai, la télé suisse TSR2 l’a diffusé à son tour sous le titre Marchands d’anthrax.

Ce documentaire est également coproduit par Arte : nous attendons donc sa diffusion en France avec impatience, car il est absolument explosif. Outre qu’il fait voler en éclats la thèse présentée par le FBI de Bruce Ivins « assassin solitaire », ou celle du suicide du docteur Kelly, il débute et se termine par un message d’alerte du professeur Francis Boyle, auteur du livre Guerre biologique et terrorisme, sur l’extrême dangerosité que représente la course aux armements dans laquelle s’est lancée l’administration Bush après le 11-Septembre… et qui continue aujourd’hui encore.

Un danger à méditer lorsque l’on pense aux risques sanitaires que fait peser la pandémie annoncée de grippe porcine…

Nous vous invitons à lire la note d’intention des réalisateurs de Marchands d’Anthrax:

Quand les attaques à l’Anthrax ont frappé les Etats-Unis dans les jours qui ont suivi le 11/9, c’était comme un gauche-droite asséné à la République. Les employés du Media Center de New York qui avaient vu les avions volé en piqué au-dessus de leur tête en direction des Tours Jumelles étaient maintenant terrifiés en ouvrant leur courrier. A Washington, le Congrès avait été évacué et les employés de la Maison Blanche suçaient des pastilles de CIPRO.

C’était notre plus grand cauchemar collectif devenu réalité – l’attaque de germes mortels invisibles. Cela ressemblait à la réalisation d’une auto-prophétie, tant les années qui ont précédé étaient remplies de films, de best-sellers, d’émissions télévisées et d’articles de journaux annonçant l’avènement du terrorisme biologique. C’est en effet la première fois dans l’Histoire que les dirigeants et les militaires ont réellement mise en pratique des simulations de guerre bactériologique « high-tech », dont l’un d’eux présentait un scénario terriblement proche des évènements réels.

Ainsi, après que le gouvernement eut promis de mener l’enquête de la manière la plus approfondie qui soit, nous espérions que les agents fédéraux (du FBI) iraient au fond des choses. Par conséquent, nous fûmes attristés mais pas vraiment surpris quand les attaques à l’Anthrax disparurent du discours public – elles n’ont même pas été mentionnées par un seul candidat à l’élection présidentielle de 2008. Et quand le FBI a soudainement annoncé l’été dernier que l’affaire rebondissait, qu’il avait identifié un coupable solitaire (le scientifique de l’armée Bruce Ivins, mort par suicide) et qu’il clôturait rapidement son enquête de 7 ans, il nous a semblé –de même qu’à la plupart des citoyens interrogés- que quelque-chose clochait.

Depuis 30 ans que nous couvrons la politique internationale pour les journaux, les magazines et la télévision, nous avons rarement -sinon jamais- vu une si grosse affaire être enterrée aussi profondément. Nous appuyant sur notre réseau de contacts au gouvernement, parmi les journalistes et dans les milieux des renseignements, il est très vite devenu clair que les pouvoirs pour n’étaient pas prêts, pour diverses raisons, à ouvrir la boite de Pandore dans laquelle se trouvent probablement les véritables réponses au mystère de l’Anthrax.

Sur les attaques bactériologiques de 2001 nous avons réalisé un film et nous avons écrit un livre pour étoffer une histoire que notre documentaire de 90 minutes ne pouvait exposer que dans les grandes lignes. Nous vous invitons à vous joindre à nous dans ce voyage et espérons que les esprits ouverts qui ont élu le nouveau président sont tout aussi ouverts à ce que nous avons appris concernant le tout nouveau « complexe industriel du terrorisme biologique ».

Bob Coen, Eric Nadler
http://www.anthraxwar.com/

Traduction Spotless Mind pour ReOpenNews

et le synopsis du film :

Marchands d’Anthrax est un nouveau film d’investigation explosif réalisé par Bob Coen and Eric Nadler. Il examine les attaques à l’Anthrax de 2001 et offre un aperçu terrifiant du monde secret et dangereux des armes bactériologiques aujourd’hui. Dead Silence (Silence de mort) est le livre qui étoffe l’histoire de cette enquête à l’échelle mondiale qu’un documentaire ne pouvait exposer que dans les grandes lignes.

L’histoire commence dans les jours qui ont suivi les attentats terroristes du 11/9 quand des lettres remplies de spores d’Anthrax et postées à des organes de presse new-yorkais et à des sénateurs à Washington, ont provoqué une peur panique aux Etats-Unis et dans le monde. Les réalisateurs ont cherché à éclaircir des troublantes zones d’ombre entourant l’enquête du FBI sur le premier acte de terrorisme biologique du XXIème siècle.

Leur quête de réponses les emmène des Etats-Unis au Royaume-Uni, de la Russie et en Afrique du Sud, et les conduit dans un monde souterrain dans lequel des scientifiques importants travaillant sur des germes meurent dans d’étranges circonstances. La liste grandissante inclut Bruce Ivins, que le FBI accuse d’être la seule personne derrière les meurtres à l’Anthrax aux Etats-Unis ; David Kelly, l’ancien chef de la « Défense Biologique » au Royaume-Uni ; et le docteur Vladimir Pasechnik, développeur du vaste et illégal complexe d’armes biologiques en Union Soviétique, et passé à l’Ouest.

Les réalisateurs pénètrent dans ce qu’ils en sont venus à appeler la « mafia internationale de la guerre biologique » et mettent au grand jour la mise au point de nouvelles armes terrifiantes – germes modifiés génétiquement, certains avec la capacité de cibler des groupes ethniques spécifiques. Dans une interview exclusive, l’homme connu sous le nom de « Docteur Lamort », qui a dirigé pendant l’Apartheid en Afrique du Sud un programme de guerre biologique sur le développement de germes destinés à la seule population noire, révèle qu’il a reçu l’aide des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Les réalisateurs apprennent également qu’il y des risques que ces germes soient en vente sur le marché noir aujourd’hui.

Marchands d’Anthrax révèle ensuite comment les attaques à l’Anthrax de 2001 ont engendré un boom de 57 milliards de dollars dans la « Défense Biologique », secteur dans lequel les recherches sur les armes bactériologiques sont aujourd’hui menées, avec peu de surveillance, par des laboratoires et sociétés privés – le nouveau « complexe Industriel du terrorisme biologique ». L’enquête souligne combien la peur du terrorisme, combinée avec l’attrait de profits faramineux, risque d’engendrer une course mondiale aux armes bactériologiques qui pourrait mener la planète à la catastrophe.

Traduction Spotless Mind pour ReOpenNews

Voici enfin le trailer du film :

 


Note de ReOpen911 :

Le sujet de ce documentaire est le même que celui du livre Guerre biologique et terrorisme du professeur de droit international Francis A. Boyle (qui témoigne dans le film, aux côtés de Jonathan King, professeur de biologie moléculaire au MIT), paru aux éditions Demi-Lune, que nous vous incitons vivement à lire… Il est également disponible en version PDF au prix de 5 euros !

La « pandémie désinformative »

La manipulation médiatique à propos de la psychose de la « grippe porcine ».

La psychose mondiale propagée par les médias à propos de la pandémie de « grippe porcine » révèle, une fois encore, le pouvoir et l’importance des grands groupes de presse en tant que manipulateurs et créateurs de comportements de masse à l’échelle mondiale.

L’information scientifique qui relativise et minimise le caractère « pandémique » de l’épidémie perd de son importance et se voit reléguée au second rang en face de bulletins superficiels et « catastrophiques » diffusés par la corporation médiatique dans sa soif de profits et de performances d’audience.

Les grandes chaînes médiatiques internationales, de même que les monopoles locaux de l’information, (au niveau national), bien qu’entreprises commerciales dont la règle de fonctionnement est la soumission à la loi de la rentabilité capitaliste, ne sont pas tenues de respecter une réglementation normative régulatrice de leurs activités comme celle qui régit toute entreprise commerciale.

Partout dans le monde, (tant dans les pays du centre comme dans ceux de la périphérie), le processus de fabrication et de distribution de l’information n’est pas guidé par le besoin « d’informer », mais par le besoin capitaliste de vendre des nouvelles (le produit).

Pour y parvenir, les médias de la communication (sur le modèle de n’importe quelle autre entreprise capitaliste) alimentent des besoins massifs de consommation dans la société (le marché) et dessinent des stratégies informatives destinées à faire que leur entreprise se développe et qu’elle se positionne avantageusement pour marquer des points sur le marché (recherche du profit maximum).

En dépit de cette réalité, l’activité des médias de la communication (un des secteurs les plus rentables de l’économie capitaliste), membres privilégiés de l’establishment économique, est dotée d’une auréole de « mission sociale » qui exempte ces groupes de toute critique ou investigation sur les méthodes qu’ils utilisent pour obtenir (la source), analyser (le traitement) et diffuser l’information (la communication publique).

Aucun gouvernement, aucun parti politique ou organisation sociale du système (qui tous ont recours aux médias pour gagner une légitimité sociale) n’ose affronter le pouvoir universel de la corporation journalistique de peur d’être lapidé ou transformé en « lépreux social » au moyen de la manipulation de l’information.

Et il y existe encore un autre élément qui fait des médias de la communication des « intouchables » : leur très haut potentiel de formation et d’orientation de la conduite sociale de masse (ce qui est atteint au moyen de la manipulation de l’information) fait de ces médias la colonne vertébrale des stratégies de domination du système capitaliste au niveau mondial.

C’est la raison principale qui explique pourquoi, dans aucun pays au monde, (et par conséquent au niveau international), il n’existe de réglementation régulatrice ni des tribunaux habilités à juger le fonctionnement des entreprises journalistiques mythifiées en tant qu’« entreprises au service du bien social ».

De sorte que les grandes entreprises journalistiques qui accaparent le rôle de « faiseuses d’opinion publique » sont les seules qui jouissent d’un « libre marché illimité » et leurs informations et leurs façons « d’informer » jouissent également d’une impunité sans limites.

Cela explique pourquoi les grandes chaînes « informatives » internationales (et les médias locaux) ont créé, avec une totale impunité, une psychose mondiale à l’occasion de la contagion du virus de la « grippe porcine » alors que – jusqu’à ce jour – aucune autorité ni organisation internationale n’a clairement défini la nature des faits.

A ce jour, ni les gouvernements ni les organismes internationaux de santé ne sont parvenus à décrire et à cerner avec précision l’origine du virus, ni à déterminer si tous les cas enregistrés relèvent réellement de la « grippe porcine », ni à apprécier le degré de gravité et la portée internationale que peut prendre l’épidémie.

Et pourtant la machine médiatique internationale a déjà créé une psychose mondiale et l’isolement de pays et de sociétés tout entiers (par exemple le Mexique) en semant la terreur au moyen de titres énormes et d’images sur « l’avancée irrésistible » du virus au niveau mondial.

Manipulation et réalité

Venant contredire plus d’une semaine de bombardement médiatique sur la « pandémie porcine », jeudi, l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture », (FAO), a révélé qu’il n’existe, à ce jour, aucune preuve démontrant que le porc est l’agent responsable de la poussée de « grippe porcine » qui a causé la mort de dizaines de personnes au Mexique et des centaines d’hospitalisations aux Etats-Unis et ailleurs.

« Actuellement, il n’existe aucune preuve qui démontre que le virus de la grippe AH1N1, qui se transmet de personne à personne, ait un lien avec la contamination de porcs au Mexique ou dans d’autres pays », souligne un communiqué de la FAO.

Selon ce rapport et à partir des recherches et des conclusions formulées par des scientifiques, la consommation de viande de porc ou de ses dérivés n’est nullement un facteur de risque pour contracter le virus.

Cette information de la FAO s’ajoute au fait qu’en Amérique Latine aucun cas de la maladie n’a été confirmé en dehors du Mexique où, des 176 décès survenus suite à cette épidémie, seuls 9 cas – selon les autorités sanitaires – sont dus à la dénommée « fièvre porcine ».

Par ailleurs, l’OMS a informé, jeudi, qu’elle a cessé d’employer les termes « grippe porcine » pour éviter toute  confusion autour du danger de contamination que pourraient avoir les porcs. Elle suggère que l’on se réfère au virus en le désignant par son nom scientifique : « grippe AH1N1 ».

De plus, le porte-parole de l’OMS, Gregory Hartl, a reconnu, mardi, que cet organisme ne sait pas encore pourquoi la « grippe porcine » est plus grave au Mexique que dans d’autres pays où elle a été détectée et il a également précisé que l’OMS n’est pas favorable à des restrictions en ce qui concerne les voyages internationaux ni à la fermeture des frontières.

