Les moines de Tibéhirine auraient été tués par l’armée algérienne

Après l’attentat de Karachi, voilà un nouveau scoop "conspirationniste"! D’ici 10 ans nous pourra-t-on espérer des articles de la presse dominante révélant les dissimulations concernant le 11 Septembre?
 


L’armée algérienne aurait tué les moines de Tibéhirine, selon un militaire français

L’hypothèse, déjà avancée à plusieurs reprises ces dernières années, mais jamais démontrée, selon laquelle les sept moines trappistes auraient été tués par l’armée algérienne au cours d’une "bavure", se trouve aujourd’hui singulièrement renforcée.


L’archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, et l’imam Gaci
devant les plaques à la mémoire des moines assassinés par des terroristes
algériens en 1996 à Tibéhirine, en Algérie, le 20 février 2007.

Après des années d’hésitation, un témoin clé de cette affaire a accepté de déposer, le 25 juin à Paris, devant Marc Trévidic, le juge d’instruction chargé de l’enquête depuis deux ans, à la suite du juge Jean-Louis Bruguière. Il s’agit d’un Français, qui a été attaché militaire à l’ambassade de France à Alger, entre 1995 et 1998, en pleine "décennie de sang", lorsque groupes islamistes armés et service de sécurité algériens s’affrontaient dans une "sale guerre" qui allait se solder par quelques 100 000 morts.

En mai 1996, lors d’une mission dans l’Atlas blidéen, du côté de Médéa, à une soixantaine de kilomètres d’Alger, deux hélicoptères de l’armée algérienne ont mitraillé un bivouac, croyant qu’il s’agissait d’un groupe armé, car la zone était supposée être vide. " Ils se sont ensuite posés. (…) Ils ont pris des risques. Une fois posés, ils ont découvert qu’ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles. Ils ont appelé par radio le CTRI de Blida", a expliqué le général à la retraite Buchwalter, le nouveau témoin, au juge Trévidic dans sa déposition à laquelle Le Monde a eu accès.

DRAME MAQUILLÉ

De qui l’attaché de défense français tenait-il cette information ? De l’un de ses bons amis algériens, qui lui avait fait cette confidence, à l’époque des faits, tous deux étant très liés pour être passés ensemble par l’école de Saint-Cyr. Le frère de cet ami algérien était aux commandes de l’un des hélicoptères qui avait tiré sur le groupe dans lequel se trouvaient les sept moines et leurs ravisseurs.

Le témoin du juge Trébidic pourrait-il être l’informateur d’un journaliste italien, Valerio Pellizzari, qui a fait des révélations en ce sens, il y a tout juste un an ? Dans La Stampa du 6 juillet 2008, Valerio Pellizzari, enquêteur réputé, expliquait déjà ce dérapage de l’armée algérienne. En revanche, il masquait l’identité et la fonction de son informateur, se contentant d’évoquer "un haut fonctionnaire d’un gouvernement occidental". Il semblerait bien que sa source était le général Buchwalter.

Le procès-verbal du 25 juin rejoint en tous points l’article de La Stampa, lequel fournissait encore plus de détails. Il y était démontré que l’enlèvement des moines avait été planifié par des militaires algériens "déviés ". Les islamistes ne représentant que la "main-d’œuvre" de l’opération. Celle-ci avait été planifiée pour montrer le danger que représentait la déferlante islamique, de manière à provoquer l’indignation internationale face à la séquestration de sept cibles humaines désarmées. Sans la bavure des hélicoptères, les sept moines auraient peut-être été libérés sans une égratignure.

A la suite de cette méprise, les autorités algériennes firent tout pour maquiller le drame et en faire porter la responsabilité aux islamistes des Groupes islamiques armés (GIA). Mais les corps des sept religieux étant criblés de projectiles "qui ne pouvaient appartenir qu’à un arsenal d’une armée régulière" et non aux GIA, comme le soulignait Valerio Pellizzari, les moines furent décapités pour qu’on ne voie jamais leurs dépouilles. Seules, leurs têtes furent découvertes, officiellement le 31 mai. Elle furent inhumées à Tibéhirine. Les corps n’ont jamais été retrouvés.

Les autorités françaises ont-elles su, au printemps 1996, que la mort des sept moines n’était pas due aux GIA mais à un dramatique dérapage de militaires algériens ? Le témoin du juge Trévidic est formel : "oui". Il avait rendu compte à ses supérieurs des informations qu’il avait recueillies de son ami algérien dans un rapport écrit. "Il n’y a pas eu de suite. [Les uns et les autres] ont observé le black-out demandé par l’ambassadeur [de France à Alger]", répond-il laconiquement.

Par Florence Beaugé pour LeMonde.fr

Enquête indépendante sur les conditions d’envoi des troupes britanniques en Irak

2009 marquera le retrait de la majorité des troupes britanniques d’Irak. Désormais, on se demande dans quelles conditions Tony Blair a envoyé les contingents et quelles sont les incidences d’une telle décision. Pour répondre à ces deux points, une enquête indépendante du gouvernement a été ouverte ce lundi 15 juin 2009. Initialement, par mesure de sécurité, les débats devaient se tenir à huis clos. Une polémique nationale éclate à ce sujet.


 

 


 

Brown promet une enquête indépendante sur la guerre en Irak

France 24, Lundi 15 juin 2009

Le Premier ministre Gordon Brown a annoncé l’ouverture prochaine d’une enquête "indépendante" d’un an sur la participation britannique à la guerre en Irak, qui couvrira une période allant de 2001 à nos jours.

AFP - Le Premier ministre Gordon Brown a annoncé lundi l’ouverture prochaine d’une enquête "indépendante" sur la participation britannique à la guerre en Irak, pour faire la lumière sur l’une des pages les plus controversées de l’histoire récente du Royaume-Uni.
  
Mais ses audiences se tiendront à huis clos et ses conclusions ne seront pas publiées avant un an, a-t-il immédiatement précisé, provoquant la colère de l’opposition et des militants pacifistes.
  
Cette enquête "sans précédent" portera sur une large période allant de 2001 à juillet 2009, date à laquelle la quasi-totalité des soldats britanniques auront quitté le sol irakien six ans après le début du conflit, a indiqué le Premier ministre. Elle débutera "aussi tôt que possible" après le 31 juillet.
  
L’objectif n’en sera pas de "désigner des responsables" mais de préciser les conditions dans lesquelles Tony Blair a engagé les troupes britanniques aux côtés de l’armée américaine de George Bush en Irak en 2003, et les conséquences de cette décision.
  
"Cette enquête est essentielle pour qu’en tirant les leçons (de cette guerre), nous renforcions la bonne santé de notre démocratie, de notre diplomatie et de notre armée", a déclaré le chef du gouvernement devant la chambre des Communes.
  
Contrairement à ce que réclamaient l’opposition et de nombreuses familles de soldats, l’enquête se tiendra à huis clos pour raisons de "sécurité nationale". Un rapport sera publié à l’issue -à l’exception des passages les plus sensibles pour la sécurité nationale- mais pas avant un an, a prévenu le Premier ministre.
  
Les conclusions de l’enquête ne seront donc publiées qu’après les prochaines élections législatives, prévues au plus tard en juin 2010.
  
Le responsable de l’opposition conservatrice David Cameron, donné largement favori par tous les sondages, y a immédiatement vu une manoeuvre délibérée visant à repousser au-delà du prochain scrutin d’éventuelles "conclusions inopportunes" pour le Premier ministre.
  
Ce dernier, affaibli par des démissions en cascade de ministres après le scandale des notes de frais et une déroute électorale début juin, s’emploie depuis plusieurs jours à rétablir son autorité par une série d’annonces.
  
"La Grande-Bretagne n’a pas besoin d’une enquête secrète conduite par une poignée de dignitaires triés sur le volet par le Premier ministre", s’est insurgé Nick Clegg, chef des Libéraux-démocrates, deuxième parti d’opposition.     Devant le Parlement, des manifestants se sont rassemblés pour exprimer leur colère.
  
"Nous sommes ici aujourd’hui parce qu’ils viennent d’annoncer que l’enquête sera menée en secret, ce qui est selon moi une insulte à la démocratie dans ce pays", a commenté Ben Beach, un étudiant de 19 ans.
  
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement britannique est soupçonné de vouloir étouffer les éléments les plus controversés de son engagement en Irak.
  
En février dernier, il avait opposé son veto à une décision de justice l’obligeant à publier les minutes de réunions cruciales au cours desquelle Tony Blair et ses ministres avaient décidé d’entrer en guerre contre l’Irak en 2003, sans le feu vert des Nations Unies et malgré l’opposition farouche d’une majorité de Britanniques.
  
Tirant un nouveau bilan de la contribution britannique, M. Brown a relevé que quelque 120.000 soldats de Sa Majesté ont servi en Irak pendant le conflit.
  
Il s’est dit "extrêmement fier" de cette mission dont la partie militaire s’est achevée le mois dernier. Seuls une centaine d’entre eux resteront en Irak au-delà de fin juillet, dans le cadre d’un accord signé début juin entre Londres et Bagdad.
  
Depuis mars 2003, 179 soldats britanniques ont trouvé la mort en Irak.
 


A écouter : Londres, enquête indépendante sur la guerre d’Irak / RSR.ch

Marc Chesney : le 11 septembre et les délits d’initiés probables

L’économiste Marc Chesney s’intéresse de près aux étranges opérations boursières effectuées la veille du 11 septembre.
 


MARC CHESNEY, ECONOMISTE INITIE

Le 11 Septembre 2007, tandis que LES ECHOS publiaient un article trés documenté sur les opérations boursières inhabituelles du 10 Septembre 2001 analysées par l’économiste Marc Chesney (Université de Zürich, ancien professeur à HEC), Jean Jacques Bourdin et son assistante Emma Strack lui donnaient la parole sur RMC.

TRANSCRIPTION de l’interview accordée par Marc Chesney à Jean Jacques Bourdin sur RMC le 11 Septembre 2007 entre 10H00 et 11H00, à propos des calculs statistiques effectués par M. Chesney conduisant à la forte probabilité de délits d’initiés à la bourse de New-York le 10 Septembre 2001.


Jean-Jacques Bourdin

- JEAN JACQUES BOURDIN « Nous sommes le 11 Septembre, souvenons-nous du 11 Septembre 2001 . Eh bien 2 professeurs de l’université de Zürich soupçonnent des délits d’initiés autour du 11 Septembre 2001, Emma Strack…»

- EMMA STRACK « Oui, ils viennent de sortir une étude qui passe à la loupe les volumes de certaines actions boursières juste avant le 11 Septembre et ils ont analysés 20 grands groupes américains notamment dans l’aéronautique et la finance et les transactions réalisées entre le 6 et le 10 Septembre 2001, ils ont par exemple établi que 1535 promesses de vente pour des titres AMERICAN AIRLINES normalement qui arrivaient à échéance en Octobre 2001 ont été avancés au 10 Septembre alors que les 3 semaines précédentes on comptait seulement 23 contrats par jour donc conclusion des 2 experts la probabilité qu’il y ait eu délit d’initiés est très forte pour AMERICAN AIRLINES mais aussi UNITED AIRLINES, MERRILL LYNCH, BANK OF AMERICA ou JP MORGAN. »

- Bien, nous essaierons de joindre l’un de ces 2 professeurs de l’Université de Zürich, espérons qu’ils parlent français et nous essaierons de diffuser leur témoignage tout à l’heure entre 10H00 et 11H00 parce que ça mérite quand même, ça mérite qu’on se penche de près sur ce sujet. […]

JEAN JACQUES BOURDIN : « Allez, nous changeons de sujet. Je suis très heureux d’avoir en ligne M. Marc Chesney, qui est professeur de finance à l’Université de Zürich. Marc Chesney bonjour ! »
MARC CHESNEY : « Bonjour ! »
- Merci d’étre avec nous ce matin
- Je vous en prie.
- Alors j’ai regardé l’étude réalisée par l’université de Zürich, vous même et d’autres, euh, vous avez travaillé sur les volumes enregistrés sur certaines options de vente juste avant le 11 Septembre 2001 ?
- Effectivement
- Vous avez cherché en fait des délits d’initiés autour du 11 Septembre, hein c’est cela ?
- Oui c’est cela.
- Alors vous vous êtes penché sur 20 grands groupes américains, expliquez nous Marc Chesney…
- Alors nous avons considéré 3 secteurs, le secteur aéronautique d’une part, le secteur bancaire d’autre part, et le secteur assurances, ainsi qu’un secteur de contrôle, composé de sociétés qui n’avaient rien à voir avec les attentats du 11 Septembre, par exemple avec Coca Cola, Hewlett Packard
- Oui
- Et nous observons des volumes très importants dans les jours qui ont précédés le 11 Septembre, des volumes très importants pour des sociétés comme AMERICAN AIRLINES, UNITED, et curieusement pas pour DELTA qui n’a pas été confrontée, qui n’a pas été directement concernée par les attentats. Certaines banques aussi sont concernées, certaines de celles qui étaient localisées dans les tours ou dans le quartier, dans les 2 tours ou dans le quartier. AXA a été aussi concernée, mais plus sur la place de Paris qu’aux Etats-Unis…
- Oui…
- Et si on compare ce qui s’est passé avec ces sociétés, avec le cas de Coca Cola et de Hewlett Packard, les volumes sont bien plus importants, enfin plus précisément il faut peut-être que j’explique ce dont il s’agit ?
- Voilà !
- Il s’agit d’options de vente.
- C’est à dire que des quantités d’action étaient prêtes à être vendue la veille et les 2, 3 jours précédant le 11 Septembre.
- je prends peut-être un exemple, c’est le plus simple
- Allez
- Le cas AMERICAN AIRLINES : le cours d’AMERICAN AIRLINES était de 29,7 dollars le 10 septembre donc la veille des attentats.
- Oui
- Et euh… le 17 Septembre, jour de réouverture des marchés, il était passé de 29,7 à 18 dollars
- A 18 dollars oui….
- Le 10 Septembre il y a eu un volume très important d’options de ventes achetées sur AMERICAN AIRLINES. Quand je dis très important c’est 60 fois plus que la moyenne des 3 semaines précédentes, hein ! C’est pas 60%, c’est 60 fois plus !
- 60 fois plus !
- La veille, hein…donc ces options donnaient le droit de vendre à 30 dollars l’action UNITED AIRLINES jusqu’à fin octobre, donc ceux qui ont acheté ces options effectivement avaient le droit de vendre pour 30 dollars, eh bien le 17 ils ont pu vendre 30 dollars ce qui valait 18. Ils ont pu acheter à 18 dollars donc et revendre à 30 donc cela a généré un profit de 12 dollars, la différence entre 30 et 18 par option…
- Par option…
- Voilà, et les volumes ont été très importants, comme je vous dis 60 fois plus…
- Oufff !…
- Donc cela donne un ordre d’idée. Alors, l’argument invoqué a été de dire que c’était normal, après tout les marchés étaient baissiers… Oui ils étaient baissiers mais encore une fois on n’observe pas de tels mouvements pour d’autres sociétés, on observe pas de tels mouvements, de tels volumes d’options de vente pour l’indice Standard and Poor 500.
- Mmmhhh, c’est troublant hein Marc Chesney.
- C’est troublant, c’est troublant.
- C’est vraiment troublant.
- Mais encore une fois il ne s’agit pas d’une preuve sous l’angle juridique du terme, hein, c’est un travail statistique et économétrique.
- Je comprend je comprend je rappelle Marc Chesney que vous avez été professeur à HEC,
- Effectivement
- Et que vous êtes maintenant professeur de finance à l’Université de Zürich.
- Oui
- Vous n’êtes pas un hurluberlu qui tout à coup heu… vous avez d’ailleurs travaillé à plusieurs sur ces questions…
- Exactement, j’ai commencé en 2001 et on a eu accès à une base de données publiques, alors bien sûr on a pas eu accès aux noms, aux identités,
- Bien sûr
- On a eu accès aux prix des options, et aux volumes.
- Il est impossible d’avoir accès aux noms et aux identités…
- Ah… enfin, pour moi en tout cas, il faut une volonté politique, policière, juridique on va dire.
- Il faut une volonté politique… Est-ce qu’un Etat, hein, est-ce qu’un Etat qui a eu l’un de ses ressortissants tué le 11 Septembre pourrait porter l’affaire sur le plan juridique ?
- Bien sûr bien sûr bien sûr, à partir du moment où un état le souhaite, on trouve les identités
- On trouve les identités…
- Mais il y a eu des enquêtes qui ont été menées, officiellement aux Etats-Unis, en Angleterre, en France, en Italie, mais plus simplement elles concluent le plus souvent à un non lieu… et c’est là où on peut se poser des questions. Bien sûr, les enquêteurs ont eu accès aux identités… s’ils le souhaitaient…, ce n’est pas notre cas, mais sur quelles bases ont-ils pu conclure à un non lieu alors que du point de vue des volumes, du point de vue financier, euh… c’est vraiment troublant ! Enfin, bon, je veux dire que le résultat est clair pour nous il y a une forte probabilité de délits d’initiés, on a utilisé des outils objectifs qu’on aurait pu utiliser pour d’autres suspicions et la conclusion c’est que de notre point de vue, du point de vue statistique c’est très clair, maintenant si juridiquement parlant on conclut de manière opposée encore faudrait-il expliquer pour quelles raisons, je crois que cela intéresse tout citoyen… Ca peut intéresser tout citoyen…
- Votre témoignage est très très intéressant Marc Chesney, hein, je vous remercie…
- Je vous en prie
- Et je vous remercie pour ce travail, vous allez le poursuivre ce travail ?
- Oui oui, certainement, j’y travaille depuis 2001, oui oui je vais continuer
- Eh bien continuez, nous vous appellerons, merci Marc Chesney
- Merci bonne journée au revoir

Source : ARTEFACTS 911, publié le 22 février 2008
 

Le Professeur  Chesney a identifié 20 grands groupes américains dont les options de ventes ont servi à spéculer à la baisse, parmi lesquels  American Airlines, United Airlines, Merrill Lynch, Bank of America, Citigroup, Marsh & McLehnan, Morgan Stanley (qui occupait 22 étages du WTC), Carlyle group (en lien avec des intérêts financiers des familles Bush et Ben Laden), Axa Re et Munich Re (les assureurs du WTC). Pour l’essentiel, il s’agit de compagnies aériennes, de sociétés d’assurances et de réassurance ainsi que de banques d’affaires.

