L’ex-agent Susan Lindauer : la CIA savait en avril 2001 que le 11-Septembre allait se produire

L’ex-agent de la CIA Susan Lindauer vient de publier un livre intitulé "Extreme prejudice" dans lequel elle réitère ses affirmations sur la pré-connaissance par la CIA des événements du 11/9. Selon cette "lanceuse d’alertes" qui a servi pendant la période précédant les attentats de 2001 d’intermédiaire entre les USA et la diplomatie irakienne, les cibles des Tours Jumelles et l’utilisation d’avions détournés étaient des éléments connus de la CIA depuis avril-mai 2001. Son témoignage pourrait paraître exubérant s’il n’avait été corroboré à plusieurs reprises par des témoins à qui elle avait fait part de ses inquiétudes durant l’été 2001, dont son frère John Lindauer, qui l’a rapporté au New York Times en juillet 2004

On savait déjà grâce à l’autre lanceuse d’alertes Sibel Edmonds, que le FBI avait aussi été informé d’opérations kamikazes imminentes, mais qu’aucune mesure visible n’avait été prise, au grand désarroi des deux agents du FBI qui avaient recueilli ces informations.

Notons aussi que Susan Lindauer est une cousine lointaine d’Andrew Card, le chef de cabinet de George W. Bush, et qu’elle dit avoir tenté à plusieurs reprises de le prévenir de ces attentats en août 2001. Sa dénonciation du camouflage entourant le 11/9 et la guerre en Irak lui a valu d’être poursuivie par la justice américaine et de passer une année en prison. Quel crédit apporter à ses déclarations ? Aux lecteurs de se faire leur propre idée. Toujours est-il que nous ne pouvions pas omettre de relayer cet article saisissant paru récemment sur le site The Intel Hub.

Enfin, même si cela n’a pas encore paru dans nos pages, qu’au moment même où les lois liberticides PATRIOT ACT sont reconduites pour quatre ans aux USA, des mesures drastiques sont sur le point d’être adoptées contre les lanceurs d’alertes menacés notamment de perdre leur droit à la retraite fédérale sur la seule décision de l’administration, c’est-à-dire sans recours juridique. A l’instar du soldat Manning toujours incarcéré pour avoir soi-disant transmis des documents classifiés à Wikileaks, il est clair que les avertissements se multiplient. On voudrait faire taire les contestataires, ou ceux qui en savent un peu trop, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

 

Le livre de Susan Lindauer :

 


Un temps pour la vérité : La mort de Ben Laden ne mettra pas fin à la Guerre contre le terrorisme tant que les Américains ne comprendront pas que la vraie menace a toujours été l’Amérique elle-même.

paru sur TheIntelHub, le 10 mai 2011

Traduction Vincent pour ReOpenNews

Susan Lindauer, lanceuse d’alertes (whistle Blower) sur les événements du 11-Septembre et auteur du livre Extreme Prejudice: The Terrifying Story of the Patriot Act and the Cover Ups of 9/11 and Irak. qui relate son calvaire en tant que deuxième Américaine non arabe à avoir été inculpée au travers des lois Patriot Act, et à avoir dû faire face à des accusations secrètes, des preuves secrètes, des témoignages secrets d’un jury d’accusation, ainsi qu’à des menaces de détention illimitée.

Certains de nos dirigeants pensent que les Américains n’ont pas besoin de connaitre la vérité au sujet du 11-Septembre maintenant qu’Oussama est mort et que tout est terminé.

En tant que personne qui a souffert pendant presque dix ans des dissimulations entourant le 11-Septembre, je veux dire mon plus complet désaccord. J’en ai ma claque de demander une vraie enquête par le Congrès. Le Congrès connaît déjà la vérité sur le 11-Septembre.

Voilà pourquoi ils ne fouillent pas. Mais ce serait une grossière erreur d’attendre la permission de parler pour tous ceux d’entre nous qui connaissent la vérité, du moins en partie. L’Amérique s’est elle-même prise au piège dans le cauchemar mythologique d’un terrorisme qui exagère [la puissance de] nos ennemis, pendant que nos dirigeants utilisent notre patriotisme et nous aveuglent en faisant passer des mesures erronées de politique de sécurité nationale. Cette politique ne peut pas être efficace si elle affaiblit notre pays.

Les États-Unis ont atteint un moment charnière, celui où il faut considérer la fin de l’ « Ere de l’Amérique ». C’est ce qui rend impératif un examen impartial du 11-Septembre.

Les Américains doivent démystifier le 11-Septembre, et crever enfin cette bulle terrifiante qui entoure la « Guerre au Terrorisme », et ils pourront ainsi balayer les menaces bidon dont Washington se sert pour fomenter des guerres au Moyen-Orient, tout en ruinant notre économie par des dépenses militaires hors de tout contrôle au détriment de nos droits civils, tout cela au nom de la sécurité nationale. 

Le mensonge lui-même est parfaitement effrayant. Valerie Plame, une femme que j’admire profondément, a récemment tenté d’expliquer aux Américains que le gouvernement des États-Unis n’aurait pas pu cacher aussi longtemps un secret aussi énorme et dévastateur.

Vous voulez parier ? J’ai moi-même été récompensée de cinq années d’inculpation, accusée d’être un ‘agent irakien’, avec à la clef une année de prison dans la base aérienne de Carswell à Forth Worth au Texas – sans aucun procès ni audition – après que j’eus demandé à témoigner au sujet de l’Irak et du 11-Septembre.

Trente jours après avoir parlé avec des hauts responsables de l’équipe des Sénateurs Trent Lott et John McCain, le FBI s’est présenté avec un mandat d’arrêt à mon encontre.

Mon acte d’accusation de 5 ans sous couvert du Patriot Act m’a valu le surnom de ‘Symbol Susan’. Ce n’était pas très subtil. L’acharnement dont j’ai fait l’objet était résolument destiné à effrayer quiconque aurait envisagé de parler. Les dissimulations autour du 11-Septembre et de l’Irak ont mis le PATRIOT ACT en exergue comme l’outil de prédilection pour faire taire les « lanceurs d’alertes » (whistle blowers)

Aux autres [lanceurs d’alertes] je dis ; ils ne peuvent pas nous faire taire si nous refusons de nous taire. Je mets au défi le Congrès de remettre notre pays sur la bonne voie en organisant des auditions sur le 11-Septembre afin de prendre en compte notre témoignage. Je serais heureuse de prêter serment devant tous.

La vérité : un été plein d’avertissements

La vérité est que notre équipe, qui triangulait avec la CIA et la DIA (Defense Intelligence Agency) a discuté pendant tout l’été 2001 du scénario exact des attentats du 11-Septembre et de leur planification.