Un scientifique argentin de grande renommée, le docteur Daniel Stamboulian, fondateur et président de la Fondation du Centre d’Etudes Infectiologiques (FUNCEI), a déclaré à l’agence Reuters que « l’apparition de cas d’un nouveau type de grippe peut perdurer dans le monde entier, mais que cela ne devrait pas provoquer de panique car, en dehors du Mexique, le virus est en train d’évoluer comme une grippe classique »

« Ce que nous devons avoir à l’esprit c’est que cette grippe porcine, sauf au Mexique, se comporte comme une grippe saisonnière et non comme une grippe virulente telle que la grippe aviaire » a souligné l’expert en épidémiologie.

En dépit du nombre impressionnant de spécialistes qui (au niveau local et international) expriment des doutes sur l’origine et sur la portée véritable de l’épidémie et sur le nombre officiel de personnes contaminées (la majorité des personnes en question sont « suspectes » de porter le virus) ce qui contredit la qualification de « pandémie », les grands groupes médiatiques continuent de semer la panique au niveau mondial avec leurs titres à la Une et leurs écrans.

En outre, l’information scientifique perd de l’importance et se voit reléguée comme un élément de second rang face à la recherche de la performance dans la course à l’audimat menée avec des informations superficielles et « catastrophiques » avalisées par la complicité de bon nombre de gouvernements  qui se rangent au côté du « consensus  social » et veulent éviter de voir leur légitimité mise en doute par la corporation médiatique.

Et c’est ainsi que, sans détenir des données scientifiques objectives qui le justifient, les grandes chaînes  internationales  et les médias locaux créent, paradoxalement, un climat de « catastrophe sanitaire » et déchaînent un risque « d’ingouvernabilité mondiale » du système suite à la fermeture des frontières et des aéroports qui « isole » et paralyse économiquement des pays, comme c’est le cas du Mexique.

Le paradoxe « déstabilisateur »

Au delà de ses origines et des possibles stratégies d’exploitation (commerciale ou militaire), le choc provoqué par une possible contamination mondiale par le virus représente une menace qui peut être mortelle pour les économies en crise du système capitaliste.

Dans le milieu des macro-économistes du système, les théories sur l’origine de la pandémie n’ont plus guère d’importance : la préoccupation principale, aujourd’hui, concerne sa durée, le nombre de pays et de continents qui seront touchés et l’impact qu’elle aura, au final, sur une économie mondiale en récession, principalement aux Etats-Unis qui sont étroitement liés à l’économie mexicaine laquelle fait face au risque majeur de ralentissement que lui font subir les mesures d’urgence et d’isolement du reste du monde.

A son tour, la psychose mondiale, mise en place par les médias autour de la pandémie de « grippe porcine », révèle, une fois encore, le pouvoir  et la portée des grands groupes de la communication en tant que manipulateurs et créateurs de comportement collectif à l’échelle mondiale.

Curieusement, cette fois-ci, les monopoles médiatiques, par soif de lucre et de performances, n’ont pas respecté la logique voulue par la préservation de la « gouvernabilité du système » (dont ils font partie en tant que groupes économiques) et ils sont en train de mettre en danger les piliers de « l’ordre » et de la « stabilité » économique du capitalisme, avec leur manipulation démesurée de « terrorisme bactériologique » pour battre des records d’audience.

C’est néanmoins une tendance suicidaire : la rentabilité des grands monopoles médiatiques provient, pour l’essentiel, des grands groupes bancaires, industriels ou de services (en crise) qui constituent la part majoritaire du « gâteau » publicitaire et dictent leur loi, commercialement, aux monopoles de l’information.

Une épidémie étendue et généralisé de grippe porcine pourrait affecter le rétablissement de l’économie mondiale et, même, prolonger et accroître la récession mondiale, tel est l’avis qui prévaut chez les principaux analystes économiques.

De sorte que, cette fois-ci, le choc psychotique mondial provoqué et manipulé à l’occasion de la contagion de la grippe porcine conspire contre la survie économique elle-même de ces grands groupes de presse qui tirent leur rentabilité capitaliste des grandes entreprises et des banques elles-mêmes en crise.

Les gendarmes du contrôle social à l’échelle mondiale courent-ils au suicide par soif de lucre et de performances d’audience ?Qui contrôle ces grands contrôleurs – jamais sanctionnés – du comportement de masse ? Telle est la question que se posent  ceux qui conservent encore un reste de raison et de réflexion en face de l’aliénation médiatique.

Pour le moment, nous disposons d’une donnée : comme conséquence de la psychose due à la grippe porcine, bon nombre de législateurs, aux USA, tant républicains que démocrates, réclament une plus grande régulation et un contrôle accru de l’information journalistique sur les points qui touchent des domaines spécifiques de la « sécurité nationale »

Selon The Washington Post, il existe déjà des brouillons de projets de lois, surtout dans les domaines des pandémies et des catastrophes naturelles.

 

Par Manuel Freytas par IAR Noticias
Traduit par Manuel Colinas pour Investig’Action. Publié sur le site de Michel Collon, le 6 mai 2009.

Manuel Freytas est jounaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique.


Quand le nouvel ordre mondial se mêle de la toile, c’est grave.

 

Prise de tête. Les répercussions du 11 septembre 2001 n’en finissent pas. En cette époque de peur du terrorisme, après RFID, EDVIGE, les passeports biométriques, voici DADVSI, HADOPI ainsi que  le dernier né LOPPSI, et sous peu, PERICLES … De grands penseurs ne savent plus où donner de la tête pour assurer notre sécurité. Contrôles démultipliés dans toutes les strates de la société, sauf là où ils seraient réellement indispensables, caméras de surveillance à foison, radars à chaque coin de rue … mais pour notre plus grand bien, précise t-on toujours. Dans l’élan de ces bonnes intentions, on s’en prend désormais à un nouveau repère de pirates : les cybernautes. Noble cause avancée : lutte contre la pédophilie, rapts de droits d’auteurs… mais risques certains aussi, et à plus ou moins brève échéance : un glissement vers la privation du droit à la libre expression, censures, filtrages, espionnage : le droit à la vie privée risque de subir une sévère entorse. Nous offrirait – on une démo kratos   (kratos : du grec, " force", "pouvoir") par crainte de cyberattaques ? (lire à ce propos cet article ReOpenNews)

Internet véhicule sans doute le pire, mais le meilleur aussi :  véritable forum, soupape du libre échange des informations, du partage des réflexions sensibles et humaines, Internet donc, est lentement mais sûrement happé dans la ligne de mire d’un système sécuritaire jugé le plus approprié pour tous. Léger bémol. Ce système omet tout simplement de vous demander ce que vous en pensez. Circulez, on décide pour vous. A se demander si la toile ne serait pas devenue une sorte de dazi bao mondial, disant tout haut ce que le pouvoir voulait justement taire dans une certaine Chine, il n’y a pas si longtemps.

Au sein d’un nouvel ordre mondial en pleine éclosion, entre autres nations vouées aux même restrictions, regardons de plus près ce qui se passe en France. L’article suivant y décrit les moyens mis en oeuvre en vue de sécuriser, ou mieux, contrôler une toile, (donc des internautes) jugée peu fiable.  Sidérant.
 


Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net

Guillaume Champeau – publié le Mercredi 20 Mai 2009 à 09h08 – posté dans Société 2.0

"Le président de la République actuel a un plan". C’est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l’on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI (1) où il était président de l’UMP et ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l’appliquer avant-même la loi Hadopi (2), et prévoit de le parachever avec la Loppsi (3). Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

Petit à petit, les pièces du puzzle s’assemblent et l’image se révèle sous nos yeux. Le projet de loi Création et Internet n’a pas encore été promulgué que déjà le morceau suivant s’apprête à faire son apparition. Projet de loi après projet de loi, décret après décret, nomination après nomination, Nicolas Sarkozy prépare méthodiquement les moyens pour le gouvernement de contrôler Internet… et les internautes.

Lundi, Le Monde a publié un excellent article sur la prochaine loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi, ou Lopsi 2), qui montre ce que prévoit le nouveau texte commandé par Nicolas Sarkozy : installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l’Etat, légalisation des chevaux de Troie  (4) comme mode d’écoute à distance, création d’un super-fichier "Périclès" (5) regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures…), création d’un délit d’usurpation d’identité, pouvoir de géolocaliser les internautes, …

Sans cesse repoussée, la loi est attendue de pieds fermes par Nicolas Sarkozy. C’est d’ailleurs en partie elle qui a justifié l’obsession du Président à maintenir contre vents et marée la loi Hadopi. Car "le président de la République actuel a un plan". Pour le comprendre, il nous faut accumuler les pièces à conviction. Certaines relèvent très certainement de la paranoïa, d’autres sont véritablement réfléchies par le Président.

Mises bout à bout, elles laissent peu de doute sur la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler le net, aussi bien dans son contenu que dans son infrastructure.

Au commencement, Nicolas Sarkozy voulu devenir Président

Très tôt dans sa carrière politique, Nicolas Sarkozy n’a eu qu’une obsession : devenir président de la République. Et une vision : pour y parvenir, il fallait contrôler les médias. Maire de Neuilly-Sur-Seine, il s’efforce de faire entrer rapidement dans son cercle d’amis proches les Martin Bouygues, Lagardère (père et fils) et autres Dassault (6) qui le conduiront par leur amitié complice au sommet du pouvoir. C’est d’autant plus facile que ces capitaines d’industrie, propriétaires de médias, dépendent pour l’essentiel de leurs revenus des commandes de l’Etat. Entre amis, on sait se rendre des services…

Toute cette énergie de réseautage a été mise au service de son ambition présidentielle. En 2007, c’était la bonne. Première tentative, première victoire. Mais Nicolas Sarkozy a eu chaud. Il avait négligé Internet. A quelques points près, François Bayrou – qui a au contraire beaucoup misé sur Internet pendant la campagne – passait devant Ségolène Royal au premier tour de la Présidentielle, et c’est le leader du MoDem qui se serait retrouvé à l’Elysée.

Il serait faux toutefois de prétendre que Nicolas Sarkozy, qui s’était assuré le soutien du bloggeur Loïc Le Meur (à l’époque le plus influent), (7) s’est aperçu trop tard du pouvoir du net. Fraîchement élu, le président Sarkozy n’avait pas tardé à demander "l’avènement d’un internet civilisé", prônant une "campagne de civilisation des nouveaux réseaux". Le coup de Trafalgar du refus de la Constitution européenne par les Français avait montré pour la première fois au monde politique les limites des médias traditionnels face à Internet, où l’opposition au texte européen fut virulente. Les amis de Nicolas Sarkozy dans les grands médias et l’industrie culturelle l’ont très vite convaincu qu’il fallait faire quelque chose. Lui pour conserver le pouvoir, eux pour limiter cette concurrence gênante. C’est Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) qui s’est chargé des basses oeuvres, sous l’oeil attentif de son président de l’UMP et ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy.

DADVSI et HADOPI : les premières pierres vers le filtrage

Derrière les apparences d’une première loi contre le piratage sur Internet, comme l’avait prédit le journaliste américain Dan Gillmor, c’est une alliance à trois qui s’est formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l’industrie culturelle. A peine la riposte graduée (déjà) adoptée, RDDV avait prévenu que la loi DADVSI "n’est que le premier d’une longue série d’adaptations de notre droit à l’ère numérique", et qu’il comptait bien s’attaquer "un jour au problème de la presse et de l’Internet". C’était en 2006.

Affaibli par la débâcle de DADVSI, le ministre de la Culture n’a pas eu le temps de mettre son projet en application. Mais l’idée d’accorder un label à la presse professionnelle en ligne et de doter les sites de presse d’un statut particulier opposé aux blogs était née. Nicolas Sarkozy l’a mise en application cette année. Le tout en permettant à la vieille presse papier de bénéficier par ailleurs de substantielles aides de l’Etat, contraires à la libre concurrence, pour investir le net.

Avec la loi Hadopi, qu’il a maintenu jusqu’à mettre en péril la cohésion du groupe UMP, le chef de l’Etat a réussi à imposer à tous les foyers français l’installation d’un "logiciel de sécurisation", qui, sous la forme d’un mouchard, aura pour but de filtrer les sites internet et certains logiciels. Soit de manière franche, en bloquant l’accès à des contenus ou des protocoles. Soit de manière plus sournoise, en mettant en place un système qui met en avant les sites labellisés par l’Hadopi ou par les ministères compétents, pour mieux discréditer les autres. Les sites de presse professionnels feront bien sûr partis un jour des sites labellisés, tandis que la multitude de blogs ou de sites édités par des journalistes non professionnels verront leur crédibilité mise en doute. Pour le moment on ne sait rien du périmètre des caractéristiques imposées par l’Etat aux logiciels de sécurisation, et c’est bien là sujet d’inquiétudes. Il suffira d’étendre par décret la liste des fonctionnalités exigées pour que la censure se fasse de plus en plus large et précise, hors du contrôle du législateur ou du juge.

