Sérieuse confrontation Etats-Unis – Israël en vue ?

La confrontation USA-Israël : jusqu’au nucléaire (israélien) ?

 

Les indications concernant une perspective d’affrontement très sérieux entre les USA et Israël continuent à apparaître dans divers commentaires. On a déjà vu l’un des commentaires de Wayne Madsen (1) concernant Dennis Ross (2). L’information de Madsen semble clairement se confirmer, non par d’autres appréciations, mais par des faits sur le fonctionnement du département d’Etat (absence de Ross à la dernière réunion “5+1” sur le nucléaire iranien). Cela donne du crédit aux informations de Madsen dans ce domaine.

Le même Madsen, sur OnLine Journal le 13 avril 2009, donne des précisions beaucoup plus générales, qui fixent la potentialité fondamentale de cet affrontement. Le crédit de Madsen semble concerner des sources extrêmement précises au département d’Etat, lequel s’avère très actif dans cette nouvelle orientation. Pour autant, et c’est un signe particulièrement significatif, les autres centres de pouvoir de l’administration Obama, le NSC (National  Sécurity  Counsil), le vice-président Biden, voire le Pentagone et même la CIA, semblent suivre cette même ligne. Ce qui se dessine est une sorte de “révolte silencieuse” générale de la bureaucratie de sécurité nationale contre l’omniprésence et l’omnipotence de l’influence d’Israël dans la politique US durant les années GW Bush.

Plusieurs éléments ponctuels, outre l’arrivée de l’administration Obama bien sûr, expliquent cette évolution éventuelle.

  • La transformation du Lobby (le lobby pro-israélien) (3) en une machinerie d’extrême-droite directement sous l’influence du ministre des Affaires étrangères Lieberman (4). Cela rejoint l’appréciation de l’ambassadeur Freeman, dont le départ a mis au jour d’une façon quasiment officielle l’influence du Lobby. Commentant sa déclaration de renonciation à son poste de président du National Intelligence Council, Freeman avait déclaré que sa seule faute dans cette déclaration avait été de parler de Lobby pro-Israël, et non de ce qu’il est, le Lobby pro-Lieberman.

«State Department sources are now convinced that what has been called the “Israel Lobby” in Washington will soon morph into an even more problematic “Likud/Lieberman Lobby” that will push a pro-war and pro-settler policy within the Congress and the Barack Obama administration. This new and more aggressive lobby will particularly use its control over Representatives Steve Israel (D-NY) and Mark Kirk (R-IL), as well as Senator Charles Schumer (D-NY), to ensure that Israel’s new policies are conveyed to and acted upon by White House Chief of Staff Rahm Emanuel and Obama senior policy adviser David Axelrod.»

(NDT – Les sources au Département d’Etat sont désormais convaincues que ce qu’on appelait à Washington le "Lobby israélien" se transformera sous peu en un "Lobby Likoud/Lieberman" bien plus problématique, ce qui provoquera une politique de pro-guerre et de pro-colon au sein du Congrès et de l’administration Obama. Ce nouveau lobby, plus agressif, exercera plus particulièrement son contrôle sur les députés Steve Israel (D-NY) et Mark Kirk (R-IL) tout comme sur le sénateur Charles Schumer (D-NY) afin de s’assurer que la nouvelle politique d’Israël soit transmise et appliquée à la Maison-Blanche par le Secrétaire général Rahm Emanuel et le Conseiller en chef David Axelrod. – Traduction : apetimedia)

  • Ce même Lieberman est vu par les sources de Wadsen au département d’Etat comme un homme extrêmement dangereux qui représente un potentiel de très grave danger pour la politique US : «The new Likud/Yisrael Beiteinu government of Israel is pushing an agenda that runs counter to longstanding U.S. policies in the Middle East. Yisrael Beiteinu party Chairman Avigdor Lieberman, the new Israeli foreign minister, is seen by one State Department source as an “Eastern European fascist who practices racism.”»

(NDT – " Le nouveau gouvernement israelien de Beiteinu Likoud/Israël incite à mettre les compteurs en marche pour une politique durable au Moyen-Orient.  Une source au Département d’Etat considère Avigdor Lieberman, président du parti Yisrael Beiteinu, nouveau ministre israélien des Affaires étrangères, comme un fasciste de l’Europe de l’Est raciste." – Traduction : apetimedia)

Les deux points que Madsen considère comme des points d’affrontements extrêmement explosifs sont la question du Hamas et la question nucléaire, – mais, surtout, la question du nucléaire israélien…

• Sur la question du Hamas, les sources de Madsen jugent que les USA vont être nécessairement conduits à établir un dialogue avec le Hamas comme seule force représentative sérieuse des Palestiniens. La politique d’Obama des deux Etats conduit à cette évolution. Cette même évolution conduirait même à modifier complètement l’appréciation US du Hezbollah :

«…The term of Palestinian President Mahmoud Abbas has elapsed and actual legitimate power in Palestine belongs to Hamas. This political fact means that the United States has no choice but to talk directly to Hamas.

