Complete 9/11 Timeline : De nouveaux éléments dans la chronologie des événements du 11-Septembre

Nous prenons régulièrement note des nouveaux éléments qui viennent s’ajouter à la chronologie du 11-Septembre du site History Commons. Créée par Paul Thompson, que l’on peut voir dans le documentaire 9/11 Press for Truth, la "Complete 9/11 Timeline" est à ce jour le compte rendu factuel le plus complet jamais réalisé sur les événements entourant le 11-Septembre. Le reporter américain Peter Lance écrivit à ce propos : "avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques." Un article publié récemment sur Mediapart rappelait que les présidents de cette commission ont fini par admettre qu’elle avait été "conçue pour échouer".

 

 
Paul Thompson, fondateur du projet Complete 9/11 Timeline 


 

De nouveaux éléments dans la chronologie des événements du 11-Septembre : Des avertissements préalables sur al-Qaïda avant le 11/9, les interventions de l’aide de camp de Dick Cheney le 11/9, et plus encore

Par Matt, sur History Commons Group, le 22 octobre 2015 

Traduit par François pour ReOpenNews


De nouveaux éléments ont été ajoutés à la chronologie complète des événements du 11-Septembre sur History Commons. Ces éléments concernent divers événements relatifs aux attentats du 11-Septembre. Beaucoup d’entre eux décrivent des alertes concernant le danger représenté par al-Qaida émises dans les 12 mois précédant le 11-Septembre. D’autres décrivent des événements survenus le jour même des attentats.
 

Donald Rumsfeld s’inquiétait d’une possible "Version moderne" de l’attaque de Pearl Harbor

Un certain nombre de nouveaux éléments évoquent les préoccupations du Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, dans les mois précédant le 11-Septembre, au sujet de l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais en décembre 1941, qui avait conduit l’Amérique à entrer dans la 2nde guerre mondiale. En mars 2001, Rumsfeld a envoyé aux chefs d’État Major une copie de la préface d’un livre qui traitait des défaillances du Gouvernement ayant conduit à l’attaque de Pearl Harbor. Et en juillet de la même année, il a rédigé une note dans laquelle il exprimait sa crainte de voir les États-Unis confrontés à une "version moderne" de l’attaque de Pearl Harbor.

Dans les mois précédant le 11-Septembre, d’autres haut-responsables ont évoqué la possibilité qu’un événement similaire à l’attaque de Pearl Harbor se produise dans le futur. En juin 2001, le Général Tommy Franks, Commandant en chef de l’US Central Command [1], a prononcé un discours dans lequel il déclarait que les États-Unis devaient se préparer à une attaque "asymétrique" ressemblant à celle lancée contre Pearl Harbor. Et la veille du 11-Septembre, Charles Nemfakos, le sous-secrétaire adjoint à la Marine, a déclaré que les États-Unis auraient à pâtir d’une attaque comparable à celle subie par Pearl Harbor avant que les problèmes concernant la politique de défense ne soient résolus.
 

Des responsables gouvernementaux ont alerté sur le danger que représentait al-Qaïda

Plusieurs nouvelles informations décrivent les alertes émises au sujet d’al-Qaïda dans les 12 mois précédant le 11-Septembre, et la possibilité qu’ils puissent lancer une attaque contre les États-Unis.

En septembre 2000, un officier de la CIA, Ben Bonk, a alerté le candidat des Républicains à la présidence, George W. Bush, sur la menace représentée par les groupes islamiques extrémistes et a indiqué que, dans les quatre années à venir, il était certain que des américains allaient mourir dans des attentats terroristes. Fin mai 2001, les experts en terrorisme Steven Emerson et Daniel Pipes ont rédigé un article pour le Wall Street Journal dans lequel ils affirmaient qu’al-Qaïda "préparait de nouvelles attaques contre les États-Unis".

Au cours de l’été 2001, Tommy Franks exprimait ses craintes qu’al-Qaïda n’attaque des installations occidentales au Moyen-Orient en utilisant des avions bourrés d’explosifs. Quatre jours avant le 11-Septembre, Franks a dit à ses officiers de renseignement qu’en fait, sa plus grande peur était que les terroristes attaquent le World Trade Center.