La plupart des transactions aurait été réalisée par la Deusche Bank et sa filiale d’investissements américaine Alex Brown.

Les ordinateurs utilisés pour les transactions se trouvaient dans les tours du WTC.

Les actions de Citigroup auraient rapporté plus de 15 milliards de dollars à leurs détenteurs. Jérôme Kerviel quant à lui se souvient  : « Les meilleures affaires de l’histoire de la Société Générale ont été réalisées le 11 septembre 2001 » dit-il. C’est ce que m’a dit l’un de mes managers. Il semble que ce jour-là les profits réalisés aient été colossaux.

La Security Exchange Commission, le régulateur américain et ses équivalants britannique, allemand , français, néerlandais mettent fin à leur enquête car rien ne peut prouver qu’il y a délits d’initiés. Pourtant la SEC a examiné plus de 9,5 millions de transactions  effectuées peu avant l’événement du 11/9. Mais aucun état ne souhaite ouvrir une enquête. Pourquoi ? La réponse serait- elle stupéfiante ?

Juste après les attentats, ces montages financiers ont été attribués aux terroristes. Mais, ne pouvant mettre la main sur ceux ci, aucune preuve ne peut être donnée, sans doute au grand soulagement des réels opérateurs professionnels. La Commission d’enquête quant à elle parle d’investisseurs institutionnels aux USA, sans lien avec al-Qaida (et donc au delà de tout soupçon!), c’est pourquoi aucune enquête judiciaire n’a eu lieu.
 


Notes :

(1) L’article de LesEchos.fr  en fichier PDF : 4620847 – 11 septembre 2001 : des volumes inhabituels sur les

(2) Le délit d’initié est un délit boursier que commet une personne qui vend ou achète des valeurs mobilières en se basant sur des informations dont ne disposent pas les autres; l’utilisation ou la communication d’éléments privilégiés peuvent permettre des gains illicites lors de transactions boursières, qui sont interdits par la règlementation de contrôle des marchés financiers. Dans le délit d’initié nous avons affaire à deux types d’investisseurs dits initiés :

  • ceux qui ont les informations de la presse boursière
  • les personnes qui vivent dans la société émettrice de titre et qui disposent d’informations privilégiées sur cette société

Le code des marchés financiers1 réglemente le délit d’initié en disposant que l’initié qui aura réalisé ou permis de réaliser sur le marché boursier, directement ou par personne interposée, une opération avant que le public ait connaissance des informations privilégiées, commet un délit.


A lire :

  • Eric Laurent : La face cachée du 11 septembre.  L’auteur s’intéresse aux mouvements financiers en septembre 2001. Il se pourrait que quelques initiés – des banques islamistes proche d’al Qaida – aient provoqué un mouvement financier en lançant une rumeur qui aurait provoqué la baisse des cours.
  • Crésus : Confession d’un banquier pourri / ed. fayard : récit sur le milieu de la haute finance et les rouages des transactions à l’international

A voir :

  • L’interview de RMC avec Marc Chesney / Dailymotion
  • Lors d’une Conférence au Forum Meyrin de Genève le 28 février 2008 avec le Professeur Daniele Ganser, le Professeur Marc Chesney  fait l’analyse des mouvements boursiers les jours précédents les attentats où des profits incroyables ont réalisés en un temps record, entre le 6 et le 10 septembre : Délits d’initiés 11 septembre  : Pic pétrolier – 11 septembre 2001 – guerre contre le terrorisme : quels sont les liens / Dailymotion

Attentat de Karachi en 2002: nouvel exemple de terrorisme d’état

Le 9 septembre 2002 au Pakistan, un autocar transportant des collaborateurs français de la DCN (Direction des Constructions Navales) qui se rendaient depuis leur hôtel de Karachi à leur travail explosait, percuté par un véhicule bourré d’explosifs.

Cet attentat suicide a fait au total 14 morts dont onze français et 12 blessés. L’enquête ouverte par la police pakistanaise, renforcée pour l’occasion par des agents du FBI et de la DST française s’orientait rapidement en direction des réseaux islamistes, notamment celui d’al-Qaïda à qui sont attribués également les attentats du 11 septembre 2001.

Près de sept ans plus tard, après un simulacre d’enquête et de justice (au bout de 6 ans d’emprisonnement, deux islamistes suspectés ont finalement été acquittés en mai dernier, faute de preuves), c’est une toute autre vérité qui est mise au jour concernant l’attentat de Karachi, comme le rapporte l’article qui suit.

A quand une note de type "Nautilus" pour les attentats du 11 Septembre? 


 

Attentat de Karachi en 2002: l’enquête s’oriente vers une "affaire d’Etats"

CHERBOURG (France) – L’enquête sur l’attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux français DCN s’oriente vers une "affaire d’Etats", et non plus vers Al-Qaïda, a affirmé jeudi l’avocat de sept familles de victimes, après avoir vu les juges antiterroristes.

"La piste Al-Qaïda est totalement abandonnée. Le mobile de l’attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions" de la France au Pakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué à l’AFP Me Olivier Morice, à l’issue d’une rencontre des juges antiterroristes avec les familles des victimes à Cherbourg (ouest).

Selon l’avocat, ces commissions ont été arrêtées à l’arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République française en 1995.

Dans ce scénario, l’attentat aurait été une représaille au non-versement des commissions.

"Il s’agit d’une affaire d’Etats impliquant la France, le Pakistan et l’Arabie saoudite, bailleur de fonds du Pakistan", a déclaré Magali Drouet, fille d’un salarié de la DCN, défendue par Me Morice.

Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d’une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d’armes. Des policiers avaient mis la main lors d’une perquisition au siège de la DCNS (ex-DCN) sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles ont transité des commissions versées en marge de contrats d’armements.

Un de ces documents, baptisé Nautilus et non signé, faisait état d’une "instrumentalisation" de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l’armée. Il indiquait que "l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes" des services secrets pakistanais.

Selon cette note, versée au dossier de l’instruction, "les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action, poursuivaient un but financier (…) Il s’agissait d’obtenir le versement de commissions non honorées" dans le cadre d’un achat de sous-marins français par le Pakistan en 1994.

Cette piste, un temps écartée par les juges chargés de l’enquête, serait de nouveau prise très au sérieux au vu "d’éléments nouveaux entrés récemment dans le dossier", selon un enquêteur qui n’a pas précisé la nature de ces nouveaux éléments.

"On s’oriente nécessairement vers des actes de grande importance. Des personnalités politiques de premier plan vont être entendues", a estimé Me Morice.

Le 8 mai 2002, un kamikaze a précipité une voiture bourrée d’explosifs contre un minibus transportant des employés de la Direction des constructions navales (DCN), tuant onze ingénieurs français et trois Pakistanais à Karachi, grand port du sud et capitale économique du Pakistan.

Les victimes françaises participaient à la construction d’un sous-marin.
 

©AFP / 18 juin 2009, publié sur Romandie.com
Parties en gras par ReOpenNews
 


A consulter :

 

11 septembre 2001 : Le vent serait-il en train de tourner ?

Nous pouvons constater un certain frémissement médiatique depuis quelques mois sur cette question du 11 septembre 2001 … et ce même en France !

Chronologie des évènements médiatiques qui ont jalonné ces derniers mois :

Le 25 mars dernier, l’euro député et journaliste Giulietto Chiesa fut invité sur le plateau de la chaîne de télévision bordelaise TV7 pour présenter son film documentaire Zéro, Enquête sur le 11 Septembre. Plébiscité par les médias italiens et sélectionné pour le festival du cinéma de Rome en 2007, Zéro, Enquête sur le 11 Septembre est une rigoureuse enquête journalistique qui met en exergue les innombrables incohérences et inexactitudes de la version officielle des attentats du 11-Septembre.

Chiesa
Giuletto Chiesa invité sur la télévision bordelaise TV7

Deux semaines plus tard, le 6 avril 2009, le scientifique Niels Harrit fut l’invité du JT de TV2, l’une des deux chaînes danoises les plus respectées, suite à la récente publication dans la revue scientifique Open Chemical Physics Journal d’une étude internationale démontrant la présence d’explosifs de type nano-thermite dans les décombres du WTC. Ne passez pas à côté de cette interview édifiante sous-titrée par l’association Reopen911 ! La Télé Libre de John Paul Lepers relaya cette information explosive dans un article au sous-titre évocateur : “9/11: SUJET TABOU EN FRANCE!”. Une nouvelle brèche s’ouvrait alors dans le mur de l’omerta française sur la question du 11-Septembre.

Harrit
Niels Harrit, à gauche, au JT de TV2 (Danemark)

Ce fut ensuite France Inter qui courant mai consacra une série de 3 émissions sur les zones d’ombre des attentats du 11/9 (émission de Patrick Pesnot "les Rendez-vous avec X" des 9, 16 et 23 mai 2009). Pour un résumé de cette série d’émissions, lisez le très bon article de Taïké Eilée « France Inter égratigne la version officielle du 11-Septembre » publié sur Agoravox.

Le 28 mai outre-atlantique, alors que France Inter venait de clore sa série spéciale sur le 11-Septembre, l’architecte et spécialiste des structures en acier Richard Gage était l’invité de la chaîne de télé américaine KMPH, filiale du groupe … FOX TV ! Regardez cette interview saisissante durant laquelle Richard Gage expose les preuves de démolition contrôlée des tours du World Trade Center : 

Dans la foulée, le 3 juin 2009, la chaîne publique américaine KBDI diffusa à 5 reprises le film documentaire 9/11 Press for Truth, une première nationale ! Aucun média de masse aux Etats-Unis n’avait jusqu’alors osé diffuser cette minutieuse enquête journalistique de 2006 qui révèle les mensonges de la thèse officielle des attentats du 11/9.

Le vent serait-il en train de tourner ? Toujours est-il que les langues commencent à se délier aux Etats-Unis … et ce même parmi les membres de la commission d’enquête qui tour à tour prennent leurs distances avec le rapport officiel qu’ils ont pourtant co-produit. Effet Obama ?

Le dernier exemple en date est celui de John Farmer, l’avocat de la Commission sur le 9/11. Il a affirmé en avril dernier, en prélude à la sortie de son livre, qu’« à un certain niveau du gouvernement, (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé » (voir à ce sujet l’article de la Télélibre susmentionné).

Farmer
John Farmer

Un mois plus tôt, en mars 2009, ce fut le sénateur et membre de la commission d’enquête Bob Kerrey qui, dans un article paru dans le très respectable Newsweek, affirma qu’il y a désormais de « bonnes raisons de suspecter que nous nous sommes trompés sur certains aspects du complot du 11/9 et sur al Qaida ». Kerrey ajouta qu’il faudrait une « Commission permanente pour résoudre tous les mystères du 11/9 ». 

Déjà à l’époque de l’enquête en 2003, un autre membre de la commission, le sénateur Max Cleland, avait démissionné qualifiant l’enquête de « scandale national » et accusant Bush de vouloir masquer les faits.

Cleveland
Max Cleland

Même Thomas Keane et Lee Hamilton, respectivement président et vice-président de la Commission d’enquête du 11/9, ont pris leurs distances par rapport au rapport officiel en révélant dans leur livre Without Precedent: The Inside Story of the 9/11 Commission paru en 2006 que l’enquête « était vouée à l’échec » et qu’on leur avait menti (voir l’interview de Lee Hamilton par CBC News).

Y a-t-il encore des membres de la Commission d’enquête du 11-Septembre pour défendre la thèse officielle qui prend l’eau de toute part ? N’est-il pas grand temps de lancer le débat public en France ? Tôt ou tard, il devra avoir lieu comme il a déjà eu lieu dans plusieurs autres pays (1) .

Par Christo pour ReOpenNews
Publié sur Agoravox le 16 juin 2009
 


(1) Voir notamment le débat contradictoire diffusé par la 1ère chaîne de télé russe ORT le 12 septembre 2008 devant 32 millions de téléspectateurs et récemment sous-titré et mise en ligne sur l’Internet par l’association Reopen911.

La « pandémie désinformative »

La manipulation médiatique à propos de la psychose de la « grippe porcine ».

La psychose mondiale propagée par les médias à propos de la pandémie de « grippe porcine » révèle, une fois encore, le pouvoir et l’importance des grands groupes de presse en tant que manipulateurs et créateurs de comportements de masse à l’échelle mondiale.

L’information scientifique qui relativise et minimise le caractère « pandémique » de l’épidémie perd de son importance et se voit reléguée au second rang en face de bulletins superficiels et « catastrophiques » diffusés par la corporation médiatique dans sa soif de profits et de performances d’audience.

Les grandes chaînes médiatiques internationales, de même que les monopoles locaux de l’information, (au niveau national), bien qu’entreprises commerciales dont la règle de fonctionnement est la soumission à la loi de la rentabilité capitaliste, ne sont pas tenues de respecter une réglementation normative régulatrice de leurs activités comme celle qui régit toute entreprise commerciale.

Partout dans le monde, (tant dans les pays du centre comme dans ceux de la périphérie), le processus de fabrication et de distribution de l’information n’est pas guidé par le besoin « d’informer », mais par le besoin capitaliste de vendre des nouvelles (le produit).

Pour y parvenir, les médias de la communication (sur le modèle de n’importe quelle autre entreprise capitaliste) alimentent des besoins massifs de consommation dans la société (le marché) et dessinent des stratégies informatives destinées à faire que leur entreprise se développe et qu’elle se positionne avantageusement pour marquer des points sur le marché (recherche du profit maximum).

En dépit de cette réalité, l’activité des médias de la communication (un des secteurs les plus rentables de l’économie capitaliste), membres privilégiés de l’establishment économique, est dotée d’une auréole de « mission sociale » qui exempte ces groupes de toute critique ou investigation sur les méthodes qu’ils utilisent pour obtenir (la source), analyser (le traitement) et diffuser l’information (la communication publique).

Aucun gouvernement, aucun parti politique ou organisation sociale du système (qui tous ont recours aux médias pour gagner une légitimité sociale) n’ose affronter le pouvoir universel de la corporation journalistique de peur d’être lapidé ou transformé en « lépreux social » au moyen de la manipulation de l’information.

Et il y existe encore un autre élément qui fait des médias de la communication des « intouchables » : leur très haut potentiel de formation et d’orientation de la conduite sociale de masse (ce qui est atteint au moyen de la manipulation de l’information) fait de ces médias la colonne vertébrale des stratégies de domination du système capitaliste au niveau mondial.

C’est la raison principale qui explique pourquoi, dans aucun pays au monde, (et par conséquent au niveau international), il n’existe de réglementation régulatrice ni des tribunaux habilités à juger le fonctionnement des entreprises journalistiques mythifiées en tant qu’« entreprises au service du bien social ».

De sorte que les grandes entreprises journalistiques qui accaparent le rôle de « faiseuses d’opinion publique » sont les seules qui jouissent d’un « libre marché illimité » et leurs informations et leurs façons « d’informer » jouissent également d’une impunité sans limites.

Cela explique pourquoi les grandes chaînes « informatives » internationales (et les médias locaux) ont créé, avec une totale impunité, une psychose mondiale à l’occasion de la contagion du virus de la « grippe porcine » alors que – jusqu’à ce jour – aucune autorité ni organisation internationale n’a clairement défini la nature des faits.

A ce jour, ni les gouvernements ni les organismes internationaux de santé ne sont parvenus à décrire et à cerner avec précision l’origine du virus, ni à déterminer si tous les cas enregistrés relèvent réellement de la « grippe porcine », ni à apprécier le degré de gravité et la portée internationale que peut prendre l’épidémie.

Et pourtant la machine médiatique internationale a déjà créé une psychose mondiale et l’isolement de pays et de sociétés tout entiers (par exemple le Mexique) en semant la terreur au moyen de titres énormes et d’images sur « l’avancée irrésistible » du virus au niveau mondial.

Manipulation et réalité

Venant contredire plus d’une semaine de bombardement médiatique sur la « pandémie porcine », jeudi, l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture », (FAO), a révélé qu’il n’existe, à ce jour, aucune preuve démontrant que le porc est l’agent responsable de la poussée de « grippe porcine » qui a causé la mort de dizaines de personnes au Mexique et des centaines d’hospitalisations aux Etats-Unis et ailleurs.

« Actuellement, il n’existe aucune preuve qui démontre que le virus de la grippe AH1N1, qui se transmet de personne à personne, ait un lien avec la contamination de porcs au Mexique ou dans d’autres pays », souligne un communiqué de la FAO.

Selon ce rapport et à partir des recherches et des conclusions formulées par des scientifiques, la consommation de viande de porc ou de ses dérivés n’est nullement un facteur de risque pour contracter le virus.

Cette information de la FAO s’ajoute au fait qu’en Amérique Latine aucun cas de la maladie n’a été confirmé en dehors du Mexique où, des 176 décès survenus suite à cette épidémie, seuls 9 cas – selon les autorités sanitaires – sont dus à la dénommée « fièvre porcine ».

Par ailleurs, l’OMS a informé, jeudi, qu’elle a cessé d’employer les termes « grippe porcine » pour éviter toute  confusion autour du danger de contamination que pourraient avoir les porcs. Elle suggère que l’on se réfère au virus en le désignant par son nom scientifique : « grippe AH1N1 ».

De plus, le porte-parole de l’OMS, Gregory Hartl, a reconnu, mardi, que cet organisme ne sait pas encore pourquoi la « grippe porcine » est plus grave au Mexique que dans d’autres pays où elle a été détectée et il a également précisé que l’OMS n’est pas favorable à des restrictions en ce qui concerne les voyages internationaux ni à la fermeture des frontières.