LOPPSI : le filtrage imposé aux FAI

Si elle prévoit la création de ce logiciel de sécurisation, et suggère fortement son installation, la loi Hadopi ne fait cependant pas de son installation une obligation. Le risque d’inconstitutionnalité serait trop fort. Il faut donc compléter le tableau, en organisant un filtrage au niveau de l’infrastructure du réseau. C’est le rôle de la loi Loppsi, chapeautée par Michèle Alliot-Marie.

Entre autres choses, la Loppsi va imposer aux FAI une obligation de filtrage de résultat. Ils auront le devoir de bloquer l’accès à des sites dont la liste sera déterminée par l’administration, sous le secret. Ce qui n’est pas sans poser d’énormes problèmes dans les quelques pays qui ont déjà mis en place cette idée. Là aussi, une fois mis le pied dans la porte, sous prétexte de lutter contre la pédophilie (une tentation du pathos contre laquelle il faut résister), il suffira d’étendre la liste des exceptions qui donnent droit au filtrage. Ici pour les maisons de disques victimes de piratage, là pour les sites de presse suspectés de diffamation, ou pour les sites de jeux d’argent qui ne payent pas leurs impôts en France. La liste n’aura de limites que l’imagination et l’audace des gouvernants.

Encore faut-il que ces idées de contrôle du net puissent se mettre en place sur le terrain, ce qui nécessite des hommes et des femmes peu regardants. C’est dans cet art que Nicolas Sarkozy excelle le plus.

Le choix des hommes, le triomphe des idées

Dès 2006, Nicolas Sarkozy a compris qu’il aura besoin de verrouiller son gouvernement et les télécoms pour mettre en place son plan de contrôle d’internet. Christine Boutin, qui avait été une farouche et convaincante opposante à la loi DADVSI fin 2005 (au point de faire basculer le vote de certains députés UMP pour la licence globale), et qui avait défendu l’idée d’un internet libre, s’est ensuite mue dans un silence confondant à la reprise des débats en mars 2006. En échange, et entre temps, elle a reçu la promesse de Nicolas Sarkozy d’entrer au gouvernement après les élections présidentielles si elle mettait sa langue dans sa poche. Les deux ont tenu parole.

Président de la République, Nicolas Sarkozy a ainsi composé son gouvernement de manière à accomplir son oeuvre sans opposition interne. Nadine Morano à la Famille, et Michèle Alliot-Marie à l’Intérieur, n’ont pas eu besoin de forcer leur nature pour prêcher la censure de certains sites Internet ou le filtrage des sites pédophiles ou terroristes. Porte-parole de l’UMP, pilotée par l’Elysée, le lobbyiste Frédéric Lefebvre ne passe plus une semaine sans se confondre en invectives contre Internet, et réclamer le filtrage. En plaçant l’ex-socialiste Eric Besson au numérique, Sarkozy pensait peut-être aussi paralyser les critiques à la fois de son propre camp et de l’opposition, tout en s’assurant le soutien d’un homme qui a troqué ses convictions pour son ambition. En le remplaçant par Nathalie Kosciusko-Morizet, plus rebelle, Sarkozy a pris un risque. Mais il fait aussi un pari. Celui que son frère Pierre Kosciusko-Morizet, président des deux plus gros lobbys français du numérique hostiles au filtrage, serait moins audible dans son opposition si sa soeur est systématiquement suspectée de collusion lorsqu’elle défend le même point de vue. Ce qui n’a pas manqué lorsque PKM a prêché, dans le vide, un moratoire sur la loi Hadopi.

Il a fallu aussi convaincre dans les télécoms. Free, à la nature frondeuse, reste le plus difficile à manipuler pour Nicolas Sarkozy. Il a toutefois trouvé une arme : la quatrième licence 3G. L’opérateur sait qu’elle va être rapidement indispensable pour continuer à concurrencer Bouygues, SFR et Orange, qui peuvent tous proposer des offres regroupant ADSL et mobile. Mais elle est dépendante de la volonté du gouvernement. Très rapidement, Christine Albanel a fait comprendre à Free qu’il devrait être obéissant pour espérer accéder à la fameuse licence. Depuis, le dossier ne cesse d’être repoussé sous des prétextes fumeux, et Free a mis de l’eau dans son vin contre Hadopi et contre le filtrage, dans l’espoir de ne pas hypothéquer ses chances d’avoir accès à la téléphonie mobile.

Pis, Nicolas Sarkozy a fait nommer numéro deux de France Telecom Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui ne compte "que des amis" dans la commission qui déterminera le prix de la quatrième licence 3G. L’homme aura également pour mission de mettre en oeuvre le filtrage chez Orange, qu’il dirigera d’ici deux ans.

Le contrôle des institutions ayant leur mot à dire sur le filtrage

Enfin, Nicolas Sarkozy s’est également assuré de contrôler les institutions qui pourraient lui faire de l’ombre. La CNIL, qui s’est opposée à l’Hadopi, n’aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Les amendements le proposant ont été refusés. Elle n’a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l’UMP, ont voté pour la loi. L’un des deux, Philippe Gosselin, a même été un farouche défenseur de la loi à l’Assemblée, et sans doute au sein de l’institution. Dans son dernier rapport annuel, la CNIL a dénoncé l’omerta imposée par le gouvernement, et son manque d’indépendance, notamment financière.

Plus directement, Nicolas Sarkozy a également évincé l’autorité de régulation des télécommunications (Arcep) des études sur le filtrage, auquel elle était hostile. Redoutant que l’autorité ne reste trop à l’écoute des professionnels des télécoms et des internautes, le président de la République a récemment mis à la tête de l’Arcep Jean-Ludovic Silicani, l’ancien président du Conseil de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Un homme notoirement favorable au filtrage et à la lutte contre le P2P. Le CSPLA, rattaché au ministère de la Culture, compte par ailleurs parmi ses membres le Professeur Sirenelli, à qui le gouvernement confie quasiment toutes les missions juridiques liées au filtrage depuis quatre ans, avec un résultat certain.

Finalement, c’est au niveau européen que Nicolas Sarkozy compte ses plus forts adversaires. Il a entamé un bras de fer avec le Parlement Européen sur l’amendement Bono, et exerce un lobbying intense sur les Etats membres pour qu’ils refusent de marquer dans le marbre le principe du respect de la neutralité du net, contraire au filtrage. Il peut compter sur le soutien de Silvio Berlusconi, propriétaire de médias, qui met en place exactement le même plan en Italie. Mais il redoute l’opposition des députés européens.

D’où l’importance des élections européennes du 7 juin prochain. De leur résultat dépendera peut-être la réussite ou l’échec du plan mis en place par Nicolas Sarkozy.


Source
:
Numerama
 


(1) DADVSI : Droit d’Auteur et Droits Voisins dans la Société de l’information

(2) Loi HADOPI : Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet  – rebâtisée " Loi Création et Internet" : LCI, également nommée "Riposte graduée" ou encore Loi Olivienne

(3) Cheval de Troie

(4) LOPPSI : Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure

(5) Fichiers PERICLES

(6) Martin Bouygues : TF1, Bouygues Telecom – Lagardère : Hachette, Filipacchi Medias, France Télécom – Dassault :  Le Figaro,  TV Magazine, Journal des Finances, Indicateur Bertrand

(7) Loïc Le Meur
 


 A lire :

A écouter :

  • Les enfants du web #29 : "Guillaume Champeau, fondateur du célèbre site Numerama.com (anciennement Ratiatum), nous explique de façon très pédagogique les enjeux de la loi HADOPI et de la prochaine LOPPSI2. Face à un discours froid mais concernant des problématiques pourtant bien réelles, Mathieu réagit à l’article ci-dessus."

France Inter égratigne la version officielle du 11-Septembre

C’est un petit événement médiatique qui mérite d’être souligné : pour la première fois, un grand média français, France Inter, a consacré une série d’émissions aux zones d’ombre du 11-Septembre, et, tout en se tenant éloigné des outrances conspirationnistes, a écorné – de façon considérable – la version officielle de ces attentats.

C’est un petit événement médiatique qui mérite d’être souligné : pour la première fois, un grand média français, France Inter, a consacré une série d’émissions aux zones d’ombre du 11-Septembre, et, tout en se tenant éloigné des outrances conspirationnistes, a écorné – de façon considérable – la version officielle de ces attentats.

Trois samedis consécutifs, les 9, 16 et 23 mai 2009, les Rendez-vous avec X, menés par le journaliste Patrick Pesnot et le mystérieux Monsieur X, un homme qui aurait jadis flirté avec les services spéciaux, ont tenté d’affronter les nombreuses controverses suscitées par le 11-Septembre. Après deux émissions largement historiques (1-2), le troisième volet s’est davantage attardé sur les attentats eux-mêmes. Tout n’a évidemment pas été abordé, mais plus que cela ne l’avait jamais été sur un grand média national (du moins depuis les interventions télévisées d’Eric Laurent).

La première émission peut être écoutée ici, les deux suivantes, qui retiendront le plus notre attention, sont disponibles ici et (n’hésitez pas à les écouter intégralement).

9/11 version France Inter

Allons droit au fait. Voici, résumée, la version présentée par Monsieur X :

1. Al Qaïda a organisé et exécuté l’opération du 11-Septembre, mais avec l’appui des services secrets pakistanais et de membres de la famille royale saoudienne. L’implication de l’ISI est même qualifiée de "sûre".

2. Avant ces attentats, l’administration Bush a été aveuglée par son obsession de l’Irak, dont l’invasion était déjà programmée, et n’a pas prêté suffisamment attention aux avertissements nombreux qu’elle avait reçus d’une attaque à venir d’Al Qaïda sur le sol américain. Des avertissements (niés, rappelons-le, par tous les officiels américains) qui spécifiaient même le mode opératoire : l’utilisation d’avions comme bombes volantes.

3. Le matin du 11-Septembre, le NORAD était sur le pied de guerre, des exercices de simulation militaires avaient lieu, qui auraient dû rendre la réaction de la chasse particulièrement rapide et efficace (idée contestable : la ressemblance des exercices avec les attentats pourrait, au contraire, avoir durablement créé de la confusion… jetez un oeil ici et …) ; en outre, les informations concernant les détournements d’avions étaient arrivées très vite au commandement militaire ; seule explication pouvant rendre compte de l’inaction de la chasse : Bush n’aurait pas osé prendre la responsabilité de faire abattre lui-même les avions, ou plutôt aurait hésité trop longtemps. 

4. Juste après le 11-Septembre, l’administration Bush a laissé des centaines de membres de la famille royale saoudienne et des membres de la famille Ben Laden quitter le territoire américain avant tout interrogatoire, de peur que l’on ne découvre des liens entre eux et les attentats ; elle a ensuite laisser fuir Ben Laden de Tora Bora, en Afghanistan, où il était pourtant cerné, et ne l’a jamais recherché officiellement pour le 11-Septembre ; elle a enfin rechigné à mettre en place une Commission d’enquête et à lui attribuer des moyens. A chaque fois la même raison : la peur que l’on ne regarde de trop près les liens d’affaires qui unissaient les clans Bush et Ben Laden.

Deux accusations très graves sont donc lancées par Monsieur X : d’abord, des membres de la famille royale saoudienne et des services secrets pakistanais, dont son chef de l’époque (le général Mahmood Ahmed), auraient participé à l’organisation des attentats. Ensuite, l’administration Bush aurait couvert ces responsables par intérêt : pour ne pas dévier de son agenda guerrier, et pouvoir attaquer l’Irak et l’Afghanistan avec le soutien des alliés saoudiens et pakistanais. Elle a aussi décidé de laisser courir Ben Laden, l’homme que Bush avait pourtant juré de ramener aux Américains "mort ou vif".

Ces informations, si elles sont définitivement authentifiées, arriveront-elles un jour aux oreilles du plus grand nombre ? Et les criminels – actifs ou passifs – seront-ils un jour dénoncés à une heure de grande écoute ?

Laisser faire…

Tout au long de l’émission, Monsieur X s’est positionné par rapport à la thèse du "laisser faire", consistant à dire que l’administration Bush aurait laissé sciemment se produire les attaques pour avoir un prétexte à la guerre. S’il s’en est détaché, il ne l’a guère méprisée, qualifiant l’inaction américaine avant le 11-Septembre de "très troublante", et présentant sa propre thèse comme n’excluant "pas tout à fait l’hypothèse du complot"… Ce n’est que la thèse du complot purement américain (inside job) qu’il a moquée, la qualifiant de "délire". Pour justifier son refus final de la thèse du "laisser faire", il n’a d’ailleurs guère pu apporter d’autre argument que son intime conviction : "Je ne doute pas du machiavélisme de certains des personnages les plus proches de George Bush, Dick Cheney, Rumsfeld et Wolfowitz. Mais j’ai du mal à croire qu’ils auraient pu participer à un complot qui a entraîné dans la mort presque 3 milliers de leurs compatriotes."