»There is also the issue of Hamas being a party that favors the ballot box over traditional Middle East power grabs, whether they are by princes, generals, religious figures, or plain thugs. According to State Department sources, Hamas has even lectured Lebanon’s Hezbollah, which they claim in the past was generally opposed to achieving power through elections in Lebanon, to become more democratic. That change has occurred, according to the sources, with Hezbollah now fully engaged in the democratic process.»

 (NDT – "Le temps accordé au Président palestinien Mahmoud Abbas est écoulé; en Palestine, le pouvoir légitime  appartient désormais au Hamas. Ce fait politique signifie que les Etats-Unis n’ont d’autre choix que de traiter directement avec le Hamas. Le fait que les urnes favorisent le parti Hamas au-delà des traditionnelles luttes de pouvoir au Moyen-Orient, que ce soit par des princes, des généraux, des personnalités religieuses ou de simples brutes est problématique. Selon des sources au Département d’Etat, le Hamas a même sermonné Le Hezbollah libanais, dont on affirmait par le passé qu’il était opposé à la prise du pouvoir par (le biais) des élections au Liban, pour devenir plus démocratique. Selon les sources, ce changement s’est produit : le Hezbollah est totalement engagé dans le processus démocratique." – Traduction : apetimedia)

  • Le deuxième point d’affrontement est absolument explosif. Il concerne les questions, liées entre elles, du nucléaire iranien, de la solution recherchée pour résoudre ce problème, avec l’hypothèse que cette solution serait d’une façon ultime l’établissement d’une zone dénucléarisée au Moyen-Orient. Cela signifie une attaque directe contre l’arsenal nucléaire de 200 têtes d’Israël. Nous mettons en exergue une phrase d’une source de Madsen, qui met en évidence la simplicité explosive du problème telle que certains la voient au département d’Etat.

«Another confrontation that looms between the United States and Israel concerns Israel’s 200 nuclear weapons. With the United States engaged in direct nuclear talks with Iran and Saudi Arabia calling for an international regime to supply nuclear fuel for power plants along with safeguards that such technology cannot be converted to weapons development, there is also the likelihood that there will be a major push to create in the Middle East a nuclear-free zone. If the United States buys into such a plan, it will mean Israel will have to dismantle its nuclear arsenal. Given what State Department officials describe as Israel’s suicidal “Masada complex,” such a plan will be next to impossible to enact given the current drift of Israel to more theocratic and right-wing rule. As one State Department source put it, “We cannot address the Iranian nuclear program without addressing the Israeli nuclear weapons program.”»

(NDT – "Une autre confrontation imminente entre les Etats-Unis et Israël concerne les 200 armes nucléaires israeliennes. Les Etats-Unis négociant  à propos du nucléaire avec l’Iran et l’Arabie saoudite appellent à un régime international  qui fournirait du combustible nucléaire aux centrales avec des garanties qu’une telle technologie ne pourrait être convertie pour développer des armes; il est aussi fort probable que l’on veuille créer une zone dénucléarisée au Moyen-Orient. Si les Etats-Unis s’investissent dans un tel programme, cela signifie qu’Israël devra démanteler son arsenal nucléaire. Selon ce que décrit une source au Département d’Etat comme étant " le complexe Masada" suicidaire israélien, un tel programme sera presque impossible à mettre en place à cause du courant général en Israël qui appelle à plus de règlements théocratiques et de l’aile droite. Comme l’a avancé une source du Département d’Etat, "On ne peut parler du programme nucléaire iranien sans parler du programme d’armes nucléaires israélien.")

  • Enfin, un autre aspect des tensions américano-israéliennes en train de se développer concerne les rapports entre les services de renseignement. Jusqu’ici, l’aspect déséquilibré et polémique de ces relations, avec le comportement souvent manœuvrier et trompeur du Mossad vis-à-vis de la CIA, a toujours été occulté (bien qu’un certain nombre d’agents du Mossad, ou sympathisants, aient été poursuivis pour espionnage des matières de sécurité nationale US). Madsen semble avancer que cette situation pourrait bien ne plus durer.

«U.S. intelligence officials are also prepared to stop considering intelligence that comes to the CIA and other agencies from Mossad and other Israeli intelligence elements. The new team taking over at the Directorate of National Intelligence and the CIA are acutely aware that the Israelis have, as one insider put it, ”a long history of deceptive dissemination of disinformation” to U.S. intelligence officials, adding that while some foreign sources have “inadvertently provided bad intelligence, Israel has been deliberately dishonest.”»

(NDT – "Les officiels du Renseignement sont également préparés à interrompre (leurs services) en considération des renseignements qui parviennent du Mossad et d’autres éléments du renseignement israéliens, à la CIA et à d’autres agences. La nouvelle équipe qui prend place au sein du Directorat du Renseignement National et à la CIA est consciente que les Israéliens ont une longue histoire de diffusion d’infos mensongères aux officiels du Renseignement américain; tandis que des sources étrangères ont donné de mauvais renseignements par inadvertance, Israël a été délibérément malhonnête.")

