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11-Septembre : Le journaliste G. Dasquié a tenté de vendre des documents ‘Confidentiel défense’ aux familles de victimes

Le journaliste français Guillaume Dasquié, ardent défenseur de la thèse officielle sur les attentats du 11/9 et coauteur (avec Jean Guisnel) en 2002 du livre "L’effroyable mensonge" qui tentait de ridiculiser la contestation de cette thèse officielle représentée à l’époque par le Best-seller de Thierry Meyssan "L’Effroyable imposture" se retrouve aujourd’hui accusé d’avoir voulu vendre aux familles de victimes du 11/9 des documents classés "Confidentiel défense" pour une somme de 150 000 Euros. Un article très complet paru lundi sur le site Mediapart le met en cause directement (mais l’article est réservé aux abonnés de ce site). Voici le résumé de cette affaire ainsi que la réponse de l’intéressé, interrogé par Laura Thouny du Nouvel Obs. Nous vous proposons également de revenir sur le contenu de son livre au travers d’une lettre ouverte à Guillaume Dasquié, ainsi que de l’interview de Thierry Meyssan sur ce sujet, toutes deux publiées sur ReOpenNews en 2009.

 

Guillaume Dasquié et Jean-Charles Brisard. (MARTIN BUREAU / AFP)

 


Dasquié et sa "bourse d’échange" de documents confidentiels

par Laura Thouny, Le Nouvel Obs, le 11 janvier 2012

Le journaliste est accusé d’avoir tenté de vendre des documents de la DGSE aux victimes du 11-Septembre et d’avoir ouvert un compte en Suisse pour monnayer des informations.

Y a-t-il un "système Dasquié" ? Ex-journaliste d’investigation indépendant, aujourd’hui directeur de la rédaction d’Owni.fr, Guillaume Dasquié était jusque-là surtout connu pour être devenu l’un des symboles de la liberté de la presse bafouée. Une enquête publiée ce lundi 10 janvier par "Médiapart" soulève un tout autre aspect de sa personnalité.

En 2007, Guillaume Dasquié avait été mis en examen pour compromission du secret défense, après avoir publié dans "Le Monde" des éléments provenant de rapports confidentiels de la Direction de la surveillance du territoire (DGSE) sur Al-Qaïda. Son domicile avait été perquisitionné et lui placé en garde à vue dans les bureaux de la DST (Direction de la surveillance du territoire, devenue DCRI) ainsi qu’un ancien haut responsable de la DGSE, alors soupçonné de l’avoir informé.

Les notes en question, 328 pages classées "confidentiel défense", révélaient que les services de renseignement français avaient prévenu leurs homologues américain d’un possible détournement d’avion par Al-Qaïda dès janvier 2001.

Après cet épisode, Dasquié expliquait sur tous les plateaux de télévision que la DST avait tenté de le pousser à révéler ses sources en le menaçant de prolonger sa garde à vue. L’affaire avaient alors suscité une vague de solidarité sans précédent pour le journaliste, devenu le porte-drapeau de la protection des informateurs.

Une "bourse d’échange"

Quatre ans plus tard, "Médiapart", qui s’appuie sur le dossier judiciaire de la DST, avance que Dasquié est soupçonné d’avoir tenté de vendre en 2007 ces mêmes documents de la DGSE pour 150.000 euros aux avocats des familles de victimes du 11-Septembre. La négociation n’aurait toutefois pas abouti, et les notes ont finalement été publiées dans "Le Monde".

Les auteurs ajoutent que, toujours selon l’enquête de la DST, le journaliste a ouvert un compte à la Banque cantonale vaudoise, à Lausanne, sur lequel des sommes en espèces étaient versées en l’échange d’autres documents confidentiels.