Nous en avons parlé pratiquement chaque semaine lors de nos réunions. Nous en avons également discuté par téléphone, plaisantant ouvertement – ‘Bonjour la NSA ! Allez, décrochez ce téléphone – ’ sachant bien que la NSA avait mis mes lignes sur écoute.

Il ne fait aucun doute que l’histoire de la conspiration du 11-Septembre a été fabriquée plusieurs mois à l’avance afin de préparer les milieux du Renseignement à une réaction du gouvernement. Et cela s’est déroulé exactement comme ils nous l’avaient dit – avec l’aide d’une équipe autonome chargé des explosifs. Cela sera expliqué dans un deuxième article. Les deux ne sont pas contradictoires. 

Avant d’en arriver là, les Américains doivent d’abord accepter les motivations qui ont conduit au 11-Septembre, et les raisons pour lesquelles le gouvernement des États-Unis a permis que cela se produise. C’était comme pour Pearl Harbor. Cela répondait à un agenda bien défini.

Lorsque j’ai été prévenue du 11-Septembre, en avril-mai 2001, j’ai aussi appris que les États-Unis avaient prévu de déclarer la guerre à l’Irak immédiatement après les attentats. Les deux étaient déjà liés, de cause à effet.

Menaces de guerre contre l’Irak

Je peux en attester de manière catégorique, car j’étais la personne mandatée pour faire part de ces menaces aux diplomates irakiens à l’ONU. J’étais chargée de leur expliquer que « les États-Unis avaient l’intention de déclarer la guerre à l’Irak si Bagdad échouait à fournir des renseignements exploitables pour stopper le complot impliquant des détournements d’avion et une frappe contre le World Trade Center. Nous bombarderions l’Irak plus sauvagement que jamais – et le renverrions à l’âge de pierre. »

Mon responsable à la CIA m’a en outre demandé de souligner le fait que la menace de guerre « qui émanait des plus hauts niveaux du gouvernement – au-dessus du Directeur de la CIA et du Secrétaire d’État. » Il a estimé que les avertissements auraient plus de poids si les diplomates irakiens avaient conscience du pouvoir de ceux qui formulaient ces menaces.

Étant donné que je représentais le principal canal « secret » de communication avec Bagdad entre 1996 et 2003, j’ai continué de transmettre ce même message avec toutes les précisions voulues, d’avril-mai 2001 jusqu’au 4 août 2001. Je peux déterminer la date avec précision, car la conversation avec mon chef à la CIA eut lieu le jour même où se tint l’audience du Sénat pour confirmer la nomination de Robert Mueller à la tète du FBI.

Mon responsable à la CIA, le docteur Richard Fuisz a supposé tout haut que l’attaque du 11-Septembre pourrait survenir, et il l’a fait avant même que Mueller ne prenne officiellement le poste de Directeur du FBI.

Dans la même conversation, le docteur Fuisz m’a avertie que je ne devais pas retourner à New York, parce que l’attaque était ‘imminente’ et que la CIA s’attendait à des ‘pertes massives’ et à un ‘éventuel dispositif thermonucléaire miniature’. Passant outre ses objections, j’ai insisté pour retourner une dernière fois à l’ambassade d’Irak à l’ONU afin de vérifier si les diplomates avaient reçu des rapports de Bagdad. J’ai ensuite promis de ne pas remettre les pieds à New York jusqu’à ce que les attentats aient eu lieu. 

Ma réunion avec les diplomates irakiens s’est déroulée deux jours plus tard, le samedi 4 août. Et je ne suis retournée à New York que le 18 septembre.

Soyons clairs : la menace n’était ni vague ni indéterminée. Nous nous attendions vraiment à des détournements d’avion et à une certaine forme de frappe aérienne visant spécifiquement le World Trade Center. Aucune autre cible ou lieu n’a jamais été évoqué.

Les détails du complot du 11-Septembre et le récit complet du Renseignement d’avant la guerre en Irak sont révélés dans mon livre, “Extreme Prejudice: The Terrifying Story of the Patriot Act and the Cover Ups of 9/11 and Iraq.” Cet ouvrage constitue un authentique thriller d’espionnage, et s’attache au vrai fond du problème, alors que cet article ne fait qu’en effleurer la surface.

Extreme Prejudice’ révèle une réalité très différente de ce que l’Amérique a entendu jusque-là. Je défie le Congrès de me faire prêter serment et de me poser toutes les questions qu’ils veulent. Les Américains ont le droit d’entendre mon témoignage direct, qui révélera la chronologie complète de nos discussions à propos de ce complot, et aussi celle de tous nos efforts pour empêcher ces attentats.

Attendez-vous à être surpris. En tant qu’activiste antiguerre de longue date, j’ai vraiment été troublée par les menaces qu’il m’avait été demandé de délivrer aux diplomates irakiens. Et je ne suis pas quelqu’un de passif. 

Ajoutant à la tension, durant l’été 2001 la communauté internationale avait développé un profond écœurement à l’égard des sanctions de l’ONU qui détruisaient le tissu social et l’infrastructure publique de l’Irak. Les sanctions de l’ONU – que j’ai également condamnées – étaient sur le point de se terminer. La communauté internationale aurait condamné toute intervention militaire unilatérale contre l’Irak.

La CIA connaissait à l’avance le sort réservé à l’Irak. A l’insu du public, depuis les premiers jours de l’administration Bush en janvier 2001[1], notre équipe avait commencé à élaborer un plan d’ensemble pour que tous les objectifs des USA soient atteints – y compris les inspections d’armes sur le terrain – et que les États-Unis puissent prétendre à une victoire significative tout en cédant à la pression pour que les sanctions de l’ONU prennent fin. 

L’anti-terrorisme était une composante centrale de notre plan de paix. En fait, l’Irak avait donné son accord en février 2001 pour qu’une unité opérationnelle du FBI vienne sur place enquêter sur le terrorisme irakien. La CIA avait également obtenu l’accord de l’Irak sur des contrats de grandes reconstructions pour les sociétés américaines dans les télécommunications, les hôpitaux et les soins de santé, les transports – et le pétrole. Les États-Unis prenaient tout ce qu’ils voulaient. Et la CIA voulait tout.

Nos efforts conjugués pour stopper le 11-Septembre

Lorsque mon responsable à la CIA, le docteur Fuisz m’a informée le 2 août que l’attaque du 11-Septembre était en train de se mettre en place et était même considérée comme ‘imminente’, nous avons décidé d’un commun accord de tout faire pour empêcher cette tragédie.