Source : dedefensa.org Traduction : apetimedia pour ReOpenNews (1) Wayne Madsen : écrivain, chroniqueur et  journaliste d’investigation basé à Washington. (2) Dennis Ross : auteur américain, homme politique démocrate, ce qui ne l’a pas empêché de travailler avec George Herbert Walker Bush;  a participé à l’acccord intermédiaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza en 1995 ainsi qu’ au Protocole d’Hebron  en 1997. A favorisé le Traité de paix israéélo-jordanien tout comme le dialogue entre Israël et la Syrie (3) Voir à ce propos l’article de ReopenNews (4) Joseph I. Lieberman : sénateur démocrate, un faucon, partisan de la guerre en Afghanistan et en Irak, refuse le retrait des troupes en Irak. Surnommé le "chien-chien du Présdent G. W. Bush. En 2006, crée son propre parti, siège au Congrès en tant qu’indépendant. Fervant soutien du Républicain J. McCain, critique ouvertement Obama.


Articles connexes : 

 

  • Israël-USA. Un ami mais aussi un voyeur / geostratégie.com 
  • Israël, BHO et le biais nucléaire  / dedefensa.org
  • BMDE : retour à la logique des arrangements de la Guerre froide ? / dedefensa.org
  • L’équipe d’Obama réalise une grande opération contre les forces du Mossad aux Etats Unis / Mecanopolis.org

A voir :

7 Responses to “Sérieuse confrontation Etats-Unis – Israël en vue ?”

  • simob

    le vent tourne?

  • Fred

    Israël à la manœuvre
    http://www.slate.fr/story/5867/isra%C3%ABl-%C3%A0-la-man%C5%93uvre

    un petite op sous faux pavillon ou juste une simulation !!!

    A quelques jours de deux élections au Liban et en Iran, l’Etat hébreu se prépare à toutes les éventualités en réalisant des exercices militaires de grande envergure.

    | vendredi 29 mai 2009
    Ahmadinejad Benjamin Netanyahou Défense élections gaza Golan Iran Israël Liban missiles Obama Syrie Egypte MONDE Partager sur: Toutes les branches militaires (terre, mer et air) ainsi que la défense passive participeront à des manœuvres du 2 au 6 juin dont la finalité ne manque pas d’étonner. Le porte-parole de Tsahal, d’habitude prolixe quand il s’agit d’informer les journalistes, s’est montré très réservé sinon gêné pour expliquer la signification de ces opérations conjointes. Pourtant, les expériences à munitions réelles n’ont jamais fait défaut dans le pays. Le centre de Tel-Aviv avait subi les Scuds irakiens, le nord les Katiouchas du Hezbollah et le sud les roquettes du Hamas. Même les gamins y sont habitués puisqu’avant de jouer au foot, ils apprennent à descendre dans les abris. Pendant une semaine, les Israéliens vont vivre au rythme du canon et au son des chasseurs.

    Nul ne se permet de mettre en doute en Israël le bien-fondé d’un tel exercice imposé par le gouvernement mais il convient de s’interroger sur les raisons de ces manœuvres sous-entendent. Car, annoncées à grand renfort de publicité et qualifiées par les autorités militaires de «grande ampleur», elles sont dotées du degré maximum sur l’échelle qui n’en comporte que trois. Cette classification contraindra toute une population à se terrer dans les abris au cours du troisième jour, à 11h précises, dès que retentira la sirène d’alarme nationale. Selon la zone où ils se trouvent, les Israéliens ne disposeront alors que de trente secondes au Golan, contre 2 à 3 minutes ailleurs, pour s’y précipiter. Cette distinction de durée ne peut être considérée comme fortuite. Le nord avec les Syriens et le Hezbollah, alliés affirmés de l’Iran, est à la frontière de tous les dangers, celle d’où pourrait venir la riposte.

    Israël simulera une attaque aérienne sans précédent qu’un ministre a détaillée de manière laconique: «Israël aura à souffrir simultanément de frappes de missiles et d’attentats terroristes lors du prochain conflit. Ce n’est pas une situation imaginaire. Ce n’est pas déconnecté de la réalité et s’il y a une guerre, il est très probable que cela se produise. Si quelqu’un nous attaque, nous serons prêts». Pour justifier les dépenses engagées pour cet exercice, alors que le pays est frappé par la crise économique la plus virulente depuis les Intifada, les théories ne manquent pas.

    La première, issue de la réflexion des stratèges, consiste à émettre l’idée qu’Israël a décidé d’attaquer les bases nucléaires iraniennes. Il doit en conséquence préparer son opinion publique à une riposte punitive et désordonnée de la part du régime iranien qui ne pourra montrer aucune faiblesse. La presse échafaude des hypothèses, souvent farfelues, mais nul n’est capable de dire quand et comment interviendra cette opération de grande envergure. Cependant, ce remue-ménage en dit long sur les conséquences que l’Etat juif semble accepter de subir. L’annulation des visites du Premier ministre israélien en Europe vient accréditer l’idée qu’il préfère éviter les questions auxquelles il ne pourra répondre. Il n’est pas non plus en état de donner une quelconque assurance à ses hôtes en ce qui concerne la politique préventive qu’il compte mettre en œuvre pour défendre la sécurité de son pays.

    L’exercice pourrait aussi s’assimiler à une opération purement psychologique entrant dans le volet militaire d’une guerre d’information ou de désinformation. Il s’agit de déstabiliser les populations palestiniennes et iraniennes pour les inciter à ne pas soutenir leurs activistes respectifs et pour se rallier les opinions publiques en les menaçant d’une guerre totale. Les images et les informations deviennent de véritables armes de guerre dont Tsahal tient à se servir.

