ReOpen911.info : Site d'information sur les attentats du 11 septembre 2001

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, est « ennuyé » par la vérité sur le 11 septembre.

 Au moment où Julian Assange défraye la chronique mondiale (enfin, pas celle de nos journaux télévisés), avec ses révélations sur le comportement de l’armée américaine et l’ISAF en Afghanistan – minimisées par Obama dans un point presse là-bas, et Morin face à Drucker sur France2 ici – rappelons haut et fort que notre association ReOpen911 parraine depuis plusieurs mois le site Wikileaks. Nous nous associons à l’effort novateur de Julian Assange et son équipe, pour bousculer les méthodes de travail de la paléo-presse traditionnelle, et sa détermination à oeuvrer dans le sens du militantisme pacifiste. Toutefois, ne nous leurrons pas : même Julian Assange, que de nombreux observateurs soupçonnent déjà d’oeuvrer, à son insu ou non, pour la CIA ou une officine occulte du renseignement atlantiste, doit faire face comme tout le monde à un "mur sacré" : celui du 11 Septembre. Nous sommes confiants dans l’intégrité de l’équipe restreinte de Julian Assange, mais aimerions aussi que le 11 Septembre figure dans ses dossiers prioritaires, ce qui est loin d’être gagné. Comme le dit Julian Assange, "concernant les complots, je crois dans les faits". Nous aussi.

 

 
 
Julian Assange interrogé par Chris Anderson,
modérateur de la webTV associative et universitaire
basée à Long-Beach (USA, CA) "TED" (Technology, Entertainment, Design),
lors de sa session d’été 2010 à Oxford, UK, le vendredi 16 juillet dernier.
 
 “It’s a worry, isn’t it, that the rest of the world’s média is doing such a bad job,
that a little group of activists is able to release more of that type
of information than the rest of the world’s press combined.”
 
"C’est inquiétant, n’est-ce pas, que le reste des médias dans le monde fasse
un travail si mauvais, qu’un petit groupe d’activistes soit capable de publier
plus d’informations de ce type que toute la presse du reste du monde réunie."
 
 

 
Recherché par la CIA : Julian Assange, fondateur de Wikileaks
 
 
Commentaires suite à l’article du Belfast Telegraph, le 19 juillet 2010
 
Soumis sur 911Blogger par SnowCrash, le jeudi 22 juillet 2010 à 16H22
 
Dans cette interview, le journaliste du Belfast Telegraph Matthew Bell demande au fondateur de Wikileaks Julian Assange ce qu’il pense des « théories du complot ». Assange explique alors sa position.
 
Son obsession du secret, à la fois concernant celui des autres et le maintien du sien, lui donne l’air d’un théoricien du complot. En est-il un ? « Concernant les complots, je crois dans les faits », dit-il en choisissant lentement ses mots. « A chaque fois que des gens qui ont du pouvoir planifient en secret, ils préparent un complot. Donc il y a des complots partout. Il y a aussi des théories du complot complètement folles. C’est important de ne pas mélanger les deux. En général, lorsqu’il y a assez de faits sur une conspiration, on appelle cela simplement « une nouvelle ». Et à propos du 11 Septembre ? « Je suis constamment contrarié de voir que des gens se laissent distraire par de fausses conspirations comme celle du 11 Septembre, alors que tout autour de nous, nous apportons des preuves de conspirations réelles, pour la guerre ou des fraudes financières massives. » [Ndlr. en gras dans le texte] Et à propos de la conférence de Bilderberg ? « C’est vaguement un complot, au sens d’un réseau. Nous avons publié leurs notes de réunion. »
 
M. Assange semble avoir opportunément oublié que le 11 Septembre ait pu être, dans un sens très concret, un « complot pour la guerre », qui mena directement aux guerres d’Afghanistan et d’Iraq, et à la « guerre permanente contre la terreur ».
 
En novembre 2009, Wikileaks publia « un demi-million de messages de pagers interceptés sur le territoire US, couvrant « une période de 24 heures entourant les attentats du 11 Septembre à New York et Washington » (*) (1). Tout ceci est louable. Cependant, compte tenu des dispositions plutôt curieuses de M. Assange en ce qui concerne le 11 Septembre, à quels efforts doit-on vraiment s’attendre de la part de Wikileaks dans le futur ?
 
