L’humanitarisme d’Obama sert de façade aux objectifs stratégiques de l’État profond US : le cas de la Syrie

Le vaste programme d’espionnage PRISM de la NSA récemment révélé par le lanceur d’alertes Edward Snowden, qui aurait débuté dès février 2001, soit six mois avant le 11/9, pourrait-il expliquer en partie l’uniformisation du positionnement des grands médias américains, voire occidentaux, sur les attentats terroristes de New York et Washington ? A-t-il permis de fournir à certains les moyens indiscrets de faire pression sur les personnages clefs du monde journalistique, politique, judiciaire US, et d’établir cette hallucinante « voix unique » sur les grands enjeux de notre époque, dont le 11/9, mais aussi le cas du président syrien Bachar el-Assad, font partie ? Voici l’analyse qu’en donne la co-fondatrice (avec David Ray Griffin) du 9/11 Consensus.

 
Elizabeth Woodworth

 


L’humanitarisme d’Obama sert de façade aux objectifs stratégiques de l’État profond US : le cas de la Syrie

Par Elizabeth Woodworth sur GlobalResearch, le 18 juin 2013

Traduction GV pour ReOpen911

Cet article étudie les liens entre les différentes interventions étrangères en Syrie, le programme de surveillance généralisé de la NSA dévoilé récemment, et toute la série d’événements qui débute par les nouveaux programmes [de surveillance] de la NSA en février 2001 – six mois avant le 11-Septembre. Ces liens sont tout à fait révélateurs.

À la mi-juin 2013, l’administration Obama a annoncé qu’elle allait armer les rebelles qui se battent contre le gouvernement syrien, expliquant que le régime de Bachar el-Assad avait « franchi la ligne rouge » en utilisant des armes chimiques – qui auraient, selon certaines estimations, fait entre 100 et 150 victimes parmi les rebelles.[1]

Mais ce que l’on ne nous dit pas, c’est qui est Bachar el-Assad, pas plus qu’on ne lui donne la parole dans les médias américains.

Assad est un médecin à la personnalité plutôt affable, diplômé à Damas en 1988, qui a par la suite suivi une formation de quatre ans en ophtalmologie à Londres. Lorsque son père, le président syrien Hafez el-Assad, meurt en 2000, Bachar est à son tour élu président par une large majorité de la population, et est largement réélu en 2007.

Les médias de masse ne nous expliquent pas qui est l’homme qui se cache derrière le président Bachar el-Assad.

Il est marié à Asma el-Assad, née à Londres et qui a suivi une éducation toute britannique avant de travailler dans une grande banque d’investissement. « Elle a été décorée de la médaille d’Or de la République italienne pour son œuvre humanitaire en 2008, et a reçu un diplôme d’honneur en archéologie de l’Université La Sapienza à Rome. »[2]

Bien que ses interviews par des journalistes indépendants montrent un Bachar el-Assad poli, rationnel, affable et parlant couramment l’anglais, il n’apparait pratiquement jamais sur les grandes chaines de télévision US.

Dans ce contexte, il est assez émouvant de regarder son interview de 18 minutes faite par le reporter allemand Jürgen Todenhöfe et datant de juillet 2012, et d’entendre la description qu’il fait des rebelles soutenus par l’étranger, et dont la violence a provoqué la mort de milliers de Syriens qui soutenaient l’État syrien.[3]

De même, il faut écouter son interview de cinq minutes par le Sunday Times, faite le 3 mars dernier, où il explique que tant que les Britanniques fourniront des armes aux rebelles pour sauver la Syrie de la « dictature répressive », « les pyromanes ne pourront pas être considérés comme des pompiers. »

Lors d’une récente interview à la télévision allemande, Bachar el-Assad (dont nous savons qu’il est médecin) évoque le sujet controversé des armes chimiques – qualifiées d’ « armes de destruction massive » – dans les combats au sol. Il poursuit en expliquant que l’aide financière extérieure reçue par les rebelles ne fait que « mettre de l’huile sur le feu. » [4]

De fait, Aron Lund, un observateur suédois de l’opposition syrienne, a dressé la liste d’une dizaine de groupes rebelles, dont les plus importants sont financés par l’Occident, les États du Golfe, ou encore la Turquie. L’armée syrienne libre forte de 80 000 hommes (aussi appelée « Conseil militaire suprême) « a été créée en décembre 2012 après que l’Occident et les États du Golfe eurent fait pression pour qu’elle devienne la branche militaire du groupe des exilés syriens, aussi appelée « Coalition nationale. »[5]

Pour comprendre pourquoi les médias occidentaux, sous l’influence écrasante du Pentagone, ont cherché à diaboliser M. Assad, le faisant passer pour un dangereux criminel assassinant son propre peuple,[6] il faut revenir à une entrevue de 2006 du Général Wesley Clark, ancien commandant suprême des Forces armées de l’OTAN en Europe (1997-2000).