    Dernière théorie, celle des trois messages que Netanyahou tient à adresser au président américain d’abord, qu’il presse de s’engager de manière plus coercitive contre les Iraniens faute de quoi il agirait tout seul, puis aux Iraniens et aux Libanais qui sont à la veille de leurs élections. L’exercice planifié de longue date a été maintenu malgré un calendrier politique défavorable. La visite de Barack Obama au Caire le 4 juin, les élections libanaises le 7 juin et l’élection présidentielle iranienne du 12 juin donnent à penser que le Premier ministre israélien veut affirmer son indépendance vis-à-vis des préoccupations internationales. Il se doit d’influencer l’avenir de la région. Les Libanais et les Iraniens ont intérêt, selon lui, à «bien voter» s’ils veulent garantir la tranquillité de leurs pays respectifs.

    Mais en donnant aux militaires la tâche de préparer la population, il savait pertinemment qu’il ne pouvait qu’accroitre les risques de tension dans la région. Les paroles du chef d’Etat-major israélien ne pourront rassurer personne sur les intentions réelles de Tsahal: «Le dialogue a été ouvert entre l’Iran et les Etats-Unis, et, en ce qui concerne l’armée israélienne, il s’agit de l’unique moyen de stopper les iraniens». Cette modération, suspecte de la part de l’éventuel ordonnateur de l’attaque contre l’Iran, rappelle les termes apaisants utilisés par Itzhak Rabin et Moshé Dayan à la veille du déclenchement de la guerre des Six-Jours.

    Si les enjeux militaires sont réels, cet exercice ressemble fortement à un écran de fumée sur ce qui se prépare réellement. En fait, les véritables manœuvres se passent à l’étranger, à la frontière irako-iranienne dans des bases prêtées par les Américains, aux confins du Soudan où des raids israéliens ont décimé des convois d’armes iraniennes à destination de Gaza ainsi qu’au large de Gibraltar, à 4.000 km de Tel-Aviv, où l’aviation israélienne s’exerce à combattre à très longue distance de ses bases.

    Le mois de juin risque d’être chaud.

    Jacques Benillouche

    Image de une: Soldats israéliens de retour de Gaza en janvier 2009. Jerry Lampen / Reuters

  • JLFG

    Cela prend la tournure que l’avait laisser entendre l’historien Webster Tarpley dans son interview de septembre 2008 traduite et publiée ici même:

    http://www.reopen911.info/News/2009/01/18/interview-de-lecrivain-webster-w-tarpley-les-hommes-derriere-obama/

    Nouvelle administration US = nouvelles stratégie US

    A savoir:  » Relativiser  » le problème au Moyen Orient pour se concentrer sur le problème global, la Chine et la Russie.

    Les gens vont encore crier au grand sauveur de l’humanité Obama alors qu’il s’agit en fait d’une politique plus dangereuse puisqu’elle annonce des tensions entre les plus grandes puissances…

    Arrêtons l’Obamania !

  • freelancer

    trop facile, cela fait 60 ans que les états unis soutiennent Israël dans leur politique de colonisation, comme par hasard Obama laisse croire qu’il va y mettre un terme, c’est le même stratagème que pour Guantanamo, ça n’est que mon opinion car je n’ai pas d’argument fiable pour vraiment contredire, mais j’ai encore de l’esprit critique et je sens un tour de passe passe pour accroitre la popularité d’Obama… Ca me parait plausible

  • Métais

    Le rapport de force entre Israél et les Usa penche sans doute encore en faveur d’Israél à cause du lobby juif Us et des pressions qu’il peut exercer sur le Congrés . Les problémes qui risquent d’opposer Israél et les Usa
    ( Iran , Etat palestinien ) sont vitaux pour Israél , pas pour les Usa et il va être intéressant de voir ( si Obama ne céde pas , ce qui m’étonnerait…) si parmi les moyens utilisés par Israél pour faire céder son partenaire le 11/9 ne « pointe pas son nez » ? S’il y a bien des dirigeants d’un pays qui connaissent la vérité à propos de ce 11/9 c’est bien ceux d’Israél ( et pour cause diront certains…) et si cette vérité est plus proche de la « nôtre » que de la VO , c’est une sacrée arme de dissuasion « massive » pour des gens aussi brutaux que « Bibi » et son copain Liberman. Les policiers ont toujours adoré les disputes de couple , il n’y a rien de mieux pour faire remonter les « secrets » à la surface…

  • Abramhs

    Energie nucléaire
    Soixante ans de dissuasion nucléaire controversée Par : Y.Mérabet
    La dissuasion nucléaire, dans les relations internationales, terme qui désigne une stratégie visant à décourager toute possibilité d’action hostile de la part d’une puissance ennemie. Une stratégie de dissuasion réussie implique qu’on puisse mettre l’agresseur potentiel dans un certain état d’esprit.