Un scientifique argentin de grande renommée, le docteur Daniel Stamboulian, fondateur et président de la Fondation du Centre d’Etudes Infectiologiques (FUNCEI), a déclaré à l’agence Reuters que « l’apparition de cas d’un nouveau type de grippe peut perdurer dans le monde entier, mais que cela ne devrait pas provoquer de panique car, en dehors du Mexique, le virus est en train d’évoluer comme une grippe classique »

« Ce que nous devons avoir à l’esprit c’est que cette grippe porcine, sauf au Mexique, se comporte comme une grippe saisonnière et non comme une grippe virulente telle que la grippe aviaire » a souligné l’expert en épidémiologie.

En dépit du nombre impressionnant de spécialistes qui (au niveau local et international) expriment des doutes sur l’origine et sur la portée véritable de l’épidémie et sur le nombre officiel de personnes contaminées (la majorité des personnes en question sont « suspectes » de porter le virus) ce qui contredit la qualification de « pandémie », les grands groupes médiatiques continuent de semer la panique au niveau mondial avec leurs titres à la Une et leurs écrans.

En outre, l’information scientifique perd de l’importance et se voit reléguée comme un élément de second rang face à la recherche de la performance dans la course à l’audimat menée avec des informations superficielles et « catastrophiques » avalisées par la complicité de bon nombre de gouvernements  qui se rangent au côté du « consensus  social » et veulent éviter de voir leur légitimité mise en doute par la corporation médiatique.

Et c’est ainsi que, sans détenir des données scientifiques objectives qui le justifient, les grandes chaînes  internationales  et les médias locaux créent, paradoxalement, un climat de « catastrophe sanitaire » et déchaînent un risque « d’ingouvernabilité mondiale » du système suite à la fermeture des frontières et des aéroports qui « isole » et paralyse économiquement des pays, comme c’est le cas du Mexique.

Le paradoxe « déstabilisateur »

Au delà de ses origines et des possibles stratégies d’exploitation (commerciale ou militaire), le choc provoqué par une possible contamination mondiale par le virus représente une menace qui peut être mortelle pour les économies en crise du système capitaliste.

Dans le milieu des macro-économistes du système, les théories sur l’origine de la pandémie n’ont plus guère d’importance : la préoccupation principale, aujourd’hui, concerne sa durée, le nombre de pays et de continents qui seront touchés et l’impact qu’elle aura, au final, sur une économie mondiale en récession, principalement aux Etats-Unis qui sont étroitement liés à l’économie mexicaine laquelle fait face au risque majeur de ralentissement que lui font subir les mesures d’urgence et d’isolement du reste du monde.

A son tour, la psychose mondiale, mise en place par les médias autour de la pandémie de « grippe porcine », révèle, une fois encore, le pouvoir  et la portée des grands groupes de la communication en tant que manipulateurs et créateurs de comportement collectif à l’échelle mondiale.

Curieusement, cette fois-ci, les monopoles médiatiques, par soif de lucre et de performances, n’ont pas respecté la logique voulue par la préservation de la « gouvernabilité du système » (dont ils font partie en tant que groupes économiques) et ils sont en train de mettre en danger les piliers de « l’ordre » et de la « stabilité » économique du capitalisme, avec leur manipulation démesurée de « terrorisme bactériologique » pour battre des records d’audience.

C’est néanmoins une tendance suicidaire : la rentabilité des grands monopoles médiatiques provient, pour l’essentiel, des grands groupes bancaires, industriels ou de services (en crise) qui constituent la part majoritaire du « gâteau » publicitaire et dictent leur loi, commercialement, aux monopoles de l’information.

Une épidémie étendue et généralisé de grippe porcine pourrait affecter le rétablissement de l’économie mondiale et, même, prolonger et accroître la récession mondiale, tel est l’avis qui prévaut chez les principaux analystes économiques.

De sorte que, cette fois-ci, le choc psychotique mondial provoqué et manipulé à l’occasion de la contagion de la grippe porcine conspire contre la survie économique elle-même de ces grands groupes de presse qui tirent leur rentabilité capitaliste des grandes entreprises et des banques elles-mêmes en crise.

Les gendarmes du contrôle social à l’échelle mondiale courent-ils au suicide par soif de lucre et de performances d’audience ?Qui contrôle ces grands contrôleurs – jamais sanctionnés – du comportement de masse ? Telle est la question que se posent  ceux qui conservent encore un reste de raison et de réflexion en face de l’aliénation médiatique.

Pour le moment, nous disposons d’une donnée : comme conséquence de la psychose due à la grippe porcine, bon nombre de législateurs, aux USA, tant républicains que démocrates, réclament une plus grande régulation et un contrôle accru de l’information journalistique sur les points qui touchent des domaines spécifiques de la « sécurité nationale »

Selon The Washington Post, il existe déjà des brouillons de projets de lois, surtout dans les domaines des pandémies et des catastrophes naturelles.

 

Par Manuel Freytas par IAR Noticias
Traduit par Manuel Colinas pour Investig’Action. Publié sur le site de Michel Collon, le 6 mai 2009.

Manuel Freytas est jounaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique.


Quand le nouvel ordre mondial se mêle de la toile, c’est grave.

 

Prise de tête. Les répercussions du 11 septembre 2001 n’en finissent pas. En cette époque de peur du terrorisme, après RFID, EDVIGE, les passeports biométriques, voici DADVSI, HADOPI ainsi que  le dernier né LOPPSI, et sous peu, PERICLES … De grands penseurs ne savent plus où donner de la tête pour assurer notre sécurité. Contrôles démultipliés dans toutes les strates de la société, sauf là où ils seraient réellement indispensables, caméras de surveillance à foison, radars à chaque coin de rue … mais pour notre plus grand bien, précise t-on toujours. Dans l’élan de ces bonnes intentions, on s’en prend désormais à un nouveau repère de pirates : les cybernautes. Noble cause avancée : lutte contre la pédophilie, rapts de droits d’auteurs… mais risques certains aussi, et à plus ou moins brève échéance : un glissement vers la privation du droit à la libre expression, censures, filtrages, espionnage : le droit à la vie privée risque de subir une sévère entorse. Nous offrirait – on une démo kratos   (kratos : du grec, " force", "pouvoir") par crainte de cyberattaques ? (lire à ce propos cet article ReOpenNews)

Internet véhicule sans doute le pire, mais le meilleur aussi :  véritable forum, soupape du libre échange des informations, du partage des réflexions sensibles et humaines, Internet donc, est lentement mais sûrement happé dans la ligne de mire d’un système sécuritaire jugé le plus approprié pour tous. Léger bémol. Ce système omet tout simplement de vous demander ce que vous en pensez. Circulez, on décide pour vous. A se demander si la toile ne serait pas devenue une sorte de dazi bao mondial, disant tout haut ce que le pouvoir voulait justement taire dans une certaine Chine, il n’y a pas si longtemps.

Au sein d’un nouvel ordre mondial en pleine éclosion, entre autres nations vouées aux même restrictions, regardons de plus près ce qui se passe en France. L’article suivant y décrit les moyens mis en oeuvre en vue de sécuriser, ou mieux, contrôler une toile, (donc des internautes) jugée peu fiable.  Sidérant.
 


Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net

Guillaume Champeau – publié le Mercredi 20 Mai 2009 à 09h08 – posté dans Société 2.0

"Le président de la République actuel a un plan". C’est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l’on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI (1) où il était président de l’UMP et ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l’appliquer avant-même la loi Hadopi (2), et prévoit de le parachever avec la Loppsi (3). Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

Petit à petit, les pièces du puzzle s’assemblent et l’image se révèle sous nos yeux. Le projet de loi Création et Internet n’a pas encore été promulgué que déjà le morceau suivant s’apprête à faire son apparition. Projet de loi après projet de loi, décret après décret, nomination après nomination, Nicolas Sarkozy prépare méthodiquement les moyens pour le gouvernement de contrôler Internet… et les internautes.

Lundi, Le Monde a publié un excellent article sur la prochaine loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi, ou Lopsi 2), qui montre ce que prévoit le nouveau texte commandé par Nicolas Sarkozy : installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l’Etat, légalisation des chevaux de Troie  (4) comme mode d’écoute à distance, création d’un super-fichier "Périclès" (5) regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures…), création d’un délit d’usurpation d’identité, pouvoir de géolocaliser les internautes, …

Sans cesse repoussée, la loi est attendue de pieds fermes par Nicolas Sarkozy. C’est d’ailleurs en partie elle qui a justifié l’obsession du Président à maintenir contre vents et marée la loi Hadopi. Car "le président de la République actuel a un plan". Pour le comprendre, il nous faut accumuler les pièces à conviction. Certaines relèvent très certainement de la paranoïa, d’autres sont véritablement réfléchies par le Président.

Mises bout à bout, elles laissent peu de doute sur la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler le net, aussi bien dans son contenu que dans son infrastructure.

Au commencement, Nicolas Sarkozy voulu devenir Président

Très tôt dans sa carrière politique, Nicolas Sarkozy n’a eu qu’une obsession : devenir président de la République. Et une vision : pour y parvenir, il fallait contrôler les médias. Maire de Neuilly-Sur-Seine, il s’efforce de faire entrer rapidement dans son cercle d’amis proches les Martin Bouygues, Lagardère (père et fils) et autres Dassault (6) qui le conduiront par leur amitié complice au sommet du pouvoir. C’est d’autant plus facile que ces capitaines d’industrie, propriétaires de médias, dépendent pour l’essentiel de leurs revenus des commandes de l’Etat. Entre amis, on sait se rendre des services…

Toute cette énergie de réseautage a été mise au service de son ambition présidentielle. En 2007, c’était la bonne. Première tentative, première victoire. Mais Nicolas Sarkozy a eu chaud. Il avait négligé Internet. A quelques points près, François Bayrou – qui a au contraire beaucoup misé sur Internet pendant la campagne – passait devant Ségolène Royal au premier tour de la Présidentielle, et c’est le leader du MoDem qui se serait retrouvé à l’Elysée.

Il serait faux toutefois de prétendre que Nicolas Sarkozy, qui s’était assuré le soutien du bloggeur Loïc Le Meur (à l’époque le plus influent), (7) s’est aperçu trop tard du pouvoir du net. Fraîchement élu, le président Sarkozy n’avait pas tardé à demander "l’avènement d’un internet civilisé", prônant une "campagne de civilisation des nouveaux réseaux". Le coup de Trafalgar du refus de la Constitution européenne par les Français avait montré pour la première fois au monde politique les limites des médias traditionnels face à Internet, où l’opposition au texte européen fut virulente. Les amis de Nicolas Sarkozy dans les grands médias et l’industrie culturelle l’ont très vite convaincu qu’il fallait faire quelque chose. Lui pour conserver le pouvoir, eux pour limiter cette concurrence gênante. C’est Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) qui s’est chargé des basses oeuvres, sous l’oeil attentif de son président de l’UMP et ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy.

DADVSI et HADOPI : les premières pierres vers le filtrage

Derrière les apparences d’une première loi contre le piratage sur Internet, comme l’avait prédit le journaliste américain Dan Gillmor, c’est une alliance à trois qui s’est formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l’industrie culturelle. A peine la riposte graduée (déjà) adoptée, RDDV avait prévenu que la loi DADVSI "n’est que le premier d’une longue série d’adaptations de notre droit à l’ère numérique", et qu’il comptait bien s’attaquer "un jour au problème de la presse et de l’Internet". C’était en 2006.

Affaibli par la débâcle de DADVSI, le ministre de la Culture n’a pas eu le temps de mettre son projet en application. Mais l’idée d’accorder un label à la presse professionnelle en ligne et de doter les sites de presse d’un statut particulier opposé aux blogs était née. Nicolas Sarkozy l’a mise en application cette année. Le tout en permettant à la vieille presse papier de bénéficier par ailleurs de substantielles aides de l’Etat, contraires à la libre concurrence, pour investir le net.

Avec la loi Hadopi, qu’il a maintenu jusqu’à mettre en péril la cohésion du groupe UMP, le chef de l’Etat a réussi à imposer à tous les foyers français l’installation d’un "logiciel de sécurisation", qui, sous la forme d’un mouchard, aura pour but de filtrer les sites internet et certains logiciels. Soit de manière franche, en bloquant l’accès à des contenus ou des protocoles. Soit de manière plus sournoise, en mettant en place un système qui met en avant les sites labellisés par l’Hadopi ou par les ministères compétents, pour mieux discréditer les autres. Les sites de presse professionnels feront bien sûr partis un jour des sites labellisés, tandis que la multitude de blogs ou de sites édités par des journalistes non professionnels verront leur crédibilité mise en doute. Pour le moment on ne sait rien du périmètre des caractéristiques imposées par l’Etat aux logiciels de sécurisation, et c’est bien là sujet d’inquiétudes. Il suffira d’étendre par décret la liste des fonctionnalités exigées pour que la censure se fasse de plus en plus large et précise, hors du contrôle du législateur ou du juge.

LOPPSI : le filtrage imposé aux FAI

Si elle prévoit la création de ce logiciel de sécurisation, et suggère fortement son installation, la loi Hadopi ne fait cependant pas de son installation une obligation. Le risque d’inconstitutionnalité serait trop fort. Il faut donc compléter le tableau, en organisant un filtrage au niveau de l’infrastructure du réseau. C’est le rôle de la loi Loppsi, chapeautée par Michèle Alliot-Marie.

Entre autres choses, la Loppsi va imposer aux FAI une obligation de filtrage de résultat. Ils auront le devoir de bloquer l’accès à des sites dont la liste sera déterminée par l’administration, sous le secret. Ce qui n’est pas sans poser d’énormes problèmes dans les quelques pays qui ont déjà mis en place cette idée. Là aussi, une fois mis le pied dans la porte, sous prétexte de lutter contre la pédophilie (une tentation du pathos contre laquelle il faut résister), il suffira d’étendre la liste des exceptions qui donnent droit au filtrage. Ici pour les maisons de disques victimes de piratage, là pour les sites de presse suspectés de diffamation, ou pour les sites de jeux d’argent qui ne payent pas leurs impôts en France. La liste n’aura de limites que l’imagination et l’audace des gouvernants.

Encore faut-il que ces idées de contrôle du net puissent se mettre en place sur le terrain, ce qui nécessite des hommes et des femmes peu regardants. C’est dans cet art que Nicolas Sarkozy excelle le plus.

Le choix des hommes, le triomphe des idées

Dès 2006, Nicolas Sarkozy a compris qu’il aura besoin de verrouiller son gouvernement et les télécoms pour mettre en place son plan de contrôle d’internet. Christine Boutin, qui avait été une farouche et convaincante opposante à la loi DADVSI fin 2005 (au point de faire basculer le vote de certains députés UMP pour la licence globale), et qui avait défendu l’idée d’un internet libre, s’est ensuite mue dans un silence confondant à la reprise des débats en mars 2006. En échange, et entre temps, elle a reçu la promesse de Nicolas Sarkozy d’entrer au gouvernement après les élections présidentielles si elle mettait sa langue dans sa poche. Les deux ont tenu parole.

Président de la République, Nicolas Sarkozy a ainsi composé son gouvernement de manière à accomplir son oeuvre sans opposition interne. Nadine Morano à la Famille, et Michèle Alliot-Marie à l’Intérieur, n’ont pas eu besoin de forcer leur nature pour prêcher la censure de certains sites Internet ou le filtrage des sites pédophiles ou terroristes. Porte-parole de l’UMP, pilotée par l’Elysée, le lobbyiste Frédéric Lefebvre ne passe plus une semaine sans se confondre en invectives contre Internet, et réclamer le filtrage. En plaçant l’ex-socialiste Eric Besson au numérique, Sarkozy pensait peut-être aussi paralyser les critiques à la fois de son propre camp et de l’opposition, tout en s’assurant le soutien d’un homme qui a troqué ses convictions pour son ambition. En le remplaçant par Nathalie Kosciusko-Morizet, plus rebelle, Sarkozy a pris un risque. Mais il fait aussi un pari. Celui que son frère Pierre Kosciusko-Morizet, président des deux plus gros lobbys français du numérique hostiles au filtrage, serait moins audible dans son opposition si sa soeur est systématiquement suspectée de collusion lorsqu’elle défend le même point de vue. Ce qui n’a pas manqué lorsque PKM a prêché, dans le vide, un moratoire sur la loi Hadopi.

Il a fallu aussi convaincre dans les télécoms. Free, à la nature frondeuse, reste le plus difficile à manipuler pour Nicolas Sarkozy. Il a toutefois trouvé une arme : la quatrième licence 3G. L’opérateur sait qu’elle va être rapidement indispensable pour continuer à concurrencer Bouygues, SFR et Orange, qui peuvent tous proposer des offres regroupant ADSL et mobile. Mais elle est dépendante de la volonté du gouvernement. Très rapidement, Christine Albanel a fait comprendre à Free qu’il devrait être obéissant pour espérer accéder à la fameuse licence. Depuis, le dossier ne cesse d’être repoussé sous des prétextes fumeux, et Free a mis de l’eau dans son vin contre Hadopi et contre le filtrage, dans l’espoir de ne pas hypothéquer ses chances d’avoir accès à la téléphonie mobile.

Pis, Nicolas Sarkozy a fait nommer numéro deux de France Telecom Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui ne compte "que des amis" dans la commission qui déterminera le prix de la quatrième licence 3G. L’homme aura également pour mission de mettre en oeuvre le filtrage chez Orange, qu’il dirigera d’ici deux ans.