"Si l’essentiel des informations de Médiapart sont exactes, l’interprétation qui en est faite est très éloignée de la réalité du dossier", réplique Guillaume Dasquié, interrogé par Le Nouvel Observateur

Le journaliste reconnaît l’existence du compte suisse et affirme que celui-ci lui a servi de 2004 à 2006, alors qu’il travaillait pour Jean-Charles Brisard, dirigeant d’une société de renseignement avec qui il avait coécrit un livre sur Al-Qaïda en 2001.

Le compte lui aurait permis d’acheter des documents sur le financement d’Al-Qaïda à l’aide d’une système de "bourse d’échange". L’anonymat et les sommes versées en espèces lui auraient permis de "protéger" ses sources "des musulmans qui ne voulaient surtout pas que l’on sache qu’ils travaillaient avec des Américains".

Dasquié admet par ailleurs qu’il a bien eu des négociations avec les avocats des familles de victimes du 11 septembre, mais affirme que "l’argent ne [l’] intéressait pas". Le journaliste avance ainsi qu’il a voulu contraindre Brisard à lui fournir des documents concernant les Saoudiens "en échange" des notes de la DGSE. Des méthodes décidément bien à lui.

 

 


INTERVIEW

Dasquié : "J’ai ouvert un compte en Suisse pour mes frais d’investigation"

G. Dasquié© dr

Par Laura Thouny, Le Nouvel Obs, le 11 janvier 2012

Le journaliste est accusé par Médiapart d’avoir tenté de vendre pour 150.000 euros de documents de la DGSE aux avocats de victimes du 11-Septembre. Interview.

Comment réagissez-vous à l’enquête publiée par Médiapart ?

- Si l’essentiel des informations de Médiapart sont exactes, l’interprétation qui en est faite est très éloignée de la réalité du dossier. Les auteurs de cet article agissent en procureurs à charge, en ne retenant que les informations jugées compromettantes et en écartant le reste.

Est-il vrai que vous avez ouvert un compte bancaire en Suisse pour y verser des sommes en espèces issues de la vente de documents confidentiels ?

- En 2001, j’avais coécrit un livre sur Al-Qaïda avec le directeur d’une société de renseignements, Jean-Charles Brisard. Or, ce dernier nous a mis dans une situation embarrassante : il a usé de méthodes malhonnêtes pour accuser un grand banquier saoudien d’avoir financé le terrorisme. Nous avons donc été attaqués en justice.

J’ai alors décidé de travailler pour la société de renseignement de Brisard, basée à Lausanne, pour découvrir la vérité sur ce banquier saoudien et tenter de nous disculper. Ça a duré de 2004 à 2006.

J’avais ouvert un compte à la Banque cantonale vaudoise de Lausanne pour les frais d’investigation. Ceux qui nous informent dans ce genre de contexte sont prêts à monnayer des informations sous forme de documents, mais ils y risquent parfois leurs vies ! Ils ne veulent surtout pas laisser de traces. Le principe, c’était de trouver des tiers qui pouvaient avoir eux aussi un intérêt pour ces documents, afin qu’ils participent financièrement. Un système de "bourse d’échange", en quelque sorte. Mais, en tout, seul un total d’environ 25.000 euros a transité sur ce compte.

Avez-vous ensuite tenté de vendre pour 150.000 euros des documents confidentiels de la DGSE aux avocats des familles de victimes du 11-Septembre, notes que vous avez plus tard publiées dans Le Monde ?

- Effectivement, il y a eu des discussions avec le cabinet américain Motley, pour lequel travaillait par ailleurs Brisard. Mais ça ne s’est pas passé comme le sous-entend Médiapart.

J’avais obtenu ces notes de la DGSE en 2006 : environ 300 pages sur tout ce qu’elle savait d’Al-Qaïda avant 2001. J’en ai discuté avec Jean-Charles Brisard, dans le cadre de notre enquête sur les Saoudiens. Lui m’a suggéré que cela pouvait avoir une valeur financière.