S’exprimant le 2 mars 2007 face à Amy Goodman, de Democracy Now, Wesley Clark explique qu’environ dix jours après le 11-Septembre, il a rendu visite aux membres de son ancienne équipe au Pentagone. Ces derniers lui ont alors dit, à mots couverts, que les US s’apprêtaient à entrer en guerre contre l’Irak – pays qui n’avait pourtant, selon eux, aucun lien avec le 11/9 – et qu’ils ne connaissaient absolument pas les raisons de cette volonté guerrière.[7]

Quelques semaines plus tard, Wesley revint au Pentagone et apprit que les USA projetaient d’envahir sept pays du Moyen-Orient dans les prochaines cinq années : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan, la Libye et l’Iran. Il a ajouté : « S’il n’y avait pas de pétrole là-bas, ça serait comme pour l’Afrique. Personne ne menace d’intervenir en Afrique. » [8]

Ces objectifs précoces de guerres d’invasion, qui selon Clarke auraient été avancés au lendemain du 11/9, soulèvent un certain nombre de questions au sujet des attaques à l’anthrax survenues le 18 septembre 2001.

Les lettres contenant les spores mortelles avaient été adressées, entre autres, aux sénateurs démocrates Tom Daschle (leader de la majorité démocrate au Sénat) et Patrick Leahy [fervents opposants au PATRIOT ACT – NdT]. Durant cette période de panique générale à Washington, le PATRIOT ACT, un document de 342 pages, fut promptement soumis au Congrès et approuvé le lendemain.[9]

Il a été amplement démontré depuis, que les spores extrêmement élaborées contenues dans les lettres à l’anthrax provenaient d’un laboratoire militaire US et étaient bien trop sophistiquées pour avoir été produites par un laboratoire non militaire ou par un individu isolé.

Mais si nous revenons au début du super-programme de surveillance de la NSA, que beaucoup placent souvent juste après le 11-Septembre, comme un avant-goût du PATRIOT ACT, nous allons voir qu’en réalité il a commencé en février 2001, quelques semaines après l’arrivée au pouvoir de l’administration Bush.

M. William Binney, retraité de la NSA qui a passé 40 ans dans cette agence, explique que toutes les compagnies de télécommunications ont eu l’obligation à cette époque de collecter des données sur leurs clients. L’une de ces compagnies, Qwest Communications, a refusé d’obtempérer, et son PDG, Joe Nacchio, est toujours en prison pour de fausses accusations de délits d’initiés.[11]

M. Binney a bien insisté sur le fait que personne aux USA n’était à l’abri de ce programme. Même les juges étaient enregistrés à leur insu, et cela permettait de faire chanter n’importe qui, il suffisait de sortir quelques informations personnelles à leur sujet.[12] Les implications sont effrayantes. Combien d’élus ou d’officiels de l’administration ont été, ou peuvent être – ainsi menacés de chantage ?

Ainsi, le jour du 11 septembre 2001, l’ « État profond » était armé et pouvait faire pression sur la population US d’une façon que Binney lui-même qualifie de « J. Edgar Hoover puissance 10 ».[13]

A partir de là, les médias grand public ont progressivement adopté la position US selon laquelle il fallait sauver les pays du Moyen-Orient ravagés par les guerres civiles causées par des dictatures répressives, au nom de critères humanitaires énoncés par les démocraties éclairées de l’Occident.

De fait, le correspondant Mark Hosenball de l’agence Reuters écrivait en août dernier que « le président Obama a signé un décret autorisant le soutien US aux rebelles dans le but de faire tomber le président syrien Bachar el-Assad et son gouvernement. »[14]

Le journaliste de Reuters poursuit : « De récents rapports sur la région indiquent que l’influence et le nombre de militants islamistes, dont certains sont liés à al-Qaïda ou à des organisations connexes, sont de plus en plus importants parmi les opposants à Assad. »[15]

Le 17 juin 2013, CNN confirmait la présence d’al-Qaïda :