Le contrôle des institutions ayant leur mot à dire sur le filtrage

Enfin, Nicolas Sarkozy s’est également assuré de contrôler les institutions qui pourraient lui faire de l’ombre. La CNIL, qui s’est opposée à l’Hadopi, n’aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Les amendements le proposant ont été refusés. Elle n’a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l’UMP, ont voté pour la loi. L’un des deux, Philippe Gosselin, a même été un farouche défenseur de la loi à l’Assemblée, et sans doute au sein de l’institution. Dans son dernier rapport annuel, la CNIL a dénoncé l’omerta imposée par le gouvernement, et son manque d’indépendance, notamment financière.

Plus directement, Nicolas Sarkozy a également évincé l’autorité de régulation des télécommunications (Arcep) des études sur le filtrage, auquel elle était hostile. Redoutant que l’autorité ne reste trop à l’écoute des professionnels des télécoms et des internautes, le président de la République a récemment mis à la tête de l’Arcep Jean-Ludovic Silicani, l’ancien président du Conseil de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Un homme notoirement favorable au filtrage et à la lutte contre le P2P. Le CSPLA, rattaché au ministère de la Culture, compte par ailleurs parmi ses membres le Professeur Sirenelli, à qui le gouvernement confie quasiment toutes les missions juridiques liées au filtrage depuis quatre ans, avec un résultat certain.

Finalement, c’est au niveau européen que Nicolas Sarkozy compte ses plus forts adversaires. Il a entamé un bras de fer avec le Parlement Européen sur l’amendement Bono, et exerce un lobbying intense sur les Etats membres pour qu’ils refusent de marquer dans le marbre le principe du respect de la neutralité du net, contraire au filtrage. Il peut compter sur le soutien de Silvio Berlusconi, propriétaire de médias, qui met en place exactement le même plan en Italie. Mais il redoute l’opposition des députés européens.

D’où l’importance des élections européennes du 7 juin prochain. De leur résultat dépendera peut-être la réussite ou l’échec du plan mis en place par Nicolas Sarkozy.


Source
:
Numerama
 


(1) DADVSI : Droit d’Auteur et Droits Voisins dans la Société de l’information

(2) Loi HADOPI : Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet  – rebâtisée " Loi Création et Internet" : LCI, également nommée "Riposte graduée" ou encore Loi Olivienne

(3) Cheval de Troie

(4) LOPPSI : Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure

(5) Fichiers PERICLES

(6) Martin Bouygues : TF1, Bouygues Telecom – Lagardère : Hachette, Filipacchi Medias, France Télécom – Dassault :  Le Figaro,  TV Magazine, Journal des Finances, Indicateur Bertrand

(7) Loïc Le Meur
 


 A lire :

A écouter :

  • Les enfants du web #29 : "Guillaume Champeau, fondateur du célèbre site Numerama.com (anciennement Ratiatum), nous explique de façon très pédagogique les enjeux de la loi HADOPI et de la prochaine LOPPSI2. Face à un discours froid mais concernant des problématiques pourtant bien réelles, Mathieu réagit à l’article ci-dessus."

France Inter égratigne la version officielle du 11-Septembre

C’est un petit événement médiatique qui mérite d’être souligné : pour la première fois, un grand média français, France Inter, a consacré une série d’émissions aux zones d’ombre du 11-Septembre, et, tout en se tenant éloigné des outrances conspirationnistes, a écorné – de façon considérable – la version officielle de ces attentats.

C’est un petit événement médiatique qui mérite d’être souligné : pour la première fois, un grand média français, France Inter, a consacré une série d’émissions aux zones d’ombre du 11-Septembre, et, tout en se tenant éloigné des outrances conspirationnistes, a écorné – de façon considérable – la version officielle de ces attentats.

Trois samedis consécutifs, les 9, 16 et 23 mai 2009, les Rendez-vous avec X, menés par le journaliste Patrick Pesnot et le mystérieux Monsieur X, un homme qui aurait jadis flirté avec les services spéciaux, ont tenté d’affronter les nombreuses controverses suscitées par le 11-Septembre. Après deux émissions largement historiques (1-2), le troisième volet s’est davantage attardé sur les attentats eux-mêmes. Tout n’a évidemment pas été abordé, mais plus que cela ne l’avait jamais été sur un grand média national (du moins depuis les interventions télévisées d’Eric Laurent).

La première émission peut être écoutée ici, les deux suivantes, qui retiendront le plus notre attention, sont disponibles ici et (n’hésitez pas à les écouter intégralement).

9/11 version France Inter

Allons droit au fait. Voici, résumée, la version présentée par Monsieur X :

1. Al Qaïda a organisé et exécuté l’opération du 11-Septembre, mais avec l’appui des services secrets pakistanais et de membres de la famille royale saoudienne. L’implication de l’ISI est même qualifiée de "sûre".

2. Avant ces attentats, l’administration Bush a été aveuglée par son obsession de l’Irak, dont l’invasion était déjà programmée, et n’a pas prêté suffisamment attention aux avertissements nombreux qu’elle avait reçus d’une attaque à venir d’Al Qaïda sur le sol américain. Des avertissements (niés, rappelons-le, par tous les officiels américains) qui spécifiaient même le mode opératoire : l’utilisation d’avions comme bombes volantes.

3. Le matin du 11-Septembre, le NORAD était sur le pied de guerre, des exercices de simulation militaires avaient lieu, qui auraient dû rendre la réaction de la chasse particulièrement rapide et efficace (idée contestable : la ressemblance des exercices avec les attentats pourrait, au contraire, avoir durablement créé de la confusion… jetez un oeil ici et …) ; en outre, les informations concernant les détournements d’avions étaient arrivées très vite au commandement militaire ; seule explication pouvant rendre compte de l’inaction de la chasse : Bush n’aurait pas osé prendre la responsabilité de faire abattre lui-même les avions, ou plutôt aurait hésité trop longtemps. 

4. Juste après le 11-Septembre, l’administration Bush a laissé des centaines de membres de la famille royale saoudienne et des membres de la famille Ben Laden quitter le territoire américain avant tout interrogatoire, de peur que l’on ne découvre des liens entre eux et les attentats ; elle a ensuite laisser fuir Ben Laden de Tora Bora, en Afghanistan, où il était pourtant cerné, et ne l’a jamais recherché officiellement pour le 11-Septembre ; elle a enfin rechigné à mettre en place une Commission d’enquête et à lui attribuer des moyens. A chaque fois la même raison : la peur que l’on ne regarde de trop près les liens d’affaires qui unissaient les clans Bush et Ben Laden.

Deux accusations très graves sont donc lancées par Monsieur X : d’abord, des membres de la famille royale saoudienne et des services secrets pakistanais, dont son chef de l’époque (le général Mahmood Ahmed), auraient participé à l’organisation des attentats. Ensuite, l’administration Bush aurait couvert ces responsables par intérêt : pour ne pas dévier de son agenda guerrier, et pouvoir attaquer l’Irak et l’Afghanistan avec le soutien des alliés saoudiens et pakistanais. Elle a aussi décidé de laisser courir Ben Laden, l’homme que Bush avait pourtant juré de ramener aux Américains "mort ou vif".

Ces informations, si elles sont définitivement authentifiées, arriveront-elles un jour aux oreilles du plus grand nombre ? Et les criminels – actifs ou passifs – seront-ils un jour dénoncés à une heure de grande écoute ?

Laisser faire…

Tout au long de l’émission, Monsieur X s’est positionné par rapport à la thèse du "laisser faire", consistant à dire que l’administration Bush aurait laissé sciemment se produire les attaques pour avoir un prétexte à la guerre. S’il s’en est détaché, il ne l’a guère méprisée, qualifiant l’inaction américaine avant le 11-Septembre de "très troublante", et présentant sa propre thèse comme n’excluant "pas tout à fait l’hypothèse du complot"… Ce n’est que la thèse du complot purement américain (inside job) qu’il a moquée, la qualifiant de "délire". Pour justifier son refus final de la thèse du "laisser faire", il n’a d’ailleurs guère pu apporter d’autre argument que son intime conviction : "Je ne doute pas du machiavélisme de certains des personnages les plus proches de George Bush, Dick Cheney, Rumsfeld et Wolfowitz. Mais j’ai du mal à croire qu’ils auraient pu participer à un complot qui a entraîné dans la mort presque 3 milliers de leurs compatriotes."

Pourtant, il existe un argument de poids pour défendre la thèse du "laisser faire" et Monsieur X ne l’a pas mentionné. D’où l’intérêt de le rappeler ici. En septembre 2000, le très influent think tank néoconservateur "Projet pour un Nouveau Siècle Américain" (PNAC), dont font partie les Cheney, Rumsfeld et Wolfowitz, publie un rapport intitulé Reconstruire les Défenses de l’Amérique. Il préconise la mise en oeuvre (rapide) de réformes et d’actions militaires visant à maintenir l’hégémonie américaine au XXIe siècle – une hégémonie menacée par la montée en puissance de la Chine. Et page 51, cette phrase prophétique : "Le processus de transformation [des Etats-Unis en force dominante], même s’il est porteur de changements révolutionnaires, sera probablement long, en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor". C’est l’aspect bénéfique de la catastrophe qui est ici envisagé. Au vu de cette réflexion (qui avait interpellé une journaliste de la chaîne ABC, voir vidéo ci-dessous), quelle était l’attitude rationnelle des dirigeants ayant justement pris connaissance de l’imminence d’un nouveau Pearl Harbor (l’attaque des "bombes volantes" d’Al Qaïda) ? Prendre toutes les mesures de sécurité adéquates pour stopper l’attaque ? Ou laisser faire et bloquer les enquêtes en cours ?


 

… ou aveuglement ?

Monsieur X préfère penser que les dirigeants américains ont été aveuglés par l’Irak et n’ont rien vu venir… Sans doute "aveuglés" le 12 septembre 2001, ils ont immédiatement voulu associer l’Irak au 11-Septembre (dixit Richard Clarke, patron du contre-terrorisme, et George Tenet, directeur de la CIA, qui ont fini par révéler les manigances de George Bush, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, et Richard Perle).

La thèse de l’aveuglement ne serait recevable que si l’administration Bush avait réellement cru que l’Irak représentait une menace avant le 11-Septembre ; les interventions de Colin Powell et Condoleezza Rice à ce sujet, en février et juillet 2001, montrent qu’il n’en était rien


 

Si l’administration Bush était bel et bien obnubilée par l’Irak, au point de planifier sa guerre dès janvier 2001, ce n’était pas parce que ce pays représentait une quelconque menace militaire, mais parce que le pouvoir américain avait le projet d’y construire une base militaire permanente (dixit l’ancien président Jimmy Carter et le rapport du PNAC, p. 14, 23…), d’y contrôler le pétrole (dont sont surtout dépendants les concurrents chinois et européens), et il s’agissait aussi peut-être de punir un président qui avait témérairement choisi de ne plus vendre son pétrole en dollars, mais en euros. Autant de motifs qui ne justifiaient pas une guerre aux yeux de l’opinion internationale. Il fallut donc inventer la fable des armes de destruction massive, qui ne prit sa pleine dimension que dans le contexte post-11-Septembre.

Omission essentielle

Parmi les autres points faibles de l’argumentation de Monsieur X, n’en citons qu’un. X juge l’hypothèse de la démolition contrôlée des tours très improbable, dans la mesure où venait d’être nommé chef de la sécurité du World Trade Center, peu de temps avant les attentats, un homme très compétent, John O’Neill, ancien membre du contre-terrorisme au FBI (jusqu’au 22 août 2001), qui avait enquêté sur le premier attentat à la bombe contre le WTC en 1993, et qui fut l’un des premiers à avoir tiré la sonnette d’alarme au sujet de la menace que représentait Ben Laden ; la recherche de bombes devait très certainement constituer une priorité pour les services qu’il dirigeait… En effet, comme nous l’apprit l’Independent le 17 septembre 2001, la sécurité avait été brusquement renforcée au WTC à la fin du mois d’août, avec l’introduction de chiens renifleurs et le contrôle systématique des camions de livraison pénétrant dans les bâtiments. L’effet John O’Neill ? Pas si sûr cependant, car, si l’on en croit CNN, O’Neill n’avait commencé son nouveau job au WTC que le 10 ou le 11 septembre… jour de sa mort. Quoi qu’il en soit, le jeudi 6 septembre, les chiens renifleurs seront subitement retirés, rapporte Newsday. De quoi relancer chez certains les spéculations quant à la possibilité d’avoir introduit des explosifs dans les tours…

Mais au-delà des spéculations oiseuses, il est un élément incontournable qui doit désormais rentrer dans le débat : la récente étude scientifique, publiée le 3 avril 2009 dans The Open Chemical Physics Journal, qui indique que des explosifs de nouvelle génération, de la nano-thermite, ont été identifiés dans les poussières du World Trade Center. Fin stratège, ou simplement ignorant de cette découverte, Pesnot préfère ici aller chercher un allié traditionnel des anti-bushistes, le penseur contestataire Noam Chomsky, qui raille tous ces amateurs qui s’improvisent "experts très qualifiés en génie civil et mécanique en passant une heure ou deux sur Internet"… et omet de mentionner la fameuse étude, non pas produite par des amateurs en une heure de surf sur Internet, mais par une équipe de neuf scientifiques au terme de 18 mois de recherche…


 

Une nouvelle version officielle ?

Patrick Pesnot et Monsieur X n’ont certes pas prétendu avoir levé tous les mystères qui entourent encore le 11-Septembre. Leur parole, qu’elle aille parfois dans le sens des "sceptiques", parfois dans celui des "pro-VO", n’est pas non plus d’Evangiles, mais elle aura enfin permis de réhabiliter le questionnement serein et légitime sur ces monstrueux attentats. Leur analyse, si elle écarte l’idée d’un complot purement américain, ne rejette pas complètement celle d’un "laisser faire" américain. La thèse qu’ils proposent, sans être révolutionnaire, égratigne considérablement la version officielle, telle qu’elle figure dans le rapport de la Commission de 2004. D’autres responsables sont épinglés, et l’administration Bush est accusée de les avoir protégés. C’est déjà beaucoup.

Si France Inter et les autres grands médias français sont solidaires de cette analyse, il ne leur reste plus qu’à en informer leur vaste auditoire. Pour rompre enfin le mythe d’un 11-Septembre imputable à la seule Al Qaïda et celui d’une chasse au Ben Laden qui s’avère de plus en plus être une gigantesque farce.
 

Par Taïké Eilée, le 26 mai 2009, pour Agoravox

Oser douter et débattre dans le respect d’autrui

A l’instar des médias dominants, Monsieur X a, dans sa récente émission sur France Inter consacrée au 11 Septembre, traité avec condescendance les nombreuses personnes dans le monde qui remettent en cause la thèse officielle du complot islamiste.

Dans son entretien en trois parties, l’«ancien agent des services secrets» a survolé voire balayé du revers de la main la majorité des questions les plus épineuses. Il a volontairement passé sous silence les voix dissidentes de personnes hautement qualifiées (voir par exemple le document Plus de 40 Mr X remettent en cause la version officielle des attentats de 2001) et omis de mentionner dans sa bibliographie les ouvrages de références publiés par les éditions Demi-Lune. A la fin de l’émission, il conclut qu’on "peut très bien rester critique et même lucide sans pour autant verser dans le délire conspirationniste", montrant sa volonté de stigmatiser ceux qui doutent un peu trop en les faisant passer pour des malades mentaux. Mais comme le disait Nietzsche « Ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude. »

Etant donnée l’ampleur de la contestation, l’absence d’un débat sur le sujet du 11 Septembre constitue un déni de démocratie. C’est ce qu’a très bien compris un certain Richard, blogueur sur Mediapart, comme le montre son billet reproduit ci-dessous.
 


 
Oser douter et débattre dans le respect d’autrui

Aujourd’hui, s’il y a bien un sujet qui n’a pas "bonne presse" dans nos médias, ce sont les arguments remettant en question la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Bon nombre d’émissions et d’articles ont stigmatisé ces dernières années les personnes et mouvements osant douter de l’explication communément admise. Parfois à juste titre (dérives antisémites) mais trop souvent de manière partiale. Quand aux arguments avancés par ces "chercheurs de vérité", ils sont présentés presque toujours superficiellement, parfois volontairement déformés ou tout simplement ignorés. Comme dans le cas d’une grippe mutante et virulente, ils sont censés mettre en danger notre santé (mentale) de citoyens consommateurs.

Récemment, le 4 avril, un article scientifique est paru dans une revue professionnelle à comité de lecture (The Open Chemical Physics Journal, 2009, 2, 7-31). Son titre traduit en français: "Un matériau thermitique actif découvert dans les poussières de la catastrophe du 11 septembre 2001". Rédigé par une équipe de 9 chercheurs internationaux (dont 7 provenant des USA), l’article met en évidence, à l’aide de techniques d’analyses courantes, la présence de traces d’un explosif "high tech" dans 4 échantillons de poussières. Dûment répertoriés, ils proviennent des bâtiments effondrés et ont été récoltés le jour même et les jours suivants de ces terribles attentas. Cette information a été relayée à peu près uniquement par une chaîne TV danoise ; l’auteur principal de cet article étant professeur à l’Université de Copenhague.

On peut à juste titre souligner que la caution d’une publication dans une revue à comité de lecture, même prestigieuse (ce n’est pas le cas ici), n’est pas la preuve de la véracité de la thèse avancée. Il n’est pas acceptable par contre que cet article n’ait pas fait l’objet d’une plus large diffusion vu son importance. Bien qu’effectivement destiné aux professionnels de la branche, il montre néanmoins de manière indiscutable que le débat sur la remise en question de la version officielle des attentats du 11 Septembre touche l’ensemble des communautés de notre société, dont les plus prestigieuses.
Citoyens d’états démocratiques soucieux du respect d’autrui et de la liberté d’expression de chacun, nous devons faire face à la réalité et accepter que la version communément admise expliquant les attentats du 11 Septembre 2001 est aujourd’hui contestée au plus haut niveau.

Le débat public doit avoir lieu. C’est son absence, et non l’inverse, qui menace les fondements de nos systèmes démocratiques.

A ceux qui dénoncent "un usage dément du principe du doute", nous leurs rappelons les mots du philosophe des Lumières René Descartes : "Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut."