    La fin de la dissuasion nucléaire
    Avec elle, l’arme thermonucléaire nucléaire qui connaît un saut qualitatif, la fusion nucléaire permet d’atteindre des niveaux d’énergie sans commune mesure avec les intenses bombardements de la Seconde Guerre mondiale, y compris ceux d’Hiroshima et de Nagasaki. L’arme nucléaire la plus puissante jamais réalisée, la « Tsar Bomba » testée par les Soviétiques le 30 octobre 1961, dégage une énergie approchant l’équivalent de 60 mégatonnes de TNT. Avec de telles armes, il devient techniquement possible, pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, de rayer de la carte un pays entier tel qu’Israël, la Belgique, le Danemark ou de moins importance Israël, seulement avec une seule bombe. La Russie pourrait fabriquer à nos jour la bombe ‘H’, une arme nucléaire de plus de 100 mégatonnes de TNT pouvant rayer pour l’éternité l’Allemagne, la France et l’Angleterre à la fois, une dissuasion qui a fait frémir l’humanité pendant plus de soixante années. On le sait maintenant avec l’ouverture des archives soviétiques, le monde est passé tout près de la catastrophe nucléaire. C’est le moment de la prise de conscience des dangers de la guerre nucléaire, de l’inévitabilité de la détente voire de la coexistence pacifique, et de la nécessité de la maîtrise des armements. C’est également à la même époque que le statut de l’arme nucléaire comme instrument de dissuasion commence à être conforté avec la doctrine de riposte graduée. Alors les Etats-Unis doivent mesurer les conséquences d’une attaque suicidaire israélite sur le ‘bourbier nucléaire iranien’, l’Iran maitrise et manipule le nucléaire depuis 59 ans, bien avant les français et les russes, alors les américains et les juifs savent à qui ils ont à faire. Avant la date du soit disant le désarmement nucléaire en 1987, on était dans une logique de simple maîtrise des armements. Aujourd’hui, à l’exception notable de la Chine, toutes les puissances nucléaires officielles sont dans une phase de contraction ou de stabilisation de leurs armements nucléaires, mais nulle personne ne sait ce qui se passe en douce. La rupture de l’émergence d’une vision nouvelle de l’arme nucléaire dans les années 1995-1996, qui a consacré l’idée de ce que l’on pourrait appeler une « exception nucléaire ». C’est l’époque de l’accession de l’ensemble des membres non nucléaires de l’ONU au TNP, de la prorogation du Traité pour une durée indéterminée, de la conclusion du TICE, et enfin de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la licité de l’emploi de l’arme nucléaire (qui a eu un impact politique non négligeable). C’est à partir de cette date que les signataires du TNP se sont scindés en deux groupes; en EDAN et en ENDAN, ces derniers n’auront pas droit à la dissuasion nucléaire pour se protéger, ni même à l’accès de la technologie du nucléaire, ils doivent rentre compte aux premiers par le biais de l’AIEA. D’autres Etats comme Israël, le Pakistan et l’Inde non signataires du traité de non prolifération nucléaire ont créé un groupe rebelle violant la réglementation internationale. Le TNP a été signé par tous les États du monde sauf par l’Inde, le Pakistan et Israël qui, entre-temps se sont dotés d’un arsenal nucléaire sans réaction significative des puissances nucléaires reconnues et des instances onusiennes. Il apparait injuste de menacer l’Iran de sanctions plutôt que d’essayer de l’intégrer dans le concert des États œuvrant pour une plus grande stabilité dans cette région, qui a grand besoin. Au moment où de nouvelles sanctions contre l’Iran sont envisagées par le Conseil de Sécurité, les événements de ces dernières années sous le règne de Bush et de Sharon illustrent bien les paradoxes de cette lutte contre la prolifération nucléaire. Une attitude paradoxale des pays de l’EDAN qui laisse à désirer, Sarkozy le premier opposant du programme nucléaire iranien adopte l’arsenal nucléaire français aux nouveaux missiles, laboratoires d’essais de nouvelles armes, modernisation des sous-marins lance-engins etc. La Russie qui n’a pas de position claire envers le nucléaire iranien pour des raisons économiques, vient d’annoncer non seulement un effort de 145 milliards d’euros dans le domaine de la défense, mais aussi la construction de 50 nouveaux missiles intercontinentaux. Le Royaume-Uni estime aujourd’hui indispensable l’amélioration de sa force nucléaire. La Chine fait un effort considérable dans le domaine de la maîtrise de l’espace. Quant aux Etats-Unis, les leaderships de la compagne anti-iranienne et anti-musulmane n’abandonnent pas le projet de faire de leur pays un « sanctuaire » et la pierre angulaire du néo-colonialisme, ce qui est un facteur déstabilisateur de la dissuasion. Aujourd’hui ce qu’il est convenu d’appeler le « tabou nucléaire » se renforce de plus en plus. Soixante ans sans emploi de l’arme nucléaire, est un record, cela mérite d’être souligné et de s’assurer d’une ‘paix nucléaire’ même si chaque Etat de la planète est doté de sa propre bombe nucléaire, l’évènement des 60 années mérite d’être fêté. Pour rappel la tragédie d’Hiroshima