Je ne suis pas en train de vous parler de ce qu’on fait les autres, mais de ce que j’ai moi-même entrepris ‘en temps réel’ pour empêcher les attentats du 11-Septembre de se produire.

Le lundi 6 août, j’ai remis mon rapport au docteur Fuisz suite à mon voyage à New York. Je lui ai dit que les diplomates irakiens avaient baissé les bras. Ils n’avaient rien à nous donner. Oui, m’ont-ils assuré, Bagdad était pleinement conscient que l’Irak faisait face à une menace de guerre de grande ampleur si une attaque du style du 11-Septembre survenait. Ils ont compris qu’il était dans leur intérêt de nous fournir même le plus petit renseignement qui pourrait nous aider à stopper l’attaque. Ils ont compris que le 11-Septembre compliquerait notre plan de paix exactement au moment où la communauté internationale s’apprêtait à rejeter les sanctions de l’ONU. Résultat des courses, ils n’avaient rien à nous offrir.

Ma position dans cette discussion avait quelque chose d’étrange, car j’éprouvais une profonde antipathie envers les sanctions et envers la violence du terrorisme et de la guerre. Pour ces raisons, j’ai informé le docteur Fuisz que je me sentais très motivée pour faire tout ce qui était en mon pouvoir pour stopper le 11-Septembre, à la fois pour protéger les citoyens de la ville de New York et pour empêcher une guerre inutile – exactement au moment où notre équipe réalisait ce remarquable plan de paix qui allait permettre aux USA d’atteindre tous leurs objectifs.

Sur instructions données par le docteur Fuisz le 6 août, j’ai personnellement téléphoné au cabinet du Procureur général John Ashcroft au Département de la Justice le 7 ou le 8 août. M’identifiant comme l’agent de la CIA couvrant les ambassades d’Irak et de Libye aux Nations Unies, j’ai personnellement demandé que le Bureau d’Ashcroft publie « un bulletin d’alerte d’urgence dans toutes les agences, pour rechercher toute source d’information sur des détournements d’avion, avec comme cible privilégiée le World Trade Center. »

J’ai décrit l’attaque comme ‘imminente’, avec la possibilité de ‘pertes massives’. J’ai demandé le maximum de coopération entre toutes les agences, et aussi que toute information [pertinente] soit immédiatement envoyée à la CIA.

Suite à ma requête, le personnel du sacro-saint bureau du Procureur Général John Ashcroft m’a transmis le numéro de téléphone du Bureau du Contre-terrorisme au Département de la Justice, et m’a urgemment prié de répéter exactement ce que je venais de leur dire. Ce que je fis sans délai. J’ai composé le numéro. J’ai parlé aux employés.

Je ne prenais pas vraiment de risques. Quelques jours plus tard, je rendis visite à mon cousin Andrew Card, Chef de Cabinet à la Maison Blanche. J’ai patienté dans ma voiture pendant que ses voisins épiaient à la fenêtre ; j’étais bien déterminée à le prévenir au sujet de notre scénario du 11-Septembre, et à demander de l’aide au niveau du cabinet pour contrecarrer l’attaque. Hélas, Andy n’est pas rentré. Lorsque je suis partie deux heures plus tard, j’ai pensé que j’étais en train de commettre la plus grande erreur de ma vie.

Il restait beaucoup de temps pour contrecarrer l’attaque. Les Américains ont le droit de connaître la façon dont les hauts responsables du gouvernement ont accueilli nos avertissements, et ont en réalité contrarié nos efforts dès août 2001.

Beaucoup de choses se sont produites durant ce mois d’août 2001 – y compris une seconde série d’événements dont j’ai eu vent plusieurs années après, qui impliquait une équipe autonome non-identifiée chargée de poser des explosifs dans les Tours Jumelles. Mon prochain article expliquera comment ces deux complots ont convergé. Contrairement à ce que suppose l’association pour la vérité sur le 11/9, ces deux opérations ne s’annihilent pas l’une l’autre.

Mais les Américains doivent d’abord comprendre que l’opération du 11-Septembre fut réellement une forme d’abdication, un authentique Pearl Harbor, autrement dit, les services de Renseignement américains et étrangers avaient très bien compris ce qui allait arriver. 

Les hautes sphères de l’administration américaine ont pris la décision de laisser l’attaque se produire – parce que la décision d’utiliser le 11-Septembre comme prétexte pour déclarer la guerre à l’Irak avait déjà été prise. Alors même qu’à l’époque la paix s’installait au Moyen-Orient, le « Parti de la Guerre » a exigé une menace massive pour pouvoir renverser le processus de paix. Ils ont décidé clairement que rien ne pourrait faire obstacle à cet objectif. 

Une fois que l’on a ces éléments en tête, le 11-Septembre devient compréhensible.

Une partie de mon témoignage surprendra l’Amérique – comme les efforts du gouvernement de Saddam Hussein pour garantir une coopération totale de l’Irak dans la lutte anti-terroriste internationale avant et après le 11-Septembre. Ceci sera expliqué dans un prochain article.

En fin de compte, mon livre, « Extreme Prejudice »fournit une vision d’ensemble de la brutalité utilisée par le Département de la Justice pour me réduire au silence, moi et d’autres agents, en utilisant le PATRIOT ACT comme arme pour garantir la réussite de sa supercherie. (Un indice : C’est en regardant la télévision depuis la prison que d’autres agents ont assisté [comme moi] aux dissimulations sur le 11/9. J’étais loin d’être la seule prisonnière). 

Oh tout n’a pas été si mal ! Mon responsable de la CIA a reçu en novembre 2001 la somme de 13 millions de dollars exonérés d’impôts pour les enquêtes sur le 11-Septembre – il s’est construit une immense demeure située à un jet de pierre du quartier général de la CIA à McLean, en Virginie. Pas un centime n’a été dépensé pour le 11-Septembre.

Cela dit, le gouvernement ne s’en plaint pas. Mais détourner l’argent du contribuable destiné à la coopération irakienne pour l’enquête sur le 11-Septembre, c’est enlever le pain de ma bouche. J’ai payé un prix terrible. Plus d’informations très bientôt.

La démocratie exige la transparence

Tous les avertissements concernant le 11-Septembre, la dissimulation – les arrestations et les pots de vin – devraient déranger aussi bien les Démocrates que les Républicains qui se vantent du soutien de leur hiérarchie envers les personnes activement engagées dans la lutte contre le terrorisme. Cela revient à trahir leur serment de fidélité, c’est évident. Et cela noircit leur rôle de garant de la sécurité nationale, qui sera une mis à l’épreuve lors de la campagne électorale de 2012. Ceux qui ne se soucient pas du bien-être des citoyens ne doivent par être au gouvernement.