Pourtant, il existe un argument de poids pour défendre la thèse du "laisser faire" et Monsieur X ne l’a pas mentionné. D’où l’intérêt de le rappeler ici. En septembre 2000, le très influent think tank néoconservateur "Projet pour un Nouveau Siècle Américain" (PNAC), dont font partie les Cheney, Rumsfeld et Wolfowitz, publie un rapport intitulé Reconstruire les Défenses de l’Amérique. Il préconise la mise en oeuvre (rapide) de réformes et d’actions militaires visant à maintenir l’hégémonie américaine au XXIe siècle – une hégémonie menacée par la montée en puissance de la Chine. Et page 51, cette phrase prophétique : "Le processus de transformation [des Etats-Unis en force dominante], même s’il est porteur de changements révolutionnaires, sera probablement long, en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor". C’est l’aspect bénéfique de la catastrophe qui est ici envisagé. Au vu de cette réflexion (qui avait interpellé une journaliste de la chaîne ABC, voir vidéo ci-dessous), quelle était l’attitude rationnelle des dirigeants ayant justement pris connaissance de l’imminence d’un nouveau Pearl Harbor (l’attaque des "bombes volantes" d’Al Qaïda) ? Prendre toutes les mesures de sécurité adéquates pour stopper l’attaque ? Ou laisser faire et bloquer les enquêtes en cours ?


 

… ou aveuglement ?

Monsieur X préfère penser que les dirigeants américains ont été aveuglés par l’Irak et n’ont rien vu venir… Sans doute "aveuglés" le 12 septembre 2001, ils ont immédiatement voulu associer l’Irak au 11-Septembre (dixit Richard Clarke, patron du contre-terrorisme, et George Tenet, directeur de la CIA, qui ont fini par révéler les manigances de George Bush, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, et Richard Perle).

La thèse de l’aveuglement ne serait recevable que si l’administration Bush avait réellement cru que l’Irak représentait une menace avant le 11-Septembre ; les interventions de Colin Powell et Condoleezza Rice à ce sujet, en février et juillet 2001, montrent qu’il n’en était rien


 

Si l’administration Bush était bel et bien obnubilée par l’Irak, au point de planifier sa guerre dès janvier 2001, ce n’était pas parce que ce pays représentait une quelconque menace militaire, mais parce que le pouvoir américain avait le projet d’y construire une base militaire permanente (dixit l’ancien président Jimmy Carter et le rapport du PNAC, p. 14, 23…), d’y contrôler le pétrole (dont sont surtout dépendants les concurrents chinois et européens), et il s’agissait aussi peut-être de punir un président qui avait témérairement choisi de ne plus vendre son pétrole en dollars, mais en euros. Autant de motifs qui ne justifiaient pas une guerre aux yeux de l’opinion internationale. Il fallut donc inventer la fable des armes de destruction massive, qui ne prit sa pleine dimension que dans le contexte post-11-Septembre.

Omission essentielle

Parmi les autres points faibles de l’argumentation de Monsieur X, n’en citons qu’un. X juge l’hypothèse de la démolition contrôlée des tours très improbable, dans la mesure où venait d’être nommé chef de la sécurité du World Trade Center, peu de temps avant les attentats, un homme très compétent, John O’Neill, ancien membre du contre-terrorisme au FBI (jusqu’au 22 août 2001), qui avait enquêté sur le premier attentat à la bombe contre le WTC en 1993, et qui fut l’un des premiers à avoir tiré la sonnette d’alarme au sujet de la menace que représentait Ben Laden ; la recherche de bombes devait très certainement constituer une priorité pour les services qu’il dirigeait… En effet, comme nous l’apprit l’Independent le 17 septembre 2001, la sécurité avait été brusquement renforcée au WTC à la fin du mois d’août, avec l’introduction de chiens renifleurs et le contrôle systématique des camions de livraison pénétrant dans les bâtiments. L’effet John O’Neill ? Pas si sûr cependant, car, si l’on en croit CNN, O’Neill n’avait commencé son nouveau job au WTC que le 10 ou le 11 septembre… jour de sa mort. Quoi qu’il en soit, le jeudi 6 septembre, les chiens renifleurs seront subitement retirés, rapporte Newsday. De quoi relancer chez certains les spéculations quant à la possibilité d’avoir introduit des explosifs dans les tours…

Mais au-delà des spéculations oiseuses, il est un élément incontournable qui doit désormais rentrer dans le débat : la récente étude scientifique, publiée le 3 avril 2009 dans The Open Chemical Physics Journal, qui indique que des explosifs de nouvelle génération, de la nano-thermite, ont été identifiés dans les poussières du World Trade Center. Fin stratège, ou simplement ignorant de cette découverte, Pesnot préfère ici aller chercher un allié traditionnel des anti-bushistes, le penseur contestataire Noam Chomsky, qui raille tous ces amateurs qui s’improvisent "experts très qualifiés en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet"… et omet de mentionner la fameuse étude, non pas produite par des amateurs en une heure de surf sur Internet, mais par une équipe de neuf scientifiques au terme de 18 mois de recherche…


 

Une nouvelle version officielle ?

Patrick Pesnot et Monsieur X n’ont certes pas prétendu avoir levé tous les mystères qui entourent encore le 11-Septembre. Leur parole, qu’elle aille parfois dans le sens des "sceptiques", parfois dans celui des "pro-VO", n’est pas non plus d’Evangiles, mais elle aura enfin permis de réhabiliter le questionnement serein et légitime sur ces monstrueux attentats. Leur analyse, si elle écarte l’idée d’un complot purement américain, ne rejette pas complètement celle d’un "laisser faire" américain. La thèse qu’ils proposent, sans être révolutionnaire, égratigne considérablement la version officielle, telle qu’elle figure dans le rapport de la Commission de 2004. D’autres responsables sont épinglés, et l’administration Bush est accusée de les avoir protégés. C’est déjà beaucoup.

Si France Inter et les autres grands médias français sont solidaires de cette analyse, il ne leur reste plus qu’à en informer leur vaste auditoire. Pour rompre enfin le mythe d’un 11-Septembre imputable à la seule Al Qaïda et celui d’une chasse au Ben Laden qui s’avère de plus en plus être une gigantesque farce.
 

Par Taïké Eilée, le 26 mai 2009, pour Agoravox

Loose Change 9/11: An American Coup

Dylan Avery a annoncé la sortie le 22 septembre 2009 d’un nouvel opus: Loose Change 9/11: An American Coup (Loose Change 9/11 : un Coup américain) dont voici la bande-annonce

Loose Change 9/11 : un Coup américain est écrit et dirigé par Dylan Avery et produit par Korey Rowe, avec la collaboration de Matthew Brown, un jeune entrepreneur de Fort Worth (Texas).

Le film sera une suite de Loose Change 2nd Ed. (versions éditée et ré-édité). Il durera environ 1 heure et 40 minutes, pour un budget initial conséquent de 3 500 000 $.

Loose Change 9/11 : un Coup américain commencera en passant en revue les événements mystérieux et infâmes qui ont réorganisé l’histoire mondiale – de l’incendie du Reichstag en 1933, qui a catapulté Hitler au pouvoir et le peuple allemand dans une dictature – à l’incident du Golfe du Tonkin, en 1964, qui a mené à la Guerre du Viêtnam…

Le film tentera ensuite de se focaliser sur certains points clefs de la remise en cause du 11-Septembre, et n’utilisera pour cela quasiment aucun contenu des versions précédentes (Loose Change, Loose Change 2nd ed. et Loose Change Final Cut).

Dans cette nouvelle version, disponible uniquement en DVD, le narrateur sera l’acteur et "truther" convaincu Daniel Sunjata, l’acteur de la série Rescue Me.

Nous rappelons que le DVD en français de la rigoureuse et définitive version Loose Change Final Cut est disponible chez votre marchand de journaux dans toute la France (métropole) accompagné d’une revue de 64 pages consacrée au 11 Septembre :"Les Grands Mystères de l’Histoire", Numéro Hors Série N°5 du 14/04/09.

Oser douter et débattre dans le respect d’autrui

A l’instar des médias dominants, Monsieur X a, dans sa récente émission sur France Inter consacrée au 11 Septembre, traité avec condescendance les nombreuses personnes dans le monde qui remettent en cause la thèse officielle du complot islamiste.

Dans son entretien en trois parties, l’«ancien agent des services secrets» a survolé voire balayé du revers de la main la majorité des questions les plus épineuses. Il a volontairement passé sous silence les voix dissidentes de personnes hautement qualifiées (voir par exemple le document Plus de 40 Mr X remettent en cause la version officielle des attentats de 2001) et omis de mentionner dans sa bibliographie les ouvrages de références publiés par les éditions Demi-Lune. A la fin de l’émission, il conclut qu’on "peut très bien rester critique et même lucide sans pour autant verser dans le délire conspirationniste", montrant sa volonté de stigmatiser ceux qui doutent un peu trop en les faisant passer pour des malades mentaux. Mais comme le disait Nietzsche « Ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude. »

Etant donnée l’ampleur de la contestation, l’absence d’un débat sur le sujet du 11 Septembre constitue un déni de démocratie. C’est ce qu’a très bien compris un certain Richard, blogueur sur Mediapart, comme le montre son billet reproduit ci-dessous.
 


 
Oser douter et débattre dans le respect d’autrui

Aujourd’hui, s’il y a bien un sujet qui n’a pas "bonne presse" dans nos médias, ce sont les arguments remettant en question la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Bon nombre d’émissions et d’articles ont stigmatisé ces dernières années les personnes et mouvements osant douter de l’explication communément admise. Parfois à juste titre (dérives antisémites) mais trop souvent de manière partiale. Quand aux arguments avancés par ces "chercheurs de vérité", ils sont présentés presque toujours superficiellement, parfois volontairement déformés ou tout simplement ignorés. Comme dans le cas d’une grippe mutante et virulente, ils sont censés mettre en danger notre santé (mentale) de citoyens consommateurs.

Récemment, le 4 avril, un article scientifique est paru dans une revue professionnelle à comité de lecture (The Open Chemical Physics Journal, 2009, 2, 7-31). Son titre traduit en français: "Un matériau thermitique actif découvert dans les poussières de la catastrophe du 11 septembre 2001". Rédigé par une équipe de 9 chercheurs internationaux (dont 7 provenant des USA), l’article met en évidence, à l’aide de techniques d’analyses courantes, la présence de traces d’un explosif "high tech" dans 4 échantillons de poussières. Dûment répertoriés, ils proviennent des bâtiments effondrés et ont été récoltés le jour même et les jours suivants de ces terribles attentas. Cette information a été relayée à peu près uniquement par une chaîne TV danoise ; l’auteur principal de cet article étant professeur à l’Université de Copenhague.

On peut à juste titre souligner que la caution d’une publication dans une revue à comité de lecture, même prestigieuse (ce n’est pas le cas ici), n’est pas la preuve de la véracité de la thèse avancée. Il n’est pas acceptable par contre que cet article n’ait pas fait l’objet d’une plus large diffusion vu son importance. Bien qu’effectivement destiné aux professionnels de la branche, il montre néanmoins de manière indiscutable que le débat sur la remise en question de la version officielle des attentats du 11 Septembre touche l’ensemble des communautés de notre société, dont les plus prestigieuses.
Citoyens d’états démocratiques soucieux du respect d’autrui et de la liberté d’expression de chacun, nous devons faire face à la réalité et accepter que la version communément admise expliquant les attentats du 11 Septembre 2001 est aujourd’hui contestée au plus haut niveau.

Le débat public doit avoir lieu. C’est son absence, et non l’inverse, qui menace les fondements de nos systèmes démocratiques.

A ceux qui dénoncent "un usage dément du principe du doute", nous leurs rappelons les mots du philosophe des Lumières René Descartes : "Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut."


Par Richard69, le 23 mai 2009 sur mediapart.fr
Liens ajoutés/modifiés par ReOpenNews

Bernard Madoff était-il au courant des attaques du 11 septembre?