Brisard avait en sa possession des documents sur les avoirs de la famille royale saoudienne en Suisse auxquels je voulais absolument accéder. Mais lui ne voulait pas me les donner. Je lui ai alors fait croire que la transaction avec les avocats américains était possible, pour le pousser à procéder à échanger ces documents avec moi, contre les notes de la DGSE. L’argent ne m’intéressait pas.

Quand j’ai sorti les informations issues de ces documents dans "Le Monde", il était fou furieux. Les négociations sont tombées à l’eau. Mais lui et moi avons tout de même procédé à un échange, quelques semaines plus tard.

N’avez-vous pas le sentiment de mélanger les genres ?

- Je revendique cette vie aventurière. Il m’était insupportable d’être poursuivi par les Saoudiens, d’autant que j’étais convaincu que, sur le fond, ce que nous avions écrit était vrai.

Je n’ai jamais utilisé les documents monnayés via le compte de Lausanne dans mon travail de journaliste. Tout simplement parce qu’ils n’intéresseraient pas le grand public ! J’ai mis un terme à mon activité de consultant fin 2006. Et si j’ai assisté à la rencontre avec l’avocat des familles de victimes du 11 septembre début 2007 à Roissy, c’est parce que j’étais dans une période de transition entre ces deux activités.

Dans cette affaire, je n’ai été auditionné qu’une seule fois, en juin 2009, par le juge Marc Trividic. Si ce que Médiapart avance était vrai, pensez-vous vraiment qu’il en serait resté là ?

 

Laura Thouny


En lien avec cet article :

INTERVIEW TOUT LE MONDE S’EXPLIQUE DE GUILLAUME DASQUIÉ

Guillaume Dasquié chez Thierry Ardisson – Juin 2002

Et aussi :

                       

 


 

20 Responses to “11-Septembre : Le journaliste G. Dasquié a tenté de vendre des documents ‘Confidentiel défense’ aux familles de victimes”

  • Cet épisode où la filouterie se dispute au charlatanisme me rappelle un film de brigands au titre évocateur pour la circonstance : « Le plus escroc des deux »
    ;)

  • Sébastien

    Je veux bien croire monsieur Dasquié. Tout cela montre un peu l’envers du travail de journaliste et c’est plutôt bienvenu (faire les poubelles comme les paparazzi).
    Cela révèle aussi un certain culte du secret entretenu par les uns et par les autres (médias et services de renseignements) car quelles informations sensibles pour la sécurité nationale peuvent ou ont été révélées dans lesdits documents? Sauf menaces d’attentats et dangers liés à la sécurité, ce qui est le propre du rôle d’une organisation terroriste, il me semble nécessaire d’informer un minimum « les citoyens éclairés d’une démocratie » (ajoutez des guillemets supplémentaires, j’ai l’impression d’avoir écrit une énormité).
    Que monsieur Dasquié enquête donc (enfin!). On attend ses scoops « en or »!

  • Rudolphe

    Les soi-disant informations capitales « à 150 000 euros » sont accessibles pour 1 euro sur Mediapart.
    Cherchez l’erreur… Les familles des victimes vont faire 149 999 euros d’économie.

    Franchement n’importe quoi.

    Comment se faire de l’oseille par tous les moyens possibles :
    - Soit par un journaliste qui pense, pour son profit, que les familles des victimes ne le sont pas assez
    - Soit par un journal qui ponctionne sa commission sur l’opacité d’un système

  • Je veux bien cr… Non, vraiment, ça va être un peu difficile.

    Qu’avons nous là ? Une structure économique pour trafiquer des informations. Un enchainement très clair ou des infos ont été publiées seulement parcequ’elles n’avaient pas été vendues. Des volumes d’argents très élevés en regard de revenu de journaliste sur des informations trouvées avec les impots des citoyens et classées secrètes.

