Controverse sur la dissimulation d’un crime de guerre par la BBC

Pathétique histoire d’auto-censure et de propagande de la part d’un des plus grands organes de presse occidentaux : la BBC a mis en ligne puis promptement retiré un reportage vidéo montrant des rebelles syriens en train d’obliger un prisonnier à commettre un attentat kamikaze à la bombe, ce qui représente, comme l’explique d’ailleurs le reporter lui-même dans la vidéo, un "crime de guerre" au regard du droit international. S’en est suivi un non moins pathétique effort de minimisation de la part de la BBC, qui a tenté de justifier ce retrait sans convaincre personne. Il est vrai que tout cela n’est pas vraiment bienvenu, à l’heure où nos dirigeants, M. Hollande en tête, demandent aux rebelles syriens de former un gouvernement pour une "Syrie libre".

 

Extrait du reportage de la BBC.

 


Controverse sur la dissimulation d’un crime de guerre par la BBC

par Paul Joseph Watson, PrisonPlanet, le vendredi 24 août 2012

Traduction GV pour ReOpenNews

La BBC s’est enfoncée elle-même dans une polémique posthume concernant une histoire de censure qui a vu la chaine anglaise mettre en ligne une vidéo montrant des rebelles syriens en train de forcer un prisonnier à se transformer en kamikaze à la bombe. La BBC soutient que le reporter n’a en fait jamais défini l’épisode comme un « crime de guerre », alors qu’en réalité c’est tout le contraire.

Comme nous l’avons souligné hier, le clip vidéo montrant un prisonnier contraint par des rebelles syriens à conduire un camion plein d’explosifs jusqu’à un check-point militaire d’Alep a été ensuite retiré du Site Web de la BBC et de son compte officiel sur YouTube à peine quelques heures après sa mise en ligne.

Les internautes ont réussi à l’enregistrer et à charger une copie qui peut être visionnée ici. [non sous-titrée - Ndlr]

 

Le rédacteur en chef de BBC World News, John Williams a répondu aux polémiques sur le Blog du site de BBC News, en admettant que « l’histoire a suscité de l’intérêt dans l’ensemble du monde arabe et ailleurs aussi. » Si Williams ne parvient pas à expliquer pourquoi la BBC a choisi de jeter cette vidéo aux oubliettes, il essaie malgré tout de minimiser le fait que les événements figurant dans le documentaire représentent de fait un crime de guerre, faisant remarquer que c’est Amnesty International qui donne cette définition de la tentative de meurtre d’un prisonnier.

« Certaines agences de presse pro-gouvernementales en Syrie ont émis l’idée que la BBC et le New York Times avaient défini cet acte comme un "crime de guerre". Mais ce n’est pas vrai, » affirme Williams.

Et pourtant, c’est bien vrai.

A 2 min 13 sec dans la vidéo, le reporter de la BBC, Gordon Corera, affirme clairement : « L’utilisation de prisonniers pour commettre des attentats-suicides est certainement considérée comme un crime de guerre. »
Et donc en réalité c’est bien le cas, la BBC a elle-même défini cet acte de « crime de guerre », et c’est John Williams qui apparait comme clairement malhonnête dans cette histoire.

 

Contenu de la vidéo

Le commentaire dit que les milices de l’ASL [Brigade "Les Lions du Tawhid"] – que l’on voit installées dans une villa appartenant à un officier de police, près d’Alep – ordonnent au prisonnier nommé Abou Hilal de se rendre dans une camionnette jusqu’au check-point tenu par l’armée régulière ; ils lui font croire que là il sera libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers. Abou Hilal ne sait pas que la camionnette qu’il va devoir conduire est chargée de 300 kilos d’explosifs, reliée à un détonateur télécommandé, et que, le moment venu, elle va exploser.

C. J. CHIVERS a filmé le prisonnier et rapporté cette sinistre histoire dans le New York Times.

Dans cet article C. J. CHIVERS raconte que quand les milices de l’ASL sont arrivées à proximité du check-point leur commandant, Abdul Hakim Yasin, a crié à Abou Hilal : « Vas-y, roule dans cette direction, ton père t’attend là bas ». Abou Hilal a roulé et s’est arrêté au check-point. A ce moment précis Abdul Hakim Yasin a appuyé une fois, deux fois, sur le bouton du détonateur télécommandé mais la déflagration n’a pas eu lieu.

Par chance pour Abou Hilal, kamikaze malgré lui, la camionnette n’a pas explosé et les milices de l’ASL qui attendaient l’explosion avant de partir à l’attaque du check-point et escomptaient tomber par surprise sur les soldats de l’armée régulière, n’ont pas pu exécuter leur funeste action.