L’éditeur PLON frôle à nouveau un sujet tabou en France. Après avoir publié l’excellent livre de chevet LA FACE CACHEE DU 11 SEPTEMBRE de Eric Laurent en Octobre 2004 (une somme de questions toujours sans réponses, ni médiatiques ni judiciaires, qui aurait dû être un point de départ pour les autres journalistes), 4 ans et demi plus tard une bonne plongée en apnée dans le monde de la finance ramène à la surface un gros poisson bien trop au courant des affaires en cours un certain 11 Septembre, pour ne pas y soupçonner un autre signe supplémentaire de ce que l’économiste Marc Chesney (1), dénonce depuis plusieurs années, à savoir les fameux délits d’initié d’avant le 11 Septembre. Jean Jacques Bourdin l’avait très correctement interviewé le 11 Septembre 2007 dans son émission de 11H00 sur RMC (2).

Ces secrets de polichinelle dans le milieu de la finance ont été dénoncés aussi depuis par Jérôme Kerviel un simple jeune trader apparemment assez éloigné de sa hiérarchie. Je rappelle aussi le rôle intéressant de Juliette Binoche dans le film QUELQUES JOURS EN SEPTEMBRE qui traite explicitement des délits d’initiés et les avertissements avant le 11 Septembre, sur fond d’espionnage. Le film est sorti en Septembre 2006 en France dans l’indifférence (LE MONDE) que provoque un sujet surdimensionné  (TELERAMA), et l’année suivante en Angleterre. Juliette Binoche avait alors expliqué au DAILY TELEGRAPH, sur RADIO5 et dans le GUARDIAN (qui a peu apprécié) que son coach, un agent de renseignements britannique, lui avait révélé une réalité "encore plus déprimante que tout ce qu’elle pouvait imaginer"…

Or revenons à la nouvelle parution chez PLON. Que vient nous dire aujourd’hui -sans doute malgré lui- un analyste financier israélien (ce qui évacue ipso facto au moins pour PLON l’accusation potentielle d’anti-américanisme ou d’antisémitisme si à la mode en matière de dénonciations financières ou terroristes) ? Ni plus ni moins que "Madoff savait" comme le montre l’extrait publié dans le site du magazine Challenges reproduit ci-dessous. Il faut le lire entre les lignes certes, mais le ton est presque sans ambiguïté, juste l’ambiguïté nécessaire pour passer l’autocensure ou la roulette russe médiatique (une pensée émue pour Jean Marie Bigard, obligé de ravaler sa glotte sur FRANCE INTER le 4 mai dernier, après ses déclarations de Septembre 2008…). Car comment ne pas rapprocher ce cynisme des accusations immédiates de l’administration américaine, Bush en tête, contre Ben Laden et Al-Qaïda. Selon le rapport de la Commission du 9/11, elle n’avait rien vu venir… mais elle ne mit que quelques heures pour annoncer l’origine des attaques : le 13 Septembre par la voix de Colin Powell et le 4 Octobre par la voix de Tony Blair avec sa propre documentation made in UK. Pas mal, non?

(1) Marc Chesney, ancien professeur à HEC, est aujourd’hui économiste spécialiste en économétrie à l’université de Zürich
(2) Transcription RMC ici, et conférence de Genève filmée ici

par Bluerider pour ReOpenNews
 


L’Affaire Madoff, les secrets de l’arnaque du siècle, d’Amir Weitmann, Plon, 245 pages, 18 euros.

Le 11-09-2001 de Madoff

Un homme de sang froid rassure les investisseurs. Et Madoff en est un, lui qui, impassible, prévoit l’évolution des marchés en regardant s’écrouler les Twin Towers. Extraits (p. 56-62).  

« Je travaille pour un family office. Mon patron, un richissime homme d’affaires mexicain, a vendu son affaire de textile il y a sept ans pour plusieurs centaines de millions de dollars et, avec son fils Enrico, je dirige ses investissements financiers.
Nous sommes investis chez HUG Capital à hauteur de 5 millions de dollars, une position importante. Bien que satisfait des résultats, je commence à le cuisiner sur les raisons de la réussite du fonds qu’il vend et, le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas convaincu. Alberto [mon broker] me répète ce qu’il m’a déjà expliqué plusieurs fois, à savoir que l’argent est investi à 100% avec un certain Bernie Madoff, auquel il est impossible d’accéder.
Madoff finit par accepter de me rencontrer le mois suivant dans ses bureaux du Lipstick Building à New York. Très précisément le mardi 11 septembre 2001 à 8 h 30 du matin.
Le 11 septembre au matin, nous nous levons de bonne heure pour ne pas arriver en retard au rendez-vous avec ce fameux Bernie Madoff, le gérant invisible qui refuse de rencontrer ses clients. Nous sommes encore au stade des discussions de politesse, le small talk, quand nous entendons soudainement un grand bruit dans les bureaux d’à côté. Il est 8 h 48. Quelqu’un se précipite dans notre salle de conférences en hurlant :
- Un avion vient de percuter le World Trade Center. Nous courons dans le bureau voisin pour regarder la télévision, allumée sur CNN. La présentatrice semble complètement paniquée…
- Ce n’est pas un accident, énonce Bernie, impassible et sans émotion apparente. C’est une attaque terroriste. Le marché va maintenant être fermé quelques jours et rouvrira en forte baisse…
Je suis stupéfait de ce que je viens d’entendre. Mais de quoi parle-t-il ? Et comment peut-il penser au marché dans un moment pareil ? Des gens sont morts, d’autres sont blessés ou sont en danger, et c’est tout ce à quoi il pense ? Je suis encore perdu dans mes pensées quand on entend un autre cri. Il est 9 h 3.
- Un autre avion a percuté la deuxième tour ! Bernie tranche d’un ton sec et sans émotion :
- C’est un attentat, je vous l’ai dit. L’Amérique est la cible de terroristes. C’est sûrement Al-Qaïda et Ben Laden, ces terroristes qui ont déjà essayé de faire sauter le World Trade Center en 1993. Cette fois-ci, ils ont réussi.
Il est 9 h 30, je le regarde et je lui dis que, vu les circonstances, nous allons partir. Je propose que nous nous rencontrions une autre fois.
- Pas du tout, répond Bernie. Vous avez déjà beaucoup attendu. Venez dans mon bureau, nous serons plus tranquilles pour parler.
Je suis complètement estomaqué par le calme presque inhumain de Bernie devant les événements, et je commence à comprendre la raison de ses performances. Si quelqu’un est à ce point capable de comprendre immédiatement ce qui se passe, alors que tout le monde pensait après le premier avion qu’il s’agissait d’un accident, il peut anticiper le marché. Il est vraiment plus intelligent que les autres.
Mon opinion est faite : il n’est pas question de retirer un seul centime du fonds de Madoff.»

Amir Weitmann, analyste financier israélien.

Publié par le site du magazine Challenges, le 7 mai 2009

Controverse brûlante : les pompiers croient-ils aux théories du complot ? (Slate.com)

Parmi les articles de la presse dominante abordant le sujet des théories du complot -officielle et alternatives- sur le 11 Septembre, rares sont ceux qui adoptent une approche objective et équilibrée (1). C’est le cas de ce court article publié sur Slate.com, l’un des plus gros sites d’actualité aux Etats-Unis, et qui expose simplement, sans passion et de façon factuelle, les raisons du questionnement légitime sur le 11 Septembre. Le journaliste a rempli son devoir d’information honnêtement puisqu’il a pris la peine de se renseigner auprès de quelques-unes des associations de professionnels réclamant la réouverture d’une enquête et qu’il renvoie le lecteur aussi bien vers les "enquêtes" gouvernementales que vers les sites du Mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre.


 
Photo : Daniel Sunjata dans le rôle de Franco Rivera dans "Rescue Me"

Dans le nouvel épisode de la série dramatique "Rescue Me" (Sauvez-moi) de la chaîne FX, le pompier Franco Rivera se range à l’idée que le 11/9 était "un complot intérieur." Selon un article de l’édition dominicale du New York Times, les scénaristes ont ajouté cette assertion car l’acteur Daniel Sunjata est un "truther" (NDT : "chercheur de vérité") ; pourtant, ces allégations ont offensé les vrais pompiers qui travaillent comme conseillers sur le script. C’est pourquoi l’Explainer s’interroge : Y a-t-il des pompiers pour croire aux théories du complot du 11/9 ?

Oui. Rien ne prouve que les pompiers gagnés aux théories du complot soient plus nombreux que dans le reste de la population. (Selon un sondage réalisé par Zogby en 2007, 26% des Américains pensent que le gouvernement "a laissé faire". Un sondage réalisé en 2006 par Scripps-Howard en a comptabilisé plus d’un tiers.) Mais certains pompiers croient réellement que le gouvernement a été derrière le 11/9 et se réfèrent au fait qu’ils furent les premiers sur place pour attirer l’attention sur leurs affirmations.

La théorie du complot la plus commune soutenue par les pompiers est que les Tours Jumelles – tout comme un troisième bâtiment, le World Trade Center 7- se sont effondrées, non pas à cause des avions, mais grâce à une démolition contrôlée. Le 11 septembre, un reporter de NBC a cité Albert Turi, Chef du Département de la Sécurité Incendie de New York, qui pensait que des explosifs avaient été placés dans l’une des tours. Après les attaques, Le Département Incendies de New York a interrogé des pompiers pour établir une histoire orale du 11/9. Ces enregistrements – qui n’ont pas été révélés avant 2005 – comportent de nombreuses références aux explosions entendues juste avant la chute des bâtiments. Un site Web créé en 2008, "Les Pompiers pour la Vérité sur le 11/9", affirme que le gouvernement a détruit les preuves montrant que le World Trade Center a été soufflé. Ce site héberge une pétition demandant au Congrès de prendre en considération la possibilité que "des accélérateurs exotiques" ont détruit les bâtiments. (L’Institut National des Standards et de la Technologie, qui a enquêté sur l’effondrement du World Trade Center 7, a conclu qu’ "il n’y a pas eu d’explosions dans le bâtiment et qu’il n’a pas été trouvé de preuves soutenant la survenue d’un phénomène explosif.")

Une autre théorie commune est que les agents fédéraux ont retrouvé trois des quatre boîtes noires des avions et les ont cachées ou détruites car elles contenaient des preuves compromettantes. Nicholas DeMasi, un pompier affecté autrefois à l’Engine Company 261 dans le Queens, a été cité dans un procès-verbal de 2003 comme ayant été présent lorsque les agents fédéraux ont fait cette découverte. Quelqu’un d’autre a confirmé sa version. Bien que ses affirmations soient contredites par le Rapport de la Commission sur le 11/9, affirmant que les boîtes n’ont jamais été retrouvées, de nombreux "Truthers" préfèrent croire qu’on a tenté d’étouffer l’affaire.

D’autres professions rassemblent-elles leurs compétences pour mettre à mal la version officielle ? Absolument. Les "Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11/9" mettent en exergue les lois de la physique lors de l’effondrement des tours – il s’agit de la vitesse d’une "chute libre", de l’éjection latérale de l’acier, de la pulvérisation en plein ciel du béton"- comme preuves qu’elles n’ont pu tomber par le seul impact des avions. Les "Pilotes pour la Vérité sur le 11/9" ont leurs propres théories focalisées sur les boîtes noires des avions et les trajectoires empruntées. Ils soutiennent, par exemple, que les pirates de l’air du vol 77 d’American Airlines auraient dû accomplir une manœuvre extrêmement difficile pour frapper le Pentagone à cet endroit. Les "Juristes pour la Vérité sur le 11/9" concluent que l’enquête de la Commission a été insuffisante. Les "Spécialistes pour la Vérité sur 11/9 et la Justice" (à ne pas confondre avec leurs rivaux, les "Spécialistes pour la Vérité sur le 11/9") s’attaquent aux aspects scientifiques de l’effondrement des tours, tels que les résidus de matériaux explosifs comme le thermate qu’on prétend avoir retrouvé dans la poussière à Ground Zero. Une corporation notable qui n’a pas son propre groupe pour la Vérité sur le 11/9 est la Police. 

L’Explainer remercie Mike Berger de 911Truth.org, Mark Fenster de l’Université de Floride, Erik Lawyer des Firefighters for 9/11 Truth ("Pompiers pour la Vérité sur le 11/9"), ainsi que Barrie Zwicker.

Par Christopher Beam (le 8 avril 2009) pour Slate.com
Traduction par apetimedia pour ReOpenNews


(1) Quelques exemples d’articles de presse traditionnelle "équilibrés" :

Les précédentes ReOpenNews sur la série "Rescue Me" :

 

Le 11/9 mentionné dans le livre « Pétrole : la fête est finie !»  de Richard Heinberg

Richard Heinberg est cet expert américain qui au sein de l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil) étudie le phénomène de la déplétion pétrolière (mais aussi gazière et du charbon), c’est-à-dire l’épuisement des ressources en énergies fossiles dans le monde, et son impact – immense – sur nos économies. En octobre 2008 est parue la version française de son livre Pétrole: la fête est finie !, qui a rapidement obtenu des recensions très favorables en France, à commencer par celle de M. Yves COCHET, député de Paris, ancien ministre de l’Environnement, qui déclare : "Le livre de Richard HEINBERG est le premier ouvrage complet sur le pic pétrolier que j’ai lu. Il est complet au sens où il ne se cantonne pas aux seuls aspects techniques du problème, mais en aborde toutes les dimensions économique, sociale, géopolitique et philosophique", ou encore M. Pierre Lance, rédacteur en chef de L’Ere nouvelle : "L’ouvrage le plus important de ces 40 dernières années".