Peut-être devrions-nous faire remarquer à M. Assange que l’ex-Sénateur Bob Graham, qui a présidé le comité sénatorial restreint sur le renseignement des Etats-Unis lorsqu’il mena à bien son enquête conjointe [Ndlr. c’est-à-dire réunissant démocrates ET républicains] sur le 11 Septembre (2), donna une interview à la BBC au cours de laquelle Graham a déclaré ceci (3) :
 
Bob Graham : « Je peux juste dire qu’en ce qui concerne le 11 Septembre, il y a bien trop de secrets, ce sont des informations qui n’ont pas été rendues accessibles au public pour lesquelles il y a des réponses spécifiques, tangibles et crédibles, et que ne pas divulguer ces secrets a érodé la confiance du public dans son gouvernement lorsqu’il s’agit de sa propre sécurité. »
Narrateur : « le Sénateur Graham a découvert que la dissimulation menait au cœur même de l’administration. »
Bob Graham : « J’ai appelé la Maison Blanche et parlé avec Mlle Rice, et je lui ai dit : « Voyons, on nous a dit que nous allions obtenir de la coopération dans cette enquête », et elle a dit qu’elle allait y veiller… et rien ne s’est passé. »
Journaliste : « Avez-vous ressenti une sorte d’embarras, reçu des excuses ou…? »
Bob Graham : « Non. L’embarras, les excuses, les regrets, ce ne sont pas des caractéristiques de la Maison Blanche actuelle. »
Narrateur : « Ainsi c’était une conspiration pour dissimuler le fait que des bourdes avaient été commises, menant au 11 Septembre ? »
Bob Graham : « Si par conspiration, vous voulez dire plus d’une personne impliquée, oui, il y avait plus d’une personne, et il y avait une sorte de… collaboration entre les efforts des agences et de l’administration pour garder ces informations hors de portée des mains du public. » 
 
La BBC conclut ensuite son reportage documentaire avec un commentaire paternaliste et rassurant qui expliquait pourquoi il n’y avait pas de quoi nous rendre furieux.
 
De plus, en 2009, le membre de la Commission Bob Kerrey déclara, lors d’un dialogue surréaliste avec We Are Change LA (4) :
 
Bob Kerrey : « C’est un problème… c’est un complot vieux de 30 ans. »
Jeremy Roth-Kushel : « Non, je parle du 11 Septembre. »
Bob Kerrey : « C’est bien ce que je vous dis. »
 
On pourrait tirer beaucoup d’interprétations sur le genre de conspiration dont veulent parler ces deux sénateurs. Le documentaire de la BBC « The Conspiracy Files : 9-11 » était un missile contre la vérité sur le 11 Septembre, au cours duquel la BBC est  sortie de son chemin habituel pour agiter toutes les bizarreries comme des « bourdes, des échecs, des erreurs, [en bref] un merdier ». Cet angle n’est pas nouveau, en fait il fait partie d’une longue tradition de la BBC (**) de « limiter la casse ». D’ailleurs, ce ne serait pas moins scandaleux, si c’était vrai, que ces « bourdes et gaffes »  aient été délibérément cachées, comme la BBC et Bob Graham l’allèguent. Une dissimulation criminelle autorise à elle seule la poursuite criminelle des conspirateurs impliqués, et la plupart des chercheurs du 11 Septembre savent que ce n’est tout au plus que la partie émergée de l’iceberg. La remarque de Bob Kerrey pourrait renvoyer à la dissimulation du financement et de l’entrainement des moudjahiddin, initiée en 1979 (5).
 
Personne ne demande à M. Assange de se départir du rôle qu’il s’est assigné, mais maintenant qu’il s’est prononcé, il mérite une réponse. Dans les deux cas, la terminologie utilisée est bien « conspiration » ou « dissimulation ». Bob Graham ne s’en cache pas, et mentionne « la rétention de (…) secrets », sermonnant l’administration Bush pour ne jamais s’excuser, être égoïste, et faire obstruction.  Ainsi, il semble bien que Julian Assange, en tant que fondateur et directeur d’une organisation censée être dédiée au soutien des « donneurs d’alerte » qui exposent les malversations du gouvernement, a du pain sur la planche, sauf s’il est déterminé à faire partie du problème. La gestion de son image et [le risque de] se construire une crédibilité mal avisée dont M. Assange semble vraiment se soucier, entrent en contradiction avec la mission officielle de Wikileaks : (6)
 
« Wikileaks est un service public multi-juridictionnel conçu pour protéger les donneurs d’alerte, les journalistes et les activistes qui ont du matériel sensible à communiquer au grand public. »
 
Je parie que la donneuse d’alerte Sibel Edmonds (7) et certainement Daniel Ellsberg (8), qui est mentionné plusieurs fois dans les statuts de la mission, sont d’accord. C’est sûr : une dissimulation de faits pour le 11 Septembre qui « mène au cœur de l’administration américaine » est bien digne de retenir l’attention de Wikileaks, n’est-ce pas ?
 