En deux mots, la démocratie exige la transparence envers le citoyen. Les Américains ont le droit fondamental de connaître la vérité sur le 11-Septembre, et sur la décision prise plusieurs mois avant les attentats de déclarer la guerre à l’Irak – par les temps qui courent, la sécurité nationale est une affaire sérieuse. Les Américains exigent des éclaircissements, pour évaluer la performance des dirigeants et la qualité de la politique mise en œuvre en leur nom.

Les dirigeants sincères et bien intentionnés ne doivent pas avoir peur. En revanche, les dirigeants malveillants doivent être renvoyés, et ce, pour le bien du gouvernement. Plus inquiétant, l’héritage du 11-Septembre s’est révélé être préjudiciable pour la sécurité de notre pays.

Selon le National Journal, la lutte contre ce monstre fantomatique du terrorisme met en jeu aujourd’hui 1 271 agences gouvernementales, générant 50 000 rapports par an du renseignement que d’ailleurs personne ne lit.

Pendant ce temps, ‘les budgets secrets’ pour des opérations de renseignements se sont multipliés à raison de 75 milliards de dollars par an, finançant la surveillance nationale et internationale qui contrôle les citoyens respectueux des lois de ce pays.

Il n’existe aucune autorité de contrôle fédéral ou de surveillance du Congrès pour ces ‘budgets secrets’. Le tout est exonéré d’impôts et non régulé. C’est un gouvernement secret devenu incontrôlable.

La mort d’Oussama Ben Laden a peut-être été une grande victoire pour la CIA, mais elle ne ramènera pas les soldats américains d’Irak et d’Afghanistan, où les opérations militaires ont coûté 1 600 milliards de dollars et cela continue. Elle ne mettra pas fin au non-sens de la guerre contre la Libye, qui n’a aucune justification.[2]

La mort d’Oussama Ben Laden n’annulera pas les étapes programmées pour les futures guerres contre la Syrie, et Dieu nous en protège, l’Iran.

Est-ce vraiment patriotique de rester silencieux pendant que le complexe militaro-industriel dévore notre économie pour ses propres intérêts ? Et sans que cela bénéficie aux soldats américains ? L’Amiral Mullen, chef d’état-major, ne le considère pas de cette manière. Il a décrit la dette nationale américaine comme ‘la plus grande menace pour notre sécurité nationale’.

Notre pays se trouve au bord du précipice. Si nous voulons restaurer les grandes traditions de liberté et d’autorité morale, nous devons réapprendre l’histoire du 11-Septembre.

Nous devons reconnaître que les menaces réelles pour notre qualité de vie ne se trouvent pas ‘dehors’. Elles commencent ici. Et ces menaces sont perpétrées par les mythes que nos dirigeants ont inventés au cours de cette tragique matinée.
Aujourd’hui sonne le glas du mensonge. La réussite de notre politique de sécurité nationale, et notre capacité à éviter de futures guerres qui ne feront que détruire cette planète, en dépendent.


Le prochain article de cette série montrera comment la théorie des explosifs va de pair avec celle des détournements d’avion et de la frappe aérienne sur le World Trade Center. Les Américains comprendront pourquoi les deux ne sont absolument pas contradictoires. 

 

Susan Lindauer

TheIntelHub, 10 mai 2011

 

Traduction Vincent pour ReOpenNews


Notes ReOpenNews :

  1. Ceci est expliqué notamment dans l’article "Pétrole et 11 septembre 2001", paru en avril 2010,
  2. Lire à ce propos l’article "Le recyclage des hommes de Ben Laden : Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye" sur VoltaireNet.org

 


En lien avec cet article :


 

26 Responses to “L’ex-agent Susan Lindauer : la CIA savait en avril 2001 que le 11-Septembre allait se produire”

  • Arnid

    C’est très intéressant mais le problème est que Susan Lindauer a été déclaré – à tort ou à raison – mentalement fragile. Donc je ne sais trop quoi en penser.

  • doctorix

    Oui, c’est trop beau pour être vrai, et le langage ne parait pas d’une grande cohérence. De plus elle semble ignorer la mort de Ben Laden en décembre 2001; ce qui n’ajoute pas à sa crédibilité.
    Les deux opérations, avions et explosifs ont l’air ici d’être des coïncidences, alors qu’il est évident que c’est impossible et qu’elles sont une seule et même opération parfaitement synchronisée, à la WTC 7 près, qui apparait comme une bavure.
    La description angélique de Saddam a quelque chose de surréaliste.
    Il y a des phrases d’une naïveté confondante, comme « Ceux qui ne se soucient pas du bien-être des citoyens ne doivent par être au gouvernement », ou « par les temps qui courent, la sécurité nationale est une affaire sérieuse », ou encore « les dirigeants malveillants doivent être renvoyés »,bien peu compatibles avec le langage d’un agent de la CIA. C’est le discours d’un gamin de 5 ans qui lit trop de BD.
    Nous aurons sans doute encore d’autres exocets de ce genre, qu’on décrédibilisera sur preuves un peu plus tard pour anéantir les efforts des hommes et femmes engagés dans reopen: cette femme est folle, donc tous les conspirationnistes sont fous.
    Si c’est le cas, c’est quand même intéressant qu’on prenne le temps de nous de nous envoyer ce qui paraît un leurre, assez infantile: sans doute la bête est-elle aux abois.
    Attendons quand même, et voyons le coup des pétards…

  • Red Cloud

    « Beaucoup de choses se sont produites durant ce mois d’août 2001 – y compris une seconde série d’événements dont j’ai eu vent plusieurs années après, qui impliquait une équipe autonome non-identifiée chargée de poser des explosifs dans les Tours Jumelles. Mon prochain article expliquera comment ces deux complots ont convergé. Contrairement à ce que suppose l’association pour la vérité sur le 11/9, ces deux opérations ne s’annihilent pas l’une l’autre. »

    Assez énorme. J’attends le prochain article avec impatience.

    L’ »association pour la vérité sur le 11/9″ (?) n’est pas une entité homogène qui aurait déclaré que ces deux complots s’annulaient.

    Pour ma part, je pense que les pirates faisaient partie du story-telling, comme on l’a vu à plusieurs reprises depuis (le FBI vendant des armes à des recrues, etc., les modalités de manipulation peuvent être plus diverses les unes que les autres…).