    Un journaliste peut et doit passer outre le secret d’état quand celui ci est un secret contre les populations. En diffusant ses infos dans Le Monde, c’est ce que Dasquié a fait. Mais ce n’était pas sa première option : sa première option n’était pas journaliste mais informateur et traitre à la patrie, puisque c’est comme ça qu’on nomme vendre les secrets d’état pour de l’argent. Il ne pouvait tout simplement pas vendre ces informations. Le fait des les avoir sur son disque dur ne lui en conférait pas la propriété pour autant.

    Il est au demeurant plausible à présent de considérer que le véritable travail de Dasquié est de l’ordre non de la divulgation, mais du traffic d’information. Ceci jette des soupçons sur toutes ses autres activités : procès contre les saoudiens, livre contre Meyssan, Karachi, etc. Il a certainement des qualités d’investigateur mais maintenant qu’on sait qu’il ne se sent pas tenu de diffuser les informations importantes qu’il obtient, il devient risqué de le suivre : à partir de quand mentira-t-il, au moins par omission ?

  • Citron

    Si quelqu’un pouvait juste m’expliquer ce que tente de nous démontrer monsieur Dasquié dans cette déclaration au Nouvel Obs du 11 janvier 2012, ça me serait d’un grand secours !
    Je cite :
    « - En 2001, j’avais coécrit un livre sur Al-Qaïda avec le directeur d’une société de renseignements, Jean-Charles Brisard. Or, ce dernier nous a mis dans une situation embarrassante : il a usé de méthodes malhonnêtes pour accuser un grand banquier saoudien d’avoir financé le terrorisme. Nous avons donc été attaqués en justice.

    J’ai alors décidé de travailler pour la société de renseignement de Brisard, basée à Lausanne, pour découvrir la vérité sur ce banquier saoudien et tenter de nous disculper. Ça a duré de 2004 à 2006. »

    Désolé, mais je pige que dalle !
    Son copain est malhonnête… alors il décide de bosser pour lui ? C’est ça ?!!

    Ceci dit, j’ai regardé d’autres de ses interventions télé (dont celle chez Ardisson qui, au passage, retournait allègrement sa veste en 2002… égal à lui-même), et je me rend compte que c’est normal !!
    Je ne comprends rien car M. Dasquié a une façon de s’exprimer bien à lui dont le principe, assez simple, est de dire « des mots » les un après les autres, qui s’ordonnent comme « des phrases » sur un ton « qui fait super sérieux », MAIS TOTALEMENT DÉPOURVU DE SENS !

    Je mets au défi un élève de CM2 tout autant qu’un polytechnicien d’essayer de me « traduire » ce que tendait à prouver les élucubrations pseudo-scientifiques de Dasquié devant Ardisson.

    Je n’y vois déballée que la plus grande débilité d’un idiot à l’égo surdimensionné, sans la moindre idée de comment soutenir une thèse scientifique (de son aveu, ça n’est pas son « problème ») !

    Le voir faire ses gestes pitoyables pour nous apprendre doctement que le Boeing du vol 77 s’est crashé dans le Pentagone « en rebondissant » MAIS tout à la fois « à la manière d’un piqué », j’avoue, c’est quand-même une leçon de journalisme magistralement délivrée par un journaliste d’exception (qui sait, car il va souvent à Washington en avion !)

    On pourrait en rire… mais là, j’crois que j’vais pleurer.

  • Phrygane

    Du parcours, étrange et alambiqué, d’un pourfendeur de la « théorie du complot »…

  • petit con hier, petit escroc aujourd’hui.

  • IKAR

    Guillaume Dasquié travaillant pour l’agence de renseignement de Jean Charle Brisard … manque plus que Lino Ventura et Bernard Blier et on aura « les Barbouzes » !