Par Richard69, le 23 mai 2009 sur mediapart.fr
Liens ajoutés/modifiés par ReOpenNews

Un ex-détenu de Guantanamo hospitalisé à Clamart tandis qu’Obama durcit le ton.

Le nouveau Président des Etats-Unis a décidé la fermeture définitive du Camp de Guantanomo pour 2010. Mais que faire des anciens détenus ? Selon Dick Marty (1), sénateur suisse, "si d’anciens prisonniers demandaient asile aux Etats-Unis, ils seraient susceptibles de prétendre à des compensations pour avoir été illégalement détenus. S’ils rentraient dans leurs pays, ils seraient menacés de mort ou empêchés d’entrer".  Des premières négociations entre l’Algérie et les Etats-Unis auraient échoué, l’Algérie refusant les conditions imposées par les Etats-Unis concernant le retour des prisonniers sur le sol algérien. (2) La solution viendra donc des pays "amis" des Etats-Unis.  Mais alors que l’Union Européenne vole au secours d’Obama pour fermer le camp, deux revirements inattendus du président américain alarment les associations de défense des droits de l’homme : il décide de rétablir les tribunaux d’exception mis en place sous l’ère Bush (lire à ce sujet le récent article repris sur ReOpenNews) et, par une astuce juridique, il s’octroie la possibilité de maintenir les détenus indéfiniment et sans jugement sur le sol américain (3). Que faut-il comprendre ? Le Président Obama s’alignerait-il sur la politique de l’administration Bush ?

En attendant, le sort d’un ex-prisonnier se règle sur le territoire français. Parmi les détenus se trouvaient Lakhadar Boumediène, et  Saber Lahmar, d’origine algérienne mais résidents bosniaques. Arrêtés en 2001,  incarcérés en janvier 2002, ils avaient été soupçonnés de préparer un attentat contre l’ambassade américaine à Sarajevo (4). La police bosniaque, n’ayant rien à retenir contre eux, les avait tout de même livrés aux Etats-Unis. Ils auraient dû être libérés le 20 novembre 2008 après avoir été innocentés par un juge fédéral (5).  Il a fallu attendre la fin des tractations entre le Département d’Etat américain et la France pour que Lakhdar Boumediène trouve refuge en France. Il est le deuxième (6) détenu non américain de Guantanamo à être remis à un pays tiers par l’administration Obama. 
 


Un ex-détenu de Guantanamo hospitalisé à Clamart

L’Algérien Lakhdar Boumediene, 42 ans, innocenté par la justice américaine, est arrivé vendredi en France. Il était emprisonné depuis plus de sept ans.

L’Algérien Lakhdar Boumediene, ex-détenu de Guantanamo arrivé vendredi en France, se trouvait samedi à l’hôpital militaire Percy à Clamart, à l’ouest de Paris, une admission entourée de la plus grande discrétion.

L’ex-détenu de 42 ans innocenté par la justice américaine, affaibli par plus de sept ans d’emprisonnement et plus de deux ans de grève de la faim, avait atterri vendredi sur la base militaire d’Evreux (Eure), selon les mêmes sources.

Le ministère des Affaires étrangères a précisé samedi que son épouse Abassia Bouadjimi, et leurs deux filles, Radjaa, 13 ans, et Rahma, 8 ans, arrivées d’Algérie, étaient vendredi à l’aéroport pour son arrivée.

Selon l’avocat américain de l’ex-détenu, Robert Kirsch, Lakhdar Boumediene devrait passer quelques jours à l’hôpital pour des examens. Il devrait ensuite rejoindre un appartement mis à sa disposition par le gouvernement français pour se réadapter à une vie normale.

Heureux et soulagés

"La France a fait un geste inimaginable. Un geste qu’on reconnaît, nous sa famille, ses parents en Algérie, l’Algérie", a déclaré à l’AFP sa belle-soeur, Louiza Baghdadi, qui vit à Nice avec ses cinq enfants.

"On est heureux, on est soulagés. Je suis très reconnaissante au gouvernement français. Si c’était moi qui attribuait le prix Nobel, j’attribuerais le prix Nobel à la France", a-t-elle ajouté, revenant sur des déclarations antérieures dans lesquelles elle avait souhaité davantage d’informations sur la situation de son beau-frère.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, a déclaré que "nous avons évidemment associé et informé la famille de Lakhdar Boumediene à son arrivée en France" et que "la venue en France de son épouse et de ses deux filles a été facilitée de manière à ce qu’elles puissent être présentes au moment de son arrivée, ce qui a été le cas".

Emprisonné pendant sept ans

La France est le premier pays de l’Union européenne à accueillir un détenu libéré de Guantanamo, qui ne soit ni un résident ni un citoyen français, sur la foi de la promesse du président américain Barack Obama de fermer la prison.

L’Algérien était emprisonné depuis plus de sept ans et observait une grève de la faim depuis décembre 2006, arrêtée très récemment. Pendant sa grève de la faim, il était nourri de force deux fois par jour, à l’aide d’un tuyau introduit dans une narine qui diffusait un liquide protéiné.

«Il a passé sept ans et demi avec quelqu’un qui vérifiait toutes les dix minutes ce qu’il était en train de faire, sous le contrôle de gardiens qui pensaient qu’il était dangereux», a rappelé son avocat. «Il va devoir se réhabituer à marcher, à décider quand il prend un repas, quand il prend une douche…»

Arrêté à l’automne 2001 avec cinq autres Algériens en Bosnie, où il résidait légalement, Lakhdar Boumediene avait été remis aux autorités américaines sous le soupçon qu’il fomentait un attentat contre l’ambassade américaine de Sarajevo. Il avait ensuite été transféré à Guantanamo dans les premiers jours d’existence de la prison, avec ses cinq compagnons d’infortune.

Les accusations sont très vite tombées mais tous étaient restés enfermés, en criant leur innocence. Après des années de bataille judiciaire et une décision de la Cour suprême qui porte son nom, ce n’est qu’en novembre 2008 que Lakhdar Boumediene et quatre autres Algériens ont été définitivement innocentés par un juge fédéral américain. En rendant sa décision, le juge américain avait tancé l’administration de George W. Bush pour l’insignifiance des éléments à charge.

Il reste aujourd’hui 240 détenus dans la prison de Guantanamo à Cuba, créée en janvier 2002 pour les «combattants ennemis» de la guerre contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001.
 

Source de l’article : Libération (Source AFP), le 16/05/09

 


Références :

(1) Dick Marty :  en 2005, chargé par le Conseil de l’Europe d’enquêter sur l’affaire des prisons secrètes de la CIA sur territoire européen; dans son rapport du 24/01/06 il précise  que « de nombreux indices convergents permettent de conclure à l’existence d’un système de ‘délocalisation’ ou de ’sous-traitance’ de la torture ».  Un autre rapport  concerne 14 pays européens. Il affirme que « Nous avons aussi un apartheid de type juridique et judiciaire : des personnes non américaines sont exclues de tout système judiciaire du simple fait d’être suspectées de terrorisme ».  En 2007, il reçoit le Prix Europe 2007 du Nouveau mouvement européen suisse (nomes) pour son rôle dans la dénonciation des prisons secrètes de la CIA et la « défense des valeurs européennes ». (Source : Wikipedia)

(2) Voir à ce propos l’article ci-dessous : Négociations autour des 26 détenus algériens de Guantanamo 

(3) Le ministre de la Justice américaine, Eric Holder a visité le camp de Guantanmo pour s’informer des conditions d’incacération des détenus en prévision de la fermeture du camp. Dans ce but, Matthew Olsen est chargé de rééxaminer les dossiers au cas par cas. Ce qui risque de légitimer la détention illégale : illimitée et sans charge. Les avocats du gouvernent Obama s’alignent sur les positions adoptées par G. W. Bush concernant les droits des prisonniers de Bagram en Afghanistan. (source)

(4) Les détenus auraient eu des liens avec al Qaida et soutenu Bensayah Belkacem

(5) Le 20 novembre 2008, le Juge Richard J. Leon ordonne la libération de L. Boumediène et de quatre autres Algériens détenus avec lui. Le sixième, Bensayah Belkacem est maintenu en détention.

(6) Le premier fut Binyam Mohamed accueilli en Grande Bretagne en février dernier.
 

 


Articles connexes : 

  • Informations sur la situation des droits humains en Algérie – Négociations autour des 26 détenus algériens de Guantanmo  / Algeria-Watch
  • L’UE veut aider Obama à fermer Guantanamo / Euractiv
  • La France pourrait accueilir Lakhdar Boumediène / El Watan
  • La Suisse tend la main à Obama / swissinfo.ch

Que plus personne ne bouge!

L’article du Monde rapporte ci-dessous la désagréable mésaventure subie par Tessa Polak, une photographe de 36 ans, visée pour son soutien au "groupe de Tarnac". Mais quelle visée!

Etat de droit, dites-vous ? Au cas où vous seriez suspecté d’être barbouze ou terroriste, une nouveauté en France : écoutes illégales, filature, arrestation surprise musclée, canon sur la tempe dans un lieu inattendu, garde à vue banalisée, alors que, légalement, vous n’êtes coupable de rien.  Les forces de l’ordre seraient-elles soudainement atteintes d’hyperactivité ? Mieux vaut prévenir que guérir, intimider plutôt  que rassurer, semble t-il.  A défaut de s’en prendre aux délinquants politico-financiers, on s’attaque à des groupuscules insignifiants suspectés de tous les maux à venir, mais qui sont pourtant désignés coupables d’office, comme s’il s’agissait de justifier la raison d’être des services anti-terroristes. Ce comportement, de plus en plus fréquent, touche toute la C.E.E. Attention, l’anti-terrorisme, pour mieux vous servir, sème la terreur. Que plus personne ne bouge dans notre état de droit. 


 
 

 

"Les policiers ont fait ‘Bingo !’ comme s’ils avaient découvert une cache d’armes"

LE MONDE | 11.05.09 | 10h32  •  Mis à jour le 11.05.09 | 19h00

Tessa Polak a "la rage". Interpellée le 28 avril par la police antiterroriste (SDAT), placée en garde à vue 72 heures puis relâchée sans aucune charge, cette femme de 36 ans, photographe de profession, dénonce aujourd’hui une "manœuvre d’intimidation".

Membre active d’un comité de soutien aux neuf personnes mises en examen dans l’affaire des sabotages de voies SNCF, elle en connaît quelques-unes, en a croisé d’autres à Tarnac, en Corrèze, où elle s’est déjà rendue. Mais elle ne s’attendait pas, six mois après l’arrestation des neuf le 11 novembre 2008, a être, à son tour, interpellée de la sorte dans la rue. Depuis lors, elle collecte les témoignages.

Ce 28 avril, en début d’après-midi, Tessa Polak circule en voiture dans le 20e arrondissement à Paris avec Benjamin Rosoux, l’un des mis en examen de Tarnac, à ses côtés. "A l’angle de la rue des Pyrénées et de la rue du Jourdain, alors que je ralentissais, une nuée de types a surgi, dit-elle. Ma vitre était ouverte, je me suis retrouvée avec un pistolet sur la tempe tandis que deux autres me braquaient de face. J’ai cru à un car-jacking." Il s’agit en fait de policiers en civil. Eberluée, elle ne se souvient que de ces mots : "Terroriste ! Terroriste !"

Menottée, elle est embarquée dans une autre voiture, tandis que Benjamin Rosoux est planté sur le trottoir, et emmenée à son propre domicile où a lieu une perquisition. Sur place, la police saisit ses ordinateurs et deux piles de L’insurrection qui vient. Ce livre collectif et anonyme, en vente libre, est perçu par la police, qui l’attribue à Julien Coupat, comme la doctrine du groupe. Il a été versé, dans son intégralité, au dossier d’instruction et vaudra d’ailleurs à son éditeur, Eric Hazan, d’être entendu le 9 avril par la police antiterroriste.

Dans le coffre de la voiture de Tessa Polak, la SDAT en découvre 400 autres exemplaires. "Ils ont fait ‘Bingo !’, comme s’ils avaient découvert une cache d’armes, ironise-t-elle. Sauf que quand ils m’ont demandé d’où ça venait, je leur ai dit que j’étais passée chez l’éditeur et que je comptais les distribuer dans le cadre du comité de soutien, ce qu’ils savaient déjà."

Tout au long de sa garde à vue, et des "8 à 10 interrogatoires", la jeune femme comprend qu’elle a fait l’objet d’une surveillance. Aux policiers qui lui demandent pourquoi elle a prêté son véhicule, en novembre 2008, à trois des mis en examen, dont Benjamin Rosoux, elle répond : "Ma voiture je l’ai prêtée comme ma maison est ouverte, mon frigo est ouvert…" "Ce qui m’a étonnée, poursuit Tessa Polak, c’est que leurs investigations portaient beaucoup sur le livre. Le type de questions qu’ils m’ont posé, la manière avec laquelle ils le faisaient, c’était pour valider leurs fantasmes. Le mot ‘cellule’ revenait sans cesse…"

Après 48 heures, elle est brièvement présentée au juge d’instruction Thierry Fragnoli pour une prolongation de sa garde à vue. Tessa Polak jure alors l’avoir entendu dire : "Ce n’est pas ma faute mais vous allez payer pour les autres." "J’étais sonnée", dit-elle.

Avec le recul, la jeune femme analyse son interpellation comme une "manœuvre d’intimidation, une façon de briser les solidarités actives, d’envoyer des signaux, et de banaliser les garde à vue". "Sinon, ajoute-t-elle, pourquoi m’ont-ils convoquée de cette façon ? Quand je leur ai demandé, ils ne m’ont pas répondu." Après cette interpellation, et celle de plusieurs étudiants, soupçonnés d’avoir participé à une manifestation non autorisée en faveur, notamment, de Julien Coupat, dernier des mis en examen à être toujours incarcéré, les comités de soutien – il en existerait une cinquantaine en France –, se sentent sous pression. "Il y a une demande très pressante de “guides” de garde à vue", ironise Frédéric Combarieu, membre du comité parisien.

Alors que le juge des libertés et de la détention doit une nouvelle fois statuer sur la demande de remise en liberté de Julien Coupat, ce dernier lassé des fouilles et de cette "farce", a demandé à ne pas être extrait de sa cellule pour l’occasion. Pour les mêmes raisons, le comité de soutien ne se rassemblera pas non plus ce jour-là. Mais plusieurs initiatives en mai, des concerts notamment, sont à l’ordre du jour.

 

Isabelle Mandraud
 


Précédentes ReOpenNews sur le sujet :

Articles connexes :

 

Un juge espagnol rouvre une enquête sur de hauts responsables de Bush

Le célèbre juge espagnol Baltasar Garzón a ouvert une nouvelle enquête sur les allégations de torture à Guantánamo Bay et dans d’autres prisons américaines visant les « possibles auteurs matériels, concepteurs ou complices » d’abus illégaux commis contre les détenus.

Dans une décision judiciaire solidement motivée et justifiée publiée mercredi, Garzón a indiqué qu’il enquêterait sur le rôle joué par les responsables de haut rang du gouvernement Bush dans ce qu’il a appelé un « programme autorisé de torture et de mauvais traitements systématiques infligés aux personnes privées de leur liberté sans que des chefs d’accusation aient été portés contre elles en les privant des droits les plus élémentaires réservés aux détenus, prévus et exigés par les traités internationaux. »

Guantánamo Bay, a-t-il écrit, pourrait bientôt être considéré comme « un véritable vide au sens juridique qui est défini par une multitude de traités et de conventions signés par la communauté internationale. »

Garzón a laissé entendre qu’il envisagerait de porter plainte contre les responsables sous l’ère Bush qui ont autorisé, dirigé ou approuvé l’usage de la torture et pas seulement les agents de la CIA qui l’ont pratiquée ou les juristes du ministère de la Justice qui ont procuré des justifications pseudo-légales.

Il a écrit que des mémos du ministère de la Justice de Bush précédemment classés secrets et rendus publics le mois dernier par le gouvernement Obama ont révélé l’existence d’un programme de torture à la prison américaine de la base aérienne Bagram en Afghanistan ainsi qu’à Guantánamo, qui avait été approuvé à « un niveau presque officiel ». Il y avait, de ce fait, « une responsabilité pénale dans les différentes structures de l’exécutif, le commandement, la conception et l’autorisation de ce programme de torture systématique ».

Il a ajouté que les mémos, rédigés par les juristes du ministère de la Justice en 2002 et en 2005, fournissaient des preuves « de ce qui précédemment pouvait seulement être insinué. »

Dans un acte judiciaire de dix pages, Garzón a écrit que les mauvais traitements infligés à Guantánamo et dans d’autres prisons américaines aux prisonniers suspectés de terrorisme laissent supposer « l’existence d’un programme concerté d’application d’une multitude de crimes de torture. » Il a dit qu’il réclamerait des copies des mémos du gouvernement Obama et qu’il demanderait aussi au juge espagnol Ismael Moreno l’information que celui-ci a rassemblée dans le courant de l’investigation sur les vols secrets [rendition] de la CIA qui ont fait escale en Espagne.

Bien que Garzón n’ait pas nommé les cibles potentielles de son enquête, le langage utilisé dans son acte judiciaire évoque la possibilité de la délivrance de mandats d’arrêt contre les responsables de haut niveau de Bush, tels le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, la conseillère pour la Sécurité nationale, puis secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, et Bush lui-même.

En 1968, Garzón avait décerné un mandat d’arrêt contre Augusto Pinochet, alors que l’ancien dictateur chilien était en visite en Grande-Bretagne, en exigeant son extradition pour subir un procès en Espagne. Cela avait déclenché un conflit juridique qui força Pinochet à rester assigné à résidence en Grande-Bretagne pendant 17 mois. Les hauts responsables du gouvernement Bush, y compris l’ancien président, ont à présent de bonnes raisons pour ne pas quitter les Etats-Unis de peur de subir un sort similaire ou pire.