 
 
traduction, enrichissements : BlueRider pour reopennews
 
 
 
 
12 avril 2010 : Julian Assange interviewé par Stephen Colbert, animateur vedette du Colbert Report sur Comedy Central, un talk-show satirique diffusé tous les soirs tard aux USA, au Canada et en Australie. L’interview portait cette fois sur l’attaque de civils irakiens par 2 hélicoptères Apaches.
 
 
 
Notes de Snowcrash :
 
[1] "les interceptions de messages pager lors de la tragédie du 11 septembre" — http://911.wikileaks.org/
[2] Rapport conjoint du Congrès sur le 11 septembre — http://www.gpoaccess.gov/serialset/creports/911.html
[3] Extrait pertinent du reportage documentaire de la BBC en 2007 "Conspiracy Files: 9-11" — http://www.youtube.com/watch?v=i6QLnvvyIzg/
[4] We Are Change LA: "Bob Kerrey, membre de la Commission du 11 septembre, finit par confesser que la Commission n’a pas pu faire son boulot”
http://www.youtube.com/watch?v=gtJWBcWAeAw#t=6m45
[7] Revoir le –bon- documentaire diffusé sur CANAL+ en 2006 [Ndlr. depuis c’est le black-out total chez CANAL+] de Mathieu Verboud “Une femme à abattre” http://video.google.com/videoplay?docid=6063340745569143497
[8] Sibel Edmonds et Daniel Ellsberg échangent leurs points de vue http://www.youtube.com/watch?v=-aSbmRHqKL4 
 
 

 
Notes ReOpenNews
 
(*) Rien n’a filtré sur l’origine de ces interceptions, ou sur la conservation de ces messages, ni par qui, ni pourquoi, ni comment, ni si la liste était complète ou non. Le fait même que cette liste ait existé permet de poser la question de son exhaustivité. On peut aussi se poser la question de l’instrumentation toujours possible de M. Assange sur certains sujets, à son insu bien sûr, ses autres succès étant là pour donner le change pour ceux dont les bonnes informations restent en fait cachées. Diversion, élimination et noyautage sont les sports favoris des services de renseignements, et ce n’est pas le Washington Post qui dira le contraire. Là encore : seuls les faits compteront, comme Julian Assange le dit si bien, encore faudra-t-il qu’il s’y intéresse vraiment.
 
(**) 2 autres exemples désormais célèbres de la duplicité de la BBC méritent d’être cités ici : la chute du WTC7, annoncée par la BBC avec 26 minutes d’avance sans explications crédibles à ce jour ni d’elle, ni de Reuters vers qui la BBC a renvoyé la balle, et le montage-cut désinformateur de la déclaration de Barry Jennings pour faire croire que l’explosion qui failli lui coûter la vie dans le WTC7 correspondait à la chute de la tour nord, alors que Barry Jennings a bien expliqué par ailleurs et avant ce reportage, que l’explosion qui détruisit les escaliers sous ses pieds avait bien eu lieu avant les chutes des 2 tours, chutes qui par 2 fois empêcheront les pompiers de lui porter secours après l’explosion initiale. L’interview de Barry Jennings se trouve ici : http://www.dailymotion.com/video/x70m72_interview-barry-jennings-dylan-aver_news
 

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2 Responses to “Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, est « ennuyé » par la vérité sur le 11 septembre.”

  • René M

    Admirons
    La puissance du Mensonge initial, et la » conspiration du silence et du dénigrement  » de la presse prawda — Pour que 9 ans après ce mensonge soit toujours vivant et actif sur les mentalités !

    En effet tant que les personnes telles que Julian Assange et son site ( apparemment… prestigieux) reculeront et ne ferons pas passer leur honneur et leur conscience avant leur réputation dans leur milieu professionnels et auprès de leur amis et relations, en relayant les lanceurs d’alertes qui n’ont certainement pas manqué de prendre contact c’est que la puissance du mensonge est toujours vivante et persiste.

    Outre les grandes figures comme Dvid Ray Griffin Richard Gage et la (très ) grosse poignée ( retraités pour la plupart qui n’a donc plus grand chose à perdre) de Patriotsquestion911, ne restent que des Mathieu Kassowitz, des J.M. Bigard, et quelques autres — pour oser dire !

    Tant que cette situation dure , et ne s’inverse pas c’est que  » le Mythe » est toujours actif et « vogue encore le mensonge  » auquel je souhaite non pas bon vent, mais bien au contraire lance un anathème « Qu’il rencontre des vents mauvais et contraires »





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