    On découvre une nouvelle casquette pour Jean Charles Brisard, grand pourfendeur médiatique des « théories du complot »: Avocat des familles des victimes, biographe officiel de Charles Pasqua, et maintenant directeur d’une « agence de renseignement …

  • Doume

    @Citron :

    Je plussoie

    Il est navrant de constater que Laura Thouny et ses relecteurs ont pu mene et laisser passer une interview aussi bâclée.
    Elle s’est parfaitement contentée des propos alambiqués de Guillaume Gasqué, sans chercher à les éclaircir.
    Non seulement les propos de Guillaume Gasquier n’ont aucun sens, comme celui-ci : « Et si j’ai assisté à la rencontre avec l’avocat des familles de victimes du 11 septembre début 2007 à Roissy, c’est parce que j’étais dans une période de transition entre ces deux activités. » Il aurait pu dire que s’il avait tué sa mère c’est parce qu’il faisait beau, ça n’émeuvait pas plus la journaliste.

    Au passage, notez bien, il n’a pas rencontré, il a assisté. de même que plus haut i n’a pas rencontré non plus mais : « il y a eu des discussions avec le cabinet américain Motley »

    Comment cette journaliste n’a pas été un minimum ennuyée d’être roulée dans la farine de cette manière ? Mystère.

    Aucune des question que l’on se pose n’a trouvé réponse, mais c’est pas grave, on publie.
    Mon dieu, où en est le journalisme ?

  • Théo

    @ Doume

    Publier de fausses informations ne pose aucun problème de conscience à la presse, en général. C’est normal : dans la communication, on fait son beurre quand on publie une information erronée ou inexacte, puis on rajoute une couche de bénef’ supplémentaires pour publier son antithèse. L’important est de publier, et pas ce qui est publié. Il suffit que l’info soit racoleuse.

    Rien que buzz, pour les actionnaires.
    Personnes censées, passez votre chemin !

  • pdy

    Au début, Mediapart contestait que les USA avaient été prévenus par les Français. Cela changerait-il maintenant avec la publication de ces documents ?
    Mais cela ne conforte que la théorie du laisser faire.

    Plenel, préfacier de Hersh, lequel reçoit les confidences des exécutants de base, est-il, depuis l’affaire du Rainbow Warrior (où il se défendait de toute relation avec la CIA face aux mitterrandiens et de tout antisémitisme citant Péguy avec lyrisme devant le juge) sans rapport avec certains membres de la CIA qui, aujourd’hui, voudraient sans doute encore descendre Dasquié – depuis sans doute un vieux scoop de ce dernier sur un certain réseau d’espionnage autour du 11-9 ?

    En plus, qu’a écrit le si moralisateur Mediapart sur la fraude au terrorisme elle-même ? Une « fraude qui corrompt tout », comme disent les juges, et donc toute la politique américaine et pas seulement son ténébreux traitement non démocratique des prisonniers tel que dénoncé dans la préface de Plenel à « Dommages collatéraux » de Seymour Hersh.

    Ex : pourquoi accuser encore Ben Laden – contrairement au département de la justice US lui-même – sur la foi d’une seule cassette où il ne ressemble pas au Ben Laden malade apparaissant avant et après, qui réprouvait le sort des victimes innocentes du 119, et faisait un semblant de revendication en se laissant bêtement filmer, tout en disant des contre-vérités (les tours fonderaient et tomberaient sur le côté, les pilotes kamikazes étaient sans rapport avec les pirates gros bras, ils ont tous été prévenus au dernier moment juste avant de monter dans les avions alors qu’ils ont acheté des tickets 2 semaines avant et auraient dû étudier la route pour toucher leurs cibles, même sans doute avec un GPS au cas où sa plante…)

  • pdy

    Toujours en filigrane ces histoires de financement d’Al Qaïda par des Séoudiens (ou des Pakistanais).
    A part Nexus, qui relayait le scoop de Shayler, du MI5, sur le versement de 100 000 £ à Ben Laden/Al Qaïda de la part du MI6 (qui savait aussi à l’avance que des attentats se commettraient à Londres dans les 90′s).