Garzón a cité la « compétence universelle de la justice » espagnole avec ses statuts et ses dispositions dans la Convention de Genève et les lois internationales interdisant la torture qui oblige les signataires à poursuivre les responsables de tout gouvernement violant les dispositions anti-torture. Il a dit qu’il réexaminerait les témoignages des quatre anciens détenus de Guantánamo Bay. Tous les quatre avaient été poursuivis pour avoir été des membres d’Al-Qaïda il y a plusieurs années, mais Hamed Abderrahman, Ahmed et Lahcen Ikassrien furent acquittés par la Haute Cour d’Espagne et Abdul Latif al Banna et Omar Deghayes eurent leur placement en détention au Royaume-Uni annulé.

Les détenus prétendent qu’ils « ont subi divers sévices physiques et enduré des abus psychologiques contre leur personne durant leur détention dans différents pays où il étaient placés sous l’autorité de personnel militaire américain. » La liste des abus comprend des coups, des sévices sexuels, l’exposition au froid et à la chaleur intense, à une musique surpuissante, de longues séances d’interrogatoire et de privation de sommeil.

L’annonce de Garzón aggrave la crise politique qui entoure le gouvernement Obama au sujet de l’utilisation de la torture et d’autres violations des lois nationales et internationales. Obama a essayé de donner l’impression que son gouvernement représentait une rupture avec ces pratiques tout en défendant certains des crimes les plus énormes tels l’enlèvement et la « disparition » d’individus et leur « restitution » (« rendition ») pour être emprisonnés et torturés par d’autres gouvernements.

Obama avait décidé le 16 avril de publier des mémos de l’époque de Bush portant sur l’approbation de méthodes telles que la simulation de noyade (« waterboarding ») que son gouvernement a reconnues comme étant de la torture. Il n’avait pris cette décision que sous l’effet de la pression d’une échéance imposée par le tribunal concernant la publication de ces mémos.

Dans le même temps, il avait exclu toute enquête ou poursuite des agents de la CIA qui avaient pratiqué la torture. Il avait manifestement espéré mettre un terme à la controverse qui couvait au sujet de la torture, en apaisant ses partisans libéraux et l’opinion mondiale tout en rassurant l’establishment militaire et du renseignement ainsi que les responsables de Bush qu’ils ne seraient pas tenus responsables.

La démarche eut l’effet inverse en déclenchant des dénonciations publiques du gouvernement de la part des responsables de Bush, y compris Cheney et l’ancien directeur de la CIA, Michael Hayden, qui avaient cherché à mobiliser des sections mécontentes de l’appareil militaire et du renseignement et de forces droitières en général en défendant la torture de présumés terroristes et en accusant Obama de saper la sécurité nationale américaine.

En raison d’un conflit croissant au sein de l’Etat, les responsables gouvernementaux ont déclaré leur opposition à toute enquête publique sur le programme de torture de Bush. Ceci a placé Obama dans une situation où il reconnaît les crimes d’Etat tout en défendant leurs auteurs.

La direction démocrate du Congrès a suivi la voie adoptée par Obama en s’opposant à toute investigation des responsables du gouvernement Bush en se ralliant à une enquête lancée par la Commission d’information du Sénat (Senate Intelligence Committee), conduite « à huis clos » et basée sur les assurances qu’elle sera « bipartite » et « non politique » et que la plupart des conclusions, sinon toutes, resteront classées.

L’annonce faite par Garzón mercredi fait suite à sa tentative de porter des accusations contre six responsables du gouvernement Bush impliqués dans la rédaction des mémos sur la torture. Le procureur général espagnol, Candido Conde-Pumpido, s’est publiquement prononcé contre cette enquête en cherchant à l’étouffer. La démarche de bloquer l’enquête était intervenue après qu’une série de discussions de haut niveau entre Washington et Madrid a eu lieu, discussions qui comprenaient des entretiens directs entre Obama et le premier ministre José Luis Zapatero du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

La nouvelle enquête de Garzón est un acte de défiance qui fait monter les enchères politiques en visant les responsables de haut niveau de Bush qui ont autorisé le programme de torture.

Mercredi, lors d’une conférence de presse, Obama a réitéré sa conviction que le « waterboarding » autorisé par Bush était de la torture. Et pourtant, d’anciens hauts représentants du gouvernement Bush continuent de défendre de telles pratiques et leur autorisation.

L’un de ceux qui ont été désignés par Garzón dans son enquête initiale, Jay Bybee qui, en tant qu’adjoint du secrétaire à la Justice, avait signé certains des mémos sur la torture, avait été nommé par Bush au poste de juge à la Cour d’appel fédérale. Les appels se multiplient à présent contre lui pour qu’il soit démis de ses fonctions. Mercredi, il a brisé le silence en défendant son rôle et en approuvant la torture des détenus. Il a dit au New York Times, « Je croyais à l’époque, et je continue de croire aujourd’hui, que les conclusions étaient juridiquement correctes. »

La défense par Condoleezza Rice de ses actes est la meilleure de toute en étant encore plus éhontée que celle de Bybee. Jeudi, le site web du Huffington Post affichait un article sur une récente discussion entre Rice et des étudiants de l’Université de Stanford. Lorsque des étudiants lui ont demandé si le « waterboarding » était de la torture, elle a répondu « [P]ar définition, s’il a été autorisé par le président, il ne violait pas nos obligations sous la Convention contre la Torture. »

La position de Rice est que Bush a personnellement autorisé le « waterboarding » et que l’autorité présidentielle outrepasse la loi. En cherchant à se défendre, elle a effectivement placé Bush lui-même directement dans la ligne de mire.

Le ministre de la Justice d’Obama, Eric Holder, a refusé de dire si les Etats-Unis coopéreraient à l’investigation de Garzón. En réponse à une question, il a simplement dit, « Evidemment, nous considérerons toute demande venant de la justice de n’importe quel pays et nous examinerons comment et si nous devons nous y conformer. »

Michael Ratner, président du Centre pour les droits constitutionnels (CCR) des Etats-Unis, qui représente de nombreux détenus de Guantánamo Bay, a dit à propos de la nouvelle enquête de Garzón, « Les conspirateurs de la torture ont de gros problèmes. Même si les Etats-Unis échouent dans leur obligation de mener une enquête criminelle, l’Espagne le fera. Les conspirateurs peuvent s’enfuir, mais ne peuvent pas se cacher. Il est probable que des mandats d’arrêt ont déjà été lancés ou le seront sous peu. Des mises en accusation suivront certainement bientôt. Les possibilités de voyage de l’équipe de tortionnaires sont en train de rétrécir. »

L’attitude adoptée par l’establishment politique et médiatique américain face à l’investigation de Garzón est révélée par le quasi-silence avec lequel les médias l’ont accueillie. Elle a à peine été mentionnée dans les actualités des chaînes de TV et a seulement bénéficié d’une couverture superficielle dans la presse écrite. Un article fut publié mercredi dans une édition électronique du New York Times, mais non dans l’édition écrite du lendemain.

Cette réaction prouve une fois de plus la complicité des médias, à la fois en ce qui concerne les actes criminels commis par le gouvernement Bush et les efforts entrepris par Obama pour empêcher que ceux qui sont coupables de crimes d’Etat soient tenus pour responsables.
 

par Paul Mitchell et Chris Marsden pour WSWS.org, le 6 mai 2009
Article original, WSWS, paru le 1er mai 2009.

Bernard Madoff était-il au courant des attaques du 11 septembre?

L’éditeur PLON frôle à nouveau un sujet tabou en France. Après avoir publié l’excellent livre de chevet LA FACE CACHEE DU 11 SEPTEMBRE de Eric Laurent en Octobre 2004 (une somme de questions toujours sans réponses, ni médiatiques ni judiciaires, qui aurait dû être un point de départ pour les autres journalistes), 4 ans et demi plus tard une bonne plongée en apnée dans le monde de la finance ramène à la surface un gros poisson bien trop au courant des affaires en cours un certain 11 Septembre, pour ne pas y soupçonner un autre signe supplémentaire de ce que l’économiste Marc Chesney (1), dénonce depuis plusieurs années, à savoir les fameux délits d’initié d’avant le 11 Septembre. Jean Jacques Bourdin l’avait très correctement interviewé le 11 Septembre 2007 dans son émission de 11H00 sur RMC (2).

Ces secrets de polichinelle dans le milieu de la finance ont été dénoncés aussi depuis par Jérôme Kerviel un simple jeune trader apparemment assez éloigné de sa hiérarchie. Je rappelle aussi le rôle intéressant de Juliette Binoche dans le film QUELQUES JOURS EN SEPTEMBRE qui traite explicitement des délits d’initiés et les avertissements avant le 11 Septembre, sur fond d’espionnage. Le film est sorti en Septembre 2006 en France dans l’indifférence (LE MONDE) que provoque un sujet surdimensionné  (TELERAMA), et l’année suivante en Angleterre. Juliette Binoche avait alors expliqué au DAILY TELEGRAPH, sur RADIO5 et dans le GUARDIAN (qui a peu apprécié) que son coach, un agent de renseignements britannique, lui avait révélé une réalité "encore plus déprimante que tout ce qu’elle pouvait imaginer"…

Or revenons à la nouvelle parution chez PLON. Que vient nous dire aujourd’hui -sans doute malgré lui- un analyste financier israélien (ce qui évacue ipso facto au moins pour PLON l’accusation potentielle d’anti-américanisme ou d’antisémitisme si à la mode en matière de dénonciations financières ou terroristes) ? Ni plus ni moins que "Madoff savait" comme le montre l’extrait publié dans le site du magazine Challenges reproduit ci-dessous. Il faut le lire entre les lignes certes, mais le ton est presque sans ambiguïté, juste l’ambiguïté nécessaire pour passer l’autocensure ou la roulette russe médiatique (une pensée émue pour Jean Marie Bigard, obligé de ravaler sa glotte sur FRANCE INTER le 4 mai dernier, après ses déclarations de Septembre 2008…). Car comment ne pas rapprocher ce cynisme des accusations immédiates de l’administration américaine, Bush en tête, contre Ben Laden et Al-Qaïda. Selon le rapport de la Commission du 9/11, elle n’avait rien vu venir… mais elle ne mit que quelques heures pour annoncer l’origine des attaques : le 13 Septembre par la voix de Colin Powell et le 4 Octobre par la voix de Tony Blair avec sa propre documentation made in UK. Pas mal, non?

(1) Marc Chesney, ancien professeur à HEC, est aujourd’hui économiste spécialiste en économétrie à l’université de Zürich
(2) Transcription RMC ici, et conférence de Genève filmée ici

par Bluerider pour ReOpenNews
 


L’Affaire Madoff, les secrets de l’arnaque du siècle, d’Amir Weitmann, Plon, 245 pages, 18 euros.

Le 11-09-2001 de Madoff

Un homme de sang froid rassure les investisseurs. Et Madoff en est un, lui qui, impassible, prévoit l’évolution des marchés en regardant s’écrouler les Twin Towers. Extraits (p. 56-62).  

« Je travaille pour un family office. Mon patron, un richissime homme d’affaires mexicain, a vendu son affaire de textile il y a sept ans pour plusieurs centaines de millions de dollars et, avec son fils Enrico, je dirige ses investissements financiers.
Nous sommes investis chez HUG Capital à hauteur de 5 millions de dollars, une position importante. Bien que satisfait des résultats, je commence à le cuisiner sur les raisons de la réussite du fonds qu’il vend et, le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas convaincu. Alberto [mon broker] me répète ce qu’il m’a déjà expliqué plusieurs fois, à savoir que l’argent est investi à 100% avec un certain Bernie Madoff, auquel il est impossible d’accéder.
Madoff finit par accepter de me rencontrer le mois suivant dans ses bureaux du Lipstick Building à New York. Très précisément le mardi 11 septembre 2001 à 8 h 30 du matin.
Le 11 septembre au matin, nous nous levons de bonne heure pour ne pas arriver en retard au rendez-vous avec ce fameux Bernie Madoff, le gérant invisible qui refuse de rencontrer ses clients. Nous sommes encore au stade des discussions de politesse, le small talk, quand nous entendons soudainement un grand bruit dans les bureaux d’à côté. Il est 8 h 48. Quelqu’un se précipite dans notre salle de conférences en hurlant :
- Un avion vient de percuter le World Trade Center. Nous courons dans le bureau voisin pour regarder la télévision, allumée sur CNN. La présentatrice semble complètement paniquée…
- Ce n’est pas un accident, énonce Bernie, impassible et sans émotion apparente. C’est une attaque terroriste. Le marché va maintenant être fermé quelques jours et rouvrira en forte baisse…
Je suis stupéfait de ce que je viens d’entendre. Mais de quoi parle-t-il ? Et comment peut-il penser au marché dans un moment pareil ? Des gens sont morts, d’autres sont blessés ou sont en danger, et c’est tout ce à quoi il pense ? Je suis encore perdu dans mes pensées quand on entend un autre cri. Il est 9 h 3.
- Un autre avion a percuté la deuxième tour ! Bernie tranche d’un ton sec et sans émotion :
- C’est un attentat, je vous l’ai dit. L’Amérique est la cible de terroristes. C’est sûrement Al-Qaïda et Ben Laden, ces terroristes qui ont déjà essayé de faire sauter le World Trade Center en 1993. Cette fois-ci, ils ont réussi.
Il est 9 h 30, je le regarde et je lui dis que, vu les circonstances, nous allons partir. Je propose que nous nous rencontrions une autre fois.
- Pas du tout, répond Bernie. Vous avez déjà beaucoup attendu. Venez dans mon bureau, nous serons plus tranquilles pour parler.
Je suis complètement estomaqué par le calme presque inhumain de Bernie devant les événements, et je commence à comprendre la raison de ses performances. Si quelqu’un est à ce point capable de comprendre immédiatement ce qui se passe, alors que tout le monde pensait après le premier avion qu’il s’agissait d’un accident, il peut anticiper le marché. Il est vraiment plus intelligent que les autres.
Mon opinion est faite : il n’est pas question de retirer un seul centime du fonds de Madoff.»

Amir Weitmann, analyste financier israélien.

Publié par le site du magazine Challenges, le 7 mai 2009

Le 11/9 mentionné dans le livre « Pétrole : la fête est finie !»  de Richard Heinberg

Richard Heinberg est cet expert américain qui au sein de l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil) étudie le phénomène de la déplétion pétrolière (mais aussi gazière et du charbon), c’est-à-dire l’épuisement des ressources en énergies fossiles dans le monde, et son impact – immense – sur nos économies. En octobre 2008 est parue la version française de son livre Pétrole: la fête est finie !, qui a rapidement obtenu des recensions très favorables en France, à commencer par celle de M. Yves COCHET, député de Paris, ancien ministre de l’Environnement, qui déclare : "Le livre de Richard HEINBERG est le premier ouvrage complet sur le pic pétrolier que j’ai lu. Il est complet au sens où il ne se cantonne pas aux seuls aspects techniques du problème, mais en aborde toutes les dimensions économique, sociale, géopolitique et philosophique", ou encore M. Pierre Lance, rédacteur en chef de L’Ere nouvelle : "L’ouvrage le plus important de ces 40 dernières années".

Récemment, M. Nicolas Hulot évoquait Richard Heinberg comme "l’un des auteurs qui l’inspiraient"…

Dans le chapitre 3 de son ouvrage, R. Heinberg revient longuement sur les événements du 11 Septembre et nous livre son analyse géopolitique où figure en bonne place la question de l’accès aux ressources pétrolières dans le monde. En voici un court extrait…

Richard Heinberg
 

Les atrocités du 11 septembre 2001 ont tellement dominé l’actualité mondiale, la politique, les affaires militaires et l’économie que le débat public a rapidement divisé toute l’histoire récente en deux catégories : l’« avant » et l’ « après » 11 Septembre. Pour la plupart des États-uniens, les événements furent non seulement horrifiants, mais de plus totalement imprévus. Étant donnée l’origine moyen-orientale attribuée aux terroristes, beaucoup soupçonnèrent que le pétrole y était mêlé d’une façon ou d’une autre.

Quinze des 19 pirates de l’air furent décrits comme des ressortissants saoudiens. Les autorités états-uniennes identifièrent le cerveau de l’attaque comme étant Oussama ben Laden, membre de l’une des familles les plus riches d’Arabie saoudite et entretenant des liens financiers de longue date avec celle des Bush : les ben Laden avaient, par un intermédiaire, aidé à financer la première entreprise commerciale de George W. Bush, Arbusto Energy Company, en 1979. Oussama, selon ses propres affirmations rapportées par la presse, considérait la présence de bases militaires états-uniennes sur le sol d’Arabie saoudite comme un affront à l’Islam.

En tant que premier producteur mondial de pétrole, le royaume saoudien était demeuré un allié fidèle des États-Unis depuis des décennies, mais sa population jeune et croissante et ses revenus pétroliers en baisse commençaient à susciter le mécontentement populaire. La famille royale saoudienne tenta de dissuader toute forme d’opposition islamiste en soutenant officiellement la secte ultraconservatrice wahhabite et en permettant que des sommes considérables de pétrodollars servent au financement de groupes islamistes radicaux, que certains qualifieraient de terroristes, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des frontières du pays. Les récentes administrations états-uniennes avaient accepté de fermer les yeux sur ces versements en contrepartie de la coopération saoudienne pour maintenir le prix du baril à un niveau stable.

Pour leur part, les autorités états-uniennes manipulaient les mouvements islamistes radicaux depuis plusieurs décennies. En Afghanistan durant les années 1980, puis dans les Balkans et en Tchétchénie dans les années 1990, les États-Unis avaient secrètement armé et financé des réseaux terroristes islamistes afin de déstabiliser des nations leur posant problème. Cette tactique connut des succès spectaculaires contre l’URSS, dont le déploiement militaire désastreux visant à maintenir sous contrôle l’Afghanistan voisin s’avéra être l’un des principaux facteurs menant à la disparition de l’Empire soviétique. Si toutefois les radicaux islamistes étaient disposés à accepter des armes et des dollars, ils ne nourrissaient en revanche spontanément aucune sympathie pour les intérêts états-uniens.