ait eu pour effet de nous immuniser contre la ‘phobie du nucléaire’ pendant 60 ans, mais si les menaces d’Israël persistent alors là le contrat d’assurance sera résilié et notre monde disparaitra, y compris les Etats-Unis et Israël. Il est temps que ces derniers prennent conscience d’une éventuelle catastrophe nucléaire et de mesurer l’intensité et le potentiel de riposte Iranien, une attaque suicidaire d’Israël sur l’Iran telle quelle est conçue par le Pentagone est à écarter définitivement, il se pourrait que les Etats-Unis soient pulvérisés bien avant qu’Israël lâchera sa première bombe sur l’Iran, ces deux pays se sont fait trop d’ennemis. Sans doute aussi avons-nous eu de la chance, notamment en 1962. A moins qu’il ne faille y voir dans l’absence de conflit Est-Ouest l’intervention de la « Divine Providence » que Jean-Paul II mentionnait dans son testament. (L’Encyclique « Pacem in Terris » avait d’ailleurs été suscitée par la crise de Cuba.) Mais les faits sont là. L’arme nucléaire n’a pas été employée alors que les tentations n’ont pas manqué. Or plus, le temps passe, plus le tabou nucléaire se renforce. C’est une bonne nouvelle: contrairement à ce que l’on pouvait penser, les nouveaux détenteurs de l’arme nucléaire ont adopté une logique de dissuasion. L’évolution des rapports indo-pakistanais depuis la fin des années 1980 est d’ailleurs parfaitement conforme à la théorie de la dissuasion! C’est l’une des raisons pour lesquelles, la dissuasion nucléaire a été toujours plus efficace que la bombe atomique elle-même, il y ait aujourd’hui un « affaiblissement du seuil nucléaire ». Contrairement à ce qui est régulièrement colporté, il n’y a pas d’évolution de la doctrine nucléaire juive vers une « doctrine d’emploi de l’arme nucléaire» contre le monde musulman, sans exclure l’Egypte et l’Arabie Saoudite les deux principaux alliés de la cause israélite. Aucune déclaration, aucun texte officiel ne permet de dire que la doctrine américano-israélite a évolué dans ses fondements. En particulier, l’idée selon laquelle les États-Unis auraient désormais adopté une logique de « frappe préventive nucléaire » ne repose sur aucun fondement. (En revanche, la préemption a toujours fait partie des options américaines.) Quant aux soient-disant nouvelles armes nucléaires américaines, qui n’existent aujourd’hui qu’à l’état de projet, elles ne seront pas nécessairement de faible puissance, contrairement à ce que l’on a pu lire ici ou là, et surtout, elles sont destinées à une logique de dissuasion sans aucune efficacité. Mais c’est une forme de paradoxe : aux Etats-Unis, la peur du nucléaire reste intacte même si elle ne se présente pas de la même manière qu’au temps de la guerre froide, la population américaine sous tension du 11 septembre vivent dans une appréhension continuelle et comme sous la menace d’un épouvantable ouragan, capable de se déchaîner à tout instant par une attaque nucléaire sur leur sol ou une attaque spectaculaire et conventionnelle, il sont devenus vulnérables, leur dissuasion de puissance n’a pas réussi. Et non sans raison, puisque l’armement est toujours prêt.
    Quand la dissuasion nucléaire perd son efficacité Qu’il y ait des hommes au monde pour prendre la responsabilité des massacres et des ruines sans nombre d’une guerre, cela peut paraître incroyable ; pourtant, on est contraint de l’avouer, une surprise, un accident suffiraient à provoquer la conflagration. » Encyclique Pacem in Terris, 11 avril 1963. En effet, la plus puissante bombe conventionnelle jamais testée, la fameuse Massive Ordnance Air Blast américaine (« Mother of All Bombs »), est d’une énergie équivalente à la plus petite arme nucléaire jamais réalisée, c’était dans les années 1960, c’est-à-dire une énergie équivalente à 10-15 tonnes de TNT. Mais cette arme miniature (qui équipait notamment le mortier Davy Crockett, ainsi que les Special Atomic Demolition Munitions, « le nucléaire dans un sac à dos » n’est plus en service depuis longtemps, et les armes nucléaires les plus petites en service aujourd’hui ont une énergie bien supérieure. Tout cet arsenal nucléaire a était testé sur les humains, aux Balkans, à Gaza sur des bébés arabes, en Afghanistan, en Irak au Liban, en Afrique noire et partout là ou il y’a une revendication populaire. Cet armement est bel et bien entre les mains de groupes de résistance arabe (l’AIEA doute beaucoup sur ça). Le retour à la dissuasion par l’arme conventionnelle, la Russie vient de tester la plus puissante bombe conventionnelle de son arsenal, et prétendument du monde. Ce qui n’a pas laissé les Américains sans voix. Côté russe, on affirme que cette bombe thermobarique, ou à effet de souffle, est comparable à une bombe nucléaire et, surtout, serait quatre fois plus puissante que celle dont disposent les Etats-Unis. Signe de cette performance, la super-bombe russe a été surnommée « Père de toutes les bombes », en référence à son homologue américaine, connue sous le sigle GBU-43/B MOAB, abréviation de Massive Ordnance Air Blast Bomb (MOAB), mais que l’on assimile aussi à « Mère de toutes les bombes » [Mother Of All Bombs] qui fut testée pour la première fois en mars 2003. En réponse à l’essai de la bombe russe, les Etats-Unis ont déclaré qu’ils en possèdent une pire, note la Komsomolskaïa Pravda. Le tabloïd rapporte les propos du général américain Thomas McInerney, ancien chef d’état-major en second de l’armée de l’air des Etats-Unis, tenus sur la chaîne Fox : « Nous avons une bombe de 14 tonnes plus destructrice que la bombe russe et capable de frapper n’importe quel bunker souterrain. », D’après le Moskovski Komsomolets, il s’agirait de la GBU-43 MOP (Massive Ordnance Penetrator), une version modifiée de la MOAB et dont deux essais ont été réalisés en 2004. Outre le fait d’être guidée par satellite, comme la MOAB, cette dernière bombe a une capacité de pénétration jusqu’à 30 mètres sous le niveau du sol, la même que celle utilisée par l’armée américain pendant la guerre d’Irak détruire des bunkers abritant des petits écoliers. Le général Thomas McInerney, qui dirige l’Iran Policy Comittee (Comité d’experts sur la politique à l’égard de l’Iran), s’exprimait sur les scénarios de frappes aériennes contre la république islamique, sans évaluer le risque en cas ou il pourrait bombarder plus d’une centaine de site abritant de grandes quantités d’uranium enrichi. Ceci, laisse à penser que l’on va combattre les armes nucléaires par des armes conventionnelles, pour déclencher une catastrophe. Alors si même le cycle du nucléaire militaire n’est pas complet, c’est ce bombardement qui va le compléter pour déclencher le ‘bourbier nucléaire iranien’ engendrant la plus grande catastrophe nucléaire de tous les temps. La dissuasion nucléaire rendue in crédible et sans efficacité depuis après la guerre froide, l’attaque israélite sur l’Iran créera la confusion dans plus dans un monde nucléarisé qui veut en finir avec les Etats-Unis et Israël. Avant même qu’Israël attaquera l’Iran, c’est des dizaines de bombes atomiques qui se déverseront sur Israël, l’Occident et les Etats-Unis, ça se sera une guerre sans revendication ou règnera la panique et la confusion. De toute façon, tout le monde profiterai de la confusion pour régler leurs propres comptes, y les résistants arabes. Bref ! la dissuasion nucléaire vient de perdre sa crédibilité auprès des pays visés par les Etats-Unis et l’Occident, il est devenu obsolète et d’aucune efficacité et c’est le conventionnel qui prendra le dessus. C’est le conventionnel qui a rattrapé par le haut le nucléaire, le spectre d’une attaque suicidaire israélite sur l’Iran s’éloigne, on se demande toujours pourquoi les Etats-Unis ne tolèrent pas leur ‘bébé Israël’ de bombarder la Corée du Nord, le Pakistan ou l’Inde? Grace à Dieu, le conventionnel reprend le dessus sur le nucléaire, c’est aussi une bonne nouvelle ravissante. Car dès lors que l’on est dans une logique d’emploi, à effets équivalent, tout chef d’État préférera toujours le conventionnel au nucléaire. Alors pourquoi les Occidentaux continuent à faire du nucléaire iranien un sujet tabou, alors qu’il y a d’autres moyens de riposte beaucoup plus efficace et plus décisive qu’une bombe atomique, si ce n’est pas Israël qui prolonge le sursis de la dissuasion nucléaire pour sa survie au milieu des arabes s’auto-régulariser à l’échelle planétaire, le sujet iranien est autre que le nucléaire. La stratégie nucléaire est une « langue morte ». En matière de dissuasion nucléaire, tous les concepts ont été formulés avant 1975. Avant même Hiroshima l’essentiel était dit. Les physiciens américains – au premier rang desquels Joseph Rotblat, qui fut le seul à quitter le projet Manhattan – avaient déjà conceptualisé l’idée de la dissuasion nucléaire dès le début de la Seconde Guerre mondiale. Et les débats de 1944-1945 sur l’emploi de l’arme future avaient déjà fait apparaître les principaux éléments (dissuasion, démonstration, coercition…) et les principaux débats (faut-il délibérément cibler les populations civiles ?). Rien de nouveau n’est apparu après le milieu des années 1970. En outre, hormis le cas extrême d’un affrontement militaire total entre deux puissances nucléaires majeures, les crises de demain ne se prêteront guère à la mise en œuvre des grilles conceptuelles développées au cours de la Guerre froide. Ainsi peut-on dire que si l’arme nucléaire est moderne, parce qu’elle continue à empêcher la guerre entre deux de ses détenteurs, la stratégie nucléaire, en revanche, est une « langue morte », alors que la fin du conflit Est-Ouest a permis la redécouverte des guerres de manœuvre et de bouclier nucléaire, la stratégie conventionnelle est aujourd’hui redevenue une « langue vivante ». Nous voyons les crises iraniennes et nord-coréennes comme l’avant-garde d’une nouvelle vague de prolifération nucléaire, qui cherchent à affirmer leur identité nationale mais aussi à se prémunir contre la supériorité militaire occidentale et de ses agressions. Le nucléaire rend les nations libres, pour le meilleur et le pire. Mais l’ordre international est contesté par l’arme nucléaire. Cela a été le cas dès les origines. L’ONU est une organisation pré nucléaire, la