  • f6

    @ Arnid,
    Pour avoir le courage d’écrire et de dénoncer ce dont elle a été témoin et acteur direct, il faut être mentalement très solide.
    Ta tentative maladroite de discréditer ce témoignage n’a aucun sens.
    J’espère que ce courage, incitera tous ceux qui se taisent par peur des représailles pour eux même ou pour leurs proches à libérer leur parole. Ce dixième anniversaire s’annonce bruyant et douloureux.
    La fuite en avant des coupables constitue aujourd’hui et pour les mois qui viennent une réelle menace. Ils sont capables du pire pour retarder encore l’émergence de la verité.

  • IKAR

    Je trouve vos jugements sur S. Lindauer bien expéditifs. Même s’il faut évidemment rester très prudents, rien pour l’instant ne permet de discréditer son témoignage, et son hypothèse de deux équipes distinctes au WTC en vaut bien d’autres …
    Cette personne a t elle réellement été agent de la CIA ? Si oui, son témoignage est donc à étudier sérieusement. Et le simple fait de la faire passer pour folle ne signifie rien …

  • GeantVert

    @IKAR,

    C’en effet le sens de cette R-News, rien ne permet à priori de discréditer son témoignage, et le fait pour les autorités US de l’avoir faite passer pour une dérangée mentale ne signifie pas nécessairement qu’elle l’est. D’autant que personne ne remet en cause qu’elle a effectivement travaillé pour la CIA de 1996 à 2003.

    En ce qui concerne le style de ses propos, c’est peut-être une question culturelle mais en effet elle passe facilement du témoignage factuel à des considérations générales, voire à l’énoncé de certaines banalités.

    –GV

  • « C’est très intéressant mais le problème est que Susan Lindauer a été déclaré – à tort ou à raison – mentalement fragile. Donc je ne sais trop quoi en penser. »

    La seule question est « a-t-elle ou non occupée le post important qui était le sien ?  » Répondre à cette question, c’est répondre à l’autre. Ne pas y répondre, c’est reconnaitre qu’elle était bien cette personne à responsabilté et que donc elle n’était pas mentalement fragile. Surtout en considérant que sur le simple contenu de son discours elle ne manque pas de gens puissants ayant un intérêt vital à la réduire au silence.

    Le language me semble clair, au contraire de ce que disent certains.

    Ce témoignage est une mega bombe en ce qui me concerne. Je vais lire avec attention tout ce que dit cette femme.

  • « Il y a des phrases d’une naïveté confondante, comme « Ceux qui ne se soucient pas du bien-être des citoyens ne doivent par être au gouvernement », ou « par les temps qui courent, la sécurité nationale est une affaire sérieuse », ou encore « les dirigeants malveillants doivent être renvoyés »,bien peu compatibles avec le langage d’un agent de la CIA. C’est le discours d’un gamin de 5 ans qui lit trop de BD. »

    C’est un language d’un citoyen qui a un message pour ses concitoyens. Je ne vois aucun problème dans ces phrases ; il y en a plein les interviews d’artistes, les discours de politiques ou les éditos de journalistes en vue et personne ne trouve qu’elles sont infantiles. Je sens celles ci sincères.

  • « L’ex-agent de la CIA Susan Lindauer »

    Ce n’est pas mentionné sur wikipedia. Quelle est la source de cette association ?

  • doctorix

    Je veux bien revoir mon propos à la lumière de vos réflexions pertinentes.
    C’est vrai que le langage de l’américain moyen est souvent naïf, et peut-être bien qu’il est ici sincère. Entre le langage pervers et retors des responsables, et les propos lénifiants des citoyens confits dans leurs convictions de faire ce qu’ils appellent « le bien », on a parfois du mal…
    Si elle est sincère, son témoignage aurait une grande importance. J’ai tendance cependant à me méfier chaque fois qu’on a un truc à vendre, ici un bouquin.
    On y verra peut-être plus clair après le tome 2 de ses mémoires….Après tout, même à la CIA, il n’y a pas que des surhommes sans scrupules, et sur le nombre il y a peut-être des gens de cœur, simples et honnêtes.

  • flou

    Après une petite recherche, j\’ai trouvé cet article :
    http://m.alterinfo.net/index.php?action=article&numero=35881&PHPSESSID=2d46f35c13ebea41f0ff03343557be2d

    Ce passage est curieux :
    « Pour ne raconter qu’un seul incident bizarre, Susan Lindauer, une assistante du Congrès étasunien, témoigna que le Dr Richard Fuisz, qui fut employé par la CIA, avait informé qu\’il savait comme un fait que Megrahi n\’était pas impliqué dans l\’attentat de Lockerbie, et qu\’il pouvait identifier les auteurs, « Si le gouvernement me le permet. » Après avoir fait ses preuves connues, Lindauer fut chargée avec un agent irakien et un tribunal fédéral de bâillonner rapidement le loquace Dr Fuisz. »

    Que faut-il comprendre ?

  • doctorix

    Sur ce lien:
    http://www.liadane.com/portail/print.php?news.1373
    vous verrez que Suzan Lindauer a d’autres atouts dans sa manche, et une conception intéressante des attentats de Lockerbie.
    Corruption et trafic de drogue via la CIA en fond de toile.
    Tout ça mis bout à bout pourrait déboucher sur un joli feu d’artifice…
    Nous vivons une époque formidable.
    En attendant, Sarko veut un internet civilisé. De mauvaises langues prétendront que c’est un lapsus, et qu’en réalité il voulait dire censuré.
    http://www.zdnet.fr/actualites/nicolas-sarkozy-veut-un-g20-de-l-internet-civilise-et-du-droit-d-auteur-39757620.htm

  • Arnid

    @f6
    Il n’y a pas de « tentative maladroite pour discréditer ce témoignage » c’est juste mon opinion pour l’instant.
    En lisant cet article ma première réaction fut « la vache! », mais j’ai ensuite été me renseigné sur elle sur wiki et je l’ai écouté sur youtube. Cela m’a refroidi.
    Maintenant elle est considéré, comme je l’ai déjà dit « à tort ou à raison » mentalement instable. Peut-être est-ce une manière de la discréditer …ou pas mais en l’écoutant rire sur youtube j’ai parfois l’impression d’écouter le Joker.
    Maintenant je t’accorde que ce n’est pas un argument, tout comme le fait de dire que certaines expressions de son article sont naïves. Les états-uniens sont idéalistes et les français cyniques donc le gouffre est d’autant plus grand à franchir pour certains.
    En tout cas l’article est très intéressant et j’attends de lire la suite.
    D’ailleurs je ne vois pas de contradiction avec le fait de laisser faire les attentats et les aider en détruisant le WTC.