Site de Silvia Cattori

 

 

Pourquoi la BBC ment-elle en soutenant ne pas avoir qualifié cela de crime de guerre ? Peut-être parce que le retrait de cette vidéo constituerait alors une dissimulation de crime de guerre ? Ou bien tout cela a-t-il rendu quelque peu nerveux les avocats et les rédacteurs les plus expérimentés ?

Rappelons que ce n’est pas la première fois que la BBC est prise en flagrant délit de manipulation de reportage sur les événements en Syrie, pour donner un coup de main au plan de changement de régime voulu par l’OTAN. En mai dernier, nous avions montré la façon dont la BBC avait utilisé une photo vieille de plusieurs années représentant les victimes d’une supposée attaque des forces gouvernementales contre la ville d’Houla.

Le photographe qui avait pris la photo originale, Marco Di Lauro, avait publié ce post sur sa page Facebook : « Quelqu’un utilise mes images comme outil de propagande contre le gouvernement syrien pour prouver un massacre. » Di Laura a déclaré au Telegraph de Londres qu’il était « déconcerté » par le fait que la BBC n’a pas pris la peine de vérifier l’authenticité de la photo.

L’excuse mise en avant par la BBC pour expliquer le retrait de cette choquante histoire de rebelles syriens soutenus par l’Occident forçant  des prisonniers à commettre des attentats terroristes est plutôt bancale, à tout le moins.

« D’après les termes de l’accord avec le New York Times, nous avons seulement eu le droit d’utiliser ces images sur certains canaux de transmission. Mais ce matériel a été mis en ligne par erreur. Dès que nous nous en sommes rendu compte, nous avons immédiatement pris les mesures pour le retirer » a répondu la BBC.

On nous demande donc de croire que la plus grande organisation de presse du monde ne dispose d’aucune procédure capable de vérifier les informations des autres plus grandes organisations mondiales avant d’utiliser leur ‘matériel’.

Même si nous décidions d’accepter cette explication alambiquée, le fait que la BBC mente ouvertement à son public aujourd’hui en prétendant que son envoyé spécial n’a jamais qualifié l’épisode de « crime de guerre » (alors que c’est clairement le cas) souligne encore une fois à quel point les médias alignés sur l’OTAN cherchent à tout prix à mettre en valeur l’image de ‘combattants de la liberté’ des forces d’opposition syrienne, alors qu’en réalité ces derniers sont menés par des terroristes d’al-Qaïda, et qu’ils perpètrent des actes d’une brutalité au moins égale à celle dont sont accusées les forces d’Assad.

Paul Joseph Watson

 

Traduction GV pour ReOpenNews


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3 Responses to “Controverse sur la dissimulation d’un crime de guerre par la BBC”

  • anon

    On sais tres bien que les rebels sont des personne enroler par les services secret occidentaux pour mettre la pression sur le peuple et ainsi faire capituler le régime d’assad un bon coup d’état sans compté les manipulation économique qui on ete effectuer et les multiple sanction qui en découle

    merci l’empire pour ce coup d’état comme ils on fait dans plein d’autre pays déja .. pffff

  • Sébastien

    Il faut faire attention aux mots, comme par exemple le terme de « guerre civile », qui est totalement faux concernant la Syrie.

  • H.

    Nous savons maintenant qu’il y a plusieurs canaux de transmission :

    - Un canal pour les informations vraies mais non disponibles pour le public

    - Un canal pour le tri d’informations et la propagande supervisées par le sceau de l’ Empire  » Bon pour le public / vu à la télé  » -

    Qui a dit que la B.B.C était encore une grande chaine de télévision britannique ?

    No comment.

    Souvenons-nous aussi des cris d’orfraie ( à juste titre à l’époque il est vrai ) lorsque les fanatiques afghans avaient détruit les Bouddhas de Bâmiyân, et que voyons-nous aujourd’hui en Libye ?

    Les groupes extrémistes et les amis de BHL , ont détruit plusieurs mausolées de saints musulmans afin que la pureté de l’ Islam d’après ces fanatiques, converge vers son unité. On éradique et on efface toute la mémoire antérieure, on chasse l’hérétique, le pluriel, l’autre, l’ hétérodoxe, etc… Cela ne nous rappelle rien ?

    Allo, M. Bernard Henry Lévy ? N’est-ce pas vous qui aviez écrit
     » La pureté dangereuse ?  » Êtes -vous content maintenant ? Au delà des 55 000 civils Libyen assassinés par votre complicité directe dans la guerre de l’ Otan, que dites-vous au delà de vos crimes propres sur ce nouveau forfait contre la libre conscience ?

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