Une semaine avant le 11-Septembre, le chef du contre-terrorisme à la Maison Blanche, Richard Clarke, a rédigé un mémo dans lequel il alertait sur le fait que "des centaines d’américains" pourraient mourir dans un attentat d’al-Qaïda. Et la veille du 11-Septembre, un rapport indiquant qu’al-Qaïda "veut frapper sur le sol américain" a été présenté au congrès.

Il y avait également des craintes que le Pentagone ne soit la cible d’un attentat. Au cours de l’année 2000, un logiciel commandé par le Département de la Défense a déterminé que le bâtiment était vulnérable à une attaque terroriste. Et, avant le 11-Septembre, des ouvriers du programme de rénovation du Pentagone craignaient qu’un "pilote fou" n’écrase délibérément son avion sur le Pentagone. Et pourtant, avant le 11-Septembre, John O’Neil, un expert du contre-terrorisme du FBI, déclara aux membres de la Commission du Sénat sur le Renseignement [2] qu’il n’existait aucune menace sur le transport aérien aux États-Unis.
 

Un exercice de défense aérienne était basé sur une attaque de Washington par Ben Laden

Certains nouveaux éléments révèlent comment le personnel en charge de la défense du secteur Nord Est au NORAD [3], la zone aérienne dans laquelle se sont produits les détournements le 11-Septembre, étaient au courant d’une menace d’al-Qaïda. En juillet 2001, on les avait informé du danger que représentait Oussama Ben Laden et le 4 août 2001, ils avaient participé à un exercice basé sur un scénario dans lequel Ben Laden utilisait un drone pour attaquer une cible majeure à Washington.

Une des nouvelles rubriques décrit trois "exercices de sécurité économique" réalisés entre 1997 et 1999 par le Naval War College [4] à Newport (Rhode Island) et la société de courtage de Wall Street Cantor Fitzgerald, dont les scénarios étaient basés sur l’attaque des structures financières des États-Unis en utilisant des avions comme bombes. Le Naval War College et Cantor Fitzgerald ont ensuite organisé trois "ateliers de stratégie militaire" au World Trade Center qui, apparemment, ont constitué une bonne préparation pour les enjeux du monde post-11-Septembre.
 

Le NORAD n’a pas informé le Pentagone des détournements en cours le 11-Septembre

D’autres éléments de la Timeline décrivent des événements survenus le jour même des attentats.

Pendant plus de 50 minutes après qu’il ait appris qu’un avion avait été détourné, le NORAD n’en a pas informé le Centre de Commandement Militaire National (NMCC). Et pendant au moins 50 minutes après qu’une patrouille de chasseurs ait été mise en place au dessus de Washington, le NORAD n’a pas informé la cellule de crise du Pentagone que cette patrouille était opérationnelle.

Plusieurs éléments décrivent également les actions de Douglas Cochrane, l’aide de camp du Vice-président Dick Cheney, en réponse aux attentats terroristes. Après avoir appris qu’un avion s’était écrasé sur le World Trade Center, Cochrane a quitté son bureau pour se rendre à la salle de crise de la Maison Blanche puis dans le bureau de Cheney. Après avoir vu le second avion percuter le World Trade Center en direct à la télévision, il est retourné dans son bureau pour prendre la "mallette nucléaire" qui contient les codes nécessaires pour lancer une attaque nucléaire. Il a ensuite rejoint Cheney dans un tunnel souterrain qui conduit au Centre Présidentiel des Opérations d’Urgence (PEOC) où il fut informé qu’un avion venait de s’écraser sur le Pentagone.
 

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Notes : 

[1] Commandement central américain pour les régions d’Asie centrale et du Moyen-Orient.

[2] Senate Intelligence Committee : Commission permanente du Sénat des États-Unis dédiée à la surveillance de la communauté du renseignement américaine, que ce soit des agences nationales reconnues, telles la NSA et la CIA, ou des bureaux du gouvernement fédéral des États-Unis qui informe les responsables du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif.

[3] North American Aerospace Defense Command : Le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord est une organisation américano–canadienne dont la mission est la surveillance de l’espace aérien nord-américain.

[4] Le Naval War College est une institution de recherche et d’enseignement de la marine américaine spécialisée dans le développement d’idées pour la guerre navale et leur transmission aux cadres de la marine. Outre des programmes diplômants, le collège abrite différents symposiums et conférences.

 

 

 


 





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