  • f6

    La désinformation et les manipulations compliquent beaucoup la compréhension de jeux de rôles dont nos opinons sont les enjeux.
    Ce genre de témoignage ne peut pas être discrédite à priori, comme toutes les informations qui paraissent sur le sujet, elles ont besoin d’être recroisées et une réserve prudente observée avant de s’en servir.
    N’oublions pas qu’une bonne façon de disqualifier les uns ou les autres, consiste à allumer des contre feu de pure propagandes et désinformations. Ses déclarations qui ont parfois la candeur de la simple sincérité ne me paraissent pas incohérentes en regard de ce que nous savons par ailleurs.
    Les méthodes d’intimidation utilisées contre elle, comme les scénarios qu’elle décrit pour imposer quoi qu’il arrive une guerre en Irak ressemble tout à fait aux méthodes perverses que nous avons observés sur d’innombrables sujets.
    Sans gober tout cru ce qu’elle dit, je lui accorde plutôt un a priori recevable. Bien sur, c’est aussi un a priori, qui aura besoin de temps pour se confirmer ou pas…

  • H.

    Il y a avec ce témoignage conséquent et très étayé le début d’un grand plat de résistance. Le travail de vérité poursuit son œuvre. Sûrement et irrémédiablement. Ils auront beau supprimer le droit à la retraite à tous les lanceurs d’alerte de toute la planète qu’il n’arriveront qu’à les multiplier. La liberté n’a que faire des menaces pitoyables fomentées par des escrocs.

    La psychiatrisation des dissidents bénéficiant toujours aux véritables fous criminels en place, cette tentative ne doit pas nous divertir plus que ça quant au témoignage de Susan Lindauer. La taxer de folle maintenant est un peu court quand visiblement la CIA lui confia un certain nombre de missions des plus importantes hier. On sent bien que dans le labyrinthe du grand corps malade des USA, mille petites guerres de pouvoirs gangrènent la bête. Qu’après avoir été bâillonnée et enfermée dans les geôles insondables de l’État sécuritaire US, celle-ci se voit décriée et taxée de folle ne doit effectivement pas plus nous étonner que ça. Il y a hélas des remède plus certains pour faire taire une personne en particulier et  » les Justes  » en général. Soyons heureux que celle-ci puisse témoigner encore. Je ne doute pas qu’elle a assuré ses arrières et qu’elles compte cependant encore de bons amis puissants qui pourront témoigner en cas de disparition soudaine.

    Car la suprême folie serait de croire que la première puissance du monde qui pisse 50 000 rapports par an sur la sécurité de son territoire ait laissé à découvert le sien par inadvertance toute une matinée, sans aucune défense aérienne, le jour des attentats du 11-9.

    Il sera bon de lire la suite ces prochaines semaines du texte de Susan Lindauer qui feront converger les actions de la cellule intérieure chargée de placer les explosifs dans les sous-sols du world trade center avec celle chargée des détournements d’avions. Le puzzle se met dès lors bien en place :

    Nous avons l’argent d’un général pakistanais qui transite avec l’aval du gouvernement de l’ Arabie saoudite par son territoire pour le financement des opérations ; deux équipes troubles agissants secrètement et en coordination pour le compte opaque d’une partie du gouvernement US et une guerre américain en Irak qui poursuit son œuvre de mort dix années après, tout en étendant de juteux marchés de tous ordres. M.Cheney peut être content. Mission accomplit.

    PS : Aux dernières nouvelles, l’entreprise de mercenariat fasciste de M.Prince ( Black Water ) est en plein boum, puisque celle-ci a été après ses innombrables agissements d’extermination en Irak, nouvellement recrutée par la dictature d’Arabie saoudite pour réprimer le peuple de cet État et les populations adjacentes comme celle du Barhein ces dernières semaines durement réprimées par l’armée étrangère d’Arabie saoudite volant au secours du dictateur ami. Il faut bien comprendre qu’en pleine période de révolutions arabes, tout va être fait pour contrecarrer ce formidable élan de liberté et le tuer dans l’œuf. La mort est leur métier et la guerre est un marché en expansion. A la question : à qui profite le crime ? Nous connaissons la réponse.

    Les potentats d’ Arabie Saoudite, la famille mafieuse qui gouverne d’une main de fer cet État et ses serfs étant le principal fournisseur de pétrole des USA, on comprend pourquoi ici la liberté se raréfie et pourquoi là c’est le peuple américain qui est abêtit et  » sécurisé  » – S’il savait ce que ses dirigeants et les différents corps cancéreux du gouvernement US fomentent en son nom, il aurait une autre vision des choses assurément. A suivre. Merci à Susan Lindauer et à Reopen911de nous informer. La souveraineté doit revenir aux peuples. L’information aussi.

  • Oui, merci à Susan Lindauer,laquelle,à priori sait de quoi elle parle.Nul ne peut douter que la CIA prenne moultes précautions dans le recrutement de ses agents,en particulier sur leur solidité psychologique…Quand bien même, des « trainings » de formation existent au sein de la « Centrale » afin de rendre parfaitement opérationnels -en toutes circonstances- les dits agents.
    Ceci dit,souvenons nous:à plusieurs reprises le gouvernement US a invoqué la « fragilité psychologique » de ceux qui entravaient leurs desseins.Souvenons nous en particulier de ce médecin-chercheur « suicidé » dans d’étranges circonstances,suite à son accusation d’avoir « diffusé » des envelloppes d’anthrax à des membres du Congrès.
    Le témoignage de cette femme est de première importance s’il s’avère authentique,pourquoi en douter A PRIORI ??
    Ce qui me paraît extraordinaire c’est la publication de son livre.Son éditeur a pris un risque conséquent,tout comme cette femme,au risque de voir la justice mettre l’ouvrage au pilon (celà s’est vu récemment au sujet d’un militaire dévoilant des infos secret défense),ou bien faut il voir des lézardes dans la VO ? des gens vont ils commencer à parler ?
    Les USA étranglés par leur budget militaire,au bord de la banqueroute financière et leur dollar agonisant relachent ils les mailles du filet afin que s’échappent quelques vérités dérangeantes leur permettant de se désengager ?? Tout est possible.

  • Sébastien

    J’aimerais bien qu’on m’explique ce que signifie « mentalement fragile ». La plupart des gens sont mentalement fragile, de même que je suis physiquement fragile si on lâche une enclume sur ma tête ou mentalement fragile face à la monstruosité de ce monde.
    Qui ne le serait pas?
    Quelqu’un qui arrive à torturer d’autres être humains sans trembler est-il mentalement fort, ou fragile?
    Bref….