De façon assez ingénieuse, à partir du milieu des années 1990 la communauté états-unienne du renseignement utilisa les provocations islamistes à son avantage en agitant la menace du « terrorisme »1 islamiste radical de manière à ce que la population accepte des augmentations de budgets militaires et sécuritaires, et pour obtenir toujours plus de prérogatives pour la surveillance, les détentions extrajudiciaires et autres suspensions des libertés civiles.

Oussama ben Laden fut, durant l’essentiel des années 1980, un personnage clé du mouvement islamiste soutenu par les États-Unis. Quand exactement ceux-ci ont-ils cessé de financer ses activités, cela reste flou. La Libye fut, en 1994, le premier pays à demander son arrestation. Suite à deux attaques terroristes contre les intérêts états-uniens dans les années 1990, auxquelles Bill Clinton, alors Président, réagit en promettant une récompense pour la capture de ben Laden, ce dernier transféra ses quartiers généraux en Afghanistan, où il entraînait ses agents d’al-Qaïda dans des bases secrètes dont beaucoup avaient été aménagées ou construites par la CIA dans les années 1980.* <http://us.mg2.mail.yahoo.com/dc/blank.html?bn=1096.40&.intl=us#_ftn1>

La réponse de l’administration Bush aux attaques du 11 septembre 2001 fut de bombarder l’Afghanistan, de chasser le régime taliban du pouvoir et d’installer à sa place un gouvernement intérim docile.

Quelques commentateurs soulignèrent que l’Afghanistan était situé non loin des réserves stratégiques de pétrole et de gaz de la mer Caspienne, spéculant sur le fait que la guerre puisse constituer une tentative d’imposer la construction d’un gazoduc traversant le pays jusqu’aux ports pakistanais. Deux journalistes d’investigation français, Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, allèrent jusqu’à affirmer que l’intervention états-unienne avait été prévue, sinon organisée, plusieurs mois avant le 11 Septembre, comme en attestaient les menaces qui auraient été proférées à l’encontre des représentants talibans lors des négociations sur le gazoduc. Selon Brisard et Dasquié, lors d’une rencontre à Islamabad, en août 2001, entre Christina Rocca, chargée d’affaires pour l’Asie centrale auprès du gouvernement états-unien, et l’ambassadeur taliban au Pakistan, ce dernier se vit préciser : « Ou bien vous acceptez notre offre d’un tapis d’or, ou bien nous vous enterrerons sous un tapis de bombes ».

D’autres, et parmi eux certains appartenant à l’industrie pétrolière, mirent en doute la supposition que l’enjeu de la guerre puisse être principalement le pétrole et le gaz, attirant l’attention sur le fait que l’Afghanistan n’était pas en lui-même une pièce essentielle dans la domination des ressources énergétiques dans la région, et qu’en outre le projet de gazoduc n’engendrerait pas de retombées économiques importantes pour les États-Unis. Ainsi, à la fois les mobiles ostensibles et les mobiles réels des États-Unis auraient été simplement la poursuite de ben Laden et de son organisation.

Si la plupart des gens semblent être convaincus par ces derniers arguments, quelques points importants méritent tout de même d’être soulignés : en dehors du pétrole, les États-Unis n’ont pas beaucoup d’autres intérêts au Moyen-Orient. Ben Laden, pour sa part, ne se serait jamais résolu à détruire des symboles du pouvoir économique et militaire états-unien, si ce n’est en raison de l’engagement des USA au Moyen-Orient (et plus spécifiquement en Arabie saoudite). Dans cette optique, si les violences eurent lieu en Afghanistan, à New York et à Washington, les véritables objectifs stratégiques de toutes parts avaient beaucoup à voir avec l’Arabie saoudite. De surcroît, il s’est avéré que les enquêtes du FBI sur al-Qaïda avant le 11 Septembre avaient été systématiquement entravées par des ordres émanant des plus hauts niveaux du gouvernement états-unien, peut-être dans le but de détourner le regard des enquêteurs de certains membres de la famille royale saoudienne et de celle ben Laden, qui soutenaient financièrement Oussama depuis des années.3

Ainsi, dans tous les cas les ressources énergétiques sont au cœur du conflit. En outre, la guerre d’Afghanistan impliquait la construction de bases états-uniennes permanentes un peu partout en Asie centrale, ce qui, dans l’hypothèse où les dirigeants US ont vraiment agi dans l’objectif de contrôler la future exploitation des ressources en pétrole et gaz de la Caspienne, se révèlerait d’une utilité considérable.

L’administration Bush proclama très vite que la campagne d’Afghanistan n’était que le début de sa « guerre contre le terrorisme », et ses responsables faisaient circuler des listes de potentielles cibles additionnelles comprenant de 3 à près de 50 nations. Les critiques de la doctrine Bush affirmèrent que l’administration avait, dans les faits, déclaré la guerre à une grande partie du reste du monde. La plupart des nations mentionnées dans ces listes possédaient d’importantes ressources pétrolières tandis que beaucoup d’autres, dont l’Iran et l’Irak y figurant en bonne place, n’avaient que peu ou pas du tout de relations avec ben Laden ou al-Qaïda. Avec le « terrorisme » comme ennemi apparent mais insaisissable, l’administration états-unienne paraissait s’engager dans le projet grandiose d’utiliser sa puissance militaire pour s’implanter dans des zones stratégiques du globe, et peut-être pour prendre le contrôle intégral et direct des ressources pétrolières mondiales.

Prochaine étape, la Mésopotamie

Peu après l’invasion de l’Afghanistan, l’administration Bush tourna son regard vers l’Irak, affirmant que ce pays violait les résolutions de l’ONU et qu’il abritait les organisateurs des attentats du 11 Septembre ou collaborait avec eux. En réponse, Saddam Hussein rouvrit ses portes aux inspecteurs de l’ONU qui sillonnèrent le pays pour y trouver des armes prohibées. Les responsables états-uniens poursuivirent l’escalade rhétorique. Selon les propres mots du Vice-président Dick Cheney : « Il ne fait pas de doute que Saddam Hussein possède actuellement des armes de destruction massive ». Une invasion préventive était justifiée et nécessaire puisque, selon Condoleezza Rice : « Nous ne voulons pas que les preuves du crime se transforment en champignon atomique ». Cheney tentait également d’associer le régime irakien aux organisateurs du 11 Septembre en qualifiant Bagdad de havre pour terroristes. Les responsables politiques états-uniens voulaient signifier clairement que, avec ou sans soutien international, ils entendaient envahir l’Irak et renverser son dirigeant.

 
Extrait de l’ouvrage de Richard Heinberg, "Pétrole : la fête est finie" paru aux Editions Demi Lune

 


 
Notes ReOpenNews:
M. Heinberg apparaît également dans le film documentaire Pétrole et écrans de fumée de Ronan Doyle, bientôt disponible en DVD.

Julien Coupat : « La prolongation de ma détention est une petite vengeance» 


Peu avant sa remise en liberté sous un "strict contrôle judiciaire" après plus de six mois de détention, Julien Coupat a répondu aux questions du quotidien Le Monde. Son interview, véritable réquisitoire contre un état policier qui glisse vers le totalitarisme, montre au passage que Coupat a parfaitement intégré le concept de terrorisme fabriqué.
Extraits (Lire l’interview complète dans Le Monde) :
 


Voici les réponses aux questions que nous avons posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15 novembre 2008 pour "terrorisme" avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d’avoir saboté des caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a demandé à ce que certains mots soient en italique).

[...]

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?

Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu’aux dents s’est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d’un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l’absurde le disputait à l’obscène.

Celui qui semblait être le cerveau de l’opération s’excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c’était de la faute des "services", là-haut, où s’agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu’ils continuent de sévir en toute impunité.

Les sabotages sur les caténaires SNCF en France ont été revendiqués en Allemagne. Qu’en dites-vous?

Au moment de notre arrestation, la police française est déjà en possession du communiqué qui revendique, outre les sabotages qu’elle voudrait nous attribuer, d’autres attaques survenues simultanément en Allemagne. Ce tract présente de nombreux inconvénients : il est posté depuis Hanovre, rédigé en allemand et envoyé à des journaux d’outre-Rhin exclusivement, mais surtout il ne cadre pas avec la fable médiatique sur notre compte, celle du petit noyau de fanatiques portant l’attaque au cœur de l’Etat en accrochant trois bouts de fer sur des caténaires. On aura, dès lors, bien soin de ne pas trop mentionner ce communiqué, ni dans la procédure, ni dans le mensonge public.

Il est vrai que le sabotage des lignes de train y perd beaucoup de son aura de mystère : il s’agissait simplement de protester contre le transport vers l’Allemagne par voie ferroviaire de déchets nucléaires ultraradioactifs et de dénoncer au passage la grande arnaque de "la crise". Le communiqué se conclut par un très SNCF "nous remercions les voyageurs des trains concernés de leur compréhension". Quel tact, tout de même, chez ces "terroristes"!

[...]

La police vous considère comme le chef d’un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu’en pensez-vous?

Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d’un régime sur le point de basculer dans le néant.

Que signifie pour vous le mot terrorisme?

Rien ne permet d’expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d’avoir orchestré, au su de la DST, la vague d’attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d’expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d’Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.

Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d’avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s’exécutera avec promptitude. Qui n’étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – "terroristes" devenus l’un premier ministre d’Israël, l’autre président de l’Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.

Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l’impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l’on peut, elle, très bien définir : l’antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L’antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.

L’antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n’est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c’est la méthode par quoi l’on produit, positivement, l’ennemi politique en tant que terroriste. Il s’agit, par tout un luxe de provocations, d’infiltrations, de surveillance, d’intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l’"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d’anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l’ennemi intérieur, l’ennemi politique à l’affect de la terreur.

L’essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des cœurs et des esprits" où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l’ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l’exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l’humilier publiquement, inciter les plus vils à l’accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. "La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l’arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu’une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l’effort de guerre de la façon la plus discrète possible", conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.

Une fois n’est pas coutume, dans notre cas, l’antiterrorisme a fait un four. On n’est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l’échec; comme est compréhensible l’acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d’emprise sur l’institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu’auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".

Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d’autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d’autres encore la crédibilité qu’ils n’ont jamais eue et qu’ils n’auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.

[...]

Propos recueillis par Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
Article paru dans l’édition du Monde du 26.05.09

Démission de la rédactrice en chef du « Open Chemical Physics journal » suite à la publication de l’article sur la nanothermite retrouvée dans la poussière du World Trade Center

La rédactrice en chef de la revue scientifique Open Chemical Physics Journal a démissionné suite à la publication de l’article concluant à la présence de nanothermite dans les poussières du World Trade Center.  Le professeur à l’Université Pierre et Marie Curie Marie-Paule Pileni n’aurait, selon elle, « pas été informée de la publication. »

En réponse à un mail envoyé par le site Videnskab.dk pour lui demander quel était son avis de scientifique sur la teneur de l’article, elle a répondu « Ils ont imprimé l’article sans ma permission, donc  lorsque vous m’avez appelé, je ne savais pas que l’article avait été publié. Je ne peux pas accepter cela, et par conséquent j’ai écrit à [l’éditeur] Bentham  que je démissionnais de toutes mes activités avec lui. »

Madame Pileni est également choquée par le sujet de l’article : « Je ne peux pas accepter qu’un tel sujet soit publié dans mon journal. Cet article n’a rien à voir avec de la chimie physique ou de la physique chimique, et je veux bien croire qu’il y a un point de vue politique derrière sa publication. Si quelqu’un m’avait demandé, j’aurais dit que cet article n’aurait jamais dû être publié dans ce journal. Point final. »

La scientifique souligne par ailleurs que  le sujet est en dehors de son domaine d’expertise et qu’elle ne peut donc pas juger de la qualité de l’article en lui-même. Pourtant, en examinant l’impressionnant CV de Madame Pileni, on apprend qu’elle a travaillé au Laboratoire des matériaux mésoscopiques et nanométriques et fut consultante pour la Société Nationale des Poudres et Explosifs   Elle a en outre été membre de l’équipe éditoriale du Journal of experimental nanosciences et du Journal of Physical Chemistry.

Madame Pileni est une scientifique à la pointe de la recherche en nano-matériaux et fut, entre autre, membre de l"Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale" (IHEDN) ainsi que de l’Institut des Hautes Etudes de Sécurité Intérieure” (IHESI), voici quelques une de ses nombreuses compétences:

TOPICS OF RESEARCH

  • Nanomaterials : synthesis, characterisation and physical properties
  • Chemical modification of enzymes
  • Physical chemistry in condensed matter
  • Colloids sciences
  • Solar energy
  • Photochemistry in gas phase

OTHER ACTIVITIES

  • 2006: Chair of a scientific committee of the enginering and material sciences division of the European academy of sciences.
  • 2006: Vice-Chair of the committee for professional equality between woman and man in academia and research.
  • 2001-2004: Member of the board of “Institut Universitaire de France”.
  • 1991-1999: Member of the Education National Comity.
  • 1991-1992: Member of the “Institut des Hautes Etudes de Sécurité Intérieure” (IHESI)
  • 1990-1992: Chairperson on workshops related to the French Defense research.
  • 1989-1992: Consultant at the Minister of Recherche concerning the National Defense 1989: Member of the “Institut des Hautes Etudes de Défense Européenne”.
  • 1987-1988: Member of the ’“Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale” (IHEDN)1984-1986: Member of National exam in Chemistry

CONSULTING EXPERIENCE

  • 1985-2001: Nuclear Center, C.E.A. D.S.M, Saclay, France.
  • 1995: Procter & Gamble, Cincinnatti, USA.
  • 1990-1994: Société Nationale des Poudres et Explosifs, SNPE, France.
  • 1990: Toyota (Japan), Aventis (France), EADS (France).

Il étonnant qu’une experte en nanotechnologie et ancienne consultante dans le domaine des explosifs n’ait pas les compétences pour commenter, un article sur des explosifs nanothermitiques.

Madame Pileni a également fortement critiqué le jeune journal Open Chemical Physics. Le fait que les autres journaux scientifiques ne l’aient pas encore cité est, selon elle, le signe que le journal est mauvais et ne présente aucun intérêt.  Elle dit avoir accepté d’être rédactrice en chef de ce journal scientifique en libre accès car il donnait l’opportunité à de jeunes chercheurs de se faire connaitre.  Elle le regrette aujourd’hui : « On ne devrait pas être autorisé à faire n’importe quoi, tout ça ce sont des absurdités. J’essaie d’être une chercheuse sérieuse, et je ne veux pas que mon nom soit associé à ce genre de chose. »

Il semble que l’enjeu politique dépasse de loin l’aspect scientifique. Car si elle déclare ne pas avoir les compétences pour juger l’article elle a pourtant déjà sa conclusion: ce sont des "absurdités".

Le chimiste danois Niels Harrit, un des auteurs de l’article (qui a présenté les conclusions de l’étude sur la télévision danoise) a jugé regrettable la décision de Madame Pileni

« J’ai été surpris, bien sûr, et je trouve cela regrettable si notre travail s’en trouve discrédité. Mais son départ ne change pas nos conclusions, car c’est une affaire purement personnelle qui l’a mise en colère. Je reste convaincu que nous avons fait de la physique chimique et s’il y a des erreurs dans notre étude, nous serions heureux d’entendre ses critiques. » a réagi le Maitre de Conférence à l’Institut de chimie de l’université de Copenhagen.

Source : http://www.911blogger.com/node/19963

Le Progrès de Lyon interviewe Franco Fracassi et ReOpen911 lors de la projection de ZÉRO

Une fois n’est pas coutume, une journaliste du journal Le Progrès de Lyon était présente à la projection de ZÉRO vendredi 24 avril au cinéma OPÉRA et a fait une interview du réalisateur Franco Fracassi ainsi que de Tanguy, représentant du groupe local lyonnais de ReOpen911. Voici cet article et la vidéo, tous deux publiés dans la partie VIDEO du site LeProgres.fr.
 


Zéro-enquête sur le 11 septembre 2001 projeté ce soir au cinéma Opéra de Lyon

Le collectif ReOpen911 organise ce soir une projection débat autour du film « zéro-enquête sur le 11 septembre » au cinéma Opéra à Lyon. Un film documentaire réalisé entre autres par le député européen Giulietto Chiesa. La projection aura lieu en présence du réalisateur Mr Franco Fracassi qui répondra aux questions. Séance de rattrapage demain salle Jean Macé à Grigny, à l’invitation du mairie de Grigny, René Balme.
 

Remettre en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, tel est l’objectif de ce documentaire. Nourri d’une centaine d’interviews et de recherches approfondies, il pointe les lacunes et les incohérences du discours américain à l’époque des faits. L’enquête journalistique s’appuie sur de nombreux témoignages recueillis dans plusieurs pays étrangers, donnant la parole aux victimes mais aussi aux techniciens, scientifiques, chercheurs, journalistes ou experts qui donnent toute sa crédibilité à l’investigation. Y figurent notamment des enregistrements sonores ou vidéos inédits et exclusifs ou nombre de documents officiels jamais diffusés.

Distribué de façon indépendante, le film a déjà conquis plusieurs milliers de spectateurs dont de nombreux sur l’Internet. Un film qui veut s’imposer comme un incontournable sur les connaissances actuelles du 11 septembre 2001 vu comme un cet événement fondateur d’une nouvelle ère, celle de l’hyper-terrorisme.
 

Le jour où on a interdit à Air France de survoler les États-Unis.

Déroutement du vol Air France 438

Le journaliste colombiano-français raconte comment sa présence a déclenché le déroutement d’un avion sur ordre des autorités américaines.