Un analyste spécialiste de la région a déclaré à CNN que « les militants liés à al-Qaïda sont désormais les groupes terroristes les mieux armés sur le sol syrien, selon les propres termes employés officieusement par les agences de renseignement US et du Moyen-Orient. »[16]

En mai 2013, l’ancienne traductrice du FBI et célèbre lanceuse d’alertes Sibel Edmonds a affirmé que « Ben Laden, ainsi que son lieutenant, numéro deux d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, avaient tous deux travaillé pour le gouvernement US pendant les trois mois qui ont suivi le 11-Septembre dans le but de coordonner la déstabilisation de la région du Caucase. »[18]

À la lumière des faits énoncés ci-dessus, liant al-Qaïda au gouvernement US, il est impératif de réexaminer le 11-Septembre, qui fut l’événement déclencheur de l’actuelle guerre contre la terreur.

En réalité, certains ont déjà commencé à faire ce nouvel examen du 11/9.

De nouvelles recherches factuelles sont menées par un groupe académique composé de 24 membres et dénommé le 9/11 Consensus Panel. [19] Celui-ci a développé 32 Points de Consensus remettant en cause les déclarations officielles sur la façon dont les choses se sont passées ce jour-là. Le Panel fait appel à un modèle standard d’évaluation d’indices très utilisé dans le milieu de la médecine, le but étant de fournir les éléments probants les plus solides à destination des médias et du public concernant la remise en cause de la version officielle du 11/9.

Les coûts gigantesques des guerres au Moyen-Orient, ajoutés à l’espionnage de plus en plus intrusif et généralisé des citoyens, devraient pousser tous ceux attachés à la démocratie à étudier ces éléments accablants mis en évidence par le 9/11 Consensus.

En ce qui concerne la Syrie, posons-nous la question : en quoi cela relève-t-il de la responsabilité des États-Unis d’intervenir dans une guerre civile interne à un pays souverain ?

Si le motif de l’intervention humanitaire est avancé, alors pourquoi cela ne fait-il pas l’objet d’une mission de maintien de la paix supervisée par les Nations-Unies ?

Elizabeth Woodworth

Traduction GV pour ReOpen911

 

Notes :

[1]“Text: US Statement on Syria — Chemical Weapons,” ABC News, June 14, 2013. Pour remettre en perspective cette “ligne rouge”, rappelons que 443,000 décès dus au tabac pourraient être évités aux États-Unis, “Tobacco Use: Targeting the Nation’s Leading Killer at a Glance, 2011,” Centers for Disease Control and Prevention.

[2]“Asma al-Assad: Syria’s first lady,” ABC News Australia, 21 mars 2012.

[3]“Syria’s President Bashar al Assad gives Interview to German Television”.

[4] “German television interviews the Syrian President, Bashar al-Assad,” 20 février 2013,

[5]“Freedom Fighters? Cannibals? The Truth about Syria’s Rebels, The Independent, 17 juin 2013. “M. Lund est un contributeur régulier du Swedish Institute for International Affairs. Il est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’opposition syrienne.”

[6]Google Images montre bien qu’à ce jour, l’Occident n’est pas parvenu à capturer une seule photographie déplaisante d’un Bachar el-Assad énervé. Cet homme demeure affable et patient en toute circonstance.

[7]“General Wesley Clark: Wars Were Planned — Seven Countries In Five Years”. Sous-titré par ReOpen911

[8] Ibid.

[9] The PATRIOT ACT est disponible à cette adresse.

[10] Edward Jay Epstein, “The Anthrax Attacks Remain Unsolved,” Wall Street Journal, 24 janvier 2010.

[11] Interview de William Binney : “Inside the NSA’s Domestic Surveillance Apparatus: Whistleblower William Binney Speaks Out,” Democracy Now, 10 juin 2013, et Dave Hodges, “Before Edward Snowden, There Was Joseph Nacchio,” The Common Sense Show, 13 juin 2013.

[12] Binnie, Ibid.

[13] Ibid.

[14] “Exclusive: Obama authorizes secret U.S. support for Syrian rebels,” Reuters, 1er août 2012.

[15] Ibid.

[16] Barbara Starr, “Analyst: Al Qaeda Affiliate in Syria now Best-Equipped of the Group,” CNN, 17 juin 2013.

[17] La crédibilité de Sibel Edmond est confirmée par la lettre de 2002 adressée au Comité US de supervision des réformes.

[18] “Report: U.S. Government and NATO Worked with Bin Laden and His Top Lieutenant 3 Months AFTER 9/11,” Washington’s Blog, 2 mai 2013.