  • f6

    Être victime de dépression ou d’autres symptômes, suffit à leur permettre d’utiliser ces termes de « fragilité »…
    Comme des milliers de soldats US revenant des horribles guerres que leurs dirigeants leur imposent, il est probable que de nombreux agents comme Susan Lindauer, prenant consciences des horreurs dont leur fonction les a rendus complices soient confrontés à ce genre de troubles.
    Il n’y a que les psychopathes patentés, pour assumer sans « faiblesses » d’être complices de ces crimes.

  • apetimedia

    Une petite phrase, noyée dans la masse des révélations, et qui pour cela passe presque inaperçue, fait tout de même douter de la sincérité de ses propos :
    « En tant qu’activiste antiguerre de longue date, j’ai vraiment été troublée par les menaces qu’il m’avait été demandé de délivrer aux diplomates irakiens. »
    Que fait une activiste antiguerre dans une institution dédiée aux conflits ?

  • C’est vrai que le style et le ton parfois naïf de l’article ouvre deux interprétations, soit une réelle innocence préalable (il y a aussi des personnes naïves dans les hautes sphères), soit un faux article écrit par une tierce personne, pouvant s’être appuyée sur des éléments (réels) du livre. Autre remarque, peut-être liée : pourquoi Susan Lindauer aborde-t-elle la question des explosifs ? Cela appartient-il à son champ de compétence ? Enfin, je trouve inhabituel cette tonalité très affirmative de la part d’une personne ayant eu ce métier et cette position.

  • Marcel Chapoutier

    C’est quand même incroyable, cette lanceuse d’alerte vous sert un témoignage corroborant la thèse de l’ »inside job » et vous faites les difficiles. Moui, faut voir, n’est-elle pas folle?

    Il faut savoir que les déviants sont toujours traité de malades mentaux ce n’est pas nouveau. De plus son témoignage a été corroboré par plusieurs témoins dont son frère John Lindauer à qui elle a fait part de ses inquiétudes pendant l’été 2001. Et c’est bien vrai qu’elle a été accusée d’être une espionne irakienne en 2004…

    http://www.liberation.fr/monde/0101481507-une-americaine-accusee-d-etre-une-espionne-de-saddam
    http://www.nytimes.com/2004/08/29/magazine/29LINDHAUER.html?pagewanted=all

    Donc je trouve qu’elle est sincère, ce qu’elle a du subir et sa résistance et sa persévérance sont admirables…Les faits qu’elle dénonce (et la pseudo lutte contre le terrorisme) confirment bien le « coup d’état mondial » du 11/09…

  • Voici une interview vidéo de Susan Lindauer à propos de la Libye :
    http://www.youtube.com/watch?v=0fUxVgxj0vc

    Susan Lindauer affirme ici que l’attaque occidentale sur la Libye était prévue de longue date, que l’unique motivation de l’occident est de s’emparer du pétrole libyen et que les responsables impliqués dans cette aventure n’en n’ont rien a secouer du sort de la population libyenne.

    Effectivement, il faut une part de folie pour énoncer si clairement une opinion que beaucoup de citoyens éclairés partagent mais que les médias alignés (en France comme ailleurs) étouffent sous un édredon de propagande avec tout ce qu’il faut de bonne conscience et de principes humanitaires de façade pour que cette nouvelle « false flag operation » soit menée sans encombre jusqu’à son terme.

    Il existe une perspective d’une incroyable pertinence entre le 11-Septembre, les guerres d’Irak et d’Afghanistan et maintenant ce qui se passe en Libye et ailleurs entre l’Afrique et l’Asie, et Susan Lindauer apporte assurément un éclairage précieux sur ces événements clés.

    A écouter aussi une interview audio de Susan Lindauer sur NoLiesRadio à propos de son livre :
    http://noliesradio.org/archives/27509

  • Bonjour

    Je vous livre ici la traduction du dernier article de Susan Lindauer du 23 juin sur la Libye.

    « We will add to it as important new documentation arrives. I am also sending an affidavit from a woman attorney inside LIbya, who has been interviewing rape survivors in preparing for legal claims against NATO governments backing the Rebels.

    I recognize that all of you will be so shocked. But please, please ask your friends not to close your eyes. Only by seeing this truth and facing this horror , do we have any chance of stopping this War Against Libya!!

    Bonne lecture

    http://www.legrandsoir.info/la-laide-verite-video-de-rebelles-libyens-decapitant-un-soldat-de-kadhafi-et-autres-crimes-de-guerre-de-l-otan.html
    Bonne lecture.

  • A propos de Susan Lindauer

    Susan Lindauer a couvert l’Irak et la Libye aux Nations Unies au cours des années 1990. Le plus notoirement, elle a livré des préavis sur les attentats du 11-Septembre et développé un plan de paix complet avec l’ambassadeur d’Irak, le Dr Saeed Hasan.
    Après que George Bush ait décidé de réinventer la vérité sur le renseignement irakien antérieur à la guerre, elle a enduré une incroyable épreuve juridique, sur base du Patriot Act.

    Son histoire a été racontée en détails dans deux bons articles de Michael Collins :

    La cassandre américaine : l’histoire de Susan Lindauer, Michael Collins, le 17 octobre 2007
    http://www.scoop.co.nz/stories/HL0710/S00266.htm

    Susan Lindauer révèle des faits sur des avertissements liés au 11-Septembre, le 3 mars 2009
    http://www.scoop.co.nz/stories/HL0903/S00028.htm

    Elle a publié un livre appelé « Préjudice extrême : l’histoire terrifiante du Patriot Act et les dissimulations du 11-Septembre et de l’Irak. » Une version anglaise est disponible sur Amazon-UK et sur Kindle.

    Résumé du livre

    Et si le gouvernement avait décidé de créer un vaste mensonge pour vendre une guerre désastreuse et une politique d’anti-terrorisme douteuse ? Que devrait-il arriver à ces ressources qui connaissent la vérité ?