Le vol d’Air France, numéro 438, provenant de Paris, devait atterrir dans la ville de Mexico vers 18 heures samedi 18 avril. Cinq heures environ avant son arrivée à destination, la voix du commandant annonce que les autorités étasuniennes n’autorisaient pas le survol de leur territoire par cet avion.

Le motif : parmi les passagers, qui se trouvaient à bord de l’avion, voyageait une personne qui n’était pas bienvenue pour des raisons de sécurité nationale.

Peu de minutes après, la même voix signale aux voyageurs surpris, que nous devons nous diriger vers Fort de France, en Martinique, compte tenu de ce changement de route qui rallonge nettement le trajet de l’avion pour rejoindre sa destination d’origine, le carburant allait manquer.

L’escale sur ce territoire français des Caraïbes serait donc seulement technique pour avitailler en carburant.

La fatigue était l’un de nos sujets de conversation. Mais le sujet central était, à voix basse, qui pouvait bien être le passager « terroriste », car si les « gringos » disent cela « c’est parce que c’est probablement un terroriste. »

Scrutant ceux qui étaient avec nous dans cette dernière section de l’avion, deux passagers ont confirmé qu’il ne pouvait pas être là parce qu’ « aucun n’avait une tête de musulman ».

A nouveau dans les airs, alors que nous nous préparions pour encore quatre heures de voyage, est venu à moi, celui qui s’est identifié comme le copilote. Tout en essayant d’être discret, il m’a demandé si j’étais « monsieur Calvo Ospina ».

Je lui ai dit que oui.

« Le commandant veut dormir, c’est pourquoi je suis venu ».

Et il m’a invité à l’accompagner à l’arrière de l’avion.

Et c’est là qu’il me dit que je suis le "responsable" du déroutement du navire. Je suis resté abasourdi.

Ma première réaction fut de lui demander : « croyez-vous que je suis terroriste ? »

Il me dit que non, que c’est pourquoi il me prévenait. Et aussi il m’assure que c’est bizarre, car c’est la première fois que cela arrive à un avion d’AF. Peu de temps avant d’arriver en Martinique, l’une des hôtesses de l’air m’avait expliqué que jamais quelque chose de semblable ne lui était arrivé en onze ans de travail.

Le copilote durant cette brève conversation m’a demandé de ne rien dire à personne, pas même au reste de l’équipage. Je l’ai assuré que je n’avais pas la moindre intention de le faire.

Je suis revenu à mon siège. Et est-ce à cause des nerfs ou par réalité, j’ai commencé à remarquer que l’équipage passait plus souvent, en me regardant avec curiosité.

Après avoir atterri à Mexico, et avant d’être encore arrivé à l’aérogare, à peine l’avion arrêté, une voix féminine demandait que « Monsieur Calvo Ospina » se présente à un membre de l’équipage.

Ce que j’ai fait. Le jeune homme a pris le téléphone interne et a appelé quelqu’un. Après avoir raccroché, il m’a dit que non, qu’ils n’avaient plus besoin de moi, que je pouvais descendre. Il m’a dit qu’il connaissait mon problème et me souhaitait bonne chance.

En un instant, sur deux morceaux du papier que j’ai arraché d’un journal, j’ai écrit le téléphone de mon domicile et je les ai remis à deux personnes avec qui j’avais bavardé dans l’avion, en leur disant que j’étais celui du « problème ». Ils m’ont assuré qu’ils appelleraient (ils ne l’ont pas fait ou n’ont pas compris mes chiffres)

Quelques mètres après être sorti de l’avion, juste à l’entrée du bâtiment, plusieurs agents en civil nous attendaient demandant les passeports. Je commençais à sentir déjà que nerveusement ma gorge se desséchait. J’ai présenté mon passeport, et ils m’ont laissé passer.

Tandis qu’on faisait la queue pour franchir le contrôle de la police des frontières, je me suis rendu compte que plusieurs hommes cherchaient quelqu’un. Ils étaient situés derrière d’une baie vitrée, en verre transparent, à quelques pas des agents de la police des frontières, et à bonne hauteur pour voir.

La file fut très lente. J’allais, sans alternative, où je pressentais que m’attendait le pire. Mais que pouvais-je faire devant cela ? Le scandale d’un homme signalé comme présumé « terroriste » pour les États-Unis n’aurait pas beaucoup de chance de soulever la moindre solidarité. Il fallait avancer : face à ma conscience, ni avant, ni pendant, je n’ai rien à me reprocher.

Alors j’ai remarqué que les trois ou quatre hommes qui étaient derrière cette baie vitrée m’avaient identifié. Ils observaient l’écran d’un ordinateur et me regardaient. Je faisais l’indifférent.

Celui qui m’a paru être le chef (et il l’était), est descendu pour dire aux agents de la police des frontières quelque chose sur moi. Bien qu’il faisait comme si de rien n’était, il était impossible que je ne me rendisse pas compte, surtout alors qu’il savait que j’étais le « coupable ». Et ceux de la police des frontières, un à un, levaient les yeux pour rencontrer les miens, puisque je ne voulais pas cacher que je savais que c’était moi qu’ils attendaient.

Mon tour est arrivé. J’ai salué l’homme aimablement, et il m’a répondu de la même manière. Il a regardé l’ordinateur, il a écrit quelque chose et il m’a dit d’attendre un moment qu’il avait besoin d’une « précision » sur mon passeport. Il m’a demandé de le suivre. Ce que j’ai fait. Et voilà qu’il m’a fait entrer dans une pièce qui était à côté de celle vitrée. Un agent en uniforme était assis à l’entrée, écrivant quelque chose. À peine posés mes deux bagages à main, je lui ai dit que je voulais aller aux toilettes. Il m’a indiqué où elles se trouvaient. J’ai traversé deux grands salons semi-obscurs, remarquant qu’il y avait dans chacun deux personnes dormant par terre sur des matelas. Les toilettes étaient sans électricité. J’ai uriné sans savoir si c’était hors de la cuvette : je ne voyais rien.

Je suis revenu et je me suis assis sur une des chaises. J’ai cherché un livre, l’air tranquille, mais la gorge sèche. Quelques minutes après est arrivé l’homme que j’avais vu me chercher derrière la baie vitrée. Il m’a demandé de le suivre sur un ton très aimable. Et nous sommes entrés dans la pièce vitrée.

Il s’est mis derrière le bureau, et m’a demandé de m’asseoir sur l’une des deux chaises. Je me suis assis, et là, je me suis rendu compte qu’un autre homme était derrière de moi, à ma gauche et debout. Une jeune fille vérifiait des documents sur un ordinateur, un peu à l’écart de nous.

La première chose que m’a dite cet homme, c’était de ne pas m’inquiéter, qu’ils voulaient seulement avoir quelques précisions. A propos de « cinq points d’information » de leur base de données ; ils avaient balancé quelques informations sur moi, qu’il m’a montré. Ils avaient besoin de faire « simplement » un « résumé ». Dans le paquet présenté, il y avait environ deux cents pages, rangées dans quelque cinq tas agrafés.

Je me suis calmé, ai oublié ma gorge sèche. Et je leur ai dit : « demandez-moi ce que vous voulez, je n’ai rien à cacher ».

Il m’a répété que c’était des choses simples et rapides, qu’après je pourrais partir. Connaissant la police, j’ai eu des doutes.

Je lui ai demandé si dans cette quantité de pages il était écrit que j’étais coupable de quelque chose. L’homme qui était debout a répondu qu’en vérité je me trouvais là à la demande des autorités étasuniennes. Que je savais probablement qu’après le 11 Septembre (2001), les Étasuniens leur avaient demandé davantage de travail de « collaboration ».

A ce moment je leur ai demandé : « alors suis-je le coupable du déroutement de l’avion ? »

Ils m’ont dit que non, qu’ils avaient compris que cette déviation avait été une simple escale technique…

Je leur ai dit qu’ils savaient que ce n’était pas le cas. Que le commandant de l’avion avait informé tous les passagers que c’était à cause d’un passager.

Ils ont souri, ils se sont regardés et sont revenus aux questions.

Ils ont demandé mon nom, date de naissance, lieu de résidence, etc. Rien de transcendant, ou qui ne soit dans mes papiers.

Le fonctionnaire assis me répétait constamment que d’ici quelques minutes je pourrais partir sans problème.

Les questions les plus « remarquables » ont été celles faites par l’homme qui était debout :

-  « Etes-vous catholique ? ». Je lui ai répondu que non, mais que je n’étais pas non plus musulman, sachant à quel point est devenue « éminemment dangereuse » cette croyance religieuse pour certains policiers.

-  « Savez-vous utiliser des armes ? » J’ai répondu que l’unique fois que j’en ai eu une dans mes mains, j’étais très jeune, et c’était un fusil de chasse qui m’a fait tomber après avoir tiré. Que je n’ai même pas fait le service militaire. Je leur ai précisé que mon « unique arme était celle d’écrire, spécialement pour dénoncer le gouvernement des Etats-Unis que je considérais terroriste ».

Ils se sont regardés, et l’homme qui était assis a dit quelque chose que je savais déjà : « cette arme est parfois pire que les fusils et les bombes ».

Ils m’ont demandé pourquoi j’allais au Nicaragua (le jour suivant) et j’ai expliqué que je devais réaliser un reportage pour Le Monde Diplomatique.

Ils m’ont demandé mon adresse personnelle, ainsi que les téléphones de maison et portable, que j’ai donnés sans la moindre hésitation.

Ils m’ont demandé si j’avais des enfants. J’ai répondu, une jeune fille et un garçon. Et l’homme qui était debout, qui s’était assis à côté de moi m’a dit avec beaucoup de calme, comme toutes ses phrases : « c’est bien que tu aies réussi ton couple. C’est très joli » Et il m’a même semblé honnête.

Cela fut basiquement l’interrogatoire, qui fut presque une conversation. Les annotations du fonctionnaire assis n’ont pas rempli une feuille. Celles de l’autre employé n’ont pas rempli une page de son carnet. Il m’a semblé que ce dernier travaillait pour une section de renseignement plus spécialisée.

A aucun moment le moindre mot agressif ou menaçant n’a été prononcé par ces deux fonctionnaires. Ils ont été très aimables et corrects.

Ils m’ont finalement rendu mes papiers d’identité qu’ils avaient photocopiés. Et nous avons pris congé par une poignée de main.

Il était presque deux heures du matin le dimanche 19 avril de 2009.

À 10 :30 heure je n’ai pas eu de problème pour prendre l’avion de Managua.

Mais aujourd’hui je continue de penser que cela fut un rêve, ou plutôt quelque chose de cauchemardesque. Je reste sans croire que j’ai été « coupable du déroutement d’un avion 747 d’Air France par « crainte » des autorités étasuniennes.

Combien cela a-t-il couté ? Seul AF peut le savoir, puisqu’en plus il fallait payer l’hôtel et les repas d’au moins la moitié de passagers qui avaient une correspondance.

J’ai été témoin de la fatigue des passagers, spécialement des enfants, et certains d’entre eux ont commencé à vomir. En plus de la crainte des plus grands de savoir qu’il y avait parmi eux un « terroriste ».

J’ai aussi été témoin de la sérénité du personnel de la cabine face à moi (après j’ai su que tous savaient). Je n’ai pas eu l’impression qu’ils me tenaient pour coupable d’un délit.

Jusqu’où va aller la paranoïa des autorités américaines ? Et pourquoi Air France et les autorités françaises continuent-elles de garder le silence jusqu’à aujourd’hui ?
 

Par Hernando Calvo Ospina, le 22 avril 2009

Traduction de l’espagnol pour El Correo (http://www.elcorreo.eu.org/) de : Estelle et Carlos Debiasi


Hernando Calvo Ospina est journaliste et écrivain colombien, résident en France. Il est est notamment l’auteur de

  • Dissidents ou mercenaires ?. Des Etats-Unis à l’Europe pour déstabiliser Cuba (EPO, 2000) ;
  • Rhum Bacardi : CIA, Cuba et Mondialisation (EPO, 2000) ;
  • Sur un air de Cuba (Le Temps des cerises, 2005) ; Colombie Derrière le Rideau de Fumee (Le Temps des cerises, 2008) ;
  • Cuba 50 Ans de Revolution (Le Temps des cerises, 2009).

Il est surtout connu pour ses enquêtes sur les forces para-militaires de Colombie et pour avoir révélé leurs liens précis avec le président Alvaro Uribe. Il se rendait au Nicaragua pour y réaliser un reportage à la demande d’un grand hebdomadaire français.

Deux infos confirment le doute sur le 11 Septembre 2001 (LaTéléLibre.fr)

9-11: SUJET TABOU EN FRANCE!

Un spécialiste danois en nano-chimie (1), vient de publier un article scientifique démontrant la présence d’explosifs dans les décombres du World Trade Center (2). De l’autre coté de l’Atlantique, John Farmer, l’ancien conseiller juridique de la Commission sur le 9/11 a affirmé en prélude à la sortie de son livre qu’« à un certain niveau du gouvernement, (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé » (3) .

Ces deux informations ne seront probablement pas transmises par les médias français. Dans notre pays, remettre en question la version officielle du 11 septembre n’est plus permis, sans doute parce que beaucoup ont dit n’importe quoi sur la question. Pour que les choses soient claires, La Télé Libre ne croit pas aux théories du complot. La Télé Libre ne « croit » pas tout court. La Télé Libre cherche à informer, et comme beaucoup dans le monde, elle doute que toute la vérité sur les attentats soit consignée dans le document The 9-11 Commission Report (rapport de la commission sur les attentats du 11/09/01).

Un sondage New-York Times-CBS révélait déjà en 2006 que seuls 16% des américains croyaient dans la version officielle…

Niels H. Harrit est professeur de chimie à l’université de Copenhague au Danemark. Dans un article publié le vendredi 3 avril dans The Open Chemical Physics Journal, il décrit la présence de résidus actifs d’un explosif appelé nano-thermite dans des poussières issues du WTC. Cet article, écrit en collaboration avec huit chercheurs, représente 18 mois de travail. Les conclusions sont troublantes. Une grande quantité de cet explosif, entre 10 et 100 tonnes, était semble-t-il présente, répartie dans les tours 1, 2 et 7 du World Trade Center, avant les attaques. Pour le Dr. Harrit et ses collaborateurs, seule l’utilisation de cet explosif peut être à l’origine des effondrements successifs et non les impacts des deux avions détournés par les pirates de l’air. Les éléments découverts par Niels H. Harrit et ses collègues ne figurent pas dans le rapport de la Commission sur les attentats du 11/09. L’article intitulé « Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe » a été publié il y a un peu plus de deux semaines, et n’a donc pas encore fait grand bruit. L’article scientifique est disponible dans son intégralité ici : http://www.bentham.org/open/tocpj/openaccess2.htm

Depuis plusieurs années, ce n’est pas tant les évènements du 11 septembre qui portent à débat que la version officielle de ces évènements. Consignée par une Commission dans un rapport de près 600 pages, aujourd’hui également disponibles en bande dessinée, cette version officielle est contestée par les membres du 9/11 Truth Movement à travers le monde. Leur nombre grandi de jour en jour et  des associations de spécialiste (ingénieurs, architectes, pilotes, vétérans, pompiers, hommes politiques, avocats, etc .) en faveur d’une nouvelle investigation voient régulièrement le jour. Si cet ensemble de personnes met en doute la véracité des faits décrits dans le rapport officiel, ce sont aujourd’hui certains membres de la commission qui en critiquent le travail et les résultats.

C’est le cas de John Farmer, l’ancien conseiller juridique de la Commission sur le 11/09. Il a annoncé la sortie de son livre The Ground Truth: The Story Behind America’s Defense, on 9/11 (La vérité bâillonnée : L’intrigue du 11/9 derrière la défense de l’Amérique) à paraître le 12 mai au États-Unis. Dans ce livre, il ne sera pas question de chercher ou de trouver de nouveaux coupables ou responsables. Il ne sera donc pas non plus question d’alimenter une quelconque théorie du complot. Il s’agit de faits. John Farmer part d’un constat : « A un certain niveau du gouvernement, à un moment (…) il y a eu un accord pour ne pas dire la vérité sur ce qui est arrivé. » Pour lui, certains organismes gouvernementaux n’ont pas tout dit ou ont carrément menti. C’est le cas par exemple du NORAD (North American Aerospace Defense Command) dont la mission est la surveillance de l’espace aérien nord-américain. Cet organisme n’avait pas, à l’époque de l’enquête, mis toutes les informations dont il disposait à la disposition des enquêteurs. M. Farmer estime que les travaux sont donc biaisés et servent à établir une fausse impression de vérité. Ces commentaires émanant d’un proche conseiller de la Commission, il est difficile de ne pas en tenir compte lorsque l’on se penche sur la véracité des thèses que contient le document final.

En France, l’association reopen911.fr, fer de lance du mouvement pour la vérité sur le 11/9 continue de se mobiliser. Elle est parvenue à organiser la distribution du film “Loose Change Final Cut” en version française. Le DVD du film est distribué chez les marchands de journaux de l’hexagone avec le Hors Série numéro 5 du magazine Les Grands Mystères de l’Histoire. Le documentaire qui déchaîne les passions depuis sa première version qui date d’avril 2005 est aujourd’hui en vente dans sa dernière mouture. Toujours autant de questions, toujours aussi peu de réponses, et toujours ce doute qui gagne les spectateurs tout au long des 2h10 de ce film qui ne demande qu’une chose : une nouvelle enquête pour que la vérité soit établie.

Sans cette enquête, les “conspirationnistes” de tous poil pourront prospérer en propageant ce qu’ils présentent comme des certitudes.

Antoine Sanchez pour LaTéléLibre.fr

Les liens/références et le gras sur certains passages de l’article ont été ajoutés par ReOpenNews


Références :

(1) Intervention du professeur Niels H. Harrit sur la télévision danoise

(2) Une nouvelle étude scientifique confirme la présence de thermite dans la poussière du WTC

(3) Un avocat de la Commission sur le 11 septembre déclare : le gouvernement a accepté de mentir