[19] Voir : http://www.consensus911.org/fr. Et plus particulièrement les pages concernant la Méthodologie du 9/11 Consensus Panelsa constitution et ses membres d’honneur.

 


 

9 Responses to “L’humanitarisme d’Obama sert de façade aux objectifs stratégiques de l’État profond US : le cas de la Syrie”

  • Doctorix

    C’est ici qu’on comprend pourquoi:
    1) les journalistes informent mal
    2) les dirigeants dirigent dans le mur.
    3) Les politiques mentent à tout de bras.
    C’est qu’avec un système comme celui élaboré par la NSA (et nous avons certainement le même en Europe, le gigantisme en moins), il est possible de faire pression sur n’importe qui.
    Chacun, arrivé à un certain niveau de fonction, a toujours une casserole au derrière, et la NSA la connait.
    Sans compter les menaces de mort, ou les assassinats en temps réel comme celui de Michael Hastings.
    On voit mal comment sortir d’un système aussi bien ficelé, tentaculaire.

  • Doume

    bonjour.
    Peut-on faire connaître au « 9/11 Concensus » cette déclaration de Roland Dumas :

    « Je me trouvais en Angleterre avant que les hostilités commencent. J’ai rencontré des responsables anglais et quelque-uns qui sont mes amis m’ont avoués en me sollicitant qu’il se préparait quelque chose en Syrie. C’était en Angleterre, pas en Amérique. l’Angleterre préparait l’invasion des rebelles en Syrie et on m’a même demandé à moi, sous prétexte que j’étais ancien ministre des affaires étrangères si je participerais, comme ça à cette [...] mais c’est pour dire que cette opération vient de très loin. Elle a été préparée, conçue [...] dans le but très simple de destituer le gouvernement syrien parce que dans la région, il est important de savoir que le régime syrien a des propos anti-israéliens et que par conséquent, tout ce qui bouge dans la région autour … moi, j’ai la confidence du premier ministre israélien [...] qui m’avait dit « on essayera de s’entendre avec le premier ministre, avec les états autour; et ceux qui ne s’entendront pas, on les abattra ». »

  • H.

    Blague Sud – Africaine :

     » Nelson Mandela soigné à l’Hôpital de Pretoria aurait pendant quelques secondes réouvert les yeux à l’annonce de la visite prochaine de Barack Obama en Afrique du Sud. Mandela aurait parait-il eu peur d’être – comme au temps de l’Apartheid – sur la
     » Kill list  » ! « 

  • Phrygane

    DoctorX,

    « On voit mal comment sortir d’un système aussi bien ficelé, tentaculaire. »

    En effet.

    Mais je me souviens avoir lu dans « Le Point », à l’époque, un article qui, en substance, parlait de la même façon du système soviétique.
    On ne voyait pas comment cela pouvait bouger.

    C’était un an avant l’effondrement du Mur.

    Les Soviets se sont ruinés à essayer de surenchérir dans la course aux armements avec les USA…

    Aujourd’hui les vainqueurs de la guerre froide continuent à investir massivement dans l’armement, à la poursuite du phantasme de domination mondiale.

    L’endettement américain crève le plafond et ils inondent la planète avec des dollars de pacotille (planche à billet)…

    Pendant que leur économie (et celle des Européens) patine dangereusement.

    En URSS aussi, les gens étaient pauvres, au bénéfice d’une armée puissante. C’est de plus en plus le cas aux USA, « terrorisme » oblige…

    C’est le système lui-même, devenu improductif économiquement, qui se vaincra lui-même.

  • JBL1960

    Prygane ; Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse.
    Sauf que le système actuel ne se vaincra pas de lui-même, il faudra l’aider car les réseaux institutionnels établis depuis 100 ans qui veulent établir leur N.O.M. par tous les moyens sont puissants. Eveilllons-nous individuellement et ensuite mutualisons nos expériences pour rétablir une vraie démocratie, et non la tyrannie qui règne partout sur le globe.
    Nul n’est besoin de s’entretuer ce qui arrangerait encore leurs affaires. C’est long, mais ça vient, ça vient… Merci à Reopen bonne continuation, A+ de l’invisible JBL1960

  • Phrygane

    JBL1960,

    Oui bien sûr, que nous pouvons l’aider, essentiellement par une prise de conscience individuelle.

    Le meilleur exemple n’est-il pas donné par ces « lanceurs d’alerte », à l’origine, sans doute sincèrement enthousiasmés par les promesses de l’un ou l’autre système et qui déchantent lorsqu’ils ont accès à certaines vérités ?