Récemment, M. Nicolas Hulot évoquait Richard Heinberg comme "l’un des auteurs qui l’inspiraient"…

Dans le chapitre 3 de son ouvrage, R. Heinberg revient longuement sur les événements du 11 Septembre et nous livre son analyse géopolitique où figure en bonne place la question de l’accès aux ressources pétrolières dans le monde. En voici un court extrait…

Richard Heinberg
 

Les atrocités du 11 septembre 2001 ont tellement dominé l’actualité mondiale, la politique, les affaires militaires et l’économie que le débat public a rapidement divisé toute l’histoire récente en deux catégories : l’« avant » et l’ « après » 11 Septembre. Pour la plupart des États-uniens, les événements furent non seulement horrifiants, mais de plus totalement imprévus. Étant donnée l’origine moyen-orientale attribuée aux terroristes, beaucoup soupçonnèrent que le pétrole y était mêlé d’une façon ou d’une autre.

Quinze des 19 pirates de l’air furent décrits comme des ressortissants saoudiens. Les autorités états-uniennes identifièrent le cerveau de l’attaque comme étant Oussama ben Laden, membre de l’une des familles les plus riches d’Arabie saoudite et entretenant des liens financiers de longue date avec celle des Bush : les ben Laden avaient, par un intermédiaire, aidé à financer la première entreprise commerciale de George W. Bush, Arbusto Energy Company, en 1979. Oussama, selon ses propres affirmations rapportées par la presse, considérait la présence de bases militaires états-uniennes sur le sol d’Arabie saoudite comme un affront à l’Islam.

En tant que premier producteur mondial de pétrole, le royaume saoudien était demeuré un allié fidèle des États-Unis depuis des décennies, mais sa population jeune et croissante et ses revenus pétroliers en baisse commençaient à susciter le mécontentement populaire. La famille royale saoudienne tenta de dissuader toute forme d’opposition islamiste en soutenant officiellement la secte ultraconservatrice wahhabite et en permettant que des sommes considérables de pétrodollars servent au financement de groupes islamistes radicaux, que certains qualifieraient de terroristes, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des frontières du pays. Les récentes administrations états-uniennes avaient accepté de fermer les yeux sur ces versements en contrepartie de la coopération saoudienne pour maintenir le prix du baril à un niveau stable.

Pour leur part, les autorités états-uniennes manipulaient les mouvements islamistes radicaux depuis plusieurs décennies. En Afghanistan durant les années 1980, puis dans les Balkans et en Tchétchénie dans les années 1990, les États-Unis avaient secrètement armé et financé des réseaux terroristes islamistes afin de déstabiliser des nations leur posant problème. Cette tactique connut des succès spectaculaires contre l’URSS, dont le déploiement militaire désastreux visant à maintenir sous contrôle l’Afghanistan voisin s’avéra être l’un des principaux facteurs menant à la disparition de l’Empire soviétique. Si toutefois les radicaux islamistes étaient disposés à accepter des armes et des dollars, ils ne nourrissaient en revanche spontanément aucune sympathie pour les intérêts états-uniens.

De façon assez ingénieuse, à partir du milieu des années 1990 la communauté états-unienne du renseignement utilisa les provocations islamistes à son avantage en agitant la menace du « terrorisme »1 islamiste radical de manière à ce que la population accepte des augmentations de budgets militaires et sécuritaires, et pour obtenir toujours plus de prérogatives pour la surveillance, les détentions extrajudiciaires et autres suspensions des libertés civiles.

Oussama ben Laden fut, durant l’essentiel des années 1980, un personnage clé du mouvement islamiste soutenu par les États-Unis. Quand exactement ceux-ci ont-ils cessé de financer ses activités, cela reste flou. La Libye fut, en 1994, le premier pays à demander son arrestation. Suite à deux attaques terroristes contre les intérêts états-uniens dans les années 1990, auxquelles Bill Clinton, alors Président, réagit en promettant une récompense pour la capture de ben Laden, ce dernier transféra ses quartiers généraux en Afghanistan, où il entraînait ses agents d’al-Qaïda dans des bases secrètes dont beaucoup avaient été aménagées ou construites par la CIA dans les années 1980.* <http://us.mg2.mail.yahoo.com/dc/blank.html?bn=1096.40&.intl=us#_ftn1>

La réponse de l’administration Bush aux attaques du 11 septembre 2001 fut de bombarder l’Afghanistan, de chasser le régime taliban du pouvoir et d’installer à sa place un gouvernement intérim docile.

Quelques commentateurs soulignèrent que l’Afghanistan était situé non loin des réserves stratégiques de pétrole et de gaz de la mer Caspienne, spéculant sur le fait que la guerre puisse constituer une tentative d’imposer la construction d’un gazoduc traversant le pays jusqu’aux ports pakistanais. Deux journalistes d’investigation français, Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, allèrent jusqu’à affirmer que l’intervention états-unienne avait été prévue, sinon organisée, plusieurs mois avant le 11 Septembre, comme en attestaient les menaces qui auraient été proférées à l’encontre des représentants talibans lors des négociations sur le gazoduc. Selon Brisard et Dasquié, lors d’une rencontre à Islamabad, en août 2001, entre Christina Rocca, chargée d’affaires pour l’Asie centrale auprès du gouvernement états-unien, et l’ambassadeur taliban au Pakistan, ce dernier se vit préciser : « Ou bien vous acceptez notre offre d’un tapis d’or, ou bien nous vous enterrerons sous un tapis de bombes ».

D’autres, et parmi eux certains appartenant à l’industrie pétrolière, mirent en doute la supposition que l’enjeu de la guerre puisse être principalement le pétrole et le gaz, attirant l’attention sur le fait que l’Afghanistan n’était pas en lui-même une pièce essentielle dans la domination des ressources énergétiques dans la région, et qu’en outre le projet de gazoduc n’engendrerait pas de retombées économiques importantes pour les États-Unis. Ainsi, à la fois les mobiles ostensibles et les mobiles réels des États-Unis auraient été simplement la poursuite de ben Laden et de son organisation.

Si la plupart des gens semblent être convaincus par ces derniers arguments, quelques points importants méritent tout de même d’être soulignés : en dehors du pétrole, les États-Unis n’ont pas beaucoup d’autres intérêts au Moyen-Orient. Ben Laden, pour sa part, ne se serait jamais résolu à détruire des symboles du pouvoir économique et militaire états-unien, si ce n’est en raison de l’engagement des USA au Moyen-Orient (et plus spécifiquement en Arabie saoudite). Dans cette optique, si les violences eurent lieu en Afghanistan, à New York et à Washington, les véritables objectifs stratégiques de toutes parts avaient beaucoup à voir avec l’Arabie saoudite. De surcroît, il s’est avéré que les enquêtes du FBI sur al-Qaïda avant le 11 Septembre avaient été systématiquement entravées par des ordres émanant des plus hauts niveaux du gouvernement états-unien, peut-être dans le but de détourner le regard des enquêteurs de certains membres de la famille royale saoudienne et de celle ben Laden, qui soutenaient financièrement Oussama depuis des années.3

Ainsi, dans tous les cas les ressources énergétiques sont au cœur du conflit. En outre, la guerre d’Afghanistan impliquait la construction de bases états-uniennes permanentes un peu partout en Asie centrale, ce qui, dans l’hypothèse où les dirigeants US ont vraiment agi dans l’objectif de contrôler la future exploitation des ressources en pétrole et gaz de la Caspienne, se révèlerait d’une utilité considérable.

L’administration Bush proclama très vite que la campagne d’Afghanistan n’était que le début de sa « guerre contre le terrorisme », et ses responsables faisaient circuler des listes de potentielles cibles additionnelles comprenant de 3 à près de 50 nations. Les critiques de la doctrine Bush affirmèrent que l’administration avait, dans les faits, déclaré la guerre à une grande partie du reste du monde. La plupart des nations mentionnées dans ces listes possédaient d’importantes ressources pétrolières tandis que beaucoup d’autres, dont l’Iran et l’Irak y figurant en bonne place, n’avaient que peu ou pas du tout de relations avec ben Laden ou al-Qaïda. Avec le « terrorisme » comme ennemi apparent mais insaisissable, l’administration états-unienne paraissait s’engager dans le projet grandiose d’utiliser sa puissance militaire pour s’implanter dans des zones stratégiques du globe, et peut-être pour prendre le contrôle intégral et direct des ressources pétrolières mondiales.

Prochaine étape, la Mésopotamie

Peu après l’invasion de l’Afghanistan, l’administration Bush tourna son regard vers l’Irak, affirmant que ce pays violait les résolutions de l’ONU et qu’il abritait les organisateurs des attentats du 11 Septembre ou collaborait avec eux. En réponse, Saddam Hussein rouvrit ses portes aux inspecteurs de l’ONU qui sillonnèrent le pays pour y trouver des armes prohibées. Les responsables états-uniens poursuivirent l’escalade rhétorique. Selon les propres mots du Vice-président Dick Cheney : « Il ne fait pas de doute que Saddam Hussein possède actuellement des armes de destruction massive ». Une invasion préventive était justifiée et nécessaire puisque, selon Condoleezza Rice : « Nous ne voulons pas que les preuves du crime se transforment en champignon atomique ». Cheney tentait également d’associer le régime irakien aux organisateurs du 11 Septembre en qualifiant Bagdad de havre pour terroristes. Les responsables politiques états-uniens voulaient signifier clairement que, avec ou sans soutien international, ils entendaient envahir l’Irak et renverser son dirigeant.

 
Extrait de l’ouvrage de Richard Heinberg, "Pétrole : la fête est finie" paru aux Editions Demi Lune

 


 
Notes ReOpenNews:
M. Heinberg apparaît également dans le film documentaire Pétrole et écrans de fumée de Ronan Doyle, bientôt disponible en DVD.

Selon 9 scientifiques, la poussière des ruines du World Trade Center contenait un mélange aluminothermique actif

Après la récente parution dans un journal scientifique de l’article de 9 chercheurs concluant à la présence de nano-thermite dans les poussières du World Trade Center, et l’interview de l’un d’entre eux, Niels Harrit, (voir ci-dessous) expliquant à la TV danoise la nature de leurs travaux, en voici, traduits en français par site mondialisation.ca, le résumé, l’introduction et la conclusion.

Photographies au microscope des 4 échantillons utilisés pour l’étude

 


La poussière des ruines du World Trade Center contenait un mélange aluminothermique actif

 

Auteurs : Niels H. Harrit, Jeffrey Farrer, Steven E. Jones, Kevin R. Ryan, Frank M. Legge, Daniel Farnsworth, Gregg Roberts, James R. Gourley, Bradley R. Larsen

The Open Chemical Physics Journal (Volume 2)

pp.7-31 (25)

RÉSUMÉ

Nous avons découvert des fragments particuliers rouge et gris dans tous les échantillons de  poussière provenant de la destruction du World Trade Center  (WTC) que nous avons étudiés. Quatre de ces échantillons, récoltés sur différents sites, font l’objet de cette étude et dans chacun d’entre eux, ces fragments rouge et gris comportent des similitudes. Un résident de Manhattan a recueilli un échantillon environ 10 minutes après l’effondrement de la seconde tour, deux autres ont été récoltés le lendemain et un quatrième approximativement une semaine plus tard. Les propriétés de ces fragments ont été analysées à l’aide de la microscopie optique, de la microscopie électronique à balayage (MEB), de la spectroscopie de rayons X à dispersion d’énergie (EDS) ainsi que de la calorimétrie différentielle à balayage (DSC). Le matériau rouge contient des grains d’environ 100 nm d’épaisseur, en grande partie composés d’oxyde de fer. Il comprend également de l’aluminium, contenu dans des structures s’apparentant à de toute petites plaques. La séparation des composantes au moyen de méthylacétone a démontré la présence d’aluminium élémentaire. L’oxyde de fer et l’aluminium sont étroitement mélangés dans le matériau rouge. Lorsqu’ils sont  enflammés dans un dispositif DSC, les fragments exposés produisent des réactions exothermiques, nombreuses mais faibles, à une température avoisinant  430 °C, ce qui est bien en deçà de la température d’ignition normale de la thermite conventionnelle. Après la combustion, les résidus de ces curieux fragments rouges et gris présentaient clairement de multiples sphères riches en fer. La portion rouge des fragments s’est avérée être un matériau aluminothermique non réagi et hautement énergétique.