  • pdy

    Dasquié avait quand même écrit dans « La vérité interdite », que le contrôle de l’Afghanistan avait été discuté dès 1998 au CFR pour assurer le passage d’un oléoduc, et que l’invasion avait été annoncée pour octobre au gouvernement indien en juin 2001 (source Times of India de novembre 2001 et Projectcensored.org).

  • paul vetran

    C’est le même Dasquié qui quelque temps avant de publier son pamphlet anti-Meyssan avait évoqué la piste du Mossad. Comment expliquer ce retournement de veste?
    Le « commissaire du peuple » de la hasbara francophone Stéphane Juffa lui avait remonté les bretelles dans cet échange surréaliste….

    « Guillaume Dasquié, parlons-nous franchement »
    1ère partie (http://www.menapress.com/article.php?sid=858)
    2ème partie (http://www.menapress.com/article.php?sid=859)
    3ème partie (http://www.menapress.com/article.php?sid=860)
    4ème partie (http://www.menapress.com/article.php?sid=862)

    PS: Un outil pour créer des liens serait bienvenu…

  • pdy

    Juffa a aussi remonté les bretelles de Sypel et de Plenel.

    Dasquié nous précise pourtant que « l’Office of special programs, l’organe rattaché à la DEA, (…) avait de véritables compétences dans le contre-espionnage » et que derrière son rapport de 30 pages existent des cartons de documents…
    Il est sous-entendu que parfois des espions de pays amis seraient employés par les USA.
    Mais on ne saurait dire sur la base de ce que nous livre Dasquié – comme Aymeric Chauprade le faisait – que c’est la DEA qui avait engagé les espions du Mossad : en plus pour espionner les bases militaires de son propre pays – contre qui ?- c’est à n’y rien comprendre ?.

  • paul vetran

    Pourtant la DEA a de véritables compétences dans le contre-espionnage…, si l’on en croit le discours mainstream suite au soit disant complot iranien d’assassinat contre l’ambassadeur saoudien aux US, complot déjoué en novembre dernier.

    Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce qu’avait écrit Dasquié à propos de la piste du mossad, mais l’article de Sylvain Cypel partageait plus ou moins les mêmes conclusions de l’investigation menée par Carl Cameron, journaliste de la Fox, quelques mois plus tôt…
    Encore les empreintes de Murdoch…?

  • pdy

    Fallait oser : espionner, en plus des agents du FBI et des bases militaires, un organisme de contre-espionnage !
    Car c’est ce qu’ils ont voulu faire avec la DEA !
    La plus grosse affaire d’espionnage jamais vue, comme le relayait Dasquié.

    Murdoch, ami avec Sharon, s’est contenté de supprimer le reportage sans apparemment virer Cameron.
    Il paraît que Murdoch fils, James, est, contrairement à son père, plus pro-palestinien. Il aurait donc été délicat qu’il hérite de son empire de presse. Quand son père parlait du problème palestinien aux côtés de Tony Blair, le fils disait que c’était du « f****** nonsense », que les Palestiniens n’avaient plus nulle part où habiter. Un jour proche, Fox News nous dira-t-elle la vérité sur le 11-9, ben Laden, les destructions et les assassinats d’innocents au Moyen-Orient contre lesquels Ben Laden incitait à riposter pour se protéger.

  • paul vetran

    Oui, la série des reportages de Cameron a été supprimée des archives de la Fox…
    Il n’est pas clair pourquoi Murdoch a laissé la Fox diffuser les investigations de Cameron concernant la piste mossad/Israël. Etait-ce un chantage ou un avertissement de la part de Murdoch ; qu’il saurait beaucoup de choses à ce sujet et qu’il ne faut pas lui mettre des bâtons dans les roues?