Charte de l’ONU est un document pré nucléaire. C’est en petite une coïncidence si les cinq membres permanents du Conseil de sécurité sont aussi les cinq puissances nucléaires au sens du TNP. L’ordre actuel est aujourd’hui contesté et rejette par l’opinion publique internationale. D’abord, la notion de puissance nucléaire a volé en éclat en 1998 avec les essais indien et pakistanais, qui révélaient au grand jour une capacité acquise une dizaine d’années auparavant. Ensuite, des pays non nucléaires revendiquent un statut de membre permanent au Conseil. Enfin, certains (l’Inde) ont espéré que leur statut nucléaire leur ouvrirait les portes du Conseil. Et ce sont les États de l’EDAN qui, au nom d’un TNP qu’ils ne respectent pas, refusent aux autres États du monde l’accès au nucléaire civil et militaire et même dans le cas de l’Iran, l’accès à la maîtrise du processus complet d’enrichissement de l’uranium à des fins civiles parce que celle-ci lui permettrait d’avoir accès facilement au nucléaire militaire. Plus paradoxale encore est l’attitude des membres du Club nucléaire vis-à-vis des trois États rebelles l’Inde, le Pakistan et Israël qui ne veulent plus signer le TNP, parc qu’ils deviennent dissuasifs et sont dotés d’un arsenal nucléaire. Les Etats-Unis viennent de signer un accord avec l’Inde qui prévoit une dissociation entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire de cet Etat. En fait, l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) contrôlera le nucléaire civil suivant les règles du TNP, ce qui permettra à l’Inde de satisfaire à terme ses immenses besoins énergétiques civils, mais l’Inde gardera son autonomie vis-à-vis du nucléaire militaire c’est-à-dire son indépendance, dans le développement des bombes atomiques. S’inscrire dans le réseau mondial nucléaire civil permet à l’Inde d’acquérir de l’uranium sur le « marché » et à quelques grands pays fournisseur d’uranium enrichi notamment : Israël, les Etats-Unis, le Canada, la France et la Russie, et bien d’autres non répertoriés par l’AIEA de profiter de quelques contrats intéressants (centrales nucléaires, etc.) sans oublier quelques juteux contrats d’armements classiques. Notons que quelques spécialistes indiens de la dissuasion n’étaient pas très partisans de cet accord qui freine, d’après eux, l’accès de l’Inde à une « dissuasion minimum crédible ». Il est bon de souligner ici que l’accès à celle-ci signifie essentiellement « capacité de contre-frappe » c’est-à-dire capacité de riposter à un agresseur en lui infligeant des pertes intolérables. Cela est bien autre chose que de disposer de quelques armes nucléaires et exige un effort considérable et de longue haleine non seulement dans le domaine des armes mais aussi dans les domaines des vecteurs et de la maîtrise de l’espace. Inutile d’évoquer le cas israélien. Aucun membre du Club nucléaire n’a jamais critiqué l’accès d’Israël au rang de puissance nucléaire, pour de nombreuses raisons d’ailleurs. Le Pakistan pose plus de problèmes pour le Club, mais comme il est devenu un allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme international, il est aujourd’hui considéré comme un acteur « responsable » dans le concert des puissances nucléaires. Voilà pourtant un Etat qui non seulement n’a pas signé le TNP est en outre le seul, connu à ce jour, à avoir fait commerce de technologies nucléaires avec… la Corée du Nord ! Et voilà que le Premier ministre pakistanais qui estime, bien entendu, que l’Iran ne désirait pas posséder d’armes nucléaires à l’avenir. Il pense quand même qu’une action militaire contre l’Iran serait catastrophique pour la région et il prône le dialogue entre les parties, comme si le Pakistan avait des leçons de sagesse et retenue à donner aux autres comme Israël. Et c’est ainsi que ces trois États nucléaires entourant l’Iran bénéficient eux de l’amicale compréhension, si ce n’est l’appui total, des membres du Club nucléaire départagé sur la question iranienne. L’avenir de l’arme nucléaire se joue en Asie et au Moyen-Orient. C’est là que se trouvent les arsenaux nucléaires incontrôlables en puissance et en nombre (Israël possède plus de 300 têtes nucléaires) ainsi que les principaux risques de prolifération, et les risques d’emploi (Israël un Etat rebelle au TNP, menace l’Iran signataire du TNP), c’est dans ces pays qu’on peut s’approvisionner en produit nucléaire à bon prix, sans emmerdement. La prolifération nucléaire est assuré par la vulgarisation des armes nucléaires sans risque d’être utilisées quant à la dissuasion elle a tendance de disparaitre. D’autres armes sont beaucoup plus destructives que le nucléaire et qui font peur. Le nucléaire n’a plus le monopole de dissuasion, bien qu’aucune technologie envisageable aujourd’hui n’ait les mêmes effets physiques et psychologiques.
    Conclusion L’arme nucléaire reste le monopole des Etats, quant à la dissuasion elle deviendra la propriété du terrorisme.
    Expert en énergie
    Déposé sur presse le 05/08/2009
    Algerian Society For International Relations





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