 


EXTRAITS

INTRODUCTION

La destruction de trois gratte-ciel (WTC 1, 2 et 7) le 11 septembre 2001 fut une effroyable catastrophe. Elle a non seulement eu des conséquences pour des milliers de personnes et de familles directement touchées, en raison des blessures et des pertes de vie, mais elle a également servi à justifier de nombreux changements couteux et radicaux sur le plan des politiques intérieure et étrangère. Pour ces raisons et d’autres encore, chercher à savoir ce qui s’est vraiment passé ce jour fatidique revêt une importance capitale.

Le gouvernement a fait des efforts considérables pour financer et subventionner diverses enquêtes qui ont mené, en grande partie, à la publication des rapports de FEMA [1] et de NIST [2]. D’autres études sur cette destruction ont eu droit à moins de publicité, mais ne sont pas de moindre importance pour les victimes de cette tragédie, qui demeurent dans l’obligation de découvrir toute la vérité concernant les événements du 11 Septembre. [3-10]. Certaines de ces études se sont judicieusement concentrées sur des preuves relatives à la méthode de destruction des trois gratte-ciel et qui sont demeurées des biens publics, soit des matériaux concrets subsistants, des photographies et vidéos disponibles.

CONCLUSIONS

Nous avons découvert des fragments rouges et gris en quantité significative dans la poussière provenant de la destruction du World Trade Center. Nous avons appliqué, entre autres, les méthodes SEM et EDS afin de déterminer la structure et la signature chimique à petite échelle de ces débris, notamment de la composante rouge. Celle-ci est davantage intéressante et comporte les caractéristiques suivantes :

1.Elle est composée d’aluminium, de fer, d’oxygène, de silicone et de carbone. Des quantités moindres d’éléments potentiellement réactifs sont parfois présentes, comme le potassium, le souffre, le plomb le baryum et le cuivre.

2.Les éléments primordiaux (Al, Fe, O, Si, C) sont tous présents sous la forme de particules à une échelle allant de dizaines à des centaines de nanomètres et la cartographie EDS démontre un fin mélange de ceux-ci.

3.Lorsque traitée avec du solvant de méthylacétone, une certaine séparation des composantes s’est produite. L’aluminium élémentaire est devenu suffisamment concentré pour être identifié clairement dans la substance avant la combustion. 

4.L’oxyde ferrique apparait sous la forme de  grains à facettes d’environ 100 nm d’épaisseur, alors que l’aluminium se présente sous forme de structures ressemblant à des plaquettes. La petite taille des particules d’oxyde de fer permet de qualifier cette substance de « nanothermite » ou « superthermite ».

5.Une analyse démontre que le rapport fer-oxygène correspond au Fe203. La substance rouge présente dans les quatre échantillons de poussière était similaire sur ce plan. Il y avait de l’oxyde de fer dans le matériau avant la combustion, mais pas de fer élémentaire.

6.En nous basant sur la présence d’aluminium élémentaire et d’oxyde de fer dans la substance rouge, nous sommes venus à la conclusion que ce matériau contient les ingrédients de la thermite. 

7.La DSC a démontré que le matériau s’enflamme et réagit vigoureusement lorsqu’il atteint 430 °C, avec un dégagement de chaleur plutôt faible correspondant de très près à une observation indépendante sur un échantillon reconnu de superthermite. La basse température d’ignition et la présence de grains d’oxyde de fer de moins de 120 nm confirment qu’il ne s’agit pas de thermite conventionnelle (laquelle s’enflamme à plus de 900 °C), mais fort probablement d’une forme de superthermite. 

8.Après avoir allumé plusieurs fragments rouges et gris dans une DSC à 700 °C, nous avons trouvé de nombreuses sphères riches en fer ainsi que des sphéroïdes dans les résidus. Cela indique qu’une réaction à la température élevée s’était produite, puisque le produit riche en fer a, de toute évidence, dû fondre afin de prendre ces formes. Dans plusieurs de ces sphères, du fer élémentaire a été vérifié car le contenu en fer excédait significativement le contenu en oxygène. Nous concluons qu’une réaction de  réduction et d’oxydation à haute température s’est opérée dans les débris chauffés, notamment, une réaction aluminothermique.

9.Les sphéroïdes produits par les tests de DSC et d’inflammation possèdent une signature EDS (Al, Fe, O, Si, C), appauvrie en carbone et en aluminium comparativement au matériau rouge original. Cette signature chimique correspond remarquablement à celle des sphéroïdes créés par l’inflammation de la thermite commerciale, ainsi qu’à celle des microsphères trouvées dans la poussière du WTC [5].

10.   La teneur en carbone du matériau rouge indique la présence d’une substance organique, que l’on trouve habituellement dans les formules de superthermite. Elle sert à produire de fortes pressions de gaz lors de l’ignition et à rendre les formules explosives. La nature de l’élément organique dans les fragments nécessite des recherches approfondies. Nous soulignons qu’il s’agit probablement aussi d’une substance énergétique, puisque la quantité totale d’énergie libérée dans certains tests DSC excède le maximum reconnu théoriquement dans une réaction aluminothermique conventionnelle. 

Sur la base de ces observations, nous concluons que la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique.


Remarque de la rédaction de Mondialisation.ca

Définition de thermite :

Nom de marque d’une mixture sidérurgique et incendiaire composée d’une fine poudre d’aluminium et d’oxyde métallique, habituellement du fer, produisant une chaleur intense lors de la combustion.

The American Heritage® Dictionary of the English Language, Fourth Edition copyright ©2000 by Houghton Mifflin Company. Updated in 2003. Published by Houghton Mifflin Company. All rights reserved.

La thermite est un composé pyrotechnique de poudre de métal et d’oxyde métallique provoquant une réaction aluminothermique. (Wikipedia version anglaise)

Il est question de la fusion et de la combustion des structures métalliques.

« Les métaux peuvent brûler si les conditions sont adéquates, de la même façon que le bois ou l’essence.  […] Une réaction aluminothermique est un processus impliquant la combinaison et la combustion d’une mixture précise de combustibles métalliques. Cette combustion requiert des températures extrêmement élevées. » 

Les lecteurs peuvent tirer leurs propres conclusions quant à la portée considérable de ces constatations.

Bien que les auteurs n’abordent pas la question plus large des attaques du 11 Septembre, leurs conclusions sont directement liées aux causes probables de l’effondrement des édifices du WTC ce jour-là. Leurs constats mettent également en doute la validité du rapport officiel de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre.


Références :

Notes de ReOpenNews: Voir l’interview de Niels Harrit sur la TV2 danoise ainsi que la précédente ReOpenNews "Ce que la science nous apprend sur l’effondrement des tours du WTC"

Le Progrès de Lyon interviewe Franco Fracassi et ReOpen911 lors de la projection de ZÉRO

Une fois n’est pas coutume, une journaliste du journal Le Progrès de Lyon était présente à la projection de ZÉRO vendredi 24 avril au cinéma OPÉRA et a fait une interview du réalisateur Franco Fracassi ainsi que de Tanguy, représentant du groupe local lyonnais de ReOpen911. Voici cet article et la vidéo, tous deux publiés dans la partie VIDEO du site LeProgres.fr.
 


Zéro-enquête sur le 11 septembre 2001 projeté ce soir au cinéma Opéra de Lyon

Le collectif ReOpen911 organise ce soir une projection débat autour du film « zéro-enquête sur le 11 septembre » au cinéma Opéra à Lyon. Un film documentaire réalisé entre autres par le député européen Giulietto Chiesa. La projection aura lieu en présence du réalisateur Mr Franco Fracassi qui répondra aux questions. Séance de rattrapage demain salle Jean Macé à Grigny, à l’invitation du mairie de Grigny, René Balme.
 

Remettre en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, tel est l’objectif de ce documentaire. Nourri d’une centaine d’interviews et de recherches approfondies, il pointe les lacunes et les incohérences du discours américain à l’époque des faits. L’enquête journalistique s’appuie sur de nombreux témoignages recueillis dans plusieurs pays étrangers, donnant la parole aux victimes mais aussi aux techniciens, scientifiques, chercheurs, journalistes ou experts qui donnent toute sa crédibilité à l’investigation. Y figurent notamment des enregistrements sonores ou vidéos inédits et exclusifs ou nombre de documents officiels jamais diffusés.

Distribué de façon indépendante, le film a déjà conquis plusieurs milliers de spectateurs dont de nombreux sur l’Internet. Un film qui veut s’imposer comme un incontournable sur les connaissances actuelles du 11 septembre 2001 vu comme un cet événement fondateur d’une nouvelle ère, celle de l’hyper-terrorisme.
 

Deux infos confirment le doute sur le 11 Septembre 2001 (LaTéléLibre.fr)

9-11: SUJET TABOU EN FRANCE!

Un spécialiste danois en nano-chimie (1), vient de publier un article scientifique démontrant la présence d’explosifs dans les décombres du World Trade Center (2). De l’autre coté de l’Atlantique, John Farmer, l’ancien conseiller juridique de la Commission sur le 9/11 a affirmé en prélude à la sortie de son livre qu’« à un certain niveau du gouvernement, (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé » (3) .

Ces deux informations ne seront probablement pas transmises par les médias français. Dans notre pays, remettre en question la version officielle du 11 septembre n’est plus permis, sans doute parce que beaucoup ont dit n’importe quoi sur la question. Pour que les choses soient claires, La Télé Libre ne croit pas aux théories du complot. La Télé Libre ne « croit » pas tout court. La Télé Libre cherche à informer, et comme beaucoup dans le monde, elle doute que toute la vérité sur les attentats soit consignée dans le document The 9-11 Commission Report (rapport de la commission sur les attentats du 11/09/01).

Un sondage New-York Times-CBS révélait déjà en 2006 que seuls 16% des américains croyaient dans la version officielle…

Niels H. Harrit est professeur de chimie à l’université de Copenhague au Danemark. Dans un article publié le vendredi 3 avril dans The Open Chemical Physics Journal, il décrit la présence de résidus actifs d’un explosif appelé nano-thermite dans des poussières issues du WTC. Cet article, écrit en collaboration avec huit chercheurs, représente 18 mois de travail. Les conclusions sont troublantes. Une grande quantité de cet explosif, entre 10 et 100 tonnes, était semble-t-il présente, répartie dans les tours 1, 2 et 7 du World Trade Center, avant les attaques. Pour le Dr. Harrit et ses collaborateurs, seule l’utilisation de cet explosif peut être à l’origine des effondrements successifs et non les impacts des deux avions détournés par les pirates de l’air. Les éléments découverts par Niels H. Harrit et ses collègues ne figurent pas dans le rapport de la Commission sur les attentats du 11/09. L’article intitulé « Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe » a été publié il y a un peu plus de deux semaines, et n’a donc pas encore fait grand bruit. L’article scientifique est disponible dans son intégralité ici : http://www.bentham.org/open/tocpj/openaccess2.htm

Depuis plusieurs années, ce n’est pas tant les évènements du 11 septembre qui portent à débat que la version officielle de ces évènements. Consignée par une Commission dans un rapport de près 600 pages, aujourd’hui également disponibles en bande dessinée, cette version officielle est contestée par les membres du 9/11 Truth Movement à travers le monde. Leur nombre grandi de jour en jour et  des associations de spécialiste (ingénieurs, architectes, pilotes, vétérans, pompiers, hommes politiques, avocats, etc .) en faveur d’une nouvelle investigation voient régulièrement le jour. Si cet ensemble de personnes met en doute la véracité des faits décrits dans le rapport officiel, ce sont aujourd’hui certains membres de la commission qui en critiquent le travail et les résultats.

C’est le cas de John Farmer, l’ancien conseiller juridique de la Commission sur le 11/09. Il a annoncé la sortie de son livre The Ground Truth: The Story Behind America’s Defense, on 9/11 (La vérité bâillonnée : L’intrigue du 11/9 derrière la défense de l’Amérique) à paraître le 12 mai au États-Unis. Dans ce livre, il ne sera pas question de chercher ou de trouver de nouveaux coupables ou responsables. Il ne sera donc pas non plus question d’alimenter une quelconque théorie du complot. Il s’agit de faits. John Farmer part d’un constat : « A un certain niveau du gouvernement, à un moment (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé. » Pour lui, certains organismes gouvernementaux n’ont pas tout dit ou ont carrément menti. C’est le cas par exemple du NORAD (North American Aerospace Defense Command) dont la mission est la surveillance de l’espace aérien nord-américain. Cet organisme n’avait pas, à l’époque de l’enquête, mis toutes les informations dont il disposait à la disposition des enquêteurs. M. Farmer estime que les travaux sont donc biaisés et servent à établir une fausse impression de vérité. Ces commentaires émanant d’un proche conseiller de la Commission, il est difficile de ne pas en tenir compte lorsque l’on se penche sur la véracité des thèses que contient le document final.