    Je ne suis pas au courant des sympathies pro-palestiniennes du fils Murdoch, James. Ce que je sais par contre, est qu’il est le beau-frère d’Eric Huffschmid.
    Huffschmid est un agent provocateur qui a empoisonné le mouvement sur la vérité sur le 11/9 avec sa posture antisémite.
    C’est à n’y rien comprendre! Lié aux plus illustres familles juives et ardent défenseur d’Israël, le clan Murdoch est la principale source des légendes urbaines antisémites sur le 11/9. En somme, une sorte de contre feux pour prévenir d’investiguer la piste israélienne?
    A son actif, James Murdoch est aussi le boss du label hip-hop Rawkus Records, dont le « hit » TELL THE TRUTH par Mos Def, Immortal Technic et Eminem a fait le buzz sur internet lors de sa sortie.

    http://www.youtube.com/watch?v=wg-8aeh07Ns&feature=related
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/3132678.stm

  • pdy

    Curieux que le fils Murdoch n’ait pas épousé de personne de confession mosaïque.
    Curieux que Bollyn ait fait du ski avec les Murdoch et se soit fâché avec d’autres patriotes.

    Autrement, mes félicitations, Paul, pour la traduction de l’interview de ben Laden à Ummat.
    Que la paix soit sur toi !
    Je pense que Chossudovsky ou Robert Fisk avaient accès aux archives de la BBC avant de relayer l’interview sur leur site.
    Là bin Laden mettait des bâtons dans les plans US.
    Comme il n’endossait plus comme avant religieusement les attentats qu’on prêtait à des musulmans extrémistes dans le cadre de représailles légitimes aux morts de bébés irakiens, aux morts de Qana, de Palestine etc. (ex: Khobar et Riad étaient du terrorisme louable contre des pilleurs, Nairobi était le plus gros siège de la CIA en Afrique et il n’y avait eu que quelques victimes en dehors de l’ambassade – piégée pour l’anecdote 8 ans après l’arrivée des premières troupes US en Arabie Saoudite le 7 août 1990),
    mais niait même clairement être derrière le 11-9 ou y avoir incité en quoi que ce soit – même si les cibles n’étaient pas des jardins d’enfants -, et qu’il osait même craindre que certains ne provoquent « un conflit entre islam et chrétienté pour que survive leur propre civilisation, nation ou idéologie », il se mettait à déjouer les plans d’en haut et devait être neutralisé.

  • paul vetran

    Merci pour vos félicitations, pdy. Ce n’est qu’une modeste contribution au débat…
    Le journaliste vétéran Fisk connaît bien les méandres de sa profession et sait où et comment trouver l’info… L’interview de ben Laden est posté sur le site de Fisk depuis juillet 2002. Pourquoi elle a resurgit et fait le « buzz »après la mort « hollywoodienne » de ben Laden l’an dernier?…, je ne sais pas…!
    Oui l’interview post 9/11 de ben Laden est a nuancer à celles qu’il avait accordé pendant la seconde moitié des années 90, notamment sa justification des victimes innocentes lors d’attentats.
    http://www.marktaw.co/blog/TheOsamabinLadeninterview.html

    Oui, Bollyn est un curieux personnage. Outre qu’il connaît le clan Murdoch depuis les années 80, ses infos ne sont pas toujours sourcées. De surcroît, sa posture pro-OTAN lors de la guerre coloniale en Libye, laisse songeur. Méfiance, donc!

    Le clan Murdoch est passé maître dans la manipulation et la psychologie des foules n’a pas de secrets. A ce titre il bénéficie de l’expertise et de la longue expérience de la « branche Freud ». Si l’on en croit les « gossips » des tabloïds britanniques, James Murdoch est très proche de son autre beau-frère : Matthew Freud.
    Matthew Freud est le gourou des relations publiques en GB et une personnalité très influente (le New Labour de Toni Blair est « sa » créature). Il est aussi l’arrière petit fils de Sigmund et l’arrière petit neveu d’Edward Bernays (théoricien et père de la propagande).

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