    Pour ce qui est de la menace d’effondrement financier mondial, basée sur l’émission déraisonnable de dollar (monnaie internationale) par la « planche à billets » US, elle est malheureusement bien réelle.

    Songez donc : les USA sont le pays le plus endetté (et de très loin) de la planète mais comme ils ont le monopole de l’émission de la monnaie « du monde » (et le plus gros flingue), ils tiennent en imprimant de nouveaux billets.

    Pas en faisant des bénéfices, après avoir investi dans l’économie. En fabriquant de nouveaux billets…

    Imaginez que la Banque Centrale Européenne, parce que les caisses des Etats sont vides, décide de les
    remplir avec de l’argent « inventé ».

    Etonnons ensuite que les Chinois achètent tout l’or qu’ils peuvent avec des dollars dont la valeur fond au fur et à mesure que le monde est inondé de billets verts.

    Mais il y a encore, pensent les USA, une chance de faire durer encore un peu l’illusion de la valeur du dollar : faire exploser son concurrent, beaucoup plus stable : l’Euro.

  • chb

    Sur le rôle écoeurant des « journalistes » et des « politiques », voilà en passant une humiliation infligée à un chef d’état, coincé sur un aéroport autrichien parce que les français et autres le soupçonnaient d’avoir pris le lanceur d’alerte Snowden sous son aile.
    http://www.legrandsoir.info/affaire-snowden-la-bolivie-demande-des-explications-a-lisbonne-et-paris.html
    Dire que ni les chinois ni les russes Poutine ne veulent le protéger… Comme dit Chomsky, après avoir fait ce qu’il faut, il n’a plus qu’à se suicider maintenant.

  • chb

    Le Président Obama vient de déroger à sa règle anti terroriste, en approuvant la fourniture officielle d’armes aux groupes anti al Assad en Syrie. Ne me dites pas que c’est normal puisque la France s’apprêtait à le faire.

    C’est une décision contraire aux lois internationales, par lesquelles les signataires dont les USA s’interdisent un acte agressif à l’égard d’un autre membre de l’ONU. Le prétexte du titre VII (« Responsability to Protect ») n’est même plus invoqué !

    C’est aussi un acte de dictature, puisque c’est contre la loi de son pays qu’un oukase présidentiel balaye les interdictions prévues dans les articles 40 et 40a de l’AECA (Arms Control Export Act) liée à une telle transaction. » Ces deux articles interdisent l’envoi d’armes aux pays visés à l’article 40 (d): «Les interdictions contenues dans le présent article s’appliquent à l’égard d’un pays si le secrétaire d’État détermine que le gouvernement de ce pays a maintes fois apporté son soutien à des actes de terrorisme international. »  Est-ce le cas de la Syrie ? Non.

    C’est enfin la reconnaissance officielle (l’affirmation éclatante) que le « terrorisme » est utilisé par les USA pour les besoins impérialistes. Ceux qui se souviennent des conditions « étranges » du déroulement des attaques du 11 septembre 2001 et des leurs suites pourraient les comprendre différemment, a posteriori.

    Voir l’article « au karcher » d’Allain Jules http://allainjules.com/2013/09/18/alambiquees-syrie-barack-obama-le-fou-valide-la-fourniture-darmes-a-al-qaida/

  • chb

    Victimes de la propagande, ils sont dans la rubrique faits divers ces jours-ci, les deux ados apprentis jihadistes en Syrie.
    Tout islamisme mis à part, ce serait dégueulasse de la part du Président de ne pas décorer ces deux gamins : ils ont simplement mordu à l’hameçon de la propagande depuis trois ans.
    Voyant que ni la France ni le monde entier ne faisait quoi que ce soit pour arrêter le massacre, pour punir le boucher-sanguinaire-qui-ne-mérite-pas-d’être-sur-terre, ils sont allés défendre la démocratie à notre place… et les fidèles de la vraie religion, pour le compte des dictatures du Golfe.
    Rien de moins que des héros, de la trempe des brigadistes de 36 en Espagne.
    Si eux sont accusés de terrorisme parce que finalement ils sont tombés chez al Qaeda, leurs inspirateurs doivent être bouclés avec, y compris Laurent Fabius.
    Le jeu plus que trouble des diplomates avec le jihad nous rappelle que l’instrumentalisation des barbus bat son plein. Depuis un certain 11 septembre.

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