En France, l’association reopen911.fr, fer de lance du mouvement pour la vérité sur le 11/9 continue de se mobiliser. Elle est parvenue à organiser la distribution du film “Loose Change Final Cut” en version française. Le DVD du film est distribué chez les marchands de journaux de l’hexagone avec le Hors Série numéro 5 du magazine Les Grands Mystères de l’Histoire. Le documentaire qui déchaîne les passions depuis sa première version qui date d’avril 2005 est aujourd’hui en vente dans sa dernière mouture. Toujours autant de questions, toujours aussi peu de réponses, et toujours ce doute qui gagne les spectateurs tout au long des 2h10 de ce film qui ne demande qu’une chose : une nouvelle enquête pour que la vérité soit établie.

Sans cette enquête, les “conspirationnistes” de tous poil pourront prospérer en propageant ce qu’ils présentent comme des certitudes.

Antoine Sanchez pour LaTéléLibre.fr

Les liens/références et le gras sur certains passages de l’article ont été ajoutés par ReOpenNews


Références :

(1) Intervention du professeur Niels H. Harrit sur la télévision danoise

(2) Une nouvelle étude scientifique confirme la présence de thermite dans la poussière du WTC

(3) Un avocat de la Commission sur le 11 septembre déclare : le gouvernement a accepté de mentir

Ce que la science nous apprend sur l’effondrement des tours du WTC

Après la récente publication dans la très sérieuse revue scientifique "Open Chemical Physics Journal" d’un article écrit par neuf chercheurs internationaux démontrant la présence de matériau explosif de type nano-thermite dans les poussières du World Trace Center, l’un des coauteurs, Niels Harrit, fut interviewé sur la chaîne danoise TV2. En voici la vidéo sous-titrée en français, ainsi que sa transcription.

 

 

Des chercheurs internationaux ont trouvé des traces d’explosifs dans les ruines du World Trade Center. Un nouvel article conclut que l’impact des 2 avions détournés n’a pas causé les effondrements en 2001.

DES EXPLOSIFS DANS LES TOURS

Nous revenons sur le 11/9 – l’attaque majeure à New York. Apparemment, l’impact des 2 avions n’a pas causé l’effondrement des tours, c’est ce que conclut un article scientifique publié récemment. Des chercheurs ont trouvé un explosif dans les débris, de la nano-thermite, qui ne pouvait pas venir des avions. Ils croient que plusieurs tonnes d’explosifs ont été préalablement placées dans les buildings.

Journaliste : « Niels Harrit, vous et 8 autres chercheurs concluez dans cet article que c’est de la nano-thermite qui a causé l’effondrement des buildings. Qu’est-ce que la nano-thermite ? »

Harrit : « Nous avons trouvé de la nano-thermite dans la poussière du WTC. Nous ne disons pas que seule la nano-thermite fut utilisée. La thermite date de 1893. C’est un mélange d’aluminium et de poudre de rouille, qui réagit en causant une chaleur intense. La réaction atteint une température de 2500°C. Cela peut être utilisé pour souder ou pour faire fondre de l’acier. La nanotechnologie rend les choses plus petites. Donc, dans la nano-thermite, cette poudre de 1893 est réduite en d’infimes portions, parfaitement dosées. Lorsqu’elles réagissent, une chaleur intense se développe beaucoup plus vite. Des additifs peuvent être mélangés à la nano-thermite pour dégager une intense chaleur, ou servir d’explosif extrêmement puissant. Elle contient plus d’énergie que la dynamite, et peut être utilisée comme carburant pour une fusée. »

Journaliste : « J’ai cherché nano-thermite sur Google, et très peu a été écrit sur le sujet. Est-ce une substance connue des scientifiques ? Ou est-ce tellement nouveau que les scientifiques en connaissent à peine l’existence ? » 

Harrit : « C’est une appellation générique pour les substances hautement énergétiques. Si les chercheurs civils (comme moi) ne sont pas familiers avec celles-ci, c’est sans doute parce qu’ils ne travaillent pas beaucoup avec des explosifs. Quant aux scientifiques militaires, il faudrait leur demander. Je ne sais pas dans quelle mesure ils maîtrisent la nanotechnologie. » 

Journaliste : « Donc vous avez trouvé cette substance dans le WTC, pourquoi pensez-vous qu’elle a causé l’effondrement ? »

Harrit : « Eh bien, c’est un explosif. Quelle autre raison expliquerait sa présence ? »

Journaliste : « Vous pensez que la chaleur intense a fait fondre la structure d’acier qui supportait les bâtiments, et a causé leur effondrement total ? » 

Harrit : « Je ne peux pas le dire précisément, puisque cette substance peut servir les deux objectifs. Elle peut exploser et déchiqueter les matières, et elle peut les faire fondre. Les deux effets ont probablement été utilisés, selon moi. Du métal fondu s’échappe de la tour sud plusieurs minutes avant la chute. Cela indique que la structure tout entière fut affaiblie à l’avance. Ensuite, les explosifs classiques entrent en jeu. La séquence de l’effondrement en soi doit alors être parfaitement réglée, du haut jusqu’en bas. »

Journaliste : « De quelles quantités parle-t-on ? »

Harrit : « Beaucoup. Il n’y avait que 2 avions, et 3 gratte-ciel se sont effondrés. Nous savons en gros combien de poussière fut produite. Les images montrent des quantités énormes, tout fut pulvérisé, sauf l’acier. Et on sait aussi combien nous avons trouvé de thermite qui n’avait pas réagi. Cette matière qui n’a pas réagi pour une raison ou une autre, c’est le ‘loaded gun’, (la preuve). On parle ici en tonnes. Plus de 10 tonnes, peut-être 100. »

Journaliste : « Plus de 10 tonnes, peut-être 100 tonnes, dans les 3 gratte-ciel ? Et ces substances ne sont pas normalement présentes dans de tels buildings ? »

Harrit : « Non, non, non, non ! Ces matériaux sont extrêmement avancés. »

Journaliste : « Comment placez-vous un tel matériau dans un gratte-ciel, à tous les étages ? »

Harrit : « Comment vous l’y apportez ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « Par palettes. Si je devais transporter de telles quantités, j’utiliserais des palettes. Prenez un camion et apportez-les sur des palettes. » 

Journaliste : « Pourquoi ne l’a-t-on pas découvert avant ? »

Harrit : « Par qui ? »

Journaliste : « L’entretien, par exemple. Si vous déplacez 10 à 100 tonnes de nano-thermite, et que vous le placez à tous les étages. Je suis juste surpris que personne n’ait rien vu. »

Harrit : « En tant que journaliste, vous devriez poser cette question à la société responsable de la sécurité du WTC. »

Journaliste : « Donc vous ne doutez pas un instant que cette matière était présente ? »

Harrit : « Vous ne pouvez pas ignorer la recherche scientifique. Nous avons trouvé de la thermite qui n’a pas réagi. »

Journaliste : « Quelles réactions votre article a-t-il causées dans le monde ? C’est tout à fait nouveau pour moi. »

Harrit : « Oui, bien sûr. Ça n’a été publié que vendredi dernier. Il est trop tôt pour le dire. Mais l’article n’est peut-être pas aussi révolutionnaire que vous le pensez. Des centaines de milliers de gens dans le monde savent depuis longtemps que les 3 bâtiments ont été démolis. C’est une évidence. Notre recherche n’est que le dernier clou sur le cercueil. Ce n’est pas le ‘smoking-gun’, c’est le ‘loaded-gun’. Chaque jour, des milliers de gens réalisent que le WTC a été démoli. On n’arrêtera pas cela. »

Journaliste : « Pourquoi personne n’a découvert plus tôt qu’il y avait de la nano-thermite dans les buildings ? Presque 10 ans ont passé. »

Harrit : « Vous voulez dire dans les poussières ? »

Journaliste : « Oui. »

Harrit : « C’est par chance que quelqu’un a regardé la poussière au microscope. Ce sont de minuscules fragments rouges. Les plus gros ont une taille de 1 mm, et peuvent être vus à l’œil nu. Mais vous avez besoin d’un microscope pour voir la grande majorité. C’est par chance que quelqu’un les a découverts il y a deux ans. Il a fallu 18 mois pour préparer l’article scientifique auquel vous vous référez. C’est un article très élaboré basé sur une recherche minutieuse. »

Journaliste : « Vous avez travaillé sur le sujet pendant des années, parce que ça n’avait pas de sens pour vous ? »

Harrit : « Oui, plus de 2 ans en fait. Tout a commencé quand j’ai vu l’effondrement du bâtiment 7, le 3e gratte-ciel. Il s’est effondré 7 heures après les Tours Jumelles. Et il n’y avait que deux avions. Lorsque vous voyez un building de 47 étages, haut de 180 m, s’effondrer en 6,5 secondes, et que vous êtes scientifique, vous dites : « Quoi ? ».  J’ai dû le regarder encore… et encore. J’ai poussé le bouton 10 fois, et ma bouche s’ouvrait de plus en plus. D’abord, je n’avais jamais entendu parler de ce bâtiment auparavant. Et il n’y avait pas de raison pour un tel effondrement, tout droit vers le bas, (zoups) en 6,5 secondes. Je n’ai pas eu de paix depuis ce jour. »

Journaliste : « Depuis le 11/9 il y a eu des spéculations, et des théories du complot. Que dites-vous aux téléspectateurs qui entendent parler de votre recherche pour la première fois et disent, ‘Nous avons déjà entendu tout ça, il y a beaucoup de théories du complot.’ Que diriez-vous pour les convaincre que ceci est différent ? »

Harrit : « Je pense qu’il n’y a qu’une seule théorie du complot qui vaut la peine d’être mentionnée, c’est celle des 19 pirates de l’air. Je crois que les spectateurs doivent se poser la question, quelle preuve ont-ils vue qui soutient la théorie officielle du complot. Quelqu’un a-t-il vu des preuves, j’aimerais les entendre. Personne n’a été officiellement été poursuivi. Personne n’est recherché. Notre travail devrait mener à l’ouverture d’une enquête criminelle appropriée sur les attaques terroristes du 11 Septembre. Parce qu’il n’y en a jamais eue. Nous l’attendons toujours. Nous espérons que nos résultats seront utilisés comme preuve technique quand ce jour viendra. »

Journaliste : « Niels Harrit, c’est fascinant, merci d’être venu. »

Harrit : « Ce fut un plaisir. »
 


Notes: (*) Lire notre précédente ReOpenNews "Une nouvelle étude scientifique confirme la présence de thermite dans la poussière du WTC"

Ben Laden innocenté… dans une émission TV hollandaise

Le Jury de l’émission "L’avocat du diable" n’a trouvé aucune preuve que ben Laden était derrière le 11 Septembre.

Mercredi soir, à la fin de l’émission "L’avocat du diable" sur la chaîne publique Nerderland 2, le jury composé de deux hommes et trois femmes, de même que le public présent, a conclu qu’il n’existait aucune preuve que ben Laden était le cerveau derrière les attentats du World Trade Center et du Pentagone en 2001.

Les Pays-Bas, patrie du créateur de "Big Brother" Endemol, sont connus pour être à l’avant-garde d’émissions de télévision sous licence. Mais même pour le standard hollandais, "L’avocat du diable," créé par la maison de production basée à Amsterdam AVRO, repousse les limites.

L’émission met en scène l’avocat vedette Gerard Spong qui prend la défense des plus grands criminels de la planète.

Dans la dernière émission en date, Spong est parvenu à convaincre le jury que la connexion de ben Laden au 11 Septembre était le fruit de la "propagande occidentale". Le jury a également statué qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments prouvant que ben Laden est le véritable chef du réseau terroriste al-Qaida. En revanche, le jury a jugé ben Laden coupable d’être un "terroriste qui a perverti l’Islam."

L’émission va sans aucun doute attiser le débat, déjà très animé aux Pays-Pas, sur l’immigration et l’importante minorité musulmane dans le pays. Les Pays-Bas ont connu une brusque montée du sentiment anti-immigration et anti-islamique après l’assassinat en 2004 du réalisateur néerlandais Theo Van Gogh par un extrémiste musulman.

Spong a été au centre du débat, soutenant des actions légales à l’encontre du politicien anti-immigration Geert Wilders.

Par Scott Roxborough pour le Hollywood Reporter, le 9 avril 2009, traduction de SpotlessMind