    Depuis l’arrière du rideau du renseignement, l’ancienne ressource de la C.I.A. Susan Lindauer fournit un compte rendu extraordinaire et de première main visant à briser les mensonges du gouvernement sur le 11-Septembre et sur l’Irak. Elle jette une lumière crue sur les travaux du Patriot Act comme arme idéale pour accabler les lanceurs d’alerte et les dissidents. Une histoire vraie, effarante sur les trahisons de type « caisse noire » ainsi que sur le Patriot Act et son arsenal de preuves secrètes, de détention indéfinie et de menaces de mise sous drogue forcée. PRÉJUDICE EXTRÊME révèle la lutte désespérée d’une ressource de la C.I.A. pour réchapper à des dissimulations brutales sur le 11-Septembre et sur l’Irak. PRÉJUDICE EXTRÊME livre un exposé sous haute tension, exposant des faits réels ayant entouré les préavis de la C.I.A. sur le 11-Septembre ainsi que les contributions de l’Irak à l’enquête sur le 11-Septembre. Pour la première fois, il divulgue l’existence d’un plan de paix complet antérieur à la guerre, qui aurait pu rencontrer tous les objectifs américains majeurs à Bagdad sans un seul incident. En vrai thriller de « vie d’espion », depuis l’intérieur de l’ambassade irakienne jusqu’à la prison sur une base militaire texane, PRÉJUDICE EXTRÊME révèle la profondeur des tromperies menées par des leaders à Washington et à Londres pour promouvoir une image douteuse de leur politique fructueuse d’anti-terrorisme, ainsi que la brutalité choquante utilisée pour dissimuler aux Américains et à la communauté mondiale la vérité de leurs échecs.
    Par-dessus tout, PRÉJUDICE EXTRÊME offre un examen critique depuis la banc de la défense sur les assauts du Patriot Act vis-à-vis des droits constitutionnels les plus chers dans une Cour de justice, lorsque la liberté d’être dissident par rapport à la politique gouvernementale représente un des enjeux les plus élevés qui soit.

    « Susan Lindauer mérite une admiration sans réserve pour ce compte rendu courageux et émouvant de son refus ferme de s’effondrer face aux abus honteux auxquels elle a été soumise. Elle nous fournit un exposé longtemps attendu des profondeurs dans lesquelles des gouvernements sont préparés à descendre pour empêcher la révélation de leur malhonnêteté et de leur méfaits, sa connaissance ayant obtenue au travers d’une expérience personnelle amère. » – Robert Black, Q.C., architecte écossais du procès de Lockerbie à Camp Zeist.

    « L’histoire se déroule comme un thriller de suspense depuis les tréfonds de la lutte pour la santé mentale mondiale, aux mains d’entre ceux agissant à l’ombre du secret. Lindauer révèle les visages de notre vérité nationale que peu d’Américains imaginent. Glaçant, déchirant, horrifiant et plein d’espoir, PRÉJUDICE EXTRÊME offre une profondeur de vue historique critique quant à la transformation de notre avenir. Prêtez-y attention. » – Janice Matthews, Directeur, 911Truth.org

    Bibliographie

    Washington DC – Comme ressource du renseignement américain, Susan Lindauer a couvert l’anti-terrorisme à l’ambassade irakienne à New York de 1996 jusqu’à l’invasion. Des sources indépendantes ont confirmé qu’elle a délivré des préavis sur les attentats du 11-Septembre. Elle a également engagé des pourparlers pour le procès de Lockerbie avec des diplomates libyens. Peu de temps après sa requête de pouvoir témoigner devant le Congrès sur les éléments fructueux de renseignement antérieur à la guerre, en ce compris un plan de paix complet et une coopération avec l’Irak sur l’enquête sur le 11-Septembre, Lindauer est devenue l’une des premières américaines non-arabes à être arrêtée sur base du Patriot Act en tant qu’ « agent iraquien ». Elle a été accusée d’avoir averti son cousin sous-germain, le chef d’état-major de la Maison Blanche Andrew Card, ainsi que le Secrétaire d’État Colin Powell, que la Guerre avec l’Irak aurait des conséquences catastrophiques.
    Cadeau du Patriot Act, son acte d’accusation a été chargé d’« inculpation secrètes » et de « preuves secrètes ». Elle a été soumise à un an de prison sur la base de l’armée de l’air Carswell à Fort Worth au Texas, sans aucun procès ni audition et sous la menace de détention indéfinie et de mise sous drogue forcée pour qu’elle se taise. Après cinq ans d’acte d’accusation sans aucune condamnation ni plaidoyer de culpabilité, le Ministère de la Justice a écarté toutes charges cinq jours avant l’inauguration du Président Obama.

    http://vigli.org/PDF911/A_propos_de_Susan_Lindauer_28-06-2011.pdf

    http://vigli.org/PDF911/La_laide_verite_Video_de_rebelles_libyens_decapitant_un_soldat_de_Kadhafi_et_autres_crimes_de_guerre_de_l_OTAN_23-06-2011.pdf

  • fredo

    On dit que cette femme folle et qu’elle a a un grain, je veux bien avoir le même et son courage surtout.

    Pourquoi l’État américain ne la poursuite pas en justice pour diffamation ?

    Pour moi le 11 septembre n’est qu’une grande supercherie à la face du monde, on m’accuse souvent d’être négationniste.

    Mais pour moi la tour WT7 n’a pas pu s’effondrer à cause d’un incendie, dans un bâtiment ignifugé.

    C’est tout bonnement impossible.

    J’irai même plus loin dans l’absurde, si la tour WT7, s’est effondrés à cause d’un incendie, 5:00 après les deux tours.

    Pourquoi les sociétés de démolition utilisent des explosifs ??? alors que le feu détruit un bâtiment WT7 ignifugé en moins de 5:00 chrono après les deux tours.

    Donc il est vrai que je n’ai aucun mal à croire cette femme, aujourd’hui considéré comme folle, mais demain.

  • Spiritus

    Quand je lis certains commentaires sur Susan Lindauer, je suis tout simplement scandalisé même très en colère, des gens prétendent qu’elle serait folle ou stupide ou même naïve, mais pour qui se prennent tout ces juges? Quel est ce savoir inné qui leurs permet d’établir de tels diagnostiques, ont-ils au moins lu son bouquin ? J’en doute avec raison car s’ils avaient lu sont livre ils se rendraient compte qu’on ne rentre pas à la CIA aussi facilement, les gens sont choisis avec soins, leurs vies sont décortiquées, même le technicien de surface de base doit avoir eut un passé irréprochable pour nettoyer les chiottes. Arrêtez d’émettre vos opinions sur un sujet aussi sérieux que la corruption des gouvernants si vous êtes incapables du moindre discernement, et si vous préférez vous cacher la tête dans le sable, alors continuez comme vous l’avez toujours fait, obéir obséquieusement au pouvoir en place sans vous poser de questions, continuez à vous gaver de téléréalité, d’info filtrées par les médias mainstream, et surtout dormez bien sur vos deux oreilles les victimes des gouvernements corrompus ne comptent pas sur votre aide de toutes façons !

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